INTERNET L’industrie du soutien scolaire en ligne fait les bonnes affaires d’enseignants qui publient des vidéos en ligne…

Liu Jie, tuteur chinois de physique, donne des cours en ligne pour des élèves du secondaire qui préparent le «gaokao», l'examen chinois d'entrée à l'université, le 26 avril 2016 à Pékin.
Liu Jie, tuteur chinois de physique, donne des cours en ligne pour des élèves du secondaire qui préparent le «gaokao», l’examen chinois d’entrée à l’université, le 26 avril 2016 à Pékin. – FRED DUFOUR / AFP

A.-L.B. avec AFP

Liu Jie, de nationalité chinoise, compte des millions de fans adolescents et gagne jusqu’à 40.000 euros par mois. Liu Jie n’est pas une pop star, coach sportif ou trader. Il est tuteur en sciences physiques et publie des vidéos sur internet. Ses cours sont très regardés avant le concours national chinois d’entrée à l’université, le «gaokao », qui débute ce mardi.

 

Le « gaokao »,passé par 9 millions de lycéens, détermine souvent leur avenir. En effet, un échec à cet examen peut priver un élève d’une place dans une bonne université et du diplôme académique, toujours considéré en Chine comme le sésame pour décrocher un travail sûr et rémunérateur.

L’industrie du soutien scolaire en ligne est ainsi en plein boom en Chine. Et elle devient très rémunératrice. Avec des « salles de classe » virtuelles de taille illimitée, les professeurs en ligne les plus réputés peuvent engranger une fortune. Des dizaines de milliers d’internautes acceptent de payer 250 yuans (33 euros) pour voir l’intégralité d’un des cours de Liu Jie, dont seule une partie est en accès gratuit.

« Les gens vous oublient, c’est comme pour toutes les stars »

« Je ne pensais pas pouvoir faire autant d’argent. C’est totalement inattendu », a-t-il expliqué à l’AFP. « L’enseignement, en Chine, n’a jamais été un métier où l’on gagne beaucoup », observe Liu.

 

Dans un pays de 650 millions d’internautes, l’essor des smartphones a encore facilité l’accès aux cours en ligne. Les profs en ligne sont également victimes du piratage, endémique en Chine, ce qui les oblige à innover et rafraîchir sans cesse leurs contenus pour conserver leur audience. « La pression sur internet est énorme. Si vous n’êtes pas actif pendant deux semaines, les gens vous oublient », soupire Liu Jie. « C’est comme pour toutes les stars ».

Le phénomène des e-professeurs n’est pas propre à la Chine : en Corée du sud, les plus célèbres tuteurs en ligne empochent jusqu’à huit millions de dollars par an.

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