Pensée du lundi 30 avril 2012.


« Pourquoi l’Église s’est-elle acharnée, et pendant des siècles, à effrayer les chrétiens en les menaçant de la damnation éternelle ? C’est une croyance erronée. En réalité, il n’y a pas de damnation éternelle pour les humains. Il peut seulement, et encore c’est très rare, se produire ceci : lorsqu’un être se complaît véritablement dans le mal et s’obstine à travailler consciemment contre les projets de Dieu, contre la lumière, il se surcharge tellement, il s’obscurcit tellement qu’à la fin il se produit une séparation entre son âme humaine et son âme divine : l’âme divine, sous forme d’étincelle, le quitte pour retourner dans l’océan de la lumière originelle, et alors, privée de cette étincelle, l’âme humaine se désagrège et disparaît. Ces cas, je le répète, se produisent très rarement. Quels que soient les péchés et les transgressions commis, il est toujours donné à l’âme humaine la possibilité de reconnaître ses fautes et de se purifier grâce à l’âme divine qui est liée à elle et qui cherche toujours à l’entraîner vers la lumière. » Omraam Mikhaël Aïvanhov

Mbathio Beye, élue Miss Black France 2012 – Qui est Miss Black France 2012 ? – MSN Femmes


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Samedi soir, salle Wagram à Paris à eu lieu la première édition de l’élection de Miss Black France, avec le soutien du Conseil représentatif des associations noires (Cran).

Mbathio Beye, une étudiante sénégalaise de 21 ans, de Paris, préparant un master de stratégie marketing, est devenue samedi soir Miss Black France 2012, dont la première élection a été organisée salle Wagram avec le soutien du Conseil représentatif des associations noires (Cran), sur fond de polémique.

Mbathio Beye, une étudiante sénégalaise de 21 ans, de Paris, préparant un master de stratégie marketing, est devenue samedi soir Miss Black France 2012, dont la première élection a été organisée salle Wagram avec le soutien du Conseil représentatif des associations noires (Cran), sur fond de polémique.

Les dauphines de Miss Black France 2012 sont Romy Niaba, 22 ans, étudiante en sciences politiques, française d’origine ivoirienne, domiciliée à Nantes, et Aissata Soumah, 23 ans, étudiante en école de commerce, de nationalité guinéenne et domiciliée à Troyes.

Sélectionnées sur casting parmi 1.000 candidatures provenant de toutes les régions françaises, dix-huit jeunes femmes noires de 17 à 28 ans, étaient en lice.

Pour l’organisateur et créateur du concours, Frédéric Royer, journaliste et animateur, le titre « Miss Black France » a pour objectif de « célébrer la beauté noire », considérant que « l’élection +Miss France+ n’est pas assez représentative ».

« Les femmes noires sont très peu à la une des magazines et à Paris les mannequins noirs sont beaucoup moins employés qu’à Londres », a ajouté M. Royer, s’étonnant de la polémique suscitée par son concours de beauté.

Malgré le plein soutien du Cran dont le président Louis Georges Tin a assisté à l’élection, plusieurs associations et personnalités ont fait part de leur interrogations.

Pour Dominique Sopo, président de SOS Racisme, « on milite pour le vivre ensemble. Il ne faut pas +ethnicer+ la question du corps noir. La volonté d’institutionnaliser le concours est contreproductive ».

Dans Le Monde daté de samedi, l’historien Pascal Blanchard, spécialiste des immigrations au CNRS et auteur de « La France noire », s’est dit « choqué » par le concours, jugeant que l’initiative est « stupide » et « dangereuse ».

Interrogé par l’AFP samedi soir, Frédéric Royer a estimé que « la polémique est la preuve qu’il y a un malaise sur la question de la femme noire, et cela nous conforte dans notre démarche qui est de la mettre pour une fois en lumière ».

La chaîne Trace Urban et les radios Africa N°1 et Tropiques FM comptaient parmi les partenaires de « Miss Black France 2012 ».

Ce concours de beauté souhaitait par ailleurs sensibiliser sur la drépanocytose, l’une des maladies génétiques les plus répandues (50 millions de personnes atteintes dans le monde), particulièrement fréquente dans les populations d’origine africaine subsaharienne, des Antilles, d’Inde, du Moyen-Orient mais aussi du bassin méditerranéen.

Nue sur sa moto, verbalisée par la police pour non port du casque !


 

Nue sur sa moto, verbalisée par la police pour non port du casque !

 

Question : que se passe-t-il si vous être motard(e), nu(e) sur votre monture et que vous croisez la police en Roumanie ?

 

Réponse : rien si vous portez malgré tout un casque.

 

Est-il plus agréable de rouler nu sur sa moto pour faire corps avec sa machine ? Il faudrait demander ça directement aux deux amis arrêtés par la police roumaine il y a quelques jours. Un homme et une femme chevauchant une moto avec ce détail étonnant : la femme était entièrement nue sur la moto.

 

En observant la femme nue, un policer a donc décidé d’arrêter la moto. Afin de dresser une amende pour exhibitionnisme ou atteinte à la pudeur ? Non, juste pour le défaut de port du casque. Le policer a précisé que dans le code de la route du pays, aucun paragraphe n’est prévu pour régler la question d’un motard circulant nu sur sa moto.

 

Le policier s’en est donc tenu à la verbalisation du non port du casque. Et c’est tout. Attention tout de même à la passagère en cas de chute sur une chaussée bien rugueuse…

 

turbo

30 Avril : Journée Mondiale des Mobilités et de l’Accessibilité


 

Journée Mondiale des Mobilités et de l’Accessibilité

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Il faut aller chercher dans les annales du parlement européen (en date du 14 février 2001) pour retrouver les textes fondateurs de cette journée mondiale et, tout particulièrement, la définition de la situation de handicap nécessitant un aménagement de l’accessibilité.

« […] les personnes ayant des difficultés pour se déplacer, comme les personnes handicapées […], personnes handicapées des membres, personnes de petite taille, personnes transportant des bagages lourds, personnes âgées, femmes enceintes, personnes ayant un caddie et parents avec enfants (y compris enfants en poussette). »

La journée mondiale proprement dite a été lancée en 2011 et est programmée chaque année le 30 avril. Chaque année un thème différent est proposé et en 2011, il s’agissait de réfléchir sur le thème de  « l’envie de vivre, les uns avec les autres ».

Pour 2012, année électorale en france, le thème retenu est plus politique : Etat des lieux : mobilité et accessibilité dans l’espace national et promesses électorales…

De nombreux sites traitent de cette problématique, y compris des sites officiels émanant du gouvernement. Nous en avons sélectionné un autre qui nous a paru également intéressant.

Les maris Peuvent avoir des Rapports Sexuels avec Leur Femme Morte [WTF!] | Social Fuzz™


 

Les maris Peuvent avoir des Rapports Sexuels avec Leur Femme Morte [WTF!]

L’Association égyptienne du Conseil National pour les femmes (NCW) conteste vivement la loi qui stipule que les maris peuvent avoir des rapports sexuels avec leur femme décédée dans les 6 heures qui suivent leur mort.

Cette question a été évoquée en mai 2011 par Zamzami Abdul Bari, un religieux marocain qui affirme que le mariage reste valide après la mort de l’un des partenaires. Il a toute fois précisé que les femmes pouvaient elles aussi avoir des relations sexuelles avec leur mari mort. Techniquement parlant c’est un peu plus compliqué tout de même ! A moins d’utiliser un “tuteur”, je vois pas comment c’est possible !

Ce projet de loi est bien évidemment controversé et surtout incompréhensible. La nécrophilie est pourtant interdite dans la plupart des pays. En France par exemple, l’article L225-17 du Code pénal punit d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende toute atteinte à l’intégrité du cadavre. En Angleterre deux ans de prison sont requis pour un tel acte et aux Etas-Unis la peine maximale est de huit ans d’emprisonnement.

Source: Paris Normandie

La mère des contes


Où sont donc nés les contes, et pourquoi, et comment ? Une femme l’a su, aux premiers temps du monde. Qui l’a dit à la femme ? L’enfant qu’elle portait dans son ventre. Qui l’a dit à l’enfant ? Le silence de Dieu. Qui l’a dit au silence ?

Il était pour la première fois, dans la grande forêt des premiers temps, un rude bûcheron et son épouse triste. Ils vivaient pauvrement dans une maison basse, au cœur d’une clairière. Ils n’avaient pour voisins que des bêtes sauvages et ne voyaient passer, dehors, par la lucarne, que vents, pluies et soleils. Mais ce n’était pas la monotonie des jours qui attristait la femme de cet homme des bois et la faisait pleurer, seule, dans sa cuisine. De cela elle se serait accommodée, bon an, mal an. Hélas, en vérité, son mari avait l’âme aussi broussailleuse que la barbe et la tignasse. C’était cela qui la tourneboulait. Caressant, il l’était comme un buisson d’épines, et quand il embrassait en grognant sa compagne, ce n’était qu’après l’avoir battue. Tous les soirs il faisait ainsi, dès son retour de la forêt. Il poussait la porte d’un coup d’épaule, empoignait un lourd bâton de chêne, retroussait sa manche droite, s’approchait de sa femme qui tremblait dans un coin, et la rossait. C’était là sa façon de lui dire bonsoir.

Passèrent mille jours, mille nuits, mille roustes. L’épouse supporta sans un mot de révolte les coups qui lui pleuvaient chaque soir sur le dos. Vint une aube d’été sur la clairière. Ce matin-là, comme elle regardait son homme s’éloigner sous les grands arbres, sa hache en bandoulière, elle posa les mains sur ses hanches et pour la première fois depuis le jour de ses épousailles elle sourit. Elle venait à l’instant de sentir une vie nouvelle bouger là, dans son ventre. « Un enfant ! » pensa-t-elle, tremblante, émerveillée. Mais son bonheur fut bref, car lui vint aussitôt plus d’épouvante qu’elle n’en avait jamais enduré. « Misère, se dit-elle, qui le protégera si mon mari me bat encore ? En me cognant dessus, il risque de l’atteindre. Il le tuera peut-être avant qu’il ne soit né. Comment sauver sa vie ? En n’étant plus battue. Mais comment, Seigneur, ne plus être battue ? » Elle réfléchit à cela tout au long du jour avec tant de souci, de force et d’amour neuf pour son fils à venir qu’au soir elle sentit germer une lumière.

Elle guetta son homme. Au crépuscule il s’en revint, comme à son habitude. Il prit son gros bâton, grogna, leva son bras noueux. Alors elle lui dit :

– Attends, mon maître, attends ! J’ai appris aujourd’hui une histoire. Elle est belle. Écoute-la d’abord, tu me battras après.

Elle ne savait rien de ce qu’elle allait dire, mais un conte lui vint. Ce fut comme une source innocente et rieuse. Et l’homme demeura devant elle captif, si pantois et content qu’il oublia d’abattre son bâton sur le dos de sa femme. Toute la nuit elle parla. Toute la nuit il l’écouta, les yeux écarquillés, sans remuer d’un poil. Et quand le jour nouveau éclaira la lucarne, elle se tut enfin. Alors il poussa un soupir, vit l’aube, prit sa hache et s’en fut au travail.

Au soir gris, il revint. Elle l’entendit pousser la porte à grand fracas. Elle courut à lui.

– Attends, mon maître, attends ! Il faut que je te dise une nouvelle histoire. Écoute-la d’abord, tu me battras après !

A l’instant même un conte neuf naquit de sa bouche surprise. Comme la nuit passée son époux l’écouta, l’œil rond, le poing tenu en l’air par un fil invisible. Le temps parut passer comme un souffle. A l’aube elle se tut. Il vit le jour, se dit qu’il lui fallait partir pour la forêt, prit sa hache, et s’en alla.

Et quand le soir tomba vint encore une histoire. Neuf mois, toutes les nuits, cette femme conta pour protéger la vie qu’elle portait dans le ventre. Et quand l’enfant fut né, l’homme connut l’amour. Et quand l’amour fut né, les contes des neuf mois envahirent la terre. Bénie soit cette mère qui les a mis au monde. Sans elle les bâtons auraient seuls la parole.

Henri Gougaud, L’arbre d’amour et de sagesse, 1992.

Ma Planète: La seringue a tué le rire


  

 

 

Plus d’une fois j’ai pensé atteindre la rive, chaque fois je suis retombé ; sur mon bras droit est tatouée une seringue. Mon esprit est marqué.

Combien d’années ont passé depuis que j’ai, mon sac de couchage sous le bras, fermé la porte de ma maison, depuis que j’ai fumé ma première pipe de hachisch ? Quatre, cinq ?

Je ne veux pas y penser ! Je veux oublier !

 

Quelques amis ont essayé de m’aider, puis sont repartis. Que pouvaient-ils faire ? Je ne vois pas la lourde porte de ma prison ni les barreaux à ma fenêtre. Quelque part dehors, dans Oslo qui se réveille après un long hiver, mon fils et ma femme m’attendent.

 

Je rêve ! Des images défilent devant mes yeux, des souvenirs… Paris, l’Afrique, le hachisch, puis, en relief, une seringue, Istamboul, l’opium, Téhéran, l’héroïne…

Tout est vague !

Une seringue à mort lente !

 

 

 

 

Ai-je vingt et un ans ou un siècle ?

La seringue a tué le rire.

 

La prison ne m’a pas changé. Souvent j’y ai séjourné, puis je suis reparti, de ville en ville, de pays en pays, pour fuir l’obsession. J’ai tenté avec violence de toucher la rive sans jamais y parvenir. Un jour je suis retourné à la maison, les bras percés, et lentement j’ai guéri. C’est très loin.

 

Le brouillard se dispersait, je suis reparti, mes vieilles bottes aux pieds, retrouver les amis de la dernière heure.

Les amis ? Non, la seringue !

J’ai renié mes amis. J’ai renié jusqu’à l’idée de l’amour.

J’ai renié la vie. J’ai vécu frileux et caché, sans lever la tête, une seringue dans la poche. Des jours, des années !

 

Puis le soleil délicatement est venu sur mon couvre-lit à la clinique de Cery. Les semaines ont passé, j’ai refait mes premiers pas, le voile se levait mais des périodes sont restées obscures, puis j’ai pu rentrer chez moi quelques heures, avant de repartir.

J’avais été expulsé !

 

La route, un cahier de vers dans la poche, un livre de Nerval, les nuits dans les villes étrangères… sans fin… Dans un parc d’Oslo, j’ai rencontré une jeune fille merveilleuse avec un enfant.

 

La veille de notre mariage j’ai été arrêtéune fois de plus pour possession illégale de stupéfiants. Les journées passent, les semaines aussi.

Dehors on m’attend.

Deux fois par semaine elle vient me voir dix minutes, un geôlier me conduit au parloir…

Encore une fois je vais essayer, je ne suis pas seul, et je lui dirai : Voilà, cette fois j’y arriverai !

 

 

 

 

Combien d’années ont passé ?

J’aimerais que cette lettre soit publiée. Si d’autres peuvent ainsi éviter cette voie, tout n’aura pas été inutile.

 

 Anonyme, Prison d’Oslo, le 31 mai 1970

Mots-clés:Vie

Mariage illégal entre deux enfants de 1 et 3 ans !


 

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Mariage illégal entre deux enfants de 1 et 3 ans !

 

Une union entre deux enfants de trois ans et un an décidée il y a dix-sept ans par leurs familles a été annulée après la découverte par la jeune femme, aujourd’hui âgée de 18 ans, de son mariage forcé, a-t-on appris mercredi auprès de l’intéressée.

 

Le mariage d’enfants est illégal en Inde mais cette affaire met en lumière la culture persistante pour ce type d’unions au sein des communautés rurales de l’Inde traditionnelle, qui espèrent ainsi améliorer la sécurité financière de chaque famille impliquée grâce au système de dot.

 

Il y a dix-sept ans, Laxmi Sargara fut mariée sans le savoir à Rakesh, aujourd’hui âgé de 20 ans, dans l’État du Rajasthan (ouest) après que leurs familles eurent décidé qu’une fois adultes, ils vivraient ensemble et auraient des enfants.

 

Au terme de la première procédure de ce type, leur mariage a été déclaré mardi juridiquement nul à Jodhpur, dans un contexte de campagne accrue contre les mariages forcés d’enfants.

 

«Je n’étais pas contente à propos du mariage. Je l’ai dit à mes parents, qui n’étaient pas d’accord avec moi, alors j’ai cherché de l’aide», a déclaré la jeune femme à l’AFP. «Maintenant, je suis soulagée et les membres de ma famille l’ont accepté», a-t-elle ajouté.

 

Lorsqu’elle a découvert qu’elle était mariée, Laxmi Sargara est allée demander conseil à un travailleur social, Kriti Bharti, à la tête de l’association Sarathi Trust, à Jodhpur, qui milite pour les droits des enfants.

 

M. Bharti est ensuite allé discuter avec le marié, Rakesh, et avec les deux familles pour les persuader qu’il s’agissait d’un mariage injuste.

 

«Laxmi a été mariée lorsqu’elle n’avait qu’un an. Ses parents le lui ont annoncé voici quelques jours, lui disant qu’elle devait désormais aller vivre chez son époux», a-t-il rapporté, interrogé par l’AFP.

 

«Elle était déprimée, elle n’aimait pas le garçon et n’était pas prête à se conformer à la décision de ses parents, elle a donc décidé de refuser ce mariage», a-t-il ajouté.

 

«C’est à ma connaissance le premier exemple d’un couple d’enfants mariés voulant que leur union soit annulée et j’espère que d’autres suivront», a-t-il dit.

 

Mais les coutumes restent vivaces: dimanche, des villageois du Rajasthan ont agressé une dizaine de fonctionnaires du gouvernement qui tentaient d’interrompre un mariage groupé impliquant environ quarante couples d’enfants.

 

AFP: cyberpresse

L’amour dure vraiment trois ans ?


 

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L’amour dure vraiment trois ans ?

 

On parle souvent du cap des trois et des sept ans en amour. Selon une nouvelle étude, le titre du roman de Frédéric Beigbeder n’aurait pas pu viser plus juste. Les couples modernes seraient quatre fois plus susceptibles de rompre après trois ans plutôt que sept. Le sondage du site Netmums révèle également que 21% des couples interrogés se séparent après une période de deux à quatre ans.

 

La cause de ces échecs sentimentaux ?

 

L’équilibre compliqué entre vie professionnelle et familiale, tout comme l’évolution des rôles homme/femme. Avoir des enfants aurait aussi tendance à éloigner les parents au lieu de les rapprocher. Les couples d’aujourd’hui se précipitent souvent dans une relation et se séparent de la même manière. Deux tiers des couples interrogés estiment qu’il est plus difficile de rester ensemble qu’il y a une génération. L’étude pointe enfin du doigt les problèmes d’argent et le manque de temps de qualité passé ensemble.

 

Par: Catherine Delvaux

7sur7

Des policiers américains obligés de regarder des films pornos !


 

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Des policiers américains obligés de regarder des films pornos !

 

Pour vérifier qu’une nouvelle loi est bien appliquée, les policiers californiens se voient obligés de regarder des films pornos pendant leurs heures de service.

 

Une nouvelle loi vient d’être promulguée en Californie: les acteurs de films pornos doivent porter des préservatifs. Et pour vérifier que la loi est bien appliquée, les producteurs de ces films doivent envoyer leurs images aux policiers…qui sont obligés de les visionner pour s’assurer qu’il y a bien port de préservatif. Reste à savoir s’il y aura assez de policiers pour contrôler tous les films!

 

sudinfo.be

 

Une maman punit sa fille en l’humiliant sur Facebook !

 

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Une maman punit sa fille en l’humiliant sur Facebook !

 

Les parents aussi s’adaptent aux nouvelles technologies. Denise Abbott, une maman originaire de l’Ohio, a voulu donner une bonne leçon à sa fille de 13 ans, Ava, accro à Facebook comme tous les ados de son âge.

 

La fillette passait trop de temps à chatter sur Internet et manquait de respect à sa mère. Celle-ci a donc changé la photo de profil d’Ava, en ajoutant une croix rouge sur la bouche de sa fille et le commentaire « Je ne sais pas fermer ma bouche. Je ne suis plus autorisée à aller sur Facebook ou sur mon téléphone. Demandez pourquoi s’il vous plaît. »

 

« J’ai voulu faire quelque chose qui ait vraiment un impact sur elle. Pour que la prochaine fois elle se dise qu’elle n’a pas envie de voir sa tête avec une croix rouge sur Facebook », explique Denise au Today Show.

Ava estime avoir mérité cette punition un rien humiliante.

 

7sur7

Hémorragie du Post-Partum, prévention et prise en charge – Doctissimo


 

L’Hémorragie du Post-Partum (HPP) survient essentiellement dans les deux premières heures qui suivent l’accouchement, mais le risque existe pendant 24 heures. Il concerne aujourd’hui 6 % des accouchements et justifie, à titre préventif, une surveillance médicale de la jeune maman.

La délivrance est une phase de l’accouchement souvent méconnue. La plupart du temps, tout se passe bien et les gestes médicaux autour du placenta passent au second plan, tant l’attention est focalisée – à juste titre – sur l’arrivée du nouveau-né. Que se passe-t-il après la section du cordon ombilical ? Quelles sont les complications possibles et leur mode de prévention ? Plusieurs gynécologues ont accepté de répondre à nos questions.

Après le travail, la venue au monde de bébé, vient l’ultime étape : la délivrance

Hémorragie post-partumLa délivrance, troisième phase de l’accouchement, correspond à l’expulsion du placenta, mais aussi des membranes amniotiques et du cordon ombilical. Quelques minutes après la naissance, les contractions reprennent, mais avec une intensité plus faible : c’est le muscle utérin qui se rétracte pour favoriser la sortie du placenta. Ce dernier est composé d’une multitude de vaisseaux sanguins qui convergent vers le cordon ombilical pour alimenter le fœtus en oxygène et nutriments. Une fois expulsé, les artères qui l’alimentent doivent alors se refermer progressivement pour ne plus saigner, sous l’effet mécanique exercé par la rétraction de l’utérus.

Une hémorragie du post-partum peut cependant survenir dans les 24 heures suivant l’accouchement. La plupart sont diagnostiquées dans les deux heures, période durant laquelle la maman reste sous la surveillance de l’équipe en salle de naissances.

« Elle se manifeste par une perte sanguine supérieure à 500 ml pour un accouchement par voie basse et de 1 000 ml en cas de césarienne, car les pertes en cours de césarienne sont toujours plus importantes », explique le Dr Françoise Vendittelli, gynécologue obstétricien à la maternité du CHU de Clermont-Ferrand et auteur d’une étude sur le sujet. « Une hémorragie est dite sévère, si ces pertes atteignent respectivement 1 000 ml et 1 500 ml ». Elles peuvent être mesurées, lors d’un accouchement par voie basse, par des poches placées, après la sortie du bébé, sous les fesses de la mère.

Prévenir l’hémorragie du post-partum

Un certain nombre de mesures sont prises à titre préventif. En plus des consultations prénatales, chaque femme enceinte bénéficie d’une consultation d’anesthésie. Elle vise à mettre en place les mesures minimales nécessaires à la prise en charge des patientes en cas d’hémorragie.

Comme l’indique le Collègue National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF), « la majorité des hémorragies du post-partum surviennent sans qu’aucun facteur de risque ne soit clairement retrouvé »1. C’est pour cette raison que les mesures destinées à prévenir ces hémorragies s’adressent à toutes les femmes.

« Les situations comportant un risque prévisible sont principalement les femmes présentant à la dernière échographie un placenta praevia (situé devant le col de l’utérus) ou une suspicion de placenta accreta (adhérant de manière anormale à l’utérus) », indique le Pr Bruno Carbonne, responsable de l’unité d’obstétrique de la maternité de Trousseau. « Ces patientes à haut risque seront orientées vers une maternité bénéficiant du plateau technique le plus adapté ».

La mère sous surveillance rapprochée

Dans les heures qui suivent l’accouchement et tout au long du séjour à la maternité, l’équipe soignante examine très fréquemment à la fois le volume et la consistance de ce qu’on appelle les lochies, ces pertes de sang physiologiques (normales) après un accouchement.

La surveillance de la maman pendant les deux heures suivant l’accouchement permet également de surveiller la fréquence cardiaque, la pression artérielle et la tonicité de l’utérus. « Une augmentation du rythme cardiaque et une baisse de tension sont des signes évocateurs pour diagnostiquer une hémorragie débutante », observe le Dr Vendittelli. « En cas de doute, un prélèvement sanguin réalisé sur le doigt de la patiente permet de mesurer instantanément son taux d’hémoglobine« .

Si le diagnostic est confirmé, on recherche les causes du saignement et on mobilise une équipe pluridisciplinaire : c’est un cas d’urgence obstétricale. L’obstétricien, la sage-femme, l’anesthésiste-réanimateur et un infirmier sont sollicités et, si nécessaire, le radiologue interventionnel.

L’atonie utérine, principale cause de l’hémorragie du post-partum

« La cause la plus fréquente de l’hémorragie est l’atonie utérine, analyse le Dr Vendittelli. En fin de parcours, l’utérus se contracte de moins en moins bien. La rétention placentaire, les plaies cervico-vaginales ou les complications hémorragiques d’une césarienne sont également des causes identifiées ». Pour prévenir une atonie utérine, « on surveillera plus particulièrement les grossesses multiples, les femmes qui ont eu plus de quatre enfants, un gros bébé, un travail très long ou les femmes de plus de 35 ans« .

Pour le Pr Michel Dreyfus, chef du service de gynécologie obstétrique au CHU de Caen, « le recours plus systématique au déclenchement des accouchements, qui nécessite dès le début du travail l’injection d’ocytocine, pourrait être un facteur contributif ». Résultat, en fin d’accouchement, « l’utérus se contracte moins bien ».

L’hémorragie peut également survenir dans le contexte d’une expulsion partielle ou une absence d’expulsion du placenta dans les 30 minutes suivant l’accouchement.

« Dans ces deux cas, explique le Pr Dreyfus, l’équipe médicale va explorer à la main l’utérus pour retirer des restes de placenta (la révision utérine) ou la totalité du placenta (délivrance artificielle). Ce geste est effectué sous péridurale ou, si besoin, sous anesthésie générale. Il est associé à une perfusion d’ocytocine pour favoriser la rétractation de l’utérus. La grande majorité des hémorragies s’arrête là », résume le gynécologue.

Mais si malgré tout l’hémorragie continue, on a recours à un médicament plus puissant, les prostaglandines, administrées en perfusion, qui favorisent la rétraction de l’utérus.

« Si l’état de la patiente est stable, poursuit le Pr Dreyfus, on pourra ensuite avoir recours à un radiologue spécialisé pour pratiquer une embolisation, justifiant parfois un transfert de maternité. Il s’agit d’obstruer les artères de l’utérus avec des produits à l’aide d’un cathéter ». « Si l’état n’est pas stable, le gynécologue pratiquera un geste chirurgical en réalisant des ligatures (des nœuds) sur les artères de l’utérus. La pratique de l’hystérectomie (ablation de l’utérus) reste quant à elle rarissime », rassure le médecin.

Des améliorations pour prévenir l’hémorragie de la délivrance

« Beaucoup a été fait en France dans les régions via les réseaux périnatalité au cours de ces dernières années pour améliorer la prévention des hémorragies », analyse le Dr Catherine Deneux-Tharaux, chercheur à l’Inserm et auteur de nombreuses études sur le sujet. « Elles concernent aujourd’hui environ 6 % des accouchements en France », indique-t-elle. « Une fréquence similaire s’observe dans des pays de niveau de soins comparable : la Grande-Bretagne et les Pays Bas, ou encore l’Australie ».

Selon le Dr Deneux-Tharaux, des améliorations peuvent encore être apportées en matière de traitement des hémorragies les plus sévères. « Une nouvelle technique, actuellement largement utilisée en Grande-Bretagne, commence à essaimer en France. Il s’agit d’un ballonnet intra-utérin qui permet la réalisation d’une hémostase « par l’intérieur ». Il pourrait parfois se substituer à l’embolisation et éviter ainsi le transfert dans une autre maternité ou permettre de temporiser avant le transfert. Son efficacité et les risques de son utilisation restent toutefois à évaluer plus complètement « , estime la chercheuse.

Sylvie Gravier, mars 2012

Sources :

– Interview du Dr Françoise Vendittelli, gynécologue-obstétricien à la maternité du CHU de Clermont-Ferrand, le 8 février 2012.

– Interview du Pr Michel Dreyfus, chef du service de gynécologie obstétrique au CHU de Caen, le 14 février 2012.

– Interview du Pr Bruno Carbonne, responsable de l’unité d’obstétrique de la maternité de Trousseau à Paris, le 15 février 2012.

– Interview du Dr Catherine Deneux-Tharaux, chercheuse à l’Inserm, le 17 février 2012.

La rousse


images drôles ca grattouille

La rousse

Après que leur enfant soit né, le père tout paniqué, va voir l’obstétricien:

« Docteur, » ça me gêne un peu de vous le dire mais je suis un peu sceptique de la couleur des cheveux roux de ma fille. Elle ne peut pas être de moi!!! « 

« Ça n’a pas de sens » dit le docteur, même si vous et votre femme avez les cheveux noirs, un de vos ancêtres a pu contribuer à vos gênes. »

 » Ce n’est pas possible  » insiste l’homme, ça ne peut pas être dans notre famille parce qu’ils ont tous, des deux cotés, les cheveux noirs comme le poêle depuis des générations. »

« Alors », dit le docteur, laissez-moi vous demander ceci:

 » Quelle est la régularité de vos rapports sexuels? »

L’homme est un peu gêné, : » Vous savez, je travaille bien fort et ma femme n’est pas trop sexuelle, donc nous nous limitons à une ou deux fois par mois. »

« Bien, voilà le problème, dit le docteur, tout près de son oreille…………. « C’EST D’LA ROUILLE » !

Pensée du dimanche 29 avril 2012.


« Il est naturel que vous cherchiez à améliorer les conditions de votre vie extérieure, mais avant tout efforcez-vous de connaître et d’accepter les vérités susceptibles d’améliorer votre vie intérieure. Quoi que vous obteniez extérieurement, vous vous sentirez toujours insatisfait, car on ne trouve la vraie satisfaction que dans les efforts que l’on fait soi-même, les efforts de volonté, d’intelligence, d’imagination. D’ailleurs, vous l’avez constaté : là où vous êtes arrivé à réaliser vous-même quelque chose, vous vous sentez comblé, tandis que tout ce que vous recevez sans rien faire, même l’argent, ne vous donne pas cette même satisfaction. Oui, vous l’avez constaté, vous en êtes conscient, mais vous continuez quand même à tout attendre de l’extérieur ; c’est pourquoi vous traînez toujours la sensation qu’il vous manque quelque chose. Donc, quoi que vous possédiez, quoi que l’on vous donne, n’abandonnez jamais le travail intérieur. Jusqu’à la dernière minute, ne l’abandonnez pas. »

 Omraam Mikhaël Aïvanhov

Miss Black France, «du militantisme esthétique»? | Slate Afrique


 

Face au manque d’intérêt des médias et de la mode, de plus en plus d’initiatives sont lancées pour mettre en valeur les femmes noires de France.

Les candidates des sélections finales de Miss Black France © Mario Epanya, tous droits réservés.

Mise à jour du 28 avril 2012: La finale du concours pour l’élection de Miss Black France doit se tenir ce 28 avril, à Paris. Mais, l’événement suscite une polémique. En première ligne, les spécialistes des questions d’intégration tels que Patrick Lozès, fondateur et ancoen président du Conseil représentatif des associations noires (Cran), et Pascal Blanchard historien de l’immigration. Ils considèrent que réserver l’exclusivité d’un concours de beauté aux peaux noires est synonyme de communautarisme et menace les efforts d’intégration.

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Ce jour là, le 19 novembre, se tiennent, à l’espace Georges V de Paris, les sélections finales de la première édition du concours Miss Black France. Les 28 candidates présentes font un rêve qui peut en surprendre plus d’un: représenter la beauté noire en France.

Miss Black contre Miss France

Lancé à l’initiative du journaliste Frédéric Royer, Miss Black France entend célébrer la beauté black sous toutes ces formes. Toute jeune femme noire âgée d’au moins 16 ans est en droit de participer à cette élection.

Qu’elles soient françaises ou étrangères, elles ont toutes la possibilité de tenter leur chance. Les jeunes candidates doivent néanmoins se présenter devant le jury avec leurs cheveux naturels.

Interrogées avant le début du concours, la plupart des jeunes candidates ont entendu parler de Miss Black France grâce au réseau social Facebook. Peu présent dans les autres médias, le concours s’est essentiellement fait connaître grâce à Internet et au bouche à oreille. Les sélections finales constituent la deuxième étape de l’élection. A l’issue de cette phase, les 20 filles sélectionnées se retrouveront en 2012 pour la finale du concours.

Frédéric Royer explique les raisons qui l’ont poussé à lancer ce concours:

«L’élection de Miss France n’est pas du tout représentative de la population française d’aujourd’hui. Il n’y a quasiment que des blanches parmi les candidates, et quand il y a une ou deux noires, elles sont métisses.»

«Il y a beaucoup d’autres élections de ce genre, mais elles ne sont pas assez médiatisées. Mon but est de faire une élection qui bénéficie d’une bonne couverture médiatique et qui engloberait tous ces concours.»

Depuis la création du concours Miss France, en 1920, cinq femmes noires ont été sacrées: Véronique de la Cruz (1993, Guadeloupe), Sonia Rolland (2000, Bourgogne), Corinne Coman (2003, Guadeloupe), Cindy Fabre (2005, Normandie) et Cholé Mortaud (2009, Midi Albigeois Midi-Pyrénées). Parmi elles, les deux ex-Miss Guadeloupe sont les seules «vraies noires», les trois autres lauréates étant métisses.

Brenda, jeune femme de 20 ans, est également métisse. La candidate raconte au jury que dans les élections dites «classiques» la beauté noire n’est pas toujours considérée à sa juste valeur:

«J’ai fait Miss Oise, j’étais la seule fille de ‘couleur’, je me sentais isolée. Le maquillage n’étais pas adapté à ma couleur de peau.»

Un témoignage appuyé par celui d’Harmonie, 21 ans, étudiante en communication:

«Quand j’étais petite, je n’avais pas de modèle en France. Je n’arrive pas à m’identifier aux élections de Miss.»

Harmonie Mauya © Mario Epanya, tous droits réservés.

Black is beautiful

Du Sénégal au Cameroun, en passant par les Antilles, Madagascar ou encore Cap-Vert, la femme noire est représentée dans toute sa diversité dans ce concours. Diversité des origines mais également des physiques. L’absence de critères permet de voir défiler sur le podium des grandes, des petites. Certaines candidates affichent une taille fine là où d’autres présentent plus de formes.

Devant le jury, les filles se succèdent et ne se ressemblent pas. En revanche, le discours, sur le fond, évolue peu:

«Je veux casser les clichés et montrer la diversité de la diaspora.»

Ou encore:

«Je souhaite être l’ambassadrice de la beauté et de la culture black.»

Sur la forme, plusieurs candidates parviennent à se démarquer des autres concurrentes. En rappelant que «les Antillaises sont aussi Africaines», Fanta, 27 ans, chef de projet informatique, marque des points auprès du jury.

Dans un autre registre, Prescilla, lycéenne d’origine antillaise, a aussi marqué les esprits. Victime d’une entorse, elle se présente devant le jury en béquilles. La personnalité enjouée de cette amatrice de théâtre séduit les juges.

Miss Black France n’est pas qu’un physique. Une bonne partie des candidates poursuit de brillantes études. Quand l’une étudie à Sciences-Po Rennes, une autre est en Maths-Sup Maths-Spé. La lauréate du concours doit aussi être au fait de la culture noire. Cela suppose, par exemple, de connaître les intellectuels qui ont contribué au rayonnement de cette culture.

Etudiante à Paris-Dauphine, université spécialisée dans les sciences économiques, Tia, 21 ans, est imprégnée de la littérature noire. Ainsi lorsque cette dernière évoque l’écrivain Maryse Condé, le jury apprécie. A l’inverse, en affirmant ne pas connaître Léopold Sédar Senghor, une autre candidate perd énormément de crédit.

Mais Miss Black France est avant tout un concours de beauté. L’occasion pour ces jeunes femmes d’aborder le sujet de la représentation de la femme noire dans l’Hexagone.

«Miss Black France permet aux noires de se montrer»

En France, la représentation de la beauté noire, notamment dans les médias ou la mode, est encore bien trop faible. Si le problème est souvent évoqué dans ces mêmes médias, les choses peinent à évoluer. Pour ces jeunes femmes, l’élection est un moyen de s’affirmer:

«Miss Black permet aux noires de se montrer», confirme Gloria, 19 ans, étudiante en éco-gestion, originaire du Togo.

Dialika a 26 ans. Sénégalaise, elle vit en France depuis 2003. Pour elle, Miss Black France n’est pas qu’un simple concours:

«Les filles qui ont le teint foncé et les cheveux naturelles ne sont pas mises en valeur. J’espère que ma candidature fera avancer les mentalités. C’est du militantisme esthétique», déclare-t-elle au jury.

 

Dialika Sané © Mario Epanya, tous droits réservés.

Mario Epanya est le photographe du concours Miss Black France. En 2000, il quitte son pays, le Cameroun, et s’installe en France. Après avoir exercé divers métiers dans le milieu de la mode, il s’oriente vers le milieu de la photographie.

«Fred Royer m’a contacté via Facebook et m’a parlé de son projet. J’ai tout de suite adhéré. Depuis plusieurs années, je mène un combat pour faire une petite place à la femme noire dans les médias en général. […] Il y a une vraie communauté noire en France qui est souvent ignorée par les médias, les politiques, etc…»

«Je veux donner une autre image de la femme noire. Très souvent, dans les médias, elles sont associées à la pauvreté, la misère, la prostitution. Il n’y a pas que ça».

Ambitieux, le photographe a décidé, en 2009, de lancer Vogue Africa, édition africaine du prestigieux magazine de mode américain. Déterminé à concrétiser son projet, il réalise même de fausses couvertures:

«J’ai rencontré les responsables de Condé Nast (éditeur du magazine américain). Je leur ai parlé de mon projet de créer une édition noire de Vogue qui s’adresserait à toutes les communautés noires, des Etats-Unis à l’Afrique. J’ai demandé à obtenir une licence, ils m’ont dit non. Le marché africain ne les intéressait pas. Ils m’ont fait comprendre qu’il ne fallait pas espérer voir un jour la création d’un Vogue noir, ça ne les intéressait pas du tout.»

Aujourd’hui, le photographe est impliqué dans un nouveau projet: Winkler, le partenaire de Miss Black France. Bientôt disponible en version papier, ce magazine crée en mars 2011 s’inscrit dans la continuité de ce que souhaitait faire Mario Epanya avec Vogue.

«J’essaie de garder la même ligne éditoriale et artistique que sur le projet de Vogue Africa. Je mets en valeur la culture noire dans son ensemble.»

«Il faut donner un peu d’espoir à ces jeunes qui se battent, qui essaient de faire quelque chose dans le milieu de la mode et qui ne sont pas du tout représentés. Ils déposent leur CV ou leur book dans des agences et on leur dit tout le temps non. Cela pousse très souvent au communautarisme.»

Un repli communautaire?

Le concours Miss Black France a quelques détracteurs. D’aucuns critiquent le concept du concours qui ne s’adresse qu’à des noires. Que n’aurait-on dit si un concours réservé exclusivement à des femmes blanches avait été organisé? Mario Epanya considère que la communauté n’est pas une mauvaise chose en soi:

«Les communautés existent, c’est une évidence. Il y a une communauté juive, une communauté arabe, une communauté chinoise, une communauté blanche, une communauté noire. A chaque fois que des noirs (ou autres) se mettent ensemble pour faire quelque chose pour la communauté noire, on les taxe de communautaristes», déclare Mario Epanya.

Mais pour le photographe, un autre concours devrait être pointé du doigt:

«De façon symbolique, Miss France est communautaire. Très souvent, on n’y voit que des blondes aux yeux bleus.»

Un avis partagé par Frédéric Royer qui considère que ce «débat n’a pas lieu d’être».

Katia Bumba © Mario Epanya, tous droits réservés.

Katia, 21 ans, est étudiante en école de commerce. Plus tard, elle souhaite travailler dans l’industrie de la mode et l’évènementiel. Si la candidate dit comprendre les interrogations que peut susciter une telle élection, cette dernière préfère privilégier l’essentiel:

«Je peux comprendre que certains trouvent ce type de concours un peu communautariste. Mais Miss Black France délivre, d’abord et avant tout, un message positif».

 

Jacques-Alexandre Essosso