Lieux de légendes : le Théâtre d’Épidaure


Le Théâtre d’Épidaure est sans doute l’une des merveilles de la Grèce antique. Il s’agit d’un lieu pouvant abriter plus de 14 000 visiteurs et chacun peut entendre parfaitement ce qu’il se passe au beau milieu de la scène, y compris ceux qui se situent tout en haut des gradins. Les hommes qui l’ont bâti ont effectué une véritable prouesse technique, n’oublions pas qu’il a été bâti pendant l’antiquité.

 

Ce lieu de spectacle est le plus grand de tous ceux jamais construits, il fallait au moins cela pour les grecs de l’antiquité qui étaient friands de théâtre. Juste à côté se situait un sanatorium où étaient soignées diverses infections ou encore pathologies. Les malades venaient de toute part pour être pris en charge dans ce lieu et pouvaient donc en même temps profiter du théâtre.

La scène était faite de telle façon que le soleil ne pouvait que l’illuminer, cette dernière devait resplendir de beauté. Les gradins quant à eux ont été taillés dans des blocs de calcaire et les sièges étaient tout à fait confortables pour un court laps de temps. Un bâtiment situé sur la scène avait été peint de façon à laisser entrevoir un paysage coloré plutôt qu’un mur de pierres. Cette peinture constituait donc la toile de fond des spectacles et les acteurs faisaient leur représentation juste devant.

Cette civilisation antique ne lésinait pas sur les effets spéciaux. Alors certes, ils n’étaient bien évidemment pas aussi évolués que ceux dont nous disposons aujourd’hui, mais sans doute assez pour amuser le peuple de l’époque.

De plus comme nous l’avons brièvement vu plus haut, l’acoustique était parfaite, tant et si bien que les acteurs sans micros étaient entendu jusque tout en haut des gradins. Personne n’était donc lésé. Les grecs de plus avaient mis au point des résonateurs qu’ils pouvaient régler en fonction de leurs besoins. Ces derniers étaient carrément encastrés dans les murs de l’édifice. Bien sur tout était fait de façon à ne pas gêner les spectateurs, ils devaient en avoir pour leur argent.

Aujourd’hui, le Théâtre d’Épidaure sert toujours et fait le bonheur de milliers de touristes. Il est de plus parfaitement conservé et seules peu de choses ont été restaurées. Le Théatre d’Épidaure fait parti de ces merveilles qui resteront sans doute à jamais gavé dans l’histoire de notre monde et ce, pour notre plus grand plaisir.

JEUX DE MOTS …


« Myope comme une taupe», «rusé comme un renard» «serrés comme des sardines»… les termes empruntés au monde animal ne se retrouvent pas seulement dans les fables de La Fontaine, ils sont partout.

La preuve: que vous soyez fier comme un coq, fort comme un bœuf, têtu comme un âne, malin comme un singe ou simplement un chaud lapin, vous êtes tous, un jour ou l’autre, devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche.

Vous arrivez à votre premier rendez-vous fier comme un paon et frais comme un gardon et là , pas un chat! Vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin. Il y a anguille sous roche et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard, la tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon, vous l’a certifié: cette poule a du chien, une vraie panthère! C’est sûr, vous serez un crapaud mort d’amour. Mais tout de même, elle vous traite comme un chien. Vous êtes prêt à gueuler comme un putois quand finalement la fine mouche arrive.

Bon, vous vous dites que dix minutes de retard, il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris, malgré son cou de cygne et sa crinière de lion est en fait aussi plate qu’une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine. Une vraie peau de vache, quoi! Et vous, vous êtes fait comme un rat.

Vous roulez des yeux de merlan frit, vous êtes rouge comme une écrevisse, mais vous restez muet comme une carpe. Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l’âne et finissez par noyer le poisson. Vous avez le cafard, l’envie vous prend de pleurer comme un veau (ou de verser des larmes de crocodile, c’est selon). Vous finissez par prendre le taureau par les cornes et vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre. C’est pas que vous êtes une poule mouillée, vous ne voulez pas être le dindon de la farce. Vous avez beau être doux comme un agneau sous vos airs d’ours mal léché, faut pas vous prendre pour un pigeon car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie.

Et puis, ça aurait servi à quoi de se regarder comme des chiens de faïence. Après tout, revenons à nos moutons: vous avez maintenant une faim de loup, l’envie de dormir comme un loir et surtout vous avez d’autres chats à fouetter.

Source inconnue

Les lettres de noblesse de la littérature afro-américaine, 50 ans après Luther King


L’Orient-Le Jour > Culture > Les lettres de noblesse de la littérature afro-américaine, 50 ans après Luther King

CULTURE

30/08/2013

Terry McMilan.

Terry McMilan.

ÉCRITURES Quasiment ignorée avant le mouvement des droits civiques dont Martin Luther King fut, il y a un demi-siècle, la figure la plus éloquente, la littérature noire-américaine est devenue partie intégrante de l’identité culturelle américaine.

«Quand j’ai fait mes études à Stanford (Californie) en 1962, on n’étudiait pas d’écrivains noirs dans la littérature américaine, raconte Carolyn Karcher, professeur de littérature à l’Université de Temple à Philadelphie. Il n’y avait pas non plus d’étudiants ou de professeurs noirs, ou très peu.»

Un demi-siècle plus tard, une auteure comme Toni Morrison a obtenu avec Beloved le prix Pulitzer en 1988, hommage littéraire le plus prestigieux aux États-Unis, et le Nobel en 1993.

«Gagner en tant qu’Américaine est très spécial, mais gagner en tant que Noire-américaine est sensationnel », dira-t-elle en recevant son prix.

 

Des écrivains comme Alice Walker (La Couleur pourpre, 1982), Terry McMilan (Où sont les hommes ?, 1992) ou encore Zane, l’auteur de romans érotiques, sont aujourd’hui régulièrement primés ou parmi les mieux vendus dans les librairies. « Aujourd’hui il est impossible de suivre cette filière sans étudier les écrits des Afro-Américains, explique Carolyn Karcher. Le mouvement des droits civiques a stimulé les jeunes Noirs qui ont manifesté sur les campus pour que les programmes changent.» Sous l’impulsion de la poète noire Sonia Sanchez notamment, l’Université de San Francisco ouvre en 1968 le premier département de «Black Studies » qui reconnaît la littérature afro-américaine comme un genre à part entière.

Beaucoup d’écrivains noirs imprégnés, au même titre que Martin Luther King, de la longue lutte des Noirs pour l’égalité et la liberté, se sont inspirés du pasteur devenu une icône après son assassinat en 1968.

Parmi eux, l’essai The King God Didn’t Save (1970) de John A. Williams, le roman Dreamer de Charles Johnson (1998) ou encore la bande dessinées King de Ho Che Anderson. Dans Meridian (1976), Alice Walker dépeint une héroïne qui adopte les méthodes de résistance pacifique du pasteur dans un Sud en plein bouleversement au début des années 60. Le dernier chapitre intitulé « Free at last » est une allusion directe au discours « I have a dream » prononcé par King le 28 août 1963 à Washington.

Les frontières de la littérature américaine élargies

« Deux générations complètes d’écrivains ont consolidé le statut de King comme martyr, affirme Greg Carr, professeur à l’Université de Howard à Washington. Rarement critiqué, il est présenté par ses partisans comme une figure rédemptrice, un symbole de pureté et d’authenticité. » Mais il peut être également tourné en dérision par les auteurs du Black Arts Movement (1965-1974) davantage séduits par l’extrémisme de Malcom X.

« Les écrivains noirs ont joué un rôle de plus en plus important dans le débat national sur les races et la démocratie américaine », fait de son côté valoir James Miller, professeur de littérature afro-américaine du XXe siècle à l’Université George Washington.

Retour sur les années sombres de l’esclavage comme en témoignent la prolifération des romans récents sur la question, folklore, richesse des dialectes : sur les cinquante dernières années, « ils ont considérablement élargi les frontières de la littérature et de la culture américaines », poursuit-il.

La lutte pour l’égalité des races a enregistré des progrès importants, mais l’accroissement des inégalités économiques, le taux élevé de détenus noirs dans les prisons notamment montrent que les difficultés de créer une société vraiment juste persistent, affirme Carter Mathes, qui va prochainement publier un livre sur la littérature après le mouvement des droits civiques.

« Les écrivains d’aujourd’hui doivent réfléchir à ce que cela signifie d’avoir un président noir à la tête d’un pays qui se détourne de nombreux acquis du mouvement des droits

civiques. »

PHILIPPE, Charles-Louis – Les Deux Mendiants – L’Enfant malade | Litterature audio.com


PHILIPPE, Charles-Louis – Les Deux Mendiants – L’Enfant Malade

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Nouvelles

Vieux mendiants

Charles Louis Philippe, poète et romancier, fils de sabotier de l’Allier, ouvrier à la Ville de Paris, handicapé par une tuberculose infantile, est mort, en 1909, à 35 ans de la typhoïde.
« Ma grand-mère était mendiante, mon père, qui était un enfant plein d’orgueil, a mendié lorsqu’il était trop jeune pour gagner son pain. J’appartiens à une génération qui n’est pas encore passée par les livres… Je crois être en France le premier d’une race de pauvres qui soit allée dans les lettres. » (Lettre à Maurice Barrès)
Avec quelques amis, dont André Gide, il fonda laNouvelle Revue Française (N.R.F.). On le classe parmi les auteurs « populistes » s’intéressant à l’univers des humbles dont le peuple est le héros, en opposition avec la littérature des salons académiques.
Philippe a laissé une œuvre littéraire forte avec des personnages se débattant dans un univers d’inégalités, d’injustices, de maladies, mais aussi d’amour maternel et de bonheurs quotidiens…

Les Deux Mendiants s’achèvent ainsi : « C’étaient, son mari ainsi qu’elle, des mendiants comme il n’y en a pas beaucoup. On était heureux de pouvoir leur faire du bien. On les regretta. »

L’Enfant malade apparaît comme une sorte d’autobiographie du poète fragile dès l’âge de sept ans :
« Un jour succède à l’autre pendant qu’une douleur succède à une autre douleur. Voici les jours noirs qui naissent avec un matin fatigué. Huit heures et la soupe sont tristes comme un remède à ceux qui n’ont pas d’appétit. Neuf heures, dix heures, onze heures, la Douleur habite votre cerveau, votre mâchoire, vos tempes et votre sang. Vous n’êtes plus vous, cet enfant aux regards et aux idées, car la Douleur vous bouche les yeux et remplace vos idées. »

Les Deux Mendiants.

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L’Enfant malade.

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L’auteur de la semaine : George Sand


Par Flora

LE 1 JUILLET 2013

Cette semaine, nous vous proposons de découvrir l’auteur : George Sand.

De son vrai nom Amandine, Aurore, Lucie Dupin, née à Paris le 1er juillet 1804, la femme de lettres française perd son père dès l’âge de quatre ans. Elle est recueillie par sa grand-mère vivant à la campagne, à Nohant. Elle passe une partie de son adolescence dans un couvent, et se marie avec le baron Casimir Dudevant en 1822, avant de mettre au monde deux enfants. Le couple finit cependant par se séparer, et Aurore vient s’installer à Paris afin de mener une vie indépendante.

Ses premiers écrits sont inspirés du nom de son amant, Jules Sandeau, à qui elle prendra le pseudonyme « Sand ». Elle publie ses premiers romans en 1832, intitulés Indiana, puis Valentine, où elle s’oppose à l’oppression dont les femmes sont victimes et défend leur droit à la passion. Le talent de l’écrivaine finit très vite par être reconnu par des auteurs tels que Sainte-Beuve et Chateaubriand, mais son comportement provoque l’irritation de ses contemporains, par le fait de s’habiller en homme, de fumer la pipe, ou encore de monter à cheval comme un Cosaque.

En 1833, elle publie Lélia, une œuvre lyrique où l’amour est malmené par les convenances et les préjugés de la société mondaine. C’est également durant cette année que débute sa liaison amoureuse avec Musset. La vie sentimentale de l’écrivaine va être très mouvementée, et elle va vivre de nombreuses passions, avec Liszt en 1836 ou encore avec Chopin en 1838.

Au début des années 1840, George Sand s’intéresse aux pensées socialistes et démocratiques. Ses œuvres telles que le Compagnon autour de France ou encore Consuelo témoignent de son engagement. Elle côtoie également les grands démocrates de l’époque, et s’enthousiasme pour les évènements de 1848. Cependant, l’échec de la Révolution la déçoit profondément et elle se retire à Nohant pour y poursuivre ses œuvres inspirées de son enfance. C’est ainsi qu’entre 1845 et 1853, on assiste à la publication de ses œuvres telles que La Mare au Diable, François le Champi, la Petite Fadette ou encore les Maîtres sonneurs.

Après s’être intéressée quelques temps au théâtre, l’écrivaine va se consacrer à la rédaction de son autobiographie intitulée Histoire de ma vie (1854-1855), et va écrire jusqu’à son dernier souffle. Elle disparait le 8 juin 1876, à l’âge de 72 ans, laissant derrière elle une œuvre exceptionnelle qui s’inscrira dans la lignée des plus grands auteurs français du XIXème siècle.

L'auteur_de_la_semaine_Edilivre

« Googler » et « cougar » entrent dans le Petit Larousse !


 

1. Petit Larousse.jpg« Googler » et « cougar » entrent dans le Petit Larousse !

 

Toujours beaucoup d’intronisés issus des nouvelles technologies dans le Petit Larousse illustré 2014 à paraître le 6 juin, comme « googliser » ou « googler », « hashtag », « post », « textoter », « télévision connectée », « cyberdéfense » ou « mème ».

 

Le Larousse note pour « hashtag » la recommandation officielle de l’Académie qui lui préfère « mot-dièse », mais « l’usage ne l’a pas consacré jusqu’ici », explique à l’AFP Carine Girac-Marinier, directrice du département Dictionnaires et Encyclopédies. 

Au côté de Bernard Pivot, 78 ans, académicien Goncourt, twitteur et figure de la télévision du temps d’Apostrophes, plus de cinquante personnalités sont accueillies dans le Petit Larousse. Parmi les heureux élus, le pape François, entré in extremis mi-mars, rejoint François Hollande aux côtés des écrivains Emmanuel Carrère, David Lodge et Henning Mankel, du Nobel de littérature 2012 Mo Yan, du chef d’orchestre Georges Prêtre, de l’actrice Nicole Garcia, du couturier Jean-Charles de Castelbajac, de l’historien Benjamin Stora ou de Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook.

Vifs débats
Ce dictionnaire, dont il se vend un volume par minute, compte 178.000 définitions de noms communs (dont plus de 150 nouveaux) et de noms propres, 4.500 compléments encyclopédiques et 5.500 illustrations, cartes et planches, dont huit nouvelles. 

Les débats ont été vifs cette année parmi les rédacteurs pour accepter « climatosceptique » ou « cougar », mais sans provoquer de « flash-mob », de « marche blanche » ni… de « poilade », autres nouveaux venus. 


L’adjectif « orwellien » (de l’écrivain George Orwell) a été adoubé mais pas le néologisme « zlataner » (du footballeur Zlatan Ibrahimovic), recalé aussi par Le Petit Robert. 

Spécialisés
Ont été en revanche élus des mots de l’écologie, comme « méthanisation » ou « lombricompostage », de l’économie, tels « microfinance » ou « réindustrialiser », ou du cinéma: « voxographie » (liste de films mentionnant les personnages d’animation auxquels un acteur a prêté sa voix) et « préquelle » (ou « préquel »), film ou roman dont la réalisation est postérieure à une oeuvre de référence et qui évoque des faits antérieurs à cette oeuvre.

 

7sur7

Robert 2014 : ‘bombasse’, ‘chelou’, ‘choupinet’ entrent dans le dico


 

petit robert.jpgRobert 2014 : ‘bombasse’, ‘chelou’, ‘choupinet’ entrent dans le dico

 

Plusieurs centaines de nouveaux mots font leur apparition cette année dans la nouvelle édition du Petit Robert de la langue française, à paraître le 6 juin

 

Le Petit Robert 2014 va accueillir les « bombasses » « cheloues » qui en « font des caisses ». Même si elles portent des « bas-culottes » et qu’elles sont du genre à « psychoter ». Le tout est juste de savoir si ce savant mélange ne va pas « clasher ». Il va falloir vous y habituer : tout ces mots – plus où moins mélodieux à l’oreille – font désormais officiellement partie de la langue française. Disponible le 6 juin, le Petit Robert « reflète les besoins et les richesses de l’actualité et donne au lecteur les moyens d’exprimer le monde actuel », explique sa maison d’édition. Florilège.

 

High tech : Les mots « texter » (écrire des SMS) et « microblog » font leur apparition.

 

Les mots inspirés par l’actualité : « Boson de Higgs », « triple A » ou encore « fadette » (qui désigne le relevé des échanges téléphoniques lors de l’instruction de l’affaire Bettencourt)… le Robert 2014 fait la part belle aux mots qui ont fait l’actualité de l’année.

 

Les noms propres : Côté écrivains, Jonathan Littell, Alice Munro ou encore Olivier Adam entrent dans le Petit Robert. Tout comme les cinéastes Michel Hazanavicius et Jafar Panahi. L’artiste Ai Weiwei, le créateur de mode Jean-Paul Gaultier et la musicienne Carla Bley déboulent aussi dans le dictionnaire.

 

Francophonie : Les mots québecois comme « bas-culotte » (collant), « bourrasser » (malmener) et « cadran » (réveil) ont trouvé leur place, tout comme le terme « arcade » (local commercial) pour les Suisses.

 

Les morts régionaux : Vous saurez dorénavant qu’une « kriek » est une bière belge aromatisée à la cerise et que la « fricadelle » est une saucisse panée consommée dans le Nord de la France.

 

Langage familier : Les mots « bombasse » (femme très sexy), « chelou » (louche, bizarre), « hénaurme » (variante de énorme), « clasher » (donner lieu à un conflit), « choupinet » (mignon) ou encore… « plan cul » sont désormais consacrés !

 

Il faudra aussi compter avec les expressions « bien-pensance », « transgénérationnel », « agender …

 

atlantico.fr

TOP DIX DES MEILLEURES EXCUSES


Ajouté le 04/25/2013 14:27:47 par Floralia

Un directeur d’école primaire s’est amusé à compiler les mots d’excuses de parents d’élèves les plus drôles et improbables qu’il a reçus tout au long de ses 20 années de carrière.

Un florilège tordant qui pourrait peut-être vous donner des idées.

Depuis 20 ans qu’il travaille en école primaire, Patrice Romain en a vu des vertes et des pas mûres. Mais entre les élèves turbulents et les récitations de Jacques Prévert, ce professeur des écoles a trouvé temps d’égayer son quotidien.

Désormais directeur, il a collecté durant toutes ces années les lettres que lui adressent les parents d’élèves et s’est bien vite aperçu que ce ne sont pas les enfants qui sont le plus difficiles à gérer mais leurs parents.

Après le succès de son premier recueil des mots d’excuse les plus drôles et les plus farfelus paru en 2010, Patrice Romain remet ça avec Nouveaux mots d’excuse, les parents écrivent encore aux enseignants.

Top 10 des meilleures correspondances recueillies sur le blog de l’auteur :

– « Monsieur, Mon fils Thibaud était absent ce jour parce qu’il n’était pas là. »

– « Monsieur, Boris n’est pas venu à l’école mardi car il a glissé sur la queue du chat. Il est tombé et il s’est fait griffer. Il nous a donc fallu aller chez le vétérinaire et le médecin. Rien de grave cependant, ils sont redevenus amis. Respectueusement vôtre »

– « Madame, Si c’est vrai ce que les gens racontent au sujet de votre proximité avec le maire, pouvez-vous lui dire que devant chez moi il y a un nid de poule depuis des mois et que ses services ne font rien ? Cordialement et avec tous mes remerciements. »

– « Monsieur, Dois-je payer un supplément pour complément protéinique ou la limace que mon fils a trouvée dans sa salade est-elle comprise dans le prix du repas ? Je vous présente mes délicieuses salutations distinguées. »

– « Monsieur, Depuis que Théophile a ses problèmes de sinus, ses camarades n’ont rien trouvé de mieux que de le surnommer Dark Vador. Merci de faire cesser ces moqueries. Je vous remercie de votre intervention. Cordialement »

– « Monsieur, Moi, je n’ai pas choisi d’être professeur. C’est donc à vous de trouver les arguments nécessaires pour que Germain fasse ses devoirs. Merci et bonne chance. »

– « Veuillez excuser le retard de Thomas, mais hier c’est mon mari qui l’a amené à l’école et il s’est perdu. »

– « Monsieur, Juste quelques mots pour égayer votre journée : la personne à qui vous avez grillé la priorité hier et à qui vous avez poliment adressé un doigt d’honneur… C’est moi ! Avec mes salutations respectueuses, »

– « Monsieur le directeur, Je ne veux plus que ma fille joue avec Stéphanie car mon mari bientôt ex mari m’a trompée avec sa mère. Merci d’avance monsieur le directeur. »

– « Madame, Vous voulez que j’achète la photo de classe de ma fille ? Non mais vous avez vu la tête des autres ? Alors c’est non merci ! Cordialement »

Une source d’inspiration inépuisable pour tous les parents qui en ont assez de la traditionnelle « panne de réveil » et de l' »angine », de moins en moins crédible au bout de la troisième fois.

En savoir plus:

http://www.gentside.com/

« Le Petit Prince » vendu à 145 millions d’exemplaires en 70 ans


vendredi, avril 12, 2013

Phénomène éditorial planétaire, Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, dont on fête le 70e anniversaire de la parution aux États-Unis, est l’ouvrage de littérature le plus vendu au monde et le livre le plus traduit après la Bible. Publié quasi simultanément en langue anglaise, le 6 avril 1943 et en langue originale (français), le 20 avril, à New York, par les éditeurs Reynal & Hitchcock, Le Petit Prince a attendu la fin de la guerre pour sortir en France, chez Gallimard, en 1946, à titre posthume. « Mort pour la France », l’écrivain-aviateur a disparu en mer au large de Marseille, le 31 juillet 1944, lors d’un vol d’observation. Il avait 44 ans. Depuis 70 ans, Le Petit Prince a été traduit en plus de 270 langues et dialectes, du quechua au tamoul, en passant par l’aragonais ou le provençal. Il existe également dans des langues anciennes comme le latin et l’araméen.

À travers le monde, il sert de support à de nombreux programmes pédagogiques d’apprentissage de la langue.

Au total, cet ouvrage de littérature, le plus lu et traduit au monde, comptabilise 1 300 éditions et 145 millions de copies vendues.

De nombreux livres pour petits et grands sortent en France à l’occasion de cet anniversaire, dont une biographie de Saint-Exupéry par Virgil Tanase (Folio Biographies). Un album, accompagné d’un CD, avec l’enregistrement mythique du Petit Prince par Gérard Philipe, datant de 1954, et un document vidéo (INA 1957) paraît dans un coffret reprenant l’édition originale du livre.

Une édition limitée, comprenant un livret de 24 dessins de Saint-Exupéry, paraît chez Folio en édition collector ainsi que, chez Folio Junior, une édition limitée, accompagnée d’une carte pop-up, et, en Album junior, une édition cartonnée en format agrandi. À l’automne seront publiés une édition en fac-similé du manuscrit original de la Morgan Library et un Ebook enrichi La belle histoire du Petit Prince, avec des enregistrements historiques, des dessins d’archives, des contenus sur la genèse américaine du Petit Prince, ainsi que des contributions d’artistes.

(Source : AFP)

« Le Dico des mots qui n’existent pas… et qu’on utilise quand même »


CULTURE

VIENT DE PARAÎTRE

Par Zéna ZALZAL | L’Orient- Le Jour du mardi 23 avril 2013

Un Dico aux informations aussi sérieuses que drôles !

Un Dico aux informations aussi sérieuses que drôles !

De « forwarder » à « googliser », d’ « overbooké » à « blacklisté », il fallait bien un dictionnaire à tous ces termes qui émaillent notre vocabulaire quotidien et signent notre « branchitude » !

Et pour cause, tous ces néologismes, anglicismes, ou encore ces mots nés d’approximations phonétiques (comme «aéropage» par exemple qui s’est substitué à «aréopage» pour désigner un groupe de gens) ne figurent dans aucun dictionnaire qui se respecte!

On parle ici de ces épais ouvrages de lexicographes qui, eux, décident du sort d’un terme fraîchement éclos et largement utilisé dans le langage courant. Ces messieurs Larousse ou Robert, dont seule la reconnaissance en paternité donne une existence légale à un mot. Tant que leurs respectables pages ne l’ont pas accueilli en leur sein, il reste considéré comme un bâtard de la langue française – qui, elle, n’en finit plus de s’acoquiner avec l’anglais! –, une sorte de chien perdu sans collier.

Heureusement que Gilles Vervisch, professeur agrégé de philosophie, et son compère Olivier Talon, docteur en chimie, ont eu la bonne idée de les rassembler dans Le Dico des mots qui n’existent pas… et qu’on utilise quand même.

D’abracadabrantesque à zlataner

Dans cet amusant ouvrage (283 pages) édité par Express Roularta, ils ont compilé plus de 200 mots qui font désormais partie du vocabulaire quotidien des francophones sans être pour autant référencés dans leurs dictionnaires. Cela va d’«abracadabrantesque» (néologisme inventé par Arthur Rimbaud et remis au goût du jour par Jacques Chirac) à «zlataner» (invention ironique des Guignols née de l’attitude d’écrasante supériorité du footballeur Zlatan Ibrahimovic), en passant par «adulescent», «follower», «bankable», «brainstormer», «beuger», «fuiter», «karcheriser», «mythonner », «procrastiner », «photoshoper», «solutionner», ou encore «réjuvenation», «nominé», «tendanceur», «modeuse » et «célibattante»…

Autant de nouveaux termes, que vous connaissez ou pas, que les deux auteurs recensent donc dans cet ouvrage à la forme d’un abécédaire. Et dont ils décryptent avec humour les origines, sens et gammes d’utilisations…

Si, comme vous l’aurez deviné, une majeure partie de ces mots sont issus du vocabulaire informatique et de ses dérivés (Internet et réseaux sociaux), bon nombre d’entre eux sont aussi des inventions marketing comme «mook» (contraction de magazine et de book), «croustifondant», ou encore «perfecteur» et «réjuvénation» (très prisés par l’industrie cosmétique et «qui tiennent plus ou moins du foutage de gueule», révèlent les coauteurs). Quelques-uns doivent leur notoriété aux politiques (qui de la «bravitude» inventée par Ségolène Royal à la «karsherisation» de Nicolas Sarkozy n’en sont pas à un barbarisme langagier près!), mais le plus gros lot est fourni, avouons-le, par le jargon journalistique et télévisé.

Parmi ces expressions nouvelles, certaines comme «au jour d’aujourd’hui», ou «tétracapillisécateur» (qui équivaut à couper le cheveu en quatre) sont franchement insupportables, alors que d’autres, même d’origine étrangère, comme «open space» (espace de travail décloisonné), trouvent, il faut le reconnaître, avantageusement leur place au sein de la langue française. N’en déplaise à monsieur Jacques Toubon!

Bref, comme le signalent Vervisch et Talon dans leur avant-propos: «Il faut voir dans cet ouvrage un témoignage, une photographie de la langue dans son évolution autour de l’année 2013. Mais bon, n’oublions pas qu’avant tout c’est fait pour s’amuser.» Et amuser le lecteur qui appréciera le mélange de drôlerie et d’érudition distillé dans ce petit livre qui prouve, s’il en faut, que la langue est une matière vivante qui se réinvente chaque jour!

Lecture, le Comte de Monte Cristo par Alexandre Dumas…..» Ma Planète


Ajouté le 02/09/2013 15:03:39 par Louise_Bourgoin

Le Comte de Monte-Cristo

d’Alexandre Dumas….

Le Comte de Monte-Cristo  Alexandre Dumas  Folio (édition en deux volumes) Gallimard  1398 pages



Résumé:

Edmond Dantès a 19 ans et est marin.  Il revient à Marseille après une mission où il s’est brillamment illustré, prêt à se marier à la femme qu’il aime, une promotion à portée de main.

Rien ne tourne comme prévu.  Une conspiration ourdi par trois jaloux et supporté par un homme sur-attaché à sa réputation l’envoie en prison pendant 14 ans.

Alors que sa situation est désespéré, son voisin de cellule ouvre un passage entre eux et cet homme, un érudit, commence l’instruction du jeune Dantès.

Quatorze ans plus tard, il réussit à s’évader.  Devenu par le fruit de sa détermination et de son intelligence le Comte de Monte-Cristo, il revient, prêt de vingt ans après sa disparition, à Paris, prêt à accomplir sa vengeance.

Critique:

L’intrigue de ce livre est tortueuse.  Le fait de l’avoir lu en deux parties séparées par deux ans n’aident en rien.  Donc, mes commentaires porteront davantage sur la deuxième partie que sur la première.

Quoique celle-ci est facile à résumer.  L’emprisonnement d’Edmond est dure, mais on reste dans le familier.  C’est l’évolution psychologique qui a lieu qui fait en sorte qu’Edmond Dantès devient
le Comte de Monte-Cristo.  

Et les deux personnes sont aussi différentes que leurs noms.  Dantès
est un homme jeune, honnête, avenant, ouvert.  

Monte-Cristo est un homme rusé, fourbe, non-dénué de sens moral, mais qui sait par la manipulation et par un extraordinaire pouvoir sur les choses et les gens, arriver à ses fins.  

Sa fortune l’aide, mais pas seulement, car s’il sait se faire obéir, il ne s’arrête pas à ça.  Les gens de sa suite, ses serviteurs lui sont tout dévoué pour de multiples raisons qui n’ont pas grand chose à voir avec l’argent.  

En ce sens, Monte-Cristo est un peu un sur-homme à la Nietzsche.  Il est humain, mais en même temps, sur-humain, état atteint par les épreuves, mais aussi par un impitoyable travail sur lui-même et par l’utilisation redoutable de son intelligence et de son instinct.  


Il n’est pas parfait, quand le narrateur
se glisse dans ses pensées, on perçoit
ses doutes et ses errements, mais pour
les autres, rien de cela n’est visible tellement
il contrôle sa physionomie.  Il atteindra ses fins, mais l’auteur nous laisse le plaisir de le voir par les yeux de celui qui subit sa vengeance et non dans les yeux du Comte.  

On ne savoure pas sa vengeance avec lui, on voit juste l’impact de celle-ci sur ceux qui l’ont envoyé là où il a été.  D’ailleurs, et j’ai trouvé ça un peu surprenant de la part de Dumas, Monte-Cristo se voit comme l’instrument de la Providence, plutôt que comme un homme en quête de vengeance personnelle.  

Nuance importante.  Monte-Cristo
se prend pour Dieu alors qu’il n’est
qu’un homme, autre aspect un tantinet nietzschéen de sa personnalité.  Les autres personnages sont à la fois mal et bien décrit.  

Les trois conspirateurs sont bien, mais incomplet.  Alors que Valentine, Mercédes ont droit à de longues explications de leurs sentiments, Caderousse, Danglars
et Morcef ne sont pas dans la culpabilité.  

Ils ont envoyé un homme innocent en prison et ce n’est que son retour qui provoquera en eux les remords, sans ça, ils vivent sans même y penser.  

Villefort est nettement plus intéressant
et sa folie finale montre plus l’accomplissement de la vengeance de Monte-Cristo à mes yeux que le suicide de Morcef ou le meurtre de Caderousse.


Son incroyable activité suite à la mort
de Valentine montre à quel point il est capable de sentiments et à quel point il s’enferme hors de ceux-ci pour garder son empire sur lui-même.  

Ce qui le conduira à la folie, malheureusement.  Quand on le regarde de l’extérieur, on se dit qu’il aurait mieux fait de lâcher un peu de lest sur son honneur et de garder sa vie, mais bon, l’époque n’était pas faire pour ça. 

Les personnages féminins sont soient fourbes, soit complètement éthérés au point de ne pas avoir de personnalité ou presque.  Et d’être complètement dévouée à leur amour.  

Seule Haydée aura assez de tempérament (et d’espace de la part de l’auteur) pour dénoncer celui qui a trahit son père et de le faire par elle-même, montrant là son existence en tant que personne, en tant qu’être humain.  


Ce faisant, elle acquiert sa propre potentialité comme personnage et comme personne.  Pour le reste, que ce soit par respect des convenances ou encore par manque de personnalité, les personnages féminins
sont plus typés que réels.


Bonnes à l’excès ou têtes brûlées, les femmes du Comte de Monte-Cristo ne se démarquent pas par leurs qualités propres.  On est loin de Madame Bonnacieux, d’Anne d’Autriche ou encore de Milady de Winter des Trois Mousquetaires qui avaient le mérite d’avoir de la personnalité ! 


Par rapport au livre, les notions de l’honneur ont bien changé depuis et c’est heureux parce que de voir ces gens-là s’exciter comme des pucelles au moindre soupçon d’attaque à celui-ci devient lassant.  


Je sais que ça fait époque, mais pour le XXIe siècle, on les regarde en se disant que c’est une bande de beaux imbéciles à la tête brulée, prêt à mourir pour pas grand-chose au final!  Autre truc, c’est les émotions grandiloquentes dans lesquelles tombent les personnages à tout bout de champ.  

Y’en avait un peu marre à la fin.  Il faut tenir compte à la lecture qu’à l’origine le roman était publié en feuilleton, alors les gens avaient une semaine entre chaque toast beurré bien épais de surcharge émotionnelle, mais ça n’a pas été mon cas.  

Autre chose liée à la publication par feuilleton, l’accumulation d’exclamation et de dialogues qui ne font que rajouter du texte, des détails qu’on aurait pu couper facilement, ce genre de choses.  

Ça donne un roman de 1400 pages au final!  Aucun regret que cette lecture, c’est une oeuvre qu’il est bon de lire, ne serait-ce que pour la connaître et apprendre à connaitre l’auteur…

Alexandre Dumas…

Truc…Se lit bien bien dans le metro où l’autobus…

Bonne lecture de Louise  

LA LECTURE


Ajouté le 01/27/2013 18:10:09 par belier_48

Le plus grand pouvoir dont vous disposez… sans le savoir

Quand les premiers hommes erraient encore sur la terre, forcés de conduire leurs troupeaux là où s’étendaient les plus riches pâturages, un des fils de Japhet s’était endormi dans la solitude, près de ses brebis. Or, il fit un rêve, que voici. Il lui sembla qu’il se trouvait sur une haute montagne, d’où il apercevait au loin les tentes de sa tribu et celles de beaucoup d’autres tribus amies. A cette vue, son coeur bondit de joie, il tendit les bras vers les tentes et éleva la voix pour appeler ses parentes et ses soeurs; mais la distance ne lui permettait ni d’entendre, ni d’être entendu. Il s’adressa en vain aux nuages pour le transporter jusqu’à ses frères, aux oiseaux pour lui prêter leurs ailes, au vent pour transmettre ses paroles: le vent, les oiseaux et les nuages passèrent sans l’écouter. Les yeux du pasteur se remplirent de larmes; il cria au Dieu de ses pères: – « Etre tout puissant! Affranchis-moi de l’espace et du temps! Fais que, dans ma solitude, je puisse parler aux autres hommes, entendre ce qu’ils pensent maintenant et ce qu’ils ont pensé autrefois! » Alors un ange descendit, et, lui remettant une tablette sur laquelle étaient tracés quelques signes, il lui dit: « Apprends d’abord à reconnaître ces caractères, puis à les imiter, ton souhait sera accompli. » C’était l’alphabet que cet Etre Suprême donnait au genre humain, et avec lui les 2 arts les plus utiles à ses progrès et à son bonheur, la lecture et l’écriture! Grâce à eux, en effet, qu’importent la solitude et l’éloignement?

 L’HOMME QUI SAIT LIRE DIALOGUE AVEC LES ABSENTS.

Il reçoit leurs confidences, il entend leurs assurances d’affection, il sait ce qu’ils font, ce qu’ils pensent, ce qu’ils désirent. Le papier qu’il reçoit, couvert de signes qu’ils ont tracés, est pareil à ces talismans qui pouvaient, dit-on, évoquer les amis é1oignés, les montrer à nos yeux dans leurs sentiments et leurs occupations. Sans la lecture, les absents seraient comme des morts, car on cesserait de savoir où ils sont, ce dont ils s’occupent, s’ils se souviennent encore, et si nous continuons à leur être chers. Otez ces entretiens écrits qui ravivent la mémoire et raniment le cœur et la plupart des liens seraient rompus par l’éloignement.

 L’HOMME QUI SAIT LIRE EST EN COMMUNICATION NON SEULEMENT AVEC SES AMIS ; MAIS AVEC TOUT L’UNIVERS!

 La terre ne finit pas pour lui à l’étroit espace que peut embrasser son regard; il participe à la vie commune; il n’y a plus d’étrangers à ses yeux, car il sait l’histoire de toutes les nations; plus de contrées inconnues, car les livres lui ont montré le monde comme dans un miroir.

L’HOMME QUI SAIT LIRE CONVERSE MEME AVEC LES MORTS.

 Penché sur les écrits auxquels ils ont confié leurs pensées, il lui semble que les paroles des grands hommes s’élèvent des pages muettes jusqu’à son esprit. Il reçoit les leçons de tous ces génies semés sur la route du temps comme les étoiles sur la route de notre globe; il profite de leur expérience, il ajoute leurs réflexions à ses réflexions. Il devient le légataire universel de l’héritage de sagesse laissé par les siècles qui l’ont précédé.

 L’HOMME QUI SAIT LIRE PEUT TOUT APPRENDRE.

 L’enseignement lui arrive directement sans passer par la bouche du maître; les livres sont pour lui des écoles toujours ouvertes.

L’HOMME QUI SAIT LIRE NE CONNAIT PAS L’ENNUI

 Il a à sa disposition tout ce qui peut éveiller la curiosité, intéresser l’esprit, émouvoir l’imagination. Veut-il voyager au loin, entendre les récits des désastres ou des triomphes de son pays, écouter les inspirations des poètes, assister aux merveilleuses découvertes des savants, suivre les aventures romanesques de quelque héro imaginaire, la lecture, comme une fée complaisante, l’emporte où il veut aller! Souverain tout-puissant, sa cour est formée des plus grandes intelligences que la terre ait vues naître et qui, esclaves de son plaisir, se taisent où élèvent la voix selon sa fantaisie.

ENFIN L’HOMME QUI SAIT LIRE SEMBLE MULTIPLIER SES FACULTES ET AGRANDIR SA NATURE.

 Il est 1.000 fonctions qui ne peuvent être confiées qu’à lui seul. Il a un sens de plus que l’ignorant; il appartient, pour ainsi dire, à un rang plus élevé dans l’ordre des êtres. Il peut développer l’utilisation de son potentiel jusqu’à atteindre les limites de ses rêves les plus fous. Il peut connaître le succès, la fortune, le bonheur, tout ce qu’il veut atteindre devient à sa portée. Pour tout cela, il lui suffit de LIRE un peu chaque jour, et de bien choisir ses lectures.

COMMISSION DU DICTIONNAIRE….


Ajouté le 01/26/2013 21:41:23 par NOEMIE

Commission du Dictionnaire

Origines

La Commission du Dictionnaire a été instituée par le décret impérial de pluviôse an XIII, c’est-à-dire au début de l’année 1805. Elle comptait à l’origine cinq membres : Jean-Baptiste-Antoine Suard, alors Secrétaire perpétuel, l’abbé André Morellet, un des rédacteurs de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, l’abbé Roch-Ambroise Cucurron Sicard, qui, après l’abbé de L’Épée, se consacra à l’éducation des sourds-muets, le marquis Stanislas de Boufflers, libertin et auteur de poésies fugitives, et Antoine-Vincent Arnault, ami et biographe de Napoléon.

Au cours des temps, elle compta notamment parmi ses membres Charles-Augustin Sainte-Beuve, Émile Littré, Ernest Renan, José Maria de Heredia, Paul Valéry ou encore Jules Romains.

Fonction et organisation

La Commission du Dictionnaire avait à l’origine pour fonction de préparer le travail des Académiciens réunis en séance plénière, assurant une première lecture des textes, qui étaient ensuite retravaillés par la Compagnie en deuxième lecture. Pour remédier à la lenteur de l’élaboration de la neuvième édition du Dictionnaire, elle s’adjoignit des collaborateurs à partir de 1973. Ceux-ci constituèrent peu à peu le Service du Dictionnaire, qui déchargea la Commission de certaines tâches, telles que les recherches lexicographiques et documentaires ou la rédaction de projets d’articles.

Depuis l’an 2000, la Commission, qui se réunit le jeudi matin, examine une partie duDictionnaire, tandis que l’ensemble des Académiciens, pendant la séance plénière du jeudi après-midi, en étudie une autre. Si la séance de l’après-midi, qui dure généralement une heure et demie, ne se limite pas à la rédaction du Dictionnaire, en revanche, la réunion du matin lui est principalement consacrée pendant trois heures. La Commission du Dictionnaire étudie cependant aussi les travaux des commissions de terminologie et la rubrique « Dire, Ne pas dire », et elle peut être amenée à se prononcer sur diverses questions qui lui sont présentées par le public.

Pour composer le Dictionnaire, la Commission procède de la manière suivante : le Service du Dictionnaire lui remet le texte préparé à partir de la huitième édition ; la Commission étudie ce texte en première lecture ; une nouvelle version est alors établie par le Service du Dictionnaire et fait l’ objet d’ un passage en deuxième lecture ; le texte est ensuite révisé par les correcteurs en vue d’une publication en fascicules par le Journal officiel, pour laquelle la Commission a reçu délégation de l’Académie ; les fascicules réunis en volume sont ensuite coédités par la Librairie Arthème Fayard et l’Imprimerie nationale (les trois premiers ont paru en 1992, 2000 et 2011, le quatrième et dernier est en préparation). Dans toutes ces étapes, les membres de l’Académie sont guidés par le souci constant du bon usage et du mot juste.

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Un roman comique allemand imagine le retour d’Hitler » Ma Planète


Ajouté le 01/21/2013 06:46:53 par lazar_adriana

Un roman comique allemand imagine le retour d’Hitler

Le roman « Er ist wieder da » est un énorme succès en librairie…, mais est accusé par certains de banaliser le nazisme.

 

« Er ist wieder da » a été imprimé à 360 000 exemplaires.© CHRISTOF STACHE / AFP

 

« Il est de nouveau là » : 80 ans après l’accession d’Hitler au pouvoir, un roman racontant son retour en 2011 à Berlin est un best-seller en Allemagne mais un Führer de comédie n’est pas du goût de tous.

« Soldat des Jeunesses hitlériennes Ronaldo ! Indiquez-moi la rue ! ». 30 août 2011. Adolf Hitler se réveille soudainement sur un terrain vague de Berlin sans avoir la moindre idée de ce qui lui est arrivé depuis 1945. Déboussolé, le Führer, qui en réalité s’est suicidé dans son bunker le 30 avril 1945, demande le chemin de la chancellerie du Reich à des jeunes qui portent le maillot de la star brésilienne du foot. « C’est qui le pépé, là ? », se demandent les garçons, éberlués. « Ça va ? T’es sûr, man ? ».

Le ton de l’oeuvre du journaliste Timur Vermes, 45 ans, est donné. Durant près de 400 pages, le dictateur nazi découvre une Allemagne gouvernée par une femme, où vivent plusieurs millions de Turcs. Une société régie par les taux d’audience, où la célébrité se conquiert sur Youtube et se mesure en clics « j’aime/j’aime pas » sur Facebook. Très vite repéré par une société de production, Adolf Hitler devient la vedette d’une émission télévisée de divertissement animée par un Turc. Bild, quotidien le plus lu d’Europe, titre : « Il a assassiné des millions de personnes. Aujourd’hui des millions de personnes l’acclament sur Youtube. » « Vous valez de l’or, mon cher ! On n’en est qu’au début, croyez-moi ! », lui lance son producteur.

Traduits en 17 langues

Au fil des pages, le lecteur suit Hitler dénichant « des pantalons de coton bleus qu’on appelle des ‘dchjins' », tentant désespérément de se créer une adresse e-mail (« Hitler89 est déjà pris (…) Vous pouvez avoir ‘Queuedeloup6′ »), découvrant les émissions de cuisine à la télévision (« Je pris le petit appareil en main, appuyai sur le premier bouton (…) Je vis un cuisinier en train de hacher menu des légumes »).

Farce de mauvais goût pour les uns, satire politique pour les autres, « Er ist wieder da » (« Il est de nouveau là ») est un gros succès de librairie. Imprimé à 360 000 exemplaires, il est récemment rentré dans la liste des meilleures ventes. Le livre est déjà promis à une carrière internationale : il va être publié en français et en anglais ainsi qu’en 15 autres langues. Son auteur affirme avoir « voulu présenter Hitler sous un nouvel angle ». « Nous avons trop souvent l’attitude de refus des gens qui ne conçoivent Hitler que comme un monstre pour se sentir mieux », confie-t-il. « Or je trouvais important de montrer comment il fonctionnait et comment il agirait aujourd’hui ». Le récit – à la première personne – est entrecoupé de longs monologues intérieurs aussi ennuyeux que « Mein Kampf », le pamphlet rédigé par Hitler en 1924 et dont l’Allemagne envisage la réédition dans deux ans pour la première fois depuis 1945.

« Une occasion pour les Allemands de se dédouaner »

Tout est fait pour attirer le lecteur. La couverture en noir et blanc façon ombre chinoise présente uniquement la mèche de cheveux caractéristique d’Hitler. À la place de la moustache apparaît le titre du roman. Vendu 19,33 euros, en référence à l’année où le Führer est devenu chancelier. « Il est de nouveau là » est « la dernière excroissance d’une machine de commercialisation d’Hitler qui brise tous les tabous pour faire de l’argent », critique l’hebdomadaire Stern.

Impensable il y a dix ans encore, Hitler est aujourd’hui recyclé par les humoristes et les artistes. Un film humoristique réalisé par un Juif et une comédie musicale burlesque ont été présentés ces dernières années. Un phénomène que Daniel Erk, journaliste et spécialiste du dirigeant nazi, n’hésite pas à qualifier de « banalisation du mal ». « C’est une bonne occasion pour les Allemands de se dédouaner de toute faute et de toute responsabilité », analyse-t-il. « Cet Hitler-là est le seul et unique responsable de la guerre et du génocide. »

http://www.lepoint.fr