Pensée du lundi 30 janvier 2012.


« Ce qui est le plus décourageant avec les humains, c’est
qu’ils acceptent l’idée de mener une vie limitée. Être
faible, malade, malheureux, pour eux c’est normal, ils
n’imaginent pas que la vie puisse être autrement. Bien sûr,
personne ne peut totalement échapper à certaines limitations
que nous impose la nature, mais nous pouvons les reculer, nous ne sommes pas obligés d’en être toujours prisonniers ou victimes. Non seulement il est possible de prolonger de bons
états, de bonnes conditions, mais aussi de retarder
l’apparition d’états négatifs ; seulement, pour cela, il
faut au moins croire que c’est possible.
Malheureusement, quand on observe les humains, on voit qu’ils
se conduisent comme s’ils étaient hypnotisés, comme si on
avait tracé une ligne devant eux en leur disant : « Voilà,
vous n’irez pas plus loin ! » Et ils le croient, ils
acceptent cette limitation comme une fatalité. Eh non, ce
n’est pas une fatalité. Mais ils ne se connaissent pas, ils
n’ont pas conscience de toutes les ressources, de tous les
pouvoirs que le Créateur a placés en eux, et ils restent là à
patauger. Alors, désormais, efforcez-vous de repousser vos
limites, et vous sentirez, vous toucherez que vous pouvez
beaucoup plus que vous ne l’imaginiez. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Way-C : tablette made in Africa – Tech’ You!


Posté par Romain Thuret – Tech’ You!

25 janvier 2012 à 14 h 30 min

Qui a dit que l’Afrique ne pouvait pas proposer une alternative technologique ? Avec sa marque VMK, le congolais Verone Mankou se jette dans l’arène avec la Way-C, une tablette Android bientôt suivie d’un smartphone.

Le Congo est prêt à envahir l’Afrique puis l’Europe (qui sait ?) avec sa propre tablette bien de chez elle, la Way-C. Un produit de 7 pouces – comme la première Galaxy Tab de Samsung, soit 18 cm de diagonale d’écran – sous Android 2.3 Gingerbread conçu pour attaqué le marché de l’entrée de gamme sans pour autant sacrifier la qualité de l’appareil.

Verone Mankou, créateur de la société VMK, ne sort pas comme par magie d’un chapeau pour tenter de gratter un peu de business numérique. La révélation tactile, ce jeune entrepreneur de Brazzaville, fils d’un ingénieur et d’une institutrice, l’a lors de la présentation du premier iPhone par Steve Jobs, en 2007.

Cela fait déjà un an qu’il planche sur le meilleur moyen de démocratiser Internet, sans forcément passer par des moyens « logiques » (PC, notebook…) que la logistique traditionnelle rend difficile à mettre en place en Afrique. L’iPhone, Verone Mankou le voit déjà dans sa tête en version XL. Un produit plus grand qu’un smartphone, facile à connecté, tactile et bon marché.

L’idée germe vite, le concept se dessine précisément en quelques mois… mais le manque de moyens et d’investisseurs sur place laisse le rêve de tablette de Verone dans un tiroir, en 2009. Sa révolution tactile attendra.

Finalement, en 2011, le concept peut enfin se concrétiser. La réussite de l’iPad et surtout le manque de produits accessibles en Afrique – on trouve le haut de gamme, puis de l’entrée de gamme peu onéreuse mais de très mauvaise qualité – accélèrent la reprise du projet. « Le marché hi-tech en Afrique est en pleine croissance, je dirais même que c’est le seul marché au monde où une croissance à quatre chiffres est encore possible« , nous confie Verone Mankou. La Way-C prend vie, peu à peu, tout jours dans l’espoir de toucher le plus grand nombre.

« L’africain, n’ayant pas un grand pouvoir d’achat, souhaite un produit de même qualité que celui disponible en occident… pour un prix très bas, explique Vérone Mankou. Le marché se joue donc sur le rapport qualité-prix. C’est là que nous allons sortir notre épingle du jeu. Nous n’allons proposer que des produits de très bonne qualité à des prix très abordables.«

En bon industrie contemporaine, VMK s’acoquine avec une usine chinoise pour la production massive de l’appareil. Toutefois, la conception des circuits provient de l’esprit de l’entrepreneur. L’usine chinoise réalise la Way-C selon les plan fournis par VMK. Rien n’est acquis « clés-en-mains ». La tablette comprend l’Android Market, le catalogue officiel d’applications de Google, mais propose aussi un VMK Market qui « sélectionne le meilleur de l’Android Market, car il n’est pas simple de se retrouver avec des centaines de milliers d’applications. Le VMK Market met aussi en avant les applications développés par des développeurs africains, précise Vérone Mankou.

Equipée d’un processeur ARM Cortex A8 cadencé à 1,2 GHz (+ 512 Mo de RAM), d’une mémoire de stockage de 4 Go, d’un slot micro SD pour augmenter la mémoire, du WiFi et d’une définition d’écran de 800 x 480, la Way-C est commercialisée à 150 000 francs CFA, soit 228 euros.

Vérone Mankou est également attiré vers le smartphone. Logique. VMK travaille ainsi sur un modèle, en forme de réplique miniature de la tablette (photo du prototype ci-dessus). La tablette Way-C débarque en ce moment au Congo ainsi que dans 11 autres pays d’Afrique. Mais Vérone Mankou ne veut pas se cantonner au berceau de l’Humanité, il a des rêves d’Europe et cherche ainsi activement de nouveaux distributeurs afin que la Way-C – et son smartphone le cas échéant – trouvent asile sur des sites web marchands du Vieux Continent.

Et à voir les caractéristiques et le prix de la tablette signée VMK, elle n’aurait pas à rougir face à certains produits positionnés au même prix. Bientôt du VMK dans nos contrées ? C’est tout le malheur que l’on peut souhaiter à Vérone Mankou et VMK.

21 décembre 2012 : la fin du monde ?


Calendrier_maya_site.jpg

Selon le calendrier Maya ou les dires de plusieurs oracles, la fin du monde ou l’Apocalypse serait prévue pour le 21 décembre 2012. Ces prophéties hantent les esprits les plus crédules. Le point avec la science qui nous apporte quelques éclairages.

La fin du monde n’est pas une invention d’aujourd’hui ni d’hier. Déjà l’an Mil, «suite auquel Satan pourrait surgir de l’abîme et provoquer la fin du monde », inquiétait les chrétiens. Dans le Nouveau Testament, l’apôtre Saint Jean prédisait l’apocalypse avant le retour du Christ sur Terre. Au XXe siècle, Nostradamus, célèbre astrologue de la Renaissance, fascinait par ses prédictions. 1500 ans plus tard, le « bug de l’an 2000 » évacué, des illuminés ou astrologues crient à l’apocalypse pour le 21 décembre 2012. Depuis la chute de l’Empire romain, plus de 180 annonces de fin du monde se sont succédé et le monde est toujours là.

L’histoire débute avec les Sumériens (4000 à 1750 av JC environ) qui auraient découvert l’hypothétique planète « Nibiru ou planète X », dans notre système solaire, en orbite autour du soleil avec une révolution de 3 600 ans. Selon leurs calculs, Nibiru devait entrer en collision avec la Terre en 2003, puis finalement 2012. Les astronomes assurent que si une telle planète devait entrer en collision ou frôler la Terre le 21 décembre prochain, elle serait déjà visible pour toute personne regardant le ciel la nuit.

Cette légende a été croisée avec la fin de l’antique calendrier Tzolk’in de la civilisation Maya, prévue pour le 21 décembre 2012. Cette date marquerait la fin des 5125 années du long compte du calendrier maya. D’après des calculs récents, ce calendrier, très complexe, ne s’interrompt pas le 21 décembre 2012 mais sans doute en 2116 ou 2220. De toute façon, cette fin ne serait que le commencement d’un nouveau cycle, comme notre calendrier pour chaque fin d’année.

Des coïncidences astronomiques

Au-delà de ces fabulations mythologiques, les inquiétudes sur la fin du monde se sont également inspirées de la science et notamment de l’astronomie.

• Une grave perturbation gravitationelle

Le 21 décembre 2012, la Terre connaîtrait un alignement galactique exceptionnel et la gravitation de la Terre serait anéantie par la rencontre du Soleil et du trou noir Sagittarius A. Or ce phénomène s’est déjà produit en 1998 sans perturber la Terre, et même si cette rencontre avait lieu, elle se déroulerait à 30 000 années-lumières de la Terre.

• Un surcroît d’activité solaire

Des rumeurs soulignent avec inquiétude que le prochain pic d’activité du Soleil coïncide également avec la fin du monde annoncée pour décembre 2012. Cependant l’activité du Soleil est cyclique sur une période de 11 ans, et ce, depuis des temps immémoriaux, sans conséquences apocalyptiques.

• Une inversion du champ magnétique

Le 21 décembre 2012, la Terre connaîtrait une très violente éruption solaire (relâchant autant d’énergie que 100 milliards de bombes nucléaires) ce qui entraînerait une inversion du champ magnétique de la Terre. Si ce phénomène n’est pas impossible, il faudrait environ 7000 ans pour qu’il se produise, et on ne peut évidemment pas prévoir à l’avance à quelle date précise il aura lieu.

• La menace d’une supernova

L’étoile Bételgeuse, bientôt en fin de vie, exploserait et formerait une supernova dont les effets seraient désastreux pour la planète Terre. Cependant, on ne peut prédire actuellement quand cette mutation se produira. Et si cette explosion survenait le 21 décembre 2012, la Terre ne serait pas touchée. Pour menacer la planète, elle devrait se trouver au maximum à 25 années-lumière de notre système solaire. Or Bételgeuse se situe à 600 années-lumière de nous.

La NASA balaye les rumeurs

L’agence américaine a pris l’initiative de répondre sur son site Internet, point par point, aux théories apocalyptiques qui déchaînent les passions depuis quelques mois. Finalement, aucun danger extérieur ne menace notre planète le 21 décembre 2012. La seule menace à prendre au sérieux provient de l’ampleur de nos activités qui dégradent notre support de vie avec une rapidité telle que le pronostic vital même de nos sociétés actuelles est dorénavant engagé. Mais là, il n’y a aucune fatalité, notre avenir demeure plus que jamais entre nos mains.

Une affaire commerciale

La peur a toujours été un marché lucratif. Une kyrielle de sites Internet tentant de réunir des preuves scientifiques, prodigue des conseils de survie et propose l’achat de radios manivelle, kits de premiers soins, jusqu’aux bunkers anti-Apocalypse. Aux États-Unis, une société a entamé la construction d’une vingtaine d’abris souterrains. Le coût d’une place pour une personne : 50 000 dollars. À terme, ils disposeront de leurs propres générateurs, puits, douches anti-radiations et devraient contenir assez de nourriture et de vivres pour une année. Près de 1 000 personnes se seraient déjà renseignées. Selon le magazine américain Star, Tom Cruise aurait entrepris la construction d’un bunker sous sa maison du Colorado. Le petit nid souterrain pourra accueillir 10 personnes, pendant plusieurs années.

Nayla CHKAIBANE

 

Conte : Amour de la langue française :La petite fille aux allumettes


Conte d’Andersen

conte,noël,andersen,livreLa petite fille aux allumettes conte,noël,andersen,livre

Il faisait effroyablement froid; il neigeait depuis le matin; il faisait déjà sombre; le soir approchait, le soir du dernier jour de l’année. Au milieu des rafales, par ce froid glacial, une pauvre petite fille marchait dans la rue: elle n’avait rien sur la tête, elle était pieds nus. Lorsqu’elle était sortie de chez elle le matin, elle avait eu de vieilles pantoufles beaucoup trop grandes pour elle. Aussi les perdit-elle lorsqu’elle eut à se sauver devant une file de voitures; les voitures passées, elle chercha après ses chaussures; un méchant gamin s’enfuyait emportant en riant l’une des pantoufles; l’autre avait été entièrement écrasée.

conte,noël,andersen,livre

conte,noël,andersen,livreVoilà la malheureuse enfant n’ayant plus rien pour abriter ses pauvres petits petons. Dans son vieux tablier, elle portait des allumettes: elle en tenait à la main un paquet. Mais, ce jour, la veille du nouvel an, tout le monde était affairé; par cet affreux temps, personne ne s’arrêtait pour considérer l’air suppliant de la petite qui faisait pitié. La journée finissait, et elle n’avait pas encore vendu un seul paquet d’allumettes. Tremblante de froid et de faim, elle se traînait de rue en rue.

Des flocons de neige couvraient sa longue chevelure blonde. De toutes les fenêtres brillaient des lumières: de presque toutes les maisons sortait une délicieuse odeur, celle de l’oie, qu’on rôtissait pour le festin du soir: c’était la Saint-Sylvestre. Cela, oui, cela lui faisait arrêter ses pas errants.conte,noël,andersen,livre

Enfin, après avoir une dernière fois offert en vain son paquet d’allumettes, l’enfant aperçoit une encoignure entre deux maisons, dont l’une dépassait un peu l’autre. Harassée, elle s’y assied et s’y blottit, tirant à elle ses petits pieds: mais elle grelotte et frissonne encore plus qu’avant et cependant elle n’ose rentrer chez elle. Elle n’y rapporterait pas la plus petite monnaie, et son père la battrait.
L’enfant avait ses petites menottes toutes transies. «Si je prenais une allumette, se dit-elle, une seule pour réchauffer mes doigts? » C’est ce qu’elle fit. Quelle flamme merveilleuse c’était! Il sembla tout à coup à la petite fille qu’elle se trouvait devant un grand poêle en fonte, décoré d’ornements en cuivre. La petite allait étendre ses pieds pour les réchauffer, lorsque la petite flamme s’éteignit brusquement: le poêle disparut, et l’enfant restait là, tenant en main un petit morceau de bois à moitié brûlé.

Elle frotta une seconde allumette: la lueur se projetait sur la muraille qui devint transparente. Derrière, la table était mise: elle conte,noël,andersen,livreétait couverte d’une belle nappe blanche, sur laquelle brillait une superbe vaisselle de porcelaine. Au milieu, s’étalait une magnifique oie rôtie, entourée de compote de pommes: et voilà que la bête se met en mouvement et, avec un couteau et une fourchette fixés dans sa poitrine, vient se présenter devant la pauvre petite. Et puis plus rien: la flamme s’éteint.

L’enfant prend une troisième allumette, et elle se voit transportée près d’un arbre de Noël, splendide. Sur ses branches vertes, brillaient mille bougies de couleurs: de tous côtés, pendait une foule de merveilles. La petite étendit la main pour saisir la moins belle: l’allumette s’éteint. L’arbre semble monter vers le ciel et ses bougies deviennent des étoiles: il y en a une qui se détache et qui redescend vers la terre, laissant une trainée de feu.
«Voilà quelqu’un qui va mourir » se dit la petite. Sa vieille grand-mère, le seul être qui l’avait aimée et chérie, et qui était morte il n’y avait pas longtemps, lui avait dit que lorsqu’on voit une étoile qui file, d’un autre côté une âme monte vers le paradis. Elle frotta encore une allumette: une grande clarté se répandit et, devant l’enfant, se tenait la vieille grand-mère.

– Grand-mère, s’écria la petite, grand-mère, emmène-moi. Oh! conte,noël,andersen,livretu vas me quitter quand l’allumette sera éteinte: tu t’évanouiras comme le poêle si chaud, le superbe rôti d’oie, le splendide arbre de Noël. Reste, je te prie, ou emporte-moi.

Et l’enfant alluma une nouvelle allumette, et puis une autre, et enfin tout le paquet, pour voir la bonne grand-mère le plus longtemps possible. La grand-mère prit la petite dans ses bras et elle la porta bien haut, en un lieu où il n’y avait plus ni de froid, ni de faim, ni de chagrin: c’était devant le trône de Dieu.
Le lendemain matin, cependant, les passants trouvèrent dans l’encoignure le corps de la petite ; ses joues étaient rouges, elle semblait sourire ; elle était morte de froid, pendant la nuit qui avait apporté à tant d’autres des joies et des plaisirs. Elle tenait dans sa petite main, toute raidie, les restes brûlés d’un paquet d’allumettes.

– Quelle sottise ! dit un sans-coeur. Comment a-t-elle pu croire que cela la réchaufferait ? D’autres versèrent des larmes sur l’enfant; c’est qu’ils ne savaient pas toutes les belles choses qu’elle avait vues pendant la nuit du nouvel an, c’est qu’ils ignoraient que, si elle avait bien souffert, elle goûtait maintenant dans les bras de sa grand-mère la plus douce félicité.

JE NE SUIS « QU’UN ANIMAL » » Ma Planète


Ajouté le 01/28/2012 16:10:11 par NOEMIE
paroles d animaux
Je ne suis « qu’un animal «  et je prends la parole sur ce site pour obtenir ce qui devrait être évident :
 » le respect entre les êtres vivants d’espèces différentes ».
Tout comme vous, nous sommes capables d’éprouver de la joie, de l’affection, mais aussi de la peur et de la douleur. La joie et l’affection vous nous les rendez si bien lorsque nous sommes petits, dociles, beaux ou performants.
Mais avons-nous le droit d’être faibles, malades, de vieillir ou de ne pas avoir compris vos règles de vie ?
Nous vous servons de leurre ou de proies pour vous distraire lors de safaris, Pour vos plaisirs étranges, vous nous condamnez à « payer de notre personne » : courses hippiques ou canines, tauromachie, cirque, combats de coqs pour ne citer que ces quelques exemples, sans que jamais vous ne vous sentiez redevables.
N’avons-nous pas été assez dévoués ?
Toutes ces batailles à vos cotés, ces expériences dans vos laboratoires !
Nous vous guidons lorsque vous perdez la vue, vous assistons lorsque vous êtes cloué dans un fauteuil,
Nous vous cherchons sous les décombres lors des tremblements de terre, vous secourons en pleine mer, vous servons d’éclaireur au péril de notre vie,
Nous sommes souvent vos derniers fidèles pour vous accompagner jusqu’au dernier voyage alors que les vôtres vous ont oublié.
Pour vos besoins d’omnivores, vous avez trouvé le moyen de nous engraisser en nous séquestrant, nous mutilant à vif, en nous bourrant d’antibiotiques pour nous soigner du mal que vous nous faites subir. Vous nous transportez durant des jours sans boire ni manger par tout les temps pour nous mener à l’abattoir. A peine étourdis, vous nous ébouillantez vivants, vous nous plumez, vous nous transformez puis vous nous emballez.
Nous sommes de la marchandise que vous appelez viande ! Ces actes, qui font partie de votre quotidien et qui vous servent, ne vous sont jamais reprochés !
Pire, ça ne se fait pas !
Vous trouvez certainement tous ces actes révoltants tout en les estimant légitimes
C’est normal…c’est parce que vous êtes « humains » !!!
Je ne suis qu’un Animal, mais à bien y réfléchir, je ne m’en porte pas plus mal.
 
 
——–
de : fandeloup

Mots-clés: NOEMIE

La légende du Saint aux Cerfs » Ma Planète


 

Ajouté le 01/28/2012 14:59:22 par marcheuse

La légende du Saint au Cerf

Le village de Lannédern groupe quelques maisons autour de son église et son ossuaire gravé de masques macabres (l’Ankou, toujours lui).

Dans l’église, fermée en dehors des offices, six panneaux de pierre sculptée évoquent la légende de saint Edern, représenté chevauchant son cerf sur le calvaire qui se dresse au beau milieu du cimetière.

Saint Edern, un moine irlandais de la Légende Dorée, s’est d’abord fait connaître en terre douarneniste, où la petite vache qui constituait son seul cheptel donnait les plus beaux blés aux champs où elle vagabondait.

Mais il est surtout connu pour le cerf venu se mettre sous sa protection, alors qu’il était traqué, et pour ses démêlés avec sa soeur Jenovefa.

Cette dernière s’est fixée à Loqueffret, et lui en ce lieu auquel il devait donner son nom.

Chacun a construit son église et, pour délimiter leur territoire, il a été conclu que reviendrait au frère le domaine qu’il aurait parcouru entre la tombée de la nuit et le chant du Coq.

Edern, chevauchant son compagnon, le cerf a parcouru une distance considérable et arrivait aux portes de Loqueffret lorsque sa soeur, voyant sa paroisse lui échapper, a fait crier un coq en le plongeant dans l’eau d’une auge.

Il en est résulté une solide brouille entre le frère et la soeur qui ont chacun maudit l’église de l’autre : celle d’Edern ne devait jamais avoir de haut clocher, et celle de Jenovefa devait voir ses cloches se fêler.

 

 

Mots-clés: Marcheuse Légendes

Fateless » Ma Planète


Fateless

Ajouté le 01/28/2012 15:21:53 par lazar_adriana

Être sans destin

de Imre Kertész

Éditions 10/18 (novembre 2002)
Nous ne sommes pas près d’en avoir fini avec Auschwitz, Treblinka, Buchenwald et autres camps de concentration et d’extermination. Les rapports sociaux dominants sont encore saturés de barbarie. Un jour, à un autre stade d’évolution sociale, l’humanité pourra oublier tout cela. Mais pour l’heure, il nous faut lire les témoignages, les romans et les essais de ceux qui sont revenus de ces endroits-là. Pour tenter de déchiffrer l’énigme que constitue, en apparence, tout génocide, toute entreprise d’amener des hommes aux ultimes degrés de la déchéance, de la dépossession d’eux-mêmes. Lorsqu’on a déjà été confronté à la lecture de « Si c’est un homme » de Primo Levi, des « Jours de notre mort » de David Rousset ou de « L’espèce humaine » de Jean Antelme, la lecture d’« Être sans destin » d’Imre Kertész apparaît d’autant plus terrifiante. Sur le plan documentaire, on en sait déjà beaucoup. On sait l’essentiel et au-delà. Et c’est la connaissance de ces témoignages terribles par le lecteur qui va réagir avec force sur la lecture de ce livre.

Imre Kertész est un écrivain juif hongrois qui a obtenu le prix Nobel de littérature en 2002. Il fait partie des rescapés de l’horreur concentrationnaire. Il a vécu ensuite sous le régime stalinien en Hongrie jusqu’à son effondrement. Dans « Être sans destin », il raconte son arrestation, sa détention à Auschwitz, Zeitz et Buchenwald, et son retour à Budapest. C’est à la fois son histoire et celle d’un autre dont il serait très proche. Pour ce faire, il emploie des moyens littéraires qui l’apparente à Franz Kafka.

Comme dans les romans et certaines nouvelles de Kafka, un individu est placé dans une situation absurde, ignoble. L’adolescent qui s’exprime ici à la première personne a l’impression suivante : « être tombé soudain au beau milieu d’une pièce de théâtre insensée où je ne connaissais pas très bien mon rôle. » (page 81). Il est étonné par chaque circonstance et il fait mine de convenir que « cela n’a rien d’extraordinaire, à bien y réfléchir… ». Tout sera donc traité avec une politesse glacée, un pseudo-conformisme, engendrant une forme d’humour impitoyable. Sans relâche, de la première à la dernière page, chaque fait sera placé sous le regard attentif, incrédule et d’une lucidité féroce de cet adolescent. Cette approche distanciée conduit à détruire toutes « les valeurs » qui sont chères à certains, la religion, le patriotisme, la croyance que «  » l’opinion mondiale  » était bouleversée par ce qui nous arrivait », les efforts pour « se conduire dignement face aux autorités ». Toutes les tentatives diverses pour chercher un sens ou une rationalité aux faits et gestes sont réduites à néant et s’insèrent, comme les pièces d’un puzzle, dans un dispositif cohérent, celui qui conduit tout un chacun à Auschwitz, en quelque sorte sans encombre. Au terme du voyage, les « inaptes au travail » iront à la douche comme tout le monde, avec des consignes précises et un morceau de savon,« sauf qu’on ne leur a pas envoyé de l’eau mais du gaz ».

Une fois dans l’enfer du camp, tous les déportés en sont réduits, quels que soient leur personnalité, leur âge, leur expérience, leur degré d’espoir ou de désespoir, à tâcher « seulement d’être de bons détenus ». Imre Kertész barre la route violemment à toutes les tentatives d’aborder l’univers concentrationnaire avec de la « compassion », de la « compréhension », de « l’indignation » et autres « bons sentiments » trop faciles pour être honnêtes. Après ce défi lancé par l’écrivain, le travail de réflexion en profondeur peut commencer et c’est à chacun de l’accomplir.
Le 7 mai 2003

Samuel Holder

 

 

 

Le film,,Fateless« est fait apres le livre,,Etre sans destin »de Imre Kertesz


L’horreur d’un camp de concentration
vue par un jeune garçon

Synopsis: Hongrie, 1944 : Gyuri (Marcell Nagy), jeune garçon juif âgé de 14 ans, est enlevé dans le bus qui le mène au travail, et emmené dans un camp de concentration. Il passe de Buchenwald à Auschwitz-Birkenau, puis est ramené à Buchenwald. Après la libération, il retourne en 1945 dans la Budapest d’après-guerre, mais tout a changé

Critique : Fateless est le premier film de Lajos Koltani, chef opérateur passé à la réalisation. Koltani travaille depuis plus de 23 ans avec Istvan Szabo, le réalisateur hongrois le plus connu au monde. Le tournage de leur prochain film intitulé Being Juliacommencera dans quelques semaines en Allemagne. Koltai a beaucoup appris de l’approche à la fois sensible et efficace adoptée par Szabo pour traiter les thèmes historiques.Fateless, roman écrit par Imre Kertész, qui a été récompensé par le prix Nobel de littérature pour cet ouvrage, sert de trame au scénario écrit par Kertész, lui-même un survivant de l’Holocauste.

Koltani a confié la caméra à Gyula Pados ; il a tourné son film en couleurs sépia, et donne naissance, sur une musique d’Ennio Morricone (!), à des images éblouissantes, voire lyriques. Les camps de concentration n’ont jamais été beaux comme celui-là : et d’ailleurs, est-ce que les camps de concentration peuvent être beaux ? Koltani fait former un carré par des centaines de prisonniers : une lumière dirigée vient de gauche, tandis que les contours sont estompés sur la droite. Koltani montre que le temps passe : la lumière du jour s’assombrit, et la clarté augmente au petit matin. Koltani nous montre une perspective aérienne des prisonniers dans leurs uniformes rayés, et parcourt lentement les rangées. L’un des détenus, tout à fait sur la droite, tombe ; il s’écroule et perturbe l’ordre. Cela semble drôle, et un spectateur dans la salle réservée à la presse rit. Brièvement, bien sûr, car nous sommes en train d’assister à la projection d’un film sur l’Holocauste, et l’on ne rit pas dans de telles circonstances.

Ce film aborde également la question des relations avec les personnes non concernées par l’Holocauste, après la libération des camps de concentration. Ces passages du film sont particulièrement réussis, et montrent quelque chose rarement montré jusqu’à présent. Gyuri ne peut plus établir de communication normale avec les personnes qu’il connaissait autrefois. Des membres de sa famille lui posent des questions sur «l ’enfer » du camp. « Ce n’était pas un enfer », répond-il. Ils veulent le convaincre qu’il n’a que 15 ans, et qu’il a l’avenir devant lui. Mais Gyuri sait qu’il a surtout « un passé ». Il ne sait pas non plus s’il est juif, car il « ne sait même pas s’il existe. »

Ce qui différencie Koltani d’un grand nombre de réalisateurs qui ont montré de façon explicite les horreurs et les crimes des Nazis, comme The Grey Zone ou La chute, c’est que les scènes d’horreur du film se limitent au quotidien du jeune garçon dans le camp. Un garçon qui a le même âge que lui meurt dans le lit d’à côté. Gyuri s’en rend compte, mais il ne dit rien aux gardiens pendant plusieurs jours, ce qui lui permet de manger les maigres rations du mort.

Nana A.T. Rebhan

 

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Mots-clés: ADRIANA Art