La surcharge pondérale est toujours consécutive à un déséquilibre entre la consommation de calories et la dépense énergétique : en résumé quand on a trop mangé et pas assez bougé. Mais là s’arrête la comparaison entre un léger embonpoint, problème avant tout d’ordre esthétique, et une obésité sévère, réelle menace pour la santé. Que signifient ces différents termes et quels sont les risques possible pour votre santé ? Doctissimo fait le point.

Quatre stades de surcharge pondérale sont habituellement distingués, à partir d’un indice de corpulence appelé indice de masse corporelle (IMC ou BMI pour Body Mass Index des anglosaxons). Cet indice, facile à calculer d’après le poids et la taille, est nettement plus fiable que l’écart par rapport au « poids idéal », tombé en désuétude.

Quel est votre IMC ?

quandL’IMC est le rapport du poids (en kg) sur la taille (en mètre) élevée au carré. Par exemple, une personne qui mesure 1,70 m et pèse 60 kg a un IMC de 60/1,70×1,70 = 20,76 kg/m 2.

Chez l’adulte, un IMC compris entre 18,5 et 24,9 est considéré comme normal. En dessous d’un IMC de 18,5, on parle de maigreur. Au-dessus de 24,9, on parle de surcharge pondérale.

Quant à l’obésité, son seuil est fixé à 30 et trois stades sont distingués : l’obésité modérée, sévère et très sévère (encore appelée massive ou morbide). Grâce à notre test, calculer votre indice de masse corporelle (IMC)

 
Terminologie courante IMC
Corpulence normale 18,5 à 24,9
Surpoids (embonpoint) 25 à 29,9
Obésité modérée 30 à 34,9
Obésité sévère 35 à 39,9
Obésité très sévère (massive) à partir de 40

Surpoids : les différents niveaux de risques pour la santé

En toute logique, les risques pour la santé croissent avec le degré de surcharge pondérale. Le terme d’obésité « morbide » reflète bien cette notion d’une menace, vitale à moyen terme, au stade le plus sévère de la maladie.

En pratique, il existe deux situations très différentes :

  • Un simple surpoids (IMC 25 à 29,9) n’est pas, en lui-même, la cause de maladies particulières. Cependant, il peut être considéré comme un facteur d’aggravation d’une maladie telle qu’un diabète, une hypertension artérielle, de l’arthrose, etc.
  • A partir d’un IMC de 30, seuil de l’obésité avérée, les statistiques indiquent qu’on entre dans une zone de « sur-risque » par rapport à la population générale. C’est à dire que l’excès de poids peut alors être directement la cause d’un grand nombre de complications médicales, en plus de son retentissement social et psychologique. C’est pourquoi l’obésité est aujourd’hui reconnue comme une véritable maladie, exigeant une prise en charge médicale spécifique.

Les maladies auxquelles expose l’obésité

Les personnes obèses ont un risque statistiquement plus important que les non-obèses de faire des complications :

A cette longue liste, il faut ajouter le risque obstétrical (en cas de grossesse, une hypertension ou un diabète peuvent survenir) et chirurgical (une anesthésie et une opération sont plus risquées chez une personne obèse).

Terminons sur une note optimiste : lorsqu’une maladie est associée à un excès de poids, il est démontré qu’un bénéfice de santé déjà significatif peut être obtenu par un amaigrissement même minime (5 à 10 % du poids de départ).

Laurence Mir

Mis à jour le 19 mai 2016

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s