POST-MORTEM Comme le texte funéraire de cette grand-mère qui a indiqué préférer mourir plutôt que choisir entre Trump et Clinton…

Donald Trump, en lice pour l'investiture républicaine, le 2 mai 2016 à South Bend dans l'Indiana (Etats-Unis).
Donald Trump, en lice pour l’investiture républicaine, le 2 mai 2016 à South Bend dans l’Indiana (Etats-Unis). – Charles Rex Arbogast/AP/SIPA

O. P.-V.

« Confrontée à la perspective de devoir voter pour Donald Trump ou Hilary Clinton, Mary Anne Noland, du Richmond, a préféré rejoindre l’amour éternel de Dieu dimanche », peut-on lire en introduction de la nécrologie de cette grand-mère américaine décédée le 15 mai, publiée dans le Richmond Times-Dispatch.

According to this obituary, instead of choosing between Trump or Clinton, this lady went with another choice.

La phrase aurait été rédigée par l’un des enfants de la défunte pour rendre hommage à son sens de l’humour. Improbable, ce type d’ultime prise de position est pourtant un phénomène récurrent depuis le début de la campagne pour la présidentielle américaine, dont les deux favoris sont Donald Trump et Hillary Clinton.

Une spécificité des soutiens républicains

La nécrologie de la grand-mère du Richmond a ceci de particulier qu’elle rejette les deux candidats, alors que la majorité des cas recensés avaient une nette préférence pour le milliardaire qui représentera le camp républicain. « In lieu of flowers, please do not vote for Hillary Clinton » (Plutôt que des fleurs, ne votez pas pour Hillary Clinton s’il vous plaît), peut-on lire dans les nécrologies, entre autres, du CalifornienArnold Mininger, mort à 76 ans, du New-yorkais Stephen Ryan, disparu à 64 ans, ou encore Eddylou Brown, Californienne de 88 ans au moment de sa mort.

La liste n’est pas exhaustive, le Washington Post en a répertorié plusieurs ici en janvier. Hillary Clinton a bien reçu les soutiens post-mortem de Harold Cecil, 90 ans, originaire de l’Ohio, qui demandait plutôt que des fleurs, de faire un don à une association caritative et de voter pour elle, et de Jeffrey Cohen, chiropracteur de 70 ans, qui s’est contenté d’un « please do not vote for Donald Trump ». Mais la majorité de ces nécrologies engagées soutiennent ce dernier, qui n’est pas passé à côté du phénomène en tweetant l’ultime déclaration d’Ernest Overbey, 65 ans, qui appellait à voter pour lui. « Earnest devait être une personne incroyable », a assuré le candidat, en écorchant le prénom du défunt. Comme Mary Anne Noland, Ernest Overbey venait du Richmond et sa nécrologie a été publiée dans le même journal.

Selon le Washington Post, c’est une spécificité du camp républicain, puisque quelques histoires semblables avaient été repérées pendant la campagne présidentielle en 2000, opposant George W. Bush à Al Gore. Le quotidien cite par exemple le cas de James Hollister, vétéran de la guerre de Corée, dont la dernière requête un mois avant l’élection a été « In lieu of flowers, please vote for Bush ». Spoiler alert, Bush avait bien été élu. Trump profitera-t-il aussi de ces étonnantes nécrologies ?

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