Pensée du mercredi 8 février 2012.


« Travaillez, faites des efforts. Ne vous imaginez pas qu’en se
ménageant on se garde en meilleure santé, bien au contraire. La
vie chez l’inactif s’amenuise d’elle-même. Semez de
vieilles graines : elles ne germeront pas, car la vie s’est
déjà échappée. Des graines, vous en avez aussi en vous, et de
toutes sortes. Semez-les, sinon elles perdront toutes leurs
vertus. Que sont ces graines ? Les connaissances que vous
entassez dans votre grenier, votre tête, et que vous laissez
moisir ou sécher dans l’immobilité, l’inactivité,
l’inutilité.
Accumuler du savoir, c’est bien, mais à condition de le
semer, c’est-à-dire de le mettre en pratique pour le faire
croître et fructifier. Et on ne le fait croître et fructifier
qu’en le mettant à l’épreuve de la vie. Il n’y a pas
d’autre moyen d’avancer, de grandir, de se renforcer. Ceux
qui fuient les difficultés pour éviter les fatigues
rencontreront d’autres difficultés plus grandes encore, et ils
souffriront, car c’est leur vie même qu’ils laissent
échapper. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

C’est quoi votre souci avec Zahia ? | Rue89 Sport


 

Zahia présente sa collection de lingerie à Paris, le 25 janvier 2012 (Benoit Tessier/Reuters)

Les prostituées, c’est pas fait pour réussir dans la vie. Après l’affaire qui a ébranlé (sans mauvais jeu de mot) l’équipe de France, on s’attendait à ce que la petite Zahia retourne dans sa banlieue et nous fiche la paix. Après avoir causé, sans le vouloir, des soucis à Ribéry et Benzema, elle était censée finir maquerelle (au mieux), suicidée (au pire), mais sûrement pas icône !

Et là voilà qui présente une collection de lingerie lors de la semaine de la haute couture à Paris, qui se fait parrainer par les plus grands (Karl Lagerfeld en tête), qui s’exhibe aux yeux de tous, alors qu’elle aurait dû rester cachée.

Et pourtant Zahia est là, elle est même bien là, dites donc ! Poitrine en avant, cambrure marquée, lèvres pulpeuses… tout chez elle n’est que provocation. Son corps ? Scandaleux. Ses cheveux ? Scandaleux. Son passé ? N’en parlons pas. Zahia Dehar a ce qu’on appelle « la gueule de l’emploi ». Un savant mélange de Brigitte Bardot, de Marie-Madeleine et d’Amélie de « Secret Story ».

Le succès de Zahia, une insulte aux femmes ?

A la fois sex symbol et bouc émissaire, la demoiselle est devenue le poil à gratter du PAF. Lors de sa présentation de lingerie, tous les médias se sont précipités sur place. Dans un élan de voyeurisme malsain, on est venu de toutes parts admirer la « créature ».

On voulait voir de ses propres yeux l’inimaginable : une ancienne prostituée sur un podium. Trop beau pour être vrai ! Très vite, les critiques pleuvent, tant à propos de la collection, que sur la jeune fille elle-même.

Le site féminin Madmoizelle, d’ordinaire si prompt à dézinguer les misogynes, raille la « styliste de petites culottes » ; sur Atlantico, c’est un florilège de qualificatifs peu glorieux : « poupée gonflée gonflante », « escort girl adepte des PIP (avec et sans e) » ; sur le même site (décidément), Sophie de Menton se demande si le succès de Zahia n’est pas une insulte faite aux femmes.

Et quoi encore ? Les prostituées n’ont pas le droit de se reconvertir ?

Elle gère sa carrière comme une PME

Pub détournée pour les opticiens Krys mettant en scène Zahia

Une photo détournée de Zahia circule même sur Internet : on reconnaît une fameuse publicité pour lunettes mettant en scène plusieurs célébrités, avec cette fois-ci la mention « Avant j’étais une pute ».

Comme à leur habitude, les réseaux sociaux sont à l’avant-garde de la création artistique. Pas la peine de revenir sur les nombreux commentaires au bas des articles, ils sont du même acabit.

Ce déferlement de haine est aussi violent que rapide. Une vidéo d’elle, visiblement peu habituée à l’exercice de l’interview, vient conforter ses contempteurs : elle est bête et sans talent.

Interview de Zahia sur M6

La petite semble plutôt bien se débrouiller jusqu’à présent si je ne m’abuse ! En gérant sa carrière comme une PME et en soignant son corps comme une BMW, Miss Zahia est, contre toute attente, en train de décrocher le gros lot.

Contre toute attente. On touche du doigt le problème.

Son statut d’ex-pute lui est constamment renvoyé au visage, sa reconversion niée. Cet enfermement moralisateur date. Du XIXe siècle…

Une stagiaire de la Maison Blanche raconte sa liaison avec JFK | Slate


 

C’est pendant un stage à la Maison Blanche à l’été 1962 que Mimi Alford a retenu l’attention de John Fitzgerald Kennedy. Quatre jours après le début de son stage, la jeune fille de 19 ans rejoignait le président américain qui en avait, lui, 45, pour un bain de midi dans la piscine de la Maison Blanche. Quelques heures plus tard, elle perdait sa virginité «dans la chambre de madame Kennedy».

Aujourd’hui, Mimi Alford brise officiellement le silence et livre les détails de son aventure avec JFK dans des mémoires, Une singulière histoire d’amour. Le livre sera publié mercredi 8 février aux Etats-Unis et le lendemain en France, mais le New York Post s’ en est apparemment procuré un exemplaire dans une librairie de Manhattan, et révèle de nombreux détails salaces…

«Après avoir terminé, il remonta son pantalon et me sourit», y raconte Alford, qui précise aussi que leur vie sexuelle était«variée et amusante», et que cette aventure n’était pas seulement sexuelle. Ils auraient apparemment passé un «temps démesuré à prendre des bains» et à écouter de la musique ensemble. Elle était sa confidente dans les moments importants, comme la mort de son nouveau-né Patrick Bouvier Kennedy ou lacrise des missiles de Cuba. Mais il ne l’a jamais embrassée sur la bouche.

Pendant une autre baignade, Kennedy aurait alors demandé à Alford de «s’occuper» d’un assistant, et l’aurait regardée alors qu’elle lui faisait une fellation. Le président finit par s’excuser auprès des deux. Pendant une collecte de fonds du parti démocrate, il lui demanda également de «prendre soin de son petit frère», Ted Kennedy, ce qu’elle refusa.

Dans ses mémoires, Alford décrit aussi une soirée hollywoodienne dans le ranch de Bing Crosby, au cours de laquelle circulaient des «capsules jaunes», «sans doute (…) du poppers». Le président lui demanda si elle souhaitait essayer. Elle répondit non, mais «il prit les devants, éclata la capsule et la tint sous (son) nez

C’est en 2003 que l’identité d’Alford avait été révélée, quand l’historien Robert Dallek, spécialiste de l’histoire présidentielle américaine, avait publié des fragments d’une histoire qui se racontait en 1964 et faisait état d’une aventure. Une attachée de presse avait d’abord décrit l’aventure à un chercheur, lui demandant de garder le secret. Dallek l’avait finalement convaincue de rendre l’interview publique pour les besoins de son livre. Le New York Daily News s’était ensuite mis à la recherche de celle qui a aujourd’hui 69 ans et qui, face au délire médiatique, ne put que confirmer l’affaire.

A l’époque, le journaliste Hugh Sidey qui couvrait Kennedy à la Maison Blanche confirma dans le Time qu’«il y avait une Mimi. Il y avait aussi une Pam, une Priscilla, une Jill (deux Jill, en fait), une Janet, une Kim, une Mary et une Diana».

Le directeur exécutif de la maison d’édition Random House raconte avoir acheté les mémoires d’Alford après en avoir lu 20 pages, et trouvé qu’elles avaient «un coeur et une âme incroyable».L’éditeur a aussi insisté sur le fait que Alford «n’est pas ce genre de personne à raconter sa vie sur des choses intimes pour que tout le pays les lise».

Photo: JFK / Wikimedia Commons

Cet homme n’a pas de coeur !(vidéo)


 

Cet homme n'a pas de coeur.jpgCet homme n’a pas de coeur !

 

Craig Lewis est un homme pas comme les autres. Cet Américain de 55 ans vit sans coeur.

 

L’incroyable histoire de ce quinquagénaire américain a débuté en mars dernier. Craig Lewis souffrait de graves troubles cardiaques. A l’époque, ses médecins l’avaient condamné en affirmant que même l’implantation d’un pacemaker ne pourrait pas le sauver. A son arrivée à l’hôpital, on lui avait signalé qu’il ne lui restait plus que douze heures à vivre. Quelques mois plus tard, Craig est pourtant toujours dans ce monde et ce grâce à l’intervention de deux spécialistes du coeur.

 

Ces deux médecins, Billy Cohn et Bud Frazier, qui travaillent au Texas Heart Institute ont proposé à Craig une expérience inédite. Ils lui ont installé une prothèse qui envoie un flux continu qui permet au sang de circuler dans le corps sans aucune pulsation cardiaque. Ce dispositif expérimental a été placé après qu’on a enlevé le coeur du patient. Le jour-même, Craig était conscient et parlait sans aucune difficulté.

 

Avant de tester ce nouveau dispositif sur Craig, ces chercheurs l’avaient prélablement utilisé sur des veaux à qui ils avaient enlevé le coeur. Le lendemain de l’opération, les veaux marchaient et mangeaient sans problème.

 

Pour l’épouse de ce miraculé, ne plus entendre le coeur de son mari est tout simplement incroyable. « J’ai écouté et il y avait un bourdonnement, ce qui est incroyable. Il n’a pas plus aucune pulsation ».

[vimeo http://www.vimeo.com/33741794 w=640&h=360]

(CB/7sur7)

Victor Hugo, marchand de tabac – Histoire de France. Le Blog La France pittoresque


 

Suite au coup d’Etat du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République, Victor Hugo s’exile volontairement à Bruxelles du 5 janvier au 1er avril 1852 (il gagnera ensuite Jersey), en condamnant vigoureusement ce putsch et son auteur, le futur Napoléon III, dans un pamphlet qu’il publiera la même année 1852, intitulé Napoléon le Petit.

Lors de son séjour à Bruxelles, il habitait une pièce misérable au-dessus d’un débit de tabac, ce qui n’était pas fait pour adoucir son exil. Un soir qu’il travaillait plus tard que d’habitude, sa logeuse frappa à la porte.

– Monsieur, votre fils a-t-il la clef ? (Charles – deuxième fils de Victor Hugo – était sorti.)

– Non, madame.

– Comment faire alors ? (Elle tombait de sommeil)

– Couchez-vous. Je vais descendre dans votre boutique, j’écrirai tout aussi bien sur votre comptoir que sur ma table et j’attendrai mon fils.

Il s’installa dans le comptoir, se percha sur le haut tabouret de la marchande et écrivit là. Des clients attardés vinrent renouveler leur provision de tabac. Sa plume d’oie fichée sur l’oreille, imperturbable, le bonhomme contenta les acheteurs, rangea le gain dans le tiroir, et reprit, comme si de rien n’était, la suite de Napoléon le Petit.

Illustration : Victor Hugo en 1852

Insolite. Une nuée d’étourneaux force un avion à atterrir – Toulouse : LaDépêche.fr


 Les oiseaux ont percuté l'appareil alors qu'il venait de décoller de l'aéroport Toulouse-Blagnac./Photo DDM illustration

Les oiseaux ont percuté l’appareil alors qu’il venait de décoller de l’aéroport Toulouse-Blagnac./Photo DDM illustration

Une centaine d’oiseaux a percuté de plein fouet un A320, vendredi, à son décollage de l’aéroport Toulouse-Blagnac. Le pilote a dû atterrir d’urgence. Une mésaventure rare et heureusement sans conséquences graves a affecté un avion de la compagnie Air France, vendredi, à son décollage de l’aéroport Toulouse Blagnac.

L’airbus A320 à destination de Paris venait de quitter la piste, il avait commencé à prendre de l’altitude lorsqu’une impressionnante nuée d’oiseaux l’a percuté de plein fouet.

Dans la cabine de pilotage, le personnel a vu débouler au moins une centaine d’étourneaux qui sont entrés en collision avec le nez de l’avion mais aussi avec ses ailes, endommageant certaines parties de l’A320 dont un phare d’atterrissage.

Phénomène rare mais dangereux

Le pilote de l’appareil a donc dû faire demi-tour et atterrir d’urgence sur le tarmac de Toulouse-Blagnac. Aucun passager n’a été blessé mais les traces de sang sur l’avion, lors de son retour au sol témoignaient de la force des impacts mais aussi et surtout du nombre important d’oiseaux qu’il avait percutés.

Ce type d’incidents est rare. Les aéroports, dont celui de Blagnac, disposent en effet d’un système d’effarouchage d’oiseaux destiné justement à éviter de tels événements car ils peuvent être dramatiques.

« Les cas les plus dangereux se produisent lorsque des dizaines d’oiseaux rentrent dans les réacteurs, explique un spécialiste. Ils risquent alors de casser un moteur et de déséquilibrer l’avion. Mais je n’ai pas souvenir que cela se soit déjà produit à l’aéroport de Toulouse-Blagnac ».

L’un des accidents les plus spectaculaires avait eu lieu à New York, aux États-Unis, en janvier 2009. Les réacteurs d’un A320 avec 150 passagers à son bord avaient été heurtés par des oiseaux. Des flammes s’étaient échappées. Le pilote était parvenu à réaliser un amerrissage d’urgence dans la rivière Hudson. Aucun mort n’avait été à déplorer.

Insolite. Une nuée d’étourneaux force un avion à atterrir – Toulouse : LaDépêche.fr#xtor%3dEPR-1#xtor%3dEPR-1

Orthographe : souffrir pour être beau ? – Le Point


Une « querelle des Anciens et des Modernes » ? Le débat sur la réforme de l’orthographe est une joute passionnée et raisonnée, dans les deux camps.

Orthographe : souffrir pour être beau ?

Par Marie-Christine Poncet, pour l’équipe de modération

Qu’un linguiste, Claude Gruaz, défende une réforme de l’orthographe du français, et le débat entre partisans et opposants renaît d’un bond. Les arguments le plus souvent avancés dans la série de commentaires sous l’article sont repris dans un dialogue fictif, comme dans une scène de théâtre : toutes les phrases sont extraites fidèlement des commentaires, mais leur ordre est changé.

En toutes lettres18 (à la cantonade)Amis de belles lettres, bonjour ! Quelle tristesse au pays des Lumières ! Ça me navre au-delà de toute expression…

 

matakiterani – Encore un travail de sape pour détruire ce qui ne l’est pas encore… Quand on pense que des générations de Français ont appris parfaitement à lire et à écrire…

jeclaude33 – Il faut poser le problème : pourquoi les jeunes n’y arrivent plus ?

 

extremoroy – L’orthographe n’est pas plus compliquée maintenant qu’avant. Alors ?

 

Th. M. Carabin – Ce n’est pas la langue française qui est en cause. C’est l’enseignement qui n’instruit plus.

 

pantera – Je confirme, en tant que patron d’une société à l’étranger, j’ai toujours été déçu par les lettres de candidatures de jeunes gradués, universitaires, dont le CV était parsemé de fautes d’orthographe.

Benjamim – Mais oui, qu’est-ce qui justifie cette évolution, à part un rapprochement avec l’horreur de la société du moindre effort, de la moindre culture ?

Sic transit… – Ahhhh, le fameux et inégalable « nivellement par le bas » fabriqué en France, since 1968… Le principe en est simple, prendre le niveau du plus mauvais en toutes choses, puis généraliser.

Illitch (en aparté) – La bête soixante-huitarde bouge encore et nos libéraux-libertaires ont encore des « idées » pour rabaisser encore plus notre belle langue !

 

Le trublion (avec espoir) – Reprenons nos bons vieux classiques qui ont permis à des générations d’écrire sans faute, et qui plus est, avec une belle calligraphie, pour préserver ce beau patrimoine qu’est la langue française.

legazouilleur – Retour au bon vieux Bled… sa couverture était bleue, je m’en souviens encore, au début des années 1970…

robert52 – Moi, j´ai effectivement appris la liste des pluriels en « oux », et je ne reconnais certainement pas le droit de dire que c’était « bêtement ». J’ai aussi appris par coeur des poèmes, aussi, et des théorèmes, et des villes arrosées par la Seine ou la Garonne, et les artistes du Grand Siècle, aussi… La racine de la bruyère boit l’eau de la fontaine Corneille…

 

Robert Mideau (d’un pas rêveur) – Hiboux, cailloux, choux, genoux, bijoux, joujoux et poux.

francelibre (énergiquement)Comprenez que c’est le but, les générations futures devront être bêtes, car qui dit bête dit ne comprennent rien à leurs droits, et peuvent ainsi être asservies pour en faire de parfait petits consommateurs esclaves.

Darkglance – N’est-il en effet pas plus intéressant de pourrir la situation pour mieux manoeuvrer les masses ?

 

Albator – Ils ne feront plus qu’obéir et ils marcheront droit, au pas, et réciteront des slogans simples, faciles à retenir. Bienvenue dans le futur.

 

jp Paris – Puisque le but est de ne plus faire de fautes, décidons qu’il n’y aura plus de règles : pas de règles, pas de fautes !

Benjamim – Quid des personnes qui savent écrire et parler français correctement, qui maîtrisent sa complexité, qui en fait sa beauté ?

 

Elliot – Des chevaus avec un s, c’est moche Des chevaux avec un x, c’est tout de même plus classe. Certains analystes de la question n’ont pas le sens de l’harmonie graphique dans le texte.

cargoblues – La règle est contraignante, changeons la règle.

Husky – Ce sont ceux qui parlent et écrivent correctement le français qui deviendront fautifs…

matakiterani – La barbarie est là…

Gnose – Le bien parler, c’est ce qui nous différencie des je-m’en-foutistes.

rmh49 – L’homme préhistorique est programmé.

Paul tikitak (délibérément provocateur) – Voudront-ils enfermer dans des camps ceux qui savent à peu près lire et écrire ?

petrus – Foin de l’effort, vive la flemmardise !

AdeR (s’interpose) – Ne me dites pas que c’est en faisant apprendre à un élève « bijoux, cailloux, hiboux, choux » qu’il va devenir intelligent !

Dura lex – Si, car une orthographe traduit, en lettres, des concepts : si l’on écrit « mo » au lieu de « mot » ou « maux », on ne fait que dénaturer l’expression des idées et abrutir un peu plus les consciences…

 

Luxfiat (en renfort) – On pense dans une langue, ce qui signifie que plus le vocabulaire est riche, plus la syntaxe est complexe, plus la grammaire est subtile, plus il est possible d’exprimer des nuances et d’accéder à une pensée élaborée.

French definitely – Alors, cherchons des solutions pour apprendre à nos jeunes le goût du beau, du vrai, du juste, notions vidées de leur sens par ce relativisme ambiant.

Maieu – À moins qu’il n’y ait, derrière ces questions, la tentation du simple, du pur, du lisse, du complètement maîtrisé et rationnel… Avec ses bizarreries, ses incongruités et ses exceptions, ses choux et ses bijoux, la langue nous donne une image de ce que nous sommes, et nous sommes tout sauf simples, purs, lisses, complètement rationnels. L’important est de le savoir et de l’expliquer.

 

Amapolita (à cran) – J’ai passé des heures à relire et corriger des textes destinés à être publiés pour le CNRS, je suis une puriste, ça me met en colère toute cette lâcheté et ces abandons devant le manque d’énergie et de désir de travailler pour savoir. Savoir, ça ne s’improvise pas. Il faut du temps et des efforts.

Bastienou Carcajou – Je remarque que les élites ont toujours eu des éducations dures qui s’attachent aux vertus viriles, en premier lieu : disons les spartiates, les samouraïs. Les rois, les magnats, les milliardaires envoient leurs fils dans des écoles extrêmement dures où on les fait lever à l’aube pour commencer une journée pénible par un petit crawl dans l’eau glacée.

 

malàJaurès – Si la vertu du travail qui est indispensable à l’apprentissage est galvaudée, il ne faudra pas s’étonner que cette attitude transparaisse alors chez l’individu, dans d’autres domaines que celui de l’orthographe.

 

Passent à l’avant-scène Bill64 et patrick4263, qui s’étaient arrêtés pour écouter la conversation.

patrick4263 – Secouer les tapis, ça en fait éternuer plus d’un. Beaucoup tiennent à ce que reste valorisé le fruit de leurs souffrances à apprendre sur les bancs d’école. La question est : faut-il continuer d’en chier pour se voir classifier uniquement par l’écrit, et entre initiés ?

Bill64 – La plupart des arguments des opposants à toute simplification sont essentiellement conservateurs. Il y a des arguments égoïstes comme « Je n’ai pas de problème avec l’orthographe. » Il y a des arguments jaloux, dont celui-ci : « Il ne faut pas rendre la vie trop facile aux jeunes. » Puis des arguments pseudo-patriotes, comme « cela va détruire l’image de notre pays. »

zeeonlygfroggie (qui s’est approché et n’a entendu que la fin) – Oui, notre langue, le français, a fait de nous un grand pays, envié du monde entier ; notre culture si prisée et imitée, si riche ! Je suis triste, notre culture, notre langage, que je chéris tant, sont sur le point de disparaître…

Gilles11 – On a mis des siècles à la structurer, à l’organiser, et maintenant, nous avons une langue admirée de tous, et souvent enviée ; n’oublions pas qu’elle était parlée aux cours d’Angleterre et de Russie…

 

Foxy26 – Et pensez un peu, que deviendront toutes les oeuvres classiques du XVIIIe, XIXe ? Voire du XXe siècle ! Incompréhensibles !

Didrouille (d’une voix forte) – Que d’amalgames ! Il ne faut pas tout confondre ! Tout d’abord, personne ne parle d’abolir le travail des élèves, d’écrire en SMS ou en phonétique, ni d’effacer les fautes : il s’agit de légitimer les fautes logiques, c’est-à-dire celles venant d’une réflexion valable.

anorilian – Vous avez raison, réformer le français, c’est simplement sortir de certaines aberrations !

bincedecrabe – L’auteur ne propose pas d’appauvrir le français, mais de ra-tio-na-li-ser. Que voulez-vous pour nos enfants ? Qu’ils apprennent des règles stériles ou qu’ils apprennent à réfléchir ?

 

lite44 (observant les interlocuteurs qui s’éloignent, quittent progressivement la scène par petits groupes) – Les « ignorans », comme on écrivait jadis, sont légion. Dans ce monde où la boîte de Pandore des opinions n’est que trop ouverte, on aimerait simplement que la connaissance de l’histoire orthographique fasse un peu plus de ravages !

Didrouille – L’orthographe telle qu’elle est aujourd’hui nous vient de « sçavants » qui ont introduit de force dans la langue française médiévale – principalement phonétique – une étymologie lourde et qu’ils connaissaient mal – justement, « sçavant » devait venir de sciire, alors qu’en fait, ça vient de sapere ; et ce n’est pas le seul exemple. Et dans quel but ? « Pour distinguer les honnêtes hommes des ignorants et des simples femmes. » Que de noblesse, n’est-ce pas ? Les réformes d’orthographe permettent de lever des ambiguïtés de prononciation (je pense à gageure, auquel on a très intelligemment suggéré d’ajouter un tréma : gageüre), des illogismes puissants, et parfois même, comme c’est le cas pour nénuphar, qui vient du sanscrit nénufar, et non du grec, de rétablir l’étymologie.

Dom Tower – En 1973, si ma mémoire est bonne, l’Académie en personne a simplifié la prononciation du « h » (pardon, messieurs les puristes : la prononciation de LA « h »). On pouvait donc, désormais, faire la liaison à « des haricots » (zariko). Cela étant facultatif, ce qui est une meilleure chose qu’un changement ! Eh bien, l’année suivante, la télévision – qui faisait jusque-là la liaison à « des handicapés » (dézandikapé) – s’est mise à dire… des Hhandicapés !

 

Lepiote reste seule sur scène.

 

lepiote (très en colère) – À chaque fois que l’on parle orthographe, tous les pépés et mémés nous ressassent leur « bon vieux temps », lorsque les enfants avaient du respect pour les adultes, savaient écrire « sans fôte » et calculer des racines carrées à la main. Autrefois, tous les élèves auraient pu intégrer Normale sup avec leur certificat d’études si on ne les avait pas obligés à aller travailler aux champs dès douze ans. On peut ajouter à la liste qu’en ce temps-là, il y avait des saisons… Bref, tout le monde vivait heureux… Hélas, dormant sur leurs lauriers, tous ces pépés et mémés n’ont pas su éduquer correctement leurs enfants, qui du coup en ont encore moins fait pour leurs propres enfants… Désormais, les jeunes sont des fainéants idiots… Hélas… Mais de toute façon, c’est pas grave, après avoir profité de leur époque merveilleuse, les pépés et mémés peuvent mourir tranquilles ; les jeunes se débrouilleront bien avec la crise et la pollution qu’on leur laisse. C’est bien fait pour eux, ils savent même pas lire et écrire…

Régime diabète gestationnel – Doctissimo


 

Diabète gestationnel : quel régime ?

On vient de vous diagnostiquer un diabète gestationnel. Vous allez être suivie par un nutritionniste et un diabétologue mais en attendant le premier rendez-vous, vous vous demandez quel régime vous allez devoir suivre. Éclairages du Dr Laurence Lévy-Dutel, endocrinologue-gynécologue, à l’hôpital européen Georges Pompidou.

Si vous souffrez de diabète pendant la grossesse, vous devrez effectuer un rééquilibrage alimentaire plus qu’un régime à proprement parler. Un lecteur de glycémie sera votre meilleur allié pour contrôler votre alimentation.

Diabète gestationnel : un régime adapté

Diabète gestationnel régime« Dans 90 % des cas, le diabète gestationnel est lié à un déséquilibre alimentaire », indique le Dr Lévy-Dutel. Le régime alimentaire conseillé en cas de diabète pendant la grossesse consiste donc à rééquilibrer l’alimentation en qualité et en quantité. « En aucun cas, il ne faut faire un régime hyper draconien, le but n’étant pas de perdre du poids mais de maîtriser la prise de kilos », prévient cette endocrinologue. Pas question de supprimer les féculents, le sucre et les fruits ! Les principes de base que vous devrez suivre ? Mangez très souvent en petites quantités, à heures régulières : « Faites 5 repas : petit-déjeuner, collation, déjeuner, goûter, dîner », conseille le Dr Lévy-Dutel. Privilégiez les féculents à index glycémique bas (IGB) : riz complet, pain complet, légumineuses (lentilles, pois chiche…), consommez plus de légumes que de fruits, éliminez les sucres rapides (pâtisseries, desserts sucrés, chocolat, sodas, céréales sucrées, jus de fruits…). Enfin, on vous demandera de respecter des quantités pour chaque aliment autorisé. En revanche, « manger des aliments light et édulcorés n’a aucun intérêt », et pourraient même être néfastes.

Diabète gestationnel : le régime en pratique

« Je conseille à mes patientes un lecteur de glycémie, celui-ci est pris en charge à 100 % par la sécurité sociale », indique le Dr Lévy-Dutel. « Celui-ci est un élément éducateur : il permet aux femmes enceintes d’autocontrôler ce qu’elles doivent manger et en quelle quantité, chacune d’entre elles ayant un seuil différent », ajoute-t-elle. Mode d’emploi ? Il faut s’auto-piquer avant et après chaque repas (2 heures après) et contrôler sa glycémie. Vous saurez ainsi quelle quantité d’aliments vous convient pour maintenir une glycémie correcte. Exemple : vous mangez 3 tranches de pain complet, votre glycémie est correcte après, vous en mangez 4, votre glycémie est trop élevée. « En réajustant l’alimentation, on améliore les choses », déclare le Dr Lévy-Dutel. Mais cela n’est pas suffisant ! « L’adaptation du mode de vie est indispensable : il faut avoir une activité physique en absence de contre-indication médicale », souligne l’endocrinologue. Si vous ne souhaitez pas faire un sport adapté type natation, marchez 20 minutes par jour !

Diabète gestationnel : menus-types

Les quantités indiquées sont indicatives, votre médecin les adaptera à votre cas particulier.

Petit-déjeuner :

– Thé ou café

– 1 yaourt nature ordinaire ou fromage blanc 20 %

– 2 tranches de pain complet ou 3 biscottes type Wasa ou 40 g de céréales All Bran

Collation : un laitage (yaourt nature, petit-suisse, fromage blanc)

Déjeuner :

– 4 cuillères à soupe de féculents cuits

– Légumes (crus ou cuits)

– 1 portion de viande ou poisson ou 2oeufs

– 1 laitage

– 1 fruit

Goûter :

une boisson chaude et un laitage

Dîner :

– 2-3 cuillères à soupe de féculents cuits

– Légumes à volonté

– 1 laitage

– 1 fruit

Anne-Sophie Glover-Bondeau

Source :

Interview du Dr Laurence Lévy-Dutel, 7 décembre 2011

En savoir plus

– Le site du Dr Levy-Dutel : http://www.abcdregime.com/

– Le grand livre de ma grossesse, Jacques Lansac, Nicolas Evrard, CNGOF,  Editions Eyrolles, 2011.

UN PARISIEN VEUT ACHETER UNE MAISON DE CAMPAGNE…


 images drôles 1

Un parisien a repéré une maison de campagne et s’apprête à l’acheter.

Lorsqu’il voit des ruches au fond du champ. Il dit alors au paysan-vendeur:

– Vous comprenez, j’ai des enfants et je ne peux pas me permettre de leur faire prendre le risque de se faire piquer par une abeille ! Il faudrait enlever les ruches !

Le paysan répond vertement :

– Mes abeilles n’ont jamais piqué qui que ce soit ! Tenez, je propose un truc, je vous attache tout nu à l’arbre pendant une heure et si une seule abeille vous pique, la maison je vous la donne !

Le type se dit qu’une heure, c’est vite passé et que le jeu en vaut la chandelle. Une heure après, le paysan retourne voir le parisien et le voit tout pâle, les cernes sous les yeux, crevé !

– HO MON DIEU ! Elles vous ont piqué ?

– Oh non ! Elles ont été sympa les abeilles, mais le petit veau, dites moi, il y a longtemps qu’il a perdu sa mère ?

(merci à RIGOLUS MAN pour cette farce)