Pensée du samedi 25 février 2012.


« Les Évangiles rapportent qu’un jour où Jésus marchait sur un
chemin avec ses disciples, il eut faim. De loin, il aperçut un
figuier… En s’approchant, il vit que l’arbre n’avait que
des feuilles, car ce n’était pas encore la saison des figues.
Mais, irrité, Jésus maudit cet arbre qui, à l’instant même,
se dessécha. Évidemment, si on prend ce récit à la lettre il
y a de quoi être troublé : puisque ce n’était pas la saison
des figues, pourquoi Jésus s’en prend-il ainsi à cet arbre ?
Pour interpréter correctement cet épisode, il faut comprendre
qu’à travers ce figuier, Jésus s’adresse à une catégorie
d’hommes dont l’intellect et le cœur sont improductifs. Pour
l’être humain il n’y a pas de périodes, pas de saisons ;
à n’importe quel moment il doit être capable de donner des
fruits, c’est-à-dire des pensées lumineuses et des sentiments
chaleureux. Car le Seigneur peut venir à tout moment, Il
n’attend pas telle ou telle période et Il ne s’annonce pas
à l’avance. Au moment où Il vient, que ce soit l’été ou
l’hiver, le jour ou la nuit, cet arbre qu’est l’homme doit
pouvoir donner des fruits, sinon l’Esprit l’abandonne, et cet
abandon est une malédiction pour lui : il se dessèche et
meurt. C’est pourquoi il doit travailler pour être toujours
capable de produire des fruits. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

La perpétuation de l’espèce humaine en danger ? – Le Point


 

Le « Bulletin épidémiologique hebdomadaire » relève ce matin que les hommes subissent une forte baisse de leur fertilité.

Près d'un quart des couples ne parvient pas à avoir un enfant après un an de tentatives.

Près d’un quart des couples ne parvient pas à avoir un enfant après un an de tentatives.© Sierakowski/Nicolas/Sopix / Sipa

Par Anne Jeanblanc

D’emblée, Alfred Spira, de l’Institut de recherche en santé publique (Paris), rappelle dans le BEH qu’au cours du dernier quart de siècle la dégradation de l’environnement et les risques qu’elle fait peser tant sur la santé humaine, animale et sur la biodiversité ont atteint un niveau inégalé dans l’histoire humaine. Et que les craintes concernant la capacité des individus à se reproduire sont plus vives que jamais. D’où la multiplication de travaux pour tenter de savoir si notre espèce va réussir longtemps à se perpétuer.

Premier constat : près d’un quart des couples ne parvient pas à avoir un enfant après un an de tentatives et plus de 10 % n’y arrivent toujours pas au bout de deux ans. Pour arriver à cette estimation, l’équipe de Rémy Slama (Inserm Grenoble) s’est appuyée sur l’Enquête nationale périnatale (ENP) de 2003, comprenant 14 187 femmes venant d’accoucher, et sur l’Observatoire épidémiologique de la fertilité en France (Obseff) réalisé en 2007-2008 auprès de 867 couples n’utilisant pas de contraception. Il en ressort que la fréquence de « l’infécondité involontaire après 12 mois sans contraception » était estimée à 18 % par l’ENP et à 24 % par l’Obseff. Au bout de 24 mois, ces proportions étaient respectivement de 8 et 11 %.

Le BEH s’intéresse également à la qualité du sperme et à son évolution. On peut y lire les résultats de trois études menées dans des Cecos (Centre d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains) français. La première a été réalisée au centre Paris-Bicêtre sur le don de 1 351 hommes entre 1973 et 1992. Une baisse significative de la concentration de spermatozoïdes, de l’ordre de 2,1 % par an, a été constatée. Le nombre total de spermatozoïdes dans l’éjaculat, meilleur reflet du rendement de la spermatogenèse, a diminué d’un tiers au cours de la période d’étude. Il existait aussi une baisse significative du pourcentage de spermatozoïdes mobiles et de spermatozoïdes morphologiquement normaux, notamment chez les hommes jeunes.

De fortes disparités régionales

La seconde étude, qui a eu lieu au Cecos de Toulouse, donne un résultat bien différent. Elle ne montre pas de diminution temporelle de la concentration de spermatozoïdes chez les 302 hommes féconds résidant dans le Sud-Ouest durant la période étudiée (1977-1992). Toutefois, la concentration moyenne de spermatozoïdes sur l’ensemble des périodes d’étude était notablement plus basse qu’à Paris, ce qui suggère, selon les chercheurs, « l’existence de différences régionales de la production spermatique ». Enfin, le dernier travail a analysé les caractéristiques du sperme de 1 114 hommes du Cecos de Tours entre 1976 et 2009. Cette analyse sur une période de 34 ans a mis en évidence une nette diminution du nombre de spermatozoïdes. Le pourcentage de spermatozoïdes mobiles est passé de 64 à 44 %, celui de spermatozoïdes vivants de 88 à 80 %.

Plus globalement, une trentaine d’études rétrospectives dans des populations variées d’hommes ont été effectuées dans le monde depuis le milieu des années 1990. Seize montrent une diminution de la concentration des spermatozoïdes avec le temps, alors que douze ne montrent pas d’évolution significative et cinq concluent à une augmentation. Les différences dans le type de populations recrutées, la taille des échantillons, les périodes d’études, la prise en compte ou non dans l’analyse d’autres variables susceptibles de modifier le sperme de l’homme rendent difficile une interprétation synthétique, estiment les auteurs. Néanmoins, ces variations notables d’une région du monde à l’autre, dans des sous-populations grossièrement comparables, « ont fait émerger le postulat que, indépendamment de facteurs génétiques ou ethniques, ces variations pouvaient aussi être liées à des facteurs environnementaux ». Reste à les identifier avec précision et à mesurer leurs influences respectives.

Le baiser en politique, la politique du baiser | À La Une | L’Orient-Le Jour


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Le billet

Le baiser en politique, la politique du baiser

Par Émilie SUEUR | vendredi, février 24, 2012

Ces derniers jours, la République française bruissait d’une lourde et nébuleuse affaire se résumant à une question, tout aussi lourde : qui a volé le baiser de Nico et Carla ? L’a volé et l’a fait fuiter qui plus est ?

L’affaire remonte à la grand-messe du 15 février, quand Nicolas Sarkozy annonce officiellement aux téléspectateurs son intention de remettre le couvert à l’Elysée.

Les lieux du crime : le plateau de TF1.

L’heure du crime : quelques minutes avant 20h, heure parisienne.

Sarko est prêt à se lancer, un peu nerveux peut-être. À ses côtés Carla, un peu nerveuse elle aussi. Elle ajuste la légion d’honneur de son mari, feule quelques mots, « il faut la mettre à l’horizontal », puis colle un baiser furtif et maladroit sur les lèvres de son homme.

Une caméra tournait. Quelques heures plus tard, les images du baiser étaient mises en ligne sur des sites russes et belges…

Scandale sous les ors de la République.

Grâce à une enquête rondement menée par la télévision de Martin Bouygues, l’ami du président, le voleur a été identifié : il s’agirait d’un jeune technicien. L’intéressé s’expose à de lourdes sanctions auxquelles la chaîne réfléchit.

De l’autre côté de l’Atlantique, l’on n’a pas encore compris l’intérêt du baiser fuité, celui qui vient humaniser l’image d’un président candidat ayant le sondage en berne.

Aux États-Unis, le baiser, quand il est légitime du moins, est affiché, publicisé, échangé devant tout le monde, en live et en différé, sur tous les podiums de l’Amérique en campagne.

Romney embrasse Ann en mode efficace, Gingrich colle un baiser entre les deux pans du casque blond de Callista, l’ayatollah Santorum honore les lèvres pudiques de Karen, Barack roule une pelle à Michelle.

De l’autre côté de la Méditerranée, le baiser est aussi répandu, mais entre congénères. Après avoir pris des décisions aussi peu unanimes qu’efficaces ou applicables, les leaders arabes ont coutume de s’embrasser à la Ligue.

Une pratique que ne désapprouveraient pas les Russes. Avant la chute du mur de Berlin du moins, quand Saint-Pétersbourg s’appelait Leningrad.

En la matière, tous les baisers soviétiques pourraient se dissoudre dans un unique baiser : celui collé en 1979 par Léonid Brejnev, président du Soviet Suprême, sur la bouche d’Erich Honecker, président de la RDA. Un baiser de l’amitié en mode « de toutes les manières, t’as pas le choix ».

Mais du côté du Kremlin, les temps ont changé. Aujourd’hui, on n’évite d’embrasser goulument ses camarades. Et si embrasser il faut, Poutine, hyper-président récidiviste, opterait plutôt pour un Beluga.

En politique, les baisers donnés sont aussi importants que les baisers refusés.

François Hollande et Ségolène Royal, en 2007 : le temps n’est plus aux baisers mais à l’hostilité. En 2009, lors d’un sommet du G20 à Pittsburgh, c’est Michelle Obama qui tend une main aussi longue que son dégoût à Silvio Berlusconi, qui, « maa perqué ? », lui collerait bien un bécot à la bella donna. Surtout que Brown et Sarkozy, eux, ont eu droit au baiser de la belle Michelle.

Quelques mois plus tard, c’est sur la main du guide que le Cavaliere posera ses lèvres, lors d’un sommet de la Ligue arabe à Syrte.

Les baisers, aussi, que Richard Nixon ne voulait pas coller sur les joues des bébés américains, lui qui pensait que ce faisant, il aurait l’air d’un crétin.

Nombreux sont ceux qui ont compris, contrairement au président du Watergate, qu’embrasser des mioches pouvait rapporter des voix, au même titre que serrer des paluches.

Si tant est qu’on sache comment l’embrasser l’enfant. Pour que l’affaire rapporte vraiment, niveau comme il s’agit de prendre l’enfant à bout de bras puis de le décaler vers la droite ou vers la gauche afin de dégager le champ au photographe qui pourra dès lors immortaliser le moment où les lèvres en campagne frôleront le front du rejeton.

En politique, existent aussi les baisers interdits, voire censurés.

Comme ceux étalés brièvement sur les murs par Benetton, en novembre dernier, pour vendre ses pulls. Sarkozy embrassant Merkel, Obama dans une étreinte avec Hu Jintao, Netanyahu et Abbas, Benoît XVI et l’imam sunnite d’al-Azhar, Ahmad el-Tayyeb…

En cette année d’élections (Sénégal, Russie, Iran, France, Égypte, Islande, États-Unis…), le baiser le plus en vogue risque, toutefois, d’être celui de Judas.

Les bébés bilingues : ni petits génies ni vraiment en retard pour parler | À La Une | L’Orient-Le Jour


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Science

Les bébés bilingues : ni petits génies ni vraiment en retard pour parler

OLJ/AFP | mardi, février 21, 2012

Les enfants de familles dans lesquelles on utilise deux langues commencent parfois à parler plus tard que ceux qui n’en entendent qu’une. Photo toutypasse.com

Les enfants de familles dans lesquelles on utilise deux langues commencent parfois à parler plus tard que ceux qui n’en entendent qu’une. Photo toutypasse.com

Des idées répandues sur les difficultés et les capacités des enfants bilingues sont souvent fausses, ont affirmé plusieurs chercheurs, plaidant pour une nouvelle approche de ces problèmes lors de la conférence annuelle de l’Association américaine pour l’avancement de la science scientifique tenue ce week-end à Vancouver, au Canada.

Les enfants de familles dans lesquelles on utilise deux langues commencent parfois à parler plus tard que ceux qui n’en entendent qu’une, et leurs parents inquiets s’interrogent sur les causes de ce retard, rapporte l’AFP.

On considère souvent que de tels enfants sont désorientés et par conséquent tardent à parler. Ou les parents s’entendent dire que tout retard apparent n’est qu’illusion parce que les enfants sont de petits génies qui peuvent apprendre facilement et rapidement n’importe quelle langue.

« Les deux assertions sont fausses, a expliqué la psychologue américaine Erika Hoff. Il n’est pas vrai qu’entendre deux langues conduit à la confusion chez l’enfant et réduit sa capacité d’apprendre. Mais il n’est pas vrai non plus que les enfants peuvent apprendre comme par magie deux langues aussi vite qu’une seule. »

Pour le comprendre, les psychologues doivent adopter une approche différente dans leurs recherches et mesurer simultanément le niveau des deux langues chez l’enfant au lieu d’une seule. Ils arrivent alors le plus souvent à la conclusion que l’addition des deux tests aboutit au même résultat qu’un test chez un enfant monolingue.

« Les enfants exposés aux deux langues (…) entendent moins de chacune d’entre elles que ceux qui n’en entendent qu’une, donc cela leur prend plus de temps pour arriver au même niveau d’expérience dans chacune d’entre elles », a indiqué Mme Hoff dont les recherches ont porté sur des familles anglo-espagnoles ayant un niveau d’éducation élevé, dans le sud de la Floride.

Deux types de tests existent depuis des décennies : le LDS (Language Development Survey ou étude du développement du langage) et le Bilan de développement de la communication de MacArthur Bates. Ils consistent à interroger les parents sur les mots que leurs enfants connaissent et le nombre de leurs combinaisons qu’ils utilisent à l’âge d’environ deux ans.

Leslie Rescorla, professeur de psychologie au collège Bryn Mawr en Pennsylvanie, qui avait créé le LDS dans les années 80, a confirmé que ces tests, existant en plusieurs langues, permettent d’identifier les locuteurs tardifs à l’âge de 24 à 30 mois.

Pour ce test, les parents reçoivent une liste de 310 mots et doivent indiquer ceux que leur enfant prononce déjà. Un enfant moyen en utilise 150, tandis que les locuteurs tardifs en emploient entre

25 et 50.

L’identification d’un enfant comme locuteur tardif est importante car elle peut révéler des problèmes d’autisme, d’ouïe ou de développement mental, a souligné Nan Bernstein Ratner, professeur à l’Université du Maryland.

Cependant, si des recherches ont révélé que jusqu’à 20 % des enfants sont des locuteurs tardifs, beaucoup d’entre eux rattrapent les autres à l’âge de cinq ans, a précisé M. Ratner. « En gros, quatre sur cinq s’en sortiront », mais il vaut mieux les identifier à deux ans et les suivre plutôt qu’attendre de voir » comment ils évoluent, a dit l’universitaire, a-t-il indiqué.

Quant aux bébés bilingues, Mme Hoff suggère aux parents d’utiliser des tests dans leurs deux langues plutôt que de s’inquiéter de retards dans l’une d’entre elles. « Vous verrez que les enfants bilingues ressemblent parfaitement aux enfants monolingues. Ils acquièrent leurs connaissances linguistiques exactement au même rythme », assure-t-elle.

Tunisie : la révolution sexuelle des salafistes – Le Point


 

De plus en plus d’étudiantes en niqab sont approchées par des salafistes leur proposant un mariage temporaire clandestin.

Les mariages "orfi", ou coutumiers, offriraient sous le voile une version "halal" de la liberté sexuelle.

Les mariages « orfi », ou coutumiers, offriraient sous le voile une version « halal » de la liberté sexuelle.© Benedicte Desrus / Sipa

Par Armin Arefi

L’islamisation de la société tunisienne est-elle en marche ? Élu sur des slogans économiques et démocratiques, le parti islamiste au pouvoir, Ennahda, fait en tout cas preuve d’une certaine mansuétude à l’égard des salafistes, à l’origine d’une série d’incidents à caractère intégriste depuis octobre. Dernier en date, la montée dans les universités tunisiennes du mariage « orfi », autrement dit « coutumier », comme le révèle France 24. Ces dernières semaines, de plus en plus d’étudiantes tunisiennes portant le niqab sont approchées par de jeunes salafistes, tenants d’un islam rigoriste. Ces derniers leur proposent de passer un pseudo-contrat de mariage, écrit sur un bout de papier, devant deux témoins, généralement des « frères salafistes », afin de légitimer leur union devant Dieu et « consommer » sans pécher.

« Cette pratique est illégale, aussi bien au niveau du droit tunisien que de la charia », s’insurge Dalenda Larguèche, directrice du Centre de recherche, d’études, de documentation et d’information sur la femme (Credif) à Tunis. D’après l’historienne, interrogée par Le Point.fr, ces jeunes hommes profitent de l’ignorance de femmes qui ne connaissent pas bien la charia et les croient ainsi sur parole lorsqu’ils leur promettent un véritable mariage régulier dans le futur. Le « mariage orfi » n’est pourtant pas nouveau en Tunisie. Dès le XIXe siècle, cette union était pratiquée dans les campagnes et les milieux tribaux illettrés, mais en réunissant les conditions requises par le mariage charaïque, à savoir la présente du tuteur et la publicité de l’événement. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, où le mariage illicite se réalise dans la plus grande clandestinité.

« Liberté sexuelle halal »

« Il s’agit, dans la tête de ces garçons, d’un mariage temporaire », relève Dalenda Larguèche. « Sous le voile religieux, les salafistes pensent qu’ils pourront appliquer en toute liberté cette version halal de la liberté sexuelle. » Officiellement rejeté par les sunnites, le mariage temporaire est déjà pratiqué dans l’islam chiite, notamment en Iran. Si elle interdit les relations sexuelles avant le mariage, la République islamique autorise le « sigheh » : l’aval d’un religieux suffit au couple pour qu’il s’unisse en toute légalité, pour une durée allant d’une heure à 99 ans. Pourtant, nombre de détracteurs du « sigheh » dénoncent une forme de prostitution légalisée au pays des mollahs.

Si la Tunisie d’Ennahda se défend de toute dérive à l’iranienne, elle inquiète par sa position pour le moins ambiguë sur le sujet. Nouvelle ministre tunisienne de la Femme, Sihem Badi a provoqué un tollé le 1er février dernier en affirmant au journal Echourouk que le mariage coutumier s’inscrivait dans le cadre des libertés personnelles », avant d’ajouter : « La femme est libre de choisir la forme d’engagement qui lui convient. » La ministre, pourtant membre du parti laïque du Congrès pour la République (CPR), semble omettre que le mariage coutumier est passible en Tunisie de trois mois d’emprisonnement, selon les dispositions des articles 31 et 36 du code civil et de l’article 18 du code du statut personnel.

Or une semaine plus tard, Sihem Badi se rétracte. Dans une interview à Shems FM, la ministre tunisienne de la Femme s’oppose catégoriquement aux mariages orfi. « Ce phénomène, qui est en train de se propager dans les universités et parmi certaines couches sociales, n’a pas de fondement, ni sur le plan religieux ni sur le plan juridique », explique-t-elle. La ministre n’omet pas de préciser que ses premières déclarations ont été mal interprétées par la journaliste d’Echourouk, qui l’a contactée à l’improviste par téléphone, peu de temps avant son voyage. Le mal est pourtant fait. Et les incidents se multiplient.

Impunité

Outre la question du mariage coutumier, le pays a connu l’attaque en octobre de la chaîne tunisienne privée Nessma TV après la diffusion du film iranien Persepolis, le sit-in de salafistes organisé en janvier dans l’université de la Manouba parce que le conseil scientifique a interdit l’accès aux étudiantes en niqab, ou encore l’arrestation mercredi de trois journalistes du quotidien Attounissia pour avoir publié une photo de nu. Des accrochages encore impensables il y a à peine six mois, dans une Tunisie décrite comme la locomotive du monde arabe en matière de droit des femmes. Et pour cause, le code personnel garantit l’égalité homme-femme depuis 1956.

« Il existe chez les salafistes un sentiment certain d’impunité », indique Dalenda Larguèche. « Il s’explique par le fait qu’un parti islamiste est aujourd’hui au pouvoir en Tunisie. » S’il n’est en rien impliqué dans les derniers événements, le gouvernement dirigé par Ennahda ne les a jamais fermement condamnés. « Cela encourage les salafistes à gagner du terrain avec leurs idées régressives, note l’historienne, notamment dans les milieux modestes, appauvris économiquement et intellectuellement par le régime de Ben Ali. »

Double discours

Aujourd’hui, les enseignants se retrouveraient désespérément seuls face à la montée de l’extrémisme. « Notre demande au ministre de l’Enseignement supérieur d’adopter une circulaire demandant aux étudiantes en niqab de laisser leur visage découvert en salle de classe est restée lettre morte », déplore Dalenda Larguèche. « Pourtant, insiste-t-elle, d’autres ministres membres d’Ennahda ont bien conclu au refus du niqab en cours. » Une contradiction qui illustrerait une nouvelle fois le double discours dont est accusé le parti islamiste.

« Nous essayons de traiter la question doucement. D’être raisonnable afin de ne pas en faire un gros problème de société », répond au Point.fr une source diplomatique tunisienne. « Il existe un danger réel d’une dérive religieuse, ajoute-t-elle, mais l’appareil d’État et la société civile sont là pour faire respecter la loi. » Les craintes d’une islamisation en douceur de la société tunisienne sont bien réelles. Actuellement attelé à l’écriture de la nouvelle Constitution du pays en compagnie des partis de gauche laïque, le CPR et Ettakatol, Ennahda aurait dernièrement proposé de faire de la charia la source principale de législation en Tunisie.

Pragmatique, le diplomate tunisien se veut pourtant rassurant : « Ennahda sait qu’il ne réussira pas en Tunisie s’il ne garantit pas un État civil. »

Hot dog » Ma Planète


 

Hot – dog

Ajouté le 02/21/2012 04:28:42 par lazar_adriana

Le hot-dog, tout le monde en a mangé au moins une fois dans sa vie et si on traduit le mot, ça donne : chienchaud mais bien entendu, ce n’est pas du chienqu’il y a dans ce sandwich. Avant le hot-dog, on mettait de la saucisse dont le nom latin  »salsus » signifie sel.

Puis un jour, il y eut l’importation d’un chien nommé basset que l’on nomme aussi le chien

saucisse et au début du XXème siècle, aux Etats-Unis, une blague se répandit autour des sandwichs à la saucisse dont l’origine était douteuse. Ainsi le mot hot dog fut donné à ce sandwich qui en conserve aujourd’hui le nom.

Le terme « dog » est utilisé, en anglais, comme synonyme de « saucisse » depuis 1884 et les allégations voulant que les fabricants de saucisses utilisent de la viande de chien datent d`au moins 1885.

Selon une légende, le terme « hot dog » en référence à la saucisse aurait été créé par le caricaturisteThomas A. Dorgan vers 1900 dans une caricature rapportant la vente de hot-dogs pendant une partie de baseballdes Giants de New Yorkau Polo Grounds. Cependant, la première utilisation de « hot-dog » faite par Dorgan ne faisait pas référence à cette partie de baseball au Polo Grounds, mais bien à une course à vélo au Madison Square Garden, dans le New York Evening Journal du 12 decembre 1906, époque à laquelle le terme « hot-dog » était déjà utilisé pour parler de la saucisse. De plus, aucune copie de la caricature en question n’a jamais été trouvée

La première utilisation de « hot-dog » de Barry Popik faisant clairement référence à la saucisse trouvée est apparue dans le Knoxville Journal du 28 septembre 1893

« C’était tellement frais hier soir que l’apparition de manteaux était généralisée, et les poêles et les grilles étaient de nouveau agréables à utiliser. Même les vendeurs de saucisses commençaient à préparer les « hot-dogs » pour être prêts à les vendre samedi soir

  « The   Wore Overcoats », The Knoxville Journal, 28 septembre 1893.

Une autre des premières utilisations du terme « hot dog » désignant la saucisse est apparue dans la quatrième page du Yale Record, le19 octobre 1895: « Satisfaits, ils ont mastiqué des hot-dogs durant tout le service»

Chienchaud : au Canada Francais, il est encore possible de trouver le terme « chien-chaud », traduction littérale du terme « hot-dog », mais son utilisation tend à disparaître. Bien que calqué de l’anglais, l’Office quebequois de la langue francaisen’a pas condamné ce terme  On retrouve également ce type de traductions du terme dans d’autres langues, notamment avec le perro caliente ,en espagnol, le cachorro-quente en portugaiset le Re Gou en chinois.

Mots-clés: ADRIANA Sandwich

Une merveilleuse photo….


Voila ce que tout honnête journaliste devrait avoir à cœur de montrer…..Mais cela n’estpas vendeur ! ! ! ! ? ? ? ?

Enfin une belle photo de guerre !

C’est l’autre coté de la guerre, et c’est émouvant !

Le coeur d’un soldat = le coeur d’un homme, d’un père…

Voilà ce qui devrait faire les manchettes au lieu de tout ce qu’on nous montre de peu d’importance.

Cette histoire est dure, mais tellement réconfortante pour le coeur, quand on regarde cette photo de John Gebhardt en Afghanistan.

L’épouse de John Gebhardt, Mindy, dit que la famille entière de cette petite fille a été exécutée.

Les insurgés voulaient la tuer aussi et lui ont tiré une balle dans la tête…mais heureusement ils ont raté leur coup et elle n’est pas morte.

Elle fut soignée à l’hôpital de John et est en voie de guérison même si elle pleure et se plaint.

Les infirmières ont dit que John est le seul à pouvoir la calmer, alors John a passé les 4 dernières nuits à la tenir dans ses bras et les deux dorment sur cette chaise.

La petite se remet lentement.

John est un véritable héros de la guerre et il représente ce que l’occident tente de faire là bas.

Ça, mes amis, ça vaut la peine d’être partagé avec le reste du MONDE entier.

Allez-y ! !

Vous ne verrez jamais une telle chose dans les médias

 

Le monde a besoin de voir des photos comme celle-ci et a besoin de réaliser que nous faisons la différence,même si c’est une petite fille à la fois.

Un énorme diamant rose découvert en Australie !


 

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Un énorme diamant rose découvert en Australie !

 

Le géant minier anglo-australien Rio Tinto a annoncé mercredi la découverte d’un diamant rose « remarquable », de près de 13 carats, qui serait selon lui la pierre la plus rare et la plus précieuse jamais trouvée en Australie.

 

Baptisée l’Argyle Pink Jubilee (le Jubilé rose Argyle), la pierre brute de 12,76 carats a été trouvée dans une mine de diamants exploitée par Rio Tinto dans la région de Kimberley (ouest), a précisé le groupe minier.

 

« Un diamant de ce calibre est sans précédent » en Australie, a déclaré Josephine Johnson, de la division Argyle Pink Diamonds. « Il a fallu attendre 26 ans pour extraire cette pierre et nous pourrions ne jamais en revoir une semblable ».

 

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La pierre, dont le nom fait référence au jubilé de diamant de la reine Elizabeth, chef d’Etat de l’Australie, est d’une teinte rose claire, semblable au Williamson Pink (24 carats) offert à la reine d’Angleterre lors de son mariage avec le duc d’Edimbourg en 1947. Le Williamson avait été découvert cette même année en Tanzanie.

 

Quelque 90% des diamants roses découverts dans le monde proviennent de la mine Argyle du Kimberley, exploitée par Rio Tinto, selon le groupe.

 

Les pierres les plus grosses sont en général acquises par des musées ou mises aux enchères par les plus grandes maisons, telles que Christie’s ou Sotheby’s. Certaines étaient autrefois offertes à des monarques.

 

En 244 ans d’existence, Christie’s a proposé aux enchères seulement 18 diamants taillés de plus de 10 carats, selon Rio Tinto.

 

(belga)

Les substituts nicotiniques : arnaque ou véritable aide au sevrage ? – News Médicaments – Doctissimo


 

Les substituts nicotiniques : arnaque ou véritable aide au sevrage ?

jeudi 12 janvier 2012


Une étude américaine remettant en cause l’efficacité des substituts nicotiniques dans l’arrêt du tabagisme jette un pavé dans la mare : pour les tabacologues français que Doctissimo a interrogés, ce message est délétère et réduit la question complexe de la dépendance au tabac à sa seule dimension de l’addiction à la nicotine.

 

 

L'efficacité des substituts nicotiniques remise en cause.

Une étude remet en cause l’efficacité des substituts nicotiniques dans le sevrage tabagique.

Une étude américaine s’interroge sur l’efficacité des substituts nicotiniques

L’étude, diffusée sur le site de la revue Tobacco Control, a porté sur 787 adultes ayant récemment arrêté de fumer. Ils ont été suivis pendant 6 ans et interrogés à trois reprises (entre 2001 et 2002, 2003 et 2004, et 2005 et 2006) sur les aides au sevrage auxquelles ils avaient éventuellement eu recours (patchs, gommes à mâcher, inhalateurs, sprays nasals mais aussi entretien avec un tabacologue, un coach ou tout autre conseiller) et sur le succès de leur démarche d’arrêt.

Sur les 480 personnes qui ont accepté de répondre au deuxième entretien, près d’un tiers (30,6 %) avaient rechuté ; la même proportion (31,3 %) avait également rechuté entre le deuxième et le dernier entretien. Un fumeur sur cinq avait utilisé des substituts nicotiniques, mais seulement 7,5 % y avaient eu recours plus de 6 semaines entre 2001 et 2002 et 13,3 % entre 2003 et 2004. Sur ce point, les chercheurs soulignent qu' »en dépit de la popularité des substituts nicotiniques, très peu de fumeurs qui souhaitent arrêter suivent les recommandations qui préconisent d’utiliser le produit pendant 8 semaines« .

Le seul facteur de risque prédictif de rechute entre les deux premiers entretiens était la durée de l’abstinence avant l’entrée dans l’étude : ceux qui avaient arrêté de fumer pendant plus de 6 mois au cours des deux années précédant cette étude avaient ainsi deux fois moins de risque de rechuter que ceux dont l’abstinence n’avait pas excédé six mois (respectivement 17 % et 35 %). Sur la seconde période, le taux de rechute était significativement supérieur chez les personnes qui s’étaient aidés des substituts nicotiniques sans l’aide d’un professionnel de santé (52 %), par rapport à celles qui avaient pris des substituts sur les conseils de leur tabacologue (30 %) ou celles qui n’avaient pas eu recours aux substituts (22 %). Les auteurs ont ainsi calculé que le risque de rechute le plus élevé concernait les anciens fumeurs très dépendants recourant aux substituts nicotiniques sans le soutien d’un professionnel (risque multiplié par 2,68 par rapport ceux qui n’utilisaient pas les substituts).

Pour les auteurs, « cela peut indiquer que certains fumeurs très dépendants considèrent les substituts nicotiniques comme une sorte de pilule magique, et, une fois qu’ils réalisent qu’il n’en est rien, ils se retrouvent sans aide dans leur démarche d’arrêt du tabac, alors vouée à l’échec« .

Ils concluent que « le résultat principal est que les personnes qui arrêtent de fumer rechutent dans des proportions équivalentes, qu’ils utilisent ou non des substituts nicotiniques […] Cela jette le doute sur l’efficacité relative des substituts nicotiniques à l’échelle de la population« .

« Un message délétère », pour le Dr Anne Borgne

Interrogée par Doctissimo, le Dr Anne Borgne, qui dirige l’unité d’addictologie à l’hôpital René-Muret (AP-HP), estime que le message véhiculé par cette étude est « extrêmement délétère« . « C’est beaucoup trop réducteur d’annoncer que les substituts nicotiniques ne sont pas efficaces dans l’arrêt du tabac sur la base d’une étude purement mathématique. La dépendance au tabac ne se réduit pas à la dépendance à la nicotine, il s’agit d’une dépendance également sociale et psychologique que l’utilisation de substituts nicotiniques ne peut évidemment pas régler à elle seule« .

Même réaction de la part du Dr Olivier Bernard, tabacologue à Paris. « Il est déraisonnable de dire que les substituts nicotiniques sont inefficaces. Il existe suffisamment d’études pour dire qu’ils ont une certaine efficacité mais qu’elle est faible« . Pour ce spécialiste, la prise en charge d’un fumeur qui souhaite arrêter de fumer nécessite de déterminer son type ainsi que son niveau de dépendance. On distingue ainsi la dépendance à la nicotine de la dépendance psychologique et comportementale. « Entre 10 et 20 % des fumeurs sont très peu voire pas du tout dépendants au tabac. Pour ces personnes, l’arrêt du tabac est facile, dès la première tentative, car ils n’ont pas le sentiment de perdre quelque chose en arrêtant et ne font donc pas de dépression, ne prennent pas de poids, etc.« .

À côté de cela, environ un tiers des fumeurs est peu dépendant à la nicotine, un tiers l’est moyennement et un dernier tiers l’est fortement. Pour ces derniers, « il est scandaleux de les faire arrêter sans traitements substitutifs, estime le tabacologue. Car bien dosés, l’association des patchs et des formes orales de nicotine supprime tout effet de manque pendant la période de sevrage« , et prévient ainsi tout risque de souffrance, de dépression ou de prise de poids. « C’est grave de laisser souffrir, déprimer ou prendre du poids des gens qui sont en manque de nicotine« , estime le médecin. La période de sevrage dure en moyenne 3 à 4 mois, mais peut s’étendre jusqu’à 6 ou 7 mois chez les gros dépendants. Et le Dr Bernard de prévenir : « il n’y a pas d’enjeu à vouloir gagner du temps en réduisant les doses de nicotine« .

Amélie Pelletier

Sources

A prospective cohort study challenging the effectiveness of population-based medical intervention for smoking cessation, 10 janvier 2012, Tobacco Control, édition en ligne (résumé accessible).

Propos recueillis auprès du Dr Olivier Bernard, tabacologue, le 11 janvier 2012, et du Dr Anne Borgne (unité d’addictologie à l’hôpital René- Muret), le 12 janvier 2012.

LES 3 FEMMES DANS LA PRISON CHILIENNE…


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C’est 3 femmes, 2 brunes et 1 blonde, emprisonnées dans une prison chilienne.

Condamnées à mort, un prêtre leur rend visite, elles se confessent.

Le prête prend pitié d’elles et leur dit de bien écouter le conseil qu’il est sur le point de leur donner ‘ici, les gens ont peur des catastrophes naturelles, ils pensent que c’est la colère de Dieu’

Premier jour d’exécution, On emmène la première brune dans la cour de la prison, l’attache au pilori. Le commandant crie ‘en joue’, la femme mortifiée repense aux paroles du prêtre et crie ‘tornade’, là les soldats terrifiés se sauvent, elle ,s’enfuit.

Les 2 femmes ayant tous vu sont surprises.

Deuxième jour, on emmène l’autre brune, le commandant crie ‘en joue’, elle se dit qu’elle va tenter le coup et crie ‘cyclone’, la même chose se passent.

La blonde ayant vu la scène se pose des questions et réfléchit à ce qu’elle pourrait bien dire pour s’en sortir.

Troisième jour, on emmène la blonde, le commandant crie ‘en joue’, sûre d’elle, elle crie ‘FEU’.

(merci à DENISE pour cette blague)