Pensée du samedi 26 mai 2012.


« Le découragement qu’il nous arrive d’éprouver parfois est
un signe que le lien qui doit exister entre nos deux natures,
terrestre et céleste, est rompu en nous. La nature terrestre est
comme une matière que la nature céleste doit sans cesse
éclairer, vivifier. La nature terrestre nous tire vers le bas,
alors que la nature céleste nous entraîne vers les hauteurs.
C’est pourquoi, au moment où la nature terrestre parvient à
se soustraire au pouvoir de la nature céleste, il se produit en
nous comme une chute, un effondrement.
Pour maintenir ou rétablir le lien entre nos deux natures, nous
devons, à la manière des alchimistes, apprendre à travailler
avec le feu. C’est le feu, le feu sacré de l’amour divin qui
soude notre nature inférieure à notre nature supérieure, à
condition que nous ne nous arrêtions jamais de souffler sur lui. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Afrique du Sud : le pénis du président Zuma en peinture fait scandale | Rue89 Culture


Pierre Haski | Cofondateur Rue89

Manifestation contre l’œuvre représentant Jacob Zuma, le 22 mai 2012 à Johannesburg (Alexander Joe/AFP)

Détruire une œuvre d’art pour éviter une guerre civile : c’est comme ça que Barend la Grange, un Sud-Africain blanc, a expliqué au tribunal pourquoi il s’en était pris à un tableau controversé représentant le président sud-africain Jacob Zuma, le pénis à l’air.

Cette œuvre de l’artiste Brett Murray, intitulée « La Lance » et exposée dans l’une des principales galeries d’art contemporain d’Afrique du Sud, la galerie Goodman de Johannesburg, est une parodie d’affiche soviétique, et ironise sur la vie sexuelle hyperactive du chef de l’Etat sud-africain, qui vient de se marier pour la sixième fois, est officiellement polygame, et compte pas moins de vingt enfants.

« La Lance » (symbole zoulou par excellence, l’ethnie d’origine de Jacob Zuma) fait partie d’une expo ironiquement intitulée « Hail to the thief », un jeu de mot entre « chief » (chef) et « thief » (voleur), et qui signifie « salut au voleur » !

L’œuvre représentant le président Jacob Zuma, à la galerie Marian Goodman au Cap (Alexander Joe/AFP)

L’affaire a mis l’Afrique du Sud en ébullition et polarisé de nouveau Blancs et Noirs. Les partisans du Congrès national africain (ANC) sont très remontés contre cet « affront au chef », réalisé au nom d’une conception de l’art qui passe mal.

L’ANC avait saisi la justice pour faire retirer le tableau, la galerie se refusant à le faire au nom de la liberté de création artistique.

Deux croix à la peinture rouge

Barend la Grange a pris sur lui d’aller peindre deux croix à la peinture rouge sur le tableau, l’une sur la tête, l’autre sur le sexe de Zuma, de peur que cette affaire ne débouche sur une confrontation qui, dans l’Afrique du Sud post-apartheid, pourrait prendre un tour violent et ethnique.

Le hasard a fait qu’un autre citoyen sud-africain, Louis Mabokela, un Noir cette fois, a aussi maculé le tableau de peinture, mais pour protester contre la politique de l’ANC. Un troisième homme, là encore sans connexion avec les deux autres, a tagué le mot « respect » sur les murs blancs de la galerie.

Les deux hommes qui ont vandalisé l’œuvre sont poursuivis en justice. Le tableau endommagé a pour sa part été décroché.

En 2008, la caricature au pommeau de douche

L’affaire a réveillé une poussée de fièvre plus ancienne, qui avait été provoquée en 2008 par le caricaturiste le plus connu d’Afrique du Sud, Zapiro, qui avait chroniqué l’affaire de viol pour laquelle Jacob Zuma avait été poursuivi – et relaxé – avant de devenir président du pays.

Sa victime étant séropositive, Jacob Zuma avait fait hurler les militants antisida en déclarant au cours du procès qu’en guise de protection, il avait pris une douche. Depuis, Zapiro le dessine avec un pommeau de douche au-dessus du crâne !

Capture d’écran de la caricature de Zapiro sur Jacob Zuma (Site de The Times)

L’ANC avait alors lancé une vaste campagne contre Zapiro, accusé d’incarner l’ancienne élite blanche, arrogante et supérieure, incapable d’accepter la nouvelle majorité noire, même si ce dessinateur ne peut en aucun cas être identifié aux partisans de l’apartheid d’hier.

« Cette chose insensible créée par un Blanc »

Cette nouvelle affaire Zuma révèle le fossé croissant en Afrique du Sud, entre la minorité blanche et le style du président Zuma, en particulier sa polygamie, acceptée par une majorité de Noirs sud-africains.

Barend la Grange a expliqué que même s’il avait des critiques à exprimer sur Jacob Zuma, il respectait l’institution présidentielle. Il a indiqué qu’il avait été choqué de voir que les visiteurs de la galerie se moquaient ouvertement du chef de l’Etat sud-africain, et perpétuaient les préjugés raciaux de l’époque de l’apartheid.

« J’ai vécu sous l’apartheid, je ne dirigeais pas le système mais j’en ai profité. J’ai pensé qu’il était juste pour moi, en tant que Blanc, de détruire cette chose insensible qui a également été créée par un Blanc. »

Problèmes de libido: Ces hommes qui ne pensent plus à Fernande | Slate


 

La part de la population masculine qui souffre d’une diminution ou d’une absence de désir sexuel est importante et les facteurs la suscitant sont nombreux. Mais il existe des traitements efficaces.

Des mannequins sud-africains posent à l'occasion de la «journée nationale du décolleté» - Ian Waldie / Reuters

– Des mannequins sud-africains posent à l’occasion de la «journée nationale du décolleté» – Ian Waldie / Reuters –

Désir sexuel hypoactif (DSH). Voilà comment on nomme toute diminution ou absence de désir sexuel, cette importante cause de consultation en sexologie clinique. C’est que le DSH a une forte prévalence dans la population générale, et pas seulement auprès des femmes, plus touchées: 12,5% à 28% des hommes souffriraient d’une baisse du désir sexuel de manière occasionnelle, périodique ou fréquente, environ 3% d’un DSH avéré.

Ce trouble est souvent à l’origine de crises de couple, de séparations et d’une baisse significative de la qualité de vie. Il se manifeste par un déficit ou une absence de fantasme ou de désir. Le sujet est peu motivé dans la recherche de stimuli, il ne prend pas l’initiative d’une activité sexuelle ou s’y livre avec réticence quand son partenaire prend les devants.

publicité

Les facteurs susceptibles de causer un DSH ne sont pas forcément spécifiquement liés à la fonction sexuelle et ils sont nombreux. A commencer par l’âge: plus les années passent, plus le désir a tendance à diminuer. Selon une étude américaine, le DSH toucherait 26% des hommes de plus de 70 ans alors qu’il n’en concernerait que 0,6% parmi la tranche des 40 ans et 49 ans. Toutefois, de nombreux hommes continuent à ressentir un désir significatif après 80 ans et une multitude de couples âgés considèrent l’activité sexuelle comme est un aspect important de leur vie.

Déficits hormonaux

Déficits hormonaux, notamment des androgènes –les principales hormones impliquées dans la fonction sexuelle masculine–, peuvent aussi expliquer un DSH. Chez l’homme, les taux normaux de testostérone varient avec l’âge et se situent moyennement entre 10 et 12 nanomoles par litre(nmol/l). Ces taux sont largement au-dessus des valeurs nécessaires pour assurer une fonction sexuelle adéquate. C’est seulement au-dessous d’un certain seuil que des troubles sexuels commencent à apparaître et c’est à un taux critique inférieur à 6-7 nmol/l que la majorité des patients deviennent symptomatiques.

Des taux trop importants de prolactine, cette hormone qui diminue la sécrétion de testostérone, ont un effet inhibant, alors que les maladies génétiques, neurologiques (épilepsie temporale, sclérose en plaques), infectieuses (VIH), chroniques (insuffisance rénale ou cardiaque, diabète), voire une fatigue peuvent également s’accompagner de troubles de la fonction sexuelle et d’un DSH.

Drogues et alcool

L’utilisation chronique des drogues, tout comme la méthadone, ainsi que plusieurs médicaments, dont certains antidépresseurs, affectent significativement et de manière négative le désir sexuel chez l’homme. L’alcool à de faibles doses peut certes avoir un effet de désinhibition et il est souvent utilisé pour favoriser les contacts sexuels. A plus forte dose par contre, il inhibe tout désir. Cet effet est dû à une action directe sur le système nerveux central et sur le foie en favorisant la conversion de la testostérone en œstrogènes, ce qui induit une baisse de la libido.

Les trois-quarts des patients dépressifs présentent une baisse importante du désir sexuel. Certaines phobies, le trouble obsessionnel compulsif, l’anxiété et l’état de stress post-traumatique s’accompagnent souvent d’une baisse de la libido. On citera également une santé mentale instable (passée et actuelle), une image de soi négative, des expériences sexuelles passées négatives, des coutumes et croyances sexuelles conflictuelles, un imaginaire érotique pauvre, absent ou culpabilisant, une éducation sexuelle rigide, une aversion envers certaines pratiques sexuelles, un évitement des perceptions positives, des traumatismes sexuels, une peur de l’échec ou encore des troubles identitaires.

Prise en charge complexe

Face à ces nombreux facteurs, la prise en charge doit être précise. L’évaluation sexologique, moment fondamental du bilan clinique, se fera idéalement en présence du patient seul et, si cela est possible par la suite, en couple. Bien qu’il soit parfois difficile de rencontrer le partenaire, sa présence se révèle être souvent une aide précieuse. La prise en charge thérapeutique du DSH est complexe et devrait être effectuée par un spécialiste du domaine de la médecine sexuelle et de la sexologie clinique.

Il n’existe actuellement pas de traitement pharmacologique spécifique recommandé pour le DSH. Cependant, quand la cause est hormonale, un apport d’androgènes ou un dosage de prolactine peut tout à fait être proposé même si les effets secondaires sont parfois importants. Il existe également une vaste palette de sexothérapies fondées sur des bases scientifiques et reconnues pour le traitement de ces troubles chez l’homme. Leur efficacité, variable, dépend du modèle appliqué mais aussi de l’expérience, de la personnalité et de l’engagement du thérapeute.

Richard Etienne

26 Mai : Journée mondiale de la sclérose en plaques


 

Journée Mondiale de la Sclérose en Plaques

journée mondiale de la sclérose en plaquesLancée en 2009, cette journée est consacrée à une maladie très invalidante encore méconnue du grand public.

Plus de deux millions de personnes de par le monde sont atteintes par  la sclérose en plaques.  Elle touche plus de femmes que d’hommes avec une proportion de 1.7 femmes pour 1 homme et se déclenche généralement sur des sujets assez jeunes.

La SEP se caractérise par une réaction inflammatoire d’origine nerveuse et peut évoluer assez rapidement avec des manifestations neurologiques variées. Elle est considerée comme la première cause de handicap non traumatique chez l’adulte jeune.

La recherche scientifique n’est pas encore en mesure de préciser les véritables causes de la maladie et la médecine ne dispose encore  à ce jour d’aucun traitement curatif.

 

 

26 Mai : Journée de la fête du jeu

journée mondiale du jeu

Ce n’est pas encore tout à fait une Journée Mondiale, mais nous lui avons tout de même fait une place dans le site. Peut-être un reste de notre esprit d’enfance…

L’objectif de cette journée nationale du jeu est de faire reconnaître l’activité ludique comme un outil d’apprentissage et de transmission du savoir, une expression d’échange culturel entre les peuples et les générations, une occupation de loisir et enfin (et surtout) une source de plaisir.

La journée consacrée à la fête du jeu est libre dans sa forme mais s’inscrit dans le respect d’une « charte » :

  • La gratuité : La participation à la fête du jeu est gratuite pour tous.

  • L’universalité : Le jeu est pour tous, de tout age, de toute origine, de toute culture.

  • La diversité : La fête du jeu rend hommage au jeu sous toutes ses formes, des jouets aux jeux de société, qu’ils s’exercent en intérieur ou en plein air, qu’ils soient traditionnels ou qu’ils utilisent des supports informatiques ou vidéo.

  • Elle se pratique partout : La fête du jeu ne saurait se cantonner à la maison et pourra investir les lieux publics, les institutions, les familles, les rues.

De nombreux événements sont organisés dans le cadre de la fête du jeu et on trouve sur internet de nombreux sites consacrés aux activités ludiques pratiquées dans l’esprit de la fête du jeu. Ne souhaitant en privilégier aucun, nous laissons à nos internautes effectuer leurs propres recherches !

Nous terminerons cependant cette présentation par un cri d’alerte: L’activité ludique se situe, on le voit bien, aux antipodes du monde des « jeux d’argent » avec leur cortège de dépendances et risques en tous genres. Une information plus complète sur ces sujets est proposée dans le site Tendance Santé. A lire et à faire connaître.

Bon jeu à tous !

Le garçon aux grandes oreilles |conte-moi.net


 

Le garçon aux grandes oreilles

Pays de collecte : Maroc

Illustration : Hamid Diani

Un gouverneur avait honte des longues oreilles de son garçon. Pour ne pas que cela se sache, il faisait couper la tête aux coiffeurs trop curieux… Mais un jour l’un d’entre eux ne dit rien, garda sa tête et le lourd secret…

Il était une fois dans un pays lointain, très lointain, un hakem (gouverneur). Il avait un garçon qui avait de longues oreilles. Comme ce dernier en avait honte, il les cachait avec une calotte. Si cette tare s’ébruite, il sera la risée de tout le monde. C’est pourquoi son père faisait appel à un coiffeur pour lui faire couper les cheveux, à domicile, loin des regards indiscrets.

Mais un jour, le coiffeur, rongé par la curiosité, voulut savoir pourquoi le garçon avait de longues oreilles. C’est ainsi qu’il commit l’irréparable ! On le laissa couper les cheveux, puis on lui coupa la tête pour qu’il ne révèle pas le secret. Les coiffeurs se succédèrent et posèrent la même question, et leurs têtes sautèrent après qu’ils coupèrent les cheveux du fils du gouverneur.

Un jour, on fit venir un coiffeur, qu’on dit discret. Il vit les grandes oreilles de l’enfant, mais ne chercha pas à savoir pourquoi. Il coupa les cheveux. Mais avant qu’il s’en aille, le père lui recommanda de garder le secret s’il ne voulait pas se faire décapiter.

Le coiffeur rentra chez lui décontenancé car le secret qu’il détenait prenait de l’ampleur et le gonflait petit à petit si bien que son corps devint trop lourd. Pour se libérer de ce poids qui l’écrasait depuis de nombreux jours, il se rendit dans un puits et cria en se penchant vers le vide : « le fils du gouverneur a de grandes oreilles ! Le fils du gouverneur a de grandes oreilles ! Le fils du gouverneur a de grandes oreilles ! » La grenouille l’entendit et se mit à crier elle aussi : « le fils du gouverneur a de grandes oreilles ! Le fils du gouverneur a de grandes oreilles ! Le fils du gouverneur a de grandes oreilles ». Le pigeon venu se désaltérer, près du puits, l’entendit et se mit à dire : « le fils du gouverneur a de grandes oreilles, le fils du gouverneur a de grandes oreilles, le fils du gouverneur a de grandes oreilles ». Le corbeau l’entendit et se met à crier la même chose. Les autres oiseaux l’entendirent et se mirent à répéter : « le fils du gouverneur a de grandes oreilles ! ». La nouvelle se répandit dans la ville et arriva aux oreilles du gouverneur. Furieux contre le coiffeur qui avait divulgué le secret, il promit de lui faire avaler sa langue. On le fit venir ; mais il jura et nia en avoir parlé à quelqu’un.

Le fils intervint et dit à son père que le coiffeur est sincère. Après tout, la nouvelle s’est propagée et tout le monde est aujourd’hui au courant. Cela ne sert à rien de tuer le coiffeur. « Je suis une créature de Dieu, je n’ai pas à rougir d’être différent des autres ». Sur ce, le coiffeur fut lâché. Le garçon, libéré de sa hantise, sortait désormais sans calotte.

Mon conte était parti avec la rivière et moi je suis restée avec les fils des généreux.

Orléans. Elles partent en week-end et laissent seuls leurs enfants de 5 mois à 7 ans – Faits divers : LaDépêche.fr


 

Orléans dans le Loiret.

Orléans dans le Loiret. ©Idé.

Lundi, des pompiers qui intervenaient pour une fuite d’eau dans un immeuble d’Orléans ont fait une surprenante découverte : de jeunes enfants livrés à eux-mêmes tandis que leurs mères étaient parties en week-end pour faire la fête, selon une information révélée par France Inter.

Les enfants, âgés de 5 mois à 7 ans ont été retrouvés en bonne santé. Cependant, ils ont aussitôt été placés pour huit jours dans des familles d’accueil et les deux mères, âgées d’une trentaine d’années, feront l’objet d’une enquête sociale et devront s’expliquer devant le procureur le 9 juillet prochain. Elle ont été interpellées et mises en garde à vue dès leur retour le lundi soir.

Selon une source proche de l’enquête, « les deux mères des enfants […] étaient parties samedi en week-end en région parisienne en les laissant à une voisine, qui faute de place chez elle les a laissés dans cet appartement, leur apportant à manger », malgré les soins que nécessite un nourrisson.

Virée pour Cause de Gros Seins [Incroyable] | Social Fuzz™


Virée pour Cause de Gros Seins [Incroyable]

C’est une histoire vraiment pas commune qu’a vécu Laura Odes, 29 ans : elle s’est fait licencier à cause de ses gros seins. C’est en tout cas le motif qu’a invoqué son patron pour la virer de la boutique de lingerie dans laquelle elle travaillait.

Avant de lui signifier son renvoi, il lui avait d’abord demandé de se débrouiller pour cacher ses seins, trop imposants à son goût, ce qui a choqué et humilié la jeune femme. Son ex-boss lui a même suggéré de se vêtir avec les habits de son petit ami, qui cacheraient ainsi ses formes.

Jugée trop sexy pour travail (une vendeuse de sous-vêtements pas sexy, c’est bizarre aussi j’ai envie de dire), son ancien patron l’a sommé de changer de tenue, ce qu’elle a fait. C’est sur le chemin pour aller chercher de nouveaux vêtements, que l’enseigne l’a appelé pour lui signifier son renvoi.

On ne devrait pas être jugées en fonction de la taille de nos seins ou de la forme de notre corps“, s’est plainte Laura Odes. La jeune femme aurait porté plainte et se serait expliquée avec son avocate Gloria Allred.

Voici une vidéo, présentant le cas :

 

Source : Dlisted

L’homme qui a planté une forêt de ses mains !


 

1125-inso1.jpg

L’homme qui a planté une forêt de ses mains !

 

A lui tout seul, Jadav Payeng a fait pousser une vaste forêt sur un banc de sable de 550 hectares situé au milieu du fleuve Brahmapoutre. Le site compte désormais plusieurs animaux dont l’espèce est en voie de disparition, dont au moins cinq tigres.

 

Une femelle a eu deux petits récemment. L’endroit se situe à Jorhat, à 350 kilomètres de route de Guwahati, et il n’est pas facile d’accès. Il faut quitter la voie principale et prendre une petite route sur une trentaine de kilomètres pour arriver au fleuve. Là, avec de la chance, on trouve des bateliers pour passer sur la rive nord. Après 7 kilomètres de marche, on arrive près de chez Payeng.

 

Les gens du coin appellent cet endroit Molai Kathoni (“le bois de Molai” – d’après le surnom de Payeng). Tout a commencé en 1979. Des crues avaient rejeté un grand nombre de serpents sur le banc de sable. Après le retrait des eaux, Payeng, qui n’avait que 16 ans, trouva le site couvert de reptiles morts. Ce fut le tournant de sa vie. “Les serpents étaient morts de chaleur, il n’y avait pas d’arbres pour les protéger. Je me suis assis et j’ai pleuré sur leurs corps sans vie. C’était un carnage. J’ai alerté le ministère des Forêts et leur ai demandé s’ils pouvaient planter des arbres. Ils m’ont répondu que rien ne pousserait ici et m’ont dit d’essayer de planter des bambous. C’était dur mais je l’ai fait. Il n’y avait personne pour m’aider”, raconte Payeng, qui a désormais 47 ans.

 

Le jeune homme quitta ses études et son foyer, et se mit à vivre sur le banc de sable. Contrairement à Robinson Crusoé, il accepta volontiers cette vie d’isolement. Et non, il n’avait pas de Vendredi. Il arrosait les plants matin et soir et les taillait. Au bout de quelques années, le banc de sable est devenu un bois de bambou. “J’ai alors décidé de faire pousser de vrais arbres. J’en ai ramassé et je les ai plantés. J’ai aussi rapporté des fourmis rouges de mon village : les fourmis rouges changent les propriétés du sol. J’ai été piqué plusieurs fois”, raconte Payeng en riant.

 

Bientôt, toute une série de fleurs et d’animaux s’épanouirent sur le banc de sable, y compris des animaux menacés, comme le rhinocéros à une corne et le tigre royal du Bengale. “Au bout de douze ans, on a vu des vautours. Les oiseaux migrateurs ont commencé à arriver en masse. Les daims et le bétail ont attiré les prédateurs”, déclare Payeng, qui s’exprime comme un écologiste chevronné.

 

“La nature a créé une chaîne alimentaire : pourquoi est-ce qu’on ne s’y tient pas ? Qui protégera ces animaux si nous, les êtres supérieurs, nous nous mettons à les chasser ?”

 

Le ministère des Forêts de l’Assam n’a entendu parler de la forêt de Payeng qu’en 2008, lorsqu’un troupeau d’une centaine d’éléphants sauvages s’y est réfugié après avoir ravagé les villages voisins. Ils ont aussi détruit la cabane de Payeng. C’est là que Gunin Saikia, conservateur assistant des forêts, a rencontré Payeng pour la première fois. “Nous avons été surpris de trouver une forêt aussi dense sur le banc de sable. Les gens du coin dont la maison avait été détruite par les pachydermes voulaient abattre ce bois, mais Payeng leur a dit qu’il faudrait le tuer d’abord. Il traite les arbres et les animaux comme si c’étaient ses enfants. Quand on a vu ça, on a décidé de contribuer au projet, raconte-t-il. Payeng est incroyable. Ça fait trente ans qu’il est là-dessus. Dans n’importe quel autre pays, il serait un héros.”


(The Times of India)

 

 

courrierinternational

Transformez vos bananes en clavier !


 

bananes en clavier.jpgTransformez vos bananes en clavier !

 

Ecrire un e-mail en tapant sur des pâtes alphabet, faire de la musique avec des bananes ou jouer à Pac-Man avec un joystick dessiné au crayon ?

 

Tout cela est désormais possiblegrâce à MaKey MaKey, un simple circuit imprimé qui transforme pratiquement n’importe quel objet en touche de clavier d’ordinateur.“Ça marche avec n’importe quoi d’un tant soit peu conducteur”,explique Eric Rosenbaum, chercheur au Massachusetts Institute of Technology (MIT).

 

Dans sa forme la plus simple, le MaKey MaKey se branche sur votre ordinateur avec une clé USB et vous permet de réaffecter aux objets de votre choix le contrôle de la flèche, de la barre d’espace et du clic gauche de la souris.

 

Pour transformer ces objets en touches de clavier, il suffit de les relier au circuit imprimé avec un câble équipé de pinces électroniques. On touche l’objet avec un autre câble relié au MaKey MaKey, ce qui ferme le circuit et déclenche la touche“appuyer”.

 

Il n’est pas nécessaire d’installer de logiciel et les utilisateurs les plus avancés pourront réattribuer d’autres touches et des mouvements de souris. Eric Rosenbaum etson collègue Jay Silver espèrent que leur système encouragera tout un chacun à devenir plus créatif.

(New Scientist)

courrierinternational

La scolarisation des enfants au QI élevé – Doctissimo


 

La scolarisation des enfants au QI élevé

Trop précoce ?  Trop distrait ? Il semble être en avance sur ses petits camarades mais votre enfant a du mal à l’école ? Attention, trop d’enfants diagnostiqués précoces sur la base d’un simple test de QI souffrent en fait de troubles de l’apprentissage. Comment faire la différence ? Que faire une fois le diagnostic établi ? Le point sur la scolarisation des enfants précoces et des enfants souffrant de troubles « dys ».

Dans le jargon, ils sont appelés enfants intellectuellement précoces (EIP). Au quotidien, ce sont des surdoués, des précoces, des petits génies… Bref, ce sont des enfants pas comme les autres et à qui on le fait bien comprendre. Difficile pour eux de faire comme si de rien n’était.  « En cas de diagnostic de précocité,  il ne faut pas enfermer l’enfant dans une bulle de précocité, ne pas lui dire qu’il est différent des autres sous peine de lui mettre trop de pressions sur les épaules » tempère Hervé Glasel, neuropsychologue et directeur de l’école du CERENE1 (Centre de référence pour l’évaluation neuropsychologique de l’enfant).

De la difficulté du diagnostic de précocité

Scolarisation enfants QI élevéMais d’ailleurs, qu’est-ce qu’un enfant précoce ? Comment définir la précocité ? Pour le directeur du CERENE, c’est bien simple, « nous n’avons pas d’outils pour en juger. Néanmoins, si le modèle de la précocité n’est pas encore établi, il devrait comprendre à la fois les capacités intellectuelle et  créatives ainsi que l’engagement de l’enfant ».

Mais alors que faire face à un enfant qui semble être particulièrement « en avance » ? Trop souvent,  cela débute et termine par un test de QI.

Or, le QI n’est pas un outil destiné à juger de la précocité d’un enfant. Le Quotient Intellectuel ou QI, se mesure via plusieurs séries de questions visant à mesurer la logique,  la mémoire, etc. En fait, plus qu’un indicateur de l’intelligence – qui ne peut se mesurer scientifiquement – c’est surtout un indicateur de la vivacité d’esprit, du quotient intellectuel, comme son nom l’indique bien.

Le QI, un mauvais indicateur de précocité

Pour le neuropsychologue, « le QI n’est qu’un sous-ensemble réduit de compétences cognitives composites : il n’y a rien sur les fonctions attentionnelles, exécutives et presque rien sur la mémoire (un véritable bilan mnésique dure 2 heures et non 5 minutes…), ni sur le langage écrit, la praxie, l’écriture, le sens des nombres ou la cognition sociale… ». Autant de compétences et facultés généralement laissées pour compte (voire parfois snobées, être bon en math étant souvent mieux vu que d’être un bon musicien/artiste, etc.) et qui ne sont pas testées chez des enfants.

« Par ailleurs,  le QI reste très lié à l’environnement familial, insiste Hervé Glasel. On sait que le QI moyen des cadres est de 109 contre 95 pour les ouvriers (étude Schiff & Coll., 1986) ».  Le QI, ce chiffre plus ou moins élevé, peut parfois être « un faire-valoir, un petit plaisir pour les parents qu’ils mettent en avant auprès de leur entourage… explique le neuropsychologue. Les professionnels, eux, devraient être plus circonspect avec ce chiffre, sachant notamment que les parents, eux,  ne  peuvent pas le recevoir correctement. Au Québec, par exemple, ils ne le communiquent pas. » 

Au final, le QI ne s’intéresse qu’à une infime partie de la précocité intellectuelle et n’est pas un indicateur pertinent pour détecter un EIP.

Sur-diagnostic de précocité VS sous-diagnostic de troubles de l’apprentissage

Pour autant, de nombreux enfants sont diagnostiqués précoces sur la simple foi d’un test de QI… Bien souvent, ce test est réalisé à la demande des parents lorsqu’un enfant apparemment vif d’esprit et intelligent est en situation d’échec scolaire. En effet, comment expliquer qu’un tel enfant présente des résultats aussi décevants ? « L’écueil le plus fréquent consiste à expliquer de mauvais résultats scolaires chez un enfant dont le QI est élevé par le fait qu’il s’ennuie, qu’il est en décalage avec la classe, etc. » explique Hervé Glasel. « En fait, 80 % des enfants diagnostiqués précoces sont des enfants souffrant de troubles de l’apprentissage. Il y a un réel sur-diagnostic de la précocité : peut-être est-ce parce qu’il est plus facile de dire aux parents que leur enfant est précoce plutôt que de leur dire qu’il souffre de troubles de l’apprentissage »… 

Ainsi, dans de nombreux cas, un enfant intelligent qui se trouve en difficulté scolaire n’est pas un enfant précoce qui s’ennuie mais un enfant qui présente des troubles d’apprentissage.  Ils concernent des apprentissages fondamentaux (lecture, écriture, opérations mathématiques, etc.) et apparaissent chez un enfant ne présentant pas de retard mental. Plus rarement, des troubles de la personnalité (problèmes d’inclusion sociale, rapport difficile avec les adultes, les institutions, etc.) peuvent également être à l’origine de la souffrance scolaire.

« L’intelligence étant en particulier une adaptation (à une situation, un problème…), une intelligence supérieure, par essence, ne peut être en soi une cause d’inadaptation scolaire » détaille-t-il. On ne peut lier le QI à l’engagement scolaire ».  Hélas, cela reste encore trop souvent le cas et ces diagnostics erronés peuvent conduire les familles à inscrire leur enfant dans des écoles spécialisées (voir encadré). Mais pour un enfant intelligent qui souffre de troubles de l’écriture ou du sens des nombres, ces « solutions » ignorent le réel problème qui subsiste malgré tout.  « D’ailleurs, dans les structures spécialisées, on ne voit que très peu les enfants précoces parce que, tout simplement, ils s’en sortent très bien tous seuls » rassure Hervé Glasel.

Que faire en cas de diagnostic de précocité réalisé à la suite d’un test de QI ?

– Les conseils d’Hervé Glasel  –

  • Se méfier… car un tel diagnostic met les parents et l’enfant dans une situation de dissonances qui va se résoudre sur des croyances non fondées (il s’ennuie, il pense différemment, etc.)

  • Se méfier également des « remèdes » proposés, le plus souvent basés sur des solutions non validées : enrichir le quotidien des enfants de plusieurs activités telles que le piano, les échecs, l’apprentissage du chinois, etc., les inscrire dans des écoles  où ils sont censés tout apprendre…

  • S’il y a une situation d’échec scolaire, faire réaliser un bilan neuropsychologique2  par un professionnel.

Quid des sauts de classe ?!

Quand il existe une souffrance et que les résultats scolaires sont décevants, il faut contacter un pédopsychiatre ou un neuropsychologue spécialisé dans les apprentissages. Le spécialiste entreprendra un bilan neuropsychologique2 destiné à évaluer le développement de l’enfant et, le cas échéant, mettre en place des solutions adaptées au trouble de l’enfant. 

La scolarisation des enfants précoces questionne constamment les professionnels et l’entourage de l’enfant. Cette problématique figure d’ailleurs dans la législation française : « des aménagements appropriés sont prévus au  profit des élèves intellectuellement précoces ou manifestant des aptitudes particulières, afin de leur permettre de développer pleinement leurs potentialités.  La scolarité peut être accélérée en fonction du  rythme d’apprentissage de l’élève »3.

Effectivement, en ce qui concerne le saut de classe, il peut être envisagé… à la condition que l’école, les parents et l’enfant soient tous d’accord. Par exemple, si l’enfant se sent très bien dans sa classe et s’entend bien avec ses camarades, un saut de classe ne sera pas forcément bénéfique. « Un enfant avec une bonne dynamique intellectuelle et qui maîtrise les compétences peut tout à fait sauter une classe, explique Hervé Glasel. Le seul souci, c’est que cela peut créer, ultérieurement et à l’adolescence notamment, des problèmes liés à la différence d’âge. Il faut simplement trouver la bonne année ». 

Au final, s’il apparait que votre enfant soit particulièrement intelligent ou en avance, mieux vaut éviter d’en tirer des conclusions trop hâtives. Tout d’abord, il s’agit de savoir prendre son temps : celui de demander l’avis de l’enfant, celui de professionnels qualifiés, celui de trouver le spécialiste adéquat pour réaliser son bilan neuropsychologique et ensuite seulement, décider de la marche à suivre. 

S’il s’avère effectivement précoce, mieux vaut agir au cas par cas et pourquoi pas, envisager le saut de classe.

Mais si, au cours de ces examens,  un trouble de l’apprentissage quelconque est détecté chez l’enfant, il faut alors savoir s’armer de patience car d’après le directeur de l’école du CERENE, « il faut 8 à 12 mois d’attente pour un rendez-vous dans un centre des troubles de l’apprentissage »…

Yamina Saïdj,  le 2 mai 2012

1 – L’école du CERENE est dédiée à l’enseignement pour des enfants souffrant de troubles de l’apprentissage liés à des « dys » ; dyscalculie, dysorthographie, dyslexie, dysphasie, dyspraxie… et aussi à certains enfants précoces qui ont des besoins pédagogiques spécifiques.

2 – Le bilan comprend notamment un entretien d’une heure avec les parents et 6 à 9 heures d’interactions avec l’enfant pour pouvoir analyser toute une série de compétences : dynamique intellectuelle, prise d’information visuelle, réponse motrice, praxies (fonctions de gestion et de pré-programmation des gestes intentionnels), le langage, le sens des nombres, les processus de mémoire, les fonctions attentionnelles et exécutives, le traitement de l’information sociale, la personnalité…

3 – Loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école : article 27 codifié L321-4 

Source : Conférence et dossier de presse « Troubles des apprentissages et précocité chez l’enfant », école du CERENE, 7 mars 2012

Un enfant précoce


images drôles tiens-tiens, oui, volontiers...

Voici une petite histoire pour te faire rire et voir, une fois de plus, que les enfants n’ont pas toujours le même vocabulaire que les adultes mais, savent bien se faire comprendre…

Un petit garçon était assis dans l’autobus, à côté d’un homme qui lisait un livre et il a remarqué qu’il avait son collet le devant en arrière.

Le petit garçon demanda pourquoi il portait son collet le devant en arrière.

L’homme, qui était un prêtre, déclara : « Je suis un Père ».

Le petit garçon répondit : « Mon papa ne porte pas son collet comme ça. »

Le prêtre leva les yeux de son livre et répondit : « Je suis le père de nombreux

enfants » !

Le petit garçon dit :  » Mon papa a 4 garçons et 4 filles et deux petits-enfants et il ne

porte pas son collet de cette façon ! »

Le prêtre, s’impatientant, dit : « Je suis le père de centaines, » puis continua

la lecture de son livre.

Le petit garçon assis tranquille pensa pendant un certain temps, puis il se

pencha et dit : « Peut-être que vous devriez porter un condom et enfiler votre

pantalon le devant en arrière au lieu de votre collet. »