La vérité sur la bataille de Stalingrad


Par Sois un ami – 10 février 2017

Patrick : Voici un document qui est bon de lire, surtout si
vous êtes un amoureux de l’histoire comme je le suis.
Ici, le point n’est pas de dire de quel côté, on se trouve, mais
plutôt de remettre la vraie histoire à sa place.
Bien que j’ai en horreur toutes ces guerres et des monstruosités
qu’elles apportent, des millions d’hommes et de femmes se
sont battus pour qu’aujourd’hui, nous puissions jouir de notre
liberté, ainsi que nos enfants et petits-enfants.
Une raison principale que je publie ce document de Sputnik,
c’est qu’aujourd’hui, on essaie de changer l’histoire, comment
ces évènements sont vraiment arrivés.
J’espère qu’en lisant ce blogue, vous aurez une meilleure idée
de ce qui a changé le tournant de la Deuxième Guerre mondiale.

Un verset de la Bible qui est très connu et qui peut s’appliquer
dans ce conteste est : « Il faut rendre à César ce qui appartient
César » Alors, rendons à cette grande nation le mérite qui lui
appartient pour avoir contribuait au renversement du nazisme
et à la défaite de l’armée allemande.

La bataille de Stalingrad

Emmanuil Evzerikhin

Qu’ils soient auteurs, historiens ou encore mémorialistes,
beaucoup sont d’avis que la bataille de Stalingrad, sans
pareille dans l’histoire mondiale tant par son envergure,
son niveau de tension et le nombre de forces y participant,
a été décisive dans le renversement de la guerre.

La bataille de Stalingrad a pris fin
le 2 février 1943.

Cette bataille, qui s’est déroulée sur 100 000 km²
avec un front s’étendant de 400 à 850 km,
a duré 200 jours.
Pendant certaines phases plus de 2 millions de personnes,
jusqu’à 26 000 canons et mortiers,
environ 2 100 chars et canons d’assaut,
ainsi que près de 2 600 avions de combat participaient
à cette bataille dans les deux camps.

Des officiers d’infanterie soviétiques lors de combats de rue

330 000 soldats ennemis ont été encerclés à Stalingrad.
Rien que dans l’opération pour éliminer les forces allemandes
encerclées du 10 janvier au 2 février 1943, les forces du front du Don ont fait prisonnier
91 000 soldats et officiers ennemis,
dont plus de 2 500 officiers et 24 généraux dont le
général Paulus.
Plus de 140 000 corps de soldats et officiers hitlériens
ont été ramassés et enterrés sur le champ de bataille.
Entre le 19 novembre 1942 et le 2 février 1943,
les Allemands ont perdu à Stalingrad plus de 800 000
hommes.
Au total, la Wehrmacht a perdu 32 divisions et 3 brigades,
et 16 divisions ont subi de lourdes pertes.

Un char allemand sur une route aux abords de Stalingrad

Pendant la bataille de Stalingrad, l’Allemagne a ainsi perdu
près d’1,5 million de soldats et officiers — soit plus d’un
quart des forces disponibles à l’époque sur le front
germano-soviétique —,
plus de 3 000 chars et canons d’assaut,
plus de 12 000 canons et mortiers,
et plus de 3 000 avions de combat et de transport.
Après cette perte écrasante côté allemand, les forces
soviétiques ont repris l’initiative stratégique.

Cette victoire de l’Armée rouge a apporté une contribution
décisive au retournement de la guerre.
Le New York Herald Tribune, journal américain,
écrivait à l’époque:

« L’épique bataille de Stalingrad est terminée. Elle signifie
que les hitlériens ont déjà atteint le pic de leur puissance et
c’est le début de leur déclin inéluctable. On se souviendra
pendant des siècles de l’exploit héroïque de l’Armée
soviétique. On ne l’oubliera pas tant que vivront des
hommes libres prêts à mourir au nom de la liberté. »

Des sapeurs érigent un pont sur la Volga

La bataille sur la Volga n’a pas seulement défait les
meilleures unités de l’armée allemande: elle a
également brisé le moral des soldats et des officiers
de la Wehrmacht.

La victoire des forces soviétiques a psychologiquement
bouleversé le peuple allemand.

« La défaite de Stalingrad, reconnaissait plus tard le
général Westphal, a terrifié aussi bien la population
allemande que son armée. De toute son histoire
l’Allemagne n’avait encore jamais connu une perte
aussi terrible, vu mourir un tel nombre d’hommes. »

 

Pour la première fois depuis le début de la guerre,
les citoyens allemands ont entendu le glas funèbre
des églises au lieu des marches victorieuses.

L’Allemagne avait décrété un deuil de trois jours après la défaite.

Des soldats soviétiques attaquent une position allemande

Ce grand échec et les immenses pertes au sein des
troupes allemandes ont affecté la position
militaro-politique de l’Allemagne, la poussant au seuil
d’une profonde crise.
Mi-février 1943, le diplomate allemand Hassel notait
dans son journal:

« Ces dernières semaines se caractérisent par la plus
grave crise que nous ayons connue pendant la guerre.
Malheureusement, cette crise a touché toute
l’Allemagne. Elle se résume en un seul mot:
Stalingrad. »

La victoire de l’Armée rouge à Stalingrad a influencé de
manière significative le changement général de la situation militaro-politique dans le monde
au profit de la coalition antihitlérienne.

L’Italie s’est retrouvée au bord d’une catastrophe politique.
La situation politique intérieure s’est aggravée en Hongrie
et en Roumanie.
L’autorité internationale de l’Union soviétique montait en
flèche.

Des combattants soviétiques lors de combats de rue

« La victoire de l’Armée soviétique à Stalingrad a apporté
une contribution décisive au renversement non seulement
dans la Grande Guerre patriotique, mais également dans
la Seconde Guerre mondiale »,

constatent les auteurs de la monographie Histoire de la
Seconde Guerre mondiale. 1939-1945.

L’immense impact de la victoire des forces soviétiques à
Stalingrad pour la Seconde Guerre mondiale a également
été salué par

le président américain Franklin Roosevelt
le premier ministre britannique Winston Churchill.

Dans le certificat de mérite attribué à la ville de Stalingrad,
en notant le combat courageux et dévoué des forces
soviétiques, Roosevelt écrivait:

« Leur victoire glorieuse a stoppé la vague d’invasion et a
marqué un tournant dans la guerre des Alliés contre les
forces d’agression ».

En écrivant à Joseph Staline en février 1943,
Winston Churchill qualifiait la victoire à Stalingrad de
« fabuleuse ».

Pendant un raid de l’aviation allemande

De nombreux historiens allemands reconnaissent eux aussi
la victoire de Stalingrad comme un virage dans la Seconde Guerre mondiale.

Le général Kurt Zeitzler, qui commandait pendant la bataille
de Stalingrad l’état-major de l’armée de terre de la Wehrmacht, a déclaré:

« Le cours des événements a montré que la bataille de
Stalingrad a effectivement constitué un tournant dans
toute la guerre ».

C’est également l’avis de Hans Doerr, qui reconnaît que:

« Pour l’Allemagne la bataille de Stalingrad fut la plus lourde défaite de son histoire,
 pour la Russie sa plus grande victoire. »

Les combats qui se sont déroulés à Stalingrad sont étudiés jusqu’à nos jours
dans les académies militaires du monde entier.

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