Pensée du mardi 21 février 2012.


« Pourquoi le monde invisible ne nous prévient-il pas à
l’avance des épreuves que nous aurons à traverser ?… La
réponse, c’est que lorsque nous devons affronter une situation
imprévue, nous sommes obligés de rentrer plus profondément en
nous-mêmes et de faire de plus grands efforts.
Dans les Initiations de l’antiquité, celui qui devait, par
exemple, passer à travers le feu, franchissait en réalité un
brasier artificiel, mais il ne le savait pas, il le croyait
réel. S’il avait peur et reculait, c’est qu’il n’était
pas digne de l’Initiation et on le renvoyait. Mais celui qui
était hardi, audacieux, plein de foi, passait à travers le feu
et découvrait ensuite qu’il n’était qu’une illusion.
D’une certaine façon on peut dire que beaucoup d’épreuves
de la vie sont plus imaginaires que réelles. Au moment où nous
devons les traverser, nous pensons : « C’est affreux, je
vais souffrir atrocement. » Mais si nous avons su les vivre
correctement, nous sommes obligés de reconnaître que ce
n’était pas si terrible. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Mardi Gras » Ma Planète


Mardi gras

 

,


21 fevrier 2012



La fête de Mardi Gras a tous les ans une date différente, fixée par rapport à la date de Pâques, qui elle même varie en fonction du cycle de la Lune.
Mardi gras est le jour qui précède le Mercredi de cendres

Pour marquer le coup avant que ces privations ne commencent, la veille, le mardi, on faisait gras. On finissait les aliments gras avant de se mettre au carême. On en profite pour faire des beignets, des bugnes et des fritures. De plus, la tradition du carême veut qu’on arrête également de manger des œufs, donc on en profite pour faire des crêpes.


Par opposition au carême, le carnaval est une période de joie et de liberté où les règles de vie normales sont suspendues et où chacun fait un peu comme il lui plaît : on se déguise, on mange tout ce qu’on veut, on sort chanter dans les rues.

Il y a 40 jours de carême, entre le mercredi des cendres et le jour de Pâques.

 

Mercredi de cendres



Cette fête marque le souvenir d’Adam condamné après son péché à retourner poussière.
Les chrétiens sont invités à se purifier de leurs fautes et à faire pénitence par des privations.


Le terme pénitence peut se résumer en trois actions : la prière, l’aumône et le jeûne. Le but essentiel est de se préparer à la fête de Pâques, résurrection du Christ. C’est une manière concrète pour le chrétien de s’unir à Jésus Christ, qui lui-même a jeûné 40 jours dans le désert pour se préparer à sa mission, celle de sa mort et de sa résurrection. C’est aussi l’occasion de se détacher de tout ce qui éloigne de Dieu, c’est pourquoi le jeûne ne prend pas toujours la forme de « privation de nourriture », mais peut être plus large. Aussi, se priver de nourriture permet de mieux prendre conscience de ce que tant d’êtres humains sur Terre vivent au quotidien, et rester dans une attitude d’accueil : que le prochain en difficulté ne nous soit pas étranger (cf. Deus caritas est, 15). En effet, saint Jean dit dans sa Première Lettre « Si quelqu’un possède des richesses de ce monde et, voyant son frère dans la nécessité, lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeurerait-il en lui ? » (1 Jean 3, 17). Dans les premières communautés chrétiennes, ce qui était mis de côté par ceux qui jeûnaient était redistribué aux pauvres.
Les fidèles se rendent à l’église pour assister à la messe, où le prêtre après la proclamation de l’Evangile et de l’homélie leur trace une croix sur le front avec de la cendredes Rameauxde l`annee precedente, en prononçant ce verset de la Genèse (3, 19): « Homme, souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. »



Le mercredi des Cendres est le 1er Jour du Carême qui va durer 40 jours.

A l’issue de ces 40 jours la fête de Pâques célébrera la mort et la résurrection du Christ.


Careme

Pendant la période de Carême, les croyants doivent jeûner, se priver et prier dans le but d’expier leurs fautes. L’Eglise interdit ainsi la consommation de viande, la célébration des mariages et les relations conjugales. A la fin du temps du Carême se déroule la fête de Pâques qui célèbre la mort, puis la résurrection du Christ.

Il y a 40 jours de carême, entre le mercredi des cendres et le jour de Pâques.

http://lalumierededieu.eklablog.com/le-careme-p35456 Le Carême comprend plusieurs temps importants :

  • Le Mercredi des Cendres
  • La Mi-Carême ,ce jour les réjouissances sont permises et les interdits alimentaires sont levés. Traditionnellement la Mi-Carême est un jour de crêpes et de beignets, les enfants se déguisent.

    • Les Rameaux tombent le dernier dimanche avant Pâques, ils marquent l’entrée de Jésus-Christ dans Jérusalem monté sur un âne et le début de la semaine sainte. Acclamé comme un héros Jésus-Christ avait été accueilli par la foule qui agitait des palmes et des branchages en criant « Hosanna ». Les branchages toujours verts sont des symboles d’immortalité et de gloire.

    Ce jour là, le prêtre bénit des rameaux (branches de buis) qui seront déposés sur les tombes ou dans les maisons pour protéger du mal. Les rameaux de l’année précédente sont brûlés et bénis la veille du mercredi des Cendres, ces cendres sont utilisées dans la cérémonie du Mercredi des Cendres pour tracer une croix sur le front des fidèles.


    La cérémonie des Rameaux est née au IVè siècle à Jérusalem. L’usage des rameaux n’est arrivé en Europe qu’au IX ème siècle.

  • La semaine Sainte

La semaine Sainte

La semaine Sainte commémore la « Passion du Christ ». Elle commence le dimanche des Rameaux et se termine à Pâques.


Le jeudi saint





Le jeudi saint célèbre le dernier repas du Christ avec les apôtres (la cène). Il partage le pain et le

 



Le Jeudi Saint, Jésus lave les pieds de ses amis. Par ce geste, il nous dit qu’aimer, c’est accepter de se mettre au niveau des plus pauvres, des plus humbles.

 


 




Jésus va prier au jardin des oliviers et se fait arrêter. On l’emmène chez le grand prêtre qui l’interroge.


Le vendredi saint

 

Le vendredi saint commémore le supplice et la crucifixion de Jésus.




Le Vendredi Saint, Jésus est conduit devant Pilate ( le représentant de l’empereur de Rome) et est condamné à mourir sur la croix. Un passant, Simon de Cyrène, l’aide à porter sa croix jusqu’au Mont Golgotha. Là, il est crucifié.

Le Vendredi Saint, Jésus souffre dans son corps mais aussi dans son esprit. Le Vendredi Saint, Jésus meurt sur la croix. Son corps est ensuite déposé dans un tombeau.

 
Le Samedi saint au soir et le dimanche de Pâques, les chrétiens célèbrent la réusrrection du Christ.
Le soir du Samedi saint, on fait la veillée pascale. La veillée pascale commence par un rituel du feu, symbole du Christ ressuscité qui est la lumière du monde. Le prêtre bénit le feu et plante sur la croix 5 grains d’encens symbolisant les 5 plaies du Christ (aux mains, aux pieds et au côté). Puis le cierge pascal est allumé au feu et entre en tête dans l’église, encore plongée dans l’obscurité, suivi des fidèles, pour la suite de la célébration.

 

Le cierge pascal est ensuite utilisé tout au long de l’année, jusqu’au Carême de l’année suivante, pour la célébration des baptêmes, dont la liturgie utilise toujours le cierge comme référence au mystère de Pâques, qui est au cœur du baptême : par le baptême en effet, le nouveau chrétien est plongé dans la mort et la résurrection du Christ.


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Freud et les ayatollahs | À La Une | L’Orient-Le Jour


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Freud et les ayatollahs

Par Mahmoud HARB | dimanche, février 19, 2012

Chahdortt Djavann.

Chahdortt Djavann.

Comment vit-on sa jeunesse dans l’Iran khoméniste quand on est une femme ambitieuse et révoltée ?

Dans Je ne suis pas celle que je suis, l’écrivaine franco-iranienne Chahdortt Djavann propose une exploration intime, profonde, des ravages invisibles des autocraties dans la sphère intime, des séquelles profondes qu’elles laissent aussi bien dans le conscient que dans l’inconscient des hommes et des femmes qui les subissent. Son livre constitue un témoignage au vif de ces millions de vies brisées par la violence physique et morale, la propagande déchaînée et l’hypocrisie sans limites qui structurent la vie des populations vivant sous des dictatures idéologiques.

Je ne suis pas celle que je suis est porté par une construction simple mais assez originale qui reflète l’enchevêtrement des événements de la vie d’une femme multiple. D’un chapitre à l’autre, l’auteure alterne deux histoires dont on comprend rapidement qu’elles constituent les deux facettes de la vie d’une même femme habitée par une multitude de personnages contradictoires en conflit permanent les uns avec les autres. D’un côté, il y a cette jeune femme iranienne désignée par un vague « elle » qui, en 1994, entame en France où elle est exilée une psychanalyse après une tentative de suicide. D’un autre côté il y a Donya, étudiante iranienne vivant à Bandar Abbas en 1990. Et entre les deux, il n’y a pas seulement quatre ans et quelques milliers de kilomètres, mais également un long périple jalonné de folie, de violence, d’oppression et de non-dits.

Ce « premier volume d’une histoire à suivre » est, semble-t-il, largement autobiographique. « Je suis mon personnage et je ne le suis pas », reconnaît d’ailleurs en épilogue l’auteure qui affirme que « certaines expériences » de son personnage lui « sont familières ». Comme son héroïne « trop peuplée » de visages, Chahdortt Djavann a passé sa jeunesse en Iran et a porté le voile islamique obligatoire, cette « humiliation subie par les femmes ». Comme elle, elle est fille d’un riche féodal d’origine azérie persécuté par le régime khomeyniste. Et puis comme elle, elle prend la route d’un exil qui passe par Istanbul puis la mène à Paris où elle se livre à une psychanalyse en gagnant sa vie grâce à des petits boulots et connaît les difficultés posées par une connaissance limitée du français.

Mais bien que Chahdortt Djavann puise les principaux traits des deux histoires dans l’authenticité du vécu, le périple de Donya en Iran est bien plus intéressant, profond et attirant que la démarche d’introspection de l’analysante exilée à Paris. Les chapitres dédiés à la psychanalyse finissent par lasser rapidement. Ils sont en effet par trop répétitifs. Et les phrases proprettes, trop correctes de Djavann dans cette partie du récit truffée de références littéraires et artistiques scolaires et de considérations psychanalytiques caricaturales sont souvent rebutantes.

En revanche, la partie consacrée au vécu iranien de Donya est captivante. L’auteure, opposante déclarée au gouvernement des mollahs de Téhéran et auteure du pamphlet « Bas le voile » et de « Ne négociez pas avec le régime iranien », y offre un témoignage précieux sur le vécu des jeunes Iraniens au début des années 1990. Elle y montre avec ingéniosité les ingérences insupportables et continues de la sphère publique dans l’intimité de la jeunesse qui aspire à « un petit coin de paradis dans l’enfer des mollahs », qui rêve d’autre chose et surtout de normalité car « on ne peut pas construire sa vie dans la clandestinité et pour le seul plaisir de transgresser ». Elle y montre comment « la vie strictement privée et individuelle de chacun, surtout celle des femmes, devenait une affaire politique, une affaire d’État ». On y découvre les manigances du régime, les figures de ses janissaires, ses alliances avec certaines franges de la population, ses stratagèmes pour circonscrire les libertés individuelles, ses rapports avec les trafiquants et les pays voisins, les périmètres de tolérance où l’alcool coule à flots et jeunes femmes et jeunes hommes se rencontrent, ainsi que mille et un détails qui font de Je ne suis pas celle que je suis un roman-témoignage qui, tout en étant loin d’être un monument de littérature, vaut la peine d’être lu avant la présidentielle iranienne de 2013 et le prochain épisode de la « révolution verte ».

Retrouvez l’intégralité de L’Orient Littéraire, en cliquant ici.

Étudiante le jour, escort girl la nuit… – France : LaDépêche.fr


Publié le 19/02/2012 07:15 | Eva Clouet, association Grisélidis, auteur d’une étude sur la prostitution étudiante

Certaines étudiantes sont obligées de vendre leurs charmes pour payer leurs études./ Photo Maxppp

Anne est journaliste. Et décide de réaliser une enquête sur la prostitution étudiante. Mais les choses ne vont pas se passer comme elle pensait qu’elles se dérouleraient. Les deux jeunes femmes qu’elle va rencontrer vont ébranler ses certitudes. Lui renvoyer des interrogations. L’atteindre… Le film « Elles » évoque un sujet caché, mais prégnant en société sans que personne puisse mesurer l’étendue exacte du phénomène.

La prostitution étudiante ? Un fantasme, comme peut le dire Eva Clouet qui en a fait un sujet d’étude pour son mastère II (lire ci-contre). Ou bien une situation tout à fait réelle ? Sans doute un peu des deux, tant il est vrai que la prostitution est un phénomène en pleine expansion. Selon la Fondation Scelles, qui lutte contre le trafic d’être humains, elle pourrait toucher 40 à 42 millions de personnes à travers le monde, des femmes à 80 %.

Les raisons de l’explosion de la prostitution ? Sans doute, en premier lieu, la précarité, la pauvreté, et en un seul mot, la faim. En Moldavie, un des pays les plus miséreux de l’Europe, 70 % des femmes de 15 à 25 ans se seraient prostituées au moins une fois, selon la fondation Scelles. Un chiffre proprement effarant.

En France, on constate facilement que les « filles de l’Est », les femmes d’Afrique noire, ou les Maghrébines sont bien présentes le long des trottoirs, et qu’elles sont là, poussées par des raisons économiques.

La seconde raison serait l’hypersexualisation de notre société. Le sexe est partout, la pornographie déferle sur Internet et, selon l’expression de la Fondation Scelles, l’époque est à la « marchandisation des corps ». Pour cette association, la prostitution est une « affaire d’argent », qui profite aux mafias organisées, qui dégradent et asservissent les femmes : cet organisme veut la mettre hors la loi. Elle est dans le camp de ce que l’on appelle les abolitionnistes.

Ce n’est pas la position d’une association comme Grisélidis à Toulouse, ou comme le Strass, le syndicat des travailleurs du sexe. Ces associations, elles, revendiquent une sorte de libre droit à la prostitution. Si effectivement, elles s’opposent aux mafias, à la violence, à la domination et au proxénétisme en général, elles font observer que vendre son corps, cela peut être aussi un choix personnel. Un choix d’ordre économique : certaines femmes peuvent venir en France pour se prostituer en toute connaissance de cause, mais cela vaut mieux pour elles que de mourir de faim ailleurs. Une étudiante peut préférer faire dix « passes » par mois que de bosser 120 heures dans un fast-food.

Enfin, et c’est ce que suggère « Elles », ou ce que peut décrire la sociologue Eva Clouet, la prostitution peut parfois aussi, curieusement, être une sorte d’aventure personnelle. Sans doute investie d’une part d’autodestruction, mais délibérée.

Le film nous montre que, de toute façon, personne n’est tout à fait à l’aise avec sa propre sexualité. Et qu’il ne faut peut-être pas chercher du côté des opinions tranchées les réponses miracle à un problème vieux comme le monde.

Florence, 22 ans, étudiante et escort

Du charme, du bagout et des yeux verts. À 22 ans, Florence est « escort » à Toulouse. « Mais je fais juste de l’accompagnement, je ne couche pas ». Elle qui n’a pas la chance de pouvoir compter sur ses parents, financièrement parlant, multiplie les petits boulots. Distribuer les journaux gratuits, servir dans un café-théâtre, ça aide mais ça ne suffit pas à payer le loyer, la bouffe, le quotidien, et les déplacements que demandent ses études.

« En septembre dernier, un ami m’a dit qu’une de ses copines était escort à Paris. J’ai regardé sur internet et suis tombée sur un site de petites annonces spécialisées ». À côté des rubriques immobilier, offres d’emplois, véhicules, celle des rencontres, où jeunes hommes et femmes proposent des rendez-vous plus ou moins osés.

L’annonce est vite déposée. « Au début, je maîtrisais mal la chose, j’avais mis une photo, et je recevais 30 mails par jours. Ce n’est pas ce que je souhaitais, je ne voulais pas en faire mon boulot, juste un complément pour m’aider au quotidien. J’ai donc réécrit mon annonce, viré la photo, et depuis je reçois 2 à 3 demandes par jour. »

« On m’a proposé 100 euros de l’heure pour coucher »

Sous le pseudonyme de Nymphette, elle se présente sobrement : « Jeune étudiante propose rencontres pour personnes esseulées sur Toulouse. Pas d’acte intime ». Florence était ok pour accompagner homme ou femme. « ça ne me dérangeait pas ». Seuls des hommes l’ont sollicité.

Ils ont entre 24 et 55 ans, 45 en moyenne. « Certains sont mignons, d’autres pas, mais peu importe puisque je ne fantasme pas sur eux. Ceux qui me contactent sont plutôt des gens qui vivent en périphérie de Toulouse, et qui m’appellent lorsqu’ils viennent en ville faire du shopping, ou pour sortir boire un verre, aller au resto ou au ciné. Ils sont mariés ou divorcés, mais recherchent un truc excitant tout en restant soft. Pour beaucoup il y a aussi le fantasme d’aider une petite étudiante dans le besoin. Ils me posent beaucoup de questions sur ma situation. Moi j’essaie de garder des relations toujours professionnelles ». Ceux qui s’accrocheraient un peu trop en sont quittes pour être blacklistés.

À 40 euros de l’heure, Florence est loin des tarifs de ses consœurs qui acceptent l’acte sexuel. Elles prennent jusqu’à cinq fois plus cher. « On m’a déjà proposé 100 euros de l’heure pour coucher. Ou alors ce sont d’autres escorts qui m’ont proposé des plans à 3 avec leur client. J’ai réfléchi sincèrement au début jusqu’où j’accepterai d’aller. Je ne juge pas celles qui le font, chacun fait ce qu’il veut avec son corps, mais moi je ne pourrai vraiment pas coucher pour de l’argent ».

Une partie de son entourage est au courant de ce job pas comme les autres. « Mes amis proches, certains collègues de mes autres boulots, et mes collocs aussi. Comme ça ils savent où je vais, au cas ou… Au début, la réaction des amis, c’était de se demander comme je pouvais faire ça. Après certains s’en fichent, d’autres s’en amusent, notamment quand je leur raconte des anecdotes de mes rendez-vous. J’ai quelques perles ! » Sa famille par contre n’est pas au courant. « Ils ne s’en remettraient pas. Ils n’ont pas les moyens de m’aider, je ne vais pas les culpabiliser en plus ».

Lorsqu’on lui demande si elle ne craint pas les mauvaises rencontres, Florence semble sûre d’elle. « Déjà, le mail ça permet de filtrer, les profils que je ne sens pas, ceux qui ne savent pas écrire, je ne leur réponds pas. Et puis je rencontre toujours dans des lieux publics, je refuse les hôtels ou les domiciles. »

Florence doit partir en stage quelques mois à l’étranger à partir de mars. « ça me permettra de couper un peu, ça ne me fera pas de mal ». Et après ? « Je devrais être sur Paris, je verrais ce que je trouverai comme job ». Escort peut-être ? « Peut-être… ».

D’un clic sur internet

Quelle est la part de fantasme et de réalité dans ce thème de la prostitution étudiante ? Quelle est l’ampleur du phénomène ? «Il y a une dizaine d’années, j’exerçais à Toulouse comme médecin dans le service interuniversitaire de médecine et de promotion de la santé. Une assistante sociale m’avait alerté et on commençait à en parler. Mais je pense qu’à l’époque, c’était très marginal. Je crains cependant qu’avec les problèmes économiques que nous connaissons, la situation ne se soit pas améliorée» explique le docteur Félix Navarro.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Selon le syndicat Sud Etudiant, plusieurs milliers d’étudiants se prostitueraient, mais il est difficile de donner un chiffre exact car aucune étude sérieuse n’a été réalisée. L’accroissement de la précarité et le développement d’Internet constituent deux facteurs déterminants : tout est devenu possible d’un simple clic. Internet facilite le passage à l’acte et l’activité «d’escorte» s’est largement développée. La prostitution se déroule dans des lieux privés, des chambres d’étudiants, parfois sous forme de prestations ambigües, contre un hébergement gratuit par exemple, ou contre la promesse d’un job.

Sur certains campus universitaires, des actions de prévention sont entreprises afin d’alerter les étudiants sur les conséquences de cette prostitution occasionnelle qui, souvent, touche celles et ceux qui sont déjà dans des situations de détresse. «Elle occasionne de la désinsertion sociale, parfois une alcoolisation, très souvent un sentiment de honte, une dévalorisation et une perte de confiance» explique une infirmière, pour qui ce n’est pas seulement une question d’argent.

« Il y a un réel malaise autour de la prostitution »

Comment avez-vous eu l’idée d’écrire ce scénario ?

Ce fait de société m’intéressait. Régulièrement, les médias évoquent ces jeunes femmes qui se prostituent pour financer leurs études. C’est un problème beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît et on voulait l’aborder sans porter de jugement de valeur.

Vous avez enquêté pour préparer ce film ?

Oui, nous avons rencontré des filles et nous avons travaillé aussi avec Hélène de Crecy, une documentariste qui a réalisé un film intitulé « Escort » sur la prostitution de jeunes filles. Ce phénomène est très difficile à chiffrer. Les jeunes femmes qui vendent leurs corps ne se retrouvent pas dans les associations qui luttent contre la prostitution. Mais il suffit d’aller faire un tour sur internet. On a commencé par faire ça. C’est très répandu en France.

Vous vous interrogez dans le film sur la question de la soumission ?

Ce mot vient en effet tout de suite. Est-ce que c’est une soumission de vendre son corps à un homme ? C’est une bonne question ? Qui se soumet dans ce genre d’échange ? Je ne pense pas que ces jeunes femmes exercent dans la soumission. Ont-elle le choix ? S’agit-il d’une contrainte ? Elles choisissent les hommes avec qui elles ont envie de coucher. Nous n’avons pas voulu parler de trafic, de mac, d’histoires racoleuses. Nous avons voulu parler de femmes qui décident elles-mêmes de se prostituer, avec l’idée d’une ascension sociale, de gagner de l’argent facilement. C’est beaucoup plus dérangeant.

Dans « Elles », vous brossez le portrait d’une société consumériste dans laquelle tout semble compté, mesuré, tarifé ?

Ces femmes évoluent dans une société où tout s’achète et tout se vend. La prostitution des corps est une alternative parmi d’autres. Quand on fait des études dans des écoles de haut niveau, il faut avoir une certaine allure, être bien habillé, à la mode. Les femmes que nous avons rencontrées évoluent dans une dimension matérielle où l’on veut tout, tout de suite. Quand on fait n’importe quoi pour de l’argent, quand on se compromet pour de l’argent, cela pose un vrai problème.

Vous dites que vous êtes féministe et vous estimez que vouloir interdire la prostitution est un leurre. N’est-ce pas contradictoire. ?

Je suis féministe en effet. Mais, concernant la prostitution, je trouve très dangereux cette approche qui consiste à dire à une femme ce qu’elle doit faire de son corps car finalement, cela sous-entend qu’elle ne sait pas ce qui est bon ou mauvais pour elle. Je me rappelle ce qu’on dit certaines féministes, que l’histoire s’écrit toujours sur le corps des femmes. En France, il y a un débat autour de l’interdiction de la prostitution. Je pense que c’est un leurre qui nous protège à défaut de régler le problème en profondeur. Il y a un réel malaise autour de ces questions. il y a le sentiment que la dernière chose que l’on ne devrait pas pouvoir vendre, c’est l’amour. Cela dit, il y a des problèmes quand même beaucoup plus graves que celui qui consiste à faire l’amour pour de l’argent.

Il y a aussi de l’amour dans votre film ?

C’est vrai. Nous n’avons pas voulu porter de jugement, mais regarder avec amour ces femmes. Si on vient avec une attitude de réprobation, il n’y a pas de dialogue possible.

« Quelques rendez-vous suffisent… »

Qu’est-ce qui amène certaines étudiantes à se prostituer ?

Des raisons économiques. Il est très difficile de cumuler un job (baby-sitting, restauration rapide, etc.) et de poursuivre des études en même temps. L’Observatoire de la vie étudiante note que ceux qui travaillent pour payer leurs études sont davantage en échec scolaire que les autres. Certaines jeunes femmes vont donc lorgner du côté de la prostitution. En une heure, elles peuvent gagner deux cents euros. Avec quelques rendez-vous par mois, elles arrivent à vivre.

Existe-t-il d’autres raisons pour se prostituer ?

Il y a aussi des étudiantes qui n’ont pas besoin d’argent, mais qui se prostituent pour sortir des carcans familiaux, d’une ambiance pesante, rigoriste, où la sexualité est un sujet tabou. Elles veulent exprimer un côté caché. La société considère qu’il est normal qu’un homme puisse multiplier les relations, c’est plus mal perçu pour une femme, que l’on taxe vite de « pute ». Ces filles se disent, « quitte à être une pute, va pour la prostitution ! »

Elles échappent aux réseaux habituels de la prostitution ?

Toutes ces filles sont plutôt dans la catégorie des « escorts », indépendantes et occasionnelles. La relation sexuelle existe, mais il n’y a pas que cela. Il peut y avoir ce que les Anglo-Saxons appellent « social time », c’est-à-dire, sortie, restaurant, boîte de nuit…, sauf que dès le départ, les deux sont d’accord sur les questions d’argent.

Peut-on quantifier le phénomène ? C’est très difficile. On parle beaucoup de la prostitution étudiante, mais elle correspond aussi à un fantasme, de jeunesse et d’intelligence, la « Lolita pas trop con ». Pour certaines filles, cela devient même un argument de marketing ! En fait, dans la prostitution occasionnelle, on trouve des institutrices, des avocates, des infirmières, des mères de famille, des secrétaires, des demandeuses d’emploi… Dans ce sens, les étudiantes sont présentes, mais pas surreprésentées.

Juliette Binoche « tout s’achète »

« Quand j’ai reçu le script de « Elles », j’ai tout de suite aimé le choix du sujet et la façon de l’aborder, audacieuse et risquée… Malgoska

[La réalisatrice polonaise, NDLR] évoquait les questions de l’intime et du féminin avec une vision personnelle et déroutante. Ces jeunes filles, parce que la vie est difficile, ont trouvé un moyen de gagner facilement de l’argent. Facilement en apparence parce qu’au fond, c’est pas si facile. Et elles pensent, en outre, que c’est pour un temps. C’est un phénomène actuel qui pose question. Par ailleurs, « Elles » porte en filigrane le portrait d’une société où la question du « pouvoir avoir » occupe une place démesurée et comble visiblement une angoisse, un manque. »

Durex, je n’ai pas d’orgasme avec vos préservatifs Orgasmic ! | Lettres de requête | Rue89 Les blogs


 

Scarlett M

correspondante

Publié le 18/02/2012 à 03h39

Mon e-mail à Durex

Chère compagnie Durex,

Je vous écris car je ne suis pas satisfaite par les préservatifs Durex Orgasmic. Je n’ai pas honte de vous le dire : je n’ai pas d’orgasme !

Pour votre défense, vous pourriez dire que c’est à cause du supermarché où je l’ai acheté et que cela a mis de la mauvaise énergie dans les articles. Effectivement, je me les suis procurés au Carrefour, alors que je suis plus habituée au Cora d’Ermont. Je ne me sentais pas chez moi dans ce supermarché. De plus, je ne connais pas les gens qui travaillent dans cet établissement.

C’est comme ça, les supermarchés ne se ressemblent pas : Cora fait des pochettes collectors avec les personnages de Shrek alors que Carrefour fait des pochettes Walt Disney. Tout le monde sait que Walt Disney n’aimait pas les enfants.

Si vous les disposez dans les rayons de ce local, cela n’est pas ma faute, mais la vôtre. Mon erreur est de vous avoir fait confiance.

J’ai vu dans le regard de chacun de mes partenaires qu’ils ont été déçus, constatant que je n’avais pas orgasmé. J’approche de la trentaine, je ne suis pas mariée et vous me rendez la tâche encore plus difficile !

Je vous joins donc les références du paquet de préservatifs : 010132462.

Scarlett M.

Leur réponse

Mme M.

France

Référence : 001216745A

Le 2 novembre 2011

Madame M,

Nous vous remercions de votre e-mail dans lequel vous nous avez fait part de votre mécontentement concernant notre produit Durex Orgasmic et vous prions de bien vouloir nous excuser pour les éventuels désagréments occasionnés. Nous souhaitons vous assurer que nous traitons toutes les réclamations de nos clients avec la plus grande attention, et nous nous engageons à effectuer toutes les recherches nécessaires concernant ce problème.

Afin que notre département qualité puisse effectuer les recherches nécessaires, pourriez-vous urgemment nous retourner des préservatifs non ouverts issus de la même boîte à l’adresse suivante :

Reckitt Benckiser

15 rue Ampère

91 748 Massy Cedex

L’emballage contient des informations qui nous permettent de suivre la traçabilité du préservatif et ainsi nous pouvons tester les préservatifs non utilisés pour vérifier s’il s’agit d’un cas isolé.

Nous vous prions de ne pas envoyer de préservatifs ouverts ou usagés, car ces derniers nécessitent un emballage spécial, conformément aux règles de sécurité et à la réglementation postale.

Veuillez également nous communiquer la date d’expiration des préservatifs et votre adresse postale afin de vous faire parvenir des coupons valables sur toute la gamme de produits Reckitt Benckiser.

Merci encore d’avoir pris le temps de nous contacter.

Nous vous prions d’agréer, Madame, l’expression de nos sentiments distingués.

Frances Lloyds

Responsable relations consommateurs

Re :

Chers responsables Durex Orgasmic,

Un préservatif Durex Orgasmic

Le temps de recevoir votre réponse, j’ai utilisé tous les préservatifs de la boîte. Pour vérifier. Mais j’ai tout de même un échantillon non-usagé pour vous parce que j’ai racheté une boîte (dans le Cora d’Ermont).

Bien à vous.

Ci-join t : un préservatif non-usagé.

Scarlett M.

Re-re :

La réponse de Durex

Madame,

Nous vous remercions de nous avoir contactés par e-mail concernant un défaut du produit Durex et de nous donner l’opportunité de remédier à ce problème.

Nous avons transmis vos commentaires à nos départements marketing et qualité, afin qu’ils puissent effectuer des recherches à ce sujet. Nous nous efforçons constamment d’améliorer nos produits et vous sommes très reconnaissants de nous avoir signalé ce problème.

Vos remarques nous sont très utiles, car elles nous aident à maintenir et améliorer nos normes de qualité.

Nous vous prions d’accepter les coupons de réduction joints au présent courrier, ainsi que nos excuses pour tout désagrément éventuellement causé.

Merci encore d’avoir pris le temps de nous contacter, et soyez certain que vos prochains achats de la marque Reckitt Benckiser répondrons à nos critères de qualité habituels.

Merci encore d’avoir pris le temps de nous contacter.

Nous vous prions d’agréer, Madame, l’expression de nos sentiments distingués.

Responsable relation consommateurs.

Pièces jointes : coupons 7,50 euros

7,50 euros de coupons pour m’acheter une nouvelle boîte de préservatifs Durex

Pendant huit jours et pour 680 euros, j’ai donné mon corps aux labos | Rue89


 Florentin Cassonnet

Pendant une semaine, en janvier 2012, j’ai été volontaire pour des essais pharmaceutiques. Récit de mes vacances de cobaye.

Un échantillon d’urine (Florentin Cassonnet)

L’aiguille entre une dernière fois dans mon bras droit, ça grince. C’est la fin des huit jours d’étude et la veine est fatiguée. C’est Sacha, au détour d’un petit job, qui m’avait parlé des essais pharmaceutiques :

« Le mieux, c’est de prendre les groupes du milieu d’étude, comme ça des gens ont déjà testé le médicament avant toi, et tu ne prends pas les doses maximales. »

Educateur paramédical, il travaille six, huit mois par an et vit le reste de l’année sur ce qu’il gagne avec ces études pharmacologiques :

« C’est un peu comme si t’allais en cure, t’es nourri, tu ne peux pas sortir, donc pas de distraction, tu lis, tu te reposes. »

Et pendant trois semaines (de la visite médicale jusqu’à la fin de l’étude), pas d’alcool. Etre cobaye serait-il purificateur ?

« J’ai vomi quatre fois »

Le 9 janvier, j’entrais dans ce centre de recherche privé mais « agréé du ministère de la Santé », à Rennes, pour la visite médicale. Suis-je apte à participer à cette étude pharmacologique ? Prise de sang, recueil d’urine, électrocardiogrammes. Surtout, pendant 45 minutes, lecture du « Formulaire d’information et de consentement des volontaires » sur les conditions de l’étude, les règles, et les risques :

« La plupart des effets indésirables sont réversibles à l’arrêt du produit expérimental. Dans certains cas, les effets secondaires peuvent être graves, de longue durée ou irréversibles. »

J’ai vomi quatre fois le jour de la première prise du médicament.

J’ai découvert le jargon poético-pharmaceutique :

« Etude de première administration à l’homme en trois parties, en double-aveugle, contrôlée versus placébo, randomisée, évaluant la sécurité d’emploi, la tolérance, la pharmacocinétique et l’effet repas de doses uniques croissantes d’ALS-002200 administrées oralement à des volontaires sains ainsi que la sécurité d’emploi et la tolérance de doses multiples croissantes d’ALS-002200 administrées oralement à des sujets atteints d’hépatite C chronique de génotype 1. »

Cobaye, un statut réglementé

Avoir un proche atteint de l’hépatite C aurait été une bonne raison de faire l’étude. Mais il faut se rendre à l’évidence, ce n’est pas pour faire avancer la médecine que je suis là. C’est la somme en euros que j’ai d’abord cherchée dans le courrier d’« invitation » à l’étude : 680 euros.

Les autorités de santé ont pris les précautions nécessaires pour que personne n’en fasse un job à plein temps (comme cet Américain qui pratique le « guinea-pigging » : cobaye est son métier) : un volontaire doit laisser passer trois mois entre chaque étude et il ne peut gagner plus de 4 500 euros sur les douze derniers mois.

Pour contrôler, le ministère de la Santé a mis en place un « fichier national des personnes se prêtant à des recherches biomédicales », déclaré à la Cnil. Les « compensations » de la recherche biomédicale sont non imposables.

Vacances à la clinique

Lundi 23 janvier, début de l’étude. Je retrouve les anonymes que j’avais croisés dans la salle d’attente, et ce ne sont pas des étudiants : plutôt papa-maman, 40-50 ans. On m’installe dans une chambre avec deux autres hommes. Dans celle d’en face, les cinq autres volontaires du groupe.

Pour l’hépatite C, cinq groupes se succèderont. Un groupe comprend huit volontaires, les doses sont doublées à chaque session : la dose du groupe 5 équivaut à seize fois celle du groupe 1.

Dans ma chambre, Jacques [tous les prénoms ont été changés], 55 ans, un ancien ouvrier de la Direction des constructions navales. Trois ans qu’il est en retraite, la DCN ayant mis en place des départs anticipés pour les travailleurs qui étaient en contact avec l’amiante. Il n’a pas été touché, « pas encore », dit-il. C’est sa troisième étude, il est bavard et affable. Il vient de Lorient, ça lui fait « voir du pays ».

Quand une infirmière s’approche pour la prise de sang, il raconte son histoire :

« J »ai été donneur de sang pendant 25 ans, mon bras droit sursaute à chaque fois qu’on pique dedans maintenant. Prenez le gauche. »

Il a calculé le ratio gain/coût et a pris un forfait semaine à la SNCF pour le trajet Lorient-Rennes. Cet argent arrondit sa pension.

François, 28 ans, est le seul autre jeune du groupe. Il est technicien de maintenance dans un abattoir et a pris sa semaine de vacances pour venir faire l’étude :

« J’ai pas de femme ni d’enfants qui m’attendent à la maison, qu’est-ce que je ferais pendant une semaine ? Je m’emmerderais. »

Cet argent, il en a besoin pour rembourser un prêt pour sa moto.

Les désagréments des vacances

680 euros « pour compenser les contraintes liées à cette recherche », en l’occurrence ici trois jours d’hospitalisation, une vingtaine de piqûres, la pose d’un cathéter (un robinet planté dans la veine pour éviter de piquer dix fois en une journée), des recueils d’urine, des électrocardiogrammes, des visites ambulatoires chaque matin pendant les cinq jours suivants.

Compter aussi les changements de veine quand la veine habituelle devient trop sensible. En bonus, le jour de sortie et pendant 24 heures, une petite glacière bleue avec un pain de glace et un bidon de 3 litres en guise de chiottes ambulantes.

Le « produit expérimental » est un sirop archi amer. La médecin, agacée, me prévient : « Je n’ai pas besoin de savoir quel goût ça a », alors que je n’avais encore rien dit. Une fois avalé, impossible de faire marche arrière, et je prends conscience que cette amertume n’est pas anodine.

Corps à louer pour la science

En mars 2006, six Britanniques étaient placés en unité de soins intensifs après s’être vus administrés un médicament anti-inflammatoire. Quelques mois après, Ryan Wilson, un plombier de 20 ans, se faisait amputer de trois de ses doigts à la main et de tous ses doigts de pied. Son étude était rémunéré 2 000 livres.

Jeanne, une infirmière qui travaille pour ce centre de recherche de Rennes depuis quinze ans, m’assure que l’étude n’était pas encadrée comme ici, que la législation française est l’une des plus sévères au monde : avant qu’une étude ne débute, il faut une autorisation de l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé).

Mais l’Afssaps a aussi autorisé le Mediator, médicament qui aurait causé la mort d’au moins 1 300 personnes. Nous sommes un peu l’armée de réserve des industries pharmaceutiques…

  • Sylvain est musicien, il a 45 ans et ne vit pas de sa musique. Il est au chômage et fait des études pharmacologiques « pour mettre du beurre dans les épinards. Ou pour les épinards tout court » ;

  • Eude, 47 ans, travaillait dans un casino Barrière à Saint-Malo. Maintenant, il est dans la restauration ;

  • Sabine, la quarantaine, est esthéticienne mais « avec la crise, le budget soins de beauté passe à la trappe en premier » ;

  • Marco est forain et son camion est tombé en rade : « Alors je suis venu ici, il y a le couvert et le logis » ;

  • Suzanne, la trentaine, est saisonnière. Elle a apporté son violon avec elle ;

  • Huguette est ingénieure, elle a 52 ans et a été prise dans une vague de licenciements économiques. Elle veut monter son business, « un service aux animaux qui n’existe pas encore ». Elle n’en dira pas plus.

Je lui lance :

« C’est un peu comme de la prostitution ce qu’on fait là, non ?

– Bah donner son corps comme ça, contre rémunération, c’est assez bizarre comme démarche. »

« Ça faisait très mal, mais on a dû refuser des gens »

Jeanne, notre infirmière, raconte :

« Il y a quelques années, on a répondu à un appel d’offre d’une entreprise pharmaceutique. Dans le protocole d’étude, il y avait des ponctions lombaires [extrêmement douloureux, ndlr].

On s’est dit que personne ne viendrait, alors on a mis la rémunération maximale de l’époque. Il fallait que les volontaires restent allongés longtemps sur le ventre, on devait piquer dans la colonne vertébrale pour prélever la moelle. Plusieurs fois. Même avec l’anesthésie locale, ça fait très mal.

Eh bien on a dû refuser des gens, l’étude était complète. »

Une mamie de 71 ans, son petit-fils….trafic de drogue !


 

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Une mamie de 71 ans et son petit-fils déférés pour trafic de drogue !

 

Une femme française de 71 ans et son petit-fils, ainsi que quatre autre personnes, doivent être déférées vendredi au parquet de Bobigny en vue de leur mise en examen pour un important trafic de cannabis à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris de source policière et judiciaire.

 

Arrêtés mardi matin, les six mis en cause avaient été placés en garde à vue, prolongée deux fois.

 

Dans cette affaire, la grand-mère jouait le rôle de « nourrice » stockant dans son appartement de la cité Emile-Cordon à Saint-Ouen la drogue qu’elle « mettait dans des sachets », récupérés ensuite par les vendeurs, selon une source policière.

 

Du début d’après-midi jusqu’à la nuit, des dizaines de consommateurs – jusqu’à trente par heure selon les enquêteurs – défilaient dans un hall voisin du domicile de la septuagénaire pour acheter des stupéfiants, ont constaté les enquêteurs.

 

En perquisitionnant au domicile de la grand-mère, les policiers ont découvert 230 grammes de résine de cannabis, des sachets d’herbe, des barrettes de cannabis, du matériel destiné à conditionner et peser la drogue, 980 euros, ainsi qu’un livre de comptes.

 

Arrêtée mardi, la septuagénaire a nié toute participation au trafic, tandis que son petit-fils a reconnu que de la drogue était stockée au domicile de sa grand-mère.

 

Ce trafic de stupéfiants était géré depuis sa cellule par un détenu de la prison de Meaux-Chauconin (Seine-et-Marne), incarcéré pour trafic de drogue. Son bras droit à Saint-Ouen n’a pu être interpellé et était toujours en fuite vendredi.

 

(belga/7sur7)

150 chats périssent dans l’incendie d’une maison


 

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150 chats périssent dans l’incendie d’une maison

 

Quelque 150 chats recueillis et nourris par une octogénaire à Pékin sont morts asphyxiés ou carbonisés dans l’incendie de sa maison, a rapporté samedi le quotidien Beijing Chenbao (Pékin-Matin).

 

Depuis près de trente ans, grand-mère Ding, âgée de 84 ans, recueillait des chats et des chiens errants dans sa demeure traditionnelle du centre de la capitale chinoise, constituée de bâtiments d’un seul étage réunis autour d’une cour.

 

L’incendie qui s’est déclenché vendredi vers 5 heures du matin a ravagé trois pièces où se trouvaient les félins, qui n’ont pu s’échapper.

 

Plus de 30 chiens et une cinquantaine de chats qui avaient eux le privilège de partager la chambre de grand-mère Ding dans un autre bâtiment ont survécu.

 

L’octogénaire a expliqué au journal qu’elle recherchait la compagnie des animaux parce qu’ayant contracté une turberculose lorsqu’elle était jeune, elle avait raté l’âge du mariage et vivait seule.

 

(belga/7sur7)

Le déclin cognitif débuterait dès 45 ans… – News Psycho – Doctissimo


 

lundi 09 janvier 2012


Pour certains, la quarantaine est encore l’âge de tous les possibles… mais cette période marquerait également le début du déclin cognitif. Alors qu’il était jusqu’alors admis que la baisse des capacités cérébrales n’intervenait qu’à 60 ans, une étude franco-britannique estime que cette diminution intervient dès 45 ans. Une explication de la crise de la quarantaine ?

 

 

declin cognitif

Le déclin cognitif débuterait à 45 ans, d’après une étude parue dans le British Medical Journal du 5 janvier.

On le sait, la durée de vie ne cesse de s’allonger, ce qui n’est pas sans poser problèmes (retraites, fin de vie, etc.). A ce titre, la découverte faite par Archana Singh-Manoux de l’Inserm risque de compliquer le challenge du  « bien veillir ». En effet, son équipe a cherché à déterminer l’âge du déclin cognitif, généralement admis à 60 ans mais toujours discuté. Pour ce faire, les chercheurs ont analysé les données cognitives de plus de 7000 Londoniens âgés de 45 à 70 ans. Ces personnes étaient suivies depuis plus de 10 ans (depuis 1997) dans le cadre de l’étude épidémiologique Whitehall II. Durant ces 10 années, les fonctions cognitives de ces  5198 hommes et 2192  ont été évaluées 3 fois grâce à des tests. Pour juger de leurs capacités cognitives, 4 critères ont été retenus : la mémoire, le vocabulaire, le raisonnement et la fluence verbale. 

Au final, il apparaît que les scores « cognitifs » des participants baissent dans tous les domaines, sauf pour le vocabulaire, qui lui, se maintient avec l’âge. A noter que les chercheurs avaient pris en compte les différences de niveau d’éducation dans leurs calculs.  Sur 10 ans, les capacités cognitives des personnes âgées entre 45 et 49 ans baissent de 3,6 % et de 9,6 % dans la tranche 65-70 ans.

« Déterminer l’âge auquel le déclin cognitif commence est important parce que des interventions comportementales ou pharmacologiques conçues pour changer les trajectoires de vieillissement cognitifs sont probablement plus efficaces si elles sont appliquées dès le début du déclin » souligne Archana Singh-Manoux.

Yamina Saïdj

Source : « Le déclin cognitif apparait dès 45 ans », communiqué de presse de l’Inserm, 5 janvier 2012

Etude : « Timing of onset of cognitive decline: results from Whitehall II prospective cohort study« , A Singh-Manoux and a BMJ 2012; 344 doi: 10.1136/bmj.d7622 (5 janvier 2012)

LE JEUNE CURÉ…


 images drôles mon programme pour ce soir

Un jeune curé arrive dans une paroisse pour remplacer l’ancien décédé.

Le jour de confesse, une dame arrive et dit au curé:

– « Mon Père, j’ai péché, j’ai sucé le sexe de mon voisin »

Le jeune curé est très embarrassé, car il ne sait pas quelle punition infliger à cette pêcheuse.

Il demande alors discrètement à un enfant de cœur:

– « il donnait combien, l’ancien curé pour une pipe? »

Et l’enfant de cœur de répondre:

– « 20 balles , monsieur le curé! »

(merci à HENRI GUAY pour cette blague)