Pensée du jeudi 24 mai 2012.


« Le cœur et l’intellect n’ont pas les mêmes exigences,
chacun doit être nourri différemment et doit donc s’exercer
différemment. Les artistes chez qui le cœur, la sensibilité
sont particulièrement développés, ont besoin d’être
encouragés ; ils souffrent de la critique. Combien d’artistes
sont morts d’avoir été incompris ! Au contraire, penseurs et
philosophes se renforcent par la critique, car l’intellect
progresse à travers les oppositions et les obstacles. Le propre
de l’intellect est de trouver de nouveaux arguments, de
nouvelles solutions, il cherche des occasions de s’exercer, et
la critique lui fournit ces occasions. Les affrontements ne lui
font pas peur, il est construit pour résister.
Donc, celui qui s’exprime par le sentiment a besoin d’être
encouragé, loué. Mais ne félicitez pas trop celui qui vit dans
le monde de la pensée, car vous l’endormirez, il n’avancera
plus. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

En Ukraine, l’industrie du sexe mise sur l’Euro 2012 | Ici et Ailleurs | L’Orient-Le Jour


Ici et Ailleurs

Société

En Ukraine, l’industrie du sexe mise sur l’Euro 2012

mercredi, mai 23, 2012

Le groupe féministe Femen a multiplié ses actions dénudées de protestation.Photo Gleb Garanich/Reuters

Le groupe féministe Femen a multiplié ses actions dénudées de protestation.Photo Gleb Garanich/Reuters

Le groupe féministe Femen a multiplié ses actions de protestation dénudées, alors les prostituées comptent doubler, voire tripler leurs tarifs.

L’industrie du sexe en Ukraine compte multiplier ses recettes à l’occasion de l’Euro 2012, une compétition synonyme d’affluence de clients étrangers.

« Les prostituées de Kiev se préparent activement à l’Euro 2012 », qui aura lieu du 8 juin au 1er juillet en Ukraine et en Pologne, assure un site ukrainien offrant des services sexuels. Certaines vont jusqu’à étudier « l’histoire des pays participant à l’Euro 2012 et des notions de football » afin d’attirer davantage de clients, renchérit le site, confirmant les craintes du groupe féministe ukrainien Femen qui a multiplié ses actions de protestations dénudées contre le « tourisme sexuel » pendant le championnat.

Malgré l’illégalité de la prostitution en Ukraine, cette ex-république soviétique compte entre 52 000 et 83 000 prostituées, dont quelque 11 000 à Kiev, selon des estimations de la branche ukrainienne de l’ONG internationale Alliance VIH/sida. Les trois autres villes-hôtes ne sont pas en reste : à Donetsk et Kharkiv, il y en a plus de 3 000 et à Lviv, située à une soixantaine de kilomètres de la frontière polonaise, près de 2 500, selon la même source. Travaillant dans une maison close aménagée en cachette dans un appartement de Kiev, Natacha, une prostituée de 24 ans, espère trouver suffisamment de clients pour pouvoir s’acheter une voiture, même si elle admet que les fans seront absorbés par la compétition. « Tous les hommes sont pareils et pour eux le foot et la bière sont le plus important, mais ils ne vont quand même pas passer toute la nuit à boire de la bière », affirme-t-elle.

Nombre de prostituées vont de plus augmenter leurs tarifs pendant la compétition, relève Olena Tsoukerman, qui dirige l’ONG Legalife défendant les droits de ces femmes. Chez les filles « VIP », qui parlent des langues étrangères, et dont les services coûtent actuellement entre 100 et 200 euros l’heure, « les tarifs peuvent doubler, voire tripler », assure-t-elle. D’autant plus que, selon elle, des policiers corrompus, « couvrant » les maisons closes, ont eux aussi « doublé et parfois même triplé » le prix de leur pots-de-

vin ; des propos confirmés par plusieurs prostituées sous le couvert de l’anonymat.

L’Ukraine est actuellement le pays le plus touché d’Europe par le virus du sida, avec une prévalence du VIH parmi les adultes de 0,54 %, selon les dernières estimations de l’Alliance VIH/sida. Sans surprise, les prostituées figurent parmi les groupes les plus affectés : 24 % d’entre elles sont séropositives à Kiev, et près de 38 % à Donetsk, selon une étude réalisée en 2011 par cette organisation.

Interrogées par l’AFP, plusieurs prostituées et maisons closes à Kiev ont assuré être conscientes du risque et utiliser des préservatifs, mais cette pratique est loin d’être la règle. Ainsi, seulement 60 % des prostituées excluent catégoriquement tout rapport sexuel sans préservatif, selon des chiffres préliminaires de l’ONG. D’autres sont prêtes à s’en passer notamment contre un paiement supplémentaire, selon cette même source, qui ne précise pas encore de chiffres, l’étude n’étant pas achevée. Mais dans un précédent rapport publié en 2010, elle indiquait que cela concernait 22 % d’entre elles. Et pour ne rien arranger « 90 % des clients proposent de ne pas se servir du préservatif », rapporte Irina, une ancienne prostituée.

(Source : AFP)

L’ambassadeur François Barras raconte les « moments heureux » de son séjour au Liban | Politique Liban | L’Orient-Le Jour


Liban

Interview

L’ambassadeur François Barras raconte les « moments heureux » de son séjour au Liban

Par Sylviane ZEHIL | mercredi, mai 23, 2012

De gauche à droite, Pascal Couchepin, Michel Sleiman et François Barras.

De gauche à droite, Pascal Couchepin, Michel Sleiman et François Barras.

Poussé par le besoin de se ressourcer et de revoir ses « fidèles amis libanais », François Barras, consul général de la Suisse à New York depuis 2010, nous conte avec délices les « moments heureux » du temps où il était ambassadeur de son pays au Liban, de 2006 à 2010.

L’ancien ambassadeur de Suisse au Liban, François Barras, projette de revenir à la fin du mois pour une dizaine de jours au Liban. Le diplomate jette un regard chargé d’émotions sur ces « extraordinaires randonnées à pied qui lui ont permis de découvrir la beauté et la richesse variée de la nature libanaise. Ce sont ces « souvenirs uniques » qu’il se plaît à revivre lors d’un entretien accordé à L’Orient-Le Jour dans les magnifiques bureaux du consulat helvétique à New York où trônent de nombreux trophées reçus lors de son séjour au Liban.

François Barras est resté fidèle à ses amis libanais qui passent à New York pour le voir. « Parce qu’il y a une chose qu’il faut comprendre en tant que diplomate, chaque poste que j’occupe devient un peu partie de moi. Je suis un peu mexicain, un peu chinois, un peu émirati, un peu libanais, un peu américain », note-t-il au passage faisant ainsi référence à son parcours au Mexique, en Chine, aux Émirats arabes unis, au Liban, pays où il a été en poste diplomatique, et aux États-Unis. « Un diplomate, c’est plus qu’un touriste ; ce n’est pas un résident permanent. En quatre ans, il a le temps de bien connaître le pays, d’y grandir en l’intégrant dans son vécu. Chaque pays apporte quelque chose sur le plan personnel dans le parcours d’une vie », explique-t-il. Et le regard qu’il jette sur le Liban est tout à fait « personnel ».

Son hobby ? La marche

Qu’a-t-il retenu du pays du Cèdre ? La « convivialité », « l’extraordinaire tradition d’hospitalité », et la « fidélité » des amitiés nouées. « J’entretiens de grandes amitiés que je garde encore. Je me sens plus citoyen qu’ambassadeur », avoue-t-il. « Mais ce qui a été important pour moi, c’est le contact avec la nature, avec la montagne », confie-t-il. « Venant des montagnes suisses, c’est quelque chose que je n’ai pas vraiment à New York. Il y a aussi une très belle nature ici (aux États-Unis) mais il faut aller plus loin. Au Liban, j’ai profité de cette nature. Mon hobby favori est la marche », dit-il. « La marche, c’est l’activité humaine la plus à la mesure de l’homme. Il y a un pas, un rythme. Elle permet d’entretenir le corps mais aussi de rêver, sentir, être attentif à tous les sens », ajoute-t-il.

La découverte du Liban à pied, une expérience grisante ? En égrénant ses souvenirs, le diplomate se laisse aller à la rêverie et à l’émotion. C’est en marchant avec Michel Moufarrège, l’équipe de Liban Treck et avec les Amis de la Suisse au Liban que François Barras a eu « la chance » de découvrir notre pays « aux contours variés et tellement différents ». C’est avec ces derniers qu’il a effectué des marches depuis le Akkar jusqu’au sud du Liban, découvrant « des paysages splendides » tels que : « Kamoua qui se trouve aux confluents du Akkar, le Hermel avec son étendue de magnifiques forêts de sapins ; la vallée très profonde, presque suisse, de Wadi Gehannam ; le versant nord de Kornet el-Saouda aux chutes et cascades impressionnantes au printemps ; les hauts de Batroun, Jbeil, Tannourine, la belle région de Niha, la vallée de la Békaa, la vallée du Awali, le Chouf, Ammik et Saghbine, ainsi que le sud du Liban avec le château de Beaufort et Marjeyoun. Hasbaya est une autre remarquable région jusqu’au sommet où l’on découvre une vue plongeante sur le Golan, la Syrie et alentours. »

C’est lors de ces nombreuses randonnées que l’ambassadeur suisse « a apprécié la différence de végétation au Liban. Parce qu’il y a des zones très différentes depuis le bord de la mer jusqu’à 3 000 mètres d’altitude. Certaines régions sont restées vierges au Liban », dit-il. Ses impressions ? François Barras se souvient de « l’extraordinaire urbanité surtout sur la côte, les paysages variés depuis le nord du pays jusqu’au Chouf – qui est une espèce de Toscane libanaise – en passant par des quasi-déserts et la diversité. Puis il y a aussi cette rencontre très belle et simple avec les gens. Avec des collègues promeneurs, on a le temps de discuter, de parler avec la population des villages que l’on traverse », confie-t-il.

La marche des deux présidents à Wadi Kannoubine

A-t-il consigné ces bons souvenirs dans ses carnets de voyage ? François Barras « garde des traces de souvenirs magnifiques un peu particuliers », comme par exemple la première visite au Liban, en 2008, de l’ancien président de la Confédération suisse, Pascal Couchepin, à l’invitation du président Michel Sleiman. « Les deux présidents ont marché dans la vallée de Qadicha, de Mar Licha jusqu’à Wadi Kannoubine. » Symbolisme ? « Que deux présidents fassent cette marche ensemble dans les hauts lieux du Liban, c’était quelque chose qui m’a marqué. C’est un très beau message pour les Libanais de mettre en avant la nature de leur pays et l’environnement. » Le président suisse reviendra encore au Liban deux ans plus tard à l’invitation de l’ambassadeur Barras au moment où « la nature était en fleurs ». Avec Michel Moufarrège et quelques amis suisses, ils ont « entrepris » une marche de trois jours dans les régions de Kartaba, Hadeth el-Jebbé, visitant Doummar, Mechmech, passant la nuit dans les couvents. C’est au couvent de Mar Antonios Koshaya qu’ils ont dormi à Tannourine. « C’était un magnifique souvenir », savoure-t-il encore.

« Étant moins propice aux balades », la mer ne semble pas avoir laissé sa marque. Le diplomate garde aussi « d’excellents souvenirs des randonnées d’hiver à ski ». À l’instar de la célèbre course suisse, plus connue sous le nom de « Patrouille des glaciers », une randonnée à ski qui va de Zermath à Verbier attirant des centaines de patrouilles militaires et civiles, François Barras a créé avec son collègue, l’ambassadeur suisse en poste à Damas, Jacques de Watterville, et des amis libanais la « Patrouille des cèdres ». La première course à laquelle il a pris part a eu lieu à Faqra.

« Le Liban est aussi un grand livre d’histoire archéologique vivant où l’on découvre des vestiges phéniciens, romains et byzantins, avec leurs monastères et leurs châteaux forts. Il y a plein de choses qui se passent mais c’est un autre domaine ». Que vient-il faire au Liban ? « Je viens me balader et rencontrer des amis », qui lui réserveront une surprise de taille !

24 mai : Journée nationale de dépistage du cancer de la peau


 

24 mai : Journée nationale de dépistage du cancer de la peau

 

15 mai : Journée nationale de dépistage du cancer de la peauLa Journée nationale de dépistage du cancer de la peau est une opération de santé publique parrainée, depuis sa création en 1998, par le Ministère de la santé, est soutenue également par l’Institut National du Cancer (INCa).

Compte tenu de l’agmentation constante du nombre des cancers cutanés et s’agissant de la 10ème édition de cette journée, 2008 a eu un relief particulier avec la mobilisation de plus de 1 000 dermatologues qui sont intervenus à titre bénévole sur l’ensemble du territoire national, avec le soutien des municipalités et des collectivités locales.

Très sensibilisés aux enjeux d’une politique offensive de santé publique, les dermatologues sont régulièrement impliqués dans les actions d’éducation et de prévention qui figurent au premier plan des programmes gouvernementaux de lutte contre le cancer.

En 2010, la journée de dépistage 2010 a permis quand à elle d’informer le plus grand nombre sur la nécessité d’un contrôle régulier de la peau et du recours à un dermatologue dès qu’apparaît une lésion suspecte.

Pour 2012, la date retenue est le 24 mai.

Vous pouvez retrouver de nombreuses informations sur le cancer de la peau dans le site internet du syndicat des dermatologues de France

Lettre à ma fille – Sources d’Optimisme et de Réflexions Positives


 

 

Ma fille,

Le jour où tu trouveras que j’ai vieilli,

aie de la patience envers moi

et essaie surtout de comprendre ce que je traverse, de me comprendre.

Si lorsque nous parlons, je répète la même chose des dizaines de fois, ne m’interromps pas pour me dire: « Tu as dit la même chose il y a une minute ». Écoute-moi s’il te plaît.

Souviens-toi quand tu étais petite, tu voulais que je te lise la même histoire, soir après soir, jusqu’à ce que tu t’endormes.

Si je ne souhaite pas prendre un bain, ne te mets pas en colère et ne me mets pas mal à l’aise en disant que c’est une honte.

Souviens-toi combien de raisons je devais inventer pour te faire prendre un bain quand tu étais petite.

En voyant mon ignorance vis-à-vis des nouvelles technologies, ne te moque pas de moi, mais laisse-moi plutôt le temps d’assimiler tout ça et de comprendre.

Je t’ai appris tant de choses: comment te tenir à table, t’habiller, te coiffer, comment appréhender les défis de la vie…

Le jour où tu trouveras que j’ai vieilli,

aie de la patience envers moi

et essaie surtout de comprendre ce que je traverse, de me comprendre.

S’il m’arrive à l’occasion d’oublier ou de ne pouvoir suivre une conversation, laisse-moi le temps nécessaire pour me souvenir et si je n’y parviens pas, ne te montre pas irritée, impatiente ou condescendante: le plus important pour moi, c’est d’être avec toi, de partager des moments avec toi.

Quand mes jambes ne me permettront plus de me déplacer comme auparavant, tends-moi la main comme je te l’ai tendue pour t’apprendre à faire tes premiers pas.

Quand ces jours approcheront, ne sois pas triste. Sois tout simplement avec moi et comprends-moi alors que je m’approche de la fin de ma vie, avec amour et gratitude.

Je te chéris et te remercie pour les moments passés ensemble et la joie éprouvée.

Avec un sourire et tout l’amour que je ressens pour toi, je souhaite juste te dire ma fille : je t’aime.

Auteur inconnu


Traduction par Laëtitia Ludivine.


Article publié sur le site de l’association EPANEWS : http://epanews.fr/

« Le corps découvert », un autre regard sur le monde arabe | Culture Liban | L’Orient-Le Jour


Culture

Cimaises

« Le corps découvert », un autre regard sur le monde arabe

mercredi, mai 23, 2012

Nu féminin signé David Georges Corm (1920).

Nu féminin signé David Georges Corm (1920).

À travers l’exposition « Le corps découvert », véritable première organisée par l’Institut du monde arabe, le « printemps arabe » s’est invité dans l’art avec éclat. Des pionniers du nu de la fin du XIXe siècle aux artistes contemporains, l’exposition offre aux regards étonnés des visiteurs 200 œuvres de 70 artistes de divers pays arabes.

Ces œuvres d’une grande richesse, par leur valeur inégale, expriment une sensibilité multiple, mais puisent toutes à la même audace, dans une volonté affichée de briser les tabous et d’outrepasser les interdits. L’exposition «s’attache à remettre en cause les clichés ordinairement associés au monde arabe, qui réduisent celui-ci à la seule image du fanatisme religieux», comme l’écrit Renaud Muselier (le président du haut conseil de l’IMA) dans le catalogue édité pour l’occasion. Philippe Cardinal et Hoda Makram-Ebeid, commissaires de l’exposition, expliquent avoir voulu «embrasser plus d’un siècle de peinture arabe ou, plus exactement, de pratique des arts plastiques. On a décidé de ne pas procéder de manière chronologique, mais de présenter les œuvres selon un parcours où viennent à se succéder une série d’entrées thématiques en liaison directe avec le corps et sa représentation: le peintre et son modèle, l’ostentation du corps, le corps souffrant, les idoles, le désir, la mémoire du corps…»

Étalée sur deux niveaux, au premier, l’exposition couvre les grands pionniers du début du XXe siècle, tels les Libanais Khalil Saleeby, Omar Onsi, Georges Daoud Corm, Gebran Khalil Gebran, Moustafa Farroukh, César Gemayel, Habib Srour, le sculpteur Youssef Hoyek (dont la Femme assise sur marbre blanc trône bien en vue) ou encore les Égyptiens Georges Hanna Sabbagh et Mahmoud Saïd.

Cette génération de créateurs a entamé ce que l’on appelle alors «le grand tour», qui les mène dans les ateliers européens, en Italie, en France, en Espagne, en Angleterre où ils s’initient et se perfectionnent au dessin, à la peinture et la sculpture d’après modèle vivant, l’un des fondements de l’enseignement académique. Certains d’entre eux (comme Khalil Saleeby qui se lie d’amitié avec Renoir, Georges Daoud Corm et Moustafa Farroukh), ou encore Georges Hanna Sabbagh, feront ensuite de la représentation du corps nu un motif récurrent de leurs œuvres. Leurs regards se singularisent et vont à contre-courant des clichés orientalistes de l’Europe, où l’Orient est peuplé de harems voluptueux et parfumés, lieux de tous les plaisirs.

C’est surtout la nouvelle vague d’artistes arabes, peintres et photographes, qui tend à briser cet imaginaire bien ancré et présente, de manière souvent crue, un corps nu en proie à la souffrance, au doute, une chair étalée sans complaisance ni érotisme, des clichés photographiques et des découpages de matières tendant à disséquer le corps dans son intimité, comme pour transgresser toutes les frontières normatives. L’on dirait que les artistes arabes de ces trente dernières années, marqués par la fermeture de leurs sociétés respectives, se sont employés à faire se fissurer à l’excès ce qu’ils pouvaient ressentir comme un carcan social et religieux trop conservateur: photos de Farid Haddad (nu de femmes obèses), celles de Mehdi-Georges Lahlou (mouvement décomposé) ou de George Awde (nus masculins), œuvres de Adli Rizkallah (6 aquarelles numérotées, représentations érotiques d’un couple), corps offerts d’un Asaad Arabi, vidéo de Adel Abidin, photos de Layla Muraywid, de Katia Boyadjian.

Cette grande diversité artistique rassemble des peintres confirmés et maniant aussi bien l’humour que les concepts modernes, comme Huguette Caland, Farid Belakhia, Salah Taher, Mona Trad Dabaji, Khalil Zgheib, Hussein Madi, des photographes comme Halida Boughriet («Mémoire dans l’oubli»), le sculpteur Chawki Choukini, la jeune plasticienne Lamia Ziadé (dont les séquences érotiques en tissus, fils et assemblages renvoient avec un humour coloré à la culture pop). Sans oublier les œuvres de Abdel Hadi al-Gazzar (Beach Dream, 1957), peintre égyptien au surréalisme coloré, engagé dans une recherche des traditions, ou les miniatures du peintre et calligraphe algérois du début du XXe siècle, Mohamed Racim.

Pour mieux souligner la diversité de l’art arabe, d’avant-garde et contemporain, il aurait peut-être été utile de souligner la spécificité des artistes libanais, syriens, égyptiens, irakiens ou algériens, et de leur démarche, en les situant dans le contexte de leur environnement culturel et historique. En tout état de cause, l’Institut du monde arabe a fait œuvre utile et marquante en organisant cette exposition, où la sensibilité et la créativité artistique du monde arabe bousculent les préjugés et le regard porté par l’Occident sur cette partie du monde. Et pour reprendre le mot de Salah Stétié, en conclusion de sa préface au catalogue: «Comme les civilisations occidentales avaient besoin d’un “supplément d’âme”, selon Bergson, la civilisation arabe avait (a) besoin d’un “supplément de corps”. Avec cette exposition qui nous est date, la chose est faite.»

C.D.

À New-York, les femmes se pressent au salon du tatouage !


 

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À New-York, les femmes se pressent au salon du tatouage !

 

À l’image d’Angelina Jolie ou de Lady Gaga, de plus en plus de femmes osent les tatouages, et elles étaient présentes en masse ce week-end à New York pour le grand rendez-vous annuel des amateurs de cet art particulier, venus du monde entier.

 

Phoenix gigantesque

 

Lucy Challenger est venue de Londres, pour qu’on lui finisse un tatouage monumental, commencé il y a deux ans avec une artiste chinoise, Lucy Hu, elle aussi arrivée de Los Angeles pour la « New York Tattoo Convention ». Impossible de ne pas la remarquer : Lucy est quasi-nue à plat ventre sur une banquette, casque sur les oreilles et Ipad pour passer le temps. Son rendez-vous dure huit heures, de 16h00 à minuit. Elle se fait tatouer un phoénix sur la fesse gauche, qui remonte jusqu’en dessous de l’épaule.

 

Au total, il aura fallu 35 heures de travail, deux voyages à Los Angeles, une séance à Londres et une à New York pour ce tatouage. Le coût se chiffre en milliers de dollars, mais Lucy, actrice de 28 ans, est ravie. « C’est un investissement que tout le monde ne peut pas se permettre, mais c’est une fois dans une vie », explique-t-elle. « C’est extrêmement féminin, les ombres, les couleurs », explique-t-elle en montrant les flammes qui s’entrelacent dans le bas de son dos.

 

Papillons, fées, et lapins

 

Aux Etats-Unis, les femmes sont pour la première fois cette année plus nombreuses que les hommes à avoir des tatouages (23% contre 19%, selon un récent sondage Harris). Et Bill Tarr, patron de « Totem Tattoo » depuis 20 ans, barbe et queue de cheval, confirme qu’il a de plus en plus de clientes dans sa boutique. S’il avait le choix, il ne tatouerait d’ailleurs que des femmes.

 

Leurs tatouages sont « moins violents », explique-t-il, « plus décoratifs ». « J’aime leur côté positif », ajoute-t-il, penché sur le cou de Ruth Washington, une esthéticienne de 25 ans venue spécialement le voir du Connecticut, dans le nord-est du pays. La jeune fille montre fièrement ses bras, tatoués d’un décor de bord de mer en souvenir de ses grands-parents, et son dos, où sont inscrits les voeux de mariage de ses parents. Elle dit aimer les papillons, les fées, et les lapins. Cet art lui permet de « mélanger sa famille et les choses favorites de sa vie », raconte-t-elle.

 

Pour elle, le tatouage féminin s’est largement banalisé, est « beaucoup plus accepté ». Lucy y voit la preuve de la liberté croissante des femmes. « Nous jouons dans la même cour que les hommes, et nous avons le pouvoir de dire, c’est mon corps, j’en fais ce que je veux ».

 

Provoc’ et rébellion

 

Pour d’autres, le tatouage est aussi un signe de rébellion. Rosemarie Osborn, 43 ans, ancienne policière, a sauté le pas à 35 ans, pour célébrer son divorce. Wendy Richard, 28 ans, l’a fait elle en arrivant à New York de son Wisconsin natal. Elle porte un petit tailleur soigné, un gros tatouage au mollet et d’autres cachés sous ses vêtements. « C’est une marque de confiance en soi, une façon de dire que je suis forte, que je n’ai pas peur de la souffrance, que je suis capable de faire des choix pour ma vie », explique-t-elle. Elle est venue à la Convention chercher un nouvel artiste. Car comme beaucoup d’autres, elle a besoin d’une relation de confiance, qui souvent dure ensuite des années.

 

Hannah Gopa, étudiante en photographie, est la rare non tatouée dans la foule. Elle « envisage » de passer à l’acte, dit-elle, car tous ses amis en ont. Mais elle hésite. « C’est une façon de montrer qui vous êtes, sans le dire, mais… je ne sais pas encore qui je suis », sourit-elle.

 

Par francesoir.fr avec AFP

Visitez virtuellement la villa que Céline Dion met en vente !


 

celine dion.jpgVisitez virtuellement la villa que Céline Dion met en vente !

 

Céline Dion et René Angélil ont décidé de se séparer de leur grande maison québécoise. Le couple a mis la demeure en vente pour la somme de 22,7 millions d’euros.

 

Pour ce prix, l’acheteur pourra profiter d’une propriété isolée, puisqu’elle n’est accessible que via le bateau ou l’hélicoptère. Hormis la situation tranquille de la maison, la personne qui fera l’acquisition de la propriété aura également le loisir de vivre dans les meubles du célèbre couple, qui laisse tout en place.

 

Afin de vendre au mieux l’habitation, l’agent immobilier en charge du dossier a mis en line une vidéo proposant de faire le tour de la demeure. On y découvre l’univers dans lequel Céline et René ont évolué ces dernières années.

7sur7.People

A Manhattan, on pratique la chirurgie esthétique sur les chiens !


 

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Au Downtown Doghouse de Manhattan, on pratique la chirurgie esthétique sur les chiens

 

Propriétaires et animaux de compagnie finissent parfois par se ressembler. Mais certains Américains poussent à l’extrême cette recherche d’esthétique, offrant à leurs amis à quatre pattes des masques de beauté et l’implantation de faux testicules.

 

Au Downtown Doghouse Spa de Manhattan, Hops, un petit terrier maltais, vient ce jour-là d’avoir droit à un brushing, un masque à la myrtille, et un brossage de dents au dentifrice parfumé au poulet. La toiletteuse Ani Corless juge ça tout à fait normal. “ Ce sont des races faites par l’homme, et elles ont besoin de soins ”, explique-t-elle.

 

Pendant la pose de son masque, Hops vomit un peu, mais semble apprécier l’attention dont il fait l’objet.

 

Tatouages et boucles d’oreille

D’autres pratiques, plus extrêmes et douloureuses, ont cependant fait l’objet de critiques à New York. Selon une élue de l’Etat, Nicole Malliotakis, certains animaux sont tatoués, se voient mettre des boucles d’oreille ou des anneaux dans les narines, tandis que d’autres subissent des opérations de chirurgie esthétique, lifting ou liposuccion.

 

Faux testicules

 

Propriétaire de deux chihuahuas appelés Peanut et Olympia, Nicole Malliotakis a proposé une loi pour interdire les opérations de chirurgie esthétique sur les animaux dans l’Etat de New York, dénonçant “ une forme de cruauté ”. Mais Gregg Miller, fondateur d’une société appelée “ Neuticles ”, estime que l’élue en fait trop.

 

Son entreprise de Kansas City s’est en effet spécialisée dans les faux testicules en silicone, pour les animaux châtrés. “ Neuticles aide votre animal à garder son apparence naturelle et sa confiance en soi ”, commente son site internet.

 

Les prix varient de 119 dollars pour une paire Xsmall, à 599 dollars, pour les plus imposantes. M. Miller a eu l’idée de ce commerce en 1993 quand il a cherché à aider son chien à dépasser le blues de la castration. En général, les faux testicules sont implantés dès que les vrais sont enlevés.

sudinfo

Le dépistage systématique de la surdité néonatale devient officiel – News Grossesse & bébé – Doctissimo


 

Le dépistage systématique de la surdité néonatale devient officiel

lundi 14 mai 2012


Tous les nouveau-nés pourront désormais bénéficier d’un dépistage de la surdité permanente avant leur sortie de la maternité, le ministère de la Santé ayant finalement décidé d’entériner le projet de loi proposé plus d’un an auparavant par la pédiatre et députée Edwige Antier.

 

 

Le dépistage systématique de la surdité néonatale devient officiel

Le dépistage systématique de la surdité néonatale devient officiel.

L’arrêté ministériel organisant le dépistage néonatal de la surdité a finalement été publié au journal officiel le 4 mai 2012, mettant fin à un long feuilleton législatif, comme le souligne l’Association Française pour les Dépistage et la prévention des Handicaps de l’Enfant (AFDPHE) dans un communiqué. Adopté en 1ère et 2ème lecture à l’Assemblée nationale avant d’être retoqué au Conseil constitutionnel pour cavalier législatif (l’article n’avait pas de lien avec le projet de loi discuté devant le Conseil constitutionnel), le texte de loi ne fait cependant pas l’unanimité : salué par l’AFDPHE, qui voit là la fin d’une perte de chance pour l’enfant, il est décrié par les associations de personnes atteintes de surdité, parmi lesquelles la Fédération nationale des sourds de France. Explications.

Le dépistage de la surdité devra être proposé à tous les nouveau-nés

Aujourd’hui en France, 1 enfant sur 1 000 naît avec une déficience auditive, soit 800 enfants par an. Ce n’est en moyenne qu’entre 16 et 18 mois que l’on repère une surdité. Pour Edwige Antier, qui a défendu le texte devant l’Assemblée, l’objectif d’un dépistage précoce est d’éviter tout retard dans l’acquisition du langage et de permettre le « développement optimal de l’apprentissage de la communication« . Le Pr Bernard Fraysse (chef du service ORL à l’hôpital Purpan de Toulouse), de son côté, estime que la surdité répond aux trois critères d’un dépistage utile en termes de santé publique, à savoir « la fréquence, un dépistage facile et la possibilité d’une prise en charge précoce« .

Concrètement, le texte de loi prévoit que  le ministère de la Santé établisse un cahier des charges définissant le programme de dépistage de la surdité néonatale, qui sera mis en œuvre par les agences régionales de santé (ARS). Le dépistage devra être systématiquement proposé aux parents du bébé avant sa sortie de l’établissement de santé dans lequel a eu lieu l’accouchement ou avant la fin du 3ème mois si l’examen n’a pas pu être réalisé dans les temps. Les professionnels de santé devront parallèlement informer les parents des différents modes de communication existants, en particulier le langage des signes.

Dans les faits, la moitié des nouveau-nés sont dépistés, indiquait à Doctissimo le Pr Michel Roussey, président de l’AFDPHE. Car malgré le coût de l’appareillage nécessaire à un diagnostic fiable de la surdité, « beaucoup de maternités se sont équipées« , précisait-il. Pour le spécialiste, le fait que toutes les maternités ne soient pas en mesure de procéder au dépistage de la surdité créait, par conséquent, une inégalité dans l’accès aux soins qu’il dénonçait. Et d’accuser les parents malentendants « d’imposer à l’immense majorité leur point de vue » alors qu’ils sont en fait minoritaires ; en effet, seuls 5 % des enfants malentendants ont leurs deux parents malentendants.

Les parents malentendants craignent la disparition de la langue des signes

Car c’est bien là que le bât blesse. La résistance vient en effet des parents malentendants, ou tout du moins des associations de sourds et malentendants, qui redoutent que le dépistage de la surdité soit « un aiguillage vers un traitement par le son« . S’ils ne s’opposent pas à un dépistage systématique de la surdité, ils estiment dangereuses et inefficaces les modalités du programme prévu. La Fédération nationale des sourds de France souligne ainsi que « l’accès au langage n’est pas réductible au domaine de l’acoustique » et plaide pour l’apprentissage de la langue des signes dès le plus jeune âge. Or, ajoute-t-elle, l’offre étant très déséquilibrée en défaveur de cette langue, « la pratique d’un dépistage précoce dans de telles conditions […] ne peut que majorer le recours aux voies audio-phonatoires dans les suites qui seront au dit dépistage« . Edwige Antier s’était pourtant voulu plutôt rassurante à l’égard des parents malentendants de naissance et parlant la langue des signes, qui tiennent à ce que leur enfant sourd parle également la langue des signes, en affirmant : « Il n’y aura pas de compétition entre les différents langages, au contraire. Les enfants seront bilingues, le dépistage rapide va justement leur permettre un accès plus précoce à la communication quelle qu’elle soit« .

Espérons que dans la pratique, les arguments des personnes malentendantes seront pris en compte et que la langue des signes sera présentée aux parents comme une option au même titre que l’appareillage lorsque celui-ci sera possible.

Amélie Pelletier

Sources :

– Interview du Pr Michel Roussey, président de l’AFDPHE, décembre 2011.

– Arrêté du 23 avril 2012 relatif à l’organisation du dépistage de la surdité permanente néonatale, 14 mai 2012.

– Lettre aux députés, Fédération Nationale des Sourds de France, 15 juillet 2010.

Le routier et la bonne soeur


images drôles THE-BOSS


Un routier roule sur la nationale 7 en plein hiver à bord de son 19 tonnes en chantant.

– Je m’appelle Léon, j’ai un beau camion, je vais à Lyon…

Soudain il aperçoit une bonne sœur qui fait du stop. Il s’arrête, la prend à bord et se remet à chanter.

– Je m’appelle Léon, j’ai un beau camion, je vais à Lyon…

Un quart d’heure plus tard, après avoir observé sa passagère, il la trouve plutôt attirante. Il continue de la regarder à la dérobée. Ni tenant plus, il stoppe le camion sur une aire de stationnement déserte, ouvre son pantalon et dit à la bonne sœur :

– Ma sœur, ou bien vous me faîtes un gâterie ou bien je vous largue en pleine nature. De toute manière, vous n’êtes pas de force à résister…

Une fois la petite affaire terminée, ils repartent, et le chauffeur chante.

– Je m’appelle Léon, j’ai un beau camion, je vais à Lyon…

Alors la bonne sœur se met à chanter sur un ton joyeux :

– Je m’appelle Dédé, je suis pédé, je vais au bal masqué…