Les meilleures formules pour clore une lettre


Réussir à coucher sur papier ce qu’on veut dire à l’autre, c’est bien. Le faire en sachant en plus trouver une formule classe pour clore sa lettre, c’est mieux.

Qu’on écrive à un pote, un(e) petit(e) ami(e) ou un(e) futur(e) ex, s’il y a bien une chose qu’on veut réussir, c’est la dernière phrase — la cerise sur le gâteau, les quelques mots qui pourront parachever votre missive à la perfection.

Ne butez plus sur la panne d’inspiration ! Grâce à Karl Marx, Frida Kahlo ou Théophile Gautier, nous avons sélectionné pour vous les meilleurs au revoir épistolaires. À vos plumes !

Version amicale

Si elles sont légion dans le domaine amoureux, quand il s’agit d’amitié, les déclarations se font plus rares. Pourtant, quel meilleur contexte qu’un au revoir épistolaire pour ce genre d’aveu ?

Georges Brassens, pour clore une lettre à son ami Roger Toussenot, lui avoue : « Dans tous nos gestes et dans chacune de nos pensées, tu occupes la plus grande place, la seule possible. Nous t’embrassons. »

Victor Hugo était sans doute l’ami idéal, puisque nombreux sont les témoignages d’amitié à son égard sur le plan épistolaire !

Louise Michel va jusqu’à lui écrire : « À bientôt, car, si je ne vous écrivais pas, je ne pourrais supporter la vie. » ; mais c’est selon nous Alexandre Dumas Père qui lui adresse les meilleurs mots, ceux qu’on voudrait avoir nous-mêmes écrits à notre best friend : « À vous, frère par la pensée ; à vous, ami par le cœur. »

Version fleur bleue

Un peu de miel, que diable ! Qui a dit que le romantisme était mort ? Osez insérer quelques mots doux dans l’ultime phrase de votre missive : c’est le moment idéal.

Inspirez-vous du Marquis de Sade (oui, oui, lui-même !) qui, dans un élan de préciosité insoupçonné, écrit à Mademoiselle de Lauris : « Va, tu as beau dire, mais je te jure que nous ne serons jamais l’un qu’à l’autre. »

Vous pouvez préférer l’option Louise de Vilmorin qui s’adresse de sa plume charmante à André Malraux : « Sans vous, je suis perdue car je vous appartiens. Revenez à mon amour parfait. »

Pour un cri du cœur des plus sincères et touchants, c’est vers Jean Cocteau écrivant à Jean Marais qu’il faut vous tourner : « Serre-moi contre ton cœur. Aide-moi à être un saint, à être digne de toi et de moi. Je ne vis que par toi. »

Mais — attention les yeux — le plus virtuose des romantiques reste pour nous Edgar Allan Poe qui termine une de ses lettres à Sarah Helen Whitman par cette superbe promesse : « Cette nuit, mon âme vous rejoindra en rêves et vous dira la reconnaissance émue que ma plume est incapable d’exprimer. »

Version sexy

Les adieux sexy sont le moment d’user de métaphores lascives pour faire saliver un peu le destinataire de votre lettre grâce à quelques allusions bien senties. Pour les plus téméraires qui se demandent où trouver une version Jacquie et Michel, ce sera plutôt par ici !

Dans la poitrine de Karl Marx battait aussi le cœur d’un amant fougueux ! Vous pouvez lui empruntez les mots qu’il adresse à Jenny : « Ne pouvant utiliser mes lèvres pour t’embrasser, je le fais avec ma langue et mes paroles. »

Idem pour François Mitterrand, qu’on n’aurait pas soupçonné d’être aussi explicite dans ses lettres à Marie-Louise : « Et ma pensée s’attache sur ces minutes encore proches où tu étais près de toi, où je pouvais t’entendre, te voir, te toucher et t’embrasser de toute ma tendresse. »

Enfin, si vous cherchez la parfaite formule concise mais qui en dit très, très long, tournez-vous vers les mots magistraux de Théophile Gautier à Carlotta Grisi : « À vous invinciblement, obstinément et passionnément. »

Version bashing chic

Bon, ne nous voilons pas la face, il arrive aussi qu’on souhaite faire de cette dernière phrase la véritable der des ders, de celles sur lesquelles on ne revient plus et qui n’appellent pas vraiment de réponse. Mais rien n’empêche de l’écrire avec classe !

Prenez exemple sur Renée Vivien, en rompant avec Natalie Clifford Barney, n’oublie pas de rester digne : « Je te donne le lointain baiser de ceux qui s’en vont au tournant des chemins. Tendrement et tristement. »

Frida Kahlo, fidèle à sa classe légendaire, signe un au revoir remarquable (bien que temporaire) à Diego Rivera : « Celle qui vous aimait d’une impétueuse folie fait ses adieux. »

Enfin, si vous êtes sceptiques mais malgré tout déterminé(e), c’est vers cette lettre de Sarah Bernhardt à Mounet-Sully qu’il vous faut regarder : « Puissent tes baisers raviver l’amour sur mes lèvres. J’en doute. »

Et selon vous, quelle serait la meilleure façon de clôturer une lettre ?

(Permettez nous d’emprunter ses mots à Arthur Rimbaud en vous précisant que « vous seriez exécrable de ne pas répondre » )

Auteur : samychaiban

Licencié ès lettres modernes de « l’Ecole Supérieure des Lettres de Beyrouth » , faculté française dont les diplômes sont dispensés par l’Université Lyon III, je donne des leçons particulières en langue et littérature françaises, je prépare au Bac français et je compose des notes de recherches ou des memoires pour les étudiants des Universités francophones. Contactez-moi au 96170928822 ou au 9614923322 Né le 26 octobre 1947 , à Beyrouth ( Liban ) , j’ai passé ma jeunesse au Sénégal où j’ai vécu de 1951 à 1962.J’y ai fait mes études primaires et complémentaires chez les Pères Maristes à Hann ( Dakar ).Doté de mon BEPC en 1962, je suis retourné au Liban avec mes parents.J’ai fait mes études secondaires chez les Frères Maristes à Jounieh puis à Champville et ma Terminale A au Lycée Franco-Libanais à Beyrouth.J’ai eu ma « Licence ès lettres modernes » de « l’Ecole Supérieure des Lettres de Beyrouth » , faculté française dont les diplômes sont dispensés par l’Université Lyon III.J’ai enseigné la langue et la littérature françaises de 1962 à 2006,dans différents établissements scolaires tout en ayant comme point d’attache « Saint Joseph School »,Cornet Chahwan. J’ai pris ma retraite en 2006 pour des raisons personnelles. Je suis marié et père de famille.Je suis poète à mes moments perdus,romantique et fidèle à mes amitiés.Je suis AMOUREUX FOU DU LIBAN .

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