ESPACE Le Britannique va courir le marathon à 400 km au-dessus de la Terre…

L'astronaute britannique Tim Peake en train de courir à bord de la Station spatiale internationale (ISS).
L’astronaute britannique Tim Peake en train de courir à bord de la Station spatiale internationale (ISS). – @LondonMarathon / Twitter

A.B.

Ils sont nombreux les courageux qui ce dimanche, ont pris le départ du marathon de Londres. Parmi eux, l’astronaute Tim Peake, qui compte bien venir à bout de ce challenge de 42,2 km. A ceci près que lui court dans l’espace, à bord de la Station spatiale internationale (ISS), en orbite, en apesanteur et sous les yeux du public, qui suivra cette performance retransmise sur le plancher des vaches.

« Salut Londres, envie d’une course ? », a-t-il tweeté ce dimanche avant le grand départ. A 11 heures (heure française), alors que 38.000 coureurs sont partis de Greenwich Park à travers les rues londoniennes, le Britannique, ex-pilote d’essai d’hélicoptère de 44 ans s’est juché sur son tapis roulant pour son périple marathonien, retransmis sur Terre via l’application de running, Runsocial.com.

Un sacré périple

Un sacré périple donc, puisque courir dans l’espace, en apesanteur, est tout sauf une promenade de santé. Côté entraînement, Tim Peake, s’est préparé avant même de rejoindre l’ISS il y a quatre mois et chaque jour, lui et ses camarades s’astreignent à deux heures et demie de tapis roulant.

Mais pour garder la position debout et rester en contact avec le tapis de course, Tim Peake doit porter un harnais semblable à un sac à dos, qui le retient par la taille et les épaules à l’appareil. Un équipement pour le moins handicapant qu’il va devoir garder tout au long de la course ce dimanche. Le Britannique a beau être un athlète et un marathonien confirmé, celui qui a bouclé le marathon londonien de 1999 en 3 h 18 min. et 50 secondes sait qu’il ne pourra pas accomplir la même performance avec cette contrainte : « Là, je ne pense pas que je pourrai battre ce record à bord de l’ISS, a déclaré l’astronaute. Le système de harnais représente une grosse contrainte. Au bout de quarante minutes, cela commence à devenir très inconfortable ».

Son public sur Terre

Sans compter qu’il peut s’asseoir sur ses espoirs de petite brise printanière, pas vraiment au programme dans l’habitacle confiné de l’ISS. De quoi suer sang et eau, alors même que sa transpiration, apesanteur oblige, formera une pellicule d’eau sur sa peau qui ne devrait pas être des plus agréables. Il ne pourra même pas compter après l’effort sur une bonne douche rafraîchissante, vu qu’il n’y a pas de douche dans la station.

Mais ce qui devrait le plus manquer au Britannique, ce sont les encouragements de ses compatriotes spectateurs : il n’aura aucune foule scandant son prénom à mesure que l’effort s’intensifie. Mais tout a été prévu pour remédier à cela. Pendant qu’il courra, le Britannique pourra compter sur un vrai public, installé sur Terre, à quelque 400 km au-dessous de lui. Grâce à une appli que l’astronaute utilisera pour lui permettre de s’immerger dans la course au moyen d’un écran faisant défiler les rues numérisées de Londres, Tim Peake et tous les runners qui, comme lui, courent sur tapis pourront faire la course aux côtés de son avatar.

Dans l’espace, Tim Peake et son avatar devraient franchir la ligne d’arrivée menant au palais de Buckingham d’ici 15 heures.

Tim Peake n’est pas le premier à se lancer ce défi. En 2007, l’Américaine Sunita Williams, déjà à bord de l’ISS, avait pris quant à elle le départ du marathon de Boston, qu’elle avait réussi à boucler.

 

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