Pensée du lundi 19 mars 2012.


« Quand on sent la colère monter en soi, il faut chercher à lui donner une issue positive en la mettant immédiatement au travail : l’afflux d’énergies qu’elle produit peut toujours servir pour une activité physique ou psychique. Il n’est pas difficile de trouver quelque chose à faire chez soi ou ailleurs, car il y a tellement de petits travaux qu’on a l’habitude de négliger ! On peut mettre à profit cette énergie produite par la colère pour nettoyer ou ranger sa maison, désherber son jardin, etc., aider un parent, un ami, ou n’importe quelle autre personne qui en a besoin. La colère est en nous une puissance qu’il ne s’agit pas de nier ou de combattre directement, ce n’est pas possible. Il faut l’utiliser, afin qu’elle devienne une force à notre service, sinon c’est elle qui nous dominera. Il dépend toujours de nous d’être faible ou fort. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

19 mars : Journée mondiale d’action contre la guerre (d’occupation en Irak)


 

19 mars : Journée mondiale d’action contre la guerre (d’occupation en Irak)

ndlr : Cette journée a été célébrée en 2005 mais semble bel et bien tombée en désuétude par la suite. Elle est néanmoins présente dans ce site à titre de témoignage.

19 mars : Journée mondiale d’action contre la guerre (d’occupation en Irak)Deux ans après ce que le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, qualifiait toujours d’invasion illégale de l’Irak, une journée mondiale d’action contre la guerre d’occupation qui sévit toujours en Irak a eu lieu le 19 mars 2005.

L’invasion sous le prétexte mensonger des armes de destruction massive a été suivie par d’autres mensonges et d’autres violations du droit international. En effet, sous couvert de vouloir libérer le peuple irakien puis de vouloir rétablir sa sécurité, plus de 100 000 civils ont été tués, des villes entières ont été saccagées, des milliers de personnes sont emprisonnées arbitrairement et souvent torturées. Sous prétexte de remettre l’Irak sur le chemin de la prospérité, le vice-roi étasunien Paul Bremer, avec les gouvernements ‘provisoire’ puis ‘intérimaire’ nommés par lui, ont illégalement voulu privatiser massivement l’économie irakienne pour la rendre conforme à leur credo néolibéral ; le taux de chômage est maintenant de plus de 60 %, la malnutrition aiguë chez les enfants a plus que doublé, l’eau potable et l’électricité ne sont pas plus disponibles qu’au lendemain de l’invasion. Au nom de la reconstruction, les envahisseurs étasuniens se sont octroyés des contrats mirobolants, souvent sans appel d’offres et les fonds irakiens ont été dilapidés sans contrôles.

Tout cela démontre amplement que l’intervention des États-Unis et de leurs alliés en Irak s’inscrit dans une logique de domination, non de libération. Dans ces conditions, le Canada ne devrait d’aucune façon contribuer à la formation des forces militaires ou policières irakiennes.

Les États-Unis proclament que l’Irak représente le front principal de la « guerre contre le terrorisme ». De notre côté, nous nous opposons à cette soi-disant « guerre contre le terrorisme », au militarisme et à l’état policier dans lesquels cette orientation nous entraîne.

En conformité avec le droit international, nous exigeons que le Canada condamne toutes les guerres d’occupation (ex. Irak, Palestine), qu’il rejette toute notion de « guerre préventive » et qu’il refuse de participer aux missions militaires qui en découlent. Concrètement, alors que le Canada s’apprête à augmenter le nombre des troupes canadiennes en Afghanistan et à déployer des unités de combat dans la région de Kandahar, nous exigeons au contraire leur retrait immédiat.

Nous demandons également que le Canada révoque toutes les lois et abolisse toutes les procédures judiciaires qui vont à l’encontre des règles fondamentales de droit et qui bafouent les droits humains. En particulier, nous demandons le retrait de la loi C-36 et l’abolition des certificats de sécurité.

Nous demandons finalement que les quelques 13 milliards de dollars supplémentaires, annoncés pour les dépenses militaires et « sécuritaires » dans le dernier budget canadien, soient plutôt consacrés au développement d’une société plus équitable, ici et ailleurs, seule véritable garantie de la sécurité de tous.

Peut-on construire un être humain de A à Z? | Slate


Corps humain /gyro2 via Flickr CC License by

Après avoir permis l’amélioration du corps, la technologie pourrait à terme permettre la construction d’un être humain de A à Z, selon le site de la BBC qui énumère quelques membres et organes que la haute technologie et l’électronique pourraient aider à remplacer.

Comme le bras bionique, la jambe bionique est capable de «reproduire le mouvement naturel» d’un vrai membre en utilisant pour certaines les mêmes technologies que la télécommande de la Wii, permettant à l’utilisateur de «contrôler la direction et régler la taille des pas grâce à une manette».

Fin 2011, un coeur défectueux a été remplacé par un coeur en plastique pour la première fois:

«Une pompe logée dans un sac à dos pousse le sang vers le coeur le long des tubes qui pénètrent dans le corps sous la cage thoracique. L’air est rythmiquement pompé dans le cœur artificiel, forçant le sang à parcourir le corps de la même façon que le ferait un coeur qui bat.»

Des implants oculaires ont permis de rendre la vue à certains patients aveugles. Plus courant, les «oreilles bioniques» ou implants cochléaire ont permis à des milliers de personnes de mieux entendre.

En juin 2011, des scientifiques ont réussi à implanter une mâchoire en titane identique à la mâchoire d’un patient à l’aide d’une impression 3D. Selon le Global Post, ils espèrent utiliser cette technique pour créer des os plus gros ou des «parties du corps plus complexes» tels que les vaisseaux sanguins.

Un des «défis»reste l’élaboration d’une peau bionique qui permettrait de«ressentir la pression, la température et la douleur». Défi que tente de relever un professeur de l’université de Californie à Berkeley. Avec la «e-skin», il espère à terme redonner le sens du toucher à des patients portant des prothèses.

Selon le Huffington Post, le professeur Hugh Herr a déclaré que dans une dizaine d’années, les membres bioniques pourront être reliés aux terminaisons nerveuses, permettant ainsi «une collaboration, une danse transparente entre la chair et la machine».

Photo: Corps humain /gyro2 via Flickr CC License by

Le mariage fait-il de nous des putes? | Slate


 

Oui.

Wedding Cake / sjdunphy via FlickrCC License by

Wedding Cake / sjdunphy via FlickrCC License by

Dans le cadre de ces controverses militantes autour de la prostitution —pour ou contre la prostitution, pour ou contre la pénalisation des clients— l’argument de la dynamique prostitutionnelle dans le couple est souvent avancé, notamment pour mettre en évidence l’omniprésence d’une certaine forme de tarification sexuelle dans l’institution même du mariage.

A l’opposé des abolitionnistes qui assimilent la prostitution à la traite des êtres humains et à l’esclavage, certains mouvements libertaires estiment que le fait de combattre la prostitution en tant que fléau recouvre en fait une volonté de moraliser notre société. Et pour contrer cette supposée offensive morale, la comparaison de la prostitution«classique» et de la prostitution conjugale est un argument choc, s’appuyant sur les thèses de chercheurs comme Gail Pheterson, qui affirme la présence d’une transaction économique dans le mariage en ces termes:

«Les femmes doivent fournir des services ménagers, sexuels et reproductifs aux hommes en contrepartie de compensations matérielles plus ou moins importantes.» [1]

Paola Tabet, pour sa part, évoque un continuum de l’échange économico-sexuel qui va du flirt au mariage en passant par la prostitution [2].

Dans ce contexte, on est amené à se poser une question: cet échange «économico-sexuel» est-il uniquement le symptôme d’une soumission de la femme à la puissance masculine dans certains couples, ou le mariage, par sa nature même, fait-il de tout conjoint une pute, quel que soit son sexe?

Revenons aux fondamentaux de l’institution: si le mariage est considéré comme un acte solennel fondateur de famille, il reste avant tout un contrat, signé par les parties, et générant des obligations réciproques entre époux, notamment l’obligation de communauté de vie postérieure au mariage, anciennement appelée «affectio matrimonialis». Et le mariage étant primitivement tourné vers la survie de l’espèce, cette communauté de vie va bien au-delà de la seule cohabitation. Le couple marié doit se reproduire.

Qui dit mariage dit sexe

Cette obligation a des conséquences: le mariage suppose l’existence de relations sexuelles dans le couple, fussent-elles stériles. Et ces relations sexuelles sont considérées comme le gage d’une réelle intention matrimoniale, le fameux «affectio matrimonialis». A ce titre, le sexe au sein du couple marié est un élément fondateur de l’institution même.

Par conséquent, un conjoint qui se refuse sexuellement à l’autre peut se voir opposer une demande de divorce de la part de l’abstinent forcé. Plus fort encore, un refus des rapports sexuels «ab initio»(c’est-à-dire un mariage non consommé) peut faire l’objet d’une demande d’annulation.

Evidemment, tout cela est théorique. Mais la réalité quotidienne du couple marié écarte-t-elle pour autant tout échange sexuel à caractère économique? Pas si sûr.

L’offre et la demande

En tant qu’obligation, tacite ou expresse, le sexe peut se rapprocher d’une transaction économique de fait. Et la prestation sexuelle au sein du couple marié s’inscrit bien souvent dans un système de tarification implicite, qui va bien au-delà du simple rapport sexuel consenti pour éviter les conflits. Faire un effort quand on n’a pas réellement envie de faire l’amour, accorder à l’autre une gâterie compensatoire, c’est une chose. Mais le marché global, reposant sur une offre et une demande à long terme, voilà qui est lourd de conséquences et qui suggère souvent une forme de prostitution au long cours dans le mariage.

Le sexe conjugal, c’est parfois un argument de négociation, et un outil de règlement des conflits. Et quand la presse féminine évoque de façon quasi impérative l’importance d’une vie sexuelle épanouie pour «préserver le couple», elle encourage d’une certaine façon la tarification des rapports sexuels.

En effet, expliquer que sans vie sexuelle épanouie (et régulièrement pimentée) le couple est en danger, cela suppose de passer outre l’existence même du désir: il faut baiser pour faire vivre le couple, sous peine de voir le conjoint délaissé se tourner vers des satisfactions extérieures. Il faut fournir, produire du sexe, à la fois en quantité et en qualité, afin de préserver le bon fonctionnement conjugal dans sa globalité. Se forcer un peu est alors considéré comme un acte de maturité sexuelle.

On en arrive donc assez facilement à une sorte de deal qui conditionne la santé même du couple: je couche avec toi, je te satisfais et je te rends heureux. En échange, tu m’apportes une sérénité quotidienne, nous évitons les conflits, et tu restes avec moi. Contrairement aux apparences, on n’est plus là dans la dictature de la performance mais dans un schéma d’échange économique, dont le sexe est la monnaie.

Par ailleurs, les composantes économiques du sexe conjugal dépassent aujourd’hui la simple gestion des flux financiers au sein du couple, bien que la circulation des biens soit encore effective (petits cadeaux, gratifications, attentions matérielles diverses). Et si on a pu affirmer que les femmes fournissaient autrefois des prestations sexuelles en échange d’une sécurité matérielle, l’accès à l’autonomie financière a rendu cette composante presque caduque, même si en pratique les femmes gagnent souvent moins d’argent que les hommes. Le fait est qu’elles ne couchent plus en échange d’un toit et d’une subsistance, mais que les conjoints échangent du sexe contre des compensations relationnelles, tout autant que matérielles.

Aujourd’hui en effet, les deux sexes sont concernés par la tarification sexuelle conjugale: la pression pèse sur les hommes comme sur les femmes, et le sexe est une véritable valeur ajoutée, qui détermine souvent la bonne santé du couple, et devient au fil du temps une sorte de monnaie d’échange.

Et là, il ne s’agit pas simplement de s’envoyer en l’air pour éviter une dispute, ou assouvir les besoins de son conjoint, mais d’utiliser le sexe comme moyen de se vendre à l’autre en tant que partenaire de qualité. Et le retour sur investissement est plutôt rentable, puisque la qualité de la vie sexuelle, indépendamment du désir proprement dit, va influer sur la pérennité même du couple.

C’est là qu’on rejoint la dynamique prostitutionnelle, qui en appelle au consentement à l’acte, et non au désir de l’acte. Et cette distinction entre désir et consentement est au cœur même de la notion de prostitution. Mais à l’opposé de la prostitution classique, dans laquelle l’individu prostitué vend ses faveurs sexuelles, délivrant ainsi son partenaire de toute autre obligation (affection, tendresse, attention), la prostitution dans le couple est au contraire un moyen d’obtenir ces attentions, indépendamment du plaisir qu’on retire éventuellement de l’acte sexuel.

Le système conjugal, qui semble donc être le plus éloigné de la dynamique prostitutionnelle, révèle dans son fondement même la présence d’une prestation sexuelle tarifée. Alors, une fois mariés, nous devenons tous des putes, chacun à notre manière.

Gaëlle-Marie Zimmermann

Etre un oiseau rare » Ma Planète


 

Ajouté le 03/09/2012 02:55:44 par lazar_adriana

http://www.expressio.fr/sources.php

Etre un oiseau rare

Etre une personne d’exception, aux qualités uniques

Etre un oiseau rare Bien que cette expression soit souvent employée de manière ironique, son origine est tout à fait poétique.

En effet, elle se réfère au phénix, oiseau rare par excellence.

On retrouve d’ailleurs son nom tel quel dans cette autre expression, beaucoup moins répandue de nos jours, mais connue au XIXème siècle :  » Ce n’est pas un phénix !« , désignant une personne peu dégourdie, comme on dirait « Ce n’est pas un génie ! »…

Mais, qu’est-ce que le phénix ?

Il s’agit d’un oiseau fabuleux, dont la légende remonte à plus de 2000 ans avant JC.

Décrit parfois comme un héron gigantesque, parfois comme un aigle immense, selon les récits il est de couleur rouge et feu, ou bien multicolore.

Il trouve son origine dans l’Antiquité égyptienne, sous le nom de Benu, oiseau sacré incarnant le dieu du soleil à Héliopolis.

La légende veut que cet oiseau se nourrisse exclusivement de rosée. D’une longévité extraordinaire, il n’en existait qu’un seul, mais, tous les 500 ans, il revenait à Héliopolis, et se confectionnait sur l’autel du temple du soleil un nid à base d’herbes odorantes ramenées de ses voyages. Une fois le nid terminé, le Phénix s’y lovait et attendait le coucher de soleil : les derniers rayons du couchant sur l’autel embrasaient le nid et le Phénix… des cendres du brasier renaissait, 3 jours plus tard, un nouveau Phénix, qui prenait son envol…

Le nom qu’on lui connaît donc en France vient du grec Phoenix, désignant la couleur rouge, en lien avec le feu symbolisant la mort et la renaissance de l’oiseau.

Celui-ci se retrouve dans de nombreuses religions : égyptienne et grecque, donc, mais également chrétienne, pour laquelle il symbolise l’immortalité de l’âme et la résurrection du Christ ; juive, qui le nomme Milcham, expliquant son immortalité par le fait qu’il fut le seul animal qui ne suivit pas Eve dans sa tentation : Dieu lui offrit donc l’immortalité en récompense. Les chinois quant à eux l’appellent Feng-Huang, et le Yin et le Yang sont en lui réunis.

Au-delà des légendes, le Phénix représente la mort et la renaissance par le feu, symbole « purificateur » que l’on retrouve dans de nombreuses croyances.

Mots-clés: ADRIANAmythologie

Lieux d’histoire. Pharmacie dans la maison natale de Victor Hugo à Besançon. Mobilier, vases, boiseries de l’officine. Histoire, patrimoine et ancêtres


(D’après « Bulletin de la Société d’histoire de la pharmacie », paru en 1919)

Publié le lundi 20 février 2012, par LA RÉDACTION

Au début du XXe siècle, l’ensemble du mobilier de l’ancienne pharmacie Jacques à Besançon installée au rez-de-chaussée de la maison natale de Victor Hugo, quitte la ville, faute de fonds nécessaires à son maintien, pour Paris où elle sera reconstituée

A part ceux dont l’inventaire est soigneusement établi et qui ont trouvé dans les musées un asile de tout repos, nos vieux bibelots, nos objets d’art, quels qu’ils soient, suivent leur destinée, qui est de passer par intervalles sous le marteau du commissaire-priseur et de faire la joie de nouveaux maîtres. Mais il en est — et ils sont trop nombreux — qui quittent sans retour le pays qui les a vus créer, qui leur a imprimé le caractère et l’allure qui en font le charme et l’attrait.

Extérieur de la pharmacie Jacques

Extérieur de la pharmacie Jacques

Peu avant la Première Guerre mondiale, sortit de Besançon un joyau qu’il eût été bien facile de maintenir dans son ancien milieu, pour lequel il avait été établi. Il s’agit de la pharmacie Jacques, située au numéro 140 de la Grande-Rue, au rez-de-chaussée de la maison natale de Victor Hugo. « L’histoire de la pharmacie est brève, dit Gaston Coindre dans Mon vieux Besançon, en raison de la durée même des exercices » : le fondateur Baratte, de 1730 à 1800 ; Maire, de 1800 à 1859 ; puis Jacques, jusqu’en 1909.

Jacques conserva sa pharmacie jusqu’au 1er novembre 1909, date à laquelle elle a été définitivement fermée. Il lui avait fait subir des modifications importantes, comme le prouve cet autre, passage de l’ouvrage de Coindre : « Jusqu’à ses derniers jours, en 1859, la pharmacie Maire ravissait notre curiosité. A quinze ans, quelle imprévoyance de l’avenir ! me doutais-je qu’un jour je serais forcé de reconstituer par la mémoire cette officine du plus pur style Louis XV ? Une si longue admiration avait impressionné ma rétine au point d’y fixer photographiquement l’image disparue : je la certifie conforme.

« D’ailleurs, les proportions ont été déterminées par l’arcade qui, jadis extérieure, est aujourd’hui à moitié dissimulée sous la devanture. Le sol s’est élevé sensiblement, car autrefois deux ou trois degrés donnaient accès à la boutique, que la rectification de la rampe Saint- Jean nivelle au trottoir ; la descente de la cave et son trappon ont été comblés. (…) La menuiserie, désajustée, s’écaillait sous un enduit vert-noir peu flatteur. Le perron usé n’était pas sûr, la trappe insidieuse. L’intérieur, intact, suffit à justifier le frontispice : les rocailles des poutres du plafond, réchampies de la peinture primitive, boiseries sculptées, jolies arcatures de rayons et tiroirs écussonnés ont été scrupuleusement entretenus. »

Auguste Boudillet, antiquaire d’une grande érudition, qui eut l’occasion d’admirer à Paris cette pharmacie reconstituée, en décrit l’ameublement. Il se composait d’une petite boiserie sculptée assez finement et d’un joli style, qui formait le fond de l’officine et contenait un rayonnage sur lequel étaient posés les vases. Les côtés étaient composés de casiers à nombreux tiroirs décorés de peintures polychromes simulant des ornements encadrant des fleurs et des fruits, ce qui était d’un très joli effet.

Le comptoir était lui-même à moulures un peu sculptées et supportait deux grands vases en Rouen de l’époque Louis XV, décorés de lambrequins encadrant également des fleurs et des fruits. Ces deux vases, à l’origine, devaient se trouver, servant d’enseigne, dans les vitrines de chaque côté de la porte d’entrée. La maison elle-même avait dû être construite en vue de la pharmacie, car dans la pièce qui servait de laboratoire se trouve encore la cheminée en pierre sculptée portant des emblèmes professionnels.

Pour la description des vases, nous pouvons nous en rapporter à Cénay, un bizontin amoureux du bibelot. Certains des pots, dit-il, avaient la forme de récipients cylindriques montés sur un pied circulaire. Ils étaient munis d’un couvercle et portaient des inscriptions d’onguents et d’électuaires. D’autres, de forme plus évasée et ventrus, étaient munis aux deux tiers de la partie supérieure d’un goulot d’où découlaient mellites et sirops. Ces pots étaient en faïence de Rouen, à palmes décoratives encadrant une étiquette portant le plus souvent des caractères gothiques, parfois des caractères arabes.

Intérieur de la pharmacie Jacques

Intérieur de la pharmacie Jacques

Des flacons d’assez grande taille en verre taillé sans facettes et décorés d’étiquettes en or fin étaient mis au service des hydrolats, alcoolats, teintures, etc. Ils garnissaient le fond de l’officine. Leur disposition, alternant avec les pots en faïence, produisait un heureux effet. Mais le plus bel ornement de la boutique consistait en trois grandes potiches, en vieux Rouen également. Ces trois vases étaient superbes et dignes de faire belle figure dans un de nos musées nationaux.

Voici ce qu’en pensait en 1919 un amateur des plus éclairés, Billard, président de chambre à la Cour de Besançon : « Le plus grand de ces vases était merveilleux, et je suis bien sûr qu’aucune des nombreuses pièces de céramique qui, dans les ventes récentes, ont atteint des sommes énormes à la salle Drouot, n’avait plus de valeur que cette pièce capitale. Ce que Coindre n’a pu reproduire dans son croquis, c’est la multiplicité et la diversité des flacons de verre contemporains de l’officine. Le tout formait un ensemble bien rare, très caractéristique d’une époque et d’une profession. Quel dommage d’avoir laissé partir ce témoignage de la vie d’autrefois dans notre vieux Besançon ! »

Ces regrets de Billard sont d’autant plus justifiés que l’érudit président ne put avoir gain de cause dans la campagne active qu’il mena en faveur du maintien de ce trésor au sein de Besançon. En 1909, le conseil municipal de la ville, saisi de l’offre faite par la veuve du dernier titulaire, Mme Jacques, de vendre à la ville l’agencement intérieur et le mobilier de l’officine de son mari, nomma une commission pour donner son avis sur le mérite de la proposition. Après examen de la pharmacie, la commission, dont faisait partie le président Billard, émit un avis favorable à l’acquisition.

Malheureusement, les terribles inondations de 1910 causèrent de sérieux dommages aux finances de Besançon, qui voulut faire des économies compensatrices. L’affaire, qui aurait pu et dû être traitée sans hésitation lors de la première réunion, fut abandonnée, et Mme Jacques se mit en rapports avec des antiquaires parisiens, chez l’un desquels, rue Saint-Honoré, on put voir par la suite la vieille pharmacie entièrement reconstituée.

Un lapin meurt écrasé par un caméraman » Ma Planète


 

Ajouté le 03/16/2012 17:12:07 par lazar_adriana

http://www.7sur7.be

Un lapin sans oreilles présenté à la presse meurt écrasé par un caméraman

Un lapereau, né sans oreilles, a vécu une fin tragique après avoir connu son petit quart d’heure de gloire au zoo de Berlin.

Le petit animal prénommé Til par les employés du zoo n’avait que 17 jours. Né avec une anomalie génétique, le lapin sans oreilles, devait être présenté à la presse allemande et étrangère ce jeudi.

Mais le lapin qui, à l’instar de l’ours Knut ou encore Paul le poulpe, était sur le point de devenir une super star est décédé tragiquement alors qu’un caméraman s’était rendu au zoo pour le filmer. L’homme l’a écrasé, Til est mort sur le coup.

« Il n’a pas souffert », a indiqué Uwe Dempewolf, le directeur du zoo, au bord des larmes, au journal Spiegel. Interrogé dans le Bild, le caméraman maladroit a affirmé qu’il ne l’avait pas vu. « Il s’était caché dans le foin », dit-il, désolé. Ses frères et soeurs, nés avec leurs oreilles, quant à eux, vont très bien.

Mots-clés: ADRIANA La Malchance

Un village où il est interdit de mourir » Ma Planète


 

Ajouté le 03/16/2012 17:07:26 par lazar_adriana

Un village où il est interdit de mourir

http://www.7sur7.be/

 

Un village italien a émis une ordonnance interdisant à ses concitoyens de mourir sur ses terres.

Cette ordonnance particulière, entrée en vigueur le 2 mars dernier au village italien de Falciano del Massico, est très claire: « Il est interdit aux habitants du village et aux personnes de passage de passer de vie à trépas, dans la mesure du possible », y est-il indiqué avec humour.

Le problème réside dans le fait que ce petit village ne dispose d’aucun cimetière sur ses terres. Jusqu’ici les défunts étaient  inhumés dans un village proche mais celui-ci affiche désormais « complet ».

Pour les autorités locales, cette ordonnance n’a aucunement déplu aux villageois. « Les gens du village sont contents. Cette nouvelle ordonnance les a amusés. Plus de morts, plus de soucis », indique un responsable. Toutefois, deux personnes âgées ont enfreint la loi dernièrement. L’histoire ne raconte pas s’ils ont reçu une amende.

Mots-clés: ADRIANA Les Moeurs

Privé de Foot à Cause de Dieu [Adieu Carrière!] | Social Fuzz™


 

Privé de Foot à Cause de Dieu [Adieu Carrière!]

Un footballeur semi-professionnel à la retraite regrette que sa foi en Dieu lui ait gâché ses chances de jouer pour Manchester United. En 1989, alors âgé de 25 ans, Arquimedes Nganga arrête sa carrière pour se consacrer à une vie religieuse. Aujourd’hui, il demande 12 millions d’euros de réparation à l’Église baptiste.

L’homme accuse les dirigeants de l’Eglise de l’avoir incité à ”suivre de fausses croyances“. Selon lui, les dirigeants de l’Union baptiste de Grande-Bretagne ont “conspiré” pour lui soutirer son argent, prendre son temps et lui gâcher la vie.

L’Église annonce qu’elle se défendra vigoureusement.

“J’aurais vraiment pu avoir une longue carrière en première division. Je vois jouer aujourd’hui beaucoup de joueurs auxquels je ne suis pas inférieur et je suis peut-être même meilleur que certains”, c’est ce qu’il a déclaré.

Le retraité ne veut plus entendre parler de football. Il y a des fois où même Dieu ne peut pas vous venir en aide.

Source: London Evening Standard

Femmes et essais cliniques – Doctissimo


 

Trop peu de femmes dans les essais cliniques

On le sait peu, mais hommes et femmes ne sont pas tout à fait égaux face aux essais cliniques : les femmes sont globalement sous-représentées, autant pour des raisons méthodologiques que par manque de volontaires. Avec certaines conséquences pour la compréhension de l’effet des médicaments et, donc, les bénéfices que les femmes peuvent en attendre.

Pour faire le point, nous avons interrogé le Dr Jean-Pierre Duffet, adjoint au directeur du Centre National de Gestion des Essais de Produits de Santé (CeNGEPS), organisme regroupant les principaux acteurs publics et privés de la recherche clinique.

Doctissimo: Quelle est la place des femmes dans les essais cliniques ?

Femmes essais cliniquesDr Jean-Pierre Duffet : Aujourd’hui en France, les femmes sont dans l’ensemble moins représentées que les hommes. Il existe des disparités en fonction des pathologies, les femmes étant moins nombreuses par exemple dans les cancers et les maladies cardiovasculaires telles l’insuffisance cardiaque et les maladies coronariennes. Il existe également des disparités selon les différentes phases qui rythment l’essai d’un médicament : dans les phases I et II, évaluant le seuil de toxicité et les doses efficaces, elles sont nettement sous-représentées, ce qui est concevable compte tenu des risques potentiels, pourtant très contrôlés. Mais cette disparité persiste parfois dans les phases ultérieures, alors que la tolérance du médicament est bien établie.

Cette sous-représentation a-t-elle des conséquences ?

Dr Jean-Pierre Duffet : Jusqu’à la fin des années 80, on estimait que hommes et femmes étaient relativement égaux sur le plan physiologique, hormis leurs différences sexuelles. Or, cette différence apparaît en fait plus complexe, génétique, biologique, métabolique… Cela retentit sur l’évolution des maladies et sur la réponse aux médicaments. Et ce n’est que récemment, après la commercialisation d’anticoagulants et de bêtabloquants notamment, que l’on a noté l’apparition chez des femmes d’effets indésirables passés jusque-là inaperçus, parce que les essais étaient essentiellement menés chez des hommes. Ainsi, dans certains domaines et en particulier en cardiologie, nous manquons de données suffisamment précises sur l’effet de molécules ou de stratégies thérapeutiques, et cela réduit, d’une certaine manière, l’éventail thérapeutique que nous sommes susceptibles de leur offrir.

Pourquoi les femmes participent-t-elles moins ?

Dr Jean-Pierre Duffet : Il y a d’abord certaines réticences de leur part, tout comme chez les hommes d’ailleurs, et peut-être aussi un manque de disponibilité. Même dans des pathologies typiquement féminines comme le cancer du sein, les volontaires ne sont pas suffisamment nombreuses, ce qui est bien compréhensible mais entrave l’élaboration de stratégies thérapeutiques plus performantes.

De plus, force est de reconnaître que pour les femmes, les freins sont aussi d’ordre médico-légal, éthique et méthodologique. Les essais cliniques sont en effet très encadrés, à juste titre, et tout particulièrement en cas de grossesse. Des essais sont bien entendu spécifiquement menés chez la femme enceinte, ils sont tout à fait indispensables mais aussi assez lourds à mettre en place. La plupart des essais thérapeutiques excluent donc les femmes enceintes et, souvent aussi, les femmes sous contraceptif oral. La pilule contraceptive est en effet susceptible d’interférer avec le médicament étudié, elle demande une évaluation à part. Dans la plupart des cas, donc, un test de grossesse est pratiqué avant d’inclure une femme en âge de procréer et on lui demande une contraception par stérilet pendant toutes la durée de l’essai. Des contraintes qui peuvent en dissuader certaines et expliquent qu’au final, les femmes soient moins représentées que les hommes dans les essais cliniques.

Comment remédier à cette situation ?

Dr Jean-Pierre Duffet : Les pouvoirs publics, tels que l’Agence française sanitaire de sécurité des produits de santé (Afssaps), ont pris conscience de ce problème et du préjudice éventuellement causé aux femmes. On s’oriente vers une plus grande rigueur dans la parité hommes/femmes et vers un suivi renforcé de pharmacovigilance, après commercialisation des médicaments. C’est en ce sens que travaille le CeNGEPS.

Mais les femmes doivent continuer à se mobiliser, participer plus nombreuses aux essais cliniques. Elles peuvent demander conseil à leur médecin et aussi consulter le site notre-recherche-clinique.fr que nous avons mis en place à cet effet. Chacune – et chacun – y trouvera des informations complètes sur les essais cliniques, la liste des essais en cours, les différentes associations de malades … C’est grâce à la mobilisation des femmes que l’on parviendra à mieux cerner les différences de réponse thérapeutique entre les deux sexes et à concevoir des traitements mieux adaptés, encore plus efficaces.

Marie Christine Tomasso, février 2012.

Sources :

Interview du Dr Jean-Pierre Duffet, adjoint au directeur du Centre National de Gestion des Essais de Produits de Santé (CeNGEPS), organisme regroupant les principaux acteurs publics et privés de la recherche clinique, février 2012.

LES BLONDES FÊTENT LEURS SUCCÈS…


images drôles Laisse tomber ma belle, laisse tomber...

Un groupe de 4 blondes entre dans un bar et demande au barman d’ouvrir une bouteille de champagne pour elles.

Lorsque les coupes sont servies, les quatre blondes portent leur verre en l’air, et reprennent en cœur :

« À NOS 51 JOURS! ».

Lorsque les coupes sont vides, elles se resservent à boire et portent à nouveau ce toast :

« À NOS 51 JOURS ».

Le barman, un peu curieux, leur demande:

– C’est quoi ces 51 jours? Vous avez battu un record ?

Et une des blondes répond :

– Oh non, c’est bien mieux que ça : On vient de terminer en 51 jours un puzzle pour lequel sur la boite il y avait indiqué « De 2 à 4 ans »

(merci à RIGOLUS MAN pour cette blague)