Pensée du jeudi 16 février 2012.


« Combien de personnes parlent d’amour mystique, alors qu’elles
vivent dans la sensualité et le désordre des passions ! Et
d’autres s’imaginent qu’elles se sont consacrées à un
idéal spirituel, alors qu’en réalité elles ne servent que
leur vanité, leur besoin de dominer les autres, etc. Vous
direz : « Mais pourquoi ? C’est de l’hypocrisie ? »
Non, il peut y avoir chez elles de réelles aspirations
spirituelles. Seulement il ne suffit pas d’« aspirer » pour
réaliser, celui qui n’est pas capable de comprendre les
structures et les mécanismes du psychisme humain en général et
de son propre psychisme en particulier, va au-devant des pires
contradictions.
De même que dans le macrocosme, l’univers, la tête noire est
représentée symboliquement comme le reflet dans l’eau de la
Tête blanche de Dieu, dans ce microcosme qu’est l’homme la
nature inférieure est le reflet inversé de sa nature
supérieure. L’étendue d’eau est représentée en lui par le
diaphragme qui sépare, symboliquement, sa nature supérieure de
sa nature inférieure. Et de même que la tête noire ne peut
exister sans la Tête blanche, la nature supérieure et la nature
inférieure en l’homme ne peuvent exister l’une sans
l’autre. C’est à lui d’être lucide et d’apprendre
comment faire servir sa nature inférieure à l’épanouissement
de sa nature supérieure. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Candidats, parlez-nous d’amour… – Présidentielle 2012 : LaDépêche.fr


 

Il est rare qu’on associe amour et politique, même un jour de Saint-Valentin. Pour autant, entre la déclaration amoureuse et les déclarations de candidats à la présidentielle, un même ressort s’impose: l’art de séduire. Il arrive toutefois que des clivages apparaissent dans les programmes: ainsi du Pacs et du mariage gay.

« Aimez-vous les uns les autres ». Quand Ségolène Royal articule ce précepte très chrétien lors d’une de ses fêtes de la Fraternité, elle reçoit en échange quelques commentaires moqueurs de la part de la droite, mais aussi dans les rangs de son parti. De quoi se mêle-t-elle ? Une élection dépendrait-elle des bons sentiments ? Que viendrait faire l’amour, dans le discours politique ?

Pourtant, voici quelques semaines, alors que « Gala », le magazine du glamour, lui demandait quel serait son projet le plus fou une fois passée l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon affirmait ingénument : « J’aimerai écrire un roman d’amour ». La réponse peut surprendre quelques-uns de ses partisans. Mais, après tout, un ancien président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, n’a-t-il pas déjà pondu deux romans à la guimauve dont l’amour est le ressort principal ? Dans l’un d’eux, « La Princesse et le Président » qui relate un amour fictif où certains ont cru discerner les ombres de Lady Diana et de l’auteur lui-même, Giscard évoque, en une formule affligeante « ce glaive de l’amour absolu tournoyant dans un sifflement au-dessus de nos têtes ».

Capacité à séduire

Assurément l’amour est indispensable à qui ambitionne le pouvoir. « Si vous n’aimez pas les autres, si du moins vous ne leur donnez pas l’impression que vous les aimez, votre message ne sera jamais compris », affirme un ancien ministre. Le désir – au sens de désir amoureux – est un rouage clef pour tout candidat : il faut désirer le pouvoir et, en même temps, susciter le désir de l’électeur.

Dans une compétition présidentielle où le candidat, homme ou femme, doit conquérir le peuple, on comprend aisément l’importance de cette capacité à séduire – non pas, comme on a pu le constater, grâce un physique avantageux, mais avant tout par le charme, les mots, par la façon de les dire, par le regard, par le geste, par la sincérité et la force de persuasion. Bref, par un véritable discours amoureux.

Il n’est pas étonnant, dès lors, que la politique et l’amour soient souvent associés dans la petite Histoire de France – pas étonnant non plus que l’homme de pouvoir exerce une attirance sur son « public ». On prête à nos Présidents un désir de conquête(s) que les rumeurs et le bouche à oreille ont colporté – jusqu’à ce que François Mitterrand ait en quelque sorte « dédramatisé » ce qui arrive parfois à tout citoyen et qu’on appelle « une double vie ». Ne parlons pas ici de toutes ces révélations qui se sont étalées dans la presse depuis un certain 14 mai 2011 au Sofitel de New York.

Signalons simplement que les deux favoris de la présidentielle, Nicolas Sarkozy et François Hollande ne cachent pas leur vie privée. Le temps n’est plus où, pour devenir Président, il fallait être marié comme Charles et Yvonne – et une bonne fois pour toutes.

Mœurs et « questions de société »

Dans les programmes des partis politiques, peu de place à l’amour proprement dit, mais un certain nombre de dispositions sur des « questions de société » qui touchent peu ou prou à l’amour et aux relations de couple. Ce genre de débat devient très vite passionnel.

Dans les années 1970, où la société découvrait la « libération sexuelle », le débat sur l’interruption volontaire de grossesse, mené par Simone Veil, alors ministre de la Santé de Valéry Giscard d’Estaing, a révélé une réelle « cassure » entre la droite conservatrice d’une part et d’autre part une alliance ponctuelle entre la gauche et les libéraux.

De même le fameux débat sur la reconnaissance juridique d’un couple non marié. La première proposition de loi « tendant à créer un contrat de partenariat civil », déposée au Sénat par Jean-Luc Mélenchon en 1990 fut vite renvoyée dans les tiroirs. Il a fallu attendre 1999, sous le gouvernement de Lionel Jospin, pour instaurer en France le Pacte civil de solidarité (Pacs), au terme de vifs affrontements à l’Assemblée nationale – on se souvient de Christine Boutin brandissant la Bible, pour dénoncer l’atteinte aux fondements de notre société. Hier, la droite se battait pour qu’il ne soit pas adopté ; aujourd’hui, plus personne ne remet en cause le Pacs – de 1999 à 2009, durant les dix premières années de son application, 700 000 Pacs ont été signés.

Mariage gay

Aujourd’hui, dans la campagne 2012, le clivage s’est déplacé vers ce qu’on a appelé le « mariage gay ». Les deux partis qui soutiennent François Hollande, le parti socialiste et le parti radical de gauche, en font le symbole d’une ouverture d’esprit, d’une adaptation de la loi à l’évolution des mœurs. En revanche, Nicolas Sarkozy l’a redit samedi dans son entretien avec le Figaro-Magazine : « Je ne suis pas favorable au mariage homosexuel, il ouvrirait la porte à l’adoption ». Le débat viendra un jour…

Enfin, il y a un sens plus large à donner au mot. L’amour de son « prochain » – c’est-à-dire l’amour du citoyen. L’amour de son pays, de la « cause » qu’on défend, de son drapeau – ou encore « l’amour sacré de la patrie » qu’on retrouve au sixième couplet de La Marseillaise. A l’époque, en tout cas, la Révolution était une histoire d’amour…

« La politique est affaire de séduction »

Y a-t-il un parallèle entre l’art de la séduction et la séduction politique des électeurs ?

Il y a toujours une phase d’écoute et d’observation quand on est dans la séduction homme-femme, surtout pour les hommes. La première phase est essentielle et elle est à mettre en parallèle avec les phases que doit mettre en scène un commercial, un vendeur vis-à-vis de son client. On ne peut pas convaincre, séduire quelqu’un si on n’a pas compris d’abord ce qu’il a dans la tête et ce qu’il attend. Ses attentes, sa personnalité, ses besoins, etc.

Vous invitez à dîner quelqu’un, vous discutez, vous marquer de l’attention, de la compréhension. Dans le domaine du marketing, la vente, vous allez faire une étude de marché pour connaître les besoins de vos consommateurs ou vous allez espionner votre client pour savoir quels sont ses problèmes du moment. En politique vous disposez d’un outil qu’utilisent très très mal les hommes politiques : le sondage qualitatif. Les hommes politiques ne jurent que par les sondages mais des sondages quantitatifs. Il y a, en matière de sondages, le besoin de savoir quels sont les problèmes des gens. Lorsqu’on ne fait pas de sondages, on fait des réunions, on écoute les gens, comme dans les réunions de consommateurs utilisées en marketing. On se rend sur les marchés, on écoute les gens, on a un réseau de militants qu’on charge d’interroger la population. C’est la première phase de séduction.

Quelle est la seconde ?

La 2e phase de séduction, c’est la construction d’une offre. L’homme politique construit une offre politique, c’est ce que font actuellement les candidats qui construisent une offre et la modifient, l’enrichissent ou la renient au fur et à mesure de l’actualité. L’offre de Hollande ou Sarkozy n’a rien à voir avec celle qu’ils faisaient il y a quelques mois. Il y a une phase de construction de l’offre qu’il vaut mieux faire de façon participative et pas solitaire, dans laquelle le langage qu’on va employer est celui des gens qu’on veut séduire. Si vous avez une belle étrangère en face de vous, vous essayez de parler sa langue. C’est pareil en politique : en milieu rural, vous ne tenez pas le même discours qu’en milieu urbain.

Y a-t-il aussi une dimension physique dans la séduction politique ?

Oui. Il y a quelques jours, un homme politique a dit « le général de Gaulle n’aurait pas pu être de Gaulle s’il avait eu la taille de Nicolas Sarkozy. » C’est assez vrai. Le gars qui est grand en politique, comme le gars qui est grand pour séduire une femme, a plus de chance d’y arriver. C’est injuste mais c’est comme ça. Sarkozy avait un handicap avec sa taille, comme Mitterrand qui était petit. Ce sont des gens qui ont une forte personnalité pour compenser. À défaut de taille, on peut se limer les dents, changer ses lunettes, ou, comme Sarkozy, essayer d’avoir une jolie femme. Chacun essaie de trouver des éléments de look. Mais le look c’est aussi les gens dont vous vous entourez, c’est votre gestuelle, la façon dont vous vous habillez. Si vous ne vous habillez pas « président » pour la présidentielle, vous n’avez aucune chance.

Le look est-il primordial ?

C’est absolument essentiel. regardez Marine Le Pen qui a évolué dans sa façon de s’habiller, de se coiffer. Idem pour Eva Joly qui a renoncé à ses lunettes. C’est pris en compte mais plus le candidat est quelqu’un de puissant et moins les gens écoutent les conseils et ça, c’est terrible. Cela en a perdu certains comme Giscard ou Chirac.

Pour conclure, on peut dire qu’il y a une différence entre la séduction personnelle et la séduction professionnelle. Dans la seconde, il y a un élément de marketing qui n’est pas dans la première. Dans la séduction personnelle, c’est votre personnalité uniquement qui va jouer. Dans la séduction professionnelle, notamment politique, vous avez un élément de positionnement personnel, c’est-à-dire d’arriver à vous placer sur l’échiquier, à donner un présupposé vous concernant que votre comportement, votre physique vont confirmer plus ou moins bien.

Propos recueillis par Philippe Rioux

 

Quand la conquête du pouvoir se fait en couple

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni.

En 2007 et les années qui précédèrent, Nicolas Sarkozy était parti à la conquête du pouvoir main dans la main avec son épouse Cécilia, avec laquelle il s’était marié en 1996. Le couple, fusionnel, constituait alors un tandem amoureux et politique. Ainsi, de l’avis de tous les proches du Président, Cécilia a joué un rôle capital de conseilllère, suscitant souvent l’agacement de certains barons de l’UMP. La magie s’est pourtant rompue en 2005 lorsque le couple se sépare ; mais Nicolas et Cécila restent liés par une même ambition : conquérir l’Elysée. Cécilia acceptera de revenir pour remplir sa part du «contrat», puis le couple divorcera en octobre 2007. Avec Carla Bruni, les choses sont très différentes. Venue de la gauche, l’ex-mannequin et chanteuse, épousée le 2 février 2008, n’a pas la politique dans le sang comme Cécilia, mais elle jouera un rôle clé auprès de Nicolas Sarkozy en adoucissant sans doute son discours qui s’annonce très dur durant la campagne. Carla mettra en avant sa beauté et son côté glamour comme elle avait su le faire avec brio lors de la visite d’Etat de Nicolas Sarkozy à Londres en mars 2008. On avait alors comparé son élégance à celle de Jackie Kennedy. Nul doute que, plus que sa parole, les attitudes et les tenues vestimentaries de l’ancienne mannequin seront choisies avec le plus grand soin.

François Hollande et Valérie Trierweiler.

Comme Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni, François Hollande aborde la campagne présidentielle après avoir connu un changement dans sa vie personnelle : sa séparation d’avec Ségolène Royal.

Royal et Hollande auront constitué le parfait exemple d’une ascension politique qui se fait en couple. Jacques Attali remarque l’un puis l’autre de ces deux énarques et c’est auprès de François Mitterrand que ce couple non marié qui aura quatre enfants, va lancer sa carrière politique. Avec des nuances : Ségolène sera plusieurs fois ministre, François jamais, mais sera 11 ans à la tête du parti. Des ambitions en parallèle dont les deux lignes directrices viendront se croiser pour finalement se briser sur la présidentielle de 2007. La séparation est annoncée le soir du 2e tour des législatives de 2007. Depuis chacun a refait sa vie, mais l’affect – et l’affection réciproque ? – apparaît encore, lorsque Ségolène se désiste pour François à la primaire ; lorsque François fait refaire le film de campagne où Ségolène a été zappée. Depuis 2006 avec la journaliste politique Valérie Trierweiler, François Hollande ne trouvera pas une rivale, mais sans doute une redoutable conseillère en communication. Cette utilisatrice Twitter jusqu’alors très discrète, n’hésite plus à se montrer aux côtés de son compagnon.

Ph. R.

Au PS, un « kiss-in » pour le mariage gay

Aujourd’hui dès 16h30 place de l’Hôtel de Ville à Paris, la plateforme des «Jeunes LGBT avec Hollande» et l’association Homosexualité et Socialisme (HES) s’emparent du symbole de la Saint-Valentin pour défendre la proposition de François Hollande d’ouvrir le droit au mariage à tous les couples. Recréant le baiser de l’Hôtel de Ville de Doisneau, les militants et les passants seront invités, à 17heures précises, à s’embrasser dans un kiss-in pour l’égalité. «Alors que de plus en plus de pays européens ont ouvert le mariage à tous les couples, la France reste profondément en retard. Depuis le Pacs mis en place par le gouvernement Jospin en 1999, aucune avancée majeure n’a été faite pour l’égalité des droits pour tous» estiment les jeunes socialistes.

A l’étranger, le succès se vit à deux

Conquérir le pouvoir en couple semble être devenu une constante dans beaucoup d’élections et dans beaucoup de pays. On ne parle pas ici du soutien – logique – de l’épouse ou de la compagne d’un candidat (ou du mari ou compagnon d’une candidate) qui resterait effacée et discrète, mais présente, comme ont pu l’être Jackie Kennedy ou Bernadette Chirac, qui n’ont jamais réclamé un rôle officiel et décisionnel à la Maison Blanche et à l’Élysée, mais ont eu parfois une réelle influence.

Il s’agit plutôt désormais d’une conquête du pouvoir à deux, quitte à opérer un partage des tâches ultérieurement. Ainsi, lorsque Bill Clinton se présente à la présidentielle américaine en 1992 puis en 1996, il affiche clairement l’idée selon laquelle l’électeur qui vote pour lui aura « deux Clinton pour le prix d’un », en l’occurrence lui-même et Hillary, plus diplômée et sans doute plus ambitieuse que lui. Les Clinton présentent alors un ticket, un tandem en quelque sorte, qui trouvera son prolongement en 2008 lorsque Hillary postulera aux primaires démocrates avec le soutien de Bill. Défaite, Barack Obama(photo) en fera sa puissante secrétaire d’État… Un Obama dont la victoire doit beaucoup, là encore, à la très diplômée Michelle…

En Argentine – marquée par le rôle politique joué dans l’après- guerre par Éva Peron – c’est Nestor Kirchner et Cristina Kirchner qui se sont passé le témoin de la présidence en 2007.

En France, hormis la relation entre Michèle Alliot-Marie et Patrick Ollier à l’UMP, et celle de Ségolène Royal et François Hollande au PS, des tandems politiques amoureux à la ville et ambitieux ensemble sur la scène politique restent rares. En revanche, les relations entre personnels politiques et médiatiques ne manquent pas : Bernard Kouchner et Christine Okcrent, Jean-Louis Borloo et Béatrice Schönberg, Arnaud Montebourg et Audrey Pulvar.

Philippe Rioux

Autisme : la fin du règne de la psychanalyse ? – Le Point


 

Encore aujourd’hui, aucune certitude ne s’impose dans le traitement de l’autisme. Mais les comportementalistes pourraient bientôt l’emporter.

Pratiques psychanalytiques ou méthodes comportementalistes : deux approches se disputent la légitimité dans le traitement de l'autisme.

Pratiques psychanalytiques ou méthodes comportementalistes : deux approches se disputent la légitimité dans le traitement de l’autisme.© Baziz Chibane / SIPA

Par Louise Cuneo

C’est une guerre ouverte dans laquelle se sont lancées deux écoles face à un mal commun : l’autisme. Pour combattre ce « trouble envahissant du développement », qui touche – selon la définition qu’on lui donne – un enfant sur 150 à 1 500, les adeptes des méthodes comportementales ont juré la perte des fidèles de la psychanalyse.

Cette bataille pour traiter ces enfants et adultes qui ont des difficultés à communiquer avec le monde extérieur, ne date pas d’hier, mais elle a été replacée sous le feu des projecteurs par un député UMP, Daniel Fasquelle. Son credo : remettre en cause de manière absolue le traitement de l’autisme par l’approche psychanalytique, seule technique développée et remboursée actuellement en France. Pour ce faire, il a même déposé une proposition de loi visant à « interdire l’accompagnement psychanalytique des personnes autistes, au profit de méthodes éducatives et comportementales ». Et d’aller jusqu’à vouloir prohiber le remboursement, et même tout enseignement analytique sur l’autisme, pour reporter ces moyens sur « les méthodes qui marchent ».

« Retard »

« Les techniques utilisées actuellement en France sont non seulement inefficaces – aucune étude n’a montré à ce jour que la psychanalyse servait à quelque chose -, mais provoque un incroyable gâchis humain, que ce soit pour les enfants non traités ou pour leurs proches. Sans compter la perte financière : 60 % des hospitalisations de plus de trente jours dans les hôpitaux psychiatriques concernent des autistes, et on évalue à 200 000 euros par an le coût d’enfermement d’un autiste. » Et le député de souligner que, sur le dossier de la prise en charge des adultes à l’hôpital, la Cour européenne des droits de l’homme a même condamné la France, tout comme le Comité consultatif national d’éthique pour « maltraitance ».

Pour sortir de ce « scandale », Fasquelle prône le développement et le remboursement des méthodes éducatives : un système où l’on montre à l’enfant comment réagir à des situations, pour entrer en communication avec lui. De nombreuses associations de parents d’autistes, parmi lesquelles Vaincre l’autisme, Autisme Europe ou Ensemble pour l’autisme, réclament cette révolution, et misent beaucoup sur cette nouvelle « grande cause nationale ». Objectif affiché de cette campagne : « permettre à la France de poursuivre le rattrapage de son retard en matière de prise en charge ». Pour Daniel Fasquelle, aucun doute : si la France a pris ce « retard » sur les autres pays, c’est parce que le mouvement psychanalytique prend beaucoup plus d’espace en France qu’à l’étranger, dénonçant frontalement un lobby très puissant.

« Ennemi commun »

Éric Laurent, psychanalyste membre de l’École de la cause freudienne, estime quant à lui qu’il n’est question ni de groupe de pression ni de retard. « Cette proposition de loi s’inscrit dans une campagne de communication initiée par certaines associations de parents d’autistes. Certes, pour des raisons culturelles et historiques, la psychanalyse est très présente en France. Mais l’idée de retard ne tient pas la route ! C’est ainsi que les opposants à la psychanalyse ont traduit notre résistance au tout comportemental« . Selon le psychanalyste, les États-Unis ou encore le Canada formulent aussi des critiques éthiques, légales et pratiques à l’égard des techniques comportementalistes. « On ne peut pas appliquer une même méthode pour tous, ce que prônent les comportementalistes : grâce à l’approche psychanalytique, on peut partir des signes d’intérêt que l’enfant a pour le monde et construire un apprentissage adéquat », se défend Éric Laurent. « Les associations de parents qui s’opposent aujourd’hui à la psychanalyse se sont mis dans la tête que les psys les rendaient responsables de l’autisme de leur enfant. Ce n’est pas le cas actuellement, c’est une caricature ! Les associations se sont unies face à un ennemi commun : nous. »

Révolution

Loin d’être borné à une négation des bienfaits du comportementalisme, Éric Laurent reconnaît qu’on peut effectivement parfois obtenir quelques résultats à court terme avec ces nouvelles méthodes : « lorsque l’on apprend à un enfant à réagir à une situation, comme c’est le cas avec les méthodes comportementalistes, il ne saura pas forcément adapter sa réaction à un contexte différent ». Enfin, même si l’autisme n’est pas une psychose et qu’il existe des facteurs prédisposants, il ne faut pas, selon lui, négliger les affects et les angoisses : « La psychanalyse et l’approche relationnelle peuvent apprendre à un enfant à vivre avec. »

La Haute Autorité de santé (HAS) doit trancher. D’après le quotidien Libération, qui s’est procuré le rapport que l’entité indépendante doit rendre sur le sujet le 8 mars, les experts affirmeraient que « l’absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques, ni sur la psychothérapie institutionnelle ». Si cela venait à être confirmé, ce rapport sonnerait bien le glas de la psychanalyse dans le traitement de l’autisme. Une révolution est en marche.

Quand Gargantua rencontre Jeanne d’Arc – Histoire de France. Le Blog La France pittoresque


Quand Gargantua rencontre Jeanne d’Arc

D’après « Revue des traditions populaires », paru en 1905

Une légende du Bourbonnais met en scène Gargantua revenant du Forez, ayant grande soif, se trouvant à Briailles (coteau naturel sur la rive gauche de l’Allier, en face de Chazeuil-Varennes), et s’appuyant un pied sur le sommet de la colline et l’autre sur le château de Chazeuil (la distance à vol d’oiseau est de 4km environ) ; en enjambant l’Allier, il se pencha pour boire l’eau de la rivière. Mais des bateaux chargés de poudre et de munitions pour le siège d’Orléans (1429), et qui descendaient l’Allier, se trouvaient de passer à ce moment entre les jambes du géant ; lequel, sans y prendre garde, les avala avec leurs charges et les bateliers.

Son ventre se ballonna, et il se trouva si mal à l’aise, qu’il fit appeler son médecin. C’était la nuit ; celui-ci arriva en toute hâte, et il fut obligé pour bien examiner son malade, de faire allumer un grand nombre de chandelles, et en s’approchant de trop près de son malade, le feu se communiqua aux barils de poudre qu’il avait avalés, il en résulta une terrible explosion qui transporta la terre sur la rive gauche de l’Allier et qui forma la côte de Breux, près de Saint-Pourçain, et qui s’étend de cet endroit jusqu’à Chatel-de-Neuvre, et Gargantua fut immédiatement soulagé.

 

L’épisode du médecin entrant dans le ventre du géant se retrouve dans un récit assez romanesque de Mme de Cerny, Saint Suliac et ses Traditions (1861) ; dans Gargantua dans les Traditions Populaires de Paul Sébillot : avec des explosions, dans la partie consacrée aux légendes du Poitou et du Nivernais ; l’explosion sans intervention du médecin figure dans la partie consacrée à la Haute-Bretagne et à l’Hérault.

L’assimilation de Gargantua, au siège d’Orléans, est chose assez singulière. L’on sait que Jeanne d’Arc avait demandé des secours aux échevins de Moulins et à ses chiers et bons amis de Riom (Jeanne d’Arc en Bourbonnais, par F. Pérot, édition de 1901) ; en effet, les registres des receveurs de la ville de Clermont de l’année 1429 portent à la date du 7 novembre : Memoyre suit que la Pucelle Jehanne messaige de Dieu et mons. de Le Bret (d’Albret), envoièrent à la ville de Clermont une lectre fesant mencion que la ville leur voulait aider de pouldre de canon, etc.

Cindy’Lee, candidate du parti du plaisir – Présidentielle 2012 : LaDépêche.fr


Cindy’Lee, candidate du parti du plaisir

Publié le 14/02/2012 08:25 | Ph. R.

Parmi toute la ribambelle de petits candidats qui tentent leur chance dans la course à l’Élysée, sans grand espoir toutefois de parvenir à recueillir les 500 parrainages nécessaires, une candidature prône résolument l’amour de son prochain et l’amour tout court : Cindy’Lee, qui se lance dans la campagne sous l’étiquette du Parti du plaisir (sic). Cindy’Lee, alias Isabelle Laeng, une plantureuse blonde strip-teaseuse n’est pas une novice en politique puisque qu’elle s’est déjà présentée à plusieurs élections : en 2002 aux législatives dans la 1re circonscription de Paris, puis aux élections cantonales à Paris en mars 2003 ; un scrutin où elle avait tout de même obtenu 1,8 % des voix ; et de nouveau aux législatives en 2007 (1,06 %). Mais la candidate fait surtout parler d’elle lors des élections présidentielles. Faute d’avoir ses signatures, elle n’avait pu concourir au premier tour en 2002 et 2007. Cette année, la candidate veut y croire. Le site internet du parti qu’elle a fondé proclame « Pour qu’un vent d’hédonisme souffle sur la France. »

Centenaire et passionnée de jeux vidéo !


 

Centenaire Et Passionnée De Jeux Vidéo.jpgCentenaire et passionnée de jeux vidéo !

 

Kathleen Kit Connell est une femme âgée de 100 ans pour qui les jeux vidéo revêtent une importance capitale.

 

Selon la World Records Academy, l’habitante d’East Renfrewshire, en Écosse, est la plus vieille joueuse de Nintendo au monde.

 

Depuis environ quatre ans, elle se plait à découvrir des jeux tels Art Academy, Brain Training et Scrabble pour sa console Nintendo DS Lite. « J’y joue en soirée, ensuite je prends une pause et je me sers une tasse de thé, après quoi je recommence à jouer avec ma Nintendo…c’est vraiment super.

 

Je ne me sens pas comme si j’avais plus de 80 ans. Je ne peux qu’en parler en bien », a-t-elle déclaré.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=nawe7F8cZ_U]

Source :http://www.gizmowatch.com/worlds-oldest-nintendo-player-favors-gaming.html

insolite.ca

Menace sur les ordinateurs belges le 7 mars !


 

ordi.jpgMenace sur les ordinateurs belges le 7 mars !

 

Le CERT.be, l’équipe fédérale belge d’intervention d’urgence en sécurité informatique, met en garde le pays contre un virus qui pourrait priver des ordinateurs belges de tout accès Internet à partir du 7 mars.

Le virus a déjà touché plus de 4 millions d’ordinateurs dans plus de 100 pays. Le CERT.be confirme que la Belgique pourrait être touchée mais ne connaît pas l’ampleur de l’éventuelle contamination.

Chaque utilisateur d’un ordinateur est invité à se rendre avant le 7 mars sur le site web www.dns-ok.bepour vérifier si ce virus infecte la machine et, le cas échéant, le supprimer.

Le virus est né d’une fraude en ligne montée par six hackers estoniens qui ont réussi à pirater des millions d’ordinateurs, les redirigeant vers des sites web spécifiques contenant des publicités. La bande a été arrêtée par le FBI après deux ans d’enquête.

« Le danger est désormais écarté car le FBI a créé un serveur provisoire qui intercepte la redirection du virus », déclare Christian Van Heurck, coordinateur de CERT.be. « Mais ce serveur provisoire disparaîtra le 7 mars, et les ordinateurs infectés ne pourront plus accéder à l’Internet. C’est pourquoi il est si important que chacun teste son appareil à la recherche d’une infection sur http://www.dns-ok.be ».

Le CERT.be précise toutefois que les tablettes et les smartphones ne sont pas concernés par le virus.

lavenir.net

Isabelle Adjani fan absolue de Zahia – People – 7s7


 

© photo news

Après Karl Lagerfeld, Isabelle Adjani se déclare dans « le camp de ceux qui ont envie d’aimer » l’ancienne call-girl Zahia, 19 ans, médiatisée comme « cadeau d’anniversaire » en 2009 du footballeur Franck Ribéry, avant de se reconvertir en égérie et styliste de lingerie.

Dans un entretien paru mercredi dans le magazine Gala, Isabelle Adjani reconnaît un « coup de coeur » pour « cette très jeune femme qui affole le monde, à la beauté si singulière qui hypnotise ». En janvier, avec le soutien financier d’un fond d’investissement asiatique, Zahia a présenté à Paris une collection de lingerie diversement accueillie. Son entretien laborieux le soir même sur la chaîne M6 est l’objet de railleries sur les réseaux sociaux. Estimant que le parcours de Zahia est « émouvant, troublant et dérangeant », l’actrice annonce son intention de coproduire un documentaire sur la jeune femme, et s’en prend directement à ses détracteurs: « S’il y a bien quelque chose qui a toujours rendu fous les bien-pensants, c’est bien la valeur sans le secours du mérite ».

« Toute différence inexplicable chez un être rend les autres fous », ajoute Isabelle Adjani. « (Zahia) vit dans la contradiction du regard de ceux qui vous jugent, vous détestent…mais sont tentés de vous aimer ». « Tout cela je l’ai connu très jeune. C’est vraiment douloureux à vivre… », confie Isabelle Adjani qui se déclare « émue par l’écho que (Zahia) nous renvoie de notre propre enfance, de nos fêlures, de notre vécu ». Dans le documentaire qu’elle doit consacrer à la jeune femme, Isabelle Adjani annonce qu’elle sera sa « parole-résonance avec la bienveillance au féminin ».

Photographe officiel de la première collection lingerie de Zahia et première personnalité à la soutenir, Karl Lagerfeld a affirmé de son côté que la pulpeuse jeune femme « (le) fascine », jugeant qu’elle incarne « une tradition très française de galanterie ». Née en Algérie en 1992 et élevée dans la banlieue parisienne, Zahia est sortie de l’anonymat en affirmant à la police avoir eu des relations tarifées avec Franck Ribéry et un autre joueur de l’équipe de France, Karim Benzema, alors qu’elle avait 16 ans. Zahia avait assuré par la suite que les deux joueurs ignoraient qu’elle était mineure.

Dernièrement, le parquet de Paris a requis un non-lieu à l’égard des deux footballeurs, estimant qu’ils ignoraient, en effet, la minorité de la prostituée. (afp)

15/02/12 00h17

Symptômes de grossesse – Les signes de grossesse – Doctissimo


 

Symptômes de grossesse : les signes qui ne trompent pas

Vous rêvez d’un enfant et vous écoutez les moindres signes de votre corps. Quelques jours de retard de règles, les seins tendus… Et vous vous imaginez déjà le ventre rond.  Existe-t-il des symptômes caractéristiques de la grossesse ? Faut-il s’y fier ?

Le bouleversement hormonal qui accompagne la grossesse peut provoquer des symptômes précoces et caractéristiques. C’est ce que l’on appelle les signes « sympathiques » de grossesse, même si ces signes ne méritent pas toujours ce qualificatif.

L’absence de règles, un signe fiable de grossesse ?

Les signes de la grossesseBien avant que leur ventre ne s’arrondisse, de nombreuses femmes peuvent percevoir les premiers signes de la grossesse. Le plus constant, celui qui donne presque toujours l’alerte, est, bien entendu, le retard de règles. Cependant, de nombreuses femmes ont des règles irrégulières, voire des périodes d’aménorrhée (arrêt spontané des règles), ce qui rend ce signe, en réalité, peu fiable, en début de grossesse. Par ailleurs des saignements peuvent se produire au moment où les règles auraient normalement dû avoir lieu. Bien que souvent moins abondants que les menstruations,

ils peuvent néanmoins prêter à confusion.

Des seins lourds et tendus, un symptôme de grossesse ?

Bien d’autres symptômes évocateurs peuvent se produire au début de la grossesse, tous liés à la poussée de sécrétion des hormones sexuelles. Les seins gonflent, avec un bombement des mamelons, qui prennent une coloration plus foncée et se couvrent parfois de petites tuméfactions granuleuses,  qui correspondent à des petites glandes (tubercules de Montgomery). Ces modifications mammaires sont souvent extrêmement précoces.

Déjà des envies ?

Souvent le goût se modifie, en dehors de tout trouble digestif. Des aliments auparavant appréciés sont délaissés subitement, au profit d’autres. Parfois il s’agit d’un véritable dégoût, qui peut se manifester aussi bien pour certains plats que pour le vin ou la cigarette.

Autres symptômes de grossesse

Signes classiques, les nausées, à prédominance matinale, sont plus tardives, survenant souvent à la fin du premier mois de grossesse. Selon certaines estimations, jusqu’à la moitié des femmes enceintes en seraient victimes. Les vomissements sont plus rares. Une augmentation de la salivation et une exacerbation de l’odorat sont souvent associées, et il n’est pas rare que ce soit une odeur qui déclenche les nausées.

De nombreuses femmes signalent, enfin, une constipation et une sensation de ballonnement, au début de la grossesse.

Grosse fatigue !

Vous qui étiez du genre couche-tard, ne tenez plus les yeux ouverts dès que vous vous asseyez sur un canapé. Une somnolence, voire une envie irrépressible de dormir tout au long de la journée, est fréquente au début de la grossesse. Elle est due à l’effet sédatif de la progestérone. Le sommeil nocturne peut, en revanche, être perturbé.

En définitive, les signes sont si nombreux et si variables d’une personne à une autre qu’il serait absurde de faire reposer sur eux le diagnostic de la grossesse. D’autant plus que de nombreuses femmes n’éprouvent aucun de ces symptômes. En revanche, la présence de l’une ou plusieurs de ces modifications peut attirer l’attention. Pour vérifier, courez à la pharmacie ou au laboratoire d’analyses pour faire un test de grossesse, et vous serez fixée.

Dr Chantal Guéniot – Mis à jour le 23 janvier 2012.

Une petite ce matin


Chouette…
Tout de suite, ça donne moins envie !

Chouette...

C’est unvieil homme de 80 ans qui va chez le docteur pour un examen annuel.
Ce dernier lui demande comment vont les choses.
– Je suis en pleine forme, je sors avec une jeune de 18 ans, et je l’ai mise enceinte. Qu’est-ce que vous pensez de ça, doc?
– Laissez-moi vous raconter une histoire, dit le docteur. C’est une histoire vraie. J’ai un ami qui est un passionné de chasse, il n’a jamais manqué une saison. Un jour, alors qu’il s’en allait chasser et qu’il était pressé, il se trompa et au lieu de prendre son fusil, il prit son parapluie. Au coeur de la forêt, il aperçoit un grizzly qui fonce sur lui.
Il saisit son parapluie, l’épaule et appuie sur la poignée. Savez-vous alors ce qu’il s’est passé?
– Non.
– Eh bien, le grizzly tomba raide mort à ses pieds
– C’est impossible, s’insurgea le vieillard. Quelqu’un a dû tirer à sa place.!
– C’est là où je voulais en venir tu comprends