Pensée du jeudi 26 janvier 2012.


« Pour comprendre ce qu’est un véritable sage, il faut se
débarrasser de cette image de l’ermite qui se retire du monde
et qui, de temps à autre, sort de sa solitude pour proférer
devant les autres quelques paroles édifiantes. Comment aider les
humains si on ne les comprend pas ? Et comment les comprendre si
on ne vit pas au milieu d’eux pour connaître leurs
difficultés et leurs souffrances ? Que de temps à autre on ait
besoin de s’éloigner un peu pour se retrouver, se recharger,
c’est normal, c’est nécessaire, afin d’être ensuite à
nouveau disponible. Mais là encore, il faut rester conscient
que, même lorsqu’on est seul, les autres existent, et qu’au
moment où on les rencontrera, on devra être attentif, vigilant,
perspicace.
Contrairement à ce que beaucoup imaginent, le sage ne regarde
pas les autres de loin. Au contraire, il sait entrer dans leur
situation à tous, c’est pourquoi il y a de la profondeur dans
ses observations, de la mesure dans ses jugements, de
l’équilibre dans ses actes. Vous direz : « Mais jusqu’où
peut-il aller ainsi ? » Jusqu’à l’infini. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Dégoupiller Hitler ? – Le Point


 

L’entrée de « Mein Kampf » dans le domaine public début 2016 encourage le projet d’une édition critique du livre. Mais continue d’inquiéter.

Image tirée du documentaire "Apocalypse, Hitler".

Image tirée du documentaire « Apocalypse, Hitler ».©AFP

Par Marion Cocquet

Le débat allait inévitablement surgir. Que faire au XXIe siècle de Mein Kampf ? Sous quelle forme (tronquée ou complète, munie ou non d’un appareil critique) la bible hitlérienne doit-elle aujourd’hui circuler ? Surtout, doit-on craindre son entrée dans le domaine public au 1er janvier 2016 ? Les disputes d’experts ont été récemment prises de court par la publication annoncée de passages du livre en Allemagne. Une première depuis 1945 outre-Rhin, où le Land de Bavière, qui détient les droits du texte et veille à faire respecter son interdiction de publication, envisagerait d’attaquer l’éditeur en justice.

L’homme, Peter McGee, a déjà par le passé créé la polémique en Allemagne. Zeitungszeugen, sa revue hebdomadaire, s’attache en effet à la littérature nazie des années 1933-1945, qu’elle réédite à destination d’un public de chercheurs et d’historiens, accompagnée de commentaires. Il s’agit cette fois de publier une série d’extraits de Mein Kampf (le premier volet, attendu le 26 janvier, sera tiré à 100 000 exemplaires). Peter McGee souhaite, explique-t-il, montrer par là que derrière la « bible diabolique » du national-socialisme, « que personne n’a lue », se cache un « ouvrage de piètre qualité et confus ».

Engouement

Tabou, Mein Kampf ? À l’évidence. Méconnu ? Certainement pas. Véritable best-seller sous Hitler (il a été vendu de son vivant à plus de 10 millions d’exemplaires, et le Führer avait même renoncé à son traitement de chancelier pour ne vivre que de ses droits d’auteur), il est resté après la Seconde Guerre mondiale un phénomène éditorial hors norme. Selon l’historien Ian Kershaw, 70 millions d’exemplaires du livre, traduit en 16 langues, auraient été publiés depuis la chute du régime nazi.

Et l’intérêt est loin de s’affaiblir aujourd’hui. Les historiens reviennent ainsi, après une période marquée par le structuralisme qui se penchait d’abord sur la bureaucratie du régime et son caractère nihiliste, à l’idéologie nazie elle-même et à la place qu’y occupait Hitler. Plus inquiétant, moins défini, pointerait depuis une vingtaine d’années un « engouement » nouveau pour Mein Kampf, selon Bernard Bruneteau, professeur de sciences politiques à l’université Rennes-I et auteur de L’âge totalitaire, idées reçues sur le totalitarisme (éditions Le Cavalier bleu). « On parle de choc des civilisations, de conflits ethniques : les fantasmes de ce type, avec le retour des extrémismes en Europe d’une part, et d’autre part les tensions au Moyen-Orient, ont contribué à accentuer l’intérêt pour ce texte », explique le chercheur.

C’est donc peu de dire que la diffusion de Mein Kampf est délicate. A fortiori si, comme c’est aujourd’hui le cas, les situations et les éditions varient selon les pays. L’association Initiative de prévention de la haine, qui réfléchit à la manière dont pourrait être réédité le livre en 2016 pour couper l’herbe sous le pied à d’éventuelles manipulations, recense une multitude de cas.

Variantes

Si, en France, Mein Kampf est autorisé à la vente depuis 1979 comme document historique pour peu qu’il soit accompagné d’un avertissement, il vient d’être interdit en Russie. Aux Pays-Bas, sa vente est interdite, pas sa possession. Au Royaume-Uni, il est largement disponible, tandis qu’en Espagne ne subsistent que d’anciens exemplaires… Plus subtil encore : plusieurs versions du texte seraient aujourd’hui en circulation. « Les éditions sont différentes selon que tels ou tels passages ont été retirés conformément aux voeux d’Hitler », explique Bernard Bruneteau. Dans les années trente, le « combat » d’Hitler pouvait être légèrement modifié selon qu’il était destiné à un public anglo-saxon ou arabe…

De l’avis de certains, cette confusion même rend d’autant plus pertinente aujourd’hui une édition scientifique de Mein Kampf que mènerait un collège d’historiens chargé d’établir un appareil critique. « La lecture du texte montrerait que Hitler est un homme de 1900, que son système de pensée est extrêmement daté », estime Bernard Bruneteau, selon qui craindre les effets d’une telle édition serait « sous-estimer la maturité des citoyens ». Antoine Vitkine, auteur du documentaire Mein Kampf, c’était écrit, ainsi que de l’ouvrage du même nom, partage cette analyse. « Il ne faut pas traiter ce texte comme un objet magique ou sacré, il n’est aujourd’hui que le témoignage d’un moment historique, aussi terrible soit-il, analyse-t-il. La bataille se joue en amont, par un travail de mémoire et par l’éducation des citoyens sur ce qu’a été le nazisme. »

Si l’idée fait consensus du côté des historiens, elle tend aujourd’hui à diviser les représentants des institutions juives, chez qui demeure la crainte de voir « banalisé » le symbole de l’idéologie nazie. En Allemagne pourtant, le secrétaire général du Conseil central des Juifs allemands s’est prononcé en faveur d’une édition critique. Mein Kampf, dégoupillé.

Les élèves du Lycée français en « mission humanitaire » | Politique Liban | L’Orient-Le Jour


Liban

Les élèves du Lycée français en « mission humanitaire »

Par Patricia KHODER | mercredi, janvier 25, 2012

Les élèves du lycée avec leur professeur Olivier Mouras.

Les élèves du lycée avec leur professeur Olivier Mouras.

Les élèves du Lycée français à Achrafieh se sont acquittés de la tâche de collecter des fournitures scolaires pour des enfants moins nantis qu’eux, des camarades éloignés et qu’ils ne connaissent pas et qui fréquentent les écoles publiques de Fnaydiq dans le Akkar.

Boîtes de crayons de couleur, stylos à bille, crayons mines, piles de cahiers, tables, chaises, bureaux et étagères… Il a fallu un mois pour le Grand Lycée franco-libanais, à Achrafieh, pour collecter ces fournitures afin de les envoyer à des élèves moins nantis dans trois différentes écoles publiques de Fnaydiq, dans le Akkar.

Deux camions venant de Fnaydiq sont arrivés au Grand Lycée à Achrafieh pour charger les fournitures scolaires et les meubles.

Cette initiative a été notamment inspirée par un article de presse. Le texte avait abordé le problème de la pauvreté dans le Akkar, ainsi que les projets d’aide de l’Unicef dans la région.

Une initiative, intitulée « La municipalité se développe à travers ses enfants », avait été lancée début 2011. Elle offre un soutien aux habitants de certains villages du Akkar. Fnaydiq figure parmi eux. Le projet fournit aux écoles des livres, des autobus et même des matériaux de construction pour améliorer la qualité des installations.

Quelques élèves du Lycée français d’Achrafieh se sont réunis pour parler de leur projet visant à rassembler des fournitures scolaires pour les écoles de Fnaydiq.

Laurent a 11 ans. Sa mère, journaliste, lui a parlé de la pauvreté dans le Akkar. « Elle m’a décrit l’école de Fnaydiq. Là-bas, les enfants manquent de tout », indique le garçon qui espère devenir acteur un jour « pour faire rire les gens tristes ».

À son tour, Laurent a raconté à ses camarades de classe la situation dans les écoles de Fnaydiq. Son professeur de mathématiques, Olivier Mouras, réfléchit à une aide, une action de volontariat que les élèves du Lycée français d’Achrafieh pourraient entreprendre. L’initiative a ainsi vu le jour. Elle a commencé avec les classes primaires et s’est élargie ensuite pour inclure environ 700 élèves du lycée, note le directeur du primaire Olivier Hussenet. « Une liste des besoins de l’une des écoles de Fnaydiq m’a été fournie : des stylos à bille, des crayons mines, des crayons de couleur, des cahiers, des gommes… Ce qui a été recueilli en deux semaines dépassait de loin ce qui avait été demandé. Nous avons donc décidé de remettre notre collecte aux trois écoles publiques de la localité », explique de son côté M. Mouras.

Chaque classe a choisi de donner une sorte d’objet. Certaines ont opté pour des stylos à bille, d’autres des crayons ; de nombreux élèves ont remis plusieurs choses.

« C’était très touchant de voir certains élèves, dans les petites classes, venir avec des fournitures scolaires enveloppées dans du papier cadeau », souligne M. Hussenet.

Impressionnés par l’effort des élèves, les responsables de l’école, à leur tête la proviseure Fabienne Decaestecker, ont décidé de contribuer à l’initiative en remettant quelques meubles dont l’école n’avait plus besoin, notamment des pupitres, des bureaux, des tables, des chaises et des étagères. La classe de Laurent a donné des crayons de couleur. « J’ai remis quatre paquets de crayons de couleur, un paquet de crayons mines et deux cahiers », dit-il.

Sara, 11 ans et qui rêve de devenir graphiste, fréquente la même classe que Laurent. Elle a donné quatre paquets de crayons de couleurs. « Ça les aidera à colorier leurs cartes de géographie. Peut-être qu’ils seront plus heureux s’ils savent que quelqu’un les aide et pense à eux », dit-elle.

Karen, 8 ans, dont la classe a donné des gommes, dont six qu’elle a elle-même fournis, a pris l’initiative de remettre également un paquet de crayons de couleur : « Vous savez, ils ont besoin de colorier leurs dessins. Je pense qu’ils n’ont que des crayons mines, ils doivent donc voir tout en gris. Ils sont pauvres déjà et assez tristes. Les crayons de couleur leur permettront peut-être d’être moins malheureux », explique-t-elle, ajoutant qu’elle rêve de devenir architecte afin qu’elle puisse construire des maisons pour les sans-abri.

Ivan est dans la classe de Karen. Il a également donné six gommes blanches, exactement comme celle qu’il utilise. Il s’inquiète au sujet des enfants de son âge vivant à Fnaydiq. « Que font-ils si jamais ils cueillent les pommes et n’ont pas un évier avec de l’eau courante pour les laver ? Ils tombent malades, ils peuvent même en mourir. Vous savez, ils n’achètent pas leurs fruits et légumes dans des magasins propres, comme nous faisons », explique l’enfant de huit ans, qui veut devenir chirurgien un jour pour sauver les enfants malades

du cœur.

Une délégation de Fnaydiq s’est rendue au Lycée français pour transporter les dons recueillis. En regardant les camions chargés, Khaled Issa, directeur de l’une des écoles de la localité, explique : « Nous manquons de tout. Vous ne pouvez pas comparer nos écoles à une école publique à Beyrouth. Alors imaginez la différence entre notre situation et celle du Lycée français. Ces fournitures scolaires feront une différence pour nous. Mais nous avons encore besoin de beaucoup de choses, comme les ordinateurs pour nos étudiants, ainsi que d’un laboratoire », dit-il.

Dans les mois à venir, les élèves du Lycée français se rendront à Fnaydiq et rencontreront les enfants qu’ils ont aidés. « Je veux juste voir s’ils sont heureux », dit Karen. « Nous voulons savoir comment les élèves du village sont en train d’utiliser les fournitures que nous avons collectées, si ce que nous avons envoyé leur a été utile », explique Laurent. « Nous avons assez d’argent, alors qu’ils sont dans le besoin. Nous devons donc les aider », ajoute-il.

L’initiative des fournitures scolaires se poursuivra tout au long de l’année. Elle contribuera également à fournir des articles necéssaires à la nouvelle année scolaire 2012-2013.

Karem est en terminale. « À la fin de l’année, nous vendons des gâteaux pour collecter des fonds pour le soirée de promo. Cette année, un certain pourcentage de cette somme servira à financer les fournitures scolaires à Fnaydiq. De plus, avant les vacances, nous mettrons de grosses caisses dans les couloirs afin que nous puissions continuer notre collecte », explique t-il.

Patrick, qui est en première, s’intéresse aussi à ce que cette initiative touche les classes secondaires du lycée.

Karem, qui est originaire du village d’al-Ain dans le Hermel – qui est aussi pauvre et reculé que Fnaydiq – souligne que « les étudiants à Beyrouth ignorent comment les gens vivent dans les zones rurales, loin de la capitale. Moi je sais parce que je suis né là-bas. Je suis content que ma propre école prenne cette initiative pour faire la différence. »

Infidélité pendant la grossesse – Magicmaman.com


Alors qu’elle s’apprête à donner naissance à son premier enfant, Marion, 32 ans, apprend que son mari a eu une aventure. Retour sur son témoignage bouleversant et quelques clés de décryptage avec notre psy, Alexa Zangrilli.

Pour en savoir plus : Infidélité pendant la grossesse – Magicmaman.com

Un bébé arrivé plus tôt que prévu…

En janvier 2009, on décide avec mon mari de mettre un bébé en route. Il trouve ça un peu tôt, mais je lui assure qu’après 13 ans de pilule ça risque de mettre un peu de temps.

Banco, un mois après je suis enceinte… Il est heureux mais un peu abasourdi ! Etant données les circonstances un peu rapides de tout ça, je suis très attentive à le faire participer à la grossesse, à l’intégrer au « duo » que je forme avec mon bébé : je lui fais part de toutes mes impressions, il m’accompagne à tous les rendez-vous médicaux, je lui fais toucher mon ventre souvent, on en parle beaucoup… Au bout d’un moment, on finit même par ne parler plus que de « ça ».

Une libido « piano piano », pour tous les deux

Au niveau sexuel, j’avoue que je n’ai pas une libido au top. Mais lui n’est pas très demandeur non plus, alors je ne m’en inquiète pas. Je me souviens même avoir dit à des amies à cette époque qu’on avait de la chance puisqu’on était sur la même longueur d’ondes, et que nos libidos étaient plutôt bien accordées…

 

Le choc

Vers le 6ème mois, je commence à le sentir vraiment bizarre. Il est gentil et tendre, ce n’est pas le problème, mais d’une façon triste. Je mets ça sur le compte du stress de la naissance qui approche. Un soir, je mets quand même la discussion sur le tapis et un moment, je lui dis en rigolant : « Non mais t’as rencontré quelqu’un ou quoi ? ». Les deux heures qui suivent sont les pires de ma vie. Il m’avoue qu’il a eu une liaison de 4 mois avec une fille de son travail. Il y a mis fin, mais ne supporte plus le poids de la culpabilité et veut repartir sur des bases saines.

Un épisode qui laisse des traces

Je suis anéantie, mais je ne conçois pas de partir. Après quelques jours de réflexion, je décide de faire table rase, pour qu’on profite ensemble des derniers mois de grossesse. C’est dur, mais on se lance corps et âmes dans ce beau projet. C’est après la naissance que toute ma rancœur est remontée. Je ne regrette pas ma décision, mais quelque chose est cassé entre nous. Je lui en veux d’avoir sali ce qu’on a vécu de plus beau. Je n’envisage d’ailleurs pas d’avoir un deuxième enfant, car je crois que j’associerai désormais toujours grossesse à infidélité…

L’analyse de Alexa ZANGRILLI, psychologue à Margency (95).

« Il y a dès lannonce de la grossesse un décalage d’investissement entre Marion et son mari : elle était prête, lui moins, et sans résumer l’infidélité à cette cause, on peut imaginer que cet épisode a été un moyen plus ou moins inconscient pour son compagnon d’échapper à cette réalité qui lui faisait peur.

Dès le début de la grossesse, Marion a été attentive à intégrer son mari, pour éviter qu’il ne sente exclu. En voulant éviter un écueil, elle est tombée involontairement dans un autre : celui de transformer son couple « amoureux » en couple uniquement « parental ».

Sans doute le compagnon de Marion a-t-il eu besoin de se sentir homme, et pas seulement père : plutôt que de mettre le doigt sur le problème et de rétablir l’équilibre amoureux dans le couple, il est allé chercher ailleurs un rapport de séduction qu’il ne trouvait plus avec sa femme.

Pour se protéger, Marion semble « raisonner » plus qu’ « éprouver » : elle choisit d’ignorer les signes de distance que lui envoie son mari et, une fois l’infidélité avouée, elle « choisit » de pardonner. Il s’agit d’un choix, pas d’un ressenti. En réalité, elle décide d’essayer de pardonner, mais son témoignage montre que le processus n’est pas terminé.

Pour repartir sur des bases plus saines, Marion et son compagnon ont peut-être intérêt à se faire accompagner par un professionnel, car le danger serait d’attendre de cet enfant qu’il réconcilie le couple, et de lui confier ainsi un rôle qui n’est pas le sien…

Une demi-tonne pour le plus grand coran au monde exposé à Kaboul


 

grand coran.jpgUne demi-tonne pour le plus grand coran au monde exposé à Kaboul

 

Il a fallu cinq ans de labeur à un calligraphe afghan pour réaliser le plus grand coran du monde, dans l’espoir de montrer que le riche héritage culturel du pays n’avait pas été détruit par trente années de conflits.

 

Les 218 pages du luxueux ouvrage, exposé dans un centre culturel de Kaboul, mesurent 2,28 m de haut pour 1,55 m de large. Le ministère afghan du Hadj et des Affaires religieuses a certifié qu’il s’agissait là du plus grand livre saint musulman au monde.

 

Composé de tissu et de papier et couvert d’une reliure de cuir composée de 21 peaux de chèvres, le livre pèse 500 kg et a coûté un demi-million de dollars.

 

Le maître calligraphe Mohammad Sabir Khedri et neuf de ses élèves ont conçu un motif spécial combinant un lettrage d’or avec des millions de petits points de couleur dans les enluminures entourant le texte.

 

« J’ai voulu utiliser autant de couleurs élégantes que possible pour que ce livre saint soit beau », a-t-il expliqué devant son oeuvre.

 

Khedri est parvenu à garder sa réalisation secrète deux ans après l’avoir terminée. Si les pages étaient achevées dès 2009, il lui a en effet fallu attendre jusqu’au début de 2012 pour que la reliure soit prête et qu’il puisse dévoiler l’ensemble.

 

Emma Graham-Harrison et Hamid Shalizi, Gregory Schwartz pour le service français

reuters

Miss Ronde : le sacre d’Hyslyne Blanchon – Journal des Femmes Société


 

Publié le 23/01/2012 par Justine Boivin

rondevignette Certaines se rêvent Miss Monde, d’autres voient les choses en grand, en très grand… Découvrez notre nouvelle Miss Ronde, une reine de beauté XXL.

Après la flamboyante Miss France et la très consensuelle Miss Prestige National, c’est une créature autrement charpentée qui s’est emparée de la couronne tant convoitée : Hyslyne Blanchon, 29 ans, représentante de la région PACA, a été élue, samedi, Miss Ronde 2012, lors du salon international Who’s Next Prêt-à-Porter Paris.

Alerte glamour au Parc d’Exposition

Ce weekend, Porte de Versailles, les prétendantes au titre n’avaient pas la silhouette fluette, mais la poitrine opulente et la cuisse replète. Parmi ces déesses aux courbes généreuses, à la chair épanouie et aux ambitions à l’avenant, c’est une jolie et plantureuse métisse (1,70 m pour 96 kilos), originaire de Cagnes sur Mer, qui a reçu le diadème et l’écharpe floquée d’argent.

Pin-up taille 48, Martiniquaise par sa mère, Hyslyne Blanchon a été choisie à l’issue d’un show énergique et coloré où rivalisaient 21 prétendantes aux formes flatteuses, devant un jury présidé par Charlotte de Turckeim, et composé, entre autres, de l’actrice Christine Citti, de la créatrice Nathalie Garçon, de l’interprète Pascal Olmeda et de la photographe et top-model Velvet D’Amour. 

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© TIBOUL/MAXPPP, FRANCE Election de Miss Ronde, le 21 janvier 2012, à Paris.

La revanche format « queen size »

Cette conseillère commerciale dans la grande distribution, qui affiche fièrement ses rondeurs gourmandes, a compris qu’elle pouvait être féminine et désirable. « Miss Ronde France est une première pierre dans l’édifice de l’acceptation de soi. Le Comité national s’efforce de faire évoluer les mentalités, afin que les rondes soient réellement intégrées dans notre société et acceptées par les médias », a déclaré la lauréate. Cette victoire, « ça peut-être un tremplin pour des photos de mode, mais aussi l’occasion de changer l’image de ces mannequins anorexiques », a ajouté cette fille taillée pour le succès, dans Nice Matin.

Vous voulez participer ?

Pas de limite d’âge ni de taille à respecter, un seul critère impératif : afficher sur la balance « au minimum six kilos de plus que sa taille » (56 kilos pour 1m50, par exemple). Vous serez ensuite évaluée sur « l’harmonie de votre embonpoint, votre prestance, votre charisme, sans oublier la qualité de votre discours ».

Si les nutritionnistes et autres stars des régimes miracles crient au scandale, l’idée est clairement de lutter contre le diktat de la minceur et de redonner confiance à toutes celles qui supportent mal leur corps. Selon les chiffres du Comité, seulement 20% des femmes dans le monde font en dessous d’une taille 40, et 50% des françaises de plus de 35 ans sont en surpoids.

Dessous chics

Ce week-end, les candidates ont défilé selon 3 tableaux : tenues de jour, robes du soir et lingerie sexy. Mais, ô surprise, c’est sous un long gilet noir en maille ajourée que ces demoiselles ont présenté leurs sous-vêtements. Sommes-nous vraiment prêts à voir ces vénus callipyges s’assumer pleinement ?

Miss Ronde : le sacre d’Hyslyne Blanchon – Journal des Femmes Société

Musulmane et égérie de beauté, elle veut changer les mentalités!


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Musulmane et égérie de beauté, elle veut changer les mentalités !

Les égéries de beauté ne sont plus seulement de grandes brindilles aux yeux bleus ou des stars du cinéma. La tunisienne Hanaa Ben Abdesslem a fait son entrée dans ce monde très fermé et très glamour en devenant la première égérie Lancôme de confession musulmane. La jeune femme de 22 ans a fait ses débuts dans le mannequinat pour Vivienne Westwood l’année dernière. Depuis, elle a fait la cover du Vogue français et a défilé pour Givenchy, Ralph Lauren et Oscar de la Renta.

Hanaa ne boît pas d’alcool, ne fume pas et entend bien changer les perceptions que les gens de son pays peuvent avoir au sujet du mannequinat. « Etre top model, c’est un choix de carrière aussi », confie-t-elle au New York Magazine. « J’ai rencontré une femme arabe, Sophie Galal, qui partageait mon point de vue et mes idées du changement. Elle voulait aussi montrer les vrais défis de la profession de mannequin dans le monde arabe. Elle est vite devenue mon manager. »

Hanaa est fière de ses origines. « Mon pays est riche d’histoire et de traditions. C’est une culture qui a été influencée et façonnée par une succession de civilisations comme les Berbères, les Phéniciens, les Romains, les Ottomans… J’ai grandi entourée de toutes ces influences et je suis fière de faire partie de cette culture. »

Youcef Nabi, président de Lancôme International, a déclaré: « C’est incroyable comme Hanaa me rappelle Isabella Rossellini. Sa beauté est universelle, elle a un je ne sais quoi qui fait la singularité, la force et le charme de chaque femme Lancôme. »

(Dé.L./7sur7