Pensée du mercredi 25 novembre 2015.


« Chaque événement étant la conséquence d’un événement antérieur, il est impossible d’interpréter correctement le présent si on ne jette pas un regard sur le passé. Mais ce présent, qui est la conséquence du passé, il faut savoir qu’il est possible de travailler sur lui pour que l’avenir soit meilleur, plus beau, plus lumineux. Donc, pour bien comprendre le présent des êtres, non seulement on doit le considérer comme la conséquence d’un passé lointain, mais aussi comme le point de départ pour une nouvelle existence.
Celui qui étudie une vie humaine sans tenir compte du fait qu’elle est reliée à des vies passées et à des vies futures ne peut pas en avoir une appréciation exacte. Devant certaines existences, on ne peut pas s’empêcher de penser : « Quel gâchis ! ». Mais il faut tenir compte de ce que cette existence n’est qu’un maillon d’une longue chaîne et que les maillons suivants peuvent être améliorés. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Des Japonais se baignent dans du Beaujolais nouveau !


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Des Japonais se baignent dans du Beaujolais nouveau !

PLOUF La tradition perdure depuis dix ans déjà…

Pour la dixième année consécutive, les Japonais ont célébré l’arrivée du beaujolais nouveau en se baignant dans des spas à la teinte rubis. Avec huit heures d’avance sur la France, le Japon, client numéro un à l’étranger qui aspire à lui seul plus d’un quart des bouteilles de Beaujolais, a donc fait sauter les bouchons et ces habitants ont été les premiers de la planète à trinquer.

Et comme chaque année, les premières caisses du nectar prisé par les Japonais ont été accueillies à l’aéroport comme des stars par les médias nippons.

Un hommage aux victimes des attentats parisiens

A noter que les festivités ont aussi été marquées par un hommage aux victimes des attentats de Paris, survenus ce 13 novembre.

« Nous nous sommes demandé si nous devions maintenir notre soirée mais nous avons pensé que nous ne devions pas changer notre quotidien, et que ce serait un signe de soutien pour la France », a déclaré Yuji Yamazaki, PDG de Suntory Wine International, qui organisait une réception à Tokyo.

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James Bond: L’Inde censure les scènes de baiser dans «Spectre» !


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James Bond: L’Inde censure les scènes de baiser dans «Spectre» !

Deux scènes de baiser ont été réduites «de quelques secondes» et deux jurons ont également été coupés…

Les fans indiens de James Bond ne pourront pas profiter des longues scènes de baiser figurant dans la dernière aventure de 007, Spectre.

Jugeant ces scènes inadaptées au public, la très prude commission indienne de certification des films a décidé tout simplement décidé de les couper.

​L’Inde a beau avoir donné naissance au Kama Sutra, le Central Board of Film Certification (CBFC) a donné un coup d’arrêt au romantisme de la vie du célèbre espion britannique réduisant deux scènes passionnées entre Daniel Craig et Monica Bellucci, puis entre l’interprète de James Bond et Lea Seydoux.

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Les producteurs du film pouvaient contester cette décision

Spectre, qui sort en salle aujourd’hui, vendredi, en Inde, a pourtant été classé parmi les films accessibles sans restriction aux adultes, ce qui signifie que les enfants de moins de 12 ans peuvent y aller avec leurs parents.

Mais une source travaillant chez Sony Pictures Entertainment a bel et bien confirmé que les deux scènes de baiser avaient été réduites « de quelques secondes », précisant que deux jurons avaient aussi été coupés. De son côté, Pahlaj Nihalani, président du CBFC, a précisé que les producteurs du film pouvaient contester cette décision mais qu’ils ne l’avaient pas fait.

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La sortie de « 50 nuances de Grey » bloquée

La censure indienne a une longue histoire d’interdiction et de coupe dans les films, en particulier pour ceux jugés trop osés ou susceptibles de heurter les religions. Cette année, le CBFC a ainsi bloqué la sortie de 50 nuances de Grey qui avait pourtant été édulcoré pour être admis en Inde.

L’un des membres de cette commission Ashoke Pandit, qui avait déjà qualifié cette année Nihalani de « tyran », a fait part de son mécontentement devant la censure du dernier James Bond, mercredi dans un tweet. « Spectre est salué dans le monde entier mais à nouveau #PahlajNihalani sème la zizanie en intervenant avec son idéologie #JamesBond », a-t-il écrit.

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*** L’homme que n’aimaient pas les chiens ***


Il avait marché longtemps. On ne sut jamais ni son nom, ni quel pays l’avait vu naître, ni d’où il venait, ni à quel saint, quelle religion il se vouait, ni ce qu’il faisait dans ce chaos de montagnes déchiquetées, dépecées par les vents, calcinées par le soleil, dévorées jusqu’aux os par la neige.

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Quoique jamais ni les vents, ni le soleil, ni la neige n’eussent soumis le pays à telle violence que le temps lui-même : les montagnes témoignaient de blessures immémoriales, ce n’étaient que chairs meurtries, froissées, os brisés mille fois, en un fatras pantelant de rochers blancs, gris, couche sur couche, déchiré tel un titanesque jeu de cartes pour dieux ou pour géants… Drainé par les vallats, la pâte des monts environnants nourrissait une ferme, quelques prés, un jardin, protégés par les faïsses de la pugnacité du temps…

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L’homme avait frappé à la porte du mas. La source de Palières était gelée : ce n’était pas un temps à laisser un chrétien dehors. Le père Peiredon lui avait offert un bol de soupe, le vagabond avait marqué son contentement d’un claquement de langue, le fermier lui avait proposé de rester, pour l’hiver, de se rendre utile : il y avait du bois à couper, de petits travaux pour meubler le temps en attendant le printemps… Quand les beaux jours égayèrent les grands arbres secs de premiers bourgeons, alors que les champs, les prairies, se couvraient de fleurs, que l’herbe dégouttante de sève verte frissonnait au moindre ventolet, l’homme s’était rendu indispensable : sans jamais prononcer le moindre mot, sans jamais rire ni sourire, sans jamais s’exprimer autrement que par un petit claquement de langue pour marquer son contentement, son irritation, sa frustration, il oeuvrait, se levant avec les poules, se couchant avec le soleil… Deux ans plus tard, il occupait toujours le même coin de grange, mangeant à la table des Peiredon ! Il inquiétait, avec ses gros yeux bleus qui lui sortaient des orbites, qui vous regardaient fixement, vous glaçant l’âme, vous contraignant à détourner le regard. C’étaient les seules choses qui semblassent vivantes dans ce visage taillé à coups de serpe, avec tous ses poils noirs qui s’extravasaient à foison des narines, des oreilles, et l’énorme limace noire des sourcils, velue, d’un seul tenant. Les cheveux étaient roux, comme le teint de l’homme, le bas du visage gris d’une barbe qu’il ne parvenait jamais à raser tout à fait… Il marchait en allongeant la foulée, sans que le haut du corps ne bougeât. Les piquets des deux bras pendaient, interminables. On ne s’était jamais habitué à sa présence, il ne faisait pas partie de la famille, comme à la longue les valets, les servantes. C’était quelque chose comme une bête de somme, qui devançait les ordres, obéissait sans broncher ! Sans le père Peiredon, il y a beau temps que les filles, la maîtresse, l’auraient chassé. Pour les femmes, il était le Diable. Elles en donnaient pour preuve le comportement des chiens : dès qu’il paraissait, le bâtard rouge et noir à longs poils du maître grondait. Lorsqu’il approchait d’une ferme, les chiens mis en fureur tiraient sur leur chaîne, s’étranglaient à moitié pour se jeter sur lui. Ça tenait à son odeur, ou parce qu’il n’aimait pas les chiens : les bêtes gueulaient. Le regard bleu devenait glacé, les mâchoires se serraient, les dents crissaient, un peu de bave dégoulinait au coin des lèvres étroites que souillait parfois un mince filet de sang, le teint tournait gris, du même gris que le menton jamais rasé… Le maître laissait dire les femmes. Il égrenait la litanie des travaux auxquels elles devraient s’atteler si l’homme n’était pas là. Il concluait toujours par :  » La saison prochaine, je lui donnerai congé ! « 

Un beau jour, le maître céda ! L’autre partit sans un mot faire son baluchon : quand il revint, les muscles de sa main blanchissaient à force de serrer la serpe. Rien n’y fit, ni les supplications, ni les plaintes, ni les râles, ni les coups : l’homme semblait insensible, de corps et d’âme. Quand il déposa enfin la serpe sur la table où l’on avait dressé le souper, le mas comptait neuf cadavres : le maître, la femme, les trois filles, le gendre, la servante, les deux valets ! L’homme referma soigneusement la porte, il aspira un grand coup, il ajusta son baluchon sur l’épaule. Il repartit, en allongeant la foulée, sans que le haut du corps ne bougeât, les bras comme des piquets, interminables… Le chien de la maison hurla à la mort ! Il se secoua, comme s’il sortait d’un long, long, long sommeil. Il fit demi-tour, marcha sur la bête qui gueula de terreur. Les chiens des mas environnants lui firent écho… D’un coup de pierre, l’homme l’assomma. Il s’acharna sur le cadavre jusqu’à n’en laisser qu’une bouillie informe… Il reprit la route, pressé de laisser entre lui et les meurtres le plus de distance possible : avec un peu de chance, en se cachant des hommes, en se nourrissant d’écorces, de petits animaux, il gagnerait la Suisse, il s’y ferait oublier, quelques années…

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Il marchait vite. Dans le bois de Laune le piège à loups se referma sur sa cheville, lui arrachant sa première plainte, depuis des mois, ou des années. Le soir n’était plus loin, la colère avait consummé ses forces : il ne parvenait pas à desserrer les mâchoires qui lui broyaient la cheville, les dents d’acier plantées dans les os… Les loups se mettraient bientôt en chasse. Il hurla de terreur, comme une bête. Les chiens, à cinq lieues à la ronde, lui firent écho : ceux des Capelans, les chiens à loups de la Calquière, les bergers de la Remise, les chasseurs des Malines, le gros roux du moulin de Vitou, le borgne du Bijournet, le boiteux des Curières ! Plus il hurlait, mieux les chiens répondaient. Les appels approchaient… Le noir et feu du Martinet se dressa non loin d’un châtaignier, les bergers de la Remise déboulèrent de derrière un massif de hêtres… Deux cents gueules dégouttaient de bave et de haine. Quatre cents yeux rouges flambaient dans l’obscurité naissante. Le gros roux du moulin de Vitou, d’un bref claquement de mâchoire, donna le signal de la curée… L’homme rit, pour la première fois : les loups n’auraient pas sa peau !

EBay: Le vinyle «le plus rare au monde» mis en vente 100.000 dollars


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EBay: Le vinyle «le plus rare au monde» mis en vente 100.000 dollars

Le vinyle présenté comme le plus rare du monde était disponible sur eBay, jusqu’au 8 novembre dernier. Mis en vente au prix plancher de 100.000 dollars, il s’agissait du 33 tours qui avait révélé Bob Dylan à travers le titre The Freewheelin’, sorti en 1963 sur Columbia Records.

Quatre titres supprimés par la maison de disque

La version qui était récemment proposée sur le site de vente aux enchères comportait quatre chansons qui allaient, par la suite, être supprimées du pressage final de l’album, chose qui fait bien sûr, aujourd’hui, la rareté de l’objet en question.

Selon le site Tsugi, qui relaie cette information, ces quatre titres avaient été supprimés par la maison de disques, propriété de la chaîne américaine CBS, après que cette dernière a interdit à Bob Dylan de jouer dans une de ses émissions la chanson Talkin’ John Birch Paranoid Blues, titre satyrique ironisant la perception du communisme dans le pays de l’oncle Sam.

Retrouvée dans une boutique d’occasions à New York

Dès lors, quatre nouveaux morceaux avaient remplacé les précédents dans le tirage final, mais une des usines de pressage n’en avait pas reçu l’ordre, et avait donc produit un nombre infime de copies du vinyle original. Une poignée de ces copies, en mono, avait été retrouvée dans le sud de la Californie dans les années 1960.

Bien plus tard, en 1992, une copie stéréo (il en existerait une seconde) avait été retrouvée dans une boutique d’occasions à New York, par David Eckstrom, du label Forever Young Records, qui l’avait alors acquise pour 35.000 dollars. C’est donc ce dernier qui était à l’origine de cette récente mise aux enchères.

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5 choses horribles que l’on découvre quand on part vivre à l’étranger, et dont personne ne parle jamais…


Construire une toute nouvelle vie loin de tout ce que vous connaissez -et que vous avez connu-, repartir à zéro, se sentir vivant et avoir l’impression de vivre le truc le plus fou, le plus puissant au monde… Je sais que ceux qui ont déjà vécu cette expérience opineront du chef en lisant cela.

Si, comme moi, vous avez déjà vécu dans un autre pays, vous savez bien de quoi je parle : ce genre d’expérience est absolument inoubliable, et cela vous enseigne infiniment plus de choses sur la vie, sur l’amour et sur la peur que n’importe quel livre, école ou formation professionnelle.

Certains vous diront — avec raison — que le fait de voyager a élargi leurs horizons d’une manière considérable, les a rendus plus ouverts d’esprit et plus libres et leur a montré ce qui importe le plus dans la vie.

Mais ce qu’ils ne vous diront pas, en revanche, c’est que c’est aussi la chose la plus aliénante, la plus emplie de solitude et de culpabilité qu’ils n’aient jamais faite.

Voici 5 choses qui arriveront probablement lorsque vous décidez de laisser votre maison derrière vous :

5 choses horribles que l'on découvre quand on part vivre à l'étranger, et dont personne ne parle jamais...

1. Les gens que vous aimez seront accablés

Peu importe à quel point vous essayez d’adoucir cette pensée, c’est comme ça : partir, c’est avant tout un choix égoïste.

C’est génial, parce que vous vivez votre rêve et que vous choisissez la vie que vous voulez (ou que vous pensez vouloir)… Mais en vérité, vous ne rendez personne d’autre que vous heureux.

Si vous avez la chance d’avoir des amis géniaux et une famille merveilleuse, ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour vous cacher leurs véritables sentiments, afin de ne pas vous faire de la peine. Ils ne voudront pas vous miner avec leurs doutes, leurs peurs, et leurs « qu’est-ce que tu vas foutre là-bas ? ». Ils vous diront à la place : « Si ça te rend heureux, alors vas-y, ça nous rendra heureux nous aussi ! »

Souvent, ils sont très bons et arrivent à vous convaincre que votre départ vers l’aventure est aussi excitant pour eux qu’il l’est pour vous. Pourtant, à l’aéroport, vous verrez une tristesse dans les yeux de vos parents, que vous n’avez jamais vue auparavant. Lorsque vous vous retournerez après avoir passé le portail de sécurité, derrière leurs sourires, vous apercevrez tout de même leur douleur. Ils auront l’air d’avoir pris d’un coup 10 années de plus.

2. Vous vous sentirez coupable tout le temps

Cela est d’autant plus vrai si l’un de vos proches vit quelque chose de particulièrement difficile — ça a été mon cas. Vous n’êtes pas là pour soutenir cette personne que vous aimez et qui aurait pourtant besoin de vous. Quoi que vous en disiez, même si vous essayez d’être présent par la pensée, par téléphone et par email, vous ne serez pas là pour offrir le réconfort de vos bras et pour sécher ses larmes.

Vous n’êtes pas là pour partager leur peine et leur tristesse, vous n’êtes pas là pour partager les instants de bonheur non plus. Vous raterez des anniversaires, des enterrements de vie de garçon et de jeune fille, des remises de diplômes, des mariages.

Bien souvent, vous direz que vous êtes désolé et que vous ne pourrez pas venir. Surtout si vous partez loin. Les contraintes de temps et d’argent vous obligeront à faire des choix douloureux. Si vous décidez de revenir pour le mariage de votre ami d’enfance, vous ne pourrez peut-être pas être présent pour les 60 ans de votre père. Comment choisir ? Comment justifier vos choix ensuite ?

Même si vous savez que c’est votre vie et qu’il revient avant tout à vous de décider comment vous souhaitez la vivre, bien des fois, cela vous fera vous sentir coupable. Vous aurez l’impression d’être le pire des amis ou le plus indigne des enfants.

3. Parfois, vous vous sentirez seul, très seul.

Personnellement, j’ai toujours eu la chance d’être entouré de gens absolument merveilleux. En bougeant d’endroit en endroit, je n’ai jamais eu trop de mal à rencontrer de nouvelles personnes pour sortir, me balader et me lier d’amitié.

Mais même si je n’ai jamais été vraiment seul, j’ai ressenti un profond sentiment de solitude, que je n’avais jamais connu auparavant.

Cela prend du temps pour construire une relation profonde avec quelqu’un. Alors, quand vous partez à l’étranger, vous passerez inévitablement beaucoup de temps avec des personnes qui seront géniales, drôles et pleines de vie, mais avec qui vous ne partagerez pas (encore) beaucoup de souvenirs.

Ce sentiment d’être avec quelqu’un que vous connaissez vraiment en profondeur et qui vous connaît tout autant pourra venir à vous manquer, parfois. C’est comme vivre votre première journée au collège une nouvelle fois… sauf que cette fois, vous êtes seul dans un autre pays, bien loin de votre famille et de tous ceux qui vous aiment.

4. À votre retour, vous aurez du mal à vous réintégrer.

Partir à l’étranger m’a transformé, de plein de façons différentes, et beaucoup plus profondément que ce que je n’aurai jamais imaginé. J’ai découvert des amours, des passions et des peurs que je n’aurais jamais cru avoir, et j’ai abandonné certaines vieilles convictions et modes de pensée parce qu’ils ne me semblaient tout d’un coup plus valables.

C’est un bon changement, que j’accepte pleinement et que je ne regretterai pour rien au monde… Mais cela m’a aussi — très lentement et de façon subtile — écarté des personnes et des lieux qui constituaient mon chez-moi.

En partant, c’est une portion énorme du déroulé de votre propre vie et de votre développement personnel que vous vivrez ailleurs. Du même coup, vous ne pourrez plus vous identifier complètement aux autres et à ce qu’ils ont vécu de leur côté.

Au lieu de cela, vous découvrirez une nouvelle maison dans un autre pays, qui comblera partiellement ce vide. Mais comme vous manquez de racines et d’histoire dans ce nouvel endroit, vous ne parviendrez jamais, en dépit de tous vos efforts, à vous y intégrer à 100%.

Vous vous retrouverez à vivre comme un étranger perpétuel, à la fois dans votre terre natale et dans votre terre d’adoption. La plupart des globetrotters que j’ai rencontrés sont aux prises avec cette question existentielle : à quoi est-ce que j’appartiens ? Où est vraiment ma maison ? Où est-ce que je veux vieillir ?

Dans l’incapacité de répondre à ces questions, on peut se retrouver à bouger encore — et encore, et encore. C’est comme si on cherchait à retrouver ce sentiment d’être chez soi, ce sentiment qu’on avait pourtant si hâte de laisser derrière soi…

5. Vous perdrez des amis proches

Des amis que vous n’auriez jamais pensé perdre, parce que vous avez grandi ensemble à la maternelle, parce que vous vous êtes liés d’amitié à la fac, parce que vous avez voyagé à travers l’Europe ensemble… Et pourtant, vous poursuivrez votre vie, chacun de son côté.

Inévitablement, vous allez transformer et/ou sacrifier des amitiés qui vous sont pourtant chères. Certaines perdureront bien sûr (heureusement), mais ce ne sera pas le cas pour bon nombre d’entre elles.

Ce n’est pas votre faute, ce n’est pas leur faute. Ce n’est la faute de personne, et en même temps c’est la faute de tout le monde. Quand on choisit différentes routes, cela peut briser la plupart des relations, et on n’y peut rien. C’est inévitable, c’est la vie, mais ce n’est pas facile pour autant. En perdant des amis, vous perdrez une partie de vous-même et de votre propre histoire.

Alors, est-ce que ça vaut vraiment la peine de faire le grand saut ? Oui, bien sûr, et sans aucun doute ! De grands bonheurs viennent parfois au prix de lourds sacrifices. Quand on veut adopter ce genre de mode de vie, on devra peut-être dire adieu à certaines choses, mais croyez-moi, le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Inde : ce lac est tellement pollué que des flammes s’en échappent !


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Inde : ce lac est tellement pollué que des flammes s’en échappent !

Le lac de Bellandur, près de Bengladore en Inde, est tellement pollué que la mousse toxique qui le recouvre prend parfois feu.

Si à première vue il donne l’impression d’être recouvert de neige, la réalité est moins poétique. Car c’est bien la toxicité des produits qui y sont déversés qui lui donnent cet aspect.

Jugez plutôt la longue liste de ce qui s’y trouve : ammoniaque, phosphate, pétrole et même les eaux usées de l’est de la ville dont les huiles de fritures. Ce cocktail détonnant provoque parfois des combustions, voire l’apparition de quelques flammes, comme en mai dernier.

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Dans d’autres circonstances, comme lors de fortes pluies, la mousse omniprésente se répand sur les routes causant d’évidents problèmes de circulation, sans compter d’insupportables odeurs. Fin septembre des voisins ont ainsi assuré que la mousse dépassait par endroit un mètre de hauteur.

Les associations locales sont désespérées et tentent d’alerter la population, notamment sur Facebook.  Les autorités, elles, ont lancé en mai dernier une enquête pour mieux comprendre la situation. Et le maire s’est récemment engagé à mener des travaux pour mieux drainer les eaux de pluies. Quand aux eaux usées, elles pourraient être détournées vers des bassins d’orages.

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