La goutte est une affection le plus souvent héréditaire. Elle touche les personnes atteinte d’une hyperuricémie (voir article). Elle se manifeste par des douleurs articulaires aigues qui peuvent en l’absence de traitement abîmer sérieusement les articulations touchées.

Aspect clinique.

L’accès aigu inaugural de goutte touche initialement une seule articulation et le plus souvent l’articulation du gros orteil. Il se caractérise par une douleur très aigue, nocturne, réveillant le patient. L’articulation est rouge, chaude, transpirante, se supportant pas le moindre contact (drap). La crise peut durer plusieurs jours en l’absence de traitement.

Les facteurs déclenchant peuvent être des excès alcooliques, alimentaires, mais aussi une activité physique importante la veille, une prise de corticoïdes, des diurétiques, une vaccination, une intervention chirurgicale, un accident.

A ce stade, l’analyse de sang montre un taux élevé d’acide urique. La radiographie en début de maladie est normale.

L’évolution.

En l’absence de traitement, la goutte va toucher sur plusieurs années d’autres articulations. On peut assister à des arthropathies goutteuses, c’est à dire à une destruction des cartilages articulaires avec arthrose précoce.

Des lithiases (ou calculs) urinaires peuvent s’associer à la goutte (cf article)

Des tophi peuvent apparaître. Ce sont des nodules sous cutanés contenant des cristaux d’urate de sodium. Ces tophi sièges au pavillon des oreilles, aux coudes, aux doigts et aux pieds. Ils peuvent, associés aux arthropathies goutteuses, déformer de façon impressionnantes certaines articulations.

Les traitements de la goutte.

Le régime.

Le régime constitue la première approche de l’hyperuricémie. La consommation d’abats doivent être proscrite (ris de veau, foie, rognons, gibier faisandé etc..). Le régime doit être réduit en protides, surtout s’il y a surcharge pondérale. Les boissons alcalinisantes sont conseillées (eaux gazeuses).

Les traitements médicamenteux

Ne sont traitées que les hyperuricémies symptômatiques car les traitements médicamenteux ne sont dénués d’effets secondaires et présentent des incompatibilités avec beaucoups d’autres classes médicamenteuses. En outre, l’hyperuricémie n’est pas un facteur de risque cardio-vasculaire.

Les traitements médicamenteux agissant en réduisant la synthèse d’acides nucleïques.

L’allopurinol est le puissant de ces médicaments. Le démarre se fait à dose croissantes en associant de la colchicine pour éviter les crises de gouttes souvent déclenchées par l’initiation de ce traitement. Il y beaucoup d’interaction médicamenteuses avec certains antibiotiques (ampicilline), des antidiabétiques oraux (chlorpropamide) et anti vitamines K.

Les traitements inhibants la réabsortion rénale de l’acide urique

Le benzbromarone est le plus utilisé. les doses doivent être aussi progressives. On note parfois des colites et diarrhées.

http://www.medecine-et-sante.com/maladiesexplications/lagoutte.html

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