Pensée du jeudi 23 février 2012.


« Chaque existence est comme un cercle que l’être humain décrit
autour d’un centre. Suivant son degré d’évolution ce centre
est soit lui-même, soit sa famille, soit la société, soit le
Seigneur. Tourner autour de soi-même est la pire des
conditions : le cercle que l’on décrit ainsi est extrêmement
resserré et il se rétrécit chaque jour davantage. Tourner
autour de sa famille ou de la société représente des
possibilités de développement plus favorables, mais ce ne sont
pas encore les meilleures. Car même si le cercle décrit est
beaucoup plus vaste, ne rien voir au-delà de la famille ou de la
société est une limite à la bonne compréhension des choses.
Les meilleures conditions sont réalisées quand l’homme a
pour centre Dieu et qu’il tourne autour de Lui. Peu à peu, les
liens grossiers qui l’attachent à la terre s’affinent, se
dénouent et il a une vision des problèmes de plus en plus
universelle, cosmique, dont sa famille et la société peuvent
bénéficier. Et lui-même aussi, bien sûr. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Le 23 février dans l’histoire | Ici et Ailleurs| L’Orient-Le Jour


 

Ici et Ailleurs

Le 23 février dans l’histoire

jeudi, février 23, 2012

1468 : mort de Gutenberg, inventeur de l’imprimerie.

1905 : l’Américain Paul Harris fonde le Rotary Club.

1942 : suicide de l’écrivain autrichien Stefan Zweig.

1955 : mort du poète et auteur dramatique français Paul Claudel.

1965 : mort de l’acteur américain Stan Laurel.

1997 : annonce de la réussite par une équipe de scientifiques écossais du clonage de la brebis Dolly.

2002 : enlèvement d’Ingrid Betancourt, candidate des Verts à l’élection présidentielle en Colombie (libérée le 2 juillet 2008).

Un site pour correspondre avec les « terroristes les plus dangereux au monde » | À La Une | L’Orient-Le Jour


Par Rania Massoud | 22/02/2012

 

Le clicCommuniquer avec un membre influent d’el-Qaëda est plus facile qu’on ne l’imaginait (surtout s’il est détenu dans une prison britannique). Via le site MuslimPrisoners.com, toute personne a la possibilité de correspondre avec 88 des islamistes les plus radicaux détenus aujourd’hui en Grande-Bretagne. Ces correspondances sont ensuite publiées « gratuitement » sur le Net. Une centaine de lettres ont été rendues publiques ces derniers mois, révèle le Sunday Times dans une enquête publiée dimanche dernier. « Il s’agit, selon l’hebdomadaire britannique, de terroristes parmi les plus dangereux au monde. Ces islamistes sont impliqués dans pratiquement tous les complots terroristes visant la Grande-Bretagne depuis 2005. »

Bien que le site ait été bloqué depuis la publication de l’enquête par le Sunday Times, les correspondances, ainsi que d’autres informations (pages d’accueil, vidéos, etc.), sont toujours visibles dans la cache de Google.

Parmi les lettres publiées figure un poème d’Abou Hamza al-Masri, l’ancien imam britannique d’origine égyptienne, inculpé à Londres pour incitation au meurtre et à la haine raciale. Après les attentats du 11- septembre, ce religieux, qui a perdu une main et un œil dans l’explosion d’une mine en Afghanistan, avait défrayé la chronique en faisant l’éloge d’Oussama Ben Laden, « un homme bien », et estimé que les terroristes étaient « des martyrs ».
Sur MuslimPrisonners.com, l’islamiste de 54 ans fait l’éloge de la « chahada » : « Ô mort, prends-moi ; ne prolonge plus mes peines ; prends-moi en martyr (…) ».

Même Abou Qatada, libéré la semaine dernière sous conditions et qui fut un temps considéré comme le chef spirituel d’el-Qaëda en Europe, a pu correspondre via le site. Une carte de vœux signée par lui-même et par cinq autres détenus a été publiée pendant le mois de ramadan.

La carte de voeux signée Abou Qatada.
L’analyse des lettres révèle que de nombreux prisonniers ressentent une hostilité grandissante vis-à-vis de l’Occident bien que la plupart d’entre eux sont nés et ont grandi en Grande-Bretagne.
« Si les infidèles peuvent quitter leur famille pour sacrifier leur vie, occuper et opprimer la oumma (nation islamique), alors nous aussi nous devons nous sacrifier cent fois plus qu’eux afin de la défendre », écrit Abdallah Ahmad Ali. Il a été accusé en août 2006 d’avoir voulu faire exploser plusieurs avions de ligne avec des explosifs liquides dissimulés dans des bouteilles de soda.

Bilal Ahmad, 24 ans, qui a été condamné l’été dernier à 12 ans de prison pour avoir appelé à l’assassinat des députés ayant voté en faveur de la guerre contre l’Irak, décrit la Grande-Bretagne comme étant un « pays de bâtards saouls, de prostituées et d’homosexuels atteints d’IST (infections sexuellement transmissibles, NDLR) ».

Roshonara Choudhry, une jeune musulmane arrêtée en novembre 2010 alors qu’elle tentait de poignarder un député britannique, décrit, dans l’une de ses lettres, « l’euphorie » qu’elle a ressentie au moment de son inculpation.
La plupart des islamistes emprisonnés perçoivent leur incarcération comme un « test d’Allah ». L’un d’eux a même comparé sa prison à un « camp d’été ».
Les lettres révèlent également que les détenus ont un accès facile à des ouvrages au contenu extrémiste. L’un des prisonniers affirme, par exemple, étudier une série de trois volumes rédigés par Bilal Philips, un imam radical banni de Grande-Bretagne, qui prône l’assassinat des homosexuels.

MuslimPrisoners.com aurait été créé par Abdul Muhid, un islamiste radical et ancien détenu. Il avait été arrêté en 2007 pour incitation au meurtre lors des manifestations contre les caricatures danoises sur le prophète Mohammad, à Londres. The Telegraph rapporte qu’Abdul Muhid, qui estime que les musulmans sont en « état de guerre » avec l’Occident, affirme avoir créé ce site pour « soutenir ceux qui se sentent abandonnés par le monde extérieur ».

 

Vidéo

Les femmes sont-elles plus douées pour vivre seules? | Slate


Dans son nouveau livre, Going Solo, le sociologue Eric Klinenberg se penche sur la question.

solitude / jhoc via FlickrCC licence by

solitude / jhoc via FlickrCC licence by

Quel est le secret pour vivre seul et heureux? En début d’année, une femme divorcée, Dominique Browning, a publié une tribune dans le New York Times dans laquelle elle souligne l’existence d’une différence de genre au niveau de l’aptitude à vivre seul. Elle et ses voisines célibataires, écrivait-elle, savouraient la liberté de manger à pas d’heure et d’occuper toute la place dans le lit, tandis que les hommes seraient peu sensibles à ce genre de considérations. Elle en vint à affirmer qu’à l’abri chez elles, les femmes se sentent en sécurité.

«Les hommes, eux, sont plus disposés à ressentir perpétuellement le danger…La solitude paraît dangereuse à un homme.»

Ces généralités ont provoqué l’ire des commentateurs et des blogueurs, l’un d’entre eux livrant ce résumé: «Les distinctions binaires entre les sexes sont bien vivaces, sauf que les rôles se sont inversés (plus ou moins).» Mais l’état actuel de la recherche en sociologie confirme que Browning n’est pas tout à fait à côté de la plaque.

En moyenne, les femmes sont plus adaptées que les hommes à la vie en solitaire, au moins à partir d’un certain âge. Cependant, ce n’est pas parce que les hommes n’aimeraient pas se goinfrer de Cheerios au dîner et s’étaler dans le lit, ni parce que les femmes seraient plus autonomes ou enclines à la solitude. Bien au contraire: les femmes sont plus susceptibles de nouer un solide réseau de relations sociales, ce qui leur permet de vivre seules sans se sentir seules. Les hommes risquent davantage de se replier dans l’isolement qui, dans les cas extrêmes, peut être sordide voire dangereux.

28% de foyers célibataires

Le contraste se dégage clairement dans le dernier livre d’Eric Klinenberg, Going Solo, The Extraordinary Rise and Surprising Appeal of Living Alone (L’Essor extraordinaire et l’attrait surprenant de la vie en solo). Et c’est important parce que les populations en question sont loin d’être numériquement négligeables. Même si elles ne s’en rendent pas compte, elles participent d’une évolution sociale majeure. En 1950, note Eric Klinenberg, 4 millions d’Américains adultes vivaient seuls, ce qui représentait 9% des foyers. Aujourd’hui, ce nombre atteint 31 millions, soit le chiffre exorbitant de 28% des foyers.

Eric Klinenberg, sociologue à l’université de New York, retrace le développement de cette cohorte hétérogène, qui croît à vue d’œil. Il y a soixante ans, l’archétype du célibataire était un travailleur migrant en transit vers l’Ouest. Maintenant, il existe plusieurs espèces dans cette catégorie.

Pour les jeunes urbains, abandonner les colocations de Craiglist pour prendre un bail à leur nom représente un vrai rite de passage. Le taux de divorce s’est envolé depuis 1950, laissant toute une population d’adultes seuls. Il y a aussi les personnes âgées qui survivent à leurs conjoints et insistent pour conserver leur autonomie. Aujourd’hui, les «singletons» (individus seuls), comme Eric Klinenberg appelle ses sujets, vivent plus volontiers à Manhattan que dans le Montana, et la majorité sont des femmes –17 millions contre 14 millions d’hommes (cette dissymétrie est en partie due à la longévité des femmes: elles sont plus nombreuses à survivre à leurs maris que l’inverse).

La nature même du fait de vivre seul a profondément changé au cours du siècle dernier, selon des modes qui rendent les liens sociaux essentiels. Il fut un temps où c’était l’occasion d’opérer une retraite. Les ermites et les marginaux comme Henry David Thoreau fuyaient la compagnie des hommes pour communier avec Dieu ou la nature. A l’inverse, les gens de tous âges avaient plutôt tendance à vivre en famille. Il était particulièrement rare pour les femmes du début du XXe siècle de vivre seules.

Havre solitaire

Mais les conditions de vie modernes permettent de mener de front une vie sociale et amoureuse active tout en se repliant dans un havre solitaire. Quand il est si facile de sortir de chez soi et de trouver trois cafés, cinq bars, et des rues grouillantes de connaissances et d’inconnus fascinants, vivre seul n’équivaut plus à une condamnation à la solitude. Encore moins à une époque où l’on peut, depuis sa table de cuisine, chatter, envoyer des SMS et des emails, ou communiquer sur Skype avec des contacts éloignés. Dans le même temps, les traditions ou la dépendance financière n’empêchent plus les femmes de posséder leur propre logis.

De plus, la sexualité n’est plus confinée à la sphère du mariage –et la pression sociale poussant les Américains à vivre en couple ou à y rester est moins forte. Eric Klinenberg soutient de façon convaincante que la conjonction de l’urbanisation de masse, des technologies de la communication et de la libération des mœurs a conduit à cette évolution.

C’est donc parfaitement possible de vivre seul en entretenant toute une variété de relations épanouissantes. Mais, plus particulièrement à des âges avancés de la vie, c’est loin d’être facile ou évident. Et c’est là que les femmes jouissent d’un avantage.

«La nature sexuée de l’isolement social est, désormais, un sujet bien connu», écrit Eric Klinenberg, citant les études du sociologue Claude Fischer de l’université de Berkeley et de la sociologue Erin Cornwell de l’université de Cornell. Dans l’ensemble, les femmes réussissent mieux à entretenir des amitiés, comme à maintenir des liens avec leurs enfants et d’autres membres de leur famille. Les femmes célibataires de plus de 35 ans sont plus susceptibles que leurs homologues masculins de passer une soirée chez des voisins ou de prendre part à un groupe social. Ces disparités sont probablement plus acquises qu’innées. Eric Klinenberg remarque que les psychologuesont examiné la façon dont les petites filles sont incitées à prodiguer aux autres de l’attention et du soutien, tandis que les activités réservées aux garçons impliquent l’esprit de compétition.

L’angoisse du célibat

Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, toutes les femmes ne sont pas enchantées de vivre seules, quand au contraire beaucoup d’hommes adorent cela. D’ailleurs, parmi les trentenaires, ce sont les femmes qui expriment le plus d’angoisse face à leur célibat, sensibles qu’elles sont à l’injonction –qu’elle vienne des autres ou d’elles-mêmes– de trouver de toute urgence un compagnon et de se reproduire.

Toutefois, malgré la stigmatisation et le harcèlement des grands-mères, la plupart des femmes étudiées par Eric Klinenberg semblent assez satisfaites de leur vie. Ella, une avocate de droit public de renom, 35 ans environ, n’a rien contre l’idée de fonder un foyer, mais refuse de se ranger. Pour le moment, elle possède son propre studio à Brooklyn Heights, s’est constitué un réseau de relations dans son voisinage, a trouvé des amis à son cours de yoga et adore se lancer dans la grande cuisine pour une personne.

Dans la force de l’âge, les avantages et les inconvénients liés à la solitude sont très inégalement répartis entre les hommes et les femmes. Les femmes divorcées ont tendance à appartenir à des cercles particulièrement solides, et définissent souvent leurs amis comme la «famille qu’elles ont choisie».

Les hommes divorcés avec lesquels Eric Klinenberg s’est entretenu avaient typiquement des vies socialement moins denses, frisant dans certains cas l’addiction au travail ou l’isolement. D’un autre côté, les hommes ont plus de relations sexuelles, ce qui constitue sans nul doute, pour la plupart d’entre eux, un juste compromis. Beaucoup d’hommes, mais encore plus de femmes, préfèrent leur vie de célibataires à l’alternative standard: un sondage de l’AARP (Association américaine des personnes retraitées) réalisé en 2004 montre que parmi les divorcés âgés de 40 ans à 79 ans, 33% des hommes revendiquent leur refus de se remarier, contre 43% des femmes.

Canicule à Chicago

C’est à la fin de la vie que les inégalités par genre sont les plus fortes. Eric Klinenberg évoque une statistique macabre tirée d’une de ses recherches précédentes portant sur la canicule de 1995 à Chicago. Alors qu’il y a dans la ville beaucoup plus de femmes âgées vivant seules que d’hommes, la plupart des victimes de la vague de chaleur étaient des hommes, probablement parce qu’ils n’avaient personne pour vérifier que tout allait bien. 80% des dépouilles que personne n’a réclamées à la morgue étaient celles d’hommes.

Les portraits les plus sinistres dressés dans son livre sont ceux de vieillards «grabataires». Klinenberg écrit:

«Des années durant, nous avons passé New York au peigne fin à la recherche de vieillards dépendants et seuls qui auraient pu nous parler ouvertement de leur situation. Et bien que chacun des hommes que nous avons rencontrés ait eu sa propre histoire, ils avaient beaucoup en commun: veufs ou divorcés; des liens distendus avec leurs enfants et le reste de leur famille, ou pas d’enfant du tout; un réseau d’amis ténu, voire inexistant; des maladies physiques ou mentales; une personnalité difficile.»

Apparemment, ils n’ont rencontré aucune femme de ce genre.

Bien sûr, les grabataires sont une minorité. Et une étude frappante montre que les hommes n’ont pas moins de prédispositions à se satisfaire de leur vie en solo. Dans les sondages, les hommes âgés expriment généralement plus d’intérêt pour les rencontres et le remariage que les femmes de leur génération. Mais pour les hommes qui affirment bénéficier du soutien d’amis dignes de confiance, c’est différent. Ceux-ci s’intéressent autant que les femmes de leur âge à l’idée de trouver un partenaire, c’est-à-dire pas beaucoup.

La conclusion n’est donc pas tant que les hommes seraient intrinsèquement moins adaptés à la vie en solitaire ou qu’ils devraient se mettre en couple dès que possible. C’est plutôt que, tous autant que nous sommes, nous gagnerions à cultiver des liens solides avec de multiples contacts fiables.

Comme l’historienne Stephanie Coontz l’a affirmé, les mariages pourraient aussi être bénéfiques si les époux étaient moins dépendants affectivement l’un de l’autre. Et le politologue Robert Putnam de Harvard a démontré à merveille que l’engagement social comporte toute une série d’autres avantages. Le fait qu’il soit de nos jours de plus en plus probable d’être amené à vivre seul ne constitue donc qu’une raison de plus pour consacrer du temps à ses amis, à ses voisins ou même à un club de lecture –selon que vous viviez actuellement avec une famille aimante, un troupeau de colocataires, ou un chat.

Rebecca Tuhus Dubrow

Ecrivain

Traduit par Florence Boulin

L’amour immobile – Chapitre 3 – (2)


 

 

by petale

Illustration : Michel Chaufoureau

L’amour immobile – Chapitre 3 – (2)

Ils s’embrassèrent, se caressèrent, se prodiguant des plaisirs qu’elle avait appris à connaître avec lui et qui lui prodiguaient tant de jouissances fulgurantes et silencieuses. Elle s’était aussi occupée de lui. Ils en avaient parlé et elle avait pu lui donner ce plaisir qu’en tant qu’homme il méritait, qu’il avait le droit de recevoir et que dans cette masturbation elle essayait de lui transmettre avec tout l’amour qu’elle ressentait pour lui. Cette jouissance toute masculine entre les doigts fins et féminins de Maddy qui ne reculaient devant rien pour apporter cet orgasme à l’homme qu’elle aimait.

En retournant le soir en train jusqu’à son domicile Maddy réfléchissait à l’avenir, et s’enlisait dans des projets pour lesquels elle se sentait si emballée.

Quelques jours passèrent. Puis un soir une discussion avec Mimi par écran interposé, comme d’habitude. Tout se passait bien jusque là. Ce soir là Mimi entama avec elle une conversation qui resterait à jamais gravée dans sa mémoire.

Il lui disait qu’il n’était pas content, même furieux. Il ne voulait pas qu’elle s’immisce ainsi dans sa vie, qu’elle s’occupe de lui et des discours qu’elle lui avait tenu là chez lui en essayant de tout diriger, de tout prendre en mains. Il se sentait bien tel qu’il était. Et puis l’histoire du fauteuil, disait-il encore, c’était de la bêtise. Elle devait bien savoir qu’il ne pouvait plus du tout bouger ni se plier, comme avant. Il était irréductiblement ligoté avec son corps, allongé là avec son lit définitivement sans espoir de pouvoir un jour penser à autre chose. Du moins c’est ce qu’il croyait. C’était pour lui devenu sa certitude personnelle, son point d’ancrage, sa réalité quotidienne.

Maddy écoutait sidérée ce flots de paroles, ou du moins les mots qui défilaient sous ses yeux sur ce faible bandeau blanc, seul interlocuteur anonyme, inhumain qui lui faisait face. Un écran lumineux fait de rien du tout, que de pièces mécaniques comme une automobile, un mélange de sciences et de technologies certes, qui permettait d’échanger oui, mais là, cela devenait insupportable. Car les mots écrits les devenaient aussi à lire.

Elle ne comprenait pas sa révolte, le trouvait injuste dans ce qu’il lui écrivait. Non cela n’avait pas du tout été son intention, elle avait voulu l’aider dans leur avenir commun, le soulager, lui apporter que du bien-être. Non elle n’avait pas voulu le heurter, ni prendre la direction des opérations. Cela n’avait été que des projets tout simplement. Elle ne comprenait pas la révolte de Mimi, elle ne comprenait pas ce qu’il lui écrivait. Elle restait abasourdie devant la révolte de cet homme là-bas au loin, avec lequel elle ne pouvait même pas communiquer de vive voix en ce moment. Coincés qu’ils étaient ensemble par le rempart appelé Papa.

Maddy réfléchissait à ces mots de la dernière fois. Elle ne comprenait pas. Avait-elle donc été si maladroite ? La conversation se termina en dispute et Mimi coupa court sans dire au-revoir ni les petits mots d’amour qu’ils échangeaient habituellement.

Maddy se mit à sangloter. Il lui semblait que le monde autour d’elle se disloquait, se sentant totalement incomprise. Elle prit son téléphone et appela Rachel l’éternelle confidente, toujours là, prête à l’écouter, et constamment présente. Rachel était bien patiente et lui disait qu’elle entendait si bien les discours de l’un et de l’autre. Qu’elle les aimait tant tous les deux, entendait leur souffrance mutuelle.
Maddy raconta à son amie ce qui c’était passé à ce moment là avec tous les détails entre deux pleurs.

– C’est normal lui dit Rachel qu’il réagisse comme cela, tu es vive, spontanée, amoureuse, impétueuse, et lui ressent cela comme de l’agression, de l’ingérence dans sa vie.
– Absolument pas, comment peut-il penser une telle chose ? je ne souhaite que son bien autant pour lui que pour moi, comment a t-il pu me dire des choses aussi horribles ?
– Ne l’écoute pas, continuait Rachel en essayant d’être apaisante dans ses propos, Mimi est bouleversé dans son quotidien. Tu débarques, tu lui parles de tas de nouveautés. Il n’est pas habitué à cela Maddy, d’être bousculé dans sa vie, c’est encore un si grand enfant. Il faut essayer de le comprendre.

– Je me sens si désarmée Rachel. Et elle continuait à pleurer de plus belle, se disant que là tout était terminé de par sa faute.

Les paroles de Rachel l’apaisèrent quelque peu, mais dès qu’elle eut raccroché, elle s’allongea sur le lit, ne soupa même pas, et se dit qu’elle allait passer une mauvaise nuit.

En fait non, elle dormit tout à fait normalement. Et le lendemain, le temps se mit en attente, en pause dans son existence. Tout tournait dans sa tête, les mots échangés. Elle essayait d’analyser, de comprendre. De si loin pour eux deux et sans pouvoir communiquer normalement, comment pouvoir résoudre ce
malentendu ?

Maddy comprenait qu’il se sentait bousculé, cela lui paraissait totalement évident. Elle avait une fois de plus trop parlé. Ses pensées comme elles venaient, elles les avaient soumises à l’homme qu’elle aimait, de suite en ne réfléchissant pas aux conséquences, uniquement pour partager ensemble ce qu’elle pensait. Elle n’avait pas voulu lui faire du mal, oh ! que non ! jamais ! cela non jamais !

Mimi continuait de l’accuser de tout le mal être qu’il ressentait suite à cette dernière visite. Elle entendait les mots qui frappaient fort comme des couperets, tombant sur le rectangle blanc et s’affichant l’un à côté de l’autre comme des sentences ultimes, des arrêts de coeur qu’elle ressentait dans tout son être.

Et ce fichu ordinateur, ces messages instantanés faits pour mieux se comprendre se dit-elle, rien que du pipeau, de la daube, pour mettre davantage de malentendus. Finalement le téléphone aurait été plus aisé, au lieu d’avoir échangé ainsi par messenger. Sur cet écran, pas le son, pas le ton de la voix, pas le visage, que de l’anonymat, du recul, de la distanciation, de l’inhumain en final.

La journée s’écoulait ainsi avec son lot de questions, dans l’attente d’un coup de fil qui ne saurait tarder de la part de Mimi.

Elle avait hâte de lui parler, de savoir s’il était dans les mêmes dispositions d’esprit que la veille. Elle souhaitait avoir des explications.

Elle pu enfin entendre cette voix à laquelle elle était si attachée. Ils parlèrent de la veille. Mimi restait sur ses positions et essayait de faire comprendre à Maddy ce qu’elle avait laissé transparaître dans son discours.
Elle lui répondit ce qu’elle avait souhaité lui dire, que ce n’étaient que des projets et non pas dans l’immédiat.

Elle se fit la réflexion que décidément les hommes et les femmes avaient bien souvent du mal à se faire comprendre en utilisant pourtant les mêmes mots. Hélas chacun portait en lui son passé, ses peines, ses blessures et malgré les cicatrices en cours trimbalait en lui sa propre histoire. Il fallait assumer et surtout essayer de communiquer envers et contre tout.

Dépasser tout cela, rester raisonnable. Oh la la !!! un mot qu’elle détestait Maddy. Etre raisonnable ! Elle l’éternelle révoltée de la vie, non exprimée et enfermée dans ce silence depuis si longtemps. Ah ! depuis lors et toutes ces dernières dizaines d’années elle s’était bien rattrapée pour ne plus s’isoler dans la non expression verbale, et pourtant elle s’y trouvait encore confrontée. Difficile de se laisser emprisonner, de s’abandonner aussi à l’autre.

Mimi lui expliqua qu’il avait ressenti de sa part autant de prises de position, et qu’elle lui avait fait peur.
Et voilà se dit-elle. Nous y étions ! Une fois de plus elle dérangeait. Une fois de plus sa voix résonnait trop fort ainsi que ses pensées.

Après une longue analyse elle était parfaitement au courant de tout cela, et elle n’avait rien appris de nouveau en ce qui la concernait étant elle-même son pire juge. Mais là elle ne comprenait pas et pourtant ce n’était pas faute d’essayer.
Elle finit par admettre pour elle-même qu’elle avait été maladroite vis à vis de lui, trop rapide dans son discours, trop directe. Elle avait laissé parler son coeur de manière impulsive et passionnée comme elle était. Et le boomerang revenait.

Elle écoutait Mimi attentivement et ne pouvait rien faire pour lui. Il était encore plus sensible qu’elle. Et tout cela était si normal. A force de se parler et d’échanger ainsi au téléphone, il s’adoucissait, revenait à de meilleurs sentiments et pour terminer lui avoua qu’il l’aimait toujours, mais qu’il ne voulait pas se sentir prisonnier de l’amour qu’elle lui portait, ni se sentir envahi par elle.
Elle sourit en elle-même en se disant qu’à raison d’une visite par mois, tout cela n’était qu’un faux prétexte, et que là-dessous se cachaient d’autres raisons qu’elle soupçonnait bien entendu. Mais elle ne dit rien, à quoi bon. Elle l’aimait tel qu’il était, l’acceptait tel qu’il était, quelle meilleure preuve d’amour pouvait-elle lui apporter que ce respect de lui dans tout cet environnement ?
Et le gros détail qu’elle avait oublié, c’était le fait qu’il était complètement immobile, totalement.

A force non pas d’ignorer cette paralysie, mais de le regarder vivre comme n’importe quel autre homme qui aime et qui se laisse aimer, elle avait omis cet énorme détail. Jamais il ne pourrait retourner dans ce fauteuil, et il le lui dit. Elle le savait. Ce n’était pas un impair, juste un rêve sur lequel elle s’était laissée emporter malgré elle et avait entraîné Mimi d’où peut être cette colère aussi vis à vis d’elle. Non pas qu’elle se sentait coupable, mais il souffrait elle le savait.

Il avait tant de désirs de vivre avec elle, de pouvoir se déplacer comme n’importe quel être humain. Il lui avait répété si souvent que jamais il ne pourrait l’emmener au restaurant, ni danser, ni faire des voyages. Bref exprimer ce qu’un autre homme lui aurait dit. Mais dans la bouche de Mimi tout avait une autre résonance, celle de quelqu’un qui s’éveille à l’amour et à la vie. Mais avec une acuité plus intense vu son état. Et c’est ce cri qu’elle entendait. Son refus de ne pas se laisser enfermer par des décisions qu’elle pourrait prendre.

Elle ne mesura pas de suite la portée de ce qu’il lui dit ce jour là, elle essayait seulement de comprendre, jusqu’au jour de la lettre.

…. A suivre…

Les soldats de l’armée testent leur niveau de français | Politique Liban | L’Orient-Le Jour


Liban

Francophonie

Les soldats de l’armée testent leur niveau de français

Par Colin BERTIER | mercredi, février 22, 2012

Le lieutenant-colonel Stéphane Buors, en charge de l’enseignement du français au sein de l’armée libanaise.

Le lieutenant-colonel Stéphane Buors, en charge de l’enseignement du français au sein de l’armée libanaise.

La troisième édition du jeu de la langue et de la culture françaises au sein de l’armée libanaise s’est tenue début février.

Douze mille soldats libanais ont ouvert leur copie au même moment. Objectif : répondre à une vingtaine de questions de culture générale sur l’histoire de la France et du Liban. Les non-débutants, eux, ont rédigé en plus trois textes en français portant sur leur film, livre et chanson préférés. Organisé par l’armée française, le troisième concours de la langue et de la culture françaises s’est tenu sur trois jours au début du mois. À la clé, 35 000 dollars de lots distribués entre les 400 meilleurs : ordinateurs, iPads, téléphones portables, assurances personnelles, billets d’avion… « L’idée est d’établir un partenariat public-privé pour l’enseignement du français », explique le lieutenant-colonel Stéphane Buors, responsable de la coordination de l’enseignement du français au sein des forces armées libanaises.

Financé par des dons d’entreprises privées françaises et libanaises (Total, SGBL…), ce concours vise à promouvoir l’utilisation du français dans l’armée, mais aussi à récolter des fonds pour renforcer les programmes existants de formation à la langue française pour les soldats libanais. « Souvent, les sociétés libanaises qui acceptent de nous financer nous disent qu’elles veulent défendre le français au Liban, raconte le lieutenant-colonel Buors. Elles nous disent : “On veut une armée bien éduquée, car l’armée représente la société”. » Ainsi, ces dons ont par exemple permis de financer des stages d’instructeurs à l’Institut français ou de rénover des salles de cours.

L’armée française engagée dans la formation des soldats libanais

Placée sous le contrôle de l’attaché de Défense Philippe Pretel, la coopération militaire au Liban comprend une dimension de formation à la langue française. Ainsi, chaque année, l’armée française donne des cours de français à près de 2 000 soldats, dans 7 centres répartis dans des bases militaires. « Grâce aux donations de l’année dernière, nous avons pu ouvrir trois centres de formation en 2011, assure le lieutenant-colonel Buors. Si nous atteignons 150 000 dollars de dons, ce serait idéal. »

L’idée du concours vise à promouvoir l’une des trois langues les plus parlées au Liban. « Il y a quelques difficultés, mais nous voyons passer de très belles copies, se félicite l’officier, surpris par l’engagement des Libanais pour le français. Il y a une double dimension pour les militaires : à la fois l’attrait des prix, mais aussi la fierté de parler français. » Les meilleurs se verront ainsi remettre un diplôme symbolique de langue française.

Le succès du concours et la mobilisation financière d’entreprises privées devraient pouvoir permettre d’ouvrir, en 2012, un nouveau centre de formation au Liban-Sud. Pour l’instant limité aux soldats de l’armée, une réflexion est également en cours pour ouvrir le concours à d’autres institutions militaires, comme les Forces de sécurité

intérieure.

Les bébés se font des blagues entre eux !


 

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Les bébés se font des blagues entre eux !

 

Avant même de savoir parler, les enfants se font des amis et se taquinent.

 

Des chercheurs australiens ont découvert que les bébés de 6 à 18 mois avaient un large panel de moyens pour se faire des amis. Le comportement des bambins a été filmé, grâce à une caméra placée sur leur tête.  « Nous avons été très surpris de voir le degré de sophistication de leurs compétences sociales », a indiqué Jennifer Sumsion, de l’université Charles Sturt. « Ils jouent à de petits jeux sociaux que vous ne pouvez pas voir, à moins d’y prêter la plus grande attention. »

 

La spécialiste a indiqué que les bébés interagissaient grâce à un contact visuel, aux gestes de la main et à l’humour. L’un des exemples de l’humour des tout-petits est l’expérience du jouet. Un des enfants fait mine de le tendre à un autre. Quand son compagnon tend la main et tente de s’en emparer, le bambin farceur retire le jouet à la dernière minute… « Ce qui nous a surpris, c’étaient les jeux auxquels ils jouaient, même à cet âge-là. C’est vraiment agréable à voir! », a ajouté Jennifer Sumsion.

 

(L.C.C./7sur7)

Confidences du premier homme "maman" d’Angleterre !


 

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Confidences du premier homme « maman » d’Angleterre !

 

Tout comme Thomas Beatie, l’Américain qui avait fait polémique après avoir annoncé sa grossesse en 2008, un Anglais a donné naissance à une petite fille en bonne santé en mars 2011.

 

L’homme – qui était une femme à la naissance – a changé de sexe il y a cinq ans, avant de décider de concevoir un enfant avec son partenaire masculin, dont il est maintenant séparé. Il devient donc le quatrième cas de ce genre dans le monde.

 

Vivant dans le Nord de l’Angleterre, il a accepté de se confier au « DailyMail » à condition de garder son anonymat. Bob (un nom d’emprunt) a confirmé avoir donné naissance à sa petite fille l’année dernière. « Je ne veux pas devenir célèbre. Je ne veux pas que tout le monde sache que je suis transgenre. Je dois penser à ma fille et je ne pense pas que ce serait bon pour elle ». D’autant que peu de ses amis savent qu’il était une femme auparavant.

 

Bob, qui a arrêté le traitement hormonal qui avait désactivé son utérus afin de tomber enceinte, revient sur le jour où il a découvert sa grossesse: « Le test indiquait que j’étais enceinte. Je l’ai lu et relu, et j’ai poussé un cri de joie. Je me suis précipité dans la chambre pour l’annoncer à mon partenaire. J’étais tellement heureux, tellement excité, et en même temps, j’avais peur ».

 

Il devait se faire enlever les seins lorsqu’il a appris sa grossesse, mais il a été obligé d’y renoncer et a été obligé de composer avec sa poitrine volumineuse de femme enceinte. Il a également camouflé son ventre arrondi sous d’énormes pulls. Il explique cependant avoir vécu sa grossesse d’un point de vue purement masculin…

 

Ses parents ont bien pris l’annonce de sa grossesse. « Ma mère m’a dit que je serai une super maman, mais je lui ai répondu non je serai un super papa ». Toute sa famille n’a pas bien réagi pour autant. « Certains sont conservateurs et chrétiens, du coup ils ne comprennent pas ».

 

Bob ne dit pas si son ex-partenaire a fourni le sperme, ni comment l’enfant a été conçu. « Je ne suis pas le premier homme à avoir un bébé et je ne serai pas le dernier, mais nous ne sommes pas totalement acceptés par les autres. Nous avons encore un long chemin à parcourir. Mais durant mon long voyage pour devenir un homme, j’ai appris la patience ».

 

Pas facile non plus d’obtenir un certificat de naissance pour l’enfant alors que l’on est officiellement un homme… Mais selon un expert dans les affaires transgenres, vu que Bob a légalement changé de sexe, il sera inscrit comme père de l’enfant même si c’est lui qui l’a porté durant neuf mois.

 

(ca/7sur7)

La simplexité » Ma Planète


Ajouté le 02/19/2012 03:25:34 par lazar_adriana

La simplexité, un ouvrage d’Alain Berthoz



« La simplexité, telle que je l’entends, est l’ensemble des solutions trouvées par les organismes vivants pour que, malgré la complexité des processus naturels, le cerveau puisse préparer l’acte et en projeter les conséquences. Ces solutions sont des principes simplificateurs qui permettent de traiter des informations ou des situations, en tenant compte de l’expérience passée et en anticipant l’avenir. Ce ne sont ni des caricatures, ni des raccourcis ou des résumés. Ce sont de nouvelles façons de poser les problèmes, parfois au prix de quelques détours, pour arriver à des actions plus rapides, plus élégantes, plus efficaces. »
Comme le démontre Alain Berthoz dans ce livre profondément original, faire simple n’est jamais facile ; cela demande d’inhiber, de sélectionner, de lier, d’imaginer pour pouvoir ensuite agir au mieux. Et si, à notre tour, nous nous inspirions du vivant pour traiter la complexité qui nous entoure ?
Alain Berthoz est professeur au Collège de France où il codirige le Laboratoire de physiologie de la perception et de l’action. Membre de l’Académie des sciences, il a notamment publié Le Sens du mouvement et La Décision.
Mots-clés: ADRIANA Ouvrage Psychologique

Des pistaches contre les troubles de l’érection ? – News Sexualité – Doctissimo


 

mardi 10 janvier 2012


Votre femme vous sermonne quand vous ne cessez de piocher dans le bol de pistaches toutes les 30 secondes… Dites-lui qu’il ne s’agit pas d’un simple péché de gourmandise mais d’une recette pour entretenir votre vitalité sexuelle. En effet, une étude turque semble lier la consommation de ces oléagineux avec l’amélioration de l’érection.

 

 

Pistaches contre troubles de l'érection

Les pistaches seraient capables d’aider les hommes souffrant de troubles de l’érection.

Riches en protéines, en fibres, en vitamines, en antioxydants, les amandes et autres pistaches ont récemment connu un regain d’intérêt, après de longues années de mauvaise réputation. Au point que la FDA (agence américaine de la santé) jugeait en juillet 2003 que « Des preuves scientifiques suggèrent, mais ne prouvent pas, que la consommation de 40 grammes par jour de la plupart des noix et graines, telles que les pistaches, dans le cadre d’un régime à faible teneur en graisses saturées et cholestérol peut réduire le risque de maladies cardiaques« . Mais aujourd’hui, c’est une autre propriété qu’une équipe de chercheurs turcs semble avoir mis à jour.

Les chercheurs ont évalué l’impact de la consommation de pistaches d’Alep sur la fonction érectile. Au total, 17 patients souffrant de dysfonction érectile sévère depuis au moins un an ont consommé 100 g de pistaches par jour pendant trois semaines. Pour chacun d’eux, le score de l’index international de la fonction érectile (IIEF-15), les données d’un Doppler pénien couleur (DPC) et le taux des lipides dans le sérum ont été évalués avant et après ce régime.

Résultat après un tel régime : la fonction érectile a augmenté de 36±7,5 à 54,2±4,9, la fonction systolique maximale pénienne mesurée au Doppler (afflux de sang pénien) est passée de 35,5±15,2 à 43,3±12,4 cm/s et les taux de cholestérol ont diminué significativement alors que le « bon cholestérol –HDL » augmentait ! Pour les auteurs, pas de doute : « Un régime de trois semaines de pistaches pour des patients souffrant de troubles érectiles permet d’améliorer significativement les paramètres jugeant de la fonction érectile avec des bénéfices additionnels concernant les taux de lipides dans le sérum, sans effets secondaires« .

Des études incluant un plus grand nombre de patients avec un suivi plus long seront nécessaires pour confirmer un tel effet. De plus, l’absence de « groupe placebo » (de patients mangeant de « fausses pistaches » ou un autre aliment) ne permet pas d’isoler les seuls bénéfices de cet oléagineux d’un « effet placebo », très important dans les études concernant les troubles de l’érection. Néanmoins, rien n’empêche d’essayer… à condition de ne pas tomber dans une consommation excessive.

David Bême

Source :

Pistachio diet improves erectile function parameters and serum lipid profiles in patients with erectile dysfunction – M Aldemir, E Okulu, S Nes¸eliog˘lu, O Erel and O¨ Kayıgil – International Journal of Impotence Research (2011) 23, 32–38 (étude accessible en ligne)

C’est pas cher


 images drôles Légèrement pigeonnant

Un homme agé et une femme consultent un sexologue. Le docteur demande comment il peut les aider.


– Docteur, pourriez nous regarder faire l’amour?

– Ce n’est pas dans mes habitudes, mais voyons-voir.

Le couple s’exécute.

-Il n’y a aucun problème avec la façon dont vous faites l’amour.

Et il demande 50 $ pour ses honoraires.

Le même scénario se présente répète plusieurs semaines d’affilées. Toujours la même chose. Enfin le sexologue leur demande…

-Mais dites-moi, qu’essayez-vous de découvrir au juste?

– Nous? Rien en particulier. Sauf que Madeleine est mariée. Nous ne pouvons faire l’amour chez-elle. Je suis marié et nous ne pouvons faire l’amour chez-moi. Ça coûte 140$ et plus dans les grands hôtels. Ici, ça nous coûte 50 $ et je réclame 40 $ de mon assurance-groupe.

– Un envoi de Richard Berne