C’est en Bretagne (NDT : il nous a été demandé de ne pas citer le lieu exact) près d’Allineuc que se sont déroulés ces faits en 1999.

Cette dame, que nous appellerons « Ginette », vie seule depuis longtemps dans cette vieille maison sans age, mainte fois rafistolée mais encore bien debout malgré le temps. Ginette est à l’age ou on a besoin d’une aide pour vivre, c’est au quotidien qu’elle reçoit la visite de Marie, une villageoise dévouée qui lui apporte les repas et un peu de compagnie contre un peu d’argent. Marie en témoigne encore aujourd’hui : Ginette était une femme droite et digne, avec toute sa tête. elle a gardé toutes ses facultés mentales jusqu’à sa mort en 2001. Rien ne laissait présager en elle à une quelconque folie ou dérangement volontaire.

Au contraire, Ginette ne cherchait pas à se qu’on s’intéresse à elle, au contraire elle n’aspirait qu’à finir simplement et paisiblement ses jours. Cependant il devait en advenir autrement.

C’est Marie Combiard qui rapporte ces faits aujourd’hui :

« Un matin que je suis arrivée pour faire un peu de ménage chez Ginette, j’ai été saisi par un étrange sentiment d’oppression. La maison semblait comme remplie de mauvaises ondes. J’en fais aussitôt part à Ginette qui me confie ressentir la même chose. elle me dit : -« c’est depuis que la dame vient me voir au bout de mon lit, elle me fait peur ». Je lui demande alors de me donner plus de renseignements sur cette dame, mais elle reste floue, comme sans vraiment savoir. Cela faisait semble t-il plus d’un mois qu’une dame venait la voir au bout de son lit, la nuit… Elle ne voyait pas son visage, mais Ginette en avait peur.

J’en parlais vite autour de moi, sachant que je partais le soir après ma dernière visite en fermant la porte à clé derrière moi, il ne pouvait entrer personne sans effraction visible… Beaucoup de gens se sont vite pliés à un jugement facile : « la vieille perd les pédales », seulement moi je savais qu’il n’en était rien. Cette situation ne me plaisait guère. J’avais appris à aimer ce petit bout de femme rempli d’amour, d’affection et de bon conseils.

Une autre fois (7 ou 8 jours après), Ginette était tombée malade et elle m’appela dans l’après midi. En arrivant je constatais un certain désordre inhabituel dans la pièces. Ginette était couchée avec une forte fièvre. En remettant de l’ordre je demandais d’où provenait ce chambardement. « -C’est cette dame, elle me fait peur et elle cri. Je ne vois pas son visage… »

A cet instant je dois bien avouer qu’il fallait que je me rende à l’évidence : Ginette perdait les pédales… Par contre je ne savais pas expliquer comment elle avait été capable de bouger les meubles (dont une armoire en chêne massif d’au moins 200 kg).

ginette victime d'une sorcière

Portrait de « Ginette » à la fin des annèes 80

« La dame vient me voir au bout de mon lit, elle me fait peur… »

Le médecin devait arriver à 15h et je suis restée avec Ginette tout ce temps. Elle m’expliquait que cette femme « visiteuse » était une sorte de sorcière, comme dans les livres d’enfants, qu’elle n’avait pas d’yeux et qu’elle lui tirait les pieds au bout de son lit.

Le médecin que j’avais pris en apparté dans l’arrière cuisine m’explique alors que l’état de Ginette était stable et que sa fièvre était surement la cause de ces soit disant « apparitions ».

Le temps s’est écoulé doucement, je revenais tous les jours pour aider Ginette. elle me parlait de plus en plus de son « fantôme ». Fait étrange, c’est qu’il me semblait également là sentir autour de moi… Fait encore plus étrange : Ginette perdait beaucoup de poids, elle disait que « la chose » ne là laissait plus dormir et que sa présence était « diabolique ».

C’est trop pour moi, je décide d’y voir plus clair. Deux mois après les premiers signes étranges apparus dans cette maison, je prends mon courage à deux mains (oui en effet je l’avoue, cette histoire me faisait quand même peur) pour passer la nuit avec Ginette. Nous avons un peu veillé, puis nous nous sommes couchées vers les 22h30. Comme je le présentais, la nuit se déroula sans problème : Pas de manifestations quelconques ni encore moins de sorcières… Certes quelques bruits de craquements et des murs qui grinces, mais dites moi quelle vieille maison ne rend pas ces effets la nuit…

Ginette s’excuse platement, je ne lui en veux pas, mais je lui fais promettre de revoir le médecin.

2 semaines plus tard, j’arrive chez Ginette comme à mon habitude, il devait être 8h. Ginette était debout derrière la porte et pour fait de bonjour elle me dit cette phrase glaçante : « La dame marche au plafond, j’ai très peur ».

Son regard était vide, elle sentait franchement l’urine et j’ai eu en voyant Ginette dans cet état un froid dans le dos…

« -Je vous jure Marie : elle marche au plafond de long en large… » me dit-elle « -n’allait pas dans la chambre, elle y est encore ! »

Mon sang se glaça à nouveau mais c’est à cet instant que tout a basculé : Ginette se fige de plus bel et tend son bras en ma direction :

« elle est derrière vous ! »

Une femme hideuse, sombre, sans visage…

En me retournant brusquement je vis pour la première fois la vérité : Une femme hideuse, sombre, sans visage, vêtue d’une longue robe grise retroussée : elle marchait au plafond en agitant la tête en balancier de gauche à droite très rapidement…

Je suis restée 1 minutes (la minute la plus longue de toute ma vie, croyez moi) à regarder ce spectacle. Cette « forme » semblait parler, mais on ne distinguait pas grand chose, des injures : « vilaine, salope, putain… » le reste était dans une espèce de langue étrangère (je ne connais que ma langue natale : le Français).

J’ai sorti Ginette dehors en la trainant par la taille (elle était très légère) et nous sommes toutes les deux enfuies vers xxxxx (NDT : nom de ville volontairement supprimé).

Je suis revenue sur les lieux 2 jours après, avec les gendarmes et monsieur le maire. Nous avons constaté une horrible chose : la maison avait été mise à sac, dévastée de fond en comble (voir photo ci-contre). Le rapport de gendarmerie conclut à un cambriolage, nous laissant Ginette et moi seules témoins d’une histoire affreuse que personne n’a jamais réellement cru (Même si à l’époque peu de gens étaient au courant, la nouvelle à quand même fait le tour du village)…

Je n’ai pas pu non plus en parler beaucoup plus avec Ginette puisque la pauvre est morte à l’ hôpital d’un cancer généralisé en 2001.

Mon fils est retourné sur les lieux, la maison a été vendue, j’espère juste que les nouveaux habitants ne seront pas inquiétés.

Aujourd’hui je ne veux plus entendre parler de cette histoire. Je la raconte dans l’unique but de me soulager mentalement, de m’en exorcicer. Je suis croyante pratiquante et je conseille à tous et toutes de bien faire une place au bon Dieu dans leur vie.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s