Un peu de poésie


Je te promets…
par Samy Chaiban.

Je bois un peu de whisky,
Je prends ma plume et j’écris
Mes jours passés à t’aimer
D’un amour immaculé.

Je te promets, pour demain,
Des vers volés au destin,
En souvenir de moments
Dessinés par deux enfants.

Samy Chaiban.
01/03/2920.

Ma patrie


par Samy Chaiban

Je t’aime, Patrie Chérie,
Tu donnes un sens à ma vie,
Tu me serres dans tes bras
Malgré ton chemin de croix.

Ma patrie est en danger
Par l’afflux des étrangers
Qui la violent à tout instant
Depuis déjà bien longtemps.

Ma patrie est en danger
A force d’être abusée
Par des groupes irresponsables,
Par des ministres minables.

Ma patrie est en danger
D’être un beau jour divisée
En dix-huit petits morceaux,
Chacun sa part du gâteau.

Ma patrie est en danger,
Le peuple est désespéré
De voir un Liban poubelle
Sans issue éventuelle.

Les mordus par les déchets
N’ont commis aucun péché
Sauf celui d’avoir voulu
Croire en des leaders vendus.

Ma patrie est cocufiée,
Maltraitée, abandonnée
Par des leaders politiques
Aux paroles acrobatiques.

Ma patrie doit s’habiller
D’un ensemble de projets
En faveur de tous les gens
Qui vivent dans les tourments.

Ma patrie peut résister
Aux envahisseurs armés
Grâce à nos glorieux soldats,
Insurmontables aux combats.

En hommage à nos martyrs
Nous promettons de tenir
Nos serments pour un Liban
Uni et indépendant.

Sur quelle démocratie
Se fonde notre patrie?
Sur la diffusion des armes?
Sur un océan de larmes?

Au nom de la liberté
Les Libanais ont opté
Pour une Révolution
Contre les institutions.

Chassons la démagogie,
Cette grave maladie
Inhérente aux dirigeants
De l’imprenable Liban.

N’écoutons plus les menteurs,
Causes de tous nos malheurs.
Ils font de fausses promesses
Et augmentent notre stress.

Ils veulent nous fatiguer
Pour davantage voler
Les richesses du pays
Souvent soumis et meurtri.

L’anarchie règne partout,
Ma patrie reçoit des coups.
Elle risque de mourir ;
Vite il faut la secourir.

Ô Libanais, de tous bords
Dans l’union, nous sommes forts
Pour bâtir une patrie
Jumelle du paradis.

Samy Chaiban.
20/08/2015

Les propriétaires des générateurs demandent à bénéficier des tarifs officiels pour l’achat de fioul


https://libnanews.com/les-proprietaires-des-generateurs-demandent-a-beneficier-des-tarifs-officiels-pour-lachat-de-fioul/

Au Venezuela, le putsch raté pour renverser Maduro ressemble à un mauvais feuilleton


https://www.courrierinternational.com/article/operation-gedeon-au-venezuela-le-putsch-rate-pour-renverser-maduro-ressemble-un-mauvais

Quatre catégories de Libanais.


Il y a aujourd’hui quatre catégories distinctes de Libanais.

La première catégorie est celle des intouchables, qui peuvent absolument tout se permettre, voler, mentir, injurier, polluer, et conduire le Liban vers le précipice. Parmi ceux-là, on trouve en vrac des hommes et des femmes politiques, des businessmen véreux, des clients d’ambassades, des collabos passés et présents, leur conjoint, leur marmaille et leurs hommes de main.

La seconde est celle des applaudisseurs qui, comme leur nom l’indique, applaudissent les intouchables quoi qu’ils fassent. Ils n’existent que par leur soumission, leur adoration, leur hallucinante capacité à toujours excuser l’inexcusable, justifier l’injustifiable et accepter avec enthousiasme toutes les vexations que peuvent leur infliger leurs idoles.

La troisième est celle des irrécupérables, qui regardent dériver ce pays qu’ils aiment tant mais qui ne savent plus quoi faire pour le sauver. Beaucoup parmi ceux-là se sont battu pour un avenir meilleur, un Liban plus libre, plus juste, plus propre. Certains ont risqué leur vie, beaucoup donné, peu reçu et même parfois tout perdu, mais continuent de croire malgré tout, un peu naïvement sans doute, qu’un jour leurs efforts porteront leurs fruits.

Puis, il y a le reste, les plus nombreux, les plus silencieux, qu’on appellera les lassés. Eux, n’en peuvent plus, n’y croient plus, ne rêvent plus que d’une chose: partir. Comme si l’herbe proverbiale était forcément plus verte ailleurs. Comme si le monde n’était pas lui aussi divisé entre intouchables, applaudisseurs, irrécupérables et lassés.
Par Claude El Khal !