Des cellules souches pour un plus gros pénis – Le Point


Des urologues ont réussi à améliorer la fonction érectile des rats et le diamètre de leur verge.

Des tests ont été effectués sur les rats.

Des tests ont été effectués sur les rats.© Paul Brown / Rex Features/Sipa

Par Frédéric Lewino

Cela fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de ma compagne. Il faut dire que depuis quelque temps elle se plaint de moi. « Mais, chéri, tu es d’un flasque… » Comprenez que c’est dur à entendre pour quelqu’un approchant la soixantaine. Mais depuis que je viens de lire une étude publiée par PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences), me voilà tout revigoré. Des urologues américains et chinois sont parvenus à améliorer les fonctions érectiles de rats en leur injectant des cellules souches extraites du tissu adipeux. Encore mieux : le diamètre de leur pénis a augmenté de 30 à 40 %, au repos comme en action.

Comment ça marche ? Très simple à comprendre : la verge est composée de corps caverneux enrobés par une gaine fibreuse appelée Tunica albuginea. Celle-ci peut se fracturer à l’occasion d’une position extrême ou encore se courber avec la maladie de La Peyronie. Pour réparer et redresser, les chirurgiens installent actuellement des greffons fabriqués à partir de tissus prélevés sur le malade lui-même, sur un cadavre ou sur un intestin de porc… On imagine bien que cette perspective n’est pas psychologiquement folichonne, surtout pour madame. D’autant que ce redressement pénien s’accompagne parfois d’une érection moins glorieuse, et même d’un raccourcissement de la verge.

Circulation sanguine améliorée

Voilà donc ce qui a poussé Wayne Hellstrom, de l’école de médecine de l’université de Tulane à La Nouvelle-Orléans, à rechercher comment supprimer ces effets secondaires. Son idée : saupoudrer le greffon de cellules souches. Il a donc commencé par se faire la main sur des rats. Comme ceux-ci ne souffrent pas de la maladie de La Peyronie, il a incisé latéralement le pénis des rongeurs pour le faire se courber artificiellement. Quelques jours après, il a remplacé les tissus scarifiés par des greffons de porc ensemencés de cellules souches prélevées dans des parties graisseuses du rat.

Huit semaines plus tard, non seulement les mâles affichaient une virilité droite, mais avec plus de raideur qu’une population témoin de rats ayant bénéficié d’un greffon sans cellules souches. Mieux : l’urologue a observé une nette augmentation de la circonférence moyenne des verges. La conclusion qu’il en a tirée, c’est que les cellules souches ont été capables de restaurer le tissu érectile et d’améliorer la circulation sanguine tout en stimulant la production d’oxyde nitrique qui aide au maintien de l’érection.

L’équipe pense mener de prochains tests chez le singe, puis chez l’homme. Si les 3 à 9 % des hommes adultes souffrant de la maladie de La Peyronie sont les premiers intéressés par cette nouvelle technique, il n’est pas dit qu’elle ne puisse pas rendre service à quantité d’autres hommes connaissant des pannes érectiles. « Y’a pas de temps à perdre… », murmure ma compagne qui lit par-dessus mon épaule.

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