Pensée du dimanche 22 janvier 2012.


« La vie est une, et c’est à chaque moment qu’il faut être
conscient de ce que l’on fait, car aucun geste ne reste
isolé ; intérieurement ou extérieurement, tout a des
répercussions. C’est pourquoi il est important d’apprendre
aussi à se saluer. Vous apercevez une connaissance, un ami…
Même si vous ne devez lui donner de loin qu’un salut de la
main, faites-le consciemment, afin de lui communiquer la vie à
travers votre main : des courants d’énergies, des rayons de
couleurs…
Les échanges les plus puissants, les plus bénéfiques ne sont
pas nécessairement ceux que l’on fait en se rapprochant
physiquement. On peut mettre beaucoup d’amour et de lumière
dans un geste de la main et dans le regard qui l’accompagne.
Alors, que votre âme participe à votre salut et que votre
esprit aussi y participe, afin que chacun puisse sentir que ce
qu’il reçoit par ce salut entre en lui et le rend meilleur. Il
est tellement important d’avoir des contacts psychiques
harmonieux avant de se rencontrer dans le plan physique pour
parler ou travailler ! »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Costa Condordia : le commandant aurait dévié sa trajectoire pour une jolie blonde – International : LaDépêche.fr


Domnica Cemortan, jeune Moldave, était dans la salle des commandes lors du naufrage du Concordia
Domnica Cemortan, jeune Moldave, était dans la salle des commandes lors du naufrage du Concordia © AFP – EDUARD BIZGU

Nouveau rebondissement dans la tragédie du Costa Concordia. Une jeune Moldave de 25 ans, Domnica Cemortan, est soupçonnée par la presse italienne d’avoir été « l’invité spéciale » du capitaine Schettino.

Selon le quotidien La Republica, la jolie blonde serait une ancienne ballerine moldave qui travaillerait pour la compagnie Costa Crociere depuis 5 ans. En vacances, elle était aux côtés de Francesco Schettino, dans la salle des commandes, au moment où le navire a heurté un rocher, près de Giglio. Plusieurs témoins déclarent en effet l’avoir vue avant le drame. Selon le journal, elle était en réalité en train de dîner en tête-à-tête avec Schettino dans un petit salon réservé au commandant.

Interviewée par la chaîne moldave Jurnal TV, la jeune femme a nié les faits et affirmé avoir mangé au restaurant avant d’être montée dans la salle des commandes pour traduire en russe des consignes d’évacuation. Domnica Cemortan a également soutenu le commandant : « Non seulement Francesco Schettino n’a pas abandonné le navire, mais il a été extraordinaire, héroïque, il a sauvé la vie de 3 000 personnes grâce à son sang-froid. Tout l’équipage est de cet avis. Je ne comprends pas pourquoi la presse l’attaque ».

La presse italienne affirme que cette « invité spéciale » n’était pas enregistrée sur la liste des passagers, ce que la compagnie Costa conteste.

VIDÉO — Reconstruction en 3D du naufrage du Costa Concordia

Julien, 13 ans, 146 de QI et sept ans de calvaire à l’école – Libération


 

Par MARION GARREAU

Un tiers des enfants précoces seraient en grande souffrance scolaire (Photo Damien Meyer. AFP)

La semaine dernière, l’Afev (Association de la fondation étudiante pour la ville) lançait un «pacte national contre l’échec scolaire», dénonçant un système français élitiste qui délaisse les moins bons. Mais il est aussi peu adapté pour les enfants intellectuement précoces. Un tiers d’entre eux seraient en grande souffrance scolaire, allant parfois jusqu’au décrochage. Julien, 13 ans, a dû attendre des années avant d’être reconnu comme précoce.

«Avant, l’école c’était …» Julien peine à trouver ses mots. Le garçon ne manque pas de vocabulaire. Bien au contraire. Enfant précoce, il s’exprime particulièrement bien pour ses 13 ans. Mais ce qu’il a vécu est difficile à décrire. «Quand je leur parle, ils ne me comprennent pas», disait-il à sa mère dès la maternelle à propos des autres élèves. Bénédicte Grimoux sentait que son fils était en avance : «A 2 ans, il parlait quasi couramment, en employant même le subjonctif.» Le décalage est encore plus frappant concernant ses centres d’intérêts. En maternelle, Julien préférait parler Egypte ancienne plutôt que dessins animés.

«Votre fils est idiot.» Cette phrase, Bénédicte Grimoux l’a souvent entendue. La première fois, c’était de la bouche de l’institutrice de petite section. Julien refuse de se plier à plusieurs exercices. Il n’en comprend pas l’intérêt ou la logique. Mais son institutrice y voit un retard mental et suggère une visite chez un pédopsychiatre. Résultat : Julien a un quotient intellectuel extrêmement élevé, de 146. «Ces tests sont truqués, qu’ils ne servent à rien», rétorque l’instit. Julien sautera quand même la classe de grande section, sur les conseils du psychiatre et avec l’aval, âprement bataillé, de l’inspection d’académie.

«J’étais tétanisé»

Bénédicte Grimoux pense à l’époque que son fils souffre surtout de l’ennui. Elle apprendra que les brimades avaient déjà commencé. «Je me disais qu’il ne fallait pas que j’en parle à ma mère pour ne pas qu’elle me dispute, confie Julien. J’avais peur d’être aussi incompris de mes parents» Il raconte qu’une fois, alors qu’il avait trop bien répondu à une question, son institutrice de maternelle l’a placé au milieu d’une classe de CM2 où il a été interrogé par les autres élèves pendant près d’une heure : «Ils m’ont posé des tas de questions. J’étais tétanisé, je n’y comprenais rien. Et, à la fin, mon institutrice a dit : « Eh bien voilà, monsieur se prend pour un génie. »» Des «humiliations» comme celle-ci, Julien en a vécues beaucoup.

En CE2, Julien, distrait et maladroit, est harcelé par son institutrice. Celle-ci convoque sans cesse sa mère, qui s’énerve contre lui : «Je pensais que Julien ne faisait pas d’effort. Je ne savais pas à quel point il était en souffrance. Il ne voulait jamais parler.» Jusqu’au jour où Julien a poussé un cri de désespoir. Gardé par sa grand-mère, il parle de la mort comme d’un moyen «d’être débarrassé» et menace de se suicider. Il devient violent envers lui-même. Aux urgences de l’hôpital Robert-Debré, le pédopsychiatre se veut rassurant : «Julien est très en avance pour un enfant de 7 ans. Il est incompris et souffre beaucoup. Ces menaces, c’est sa manière à lui de taper du poing sur la table.»

Engrenage

Quelques mois plus tard, sa mère est convoquée à l’école par un remplaçant. «Votre fils est harcelé, en classe ou pendant la récréation. Il subit de nombreuses méchancetés et ne montre aucune réaction, ce qui prouve que cela se passe au quotidien.» Des agressions verbales, mais aussi physiques, comme la fois où, en plein hiver, il a été déshabillé par d’autres élèves au milieu de la cour. Sa mère tombe des nues.

Julien change alors d’école. Dans son nouvel établissement, il est confié à une institutrice qui a l’habitude «des enfants à part» – des trisomiques. Cela ne résout rien. «Julien n’arrive pas à s’intégrer et passe toutes les récréations isolé dans les toilettes», explique la directrice. Le pédopsychiatre propose une «super solution» : un établissement similaire à une école, où un psychologue est à la disposition des élèves.

Les fenêtres grillagées et les deux portes blindées de l’entrée ne rassurent pas Bénédicte Grimoux. L’établissement, «une chance exceptionnelle pour Julien», est en fait une maison thérapeutique où les enfants viennent deux à trois fois par semaine et sont scolarisés en parallèle dans une classe d’insertion sociale. «Votre enfant est précoce ? Mais qu’est-ce que vous faites là ? Les nôtres ont de gros retards», s’étonnent les autres parents. Bénédicte Grimoux réalise alors qu’elle est tombée dans un engrenage, que son fils est maintenant considéré comme fou. Julien redevient violent, se tape la tête contre les murs. Bénédicte Grimoux bloque tout et retourne à l’hôpital Robert-Debré.

Déscolarisation

Il passe une série d’examens et connaît même une semaine d’internement. Les médecins confirment sa précocité et l’ennui presque maladif dont il souffre à l’école. Mais ne préconisent rien d’autre que le retour de Julien dans une école primaire classique qui pourrait l’intégrer. Julien revient dans l’établissement où il était jusqu’en CE2. Après un an de répit, la classe de CM2 se révèle être «la pire des années». L’institutrice prend Julien en grippe : réprimandes, insultes, elle l’humilie sans cesse. Les autres élèves s’y mettent aussi. A tel point que, pour la première fois, Julien refuse de retourner en classe.

Cinq ans après, Julien va mieux. Il est inscrit en troisième au collège public Jean-Charcot de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne). Après avoir été déscolarisé plusieurs mois, il a vécu son entrée en sixième dans cet établissement comme une délivrance. Le collège compte 21% d’enfants précoces, intégrés dans les différentes classes. Comme Julien, tous ont été en grande souffrance. C’est la condition pour intégrer ce collège, où l’on applique la même pédagogie qu’ailleurs. «Ces enfants ont avant tout besoin qu’on reconnaisse ce qu’ils sont et quels sont leurs besoins», explique Alain Salzemann, le principal adjoint. «Ici, on me comprend, on comprend qui je suis, reconnaît Julien, qui a aussi appris à communiquer avec les autres, à se socialiser. Maintenant, l’école, c’est un endroit où on apprend. Avant c’était un endroit où on souffre

Le visage » Ma Planète


 

Le visage

Ajouté le 01/14/2012 17:16:04 par cokie

hebergeur d'image

Le visage…

 

Chaque visage est un miracle

Un enfant noir, à la peau noire, aux yeux noirs

Aux cheveux crépus ou frisés, est un enfant.

Un enfant blanc, à la peau rose, aux yeux bleus ou verts

Aux cheveux blonds et raides, est un enfant.

L’un et l’autre, le noir et le blanc, ont le même sourire

Quand une main leur caresse le visage, quand on les regarde avec amour

Et leur parle avec tendresse.

Ils verseront les mêmes larmes si on les contrarie,

Si on leur fait mal.

Il n’existe pas deux visages absoluement identiques

Chaque visage est un miracle parce qu’il est unique.

Deux visages peuvent se ressembler

Mais ils ne seront jamais tout à fait les mêmes.

La vie est justement ce miracle.

Ce mouvement permanent et bougeant

Et qui ne reproduit jamais le même visage.

Vivre ensemble est une aventure où l’amour,

L’amitié est une belle rencontre avec ce qui n’est pas moi,

Ce qui est toujours différent de moi et qui m’enrichit.

Tahar Ben Jéloun

Rousseau, star de l’édition en 2012, à l’occasion de son tricentenaire | Culture Liban | L’Orient-Le Jour


Culture

Anniversaire

Rousseau, star de l’édition en 2012, à l’occasion de son tricentenaire

samedi, janvier 21, 2012

La statue de bronze de l’écrivain et philisophe exposée aux « Charmettes » où il vécut. (Photo AFP, Jean-Pierre Clatot)

La statue de bronze de l’écrivain et philisophe exposée aux « Charmettes » où il vécut. (Photo AFP, Jean-Pierre Clatot)

À l’occasion du tricentenaire de la naissance du philosophe Jean-Jacques Rousseau, le 28 juin 1712, une trentaine d’ouvrages mais aussi des colloques et des expositions sont au programme tout au long de l’année.

Le jour de son anniversaire paraîtront ainsi conjointement en 24 volumes chez Slatkine, à Genève, et Honoré Champion, à Paris, les Œuvres complètes et des Lettres du philosophe du siècle des Lumières, indique Livres Hebdo.

Ces textes, réunis sous la direction de Jean-Daniel Candaux, Raymond Trousson et Frédéric S. Eigeldinger, seront disponibles en version reliée, brochée et électronique, et accompagnés d’inédits, précise le magazine spécialisé.

Dès le 4 janvier, sept des principales œuvres de Rousseau, mort le 2 juillet 1778, ont été rééditées dans la collection GF (Flammarion) et Privat a publié Jean-Jacques Rousseau: le livre du tricentenaire de Denis Faïck. Glénat a proposé le 19 janvier Jean-Jacques Rousseau: le sentiment et la pensée.

L’éditeur suisse Infolio publie aussi en janvier Les lettres à Christophe de Beaumont de Rousseau, plaidoyer en faveur de la liberté religieuse ainsi qu’un texte de Louis Dumur, Le centenaire de Jean-Jacques, qui s’interroge sur le bien-fondé de cette commémoration et fustige l’auteur de L’Émile qui avait placé ses cinq enfants à l’orphelinat.

Sur le même thème de l’abandon de sa progéniture, Isabelle Marsay publie un roman, Le fils de Jean-Jacques (Ginko).

Les Équateurs feront paraître le 9 février les textes de Rousseau sur le bonheur.

Le Livre de poche réédite de son côté Les Confessions et publie Rousseau : citoyen du futur de Jean-Paul Jouary, le 15 février. Cet ouvrage sera aussi disponible en livre audio chez Audiolib.

L’Archipel prépare une biographie du philosophe, Il était une fois Jean-Jacques Rousseau de Rémy Hildebrand, pour le 4 avril.

Pour les spécialistes, les presses universitaires de Lyon, Grenoble et Paris-Sorbonne proposeront nouvelle édition, études et anthologie. Labor et Fides publiera le 2 février Dialogues avec Jean-Jacques Rousseau sur la nature de Philippe Roch.

Quant aux plus jeunes, ils pourront se familiariser avec l’auteur des Confessions grâce à Jean-Jacques Rousseau, raconté par Edwige Chirouter et illustré par Mayumi Otero (Les Petits Platons, 23 mars).

Une exposition, «Rousseau et la révolution», se tiendra par ailleurs à l’Assemblée nationale du 9 février au 6 avril (catalogue chez Gallimard) ainsi qu’une autre, «Jean-Jacques Rousseau et son image sculptée», au musée de la Révolution française de Vizille, dans l’Isère, du 1er mai au 6 juin (catalogue chez Fage). Plusieurs autres manifestations sont organisées en Rhône-Alpes et à Genève, sa ville natale.

Rosy Varte » Ma Planète


Rosy Varte

Ajouté le 01/20/2012 09:43:03 par lazar_adriana

http://www.europe1.fr/Medias-Tele




Rosy Varte est morte dans la nuit de vendredi à samedi à Neuilly. © MaxPPP

INFO E1 – Elle avait notamment touché le coeur des Français en jouant Maguy pendant 8 ans.

Une comédienne de coeur s’est éteinte. Rosy Varte, alias Maguy pour beaucoup de téléspectateurs, est morte au cours de la nuit de vendredi à samedi à l’hôpital américain de Neuilly, comme l’a révélé Europe1 dimanche. Nevarte Manouélian, de son vrai nom, est décédée suite à une bronchite qui a dégénéré en infection pulmonaire, selon Pierre Badel, son époux.

D’origine arménienne, elle était née en novembre 1923 (ou 1927, un flou demeurant faute de registres d’état civil) en Turquie. Elle avait rejoint la France alors qu’elle était tout bébé.

Un reportage sur les Arméniens auquel avait participé Rosy Varte :


 

Elle joua Maguy pendant 8 ans

Très appréciée des Français, elle restera pour longtemps la sympathique Maguy de la série télévisée d’Antenne 2. Il faut dire que de 1984 à 1992, 333 épisodes furent diffusés. Pour ce rôle, elle remporta d’ailleurs en 2007 le 7 d’or de la meilleure comédienne.

Rosy Varte dans la série Maguy


 

Une carrière au théâtre et au cinéma

Outre ce rôle phare, elle avait aussi joué dans plusieurs théâtre parisiens (Comédie des Champs-Elysées, Théâtre Edouard VII, Vieux Colombier, Théâtre de l’atelier…) et avait fait partie du TNP de Jean Vilar, où elle avait créé Ubu roi en 1958. A partir de 1971 elle avait participé à plusieurs spectacles donnés à la Comédie française. Sa dernière apparition à la télévision datait de 2007, avec le téléfilm français Hubert et le chien.

Pendant près de 40 ans, Rosy Varte a joué aussi dans de nombreux films (Clouzot, Renoir, Truffaut, Henri Verneuil, Sautet….).

Elle a notamment joué dans Garçon ! de Claude Sautet avec Yves Montand :

 

Elle était officier de la Légion d’honneur.


Mots-clés: ADRIANA Hommage

Lara Fabian, nouvelle victime du terrorisme intellectuel au Liban | L’Orient-Le Jour


À La Une

Lara Fabian, nouvelle victime du terrorisme intellectuel au Liban

samedi, janvier 21, 2012

M.H.G.

La chanteuse belge Lara Fabian est la nouvelle victime des organisateurs d’une campagne de terrorisme intellectuel en bonne et due forme, qui se sont octroyé souverainement, depuis un certain temps déjà, le droit de lancer eux-mêmes des anathèmes sur des artistes en faisant totalement fi de toute règle de droit, de toute existence d’autorités étatiques. Le droit fondamental de boycotter un artiste ou une œuvre bascule irrémédiablement dans une tout autre catégorie, répréhensible par la loi, lorsqu’il se transforme en campagne de violence morale et de menaces.

La chanteuse belge a donc annulé ses deux concerts au Liban à la suite de cette campagne de militants locaux, l’accusant d’être « pro-israélienne ».

Dans un message sur sa page officielle sur Facebook, la chanteuse a indiqué qu’elle avait annulé les concerts au Liban, dont un prévu le jour de la Saint-Valentin, en raison de « menaces ».

« Je ne chanterai pas sous les menaces dont je suis victime… Je ne marche pas avec la haine… Je marche avec la tolérance, la générosité et la vérité », peut-on lire sur sa page.

« Ceux qui n’ont pas compris ça et qui ne souhaitent pas ma venue dans votre beau pays où j’ai déjà eu la chance de venir chanter n’ont pas à s’inquiéter… », indique-t-elle encore.

Le groupe Campagne pour boycotter les supporters d’Israël au Liban réclamait de longue date l’annulation des concerts de la chanteuse, prévus les 14 et 15 février au Casino du Liban. Auparavant, il avait réclamé l’annulation du concert d’Armin Van Buuren, lequel n’avait cependant pas cédé aux menaces.

« Nous avons fait des recherches et vérifié quelques faits », indiquait fièrement Samah Idriss, directeur de cette campagne, cité par l’AFP. « Elle a déjà fait tant de choses prouvant qu’elle est impliquée dans le sionisme et qu’elle soutient Israël », a-t-il ajouté. Sans se douter une seconde que dans son « combat sacré » contre Israël, ce n’est point Israël qu’il détruit, mais sans aucun doute le Liban, sa scène culturelle et sa réputation dans le monde.

De son côté, les autorités concernées, à commencer par la Sûreté générale, n’avaient exprimé aucune intention hostile à la venue de Lara Fabian, comme cela avait été le cas pour le comédien et humoriste Gad Elmaleh, il y a quelques années.

Lara Fabian, 42 ans, a certes chanté en hébreu et fait un duo avec un chanteur israélien en 2008 à Paris lors d’un concert marquant le 60e anniversaire de la création de l’État d’Israël. La chanteuse, qui s’est déjà produite au Liban, a également fait des concerts à Tel-Aviv. Mais depuis quand les artistes sont-ils jugés sur leur CV et leurs intentions politiques avant de pouvoir se produire au Liban ? Faut-il arborer un brassard du Hezbollah et un fanion aux couleurs iraniennes – c’est-à-dire embrasser les censeurs sur la bouche – pour pouvoir avoir la paix (artistique) dans ce pays ?

Rappelons que ce qui se produit actuellement avec Lara Fabian s’était déjà produit avec Gad Elmaleh, qui avait annulé ses soirées de représentation au Festival de Beiteddine, et le groupe de rock alternatif Placebo, qui avait échappé, lui, à l’annulation, grâce aux efforts déployés à l’époque par le ministre de l’Intérieur Ziyad Baroud, lequel avait su protéger le concert et garantir aux boycotteurs, sous surveillance policière et à une certaine distance de l’événement, leur pleine liberté d’expression.

Les exemples de censure par voie de fait se multiplient, tantôt pour des motifs politiques (pseudo-empathie avec Israël), raciaux (antisémitisme flagrant avec la prohibition dans des écoles de la capitale d’extraits du Journal d’Anne Frank qui se trouvaient dans des manuels de littérature, ou avec l’élimination du nom de Steven Spielberg des affiches de Tintin tout récemment dans quelques salles de cinéma du pays), ou encore religieux (le cas des sandales de Halloween, en vente chez Big Sale, avec des motifs représentant un cimetière, sur lesquels certains chrétiens ont cru voir une atteinte à leurs croyances, ou l’interdiction de certains groupes populaires ou de rock sur recommandation du Centre catholique d’information ou enfin l’annulation de concerts à la suite de menaces, comme cela s’est produit avec le groupe LMFAO).

Le point commun ? L’absence totale, s’agissant de protection des libertés, de l’État.

Pardon ? Vous avez bien dit « État » ?

M.H.G.