Pensée du jeudi 12 novembre 2015.


« Dans la tradition kabbalistique, les lettres et les sons représentent les éléments dont Dieu s’est servi pour créer le monde. Il existe ainsi une sorte d’alphabet cosmique, dont les lettres sont symbolisées par les vingt-deux lettres de l’alphabet hébraïque. Ces lettres se tiennent l’une l’autre dans l’univers. Celui qui sait les associer, les ajuster pour former des mots, des phrases, des poèmes, est un véritable scribe.
Le scribe, au sens initiatique du terme, est celui qui sait transposer les éléments de la langue, les lettres de l’alphabet, dans tous les domaines de la vie et particulièrement en lui-même ; il s’efforce d’assembler et d’ordonner ces éléments afin qu’il en résulte une « parole » belle et harmonieuse. Et c’est cela le plus difficile. Quand le désordre apparaît en l’homme, c’est que les « mots » sont mal placés ; il les a mélangés sans science, sans sagesse. Il doit donc commencer par apprendre le bon ordre des mots. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Il avait un ver solitaire dans le cerveau !


648x415_luis-ortiz-etudiant-californien-opere-apres-decouvert-ver-solitaire-cerveau.jpg

Il avait un ver solitaire dans le cerveau !

Le parasite élit généralement domicile dans les intestins…

Un ver solitaire a été retrouvé dans le cerveau d’un étudiant californien. Le jeune souffrait de violentes migraines, causées par l’animal, qui aurait pu lui coûter la vie. C’est un cas assez rare, étant donné que le ver solitaire élit généralement domicile dans l’intestin.

« Vous avez un parasite dans votre tête »

Luis Ortiz, étudiant de Sacramento, en Californie (Etats-Unis), a raconté sa mésaventure à la chaîne de télévision CBS. Après avoir souffert de maux de tête et de vomissements, il a fait plusieurs radios du cerveau. Ces analyses ont révélé la présence de l’intrus, qui avait élu domicile dans un kyste.

648x415_luis-ortiz-etudiant-californien-opere-apres-decouvert-ver-solitaire-cerveau 1.jpg

« Oh ! vous avez un parasite dans votre tête. Nous allons vous opérer et vite, parce que sinon vous allez probablement mourir », lui ont dit ses médecins, se souvient-il. La BBC rapporte que les médecins lui ont annoncé qu’il fallait l’opérer dans les 30 minutes.

1.000 cas par an aux Etats-Unis

Opéré en août, Luis Ortiz se porte bien. « Je suis juste heureux d’être en vie, parce qu’à une demi-heure près je n’aurais plus été là », a-t-il conclu.

Selon le Centre américain de contrôle des maladies et de prévention, environ 1.000 personnes se font opérer chaque année aux Etats-Unis pour des cas de ténias dans le cerveau.

etats-unis-ver-solitaire-cerveau

Un S.O.S. envoyé par le Titanic aux enchères !


Un S.O.S. envoyé par le Titanic aux enchères.jpg

Un S.O.S. envoyé par le Titanic aux enchères !

La maison d’enchères Heritage Auctions est sur le point de mettre en vente un télégramme exceptionnel. Pour la modique somme de 20.000 dollars, il sera en effet bientôt possible d’acquérir un S.O.S. envoyé par le Titanic à la compagnie White Star Line, copropriétaire du célèbre paquebot qui fit naufrage en 1912.

« Nous avons heurté un iceberg = naufrage imminent = Venez à notre secours = Position: Lat 41.46 N. = 50.14 Lon », peut-on ainsi sur ce bout de papier veilli par le temps. « Ceci est évidemment une preuve ou du moins un indice, sur le fait que le Titanic a fait  envoyer un message à la White Star Line à New York », explique Don Ackerman, de la la maison d’enchères Heritage Auctions.

S’il était arrivé à bon port, ce message aurait peut-être permis aux secours d’arriver à temps et de sauver le Titanic. Mais il en fut autrement. Quelques jours après le drame, le patron de la compagnie maritime, Philip Franklin, a indiqué ne jamais avoir reçu le moindre appel au secours du navire. Une affirmation qu’il répéta d’ailleurs devant la commission du Sénat. « Soit Franklin a menti devant la commission, soit il n’a jamais reçu le télégramme », argue M. Ackerman.

Un S.O.S. envoyé par le Titanic aux enchères1.jpg

Un faux?

Soit il s’agit d’un faux. Cent-trois ans plus tard, on est en effet en droit de douter de son authencité, même si son examen approfondi a confirmé qu’il datait bien du début du XXe siècle et qu’il n’a pas été falsifié. La façon dont il a été découvert, notamment, – en 1988, dans une  enveloppe avec la mention « Ceci a 86 ans » – pose question.

Don Ackerman, qui croit à son authenticité, a lui un explication toute simple. Ce télégramme pourrait tout simplement avoir échoué sur une pile de courrier non-ouvert. Il aurait ensuite été découvert des années plus tard.

Un-S-O-S-envoye-par-le-Titanic-aux-encheres

Le château de brume.


(d’après un conte hongrois librement adapté)

Il était une fois, un roi de Hongrie qui possédait une fille unique, la princesse Violette, dont la beauté aurait terni l’éclat de la plus resplendissante des étoiles. Un beau jour, au retour de sa promenade quotidienne auprès de l’étang avoisinant le palais, la princesse Violette fut prise de langueur. Elle dut prendre le lit. Les jours suivants, son état ne fit qu’empirer. Le roi de Hongrie, redoutant de perdre sa fille unique, fit mander les meilleurs médecins du royaume. Aucun ne sut dire de quoi souffrait la princesse, ni, par voie de conséquence, comment la soigner. Jusqu’à ce qu’un ermite, qui vivait jusqu’alors dans une grotte au fin fond d’un bois profond, s’y nourrissant de cresson et d’eau fraîche, averti on ne sait trop comment, ni par qui, de la maladie qui frappait la jeune fille, se présentât. Il resta trois jours, trois nuits en prière, au chevet de la princesse.

Au matin du quatrième jour, il se tourna vers le roi :

– Je sais, dit l’ermite, de quel mal souffre la princesse. Il y a peu, elle s’est endormie auprès de l’étang avoisinant le palais. Durant son sommeil, le nain du château de brume est venu, dérobant l’anneau que vous lui aviez offert pour ses seize ans.

Chacun au palais connaissait le château de brume. On pouvait l’apercevoir, au loin, de la fenêtre de la chambre de Violette. Si chacun le connaissait, nul, jamais, n’y avait mis les pieds. Ce château-là était défendu par une ceinture d’épineux aux ronces grosses comme la cuisse, aux épines plus aiguës que le plus aigu des poignards.

– Pour que la princesse guérisse, poursuivit le moine, il faudrait que quelqu’un tue le nain du château de brume. Il n’y a qu’un homme capable d’un tel exploit. Cet homme porte une tache de naissance en forme d’étoile à hauteur du cœur.

Le roi fit proclamer aux quatre coins du royaume de Hongrie que l’homme à l’étoile eût à se présenter devant lui. La nouvelle parvint jusqu’à un château des confins du royaume ; un château dans lequel vivaient la veuve d’un chevalier et son fils, Violet, qui portait sur le cœur… une tache de naissance en forme d’étoile. Le jeune homme en éprouva une joie immense, qui n’avait d’égale que le désespoir de sa mère. Elle pleura toute une nuit.

Au matin, la brave femme s’en fut trouver son fils :

– Je consens à ce que s’accomplisse ton destin. Je prierai pour toi, lui dit-elle. Avant de partir, je te demande d’accepter de porter le casque, l’épée et le bouclier de ton père. Ils te protégeront et te porteront chance.

Ainsi équipé, Violet se rendit, aussi vite que le put son cheval, jusqu’au palais. Il se fit reconnaître comme l’homme à l’étoile. On l’introduisit dans la chambre de Violette. Son visage était aussi pâle que les draps dans lesquels elle reposait. Quand elle vit Violet, Violette sourit faiblement. Elle déclara qu’elle promettait de lui vouer un amour éternel, pourvu qu’il se pressât d’aller combattre le nain du château de brume. Puis elle perdit connaissance.

Violet prit le chemin du château de brume. Il eut beau s’escrimer à couper les ronces qui lui barraient la route, celles-ci repoussaient plus grosses, plus menaçantes que précédemment. Le jeune homme s’assit dans l’herbe pour réfléchir. Il vit venir à lui une jeune fille dont les amples vêtements flottaient sans cesse autour d’elle.

– Je suis la fille du roi des vents, lui dit-elle. Je sais qui tu es et ce qui t’amène. Je consens à te transporter où t’appelle ton devoir, à condition que tu acceptes d’en payer le prix.

Violet écarta les bras en signe d’impuissance :

– Je n’ai rien emporté, ni or, ni argent.

La fille du roi du vent sourit.

– Je ne veux rien de tout cela. Je veux, pour prix de mon service, une rose, fraîche éclose, encore baignée de la rosée du matin.

Le jeune homme promit tout ce qu’on voulut pourvu qu’elle le transportât sans plus tarder où il voulait se rendre. La fille du roi des vents le prit dans ses bras.

En l’espace d’un courant d’air, Violet se retrouva dans l’enceinte du château de brume. Bien vite, il gravit l’escalier qui menait à la Grande salle. Il vit le nain qui l’attendait. En voyant son adversaire, Violet ne put dissimuler un sourire. Le nabot était boiteux, bossu, manchot de surcroît, il n’avait en bouche qu’une dent, et il ne possédait qu’un œil au milieu du front. Le chevalier ne ferait du nain qu’une bouchée.

Le petit homme se saisit d’une épée accrochée au mur, une épée qui devait peser son quintal, une épée qu’il fit tournoyer au-dessus de sa tête aussi aisément que s’il se fut agi d’une baguette de coudrier. En vérité, le nain s’avéra plus habile au métier des armes que le plus habile des capitaines des armées du roi de Hongrie.

Violet n’était pas maladroit non plus. Le combat dura toute la nuit, sans que jamais l’un ou l’autre combattant prît le dessus sur son adversaire. Au matin pourtant, le nain posa un court instant son épée pour essuyer la sueur qui ruisselait dans son œil unique. Profitant de l’occasion, d’un coup d’épée, d’un seul, Violet fit sauter la tête du petit homme.

La tête coupée s’adressa au jeune homme :

– Je n’ai pas de haine contre toi. Que je l’eusse emporté, je ne t’aurais pas épargné non plus. J’apprécie les adversaires valeureux. Permets-moi de te donner un conseil : garde-toi de rien emporter qui appartienne à ce château.

Le jeune homme haussa les épaules. Il n’avait jamais eu l’intention de prendre quoi que ce soit qui appartînt au château de brume.

La tête du nain se tut à jamais.

En sortant du château de brume, il vit que les épineux avaient disparu. Il vit aussi la fille du roi des vents qui l’attendait.

– N’as-tu rien oublié, lui dit-elle ?

En se retournant, le jeune homme vit le rosier qui ornait le seuil du château de brume. Il y cueillit une rose, fraîche éclose, encore baignée de la première rosée du matin.

À peine la fille du roi des vents eut-elle accroché la rose à son corsage, que Violet oublia Violette.

Au moment précis où le nain se taisait à jamais, la princesse se levait de son lit, déclarant à qui voulait l’entendre qu’elle ne s’était jamais si bien portée.

Elle attendit longtemps, longtemps, longtemps, le retour de Violet. Si longtemps qu’elle perdit patience. Elle décida de partir à sa rencontre. Elle passa le pont-levis déguisée en garçon.

Un beau jour, elle s’arrêta dans une ville. Elle prit son repas dans une auberge où dînaient dix petits Tsiganes (que l’on nomme ailleurs Boumians, Caraques, Gitans, Bohémiens, Gypsies ou Zingaros), jouant qui du violon, qui de la guitare.

Alors qu’elle traversait ensuite la ville, elle vit un cortège qui se rendait à l’église. C’était un mariage. Quelle ne fut pas sa douleur en reconnaissant dans le futur marié Violet, qui épousait la fille du roi des vents.

Elle retourna dans l’auberge. Elle proposa aux dix petits Tsiganes d’apprendre une certaine chanson.

– Chanter nous plaît, lui dirent-ils. Mais nous devons aussi manger. Que nous offres-tu en échange ?

– Je connais un château qui n’appartient à personne, répondit-elle. Il est à vous !

Contre le château de brume, les dix petits Tsiganes acceptèrent de se rendre à l’église.

Ils y chantèrent la certaine chanson :

Jo-lie, joli-iette,

Mignonne, mignonnette,

Pleure, pleure Violette,

Violet s’en est allé,

Pleure, pleure Violette

Violet t’a oubliée.

À ces mots, le futur marié se leva, il dévisagea chacun des présents. Il reconnut, dans les traits d’un jeune garçon de l’assemblée, le visage aimé.

– Violette, s’écria-t-il !

La fille du roi des vents disparut, dans un courant d’air. Comme le prêtre ne voulait pas s’être dérangé pour rien, Violet épousa Violette.

Quant aux dix petits Tsiganes, ils rassemblèrent leur femme, leurs enfants, leurs parents, leurs amis. Ils prirent la direction du château de brume, avec leurs roulottes, leurs paniers, leurs chevaux et leurs chiens savants, leurs ours, leurs singes ; qui jouant du violon, qui jouant de la guitare. En pénétrant dans le château, un souffle de vent dispersa le château de brume. Une tour par-ci, une tour par-là, la muraille d’enceinte ailleurs. Les Tsiganes se dispersèrent aussi.

Depuis, les Tsiganes, Boumians, Gitans, Caraques ou Bohémiens parcourent le monde, de hameau en hameau, de village en village, de ville en ville, de pays en pays, d’un continent à l’autre, à la recherche du château de brume. Ils ne l’ont jamais retrouvé.

Jo-lie, joli-iette,

Mignonne, mignonnette,

Chante, chante Violette,

Ta quête est terminée,

Chante, chante Violette

Violet t’a retrouvée.

Et cric et crac,

Mon histoire est finie.

Ce passage pour piétons existe vraiment !


passage 1.jpg

Ce passage pour piétons existe vraiment !

Le tracé de ce passage pour piétons situé à Courcelles dans l’agglomération de Charleroi laisse perplexe.

La photo d’une rue de Courcelles au marquage douteux circulait depuis peu sur Facebook. Rapidement, la commune a elle-même diffusé le cliché sur sa page afin de se dédouaner: « Importante mise au point! Quand la Région entretient ses voiries en terres courcelloises…

La voirie dont il est question est régionale et ce sont donc les services de la Région qui sont responsables de ce traçage des lignes blanches pour le moins interpellant ! Le Collège a immédiatement réagi par courrier afin que réparation soit effectuée. Espérons qu’elle soit plus efficace que l’intervention et la concertation », peut-on lire en légende du cliché.

passage 2.jpg

Si certains internautes évoquent sa dangerosité, d’autres ont choisi l’humour en soulignant le côté artistique de l’oeuvre non sans se poser la question de l’état d’ébriété des ouvriers en charge du marquage. Après tout, on est au pays du surréalisme, oui ou non ?

Ce-passage-pour-pietons-existe-vraiment

Un Américain se fait tirer dessus par un chiot…


1.1-americain-se-fait-tirer-dessus-par-un-chiot....jpg

Un Américain se fait tirer dessus par un chiot…

Un Américain de 37 ans était en train de tuer sept chiots pour qui il n’avait pas trouvé de foyer quand l’un d’eux posa sa patte sur la détente de l’arme à feu…

Drôle de scène de crime, lundi, pour un shérif de Floride. Trois chiots morts posés à côté d’une tombe, tout juste creusée dans le sol. Quatre chiots en bonne santé et… un Américain de 37 ans, blessé au bras. Au milieu de tout ça, l’arme du crime: un calibre 38.

L’homme avait, en fait, décidé, un peu plus tôt dans la journée, de tuer ses sept chiots, de type Berger et âgés de trois mois. Il n’avait pas réussi à leur trouver un foyer, explique NBCnews.com.

Le chiot déclenche l’arme à feu

Alors qu’il tenait un chiot dans ses bras et l’autre dans sa main gauche, ce dernier, par un coup de patte involontaire, a déclenché la détente de l’arme portée par son maître, tirant ainsi une balle dans son bras.

Quelques minutes plus tard, les autorités sont arrivées dans cette maison située à Pensacola, au nord-ouest de la Floride. Les quatre chiots survivants vont bien et ont été placés dans un centre local pour animaux.

L’homme a été hospitalisé et devrait être poursuivi pour cruauté envers les animaux.

un-americain-se-fait-tirer-dessus-par-un-chiot

«Jetée» après avoir passé 30 ans à nettoyer les WC !


30 ans à nettoyer les WC.jpg

«Jetée» après avoir passé 30 ans à nettoyer les WC !

Gabrielle Adams, 62 ans dont bientôt 30 passés à nettoyer les toilettes de monuments parisiens, est sans employeur depuis début juillet, comme dix autres «dames pipi».

Le sort de cette «battante» sera tranché mardi par les Prud’hommes. Depuis le changement de gestionnaire des lieux d’aisance de plusieurs attractions touristiques (Sacré-cœur, Notre-Dame, Place de l’Étoile…), onze salariées, souvent âgées et comptant de 12 à 32 ans d’ancienneté, se sont retrouvées sur la touche et neuf ont saisi la justice. Pas licenciées, elles ne peuvent pas prétendre à une indemnité chômage, «on ne sait pas où on est», «c’est la première fois que ça nous arrive», en 1999 la dernière passation s’était déroulée «sans problème», raconte Gabrielle. «Ce qu’ils ont fait, c’est nous rejeter comme des chiffons. Pourquoi on se retrouve dans cette situation? Je ne comprends pas», explique cette mère de deux grandes filles, originaire du Togo.

Sans salaire (1 500 euros, ancienneté comprise) depuis près de trois mois, elle jure qu’elle «s’en sort» car son mari travaille. Et dans un sourire, affirme «garder le moral». La nouvelle entreprise, Sarivo PointWC, filiale du groupe néerlandais 2theloo, refuse d’appliquer la convention du secteur de la propreté, qui prévoit la reprise automatique des salariés. Elle fait valoir qu’elle proposera après travaux des «toilettes-boutiques» design avec un service «totalement différent», inspiré des «conciergeries de luxe». «Il veut choisir ses employés mais ne nous a même pas vues», s’indigne Gabrielle, qui demande à reprendre «son poste, comme d’habitude» jusqu’à sa retraite, car il lui manque encore «quelques trimestres». «On veut garder des pleins-temps» pas être «baladées 2 heures par ci par là» avec des contrats à temps partiel, précise cette femme aux fines lunettes. Si elle perd? «Je retournerai chercher quelques petits ménages», dit-elle. Comme à ses débuts quand elle a rejoint à 20 ans sa sœur en France.

«Les plus belles toilettes du monde»

«Elle me disait que c’était difficile mais je suis venue». Sur cette période, elle ne veut pas s’étendre: «Jetée dans la nature, je me suis construite moi-même», lâche-t-elle seulement. Après plusieurs années à faire le ménage chez des particuliers, elle signe son premier CDI à temps plein en 1986: «J’étais contente, je gagnais plus», et puis il y a «du monde qui passe». Qu’on la qualifie de «dame pipi» ne «la dérange pas», «il n’y a pas de sot métier», avoue trouver un peu ridicule le titre de «gardienne de lavatories». «Les gens ne comprennent pas». Elle a gardé chez elle, au Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis, des photos des toilettes de La Madeleine, où elle a travaillé entre 2003 et 2010, «les plus belles du monde, construites en 1905, avec des mosaïques et des fauteuils cireurs».

Depuis 2010, elle tourne entre celles des Champs-Élysées, du Trocadéro, de Montmartre ou de Notre Dame, les «pires», «un bunker au fond d’un couloir, sans fenêtre». Les clients, «il y en a des bons et des mauvais, des propres et des sales», ceux là «je les surveille» et n’hésite pas «à leur faire nettoyer quand ils en mettent sur les murs». Et puis, il y a surtout ceux qui «ne disent pas bonjour et juste « toilettes free? »».

Ses filles trouvent que sa situation «n’est pas normale» mais «j’en ai vu d’autres, plus dures, c’est comme ça la vie, c’est la roue qui tourne, je tiens le coup», dit-elle.

La plus âgée, partie aux États-Unis, fait «sciences politiques». «C’est beau», répond-elle quand on lui demande si elle est fière. «Les autres disent que je souris tout le temps et que je suis philosophe mais ce n’est pas parce qu’il y a des problèmes que je fais la mine», «je suis battante, je fonce, je n’attends pas» et surtout «rien des autres».

Jetee-apres-avoir-passe-30-ans-a-nettoyer-les-WC