Pensée du samedi 12 mai 2012.


« Tout ce qui est autour de nous nous parle de la présence de Dieu. Mais pour combien de gens cela ne suffit pas : ils voudraient qu’Il vienne se présenter à eux en personne ! Et, là encore, il n’est même pas sûr que cela suffirait. Regardez : qu’y a-t-il de plus présent, de plus visible, de plus éclatant que le soleil ? Seulement, si on reste barricadé derrière des volets fermés, on ne saura même pas qu’il existe. Celui qui veut le voir, doit ouvrir au moins une fenêtre, car le soleil ne cherchera pas à s’imposer en traversant les murs et les volets. De la même façon, pour découvrir la présence de Dieu, nous devons ouvrir en nous au moins une petite lucarne. Oui, c’est nous qui avons quelque chose à faire, ce n’est pas Dieu. Dieu fait déjà ce qu’Il doit faire : Il est là, c’est suffisant. À nous maintenant de chercher à atteindre ce degré de conscience supérieur qui nous révélera sa présence. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Shiri, le robot en forme de fesses (VIDÉO) | Slate


Image extraite de la vidéo de présentation du robot Shiri.

On connaissait déjà le robot en forme de bouche capable de recréer mécaniquement des sons humains, les robots imitant les émotions du visage, les mouvement des yeux ou des mains, ou encore le robot capable de garder son équilibre même quand on le moleste.

Il y a maintenant Shiri, le robot-fesses, qui dévoile ses émotions par différents types de mouvements («la tension», «le tressautement», «la saillie») et réagit au toucher de l’utilisateur, comme l’explique le site Kotaku:

«L’objectif de Shiri est d’exprimer des « émotions variées avec des mouvements organiques de muscles artificiels ». Une manière bien fantaisiste de parler de banals mouvements de fesses.»

L’équipe du scientifique Nobuhiro Takahashi semble adepte de ce genre de réalisations frôlant l’uncanny valley (et de vidéos de démonstration le mettant en scène avec des expressions faciales un brin gênantes). C’est ce même chercheur qui, il y a un an, avait mis au pointun robot dont la fonction unique était de faire des câlins à ceux qui l’enlaçaient.

Avant cela, il s’était également essayé à fabriquer un simulateur de french kiss:

L’utilité de ces inventions? Bonne question. A moins d’être particulièrement amateur des fessées ou des caresses sur un arrière train en silicone qui s’agite bizarrement (ce qui est tout à fait possible), on ne voit pas bien l’intérêt d’un robot-fesses.

Sauf si les prédictions de la chercheuse Ian Yeoman et de la sexologue Michelle Mars se réalisent. Comme l’écrivait fin avril Libération, les rapports sexuels avec des robots semblent inévitables dans les années à venir.

Arguant du fait que les femmes utilisent des engins sexuels depuis plus d’un siècle et que le progrès technologique ne cesse d’augmenter en même temps que la lutte contre les réseaux de prostitution, les deux auteurs imaginent que les humains auront dans le futur de moins en moins de réticence à avoir des relations sexuelles avec des humanoïdes fabriqués de toutes pièces.

Nul doute que Takahashi sera alors sur les rangs.

Photo: Image extraite de la vidéo de présentation du robot Shiri.

Carla Bruni : quel avenir pour l’ex-Première dame ?


 

Après la défaite de Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles, dimanche dernier, l’épouse du Président sortant saura t-elle renouer avec le succès de « Quelqu’un m’a dit » (2002) ? Vendu à près d’1.2 million d’exemplaires en France, l’opus avait enchanté le public et la critique. Certaines mauvaises langues affirment que la carrière de Carla Bruni est aussi scellée que l’avenir politique de son mari. Explications.

Crédits photo : ABACA

Trois jours après l’élection de François Hollande à la Présidence de la République, comment l’épouse du chef de l’Etat sortant voit-elle son avenir musical ? Un retour se profile déjà à l’horizon, selon l’AFP, mais les avis divergent sur le succès qui l’attend.

« Son dernier album était moins soigné. »

Annoncé dans un premier temps pour la rentrée 2011, le prochain disque de Carla Bruni avait été repoussé à l’automne prochain, en raison des élections. Son agent artistique s’était exprimé dans l’émission « Complément d’enquête » sur France 2 à ce sujet. Si aucun détail n’était alors mentionné concernant l’orientation musicale de la future galette, la chanteuse devrait probablement s’accompagner de sa fidèle guitare, comme c’est le cas depuis « Quelqu’un m’a dit » (2002). Une vingtaine de chansons ont d’ores et déjà été écrites et certaines ont même été enregistrées. Parmi elles, un titre avait filtré : « Dolce Francia », une reprise en italien du titre « Douce France » de Trenet.

Dix ans après le succès de son premier opus, produit et arrangé par Louis Bertignac, Carla Bruni-Sarkozy n’a plus les mêmes obligations, mais semble quelque peu effacée. Depuis son mariage avec Nicolas Sarkozy en février 2008, l’ex-mannequin est moins présente sur la scène musicale. Ses rares apparitions se sont limitées au cinéma, avec une figuration dans le dernier Woody Allen, « Midnight in Paris », un album en 2008 : « Comme si de rien n’était », et un titre inédit à Noël : « Jolis sapins ». « Carla n’a pas mis sa carrière entre parenthèses pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Elle a continué à composer à son rythme », explique à l’AFP Véronique Rampazzo, chargée de communication de l’artiste.

« On aura tendance à confondre 2 personnages : le politique & la chanteuse. »

Le retour de l » »Amoureuse » semble d’autant plus délicat que sa carrière semble étroitement liée à l’image de son mari. Selon Bertrand Dicale, critique musical, « Carla Bruni-Sarkozy aura beaucoup de mal à exister en tant qu’artiste. On aura tendance à confondre deux voix, deux personnages, le politique et la chanteuse ». La place de Carla sur la scène artistique pourrait bien rester étroitement liée à l’avenir de son mari. Louis Bertignac n’est pas de cet avis. « Peut-être que le public va lui en vouloir d’avoir été Première dame mais moi, je trouve ça idiot ! » lâche l’actuel coach de l’émission « The Voice ». « Honnêtement, elle a un vrai talent pour composer, elle l’a prouvé avec son premier album. A sa place, je continuerais […] Son dernier album était moins soigné, moins magique. Il faut juste qu’elle prenne le temps, comme pour le premier qu’elle a mis 20 ans à créer. Elle a des choses à nous raconter » concluait Louis Bertignac.

Celle qui débuta sa carrière comme mannequin à la fin des années 80, commença à composer une dizaine d’années plus tard. Carla Bruni a écrit plusieurs titres sur l’album « Si j’étais elle » (2000) de Julien Clerc, avant de sortir son premier opus « Quelqu’un m’a dit », deux ans plus tard. Vendu à 1.2 million d’unités en France et 800.000 à l’étranger, le disque connait un succès phénoménal. Dès sa sortie, il a rapidement pris la tête des charts dans de nombreux pays, dont la France, le Canada, l’Italie, l’Allemagne ou encore les Etats-Unis et le Japon. Il a valu à la chanteuse une Victoire de la musique d' »Artiste féminine de l’année », en 2004.

Jean-Baptiste PIETRA

12 mai : Journée Internationale de l’infirmière


 

12 mai : Journée Internationale de l’infirmière

12 mai : Journée Internationale de l'infirmièreLa Journée internationale de l’infirmière est célébrée dans le monde entier le 12 mai, jour anniversaire de la naissance de Florence Nightingale.

C’est une occasion pour réaffirmer son attachement à vouloir améliorer les conditions de travail des professionnels de l’art infirmier. En effet, la pénibilité de ce métier, notamment dans les hôpitaux, est intenable au point que nombre d’infirmiers et d’infirmières quittent la profession au bout de quelques années, créant par là même, une réelle pénurie auprès du patient, ce qui aggrave encore les conditions de travail.

Qui est Florence Nightingale ?

Florence Nightingale a posé les bases de la profession infirmière contemporaine. Ses contributions sont nombreuses : elle a été la première personne à définir que chaque patient a des besoins individuels, que le rôle de l’infirmière vise à satisfaire ces besoins et elle a pris en compte les dimensions santé-maladie des soins infirmiers. Elle a fait des soins infirmiers une occupation respectée en établissant une formation, en soulignant l’importance d’une éducation continue, et en distinguant les soins infirmiers de la médecine. Elle croyait qu’ « une bonne pratique infirmière ne grandit pas seule; elle est le résultat d’études, d’enseignement, d’entraînement, de pratique, qui se finalise dans une base solide qui peut se transférer dans tous les milieux, auprès de tous les patients

Objectif :

Durant la Journée internationale de l’infirmière, la FSSS-CSN (Fédération de la santé et des services sociaux de la Confédération des syndicats nationaux), qui représente près de 100 000 syndiqué(es) du réseau de la santé et des services sociaux, souhaite qu’une meilleure organisation du travail dans les soins infirmiers diminue les surcharges de travail et les burn-out dont sont victimes, entre autres, les infirmières. Ces femmes représentent plus du tiers de la main-d’œuvre du réseau de la santé et travaillent dans des conditions difficiles en raison de la pénurie de main-d’œuvre.

L’arbre qui chantait


 

L’arbre qui chantait

 

Il y a très, très longtemps, un vieux sorcier entreprit un long voyage.


Un jour qu’il avait tant et tant marché qu’il ne sentait plus ses pieds, il décida de chercher un endroit pour se reposer.

C’est alors qu’il entendit soudain chanter. Ce n’était pas un chant comme celui des oiseaux, ni comme celui du vent à travers les feuilles, mais une voix claire, qui prononçait des mots qu’il ne comprenait point.

Poursuivant son chemin, il arriva dans une clairière. Juste au centre, se dressait un arbre majestueux, dont les feuilles brillaient au soleil. On eût dit qu’il était en or!

Alors, le sorcier entendit à nouveau le chant, mais, cette fois, plus fort que précédemment. Regardant tout autour de lui, il ne vit personne. Il n’y avait là que les branches dorées de l’arbre, plus quelques souris grises qui couraient dans l’herbe.

Le sorcier s’assit contre l’arbre pour souffler un peu. Il songea qu’il serait sage de piquer un petit somme avant de continuer sa route.

Mais le chant le tenait éveillé! Enervé, il regarda encore autour de lui, sans rien remarquer d’anormal.

« Il faut que je trouve ce chanteur! « , se dit-il. « J’aimerais bien qu’il se taise, pour que je puisse me reposer. « 

Le vieux sorcier se leva et observa les alentours à travers le feuillage de l’arbre. Ce faisant, il posa ses mains sur le tronc et sentit l’écorce vibrer. Il comprit alors que le chant provenait de l’arbre lui-même!

-« Tiens ! Cela fait bien longtemps que je n’avais plus, entendu un arbre chanter! », grommela-t-il. « Mais, par chance, je connais encore le moyen de le faire cesser! « 

Il sortit de la poche de son manteau long morceau de corde et le lança en l’air tout en marmonnant une formule. La corde se tortilla quelque peu, puis s’enroula deux fois autour du tronc. Le sorcier prononça ensuite d’autres mots magiques, puis il termina en faisant un gros nœud dans la corde. Aussitôt, le l’arbre d’or cessa de chanter.

-« Je vais enfin pouvoir me reposer », soupira le sorcier avant de s’allonger dans l’herbe.

Mais il découvrit alors des rubans de fumée, qui se dégageaient des racines de l’arbre. Peu à peu, la fumée s’épaissit, jusqu’à former un gros nuage gris, qui changea progressivement de couleur. Il devint d’abord gris foncé, et puis noir.

Tout à coup… il se mit à tournoyer sur lui-même et se transforma en un hideux génie aux longues oreilles, avec un gros nez bourgeonnant de verrues, des bras démesurés et des mains larges des pelles!

-« Hahaha! Hihihi! « , ricana le génie. « Quel stupide sorcier tu es! Il y a des années, un de tes confrères m’a enfermé dans cet arbre. Mais maintenant que tu lui as cloué le bec, je suis libre! Et j’ai fort envie de te dévorer! « 

Ce disant, le génie saisit le vieux sorcier par la barbe.

Heureusement, ce dernier savait que les esprits des bois sont toujours idiots! Et celui-là semblait encore plus bête que les autres…

-« Vas-tu me faire mijoter ou rôtir? », demanda-t-il au génie. « Tu sais que les vieux sorciers ne se mangent pas crus. Tu aurais des crampes d’estomac! « 

L’affreux génie réfléchit quelques instants.

« Je vais faire un grand feu et t’attacher à une branche. Ensuite, je te ferai rôtir au-dessus des flammes », déclara-t-il, tout content.

-« Mais je vais m’enfuir pendant que tu allumeras le feu », insinua le sorcier.

-« C’est vrai … « , admit le génie. « Je vais… euh … je vais … « 

-« Pourquoi ne me ligotes-tu pas? « , suggéra le sorcier. « Ainsi, je serai incapable de fuir. « 

-« Très bonne idée! « , s’exclama le génie. « Mais à quoi donc vais-je t’attacher? « 

-« A cet arbre, bien sûr! « , répondit le sorcier. « Utilise donc la corde que j’avais enroulée autour du tronc pour le faire taire! « 

Convaincu, l’esprit des bois alla détacher la corde.

Il commença par défaire le nœud… tout comme le sorcier l’avait espéré. En effet, dès que la corde eut été dénouée, l’enchantement se trouva rompu!

L’arbre se remit à chanter et le génie, de violet qu’il était, vira au mauve foncé. Puis, très lentement, il se transforma en fumée noire, puis en fumée grise, pour disparaître enfin en minces rubans de vapeur blanche.

Le sorcier remit alors la corde dans la poche de son large manteau. Avant de se remettre en route, il prononça quelques mots magiques et ni bête ni homme -pas même un sorcier – ne revit jamais le génie des bois.

Google lance sa voiture sans conducteur – High tech / Sciences : LaDépêche.fr


Publié le 09/05/2012 14:22 – Modifié le 09/05/2012 à 14:26 | avec Agence

Google lance sa voiture sans conducteur

Capture d'une vidéo de Google, non datée et diffusée sur YouTube, montrant sa voiture automatisée en train de rouler.

Capture d'une vidéo de Google, non datée et diffusée sur YouTube, montrant sa voiture automatisée en train de rouler.
Capture d’une vidéo de Google, non datée et diffusée sur YouTube, montrant sa voiture automatisée en train de rouler. Google/YouTube/AFP

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Vidéo–La Google car a été lancée officiellement cette semaine, dans le Nevada, aux Etats-Unis.

En effet, l’Etat du Nevada a délivré le premier permis de circulation à un véhicule totalement autonome, la Google car, conçue par le géant du Net Google. Celui-ci pourra donc réaliser tous les tests en conditions réelles dont il a besoin pour finaliser son véhicule.

La production de masse de la Google car n’est donc pas pour demain, le groupe américain devant « encore apporter la preuve aux autorités que sa voiture est plus sûre qu’un véhicule conduit manuellement par un individu lambda ».

Une technologie complexe

L’engin est équipé de caméras, de capteurs sensoriels et de lasers qui analysent constamment les évènements qui l’entourent et qui détectent tous les éventuels obstacles.

Cela lui permet de naviguer sans conducteurs et représente une incroyable révolution puisqu’elle permettra, entre autre, aux personnes handicapées et malvoyantes de se déplacer en totale autonomie.

Des conditions strictes

Cependant, pour l’instant, il faut inconditionnellement que deux passagers soient présents dans la Google car pour qu’elle puisse circuler, dont un étant titulaire du permis de conduire en cas de dysfonctionnement.

Enfin, Google n’est pas seul a vouloir faire circuler un engin tout à fait autonome. Plusieurs constructeurs ont d’ores et déjà déposé des demandes de permis.

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Valérie Trierweiler: la Première dame n’existe pas | Slate


 

Le rôle de l’épouse, ou de la compagne dans le cas de Valérie Trierweiler, du Président français est celui d’une présence sans existence officielle, scandée par des règles et des usages non écrits.

François Hollande et Valérie Trierweiler place de la Bastille, dans la nuit du 6 au 7 mai 2012. REUTERS/Philippe Wojazer

– François Hollande et Valérie Trierweiler place de la Bastille, dans la nuit du 6 au 7 mai 2012. REUTERS/Philippe Wojazer –

La Première dame est dans tous les médias, et ce n’est que le début. Et pourtant, elle n’existe pas. Oh, physiquement elle est là, bien sûr. C’est son rôle, celui d’épouse —ou de compagne dans le cas de Valérie Trierweiler— du président de la République française, qui n’existe pas.

Vous aurez beau partir à la recherche de son existence légale, d’une trace de statut officiel, vous ne trouverez rien. La conjointe du Président (ou, soyons fou, le conjoint de la Présidente) n’est pas dans la Constitution, pas plus que dans les lois de notre pays ni même dans le rang protocolaire. La Première dame de France est une présence sans existence officielle, scandée par des règles et des usages non écrits.

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La seule mention qui en est faite est en cas de mort d’un ancien Président, puisque l’article 19 de la loi du 3 avril 1955 prévoit alors que la moitié de sa retraite est reversée à «la veuve».

Pas d’existence juridique

Sa présence officielle se limite à un bureau à l’Elysée uniquement censé être là pour réceptionner le courrier envoyé à la Première dame par des citoyens (Valérie Trierweiler, qui affirme ne pas être intervenue dans la campagne ou dans les décisions qui attendent maintenant le nouveau président, s’est d’ailleurs empressée de préciser que son bureau au QG de Hollande était là pour la même raison, «un endroit pour répondre au courrier qu’[elle reçoit], en tant que possible Première dame».)

Officiellement, la Première dame de France «n’a pas de personnel à sa disposition»,explique René Dosière, député socialiste qui s’est notamment spécialisé dans le «contrôle» du budget de l’Elysée. Officieusement, il lui faut bien un ou plusieurs secrétaires, des gardes du corps, voire des chauffeurs. Quand il avait demandé en 2006, lors d’une session de Questions au Gouvernement, le nombre de chauffeurs directement affectés au service de l’épouse du chef de l’Etat, le Premier ministre avait alors répondu:

«L’épouse du chef de l’État utilise, en tant que de besoin, les services de chauffeurs de la présidence de la République.»

«On ne peut pas reconnaître qu’elle ait des chauffeurs, puisqu’elle n’a pas d’existence juridique», traduit René Dosière, qui précise que c’est parce qu’elle ne figure pas dans le rang protocolaire qu’il peut dire qu’elle n’a pas d’existence juridique.

Après les chauffeurs de Bernadette Chirac, il s’est intéressé à l’affaire de la carte de crédit de Cécilia Sarkozy, qui avait pu régler des dépenses avec une carte dont l’argent était directement tiré du compte de l’Elysée. En 2007, il avait ainsi demandé «à quel titre» elle pouvait gérer l’argent public, et suggéré qu’on lui donne un statut «lui permettant d’agir dans le respect des règles juridiques et comptables qui fondent les valeurs républicaines».

Etant donc une personne privée, la Première dame n’est en effet pas censée régler directement des dépenses faites pour l’Elysée avec l’argent de l’Elysée: «Soit une facture doit être faite et envoyée à la présidence, soit un aide de camp doit payer»,explique René Dosière.

«C’est un problème qu’on n’a jamais traité», poursuit-il, et même s’il n’est pas «fondamental», il mérite de l’être. D’autant qu’«aujourd’hui les épouses ne sont plus comme madame Coty ou madame De Gaulle, des femmes au foyer, et on voit bien que le fait d’avoir une activité professionnelle ou politique quand son conjoint est chef de l’Etat, ça mérite d’être éclairci, aussi dans l’intérêt de l’intéressée elle-même».

Ciel, un couple présidentiel non marié!

C’est sûr qu’avec le couple Hollande-Trierweiler, on est loin des époux De Gaulle. Déjà, ils rompent avec la première règle non écrite qui veut que le président soit un homme marié, explique Armelle Le Bras-Chopard, professeure agrégée de sciences politiques et auteure de Première dame, second rôle.

François Hollande l’a lui-même rappelé pendant la campagne, «on n’élit pas une famille». Et si certains commentateurs aiment à voir notre Président comme un roi, on n’est plus dans l’Ancien Régime, «où la reine évidemment avait une forme de statut et une importance, ne serait-ce que parce qu’elle devait donner un héritier»,note la professeure.

Reste que depuis le début de la troisième République et jusqu’au 6 mai 2012, le président était un homme marié (excepté le rebelle Gaston Doumergue, de la IIIe république, qui a épousé sa maîtresse 12 jours avant la fin de son mandat). «Ce qui veut dire que selon cette règle non écrite, le président de la République ne devait pas arriver à l’Élysée tout seul», analyse Armelle Le Bras-Chopard, «c’est ce qui fait que son statut privé était quand même important».

Le temps et les mentalités ont changé, en témoigne l’accession du divorcé (autre rupture de règle non écrite) et remarié avec une divorcée Nicolas Sarkozy à la présidence en 2007. L’union libre n’a pas empêché François Hollande d’être élu, et ne devrait pas l’empêcher de jouer pleinement son rôle de Président.

Première dame au foyer

Mais malgré cette évolution, les Premières dames se retrouvent bloquées au XIXe siècle: elles sont encore censées accompagner le Président, particulièrement dans les déplacements à l’étranger —même si Valérie Treirweiler pourrait avoir des difficultés à jouer ce rôle dans certains endroits comme le Vatican ou des pays très religieux— et être la parfaite hôtesse quand des dirigeants étrangers viennent à l’Élysée… «Une non existence politique», estime Armelle Le Bras-Chopard, mais une présence physique en politique.

Comment donc exister —ou continuer à exister—quand on est femme de Président au XXIe siècle?

1. Par le travail, mais c’est compliqué

Carla Bruni-Sarkozy, ex-mannequin reconvertie dans la chanson a bien fait un disque pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, mais elle pouvait travailler de son studio chez elle, arranger ses horaires. Et elle n’a pas fait autant de promotion que pour ses albums précédents.

Valérie Trierweiler a dit à plusieurs reprises lors de la campagne qu’elle ne comptait pas être une «potiche»et s’arrêter de travailler, expliquant notamment à Libération:

«Puisque rien n’est écrit, tout reste à inventer. Mais je continuerai à travailler d’une façon ou d’une autre si François est élu. Tout simplement parce que j’ai besoin de gagner ma vie. J’élève mes trois enfants et je ne suis pas rentière. Je ne veux pas vivre aux frais de l’Etat. Lorsque ma présence sera requise, ce sera différent, mais je continuerai à assumer ma vie personnelle.»

Envie louable de poursuivre son métier, et d’en appeler aux valeurs de la gauche qui «a toujours défendu la cause et l’indépendance des femmes». Sauf que Valérie Trierweiler n’est pas plombier, mais journaliste et que si elle assure qu’il n’y aurait rien de choquant à ce qu’elle travaille si elle le faisait «dans le respect de la déontologie journalistique», on voit mal quel sujet elle pourrait traiter sans être accusée de ne pas pouvoir être objective vu la fonction de son mari. Il n’y a pas que la politique qui est politique, la justice, la jeunesse, la culture, le sport peuvent l’être.

A trois reprises au moins, elle a glissé sur la confusion des genres. Une première fois quand elle a évoqué un voyage à Mayotte pendant la campagne:

«Je me suis dit, je reviendrai, soit comme journaliste pour faire un reportage, soit comme Première dame pour les aider.»

Mais qui choisira sous quel chapeau elle reviendra? Et si elle y va en tant que journaliste, les Mahorais comprendront-ils qu’elle n’est pas là pour les aider? La ligne entre la Première dame et la journaliste ne pourra qu’être floue.

Une seconde fois quand elle signe les légendes d’un livre de photos sur la campagne de François Hollande qu’il préfacera (sortie est prévue début juin): est-elle journaliste ou Première dame?

Une troisième fois avec ce statut Twitter où elle demande à ses «consœurs, confrères» journalistes de ne pas camper devant son domicile, où ils campent… parce qu’elle est Première Dame!

2. En jouant un rôle public et politique, mais lequel?

Aux Etats-Unis, à qui nous avons piqué l’expression First Lady, les Premières dames ne sont pas non plus présentes dans la Constitution. Leur statut y est en revanche un peu plus clairement défini: le «bureau de la Première dame» existe au sein de la Maison Blanche, avec son staff, dont les membres sont détaillés dans un rapport de la Maison Blanche au Congrès.

Et leur rôle est plus important, puisqu’elles peuvent agir, notamment pendant la campagne, comme de véritables «surrogates» («représentants») de leur mari: Barack Obama ne peut pas se rendre partout en même temps, et Michelle Obama a fait de nombreux déplacements seule pendant la campagne de 2008 pour des meetings politiques.

Depuis l’élection de son mari, elle s’est lancée dans la lutte contre l’obésité infantile, où elle fait la publicité d’un programme de santé publique à coup de pompes et autres exploits sportifs télévisés et d’opérations médiatisées de jardinage à la Maison Blanche. Avant elle, les First Ladies avaient alterné entre femmes effacées —Laura Bush, par exemple— et femme politique —Hillary Clinton était tout aussi politique que son mari (ce qui lui a parfois causé du tort, parce que même aux Etats-Unis, on n’est pas prêt à voir une First Lady trop politique).

Valérie Trierweiler pourrait, plutôt que de poursuivre son métier de journaliste, travailler d’une manière ou d’une autre pour la présidence. Mais pour l’instant en France, les rares fois où une Première dame s’est approchée d’un peu trop près de la fonction présidentielle, ça s’est très mal passé: on se souvient de la polémique quand Cécilia Sarkozy s’est rendue en Libye au moment de l’affaire des infirmières bulgares (elle avait d’ailleurs donné lieu à des interrogations sur le statut du conjoint du chef de l’Etat). Avant elle, Anne-Aymone Giscard d’Estaing avait été moquée pour son mauvais discours dans un colloque, où l’avait envoyée son mari.

3. En se lançant dans le caritatif, faute de mieux (ou par intérêt personnel)

Que faire, quand on ne peut avoir ni un vrai rôle politique, ni un travail, et qu’on ne veut pas se contenter de répondre au courrier? On se lance dans la philanthropie. Toutes les Premières dames de la Ve république ont eu leur fondation, dans «un souci de faire quelque chose de juste et pas simplement de décider de quelle fleur on peut mettre sur la table», analyse Armelle Le Bras-Chopard.

Yvonne de Gaulle a créé pour les jeunes femmes handicapées la Fondation Anne de Gaulle, du nom de sa fille atteinte de trisomie 21, Claude Pompidou la Fondation Claude Pompidoupour les personnes âgées et les handicapés, Anne-Aymone Giscard d’Estaing la Fondation pour l’enfance, Danielle Mitterrand France-Libertés. Bernadette Chirac préside la fondation hôpitaux de Paris-hôpitaux de France pour laquelle elle mène ses fameuses opérations pièces jaunes (grâce à laquelle a été créée la Maison de Solenn), ainsi que la fondation Claude-Pompidou.

Dernière en date, Carla Bruni a créé sa fondation pour «faciliter l’accès à l’éducation, à la culture et aux pratiques défavorisées des populations vulnérables», et est devenue l’ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le sida.

Mais là encore, tout est très mélangé: elles créent ces fondations en partie grâce à l’argent personnel de leur mari ou grâce à leur position auprès de lui, rencontrant des chefs d’entreprises qui deviendront de généreux fondateurs. «Même si elles veulent s’émanciper, conclut Armelle Le Bras-Chopard, il y a toujours une dépendance non voulue au mari.» Ou au compagnon.

Une identité à construire

Pas facile d’être Première dame. Le seul intérêt du flou autour de cette fonction et de ce qu’elle implique, c’est peut-être la liberté qu’elle donne à chaque femme (et un jour, on y croit, chaque homme) de devenir la Première dame qu’elle souhaite.

Si Danielle Mitterrand a créé comme les autres sa fondation, elle était loin de faire consensus avec ses actions, beaucoup plus engagées que le soutien très «dame patronnesse» aux malades, aux pauvres, aux personnes âgées et aux enfants des autres Premières dames. Elle-même s’est peu tenue à la réserve, au point de s’attirer parfois des critiques ou de mettre la diplomatie française dans l’embarras, comme lors de sa bise à Castro.

Les ambitions politiques d’Hillary Clinton, qui disait notamment pendant la campagne de son mari «si vous élisez Bill, vous m’avez moi avec»,avaient inquiété les stratèges de Bill Clinton pendant sa campagne, et lui ont valu des critiques quand elle a mené –sans succès– une tentative de réforme du système de santé américain.

Dans une interview accordée au Times (accès payant), Valérie Trierweiler cite ces deux Premières dames comme inspiration, plus que Carla Bruni-Sarkozy ou Bernadette Chirac. Elle assure aussi qu’elle fera le nécessaire pour «représenter l’image de la France» mais ne compte pas être «une potiche». La dernière Première dame à employer ces termes était Danielle Mitterrand, en 1981.

Cécile Dehesdin

Virus informatique : les sites religieux plus risqués que les sites pornos !


 

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Virus informatique : les sites religieux plus risqués que les sites pornos !

 

Le risque d’attraper un virus informatique serait trois fois élevé sur un site religieux que sur un site pornographique, révèle une étude de la société Symantec.

 

D’après un rapport publié mardi par la société américaine de sécurité informatique Symantec, les internautes encourent plus de risque d’attraper un virus informatique en visitant des sites internet liés à la religion qu’en surfant sur des sites érotiques ou pornographiques.

 

Symantec, qui assure que ses produits ont bloqué 5,5 milliards d’attaques en 2011, a synthétisé les informations récoltées par sa branche « Symantec Global intelligence Network », son réseau mondial de renseignements, à l’aide de divers services et capteurs, durant sa surveillance des activités de cybercriminalité dans plus de 200 pays.

 

La société parvient à la conclusion suivante : les sites à caractère religieux ou idéologiques ont trois fois plus de risque que les sites pornographiques ou érotiques d’être infectés par des lignes de code postées par des pirates. D’ailleurs, le rapport souligne qu’ « il est intéressant de voir que les sites hébergeant des contenus pour adultes ou pornographiques ne se classent pas dans le top 5, mais au 10e rang ». Le virus informatique ne se rencontre donc pas uniquement lors de téléchargements illégaux. Dans le cas des sites religieux contaminés, l’utilisateur attrape le virus informatique simplement en passant sur les pages web.

 

A leur différence, les sites pour adultes seraient, en fait, plutôt bien protégés contre ce genre de pratiques. « Nous supposons que c’est parce que les propriétaires de sites pornos gagnent leur argent sur internet et ont un intérêt direct à ce que leurs sites restent dénués de programmes malveillants, ce n’est pas bon pour faire revenir les clients », conclut la société.

 

Par Maëla Priolet

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Exploit climatique : on a fait pleuvoir dans le désert, actualité Lewino ramène sa science : Le Point


Le Point.fr – Publié le 03/01/2011 à 14:16 – Modifié le 04/01/2011 à 09:13

Un procédé capable de déclencher des pluies en plein désert aurait été expérimenté près d’Abou Dabi. Révolution.

Exploit climatique : on a fait pleuvoir dans le désertC’est la première fois qu’une technologie parviendrait à tirer des larmes d’un ciel bleu© Pitamitz/ SipaPar Frédéric Lewino

La nouvelle, stupéfiante, vient d’être publiée par des journaux anglo-saxons : une entreprise suisse aurait réussi, dans le plus grand secret, à mettre au point un procédé pour déclencher la pluie en plein désert. Le cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane, président des Émirats arabes unis (EAU), aurait financé une installation pilote qui aurait déclenché cinquante-deux orages de pluie dans la région d’Al Ain, près d’Abou Dabi, l’été dernier.

Si cette nouvelle devait être confirmée, ce serait une véritable révolution susceptible de bouleverser la vie de nombreux pays désertiques. Ma bonne dame, s’il se met à pleuvoir dans les déserts, où allons-nous ?

Ciel bleu

En elle-même, une pluie artificielle n’a rien de nouveau. Il existe déjà plusieurs procédés pour déclencher la pluie lorsque les nuages sont déjà là, mais c’est la première fois qu’une technologie parviendrait à tirer des larmes d’un ciel bleu azur. Voyons ce miracle d’un peu plus près. La firme suisse Metro Systems International, créée par Helmut Fluhrer, a installé dans le désert une centaine d’ionisateurs géants répartis sur cinq sites. Ils ressemblent à d’immenses palmiers dont les feuilles métalliques émettent dans l’atmosphère des milliards de milliards de particules ionisées (en général des électrons). Ils ne fonctionnent pas en permanence, seulement quand l’humidité dans la haute atmosphère, où se forment normalement les nuages, dépasse 30 %.

Une fois dans l’air, les particules ionisées agglomèrent autour d’elles de microscopiques grains de poussière, avant de s’envoler vers le ciel, entraînées par la convection naturelle. Une fois l’altitude de formation des nuages atteinte, ces poussières chargées négativement font leur boulot habituel : elles condensent sur elles l’humidité atmosphérique jusqu’à former de grosses gouttes qui n’ont alors plus aucune autre idée en tête que de se précipiter sur le sol. Alleluia, il pleut en plein désert !

Un coût faible

Sous le contrôle du Max Planck Institute for Meteorology, ce procédé expérimental aurait prouvé son efficacité dans cette région d’Al Ain où les météorologues n’attendaient aucune pluie. Selon son créateur, la construction d’un système ionisant ne dépasse pas 7 millions de livres contre plus de 850 millions pour une usine de dessalement d’eau de mer.

Avant de s’emballer, il faut contrôler la nature exacte des pluies. S’agit-il réellement de pluies d’orage ou d’une fine bruine qui s’évapore immédiatement ? Il faudra également vérifier si le système fonctionne partout. N’oublions pas qu’Abou Dabi est près de l’océan, qui fournit en permanence de l’humidité. Il n’est pas dit qu’au coeur du Sahara, les ionisateurs trouvent suffisamment d’humidité dans l’atmosphère. Par ailleurs, le climat est un mécanisme très fragile. Si on se met à éponger à tour de bras la vapeur atmosphérique dans un coin du ciel, est-ce que cela n’aura pas des retombées négatives ailleurs ? C’est encore à vérifier. On n’est pas né de la dernière pluie…

Jeûne: comment le corps réagit-il à la privation de nourriture? | Slate


 

Le jeûne est la mode: la faculté dit «oui mais». C’est qu’à ne plus manger du tout, on meurt.

Prêtre hindouiste au Népal / Andreas Kolleger via Flickr CC Licence by

Quelles sont les étapes que le corps franchit si on le prive de nourriture? Quand on ne mange plus, les vitamines baissent mais ce ne sont pas des pertes critiques. Après 24 heures de jeûne, les stocks de glucose (glycogen) sont épuisés. Puis, pendant les dix jours qui suivent, l’organisme s’attaque à ses réserves protéiques, issues prioritairement des muscles. Enfin, pour économiser ses protéines, il va puiser dans ses lipides.

A noter que cette phase peut atteindre 100 jours chez les manchots, donc presque quatre mois. Certes, l’homme n’est pas un manchot. Mais l’on sait bien que selon certains scientifiques, hommes et animaux connaissent quelques similitudes. En effet, un adulte d’1m70 et 70 kg compte 15 kg de réserves de graisse, donc il pourrait tenir 40 jours sans manger.

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«L’avis de ces biologistes qui étudient les pingouins, précise le Dr Dimitrios Samaras, chef de clinique à l’Unité nutrition des HUG, c’est que le jeûne n’est pas dangereux. Mais qu’au contraire, c’est un événement auquel les animaux ont dû s’adapter avec le temps. Ils affirment également que dans l’évolution de l’être humain, la survie dans la nature a toujours rimé avec de périodes de jeûne plus ou moins prolongées, et que si notre espèce à pu survivre dans le temps, c’est parce qu’elle a pu développer des mécanismes adaptatifs pour les périodes sans nourriture.»

Mais revenons à nos étapes. Pour pallier le glucose manquant, le corps fabrique un substitut, grâce aux protéines et aux lipides: les corps cétoniques, appelés aussi le carburant du jeûne. Et à cause de ce changement de mode d’alimentation, le taux d’acidité dans le sang augmente. Le corps doit apprendre à vivre de ses réserves, l’organisme doit s’habituer. Selon les adeptes de la diète, le plus dur ce n’est pas la sensation de faim, qui disparaît peu à peu, mais cette crise d’acidose, qui peut causer nausées, maux de tête, douleurs abdominales, crampes et faiblesse générale.

Comment le jeûne agit-il sur la santé?

Là, c’est un peu plus mystérieux, et plusieurs médecins avouent ne pas comprendre très bien l’effet du jeûne sur certaines affections. On pense que jeûner provoque un stress et relance les mécanismes d’autorégulation du corps, ce qui aurait des effets thérapeutiques. Le jeûne aiguiserait également les forces curatives de l’organisme et agirait en stimulant les organes d’élimination. On pense aussi que les hormones mobiliseraient les réserves du corps et auraient un effet anti-inflammatoire. Des études allemandes sont en cours sur les mécanismes reliant privation de nourriture et maladies comme le diabète, l’hypertension ou le rhumatisme.

Les adversaires du jeûne thérapeutique insistent, eux, sur le danger de trop puiser dans les protéines, donc dans les muscles. Et d’autres avertissent que jeûner de manière extrême peut modifier le fonctionnement du cerveau et affaiblir la capacité de jugement d’une personne.

«Quand on s’interroge sur le rôle du jeûne dans la maladie, il faut se souvenir qu’avoir un frigo bien rempli est une habitude tout à fait récente dans l’histoire de l’humanité et a peu participé à la pérennisation de l’espèce humaine, relève le Dr Dimitrios Samaras. A quel degré notre organisme supporte-t-il mieux la carence de nourriture que son excès, c’est une question complexe. La nature nous a peut-être doté de mécanismes pour supporter la famine, mais elle n’a pas prévu qu’on vive jusqu’à l’âge de 90 ans et qu’on ait ainsi le temps de développer toutes les maladies chroniques (maladies cardiovasculaires, diabète, cancer etc.) qui frappent actuellement les sociétés des pays développés. Je dirais que ces mécanismes ont peut-être bien marché pendant le laps de temps que la nature nous octroie pour procréer, mais est-ce qu’ils sont toujours bénéfiques dans le monde actuel?»

Jeûne et psychisme

Et le psychisme, comment s’adapte-t-il au jeûne? «Contrairement aux diètes restrictives, où la faim persiste et des symptômes tels qu’apathie, fatigue et irritabilité sont au premier plan, le jeûne total se traduit plutôt par une perte d’appétit dans les premiers un à quatre jours, à cause de l’augmentation progressive des corps cétoniques, explique le Dr Samaras. Et une sensation de bien-être est très souvent rapportée par les patients. Le mécanisme sous-jacent n’est pas très clair. Selon certains, cette sensation pourrait être due à l’acide acétoacétique (un type de corps cétonique) qui a un effet sur le cerveau semblable à celui de l’alcool. D’autres mettent en avant plutôt la sécrétion par le corps lui-même de substances identiques à la morphine. Un effet placebo ou l’effet euphorisant de la perte pondérale, surtout pour les patients en surpoids, est également possible.»

Quoi qu’il en soit, le fait est que deux tiers des patients qui jeûnent disent se sentir mieux. «En résumé, conclut le spécialiste de la nutrition, le jeûne est une pratique utilisée depuis la nuit des temps. Son effet de bien-être pourrait expliquer en partie le rôle du jeûne dans des rituels spirituels ou des pratiques religieuses à travers les siècles. Ses effets potentiellement favorables sur la santé de l’individu ont commencé à être explorés depuis environ 150 ans mais la littérature sur le jeûne thérapeutique de l’homme est relativement limitée et loin d’être concluante. En plus, les complications d’une telle épreuve n’étant pas négligeables, la décision ne devrait pas être prise à la légère, ni avant de s’être assuré d’un suivi médical.»

Cécile Aubert

LES COMBLES…


Le comble du contorsionniste ?


C’est de prendre ses jambes à son cou !

Le comble du croque-mort ?

Mourir dans ses pompes !

Le comble pour un serrurier?

Être mis à la porte !

Le comble du culot dans un tribunal?

C’est un gars qui a tué son père et sa mère et qui réclame l’indulgence
du jury parce qu’il est orphelin !

Le comble du macho ?

Quand il ne bande pas, il demande à sa compagne : « Ça t’arrive souvent, ce genre de panne ? »

(merci à PAULINE pour cette farce)

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