Les faux malades, une affaire qui rapporte


De plus en plus de Bulgares atteints de maladies graves font appel à la solidarité collective, faute de prise en charge de leur traitement par la Sécu. Cette triste réalité est aussi une mine pour les escrocs, révèle Kapital.

17.07.2012 | Kapital

Dessin de Cost, Belgique.

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Dessin de Cost, Belgique.

En février dernier, Yordan Stoev, 18 ans, atteint d’une leucémie, a déposé plainte au commissariat. Il a découvert sur Facebook que quelqu’un avait créé une page identique à celle qu’il avait ouverte pour tenter de recueillir des fonds nécessaires à son traitement. La photo et le nom sont bien les siens mais, lorsqu’on y regarde de plus près, le compte en banque destiné à recevoir les donations n’est pas le bon. Après avoir enquêté, la police a découvert que cette page est l’œuvre d’un jeune escroc de Plovdiv (au centre de la Bulgarie) qui est passé rapidement aux aveux.

Début mars, c’est la police de Stara Zagora qui est saisie à la suite d’une plainte de nombreux parents d’enfants atteints d’une maladie grave qui affirment que les comptes bancaires ouverts afin d’y recueillir des dons ont été vidés de leur contenu. C’est le cas de Veneline D., qui tente de faire soigner son fils à l’étranger : il a reçu un coup de fil d’un homme se présentant comme un entrepreneur désirant faire un important don d’argent. Sa seule condition était que Veneline lui fournisse comme « garantie » le numéro d’une carte bancaire valide approvisionnée en euros. Mais, au lieu de recevoir des fonds, la carte a servi à effectuer des achats frauduleux sur Internet. Derrière ce schéma criminel la police a découvert un couple, Kostadin Lazarov – ancien fonctionnaire du ministère de l’Intérieur ! – et une femme originaire d’un village des Rhodopes qui avaient ainsi vidé les comptes de plusieurs parents d’enfants malades de la région.

Le problème est qu’il ne s’agit pas de cas isolés, mais bien d’exemples parmi des centaines d’escroqueries profitant de la détresse humaine. Recueil de fonds pour une transplantation rénale d’un enfant inexistant, vente de cartes postales « faites maison » de la Croix-Rouge, etc. L’inventivité des escrocs semble infinie. Des policiers expérimentés nous ont expliqué que, vu l’impossibilité des institutions de l’Etat à prendre en charge le traitement d’un certain nombre de maladies graves, les collectes de fonds par des particuliers se sont banalisées. Et leur multiplication a atténué la méfiance du public. Selon la police, la plupart du temps, les escrocs utilisent de surcroît des méthodes qui inspirent confiance, comme l’utilisation des moyens modernes de paiement.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, dans certains cas ce sont les parents qui endossent le rôle des escrocs. L’année dernière, le père de Manuela Gorsova, victime d’un accident de la route [très médiatisé parce qu’il a été causé par une célébrité locale sous l’emprise de l’alcool], a été condamné par la justice pour avoir dépensé une partie de l’argent récolté pour le traitement de sa fille – au départ, il a été dit qu’il avait perdu cet argent à la roulette, mais le tribunal n’a jamais pu le prouver.

D’autres histoires similaires nous sont également parvenues. Plutôt que de faire soigner leurs enfants, des parents auraient acheté grâce aux fonds récoltés des voitures de luxe et des appartements. Selon le Fonds d’Etat pour le traitement de l’enfance, qui organise les voyages des familles ayant recueilli suffisamment d’argent pour hospitaliser leur enfant à l’étranger, ce sont parfois les exigences de ces mêmes familles qui relèvent de l’abus. « Certains parents font de ces voyages de véritables virées touristiques, aux frais d’hôtel et de bouche exorbitants », témoigne le directeur du Fonds, Pavel Alexandrov.

Auteur : samichaiban

Licencié ès lettres modernes de « l’Ecole Supérieure des Lettres de Beyrouth » , faculté française dont les diplômes sont dispensés par l’Université Lyon III, je donne des leçons particulières en langue et littérature françaises, je prépare au Bac français et je compose des notes de recherches ou des memoires pour les étudiants des Universités francophones. Contactez-moi au 9613150447 ou au 9614923322 Né le 26 octobre 1947 , à Beyrouth ( Liban ) , j’ai passé ma jeunesse au Sénégal où j’ai vécu de 1951 à 1962.J’y ai fait mes études primaires et complémentaires chez les Pères Maristes à Hann ( Dakar ).Doté de mon BEPC en 1962, je suis retourné au Liban avec mes parents.J’ai fait mes études secondaires chez les Frères Maristes à Jounieh puis à Champville et ma Terminale A au Lycée Franco-Libanais à Beyrouth.J’ai eu ma « Licence ès lettres modernes » de « l’Ecole Supérieure des Lettres de Beyrouth » , faculté française dont les diplômes sont dispensés par l’Université Lyon III.J’ai enseigné la langue et la littérature françaises de 1962 à 2006,dans différents établissements scolaires tout en ayant comme point d’attache « Saint Joseph School »,Cornet Chahwan. J’ai pris ma retraite en 2006 pour des raisons personnelles. Je suis marié et père de famille.Je suis poète à mes moments perdus,romantique et fidèle à mes amitiés.Je suis AMOUREUX FOU DU LIBAN .

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