Elle fait partie des collagénoses ou maladies de système, regroupées actuellement dans l’ensemble plus vaste des maladies auto-immunes.

C’est le rhumatisme inflammatoire le plus courant (0,5% à 1% de la population), il touche de préférence les femmes entre 40 et 70 ans (4 femmes pour 1 homme). Chez l’enfant, il existe un équivalent : la polyarthrite chronique juvénile.

Les destructions articulaires peuvent être majeures.

La polyarthrite rhumatoïde se caractérise par une atteinte inflammatoire de plusieurs articulations : gonflement (oedème) des articulations touchées qui sont chaudes, douloureuses surtout la nuit et le matin, avec une raideur matinale d’au moins 20 minutes.

Les articulations les plus touchées sont les mains et les pieds, et ce de façon bilatérale et de manière plus ou moins symétrique.

La polyarthrite rhumatoïde évolue par poussées, entrecoupées de phases plus ou moins indolores, parfois l’état général est altéré avec fièvre, amaigrissement. Chaque poussée entraîne des destructions articulaires plus ou moins marquées qui se cumulent pour aboutir à des déformations (classique « coup de vent cubital » au niveau des mains). Il existe aussi des nodules plus ou moins marquées sous la peau à proximité des articulations.

-Sur le plan des examens biologiques :

Lors des poussées il y a une augmentation, en général importante, de la vitesse de sédimentation, de la C réactive protéine et des alpha2 globulines (marqueurs de l’inflammation mais non spécifiques). Deux tests sanguins sont nettement positifs dans 80% des cas : le latex et le Waaler-Rose, mais ils ne sont pas absolument spécifiques de la maladie.

Par contre les anticorps anti-kératine (50% des cas) ont une spécificité élevée.

-Pour affirmer le diagnostic, il faut 4 critères sur les 7 suivants :

Raideur articulaire matinale.

Arthrite d’au moins 3 groupes articulaires.

Arthrite des articulations des mains.

Arthrite symétrique.

Nodules rhumatoïdes.

Facteur rhumatoïde sérique.

Modifications radiologiques.

-Les causes favorisantes

Un facteur génétique certain et donc héréditaire : Groupes tissulaires HLA DR-4, DR-1 et DR-10.

Un facteur extérieur : stress, infection virale (virus d’Epstein-Barr), allergies alimentaires

-Les traitements

Repos lors des poussées avec maintien de la mobilité articulaire et en évitant les déformations articulaires.

Dans un certain nombre de cas un régime de type végétarien semble efficace avec suppression des viandes, du lait et des laitages, du blé et des céréales, mais en conservant le riz et en consommant beaucoup de crudités.

Les médicaments :

Le traitement est variable selon l’intensité de la maladie mais il a toujours intérêt à être instaurer tôt pour limiter les dégâts articulaires et il durera des années si c’est possible.

Il sera aussi fonction de la tolérance, des effets secondaires et de l’efficacité. Il nécessite une surveillance médicale dans tous les cas.

Lors des poussées on utilise des antalgiques divers, du simple paracétamol aux dérivés morphiniques, et des anti-inflammatoires non stéroïdiens

Les traitements de fond :

*Plaquénil dans les formes peu agressives.

*Méthotrexate: Dans les formes plus graves. C’est le traitement de fond le plus actif.

Comme il s’agit d’un antimitotique il nécessite une contraception obligatoire chez la femme, une surveillance hématologique, hépatique et pulmonaire.

La diminution des doses est possible après plusieurs mois de stabilisation.

L’adjonction d’acide folique est conseillée.

*Corticoïdes à doses filées : rarement d’emblée, parfois préférés chez le sujet âgé ou en cas d’intolérance aux autres traitements.

*Autres médicaments utilisés :

Sulfalazine

Sels d’or

D-pénicillamine, pour les cas résistant aux traitements précédents.

Ciclosporine.

Injections dans les articulations de dérivés de la cortisone ou d’acide osmique

Exercices de posture, avec articulations en bonne position.

Orthèses de posture, surtout pour les mains et les pieds, à placer la nuit.

Chaussures à semelles souples, à bout arrondi et large, à contrefort postérieur ferme.

Chirurgie : synovectomie (on enlève la synoviale), arthrodèse (blocage de l’articulation), ou chirurgie réparatrice.

En annexe, L’eau chaude pour dérouiller les articulations le matin, les plantes (??)

Cures thermales : Aix les bains, Amélie les bains…

*Nouveaux traitements :

De nombreuses recherches sont en cours avec actuellement un certain intérêt pour les monoclonaux TNFalpha et de l’Avakine

http://www.medecine-et-sante.com/maladiesexplications/polyarthriterhumato.html

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