Repéré par Jean-Marie PottieScience & santé Parents & enfants

05.05.2016 – 12 h 36 mis à jour le 05.05.2016 à 13 h 29

1:16. Jim Champion via Flickr CC License by.

Une étude menée sur 18.500 étudiants aux États-Unis montre que ceux des facultés prestigieuses se couchent plus tard que la moyenne, sans forcément dormir beaucoup moins.

Ce qui fait la différence entre les étudiants des universités les plus réputées et ceux des universités moins brillantes, ce n’est pas que les premiers dorment moins, c’est qu’ils dorment différemment. Aux États-Unis, des chercheurs ont analysé les données fournies par 18.500 étudiants portant un bracelet connecté Jawbone dans 137 universités, totalisant 1,4 million d’heures de sommeil au total pour une durée moyenne de sommeil de 7,03 heures par nuit en semaine.

Une durée qui cache bien sûr des disparités, mais celles-ci portent plus sur les horaires que sur la durée globale, notamment quand on les rapporte au classement des universités. Par exemple, les étudiants dont le cas a été examiné à Columbia, la mieux classée des universités, affichaient une moyenne de 6,68 heures de sommeil pour une heure de coucher à 1h04 du matin. Les étudiants de l’université du Nevada dormaient eux 7,21 heures par nuit en moyenne (soit une demi-heure de plus), mais se couchaient près de soixante-dix minutes plus tôt en moyenne, à 23h54. Comme l’expliquent les chercheurs dans leur étude, publiée fin avril:

«Nous observons une relation forte entre l’heure de coucher moyenne dans une université les jours de semaine et leur classement 2016 dans le US News et World Report. Plus sélective est l’université, plus tard les étudiants se couchent, Columbia et UPenn ayant les heures de coucher les plus tardives. […] La relation entre ces classements et la durée totale de sommeil est faible. Cela semble confirmer les études selon lesquelles l’intelligence générale (mais pas nécessairement la performance académique ni les meilleures notes) est le fait des oiseaux de nuit.»

Comme l’explique Quartz, «une explication possible est que les étudiants qui se couchent plus tard utilisent leur temps différemment ou remplissent plus leurs journées. Des recherches passées suggèrent que les cycles de sommeil des adolescents associent un lever plus tardif à de meilleures performances scolaires et une meilleure santé. Certains étudiants ont pu prendre l’habitude de veiller au lycée pour accomplir les performances nécessaires pour intégrer une université d’élite, et poursuivent cette pratique là-bas».

La NPR pointe cependant que les résultats de cette étude doivent être nuancés par l’échantillon retenu: les étudiants qui achètent et portent des bracelets connectés «sont probablement davantage attentifs à leur santé que les autres et doivent disposer d’un supplément de revenu», alors qu’à l’inverse les étudiants plus précaires ou qui doivent accumuler les petits boulots à côté de leurs études ont sans doute moins d’heures de sommeil. Cela nuance notamment une des conclusions optimistes de ce travail, selon laquelle les étudiants américains sont moins en déficit de sommeil que ce qu’on croyait précédemment.

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