Pensée du mardi 13 mars 2012.


« Il faut maintenant que la religion cesse de prêcher que les
souffrances et les malheurs des humains sont voulus par Dieu. La
volonté de Dieu, c’est que les humains dépassent même les
archanges en beauté et en lumière. Les aurait-Il créés à son
image si ce n’était pas pour qu’ils s’approchent de sa
perfection ?
Alors, si les humains restent pauvres, misérables, malheureux,
c’est qu’ils oublient leur prédestination ; ils prennent
des chemins détournés qui leur plaisent davantage, et ce
n’est ni les autres, l’entourage, la société, ni les
conditions extérieures, et encore moins le Seigneur qui en sont
responsables, mais eux-mêmes. C’est pourquoi, quand vous vous
trouvez dans une situation difficile, n’accusez personne
d’autre que vous qui avez oublié votre prédestination divine. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

13 mars : Journée mondiale de prière pour la Birmanie


 

13 mars : Journée mondiale de prière pour la Birmanie

13 mars : Journée mondiale de prière pour la BirmanieLa Birmanie est soumise à une dictature militaire depuis 1988, les droits de l’homme y sont bafoués, la liberté de la presse inexistante, les partis d’opposition interdits, les enfants ont peu, ou pas, accès à l’éducation… Pour tenter d’améliorer la situation de ce pays, une journée mondiale de prière pour la Birmanie a été instaurée, à la date du 13 mars.

Comment agir ?

Bien que cette journée de prière concerne particulièrement les Chrétiens, chacun peut s’investir: des initiatives de solidarité sont proposées. Tous les ans, des hommes et des femmes, les « Relief Team« , se rendent dans les zones de guerre pour porter secours aux populations. Du matériel médical est amené, les premiers soins sont pratiqués: certaines réfugiés d’ethnies de zones sensibles ont déjà pu bénéficier de ce service.

Connaissez-vous ASSK ?Aung San Suu Kyi, dite ASSK, est le leader politique de la Ligne Nationale pour la Démocratie (LND), fondée en 1988 et considérée comme l’opposition de la dictature actuelle.

Suivant les institution de Gandhi, elle s’est engagée, de façon non-violente, en faveur d’une démocratie en Birmanie, ce qui lui donne un côte de popularité élevée auprès de la population: la LND a remporté près de 80% des sièges lors des élections de 1990, bien que ce résultat est été remis en question par les militaires au pouvoir.

Elle reçoit le prix Nobel de la paix en 1991 pour ses actions en tant que « avocate des droits de l’homme ». ASSK représente un tel danger pour le gouvernement actuel que celui-ci craint la LND et souhaite l’affaiblir, en privant la ligue de son leader, c’est pourquoi ASSK se retrouve régulièrement en détention.

Comment les Français ont voulu rééduquer mon vagin | Slate


 

Pompes vaginales et jeux vidéo, une Américaine à Paris raconte son expérience de la rééducation périnéale.

Money shot / denverjeffrey via Flickr CC License By

Money shot / denverjeffrey via Flickr CC License By –

La semaine dernière, j’ai commencé à me rééduquer le vagin. Laissez-moi m’expliquer: j’habite en France. Peu de temps après que mon mari et moi sommes arrivés à Paris, je suis tombée enceinte, ce qui fut un soulagement puisque j’avais enfin un prétexte physiologique légitime pour engraisser, autre que tous ces pains au chocolat.

Quand j’ai accouché de ma fille en novembre dernier, mon mari et moi avons passé cinq jours à la maternité de la Clinique Leonardo Da Vinci aux frais de la princesse, où nous avons découvert que les repas d’hôpitaux comprennent fromage et dessert et que dans le cadre de mon traitement post-partum, on me prescrirait entre 10 et 20 séances de la rééducation périnéale.

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C’est un genre de kinésithérapie visant à remuscler le périnée, vagin inclus, et c’est l’une des pierres angulaires du suivi postnatal français. Deux mois après la naissance de notre fille, j’ai pris mon courage à deux mains et je suis partie enseigner de nouveaux tours à mon vagin.

Hum, j’ai l’impression que c’est le genre de papier où le mot «vagin»va beaucoup apparaître. Je suis consciente que la terminologie anatomique peut en gêner certains —comme cet ami qui m’a suppliée lors de mon 6e mois de grossesse: «Tu pourrais s’il te plaît arrêter de prononcer le mot utérus?»

Mais pas de panique! J’ai cherché sur Google les euphémismes d’usage courant pour désigner le vagin, et j’incorporerai les plus inoffensifs au fil du texte.

Les Français, un tantinet plus blasés que les Américains quant au corps féminin

Comme vous pouvez l’imaginer si vous avez déjà vu une comédie romantique gauloise, les Français sont un tantinet plus blasés que nous autres Américains en matière de corps féminin. Je m’en suis rendue compte dès ma première visite chez le gynécologue ici.

«Enlevez votre pantalon et vos sous-vêtements»,m’a-t-il intimé d’une voix lasse en levant à peine les yeux de son ordinateur. Heu attends, il ne va pas sortir? Me-suis-je indignée. Il n’y a pas de petite blouse en papier?

Juste avant de me rendre compte à quel point cette petite blouse en papier est complètement idiote, après tout. Oui, enlevez juste votre pantalon et vos dessous. On est tous des adultes et ce n’est pas la première fois qu’on passe par là; on ne va pas couler une bielle pour une malheureuse exhibition de ma féminité.

À la fin de ma grossesse, mon corps avait tellement changé que j’avais jeté ma pudeur américaine par-dessus les moulins et que j’étais devenue une vraie pro. «J’enlève mon pantalon et ma culotte maintenant?» était devenu un automatisme, même lorsque je n’avais rendez-vous que pour un simple monitoring.

Tout avait tellement changé, je n’étais même plus sûre que ce corps soit encore à moi —enfin au milieu en tout cas. Il était clair que ce ventre et ces nénés ne pouvaient pas être les miens, alors qu’importait qui les voyait?

La rééducation, pour que votre vagin redevienne votre ami

Et puis vinrent les suites de couche. Le milieu de mon corps s’était remis en place, mais avec des seins encore plus gros et plus fermes! (D’accord ils fuyaient bien un peu de temps en temps mais peu importe). Mais qu’est-ce qui se passait en bas, là, dans mes, heu, parties intimes?

Ma vieille copine autrefois confortable et familière était devenue une étrangère, ou ce genre de parent qu’on ne voit qu’une fois par an pendant les vacances. Notre badinage facile venait d’être brutalement remplacé par une interaction forcée et manquant de naturel.

La rééducation est la solution française à ce problème, remboursée par la sécurité sociale depuis 1985. La France est l’un des seuls pays à sponsoriser un tel programme, et l’idée derrière cela, c’est que…eh bien, il n’y en a pas qu’une justement, mais plusieurs.

Vu que c’est la France, tout le monde veut que vous puissiez reprendre les relations sexuelles avec votre mari le plus tôt possible (vous feriez mieux de vous remuscler la zone vite fait avant qu’il ne se lasse de votre convalescence et ne se dégotte une maîtresse!)

D’un autre côté, le gouvernement veut aussi s’assurer que vous pourrez avoir un autre enfant facilement et sans complications; grâce en partie aux incitations officielles, le taux de natalité français est désormais le 2e plus élevé de l’UE, avec 2,1 enfants par femme.

Et puis, bon, mais c’est quoi le problème là en bas? Est-ce que je vais vraiment faire quelques gouttes de pipi à chaque éternuement pour le restant de mes jours?

Visite chez le kiné avec son bébé

La première étape dans ces séances de musculation du yoni est un long entretien avec votre kinésithérapeute. On vous demande dans quel état sont vos muscles à cet endroit, s’il y a eu des complications à l’accouchement, si vous avez des problèmes d’incontinence et autres mystérieuses questions sur la descente d’organes, objet d’une véritable paranoïa chez les Français.

Et puis, vous l’aviez deviné— arrive l’instant «enlevez votre pantalon et vos sous-vêtements». Comme ces séances ont généralement lieu pendant le congé maternité, la plupart des kinés permettent de venir avec son bébé.

Vous vous retrouvez donc à moitié nue, une femme inconnue en train de vous sonder le minou pendant que votre bibou vous regarde depuis sa poussette, ce qui ajoute une toute nouvelle dimension de bizarrerie à l’ensemble.

Une petite partie de Pac-chatte?

Il existe deux méthodes pour la rééducation: manuelle et par biofeedback, et la plupart des kinés associent les deux. La première, comme son nom l’indique, consiste pour le praticien à insérer deux doigts dans votre abricot et à vous demander de faire une série d’exercices conçus pour vous donner un meilleur contrôle de vos muscles.

Par exemple, pouvez-vous contracter le vagin et attirer ses doigts vers l’intérieur? Vous trouverez peut-être cela horriblement gênant, surtout après, quand elle vous assène que «c’est assez faible» et qu’il va vous falloir plus de 10 séances.

La méthode du biofeedback est un peu moins humiliante mais un peu plus effrayante, dans la mesure où elle nécessite d’acheter une «sonde» ou (comme l’indique l’emballage) un rééducateur vaginal électronique. Une sonde c’est un petit godemiché hérissé d’électrodes qu’un kiné vous insère dans le bonbon, avant de le connecter à un ordinateur portable qui enregistre la force de vos contractions internes.

Vous pouvez voir sur l’écran la force avec laquelle vos muscles se contractent et même jouer à de petits jeux vidéo en utilisant la sonde comme un joystick. J’ai fait une course de voitures lors de ma dernière séance, et une amie à moi a fait une partie de ce que je ne peux qu’appeler le Pac-chatte.

Pompes de berlingot

J’ai terminé ma dernière séance avec une série de pompes très profitables où il fallait que je contracte mes muscles à moitié, puis complètement, puis à moitié, puis plus du tout. J’étais complètement nulle. Ma fille, qui a maintenant 3 mois, est en train d’apprendre la coordination main-œil, et lutte pour agripper un jouet placé devant elle.

J’ai tout à fait compris ce qu’elle peut ressentir quand j’ai essayé de faire obéir mon berlingot; je ne me souvenais pas avoir jamais tenté de faire volontairement bouger ces muscles-là. Tout ça m’a fait m’esclaffer, de ce rire où se mêlent la gêne, l’absurdité et le désespoir, et que je me surprends à émettre sans arrêt en France (je suis sûre que les Allemands ont un mot composé à rallonge pour ça).

C’était si difficile et à la fois si ridicule —mais qu’est-ce que je fichais les fesses à l’air dans cet immeuble de bureaux haussmannien à écouter cette Française me répéter en boucle de respirer et de serrer, «soufflez … et contractez!»?

Des séances aussi ridicules qu’efficaces

Mais vous savez quoi? Malgré la gêne qu’elles suscitent parfois, ces séances fonctionnent vraiment. Il n’existe pas d’études très complètes sur le sujet, mais celles qui ont été menées révèlent que la rééducation réduit de façon significative l’incontinence et les douleurs pelviennes neuf mois après l’accouchement.

Honnêtement, je suis ravie qu’un professionnel de santé se soit inquiété de ce qui se passe dans ma culotte. Les publications américaines et canadiennes se moquent de la rééducation périnéale qu’elles considèrent comme l’un des plus criants exemples de la complaisance de l’État-providence français, mais à ma connaissance, aux États-Unis nous ne faisons absolument rien pour aider les femmes à retrouver la forme après un accouchement.

La femme américaine laissée seule avec son vagin

La femme américaine passe un examen de santé six semaines après son accouchement, et si elle n’a pas de problème grave, elle repart avec l’autorisation de reprendre les relations sexuelles. Si elle a de la chance, son médecin ou sa sage-femme lui rappellera de faire ses exercices de Kegel, mais sans la guider beaucoup.

Et pendant ce temps, en tout cas selon l’expérience de beaucoup de mes amies, elle peut souffrir de toute une variété de symptômes qui, sans être graves d’un point de vue médical, sont pour le moins ennuyeux, gênants et étranges, et pas franchement propices à remettre sa vie sexuelle sur les rails.

Le «rajeunissement vaginal» facultatif par chirurgie plastique est en augmentation aux États-Unis, mais cette reconstruction chirurgicale est principalement esthétique et ne prête pas ou peu d’attention au retour de la sensation ou du contrôle des muscles de la femme.

Ce manque d’attention typiquement américain au corps de la parturiente est notre version à nous de lablouse interconfessionnelle ou du mot «vajayjay» [utilisé par Oprah Winfrey pour ne pas dire «vagin»]; nous nous couvrons les yeux et faisons comme s’il n’y avait rien à cet endroit-là, jusqu’à ce qu’il devienne impossible de continuer à l’ignorer.

Il est bien possible, d’un autre côté, que la rééducation périnéale me donne bien plus d’informations sur ma bonbonnière —ou, comme je préfère l’appeler, mon vagin— que je ne l’aurais souhaité. Mais une fois la gêne initiale passée, je trouve que je me sens plus à l’aise avec mon corps post-accouchement. On verra bien si ça dure.

La sécurité sociale finance aussi ici des séances de«rééducation abdominale» qui débutent après la rééducation périnéale. Elles visent officiellement à aider à renforcer les abdos en cas de faiblesse ou après une césarienne, mais elles ont pour effet secondaire de donner «un meilleure aspect du ventre

Eh oui les filles, je fais des pompes financées par le gouvernement pour retrouver la ligne avant le retour des maillots de bain! C’est la France, bien sûr.

Claire Lundberg

Claire Lundberg est une écrivain anciennement new-yorkaise, qui vit désormais à Paris.

Traduit par Bérengère Viennot

NDT: tous les termes en italiques étaient en français dans la version originale.

Mis à jour le 09/03/12: la «cage à miel» est un synonyme pour l’oreille, et non le vagin (le «piège à miel» désigne en revanche une technique d’espionnage reposant sur le sexe), le terme a été remplacé par «bonbon».

L’iPad est invincible | Slate


 

Pourquoi les concurrents d’Apple ne peuvent rivaliser avec sa tablette, et pourquoi ils ne le pourront peut-être jamais.

Le PDG d'Apple, Tim Cook, présente le nouvel iPad à San Francisco, le 7 mars 2012. REUTERS/Robert Galbraith.

– Le PDG d’Apple, Tim Cook, présente le nouvel iPad à San Francisco, le 7 mars 2012. REUTERS/Robert Galbraith. –

Imaginez: vous êtes à la tête d’une grande société high-tech concurrente d’Apple –Steve Ballmer, Michael Dell, Meg Whitman, Larry Page ou Paul Otellini (le président d’Intel). Demandez-vous comment vous vous sentiriez au terme d’une telle semaine, qui a vu le PDG d’Apple, Tim Cook, dévoiler le nouvel iPad. Seriez-vous confiant, le nouvel appareil n’étant que légèrement supérieur au modèle précédent –la même tablette luisante, dotée d’un meilleur écran et d’une meilleure connexion?

Ou auriez-vous du mal à trouver le sommeil, habité par la peur de voir le nouveau gadget d’Apple vous mettre définitivement K.O; de le voir consolider sa position de leader incontesté du plus important et du plus turbulent marché high-tech depuis l’avènement du navigateur web? Seriez-vous paralysé par l’angoisse d’être battu à plate couture par un appareil qui, pour l’heure, ne semble souffrir d’aucune faille?

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Mes chers PDG hypothétiques, j’espère (pour vous) que vous avez peur, grand peur. Attention: il se pourrait bien que je vienne à manquer de superlatifs pour décrire l’extraordinaire, l’étonnante, la prodigieuse, l’incroyable position émergente d’Apple sur le marché des tablettes. Mais j’estime que ces éloges excessifs sont justifiés: à ma grande inquiétude, les concurrents de la firme à la pomme ne semblent pas avoir pris la juste mesure du désastre potentiel qui les menace.

A la mi-2010, lorsqu’il est devenu évident que la première tablette d’Apple était promise à un immense succès commercial, j’avais commencé à esquisser deux scénarios possibles pour le futur de ce marché.

Première hypothèse: ces appareils pouvaient suivre la voie des smartphones. Apple détient une confortable part des ventes dans ce secteur –et une part des profits plus confortable encore– mais son succès est tout de même limité par des adversaires compétitifs, dont les produits sont considérés comme des alternatives acceptables. Si le marché des tablettes se mettait à ressembler à celui des smartphones, Microsoft, Dell, Intel, HP, Samsung, HTC et Google n’auraient certes pas de quoi se réjouir de leur sort, mais la chose ne serait pas catastrophique pour autant.

«Modèle iPod»

L’autre scénario potentiel était beaucoup moins optimiste pour les concurrents d’Apple: c’est l’hypothèse dite du «modèle iPod». Dans ce cas de figure, Apple commence par lancer un produit original, qui incarne à lui seul sa catégorie. Lorsque ses adversaires se bousculent pour élaborer un produit capable de rivaliser avec l’appareil en question, la firme à la pomme se contente de sortir des modèles légèrement améliorés chaque année, sans faute, de manière à maintenir son avance sur la concurrence. Apple en profite alors pour baisser le prix des anciens modèles et enrichir sa gamme de produits, les rendant ainsi accessibles à un public plus large.

Puis vient le coup de grâce: la firme tire parti des effets de réseaux et de l’enfermement propriétaire pour asseoir sa position (raison d’être du logiciel iTunes et du magasin de musique intégré, dans le cas de l’iPod). Additionnez ces éléments, et vous obtiendrez un appareil imbattable. En 2011, soit dix ans (!) après sa sortie, l’iPod représentait encore 78% des parts du marché des baladeurs.

La tablette d’Apple est désormais commercialisée depuis deux ans. Ses concurrents ont sorti des dizaines d’alternatives, mais l’iPad représente aujourd’hui plus de 60% des parts de marché. Pire, le reste de ce marché est aujourd’hui dominé par deux appareils vendus à perte: le Kindle Fire d’Amazon et le Nook de Barnes & Noble. Lors de la conférence du 7 mars, Apple a prouvé qu’il avait tout mis en place pour reproduire le succès de l’iPod. Le nouvel écran «Retina» et l’internet mobile 4G seront des améliorations difficiles à égaler, et plus encore à surpasser.

Plus important, Tim Cook a enrichi sa gamme de produits, et il a baissé les prix des anciens modèles. Le modèle de base du nouvel iPad coûtera 489 euros, soit l’ancien prix de l’iPad 2 (qui coûte désormais 409 euros). Vous comprenez le système? Le marché de l’iPad ressemble de plus en plus à la suite du modèle iPod. Et comme toutes les suites, elle sera plus retentissante et beaucoup plus effrayante pour tous les intéressés.

L’iPad imbattable sur le prix

Imaginez de nouveau que vous êtes un concurrent d’Apple. Comment battre l’iPad? Pas sur le prix, ça, c’est certain. Avant même la sortie du nouveau modèle, les adversaires de la firme à la pomme avaient bien du mal à rivaliser avec ses prix en conservant une marge de profit. L’iPad le plus abordable coûte désormais 409 euros, ce qui complique fortement les choses.

Apple a puisé dans ses abondantes liquidités pour monopoliser le marché avec certains éléments clés, comme l’écran tactile; la plupart de ses concurrents ne peuvent se permettre de proposer les mêmes options sans vendre à perdre. Cette stratégie est donc exclue, à moins que vous disposiez d’une source alternative de revenus: un important magasin numérique multimédia, par exemple.

Inutile, donc, de batailler sur le terrain du prix. Qu’en est-il des caractéristiques de l’appareil? Et si vous élaboriez une tablette disposant d’options dont l’iPad n’est pas pourvu? C’est précisément ce que les concurrents d’Apple tentent de faire depuis deux ans, mais cela n’a pas fonctionné.

D’une, ces prétendues «améliorations» (compatibilité avec Flash, plus de ports matériels…) ne font pas envie à grand monde. Ensuite, et c’est nettement plus important, les adversaires d’Apple ne sont pas parvenus à rivaliser avec ses caractéristiques les plus intéressantes sur le plan technique. Les processeurs sur mesure et la technologie de batterie de l’iPad lui permettent d’être de plus en plus puissant sans pour autant sacrifier l’autonomie de l’appareil.

Mauvais côté d’une boucle

Faisons le point: s’il est impossible de battre l’iPad sur le terrain du matériel, serait-il possible de le vaincre en élaborant de meilleurs logiciels? Comme je l’écrivais récemment, j’ai hâte de voir la nouvelle version (très réussie) de Windows tourner sur les tablettes dans les mois qui viennent. Mais même si les tablettes Windows 8 sont extraordinaires (et ce «si»est de taille, car aucune tablette de qualité n’est pour l’heure compatible avec ce système d’exploitation), elles ne disposeront pas de la foule des applications optimisées pour ces appareils qui encombrent l’AppStore d’Apple.

Or, je pense qu’au moment de l’achat, le nombre d’applications disponibles est un facteur plus important pour les tablettes que pour les téléphones. Un téléphone est utile, quel que soit le nombre de ses applications, mais à quoi bon acheter une tablette privée d’excellents programmes?

Microsoft pourrait bien se retrouver du mauvais côté d’une boucle provoquée par les effets de réseau, position dans laquelle il avait acculé Apple sur le marché du PC: les clients préfèrent l’iPad aux tablettes de Microsoft parce qu’il existe 200.000 applications sur l’iPad, et que la concurrence en propose beaucoup moins.

Conséquence: les concepteurs d’applications préfèrent développer leurs programmes sur l’iPad, puisque les clients y sont plus nombreux, ce qui stimule, en retour, les ventes de l’appareil. L’enfermement propriétaire promet de devenir un facteur particulièrement important: si votre dernière tablette était un iPad, votre prochaine tablette le sera aussi, parce que toutes vos applications ne sont compatibles qu’avec cet appareil.

Les tablettes ne sont pas une lubie

Il existe un dernier espoir pour les adversaires d’Apple, mais la chose est si improbable qu’il est presque insensé d’en faire mention: et si les tablettes n’étaient qu’une lubie, condamnée à disparaître? Cette théorie est souvent avancée par certains de nos lecteurs; ils s’étonnent des prédictions affirmant que les tablettes et les téléphones remplaceront un jour le PC pour devenir nos principaux appareils informatiques.

Un petit groupe d’internautes –qui sait se faire entendre– estime que l’iPad n’est, et ne sera jamais, qu’une plate-forme de consommation paresseuse de contenu multimédia. Certes, disent-ils, il se vend comme des petits pains, mais lorsque les gens auront pris la mesure de ses limites, ils continueront d’acheter et d’utiliser des ordinateurs à l’ancienne.

J’en doute fort: toutes les tendances observées dans le secteur prouvent que nombre de consommateurs veulent des ordinateurs plus petits, plus faciles d’utilisation et plus maniables: en un mot, des tablettes. Mais je me demande si les concurrents d’Apple ne misent pas, en secret, sur ce scénario de la«lubie».

Car s’ils estiment que la tablette est destinée à éclipser le PC, et s’ils comprennent que l’iPad est en passe de devenir une forteresse imprenable, quelle alternative leur reste-t-il, si ce n’est celle de la trouille bleue? Si l’iPad est l’avenir de l’informatique, Microsoft, Intel, Dell et, dans une certaine mesure, Hewlett-Packard sont bel et bien promis au déclin.

Et pendant ce temps, Google, qui tire l’ensemble de ses revenus de la publicité, se retrouvera contraint de passer par l’appareil d’un concurrent hostile pour rentrer en contact avec ses clients. En somme, comme je le disais plus haut, il y a de quoi avoir peur. Très peur.

Farhad Manjoo

Traduit par Jean-Clément Nau

Eya : "ma nouvelle vie en niqab" – Le Point


 

Tunisienne de 22 ans, elle a troqué ses bracelets ornés de tête de mort pour le voile islamique. Rencontre.

Photo d'illustration

Photo d’illustration© Franck Dubray / PhotoPQR / Ouest France

De notre correspondante à Tunis, Julie Schneider

Eya refuse de se faire prendre en photo. Ses yeux en amande, maquillés d’un trait d’eye-liner noir, se devinent derrière sa « moustiquaire », comme elle l’appelle. Eya, 22 ans, porte le voile intégral. Au grand dam de sa mère. « J’ai été choquée, mais je respecte sa liberté. Je ne peux pas l’obliger », témoigne Nadia, cheveux décolorés tenus par un serre-tête. Elle et son ex-mari ne sont pas pratiquants. Influencée ? Eya assure que non. « Elle a beaucoup trop de caractère pour cela », croit sa mère. Installées dans leur canapé, les deux femmes rient. « Quand elle était petite, elle me demandait : il est où Dieu ? Pourquoi je ne le vois pas ? » se souvient sa mère qui regrette de voir sa fille cacher son visage.

Fin 2011, Eya a troqué ses bracelets ornés de têtes de mort, ses jeans et tee-shirts noirs par le hijab, puis le niqab. Le rock et la « house music » par l’appel à la prière. Les grasses matinées par la prière de 5 heures. Sa soeur de 15 ans, Farah, fait de même. Et quand elle a demandé de porter le foulard, sa mère a dit non. « Elle est entraînée par sa soeur. Si elle le fait, je veux que cela vienne d’elle seule », justifie Nadia.

Mosquée et église

« C’est difficile de sacrifier sa féminité et une partie de sa vie sociale au nom de la religion », admet Eya. Avec ses copines, toutes portant le niqab, elles vont au restaurant, dans les cafés, font des soirées dans les appartements. « Je m’achète des habits, des sacs, me maquille. Quand je suis à la maison, on dirait que je vais à un mariage », déclare dans un éclat de rire cette jeune femme qui se fait appeler « Oum Islam ». « Cela veut dire la mère d’Islam. Quand j’aurai un enfant, je l’appellerai Islam », sourit-elle. Plus jeune, Eya a étudié dans une école chrétienne de la Manouba, quartier de Tunis. C’est de là qu’elle tient une maîtrise parfaite de la langue de Molière. Curieuse, elle s’est rendue « au moins deux fois » à la messe. « C’était dans une église protestante. J’aimais bien, les gens chantaient », rigole-t-elle, mimant spontanément les scènes de gospel.

Sa révélation, elle l’a eue alors qu’elle effectuait des recherches sur la théorie du Big Bang. Intéressée par l’astronomie, elle est tombée sur un verset du Coran. « Dieu a dit que la Terre et le ciel étaient nés d’une seule union… Comment un livre écrit il y a 14 siècles peut en parler ? » s’interroge cette étudiante de la faculté des sciences d’al-Manar, quartier résidentiel où elle vit. Que la religion et la science s’opposent, elle n’en a cure.

« Admiration » sans faille à Dieu

Pendant des semaines, elle a fait des recherches sur ce que disaient les prédicateurs musulmans. Vérifier, confronter, adhérer. Depuis elle voue une « admiration » sans faille à Dieu. Sa mère émet un doute à cette version et pense que le divorce avec son ex-mari, intervenu un an plus tôt, y est pour quelque chose. Rires de sa fille. « Seule une telle admiration pour Dieu peut me faire faire autant de sacrifices et résister ainsi aux tentations », soutient-elle avec détermination, évoquant le paradis et la vie après la mort promis aux plus pieux.

Elle a commencé à se tourner vers la religion en novembre. Au même moment éclataient les premières tensions à la faculté des lettres de la Manouba, épicentre de la division de la société tunisienne. Des étudiantes, vêtues du voile intégral, n’avaient pas pu passer leurs examens. Elle en avait entendu parler, mais cette « révoltée », comme la qualifie sa mère, assure que « cela n’a rien à voir ».

Ce 7 mars, alors que deux étudiantes ont été renvoyées en début de semaine et que l’une d’elles déclare avoir été frappée par le doyen, Eya s’est rendue avec ses « frères et soeurs » sur le campus, pour la soutenir. Ce même jour, un salafiste a remplacé le drapeau tunisien qui flotte à l’entrée de la faculté par celui du parti Hezb Et-Tahrir. « Il n’aurait pas dû. La plupart d’entre nous étions contre. Des vidéos doivent déjà circuler sur Facebook« , regrette-t-elle. « Et bien sûr, ces vidéos ne doivent pas montrer qu’un de nos frères est monté après pour remettre le drapeau tunisien… »

Charia et fidélité

Drapée de noir, elle estime que la journée du 8 mars est « une manière de montrer que les femmes existent. On est là et on est des citoyennes comme les autres. » Sa plus grande crainte ? « L’interdiction de pouvoir étudier, circuler librement. » Sous Ben Ali, les islamistes étaient réprimés, emprisonnés voire torturés. L’an prochain, elle souhaite poursuivre ses études de sciences, mais étudier en parallèle la charia dans une école d’Ennasser, quartier résidentiel de Tunis.

Pour celle qui se déclare contre Ennahda, la charia doit guider la société. « Ennahda ? Je n’ai pas confiance en eux. Ils passent leur temps à dire un truc et à le démentir le lendemain. Depuis ma naissance, je n’ai connu que Ben Ali. Nous n’avons pas eu de culture politique », souligne-t-elle. Eya n’a pas voté le 23 octobre. « Avant les élections, ils nous ont fait tous les yeux doux. Mais qu’est-ce qui prouve qu’ils vont faire ce qu’ils ont dit ? » La polygamie ? Elle est contre. « Un homme doit subvenir aux besoins de ses femmes de manière égale. C’est impossible maintenant à cause du chômage. »

Sa mère est pour. Cette Algérienne a « un cousin qui a plusieurs femmes ». Eya finira par laisser tomber le niqab, lui a dit un autre cousin. Originaire d’Annaba, elle ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec « les hommes qui le portaient pour poser des bombes durant la guerre d’Algérie« . Sa crainte ? « Que des personnes malveillantes influencent certains de ces jeunes. » Une crainte balayée d’un revers de la main par Eya. Tous les ans, elle se rend en Algérie. Sa famille n’approuve pas sa nouvelle tenue vestimentaire. L’an dernier, ses cheveux volaient au vent. En mars, elle y retourne. Une nouvelle épreuve l’attend. Elle le sait

EXCLUSIF. Drame à l’Académie française ! – Le Point


 

Les immortels croyaient être portés au pinacle par « Le Figaro », les voilà transformés en hommes (et femmes) sandwichs.

Un extrait du supplément "So Figaro" paru ce jeudi.

Un extrait du supplément « So Figaro » paru ce jeudi.© –

Par Jérôme Béglé

Ils n’en reviennent toujours pas. Sollicités pour un sujet sur le temps et l’immortalité, douze académiciens se sont laissé… immortaliser (justement) par Le Figaro, jeudi. Ils imaginaient poser dans les colonnes du grand quotidien pour un sujet tout à leur gloire. Mais voilà qu’ils se retrouvent affichés dans un supplément publicitaire consacré à… l’horlogerie ! Ainsi, en première page du cahier, on trouve l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing posant fièrement devant les ors de la République… et juste au-dessus d’une superbe montre dont le sous-titre précise « série limitée à 30 pièces ».

La mise en page n’a pas du tout plu aux principaux intéressés. Une bonne partie de la traditionnelle séance du jeudi a été consacrée à ce crime de lèse-majesté, dénoncé avec véhémence par Michel Serres, et qui constitue en outre une entorse au règlement de l’Académie. Il est en effet interdit aux immortels d’associer leur nom et leur image à une opération commerciale. À l’évidence, le journal a fait montre d’imprudence en rapprochant immortels et garde-temps.

Course contre la montre

L’ironie du sort veut que parmi les impétrants figurent Hélène Carrère d’Encausse – secrétaire perpétuelle de l’Institution -, Valéry Giscard d’Estaing, Marc Fumaroli et Jean d’Ormesson, pourtant habitués aux faveurs du Figaro. La polémique est telle que pour remettre les pendules à l’heure, les femmes et hommes verts – de rage – ont exigé un droit de réponse cinglant qui devrait être publié dans l’édition de vendredi du quotidien. Il faut dire que Jean-Christophe Rufin face à la Tambour America’s Cup de Vuitton, VGE côtoyant la J12 de Chanel, Jean d’Ormesson voisinant avec une dame de chez Longchamp ou Florence Delay le visage tourné vers le célèbre El Primero de Zenith, cela fait mauvais genre sous la Coupole.

Quant à la photo de Monseigneur Dagens, évêque d’Angoulême, posant sous une Vierge à l’enfant, gageons qu’elle n’aura pas l’heur de plaire au Vatican. Sortis furibards de leur conclave, les académiciens se sont lancés dans une course contre la montre afin de retrouver leur honneur perdu. « Nous n’en resterons pas là », lâche l’un d’eux. À suivre…

Plus de 300 femmes dans la rue pour l’égalité des sexes – Toulouse : LaDépêche.fr


 

Plus de 300 femmes dans la rue

Plus de 300 femmes dans la rue

« D’habitude on range, aujourd’hui on dérange ! » Plus de 300 femmes de tous âges ont défilé pour leur journée mondiale hier après midi. Le joyeux cortège, 100 % féminin, est parti à 14 heures de la place Jeanne-d’Arc, pour dénoncer les discriminations encore tenaces en France à l’égard des femmes ainsi que « l’exploitation salariale, domestique et sexuelle » qui leur est faite.

Pour faire du ramdam, un défilé d’ustensiles de cuisine, détournés pour faire du bruit, mais aussi une pléiade de pancartes où l’humour flirte avec la colère. L’on pouvait par exemple lire ou entendre : « Femmes boniches, femmes fétiches, on en a plein les miches », ou encore « On veut notre triple A : arrêt des inégalités, augmentation des salaires et accès à des carrières égales ».

Par ailleurs, elles appelaient à la grève. Difficile de dire combien de salariées y ont répondu. Certaines crèches et bibliothèques de la ville avaient annoncé des préavis.

Plus tôt dans la journée, des hommes sont venus les soutenir autour d’un pot de l’égalité. « Faire en sorte que les femmes soient nos égales, nous aidera sûrement à faire avancer la société. Beaucoup de femmes méritantes aujourd’hui n’accèdent pas aux fonctions qui leur sont dues », constate Nicolas.

L’Antartique » Ma Planète


 

L’Antartique

Ajouté le 03/09/2012 14:39:19 par marcheuse

L’Antarctique menacé par les touristes et les chercheurs

Par Laura Béheulière,

L’invasion de plantes indésirables menace la flore de l’Antartique transportent avec eux eux des graines de plantes intruses qui risquent de proliférer sur le continent, menaçant la biodiversité locale.

C’est un fait : avant d’arriver jusqu’en Antarctique lors d’un voyage ou d’une expédition scientifique, les touristes et les chercheurs transportent dans leur sillage des graines venues de leur pays d’origine ou des régions du monde dans lesquelles ils ont voyagé.

Des graines de plantes parfois envahissantes, tant et si bien qu’elles menacent l’écosystème du continent blanc.

Afin de connaître l’origine et la nature desdites graines, des scientifiques ont étudié le comportement des touristes et des visiteurs réguliers.

D’après l’AFP, ils ont effectué un travail minutieux de prélèvements sur les vêtements, les bagages et autres sacs de 853 volontaires, récoltant ainsi plus de 2 600 graines ou fragments de végétaux susceptibles de se propager. Ils ont alors pu identifier 43% des graines et germes, dont la moitié serait déjà adaptée à des environnements froids.

Des plantes jugées dangereuses comme le pâturin menacent ainsi le peu d’espace non recouvert par la glace (1 à 2% de la surface du continent).


« Le problème des espèces envahissantes se pose au niveau mondial, mais il est particulièrement délicat dans les îles où les écosystèmes sont fragiles », a expliqué à l’Agence Marc Lebouvier, ingénieur au CNRS et co-auteur de l’étude, selon lequel « le risque dans les îles comme l’Antarctique, c’est un déséquilibre de l’écosystème qui peut se traduire par le remplacement progressif de ses espèces d’origines par des espèces importées qui ont un profil écologique suffisamment large pour éliminer les plantes locales. »

 

 

La menace est d’autant plus importante que 30 000 à 40 000 personnes se rendent chaque année en Antarctique, rapporte l’AFP. Parmi elles, de 5 000 à 7 000 travailleraient sur place, la majorité des visites étant effectuée par les touristes en croisière.

Déjà menacé par le réchauffement climatique, l’Antarctique souffre donc aussi du tourisme de masse et de la multiplication des expéditions scientifiques, qui mettent de concert la flore locale en danger.

Cette étude est un premier élément permettant de comprendre ces invasions pour tenter de les contenir a posteriori.

Elle a aussi eu le mérite d’attirer l’attention sur un phénomène qu’il faudra bien finir par regarder en face.

Mots-clés: Marcheuse Histoire

5 décembre 1360 : création du franc à cheval (franc d’or). Jean le Bon. Rançon, prisonnier des Anglais. Histoire, patrimoine et ancêtres


(D’après « Etudes et recherches historiques sur

les monnaies de France » (Tome 2), paru en 1853)

Publié le vendredi 17 février 2012, par LA RÉDACTION

5 décembre 1360 : premier franc de l’histoire monétaire française, le franc à cheval est créé. Cette pièce d’or valant une livre tournois est frappée pendant la guerre de Cent Ans, au moment de la libération du roi Jean le Bon, qui avait été capturé par les Anglais en 1356 à la bataille de Poitiers.

Le franc d’or appelé aussi franc à cheval, fut la seule monnaie d’or de la création du roi Jean dont l’existence se prolongea sous les règnes postérieurs. Quant aux autres monnaies d’or elles ne furent que la reproduction de monnaies déjà connues.

On se rappelle que sous Philippe de Valois, Jean, son fils, n’étant alors que duc de Normandie, décréta, au camp devant Aiguillon, le 27 avril 1346, la fabrication sous le nom de florin saint Georges, d’une monnaie d’or qui n’eut qu’une existence éphémère. C’était cette même monnaie au type du cavalier armé, type qui rentrait dans les habitudes chevaleresques du roi, que ce prince reproduisit, en 1360, sous le nom de franc à cheval. Celte monnaie étant de bon aloi , établie dans de justes proportions, et n’ayant pas éprouvé pendant le reste du règne, les altérations de titre et de taille qui discréditèrent les autres monnaies, prit faveur non seulement en France, mais encore dans les Etats voisins.

Premier franc

Premier franc. © Crédit photo : Philippe Pescatore

Presque tous les princes contemporains et les seigneurs de France qui avaient droit de frapper de la monnaie d’or, imitèrent ce type avec empressement, et le copièrent aussi exactement qu’il leur fut possible sans s’exposer aux peines de la contrefaçon du coin du roi. Dans toutes les contrées du nord de la France celle monnaie circulait sous le nom de ridder ou cavalier armé, que lui donnèrent les peuples de Flandres.

L’ordonnance de création du franc à cheval fut rendue à Compiègne, le 5 décembre 1360, à la suite d’une aide que le roi avait été autorisé à lever. « Et avons ordonné que le susdit aide soit levé à sols et à livres, et non pas à taxations de florins ; parquoi nous voulons qu’il appère clèrement au peuple que nous avons entencion et propos ferme de tenir et garder la forte monnoye par la manière que s’en suit : c’est assavoir que nous avons ordonné et ordonnons que le le denier d’or fin que nous faisons faire à présent et entendons faire continuer, sera appelé franc d’or, et aura cours pour seize sols parisis la pièce. »

Ce franc d’or se fabriquait à 24 carats, à la taille de 63 au marc et devait avoir cours pour vingt sols tournois suivant autre ordonnance du même jour. Outre le franc d’or à la taille de 63 au marc, il en existait un autre au même type et au même titre, qu’on appelait le grand franc d’or, ayant cours pour trente sols tournois ou vingt-quatre sols parisis. Il se taillait de 42 au marc. Il ne peut y avoir confusion entre les deux monnaies, malgré la conformité de nom et de type, car les ordonnances sont précises. En effet, on lit dans l’ordonnance du 10 avril 1361 :

« Pour ce est il que nous qui voulons que chascun saiche que nous qui avons très parfaite entention et bonne volonté de tout nostre povoir faire tout au plaisir du Dieu et au bien et prouffit commun de tout le peuple de nostre dit royaume, que iceulx puissent estre en bonne union et tranquillité , et que par le fait et mutacion de nostre dite monnoye, d’ores en avant, ne puisse estre grevé ni affaibli, mais puisse et doye le fait et gouvernement d’icelles demeurer et arrester en ung estat ; par très grant et bonne délibération eüe par plusieurs fois avec plusieurs prélats, barons, bourgeois et aultres à ce cognoissants, en considérant tout ce qui est à considérer, avons volu et ordonné et par ces présentes volons et ordonnons, et à tous quels que ils soient, tant de nostre lignage comme d’autres, qu’ils ne soient tant osés ni si hardys, surtout ce en quoy ils se peuvent mesfaire envers nous, de prendre ou mettre en appert ou en couvert pour aucun prix, sinon au marc pour billon, depuis la publication de ces présentes, et pour le prix que nous leur avons donné et qui s’en suit ci-après : c’est assavoir les francs d’or que nous avons fait faire, faisons et ferons faire d’ores en avant, n’ayent cours et soient pris ou mis que pour seize sols parisis la pièce tant seulement, ainsi comme ordonné avons paravant ; et aussi les autres grands francs d’or que nous avons ordonné estre faits des quels les deux sont et seront d’autelle valeur comme les trois francs de seize sols dessus dits, ne soient pris et mis que pour vingt-quatre sols parisis et non pour plus, etc. »

Une autre ordonnance du 14 avril 1361 porte : « Que l’en face faire et ouvrer francs d’or fin de 63 de poids au dit marc, autels comme nous avons fait et faisons faire à présent, qui auront cours pour vingt sols tournois la pièce, si comme nous leur avons ordonné par avant ; et avec ce que l’en face faire et ouvrer francs d’or fin, plus grands les quels seront de quarante-deux pièces de poids au dit marc, et auront cours pour trente sols tournois la pièce, en y mettant différence, et en donnant en chacun marc d’or fin soixante livres tournois , etc. »

Chacun de ces grands francs d’or pesait 109 grains (un peu plus de 5 g).

Le vin et le cancer ! pas possible


 

Le meilleur remède au monde, dans le sens large du mot.

Enfin les recherches ont abouti à quelque chose,

je me demande si la SAQ nous donne des reçus pour l’impôt.

En tous cas, c’est la première fois que je me ferai prescrire

quelque chose que j’aurai grand plaisir à suivre la posologie sans régimber.

Le vin et le cancer !

Institut des Sciences de la santé


Les bienfaits du VIN

Le VIN est un produit miraculeux pour tuer les cellules cancereuses .

 


Il est 10.000 fois plus puissant que la chimiothérapie.

 

 

On lui attribue plusieurs vertus, mais la plus intéressante

est l’effet qu’elle produit sur les kystes et les tumeurs.


Le VIN est un remède prouvé contre les cancers de tous types.

On le considère aussi comme un agent anti microbien à large

 


spectre : contre les infections bactériennes et les champignons

 

 

Il est également efficace contre les parasites internes et les vers,


il régularise la tension artérielle trop haute.

 

 

C’est un antidépresseur, qui combat les troubles nerveux.


La source de cette information provient d’un des plus grands fabricants de

 


médicaments au monde, qui affirme qu’après plus de 20 essais effectués

 


en laboratoire depuis 1970, les résultats ont révélé que :

 

 

Le VIN détruit les cellules malignes dans 12 types de cancer :

celui du côlon, du sein, de la prostate, du poumon et du pancréas…


Les composés de la vigne agiraient 10.000 fois mieux que le produit

 

 

Adriamycin, utilisée en chimiothérapie, en ralentissant la croissance


des cellules cancéreuses.

 


Institut de Sciences de la Santé, LES BREULEUX, SUISSE

 


ENVOYER A TOUT LE MONDE…

Le pompiste astucieux… – Blagues mail : LaDépêche.fr


 

Essence : comment freiner la hausse ?

Essence : comment freiner la hausse ?

Essence : comment freiner la hausse ?

Deux amis prennent la route. L’un d’eux dit :

– On fera le plein dans cent kilomètre parce qu’il y a une station qui organise un super concours. Tu peux gagner une nuit d’amour torride…

Cent kilomètre plus loin ils s’arrêtent et demandent au pompiste :

– C’est ici qu’on peut gagner une nuit d’amour si on fait le plein ?

– Exact. C’est très simple : je pense à un chiffre entre 1 et 9. Si vous me dites le bon, c’est gagné !

Ils réflechissent et l’un d’eux dit :

– Le 8 !

– Pas de chance, c’était le 6.

Deux jours plus tard, ils s’arrêtent à le même station.

– On peut toujours gagner une nuit d’amour ?

– Bien sûr. Je suis prêt, dites un chiffre…

– Le 2 !

– Pas de chance encore, c’était le 5.

Ils repartent et le premier dit à l’autre :

– Il se fout du monde ! Quel que soit le chiffre que tu annonces, lui te répond que c’est un autre. C’est un concours bidon !

– Je t’assure que non. Ma femme a déjà gagné deux fois…..

images drôles touriste