08 Mars 2016, 13h28 | MAJ : 08 Mars 2016, 13h27

 ILLUSTRATION. Une enquête publiée vendredi 4 mars, par le site FiveThirtyEight, spécialisé dans l’utilisation des données, révéle que Timothy Parker, célèbre éditeur des mots croisés du quotidien USA Today, aurait plagié pendant des années, les mots croisés du New York Times. 

ILLUSTRATION. Une enquête publiée vendredi 4 mars, par le site FiveThirtyEight, spécialisé dans l’utilisation des données, révéle que Timothy Parker, célèbre éditeur des mots croisés du quotidien USA Today, aurait plagié pendant des années, les mots croisés du New York Times. LP/OLIVIER ARANDEL QUENTIN DUPIE

Stupeur dans le monde des cruciverbistes américains ! Une enquête publiée vendredi 4 mars par le site FiveThirtyEight, spécialisé dans l’utilisation des données, révèle que Timothy Parker, célèbre éditeur des mots croisés du quotidien USA Today, aurait plagié pendant des années les mots croisés duNew York Times.

Il aurait fait de même, dans une moindre mesure, avec ceux du Los Angeles Times et du Chicago Tribune.

Ce plagiat s’étendrait aussi à Crossword Universal, fournisseur de grilles pour des dizaines d’autres journaux comme le Boston Globe ou le Denver Post, géré par ce même éditeur. Pour en arriver à cette conclusion, le site FiveThirtyEight a comparé 53 000 grilles et rappelle au passage que les mots croisés ont fait de Timothy Parker un multimillionnaire.

C’est par l’ingénieur américain, Saul Pwanson que le scandale est arrivé. Il a eu l’idée de constituer une base de 53 000 grilles de mots croisés publiées dans différents journaux américains. Grâce à un programme informatique, il a passé au crible des milliers de grilles, attribuant un score de similarité entre elles. Résultat : plus de 60 grilles éditées par Timothy Parker sont des copies conformes du New York Times, et des centaines d’autres sont à peine modifiées.

Une pure coïncidence selon Timothy Parker

Et comme dans tout scandale, les réseaux sociaux, notamment Twitter, se sont emparés de l’affaire. Un nouveau hashtag montait en puissance mardi, #GridGate. Evan Birnholz, auteur de mots croisés pour le Washington Post Magazine, s’indigne ainsi : «Ce qui me désole le plus, c’est que quelqu’un de beaucoup plus intègre que Parker aurait pu pendant tout ce temps occuper son poste.»

»

«Un scandale de plagiat qui se déroule dans le monde feutré des auteurs de mots croisés et des cruciverbistes…», note Steve Silberman, écrivain et auteur NeuroTribes, best-seller du New York Times et gagnant du prix Samuel Johnson.

Contacté par FiveThirtyEight, Timothy Parker estime qu’il s’agit d’une pure coïncidence. «Pour moi, c’est une simple coïncidence, se justifie-t-il. Nous ne regardons pas les énigmes des autres». L’éditeur plagié, Will Shortz du New York Times, n’est pas de cet avis: «Pour moi, c’est un cas évident de plagiat, contraire à l’éthique. Je ne publierais jamais une personne qui plagie le travail d’une autre personne.»

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s