CITOYENNETE Trois cent trois Français ont déjà cette carte d’e-resident. Elle ne vous permet pas de vous installer en Estonie, mais vous permet d’accéder à de nombreux services en ligne…

Le journaliste britannique Edward Lucas a été le premier E-résident à recevoir sa carte d'identité numérique.
Le journaliste britannique Edward Lucas a été le premier E-résident à recevoir sa carte d’identité numérique. – Capture d’ecran / Lucas Edward

Fabrice Pouliquen

Les lourdeurs administratives françaises vous pèsent ? Et si vous alliez voir comment ça se passe enEstonie ? Il n’y a même pas besoin de prendre l’avion jusqu’à Talinn. C’est toute la particularité du petit Etat balte, à la pointe des nouvelles technologies (Skype, c’est eux par exemple) : avoir mis en place, depuis décembre 2014, la toute première carte d’e-résident.

Trois cent trois Français conquis

A ce jour, 303 Français l’ont demandée auprès de l’ambassade d’Estonie en France, à en croire un tableau de bord en ligne, qui affiche les statistiques en temps réel.Loin derrière la Finlande, qui compte 2.000 e-résidents estoniens.

Cette carte à puce bleue coûte 80 euros et mettra dix jours à vous parvenir. Elle ne vous donne pas le droit d’habiter en Estonie ni d’être résident fiscal. Mais elle vous permet d’accéder à de nombreux services dématérialisés en ligne qu’utilisent déjà les Estoniens avec leur carte d’identité électronique. On peut y ouvrir son entreprise, son compte en banque et faire des affaires, liste Rue 89. « Un entrepreneur basé au Royaume-Uni décidera d’ouvrir son entreprise en Estonie, d’utiliser une banque estonienne et de payer pour des services estoniens, même si l’entreprise ne fera des affaires qu’au Royaume-Uni, parce qu’elle trouvera les infrastructures de l’Estonie bien plus fluides que celles du Royaume-Uni », illustre un journaliste deWired.

La nouvelle tendance?

Et puis, il y a aussi un côté « in » à obtenir sa carte d’e-résident estonien. « J’ai eu envie d’être un « early adopter », parce que c’est la première fois qu’un pays rentrait en compétition avec d’autres nations sur ce plan-là, celui du design de leur service d’Etat, raconte à Rue 89 Mathias, développeur free-lance et e-résident estonien. Ils ont construit un système automatisé, pas des trucs chelous avec des humains qui doivent vérifier. »

Le problème, note le média en ligne : peu de e-résidents font quelque chose de leur carte. Sur les 10.000 e-résidents inscrits en un an, 19 % déclarent avoir demandé la carte juste parce qu’ils étaient fans du concept. Seuls 291 ont lancé des entreprises.

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