Pensée du jeudi 31 mai 2012.


« Même si on ne peut pas se réjouir à l’idée de mourir ou de voir mourir les êtres que l’on aime, il faut apprendre à considérer la mort comme une bienfaitrice : elle permet aux êtres de se libérer pour aller vivre plus loin, plus haut. Les Initiés, qui connaissent les plans de l’Intelligence cosmique, acceptent la réalité des deux principes de vie et de mort, et ils s’efforcent de travailler avec le principe de vie qui purifie, embellit, illumine. Le principe de vie est plutôt d’ordre mental et spirituel, et celui qui s’efforce de l’alimenter par des pensées justes, des sentiments généreux, peut retarder l’action du principe de mort. Bien sûr, même en faisant ce travail, nous ne pourrons jamais échapper à la vieillesse et à la mort, il ne faut pas se faire d’illusions. Mais si nous apprenons à donner la prépondérance à l’esprit, c’est lui qui entretiendra l’activité en nous et qui nous donnera la souplesse et la joie. Le secret de la vie et de la jeunesse, la vraie, c’est de ne jamais s’arrêter dans sa marche vers le sommet des montagnes spirituelles. » Omraam Mikhaël Aïvanhov

Romy Schneider…30 ans déjà…» Ma Planète


 

Ajouté le 05/29/2012 07:53:40 par marcheuse

ROMY SCHNEIDER déjà 30 ans….

Romy Schneider : 30 ans après sa mort, la star est devenue un mythe

Avec son interprétation de la femme de l’empereur d’Autriche François-Joseph, l’impératrice Elisabeth, dans la mythique trilogie « Sissi » en 1955 et 1956, elle fait une entrée fracassante dans le cinéma international alors qu’elle n’a pas encore 20 ans. (AFP PATRIK STOLLARZ)

Le mythe autour de l’actrice franco-allemande Romy Schneider (1938-1982), dont on célébrera le 29 mai le 30e anniversaire de la mort, reste intact en Autriche, en Allemagne et en France, les trois pays qui ont marqué l’ensemble de sa vie et de son oeuvre.

S’il l’on devait poser la question de la nationalité de l’actrice dans ces trois pays, les réponses seraient différentes.

En Allemagne, elle a entamé sa carrière d’artiste dans les années 1950, en France, elle a connu son épanouissement, mais elle trouve ses racines en Autriche.

Née à Vienne le 23 septembre 1938, un peu plus de six mois seulement après l’Anschluss – l’annexion par l’Allemagne nazie de l’Autriche, le 12 mars 1938 -, Romy Schneider n’a jamais eu la nationalité autrichienne.

« Ses racines étaient en Autriche », affirme pourtant l’Allemande Daniela Sannwald, commissaire de l’exposition « Romy Schneider », qui a lieu à Bonn (ouest de l’Allemagne) jusqu’au 24 juin. « Elle avait un attachement familial avec sa grand-mère Rosa Albach-Retty et son père autrichien Wolf Albach-Retty », indique-t-elle à l’AFP.

Avec son interprétation de la femme de l’empereur d’Autriche François-Joseph, l’impératrice Elisabeth, dans la mythique trilogie « Sissi » en 1955 et 1956, elle fait une entrée fracassante dans le cinéma international alors qu’elle n’a pas encore 20 ans.

Elle ravive le mythe de l’Empire des Habsbourg dans l’esprit des Autrichiens, devenant une de leurs actrices préférées.

Pour échapper à ce rôle de Sissi, et pour s’éloigner de l’omniprésence de son entourage (sa mère et son beau-père qui géraient sa carrière), elle décide de quitter l’Allemagne afin de rejoindre la France à la fin des années 1950, un choix qu’on va lui reprocher Outre-Rhin. « Paris était un lieu symbolique pour sa liberté.

Elle avait rencontré Alain Delon en 1958. La France est le pays où elle a vécu sa vie d’adulte, là où elle aimait vivre, elle était reconnue comme actrice, elle avait une image totalement différente que celle en Allemagne », reconnaît Daniela Sannwald.

Ce tiraillement entre ces trois pays se retrouve dans les différentes célébrations qui se déroulent actuellement pour le 30e anniversaire de sa mort tragique à seulement 43 ans.

De nombreux documentaires consacrés à sa vie d’artiste, ainsi que ses plus grands films sont rediffusés par les télévisions allemandes, françaises et autrichiennes à cette occasion, avec notamment la rediffusion le 1er juin en Allemagne de « La Passante du Sans-Souci », son dernier film sorti en salle, un mois et demi avant qu’on ne la retrouve sans vie dans son appartement parisien le 29 mai 1982.

Les causes de son décès -suicide ou accident lié à l’absorption d’alcool et de médicaments- n’ont jamais été déterminées, le procureur de la République classant l’affaire sans autopsie.

L’implication de l’actrice pour aboutir à ce film dédié à son ex-mari Harry Meyen, mort en 1979, et à son fils David, décédé en 1981, doit être un des thèmes d’un film que la comédienne Géraldine Danon envisage de consacrer à Romy Schneider. L’exposition « Romy Schneider » à Bonn revient sur son oeuvre en photos et en objets, jusqu’au 2 juin.

Puis, ce sera au tour de Cannes de célébrer l’actrice, du 2 juillet au 2 septembre, dans une exposition éponyme, qui souhaite mettre en lumière les paradoxes de l’actrice : bénie des dieux et frappée par le destin, lumineuse et tourmentée.

Enfin, preuve que l’actrice résiste au temps, les réseaux sociaux s’y mettent.

Un utilisateur allemand du réseau social Facebook a créé un événement intitulé « Minute de silence pour le 30e anniversaire de la mort de Romy Schneider », réunissant une cinquantaine de participants.

Mots-clés: Marcheuse Hommage

Création d’une association de défense "des droits des fumeurs adultes"


 

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Création d’une association de défense « des droits des fumeurs adultes »

 

Plusieurs fumeurs ont décidé de se regrouper en association pour défendre les droits et les libertés des 12,5 millions d’adultes fumeurs, un groupe social et économique d’importance et jusqu’ici « ni organisé ni représenté ».

 

« L’Union pour les droits des fumeurs adultes » veut utiliser le poids économique, social et politique des cette catégorie de population pour faire entendre leur voix, et « empêcher des mesures qui vont à l’encontre de la santé publique, des finances publiques et des intérêts (des fumeurs) ».

 

La France compte 12,5 millions de fumeurs âgés de 18 ans et plus, soit 21.600 fumeurs par circonscription législative, ce qui est énorme quand on sait que la plupart des députés sont élus avec moins de 500 voix d’écart », souligne un document que l’association compte distribuer via les buralistes.

 

L’Etat perçoit 13,6 milliards d’euros au titre des taxes sur le tabac (80,20% du prix d’un paquet de cigarettes), rappelle Nathalie Masseron, présidente de l’association, jointe par l’AFP, et « nous ne voulons plus être considérés comme des « cochons de payants ».

 

Citant un récent rapport parlementaire souvent mis en avant par l’industrie du tabac et les buralistes, elle met en parallèle le coût social du tabac, estimé lui à 6,8 milliards d’euros.

 

L’UDFA note par ailleurs que la différence des prix du tabac entre la France et les pays limitrophes fait perdre 2,7 milliards par an à l’Etat, puisqu’elle conduit certains fumeurs a acheter leur tabac de l’autre côté de la frontière échappant ainsi aux taxes françaises. Selon les Douanes, une cigarette sur cinq fumée en France est achetée ailleurs que chez l’un des 28.000 buralistes.

 

« Nous voulons défendre notre liberté », martèle Mme Masseron. Elle énumère : « on nous interdit les terrasses des cafés, certains veulent nous empêcher d’accéder aux parcs où il y a des enfants, certains hôtels sont non-fumeurs, bientôt on ne pourra plus louer un appartement si on est fumeur, on parle même d’interdire la cigarette en voiture ! »

 

Elle a conscience de se « faire l’avocat du diable », alors qu’en France 73.000 personnes meurent chaque année du tabac, mais veut que « lors des débats autour du tabac, la parole ne soit pas donnée qu’aux anti-tabac » mais propose « un autre éclairage, celui d’adultes responsables ».

 

« Oui, à la prévention du tabagisme des mineurs. Non à l’infantilisation des adultes fumeurs », clame aussi l’UDFA dont le site internet www.unionpourlesdroitsdesfumeursadultes.com sera actif en début de semaine prochaine.

 

lavenir.net

31 mai : Journée Mondiale sans tabac


 

31 mai : Journée Mondiale sans tabac

31 mai : Journée Mondiale sans tabacL’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que d’ici 2020, le tabac sera la principale cause de décès et d’incapacité, avec plus de 10 millions de victimes par an. Le tabagisme entrainera alors plus de décès à travers le monde que le Sida, la turberculose, la mortalité maternelle, les accidents de voiture, les suicides et les homicides combinés…

Alors, c’est décidé : j’arrête !

La Journée mondiale sans tabac vise à mettre l’accent sur le rôle décisif joué par les professionnels de la santé dans la lutte antitabac. Ces derniers sont en effet en contact avec un pourcentage élevé de la population cible et ils ont l’occasion d’aider les fumeurs à modifier leur comportement. Ils peuvent aussi donner des conseils et des réponses aux questions relatives aux conséquences du tabagisme et donner l’exemple en s’abstenant de fumer.

LES TROIS VIEILLARDS » Ma Planète


 

Ajouté le 05/29/2012 05:40:17 par feu_bleu

LES TROIS VIEILLARDS

Un jour, une femme sort de sa maison et voit 3 vieillards

avec de longues barbes blanches, assis devant chez elle.

Elle ne les reconnaît pas.

Elle leur dit « Je ne pense pas que je vous connaisse,

mais vous devez avoir faim, s’il vous plaît,

entrez et je vous donnerai quelque chose à manger. »

« Est-ce que l’homme de la maison est là ? » ont-ils demandé.

« Non, il est sorti » leur répondit-elle.

« Alors nous ne pouvons pas entrer » ont-ils répondu.

En soirée, lorsque son mari arrive à la maison,

elle lui raconte ce qui s’était passé.

« Va leur dire que je suis à la maison et invite-les

à entrer ! » dit-il à sa femme.

La femme sort et invite les hommes à entrer dans

la maison.

« Nous n’entrons jamais ensemble dans une maison, »

ont-ils répondu.

« Et pourquoi ? » a-t-elle voulu savoir.

Un des vieillards lui expliqua :

« Son nom est Richesse, » dit-il en montrant

un de ses amis et, en indiquant l’autre,

« Lui c’est Succès et moi je suis Amour. »

Il a alors ajouté, « Retourne à la maison et

discute avec ton mari pour savoir lequel

d’entre nous vous voulez dans votre maison. »

La femme retourne à la maison et dit à son mari

ce qui avait été dit. Son mari était ravi.

« Comme c’est agréable!! », dit-il.

« Puisque c’est le cas, nous allons inviter Richesse.

Sa femme n’était pas d’accord.

« Mon cher, pourquoi n’inviterions-nous pas Succès ? »

Leur belle-fille, qui était dans une autre pièce,

entendit leur conversation, elle sauta sur l’occasion

pour faire sa propre suggestion.

« Ne serait-il pas mieux d’inviter Amour ?

La maison sera alors remplie d’amour! »

« Tenons compte du conseil de notre belle-fille »

dit le mari à sa femme.

« Sors et invite Amour à être notre invité. »

La femme sort et demande aux 3 vieillards,

« Lequel d’entre vous est Amour?  »

Elle lui dit: »S’il vous plaît entre et sois notre invité. »

Amour se lève et commença à marcher vers la maison.

Les 2 autres se levèrent aussi et le suivirent.

Étonnée, la dame demande à Richesse et Succès :

« J’ai seulement invité Amour. Pourquoi venez-vous aussi? »

Les vieillards lui répondirent ensemble :

« Si vous aviez invité Richesse ou Succès,

les deux autres d’entre nous serions restés dehors,

mais puisque vous avez invité « Amour », partout où il

va, nous allons avec lui, puisque partout où il

y a de l’Amour, il y a aussi

de la Richesse et du Succès !!!!

La traduction automatique n’est toujours pas d’actualité | Slate


 

Pour que la traduction automatique devienne utilisable, il faut enseigner aux machines la signification des mots. Ce qui n’est pas une mince affaire.

Une ancienne machine à écrire  / Nicole Lee via FlickrCC Licence by

Une ancienne machine à écrire / Nicole Lee via FlickrCC Licence by

Il n’y a pas très longtemps, au huitième étage d’un immeuble de bureau d’Arlington, en Virginie, Rachael, le doigt posé sur l’écran tactile d’un Dell Streak, demanda à Aziz s’il connaissait l’ancien du village. La petite tablette émit des bips comme si elle imitait R2-D2 et énonça une phrase qui ressemblait à: «Aya tai ahili che dev kali mousha.» Aziz répondit une phrase en pachtoune que le Streak traduisit d’un ton monocorde par «Oui, je connais

Rachael demanda: «Pourriez-vous me le présenter?» mais Aziz ne comprit pas la traduction de la machine (alors qu’il parle anglais). Rachael reposa donc la question: «Pouvez-vous me présenter l’ancien du village?» Cette fois, l’opération aboutit, sans réussir tout à fait. Aziz, par le biais de la machine, répondit: «Oui, je peux me présenter à vous.» Aziz, qui doit avoir la quarantaine et portait un pull sans manche, n’était pas l’ancien du village.

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Le logiciel utilisé sur la tablette était la version la plus aboutie de TransTac, projet développé depuis cinq ans par la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), visant à créer un système de traduction de la parole (par opposition aux systèmes basés sur des textes), et qui s’est achevé l’année dernière.

Mari Maeda, manager de la DARPA qui a exécuté ce programme, explique qu’au final, TransTac atteint un taux de précision tournant autour de 80%: suffisamment pour que cela soit intéressant, mais pas assez pour être utile. Quelques dizaines d’utilisateurs l’ont essayé en Irak et en Afghanistan—outre le pachtoune, ce programme s’appliquait aussi à l’arabe et au dari—mais personne n’a été impressionné au point de vouloir le garder.

Le vieux rêve de la traduction de la parole humaine par les ordinateurs

Cela ne signifie pas pour autant que TransTac soit un échec. Le logiciel a entrepris une tâche très difficile: faire en sorte qu’un ordinateur écoute quelqu’un parler dans une langue, traduise ce discours dans une autre langue et le prononce à haute voix.

Le rêve d’utiliser des ordinateurs pour traduire la parole humaine remonte aux tout premiers jours de l’informatique, quand les ordinateurs utilisaient encore des tubes à vide. Il s’est toujours avéré insaisissable.

La DARPA n’est naturellement pas la seule organisation à financer la recherche sur ce que les informaticiens appellent la «traduction automatique» (cela comprend à la fois des systèmes de traduction/restitution de parole comme TransTac et des systèmes qui traduisent des textes écrits, problème plus simple sous certains aspects bien que les principales difficultés soient les mêmes dans les deux cas).

Cette agence a cependant joué un rôle central. Le département de la Défense a dépensé presque 700 millions de dollars pour un seul contrat de traduction (pour des interprètes humains, principalement en Afghanistan) en une année, par conséquent les plus de 80 millions de dollars qu’il consacre à BOLT, le programme qui succède à TransTac, dans l’espoir d’économiser sur le budget interprètes à l’avenir, est une relativement bonne affaire.

Le problème, la qualité de la traduction

La question centrale au cœur de la plupart de ces projets est la suivante: comment évaluer la qualité d’une traduction? Même les humains peinent à comparer les traductions différentes d’un même texte. Cela rend le défi d’automatisation des évaluations encore plus difficile à relever. Et si vous ne savez ou ne pouvez évaluer votre niveau, il est difficile de progresser.

Pendant des décennies, les chercheurs ont été incapables de programmer les ordinateurs pour qu’ils produisent des traductions utilisables. Les soldats devaient se fier à des guides de conversation proposant la prononciation phonétique des phrases («VO ist NAWR-den?» est la phrase qu’une brochure de 1943 du département de la Guerre recommandait aux GI pour demander «Où se trouve le nord?» en allemand).

Le «Phrasealator,» que l’armée américaine a commencé à utiliser en 2004, n’était pas tellement plus avancé—il s’agissait essentiellement d’un guide de conversation informatisé. Mais ces dernières années la traduction automatique statistique (TAS) s’est beaucoup répandue, technique qui a énormément amélioré la qualité des traductions.

Trouver l’algorithme de la traduction

Plutôt que d’essayer de coder explicitement des règles de traduction d’une langue à l’autre, le but de la TAS est de faire en sorte que des algorithmes déduisent ces règles à partir de bases de données existantes constituées de textes traduits.

Les plus abondantes bases de données de ce genre sont celles des textes dont la loi exige qu’ils soient traduits en plusieurs langues, comme les rapports de l’Union européenne, traduits par des humains dans les 23 langues officielles de l’UE.

Et quand ces bases de données ne sont pas déjà disponibles, il faut les constituer soi-même. Pour TransTac, la DARPA l’a fait en enregistrant des sketches entre une cinquantaine de soldats et marines américains et une cinquantaine de locuteurs arabophones. Les participants ont mis en scène divers scénarios, comme la situation à un check-point ou la fouille d’une maison (en Californie, ceci dit).

De nouveaux modèles à créer

La principale difficulté pour la TAS est de trouver comment utiliser l’information contenue dans ces «corpus parallèles» pour construire des modèles de la manière dont fonctionne chaque langue, et de trouver comment les langues correspondent entre elles.

Un modèle pour une langue donnée— l’anglais par exemple—sert à estimer le degré de probabilité pour qu’une suite de mots constitue une phrase valable («logique traduction ardoise verte» par exemple, est une suite de mot improbable).

Les programmes de TAS établissent ensuite des corrélations entre les modèles de chaque langue. Généralement phrase par phrase, le programme traduit en trouvant des mots dans la langue d’arrivée qui ont à la fois une cohérence grammaticale ensemble et qui sont susceptible de bien correspondre avec leurs équivalents de la langue de départ.

Pour ce faire, les modèles doivent être capables d’aligner correctement les phrases. Or, il n’y a pas nécessairement une correspondance ligne par ligne entre deux langues différentes. Si une des phrases vous déconcerte et que vous alignez systématiquement mal toutes celles qui suivent, vous obtenez des données inutilisables.

Et il y a le problème de relier les mots de la langue source avec ceux de la langue cible—les mots non plus ne correspondent pas un à un, et l’ordre des mots dans la phrase peut varier de façon substantielle d’une langue à l’autre.

Mais l’idée est que si vous enfournez suffisamment de données, le «bruit» de l’imperfection de l’alignement va diminuer par rapport au signal de corrélations entre la même idée exprimée en différentes langues.

Dépasser les modèles statistiques

L’approche statistique a transformé le domaine. Pourtant, Bonnie Dorr, responsable de programme pour BOLT, explique que la DARPA est aujourd’hui «très déterminée à dépasser les modèles statistiques.» la raison est qu’à mesure que l’on procure de plus en plus de données parallèles aux algorithmes, «les retours que l’on obtient réduisent. Le rendement devient moins important, et les résultats atteignent un plateau, même lorsqu’on augmente le volume de données.»

Au départ, cette «autre chose,» c’était la syntaxe: il fallait tâcher de faire l’analyse grammaticale de la phrase pour déterminer la fonction de chaque mot, puis tenter de faire correspondre les verbes et les noms entre eux.

Cela permet de gérer des problèmes comme des ordres de mots radicalement différents. Incorporer des informations syntaxiques dans des modèles statistiques semble avoir contribué à améliorer les performances. Mais cela n’a pas aidé les chercheurs à résoudre la question de base: est-ce une bonne traduction?

L’évaluation des programmes de traduction

Aujourd’hui, la meilleure façon d’évaluer les programmes de traduction automatique est d’avoir recours à une métrique conçue par IBM. Cette métrique, appelée BLEU, n’est pas très performante mais elle est utile car elle est cohérente.

BLEU fonctionne en comparant la traduction d’un texte particulier avec une traduction de référence du même texte, faite par un humain, et en établissant leur «proximité.»

Elle le fait en fournissant un résultat composite basé sur le nombre de mots de la traduction automatique que l’on retrouve dans la traduction humaine, sur le nombre de syntagmes de deux mots qui correspondent, de trois mots, de quatre mots… (les syntagmes longs correspondant dans les deux traductions sont très rares, voire non-existants).

Mais comme l’écrit Philip Koehn, éminent chercheur en traduction automatique, personne ne sait ce que signifient les résultats fournis par BLEU, et les bonnes traductions humaines obtiennent souvent des résultats à peine meilleurs au test BLEU que les traductions automatiques.

Koehn donne l’exemple d’une phrase traduite du chinois. Laquelle est la meilleure: «Israël est chargé de la sécurité dans cet aéroport» ou «Les autorités israéliennes sont responsables de la sécurité aéroportuaire»?

Rester fidèle au sens

Ce que l’on cherche à savoir, c’est si la traduction a su rendre le sens du texte, pas si elle a utilisé les mêmes mots. La DARPA espère pouvoir créer «une métrique d’évaluation sémantique» qui mesure le degré de fidélité au sens.

Une approche, déjà adoptée par la DARPA selon Dorr, consiste à avoir recours à un humain pour comparer les significations et déterminer combien de mots de la traduction automatique doivent être changés pour rejoindre le sens d’une traduction de référence.

Mais ce genre d’intervention humaine est longue et onéreuse. Les métriques d’évaluation sémantique de ce type peuvent être utilisées pour vous donner une idée de vos progrès à long terme, mais elles ne servent pas à grand-chose pour modifier les paramètres de votre modèle. Pour ça, vous devez pouvoir capter le sens de façon automatique.

Comprendre les phrases traduites

Le sens est naturellement une cible mouvante, mais ce n’est pas une proposition dans laquelle tout est blanc ou tout est noir. Un programme n’est pas obligé d’appréhender toutes les strates de sens contenues dans une phrase comme «Je vous aime» (et il en est d’ailleurs incapable).

Il peut seulement aider à déterminer que «aimer» n’est pas juste un verbe mais un mot émotionnellement chargé, et que «vous» n’est pas juste le complément de la phrase mais également la personne aimée.

Cette sorte de connaissance sémantique superficielle n’est pas intéressante si vous voulez connaître la signification à un niveau plus profond. Mais c’est assez pour être potentiellement utile. Rattacher ce genre de signifiants à des mots ou à des suites de mots est appelé «étiquetage sémantique

Ce type d’étiquetage est réalisé manuellement depuis longtemps. FrameNe, l’une des plus anciennes bases de données sémantiques, conçue par l’University of California-Berkeley, existe depuis 1997—elle compte aujourd’hui 170 000 phrases annotées à la main, comme «I’ll get even with you for this! [Je te revaudrai ça!]»

Mais 170 000 phrase est un groupe de données très modeste comparé aux bases de données de textes parallèles et non étiquetés qui existent. L’objectif des initiatives de traduction sémantique actuelles est de procéder à ce genre d’étiquetage automatiquement puis d’intégrer les résultats dans des modèles statistiques.

Comment coder l’ambiguïté?

L’étiquetage sémantique automatique est d’une évidente difficulté. Il vous faut gérer certaines choses comme la portée des quantificateurs imprécis. Prenez la phrase «Every man admires some woman. [Tout homme admire une femme]».

Il y a ici deux significations possibles. La première est qu’il existe une femme, une seule, admirée par tous les hommes. (Et cela vous donne une idée précise de l’époque de ma puberté si je vous dis que le premier nom qui me vient à l’esprit est celui de Cindy Crawford).

La deuxième est que tous les hommes admirent au moins une femme. Mais comment dites-vous cela en arabe? Idéalement, vous cherchez un syntagme comportant le même niveau d’ambiguïté.

L’objet de l’approche sémantique consiste à essayer de coder l’ambiguïté elle-même d’abord, plutôt que de tenter de passer directement de l’anglais à l’arabe (ou à quelque autre langue cible). Ensuite, le contexte plus large pourra aider votre algorithme à choisir comment rendre la phrase dans la langue d’arrivée.

Juger la transmission du sens

Une équipe de l’University of Colorado, financée par la DARPA, a construit un étiqueteur sémantique en open source appelé ClearTK. Elle évoque des difficultés, comme celle présentée par la phrase: «The coach for Manchester United states that his team will win [l’entraîneur de Manchester United déclare que son équipe va gagner].»

Dans cet exemple, la suite de mots «United States» n’a pas son sens habituel. Faire en sorte qu’un programme le reconnaisse et identifie les autres bizarreries de langue est assez délicat.

La difficulté de savoir si une traduction est bonne n’est pas seulement technique: elle est fondamentale. Le seul moyen durable de juger de la fidélité d’une traduction est de décider si le sens est transmis. Si vous réussissez à obtenir un algorithme capable d’en juger, alors vous avez résolu un problème vraiment très ardu.

Quand un système de traduction automatique fonctionnera efficacement, si c’est un jour possible, quand il «comprendra le sens,» alors ses rouages seront un mystère pour ses créateurs, presque autant qu’ils le sont pour l’ancien du village.

Cet article est extrait de Future Tense, une collaboration entre l’Arizona State University, la New America Foundation et Slate. Future Tense explore la manière dont les nouvelles technologies affectent la société, la politique et la culture. Pour en savoir plus, voyez le blog de Future Tense et sa page d’accueil. Vous pouvez aussi les suivre sur Twitter.

Konstantin Kakaes

Traduit par Bérengère Viennot

Des test ADN pour éclaircir le mystère du yéti !


 

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Des test ADN pour éclaircir le mystère du yéti !

 

Démontrer l’existence du yéti grâce à des analyses ADN: tel est le pari dans lequel s’est lancé une équipe anglo-suisse formée de chercheurs d’Oxford et du Musée zoologique de Lausanne.

 

Les scientifiques s’apprêtent à examiner des restes de la créature, dont la présence a été signalée de longue date dans l’Himalaya.

 

« C’est un domaine que tout universitaire aborde avec beaucoup d’excitation (…) Il regorge de témoignages excentriques de faux grossiers », souligne Bryan Sykes, chercheur du Wolfson College d’Oxford, qui partage la direction du projet avec Michel Sartori, directeur du musée de Lausanne.

 

« De prétendus yétis ont déjà été soumis à des analyses ADN et à ce genre de choses, mais les méthodes, notamment pour les poils, ont beaucoup évolué depuis du fait des progrès de la médecine légale », poursuit-il.

 

La légende du yéti court dans le monde occidental depuis la publication d’une photo montrant une empreinte de pas gigantesque, prise par les membres d’une expédition pour la conquête de l’Everest en 1951. La créature avait toutefois été aperçue longtemps avant dans des zones isolées d’Amérique, où on la nomme sasquatch, ainsi que dans le Caucase et à Sumatra, où on parle d’almasty et d’orang pendek.

 

Les analyses pratiquées jusqu’ici ont pour la plupart montré que les restes découverts étaient ceux d’êtres humains, mais les résultats pourraient avoir été faussés par contamination. « Il n’y pas eu d’examen systématique de ce matériel », soulignent les chercheurs.

 

Leurs travaux porteront sur des échantillons collectés par Bernard Heuvelmans, qui a effectué des recherches sur le sujet de 1950 jusqu’à sa mort en 2001. Ils sont conservés au Musée zoologique de Lausanne.

 

Selon l’une des hypothèses avancées pour expliquer l’existence hypothétique du yéti, il s’agirait d’hommes de Néandertal ayant échappé à la disparition. Les analyses ADN de l’équipe anglo-suisse auront notamment pour but de déterminer si la présence de gènes communs aux Néandertaliens est plus importante chez les habitants des zones où sa présence a été signalée.

 

« Au cours des deux dernières années, il est devenu clair qu’il y a eu beaucoup de métissage entre homo sapiens et Néandertal (…) De 2 à 4% de l’ADN des européens provient de Néandertal », explique Sykes.

 

Chris Wickham, Jean-Philippe Lefief pour le service français

reuters

Le racisme parti pour gâcher l’Euro 2012 | Slate


Capture d'écran du documentaire de Panorama sur YouTube

Un documentaire alarmant sur le racisme et l’antisémitisme dans les stades polonais et ukrainiens diffusé dans l’émission de la BBC Panorama lundi 28 mai a remis ce problème au cœur de l’actualité à moins de deux semaines du début de l’Euro de foot qui doit se tenir dans ces deux pays.

Pour ceux n’étaient pas encore convaincus de la réalité du problème, l’enquête de la BBC ne laisse plus aucun doute: elle montre des cris de singe largement répandus dans les tribunes, des saluts nazis de groupes de supporters entiers, une attaque ultra-violente contre un des fans asiatiques lors d’un match en Ukraine ou encore des bannières antisémites à Cracovie, à moins de 50 kilomètres du site du camp d’extermination d’Auschwitz. Le journaliste parle également à un groupe d’extrême-droite ukrainien qui recrute et prépare des jeunes hooligans à des attaques contre les étrangers.

Et le problème ne se cantonne pas aux pays de l’Europe de l’Est: Sepp Blatter, président de la Fifa, a récemment minimisé l’ampleur du racisme dans le sport à la suite d’affaires d’insultes entre joueurs du championnat anglais, où un étudiant gallois a été condamné pour propos racistes à l’encontre d’un joueur sur Twitter.

En Angleterre, le documentaire a déclenché de nombreuses réactions. L’ancien capitaine de l’équipe nationale Sol Campbell a ainsi conseillé aux supporters du pays de rester à la maison et de regarder le tournoi à la télévision. Les familles de deux joueurs de l’équipe nationale ont décidé de suivre ce conseil et de ne pas se déplacer pour le tournoi par peur du racisme dans les stades. Des représentants de la Pologne et de l’Ukraine ont accusé le documentaire d’être «biaisé et partial» et d’exagérer le problème, affirmant notamment que «l’Ukraine est très connue pour sa tolérance et a l’habitude depuis longtemps de vivre avec d’autres nationalités».

L’UEFA a également répondu par un communiqué:

«L’UEFA Euro 2012 met les projecteurs sur les pays hôtes et crée clairement une opportunité pour ces pays de répondre et de régler de tels problèmes sociétaux. L’approche “zéro tolérance” de l’UEFA vis-à-vis du racisme est toujours valable sur et en dehors du terrain, et l’arbitre conserve le pouvoir d’arrêter voire de suspendre un match en cas d’incident raciste.»

Dans la pratique, malgré les menaces de Michel Platini (président de l’UEFA) notamment, très peu de matchs sont arrêtés pour racisme, et encore moins sont suspendus. C’est souvent aux joueurs eux-mêmes de quitter le terrain quand ils ne peuvent plus supporter les insultes, comme le champion du monde brésilien Roberto Carlos en Russie. La star Samuel Eto’o, victime d’insultes racistes dans les stades d’Espagne et d’Italie, avait également conseillé aux joueurs de quitter le terrain dans de telles circonstances.

Mario Balotelli, fantasque joueur italien évoluant dans le championnat anglais, a prévenu qu’il devrait «aller en prison» s’il était victime de racisme sur un terrain ou dans la rue pendant l’Euro parce qu’il «tuerait» l’auteur des attaques.

G.F.

Photo: Capture d’écran du documentaire de Panorama sur YouTube

La doublure de la reine Elizabeth a déjà eu son jubilé !


 

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La doublure de la reine Elizabeth a déjà eu son jubilé !

 

Elizabeth II doit descendre la Tamise en grande pompe le week-end prochain pour son jubilé, mais elle a été précédée par une retraitée qui, depuis presque 25 ans, joue en toute discrétion les doublures de la reine pour les cérémonies officielles, révèle samedi la presse britannique.

Ella Slack, 69 ans, a commencé sa carrière par hasard en 1988, quand elle était encore cadre à la BBC. Un producteur lui a demandé si elle pouvait poser pour vérifier l’angle de sa caméra, lors d’une répétition des cérémonies du 11 novembre. Depuis, elle a tenu plus de 50 fois le rôle d’Elizabeth, afin d’aider producteurs et organisateurs à se préparer.

«Tout ce que fait la reine doit être répété à l’avance, car le timing doit être parfait», a-t-elle expliqué à la presse qui publie une photo d’elle en train de s’acquitter de sa mission, installée sur un carrosse ou sous les ors du Parlement.

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Ella Slack ne s’est jamais fait payer pour ses services car, dit-elle, c’est «un plaisir et un honneur» de s’assurer que les cérémonies royales se déroulent sans accroc.

«Combien de personnes dans le monde ont eu la chance de s’asseoir dans le carrosse royal ou la tribune officielle au château de Windsor?», souligne-t-elle dans le Daily Mail.

Ella Slack ne ressemble pas vraiment à la reine, mais elle est de même stature et elle a adopté la même coiffure. Quand elle répète, elle cultive aussi le même style vestimentaire, petit sac, gants et chapeau.

En mars, elle a bravé le vent et la pluie sur la barge qui doit transporter toute la famille royale le 3 juin, à l’occasion d’une grande parade nautique sur la Tamise.

«J’ai fait les répétitions perchée sur une boîte, avec mon manteau d’hiver, un chapeau noir et mon sac à main», acheté une livre dans une solderie, a expliqué la retraitée dans le Daily Express.

«Elle est très utile pour les préparatifs des cérémonies car elle marche à la même vitesse que la reine, ce qui permet de prévoir leur durée», commente l’une de ses amies dans le Daily Telegraph. «Et elle aime vraiment ça, ça lui fait une sortie».

AFP/ lapresse.ca

Les examens médicaux et la surveillance de la grossesse – Doctissimo


 

Les examens médicaux et la surveillance de la grossesse

Accoucher en toute sécurité, telle est la préoccupation majeure des futures mamans. Afin de s’assurer de la santé de l’enfant et de sa mère, des examens permettent de préparer très en amont l’heureux événement.

Des frottis de dépistage à l’amniocentèse, découvrez en quoi consiste les différentes examens que vous pourrez être amenée à subir.

Le frottis de dépistage

Il s’agit du frottis classique qui consiste à prélever des cellules du col de l’utérus par simple raclage (indolore). Les cellules sont ensuite étalées sur une lame afin d’être analysées. C’est l’examen essentiel de surveillance du cancer du col de l’utérus. Il doit être réalisé tous les deux ans et peut être pratiqué en début de grossesse si vous n’êtes pas à jour.

L’analyse des urines : protéinurie et glycosurie

Cet examen est obligatoire tous les mois pendant l’ensemble de la grossesse. Il se pratique au laboratoire de biologie médicale et permet de déterminer :

  • La glycosurie :recherche de glucose dans les urines qui peut être un signe de troubles du métabolisme du sucre comme le diabète gestationnel ;

  • La protéinurie (albuminurie) : recherche de   protéines dans les urines qui peut être un signe d’hypertension, d’anomalies rénales, d’infection urinaire…

Une anomalie révélée par ces examens peut nécessiter des explorations supplémentaires.

La tension artérielle

La tension artérielle chez la femme enceinteLa tension est prise tous les mois en consultation. En cas de problèmes, les mesures peuvent être plus fréquentes. Durant la grossesse, certains hormones entraîne une baisse des résistances vasculaires ; ce phénomène est à l’origine d’une baisse de la tension artérielle. Ainsi, chez la femme enceinte, la tension est généralement plus basse de deux points. Il est fondamental de contrôler la tension en début de grossesse. Certaines femmes développeront une hypertension pendant leur grossesse, soit continue au fil des mois, soit menaçante au troisième trimestre (dysgravidie ou prééclampsie). Cette hypertension pourra nécessiter des traitements et parfois même de provoquer l’accouchement. L’hypotension est rare et gênante que si elle est mal tolérée.

Les bruits du coeur du bébé et le rythme cardiaque

Les cellules cardiaques primitives battent dès six ou sept semaines d’aménorrhée. On peut écouter le coeur de foetus grâce à un appareil d’échographie sophistiqué dès ce stade de développement. La fréquence cardiaque est très rapide, autour de 150 battements par minute. Le rythme cardiaque sera étudié lors des trois échographie de grossesse. Les bruits du coeur seront écoutés tous les mois en consultation avec un petit appareil à ultrasons. A la fin de la grossesse (troisième trimestre), on pourra réaliser si besoin, une enregistrement cardiaque foetal par monitoring. Cet enregistrement étudie sur 30 minutes tous les paramètres cardiaques du foetus. La connaissance du rythme cardiaque de l’enfant est continue pendant l’accouchement.

L’échographie

L’échographie est un examen totalement indolore et sans danger qui utilise les propriétés physiques des ultrasons. Elle permet d’étudier le développement du foetus, du placenta et du cordon afin de surveiller le bon déroulement de la grossesse et de dépister une éventuelle anomalie.

Si la grossesse se passe normalement, seules 3 échographies sont recommandées et prises en charge par la sécurité sociale. Effectivement, 3 examens bien menés suffisent à suivre efficacement et complètement la croissance de bébé.

La première échographie, dite échographie de datation, doit avoir lieu entre 11 et 13 semaines d’aménorrhée (11à 13 semaines après le début des dernières règles). Cela correspond aux 9ème à 11ème semaines de grossesse.

Elle permet de voir la tête, le profil, les membres, le ventre, les différents organes et notamment le coeur. Dans certain cas favorable, il est possible de voir le sexe (il est important de préciser avant l’examen si vous souhaitez le savoir ou pas).

Deux mesures importantes seront prises par le médecin : la longueur cranio caudale et la clarté nucale, c’est-à-dire l’épaisseur de la nuque foetale. La longueur crânio-caudale (distance entre le sommet de la tête et le bas des fesses) permet de dater exactement le début de la grossesse à 3 ou 4 jours près. L’épaisseur de la nuque foetale doit être inférieure à 3 millimètres : si elle est supérieure ou égale à ce chiffre, une amniocentèse sera proposée afin de rechercher une éventuelle anomalie chromosomique. Toutefois, cette mesure n’est qu’un signe d’orientation : dans plus de 90 % des cas, le bébé est tout à fait normal.

L’échographie du cinquième mois, ou échographie morphologique, est réalisée à 21-23 semaines d’aménorrhée (21-23 semaines après le début des dernières règles). Le médecin examine tous les organes en détail, ainsi que les membres et la tête. Le coeur est l’objet d’une attention toute particulière. La localisation du placenta est notée, la vitesse de sang dans le cordon et les artères utérines mesurée (doppler). Il prend également différentes mesures dites biométries (diamètre et circonférence de la tête et de l’abdomen, taille du fémur, etc…), celles-ci permettent de vérifier la croissance sur des courbes de référence.

Grâce à cet examen détaillé, il est possible de détecter précocement des problèmes qui nécessitent une prise en charge rapide.

L’échographie du troisième trimestre s’effectue en général vers 31-33 semaines d’aménorrhée (31-33 semaines après le début des dernières règles).Cette échographie est dite de « bien être foetal ». Le médecin mesure le bébé et vérifie sa croissance : tous les organes sont à nouveau passés en revue et complètent l’étude morphologique du 5ème mois. La vitesse de circulation du sang dans le cordon et dans le cerveau de bébé est calculée.

La quantité de liquide amniotique est moins importante à ce stade de la grossesse, et les membres sont plus difficiles à voir, car ils sont repliés et ne peuvent plus être distingués dans leur globalité.

L’amnioscopie

Réalisé en fin de grossesse quand le col est un peu ouvert, cet examen simple permet de vérifier la couleur du liquide amniotique à travers la poche des eaux. Un petit système optique est placé dans le col, la femme étant en position gynécologique. Indolore, cet examen est notamment réalisée pour permettre une surveillance des grossesses à terme ou ayant dépassée la date d’accouchement. Il est le plus souvent réalisé par la sage-femme.

L’amniocentèse

L’amniocentèse consiste à prélever du liquide amniotique pendant la grossesse. La plupart du temps, ce prélèvement est effectué pour analyser et compter les chromosomes foetaux. Les indications médicales d’amniocentèse sont remboursées par la sécurité sociale (âge supérieur à 38 ans par exemple).

Cet examen est possible à partir de 13/14 semaines d’aménorrhée jusqu’au terme de la grossesse. Le prélèvement est réalisé à l’hôpital, de manière stérile, dans une salle spécifiquement dédiée à cet examen. On prélève le liquide grâce à une aiguille très fine (sans anesthésie : l’anesthésie est plus douloureuse que la ponction elle-même) à travers le ventre maternel, sous contrôle échographique permanent. Ce geste fait « peur » mais est généralement très peu douloureux. Il doit être effectué par un gynécologue expérimenté. Il vous sera recommandé de vous reposer un jour ou deux après cet examen.

Le risque essentiel est la fausse couche (moins de 1  % en France). Les résultats sont connus en deux semaines environ.

Les radiographies

Les radiographies sont redoutées par les femmes enceintes mais sont le plus souvent inoffensives si l’on respecte quelques règles d’utilisation. Vous devez toujours signaler votre grossesse en cas de radiographies (dentaire par exemple). Au cours du premier trimestre, les radiographies seront effectuées qu’en cas d’absolue nécessité (maladie grave) et avec un tablier de plomb sur l’abdomen maternel afin de protéger le foetus. Les doses ainsi reçues par le foetus sont infinitésimales et inoffensives.

Au deuxième et troisième trimestre, seuls les clichés indispensables seront effectués. Leur nombre sera limité et bénéficiera toujours de la protection d’un tablier de plomb.

En fin de grossesse, une radiographie du bassin ou radiopelvimétrie (ou scannopelvimétrie) sera parfois réalisée pour analyser les structures bu bassin maternel afin d’autoriser ou non un accouchement par les voies naturelles (présentation du siège par exemple). Cet examen est inoffensif pour le foetus.

Dr Joël Agenor

LE PRÊTRE…


images drôles ficelle

Une dame âgée voyage en train entre Lausanne et Lyon. Peu avant la frontière suisse elle s’adresse a son voisin, un prêtre:

– Si vous pouviez mettre cette jolie trousse de toilette toute neuve que je viens d’acheter sous votre soutane, cela m’éviterait de payer une taxe.

– Bien sur, lui répond le curé, mais je dois vous rappeler que si l’on m’interroge, je ne pourrai pas mentir.

Arrive la douane et le douanier:

– Rien a déclarer mon Père?

– De la tête a la ceinture: je n’ai absolument rien.

– Ah bon, interroge l’homme un peu tatillon, et en dessous ?

– Oh! En dessous je n’ai qu’un petit nécessaire pour dame qui n’a jamais servi…