Pensée du jeudi 19 janvier 2012.


« Le respect, l’admiration, la vénération que les disciples ont
pour leur instructeur doivent avant tout servir à les stimuler
dans leur travail, sinon, ce respect, cette admiration, cette
vénération sont un fardeau pour lui, et les disciples
n’apprennent rien.
Certains croient en leur Maître comme ils croient en Dieu, ils
s’imaginent que leur foi les sauvera et que le Maître fera des
miracles pour eux. Non, la foi seule, que ce soit en Dieu ou dans
un Maître, n’a jamais sauvé personne. Que les disciples
cessent donc de compter sur les miracles qu’à leur avis leur
Maître peut faire pour eux : ils avanceront plus rapidement,
car c’est à ce moment-là qu’il les aidera vraiment. S’ils
sont là, les yeux toujours fixés sur lui, attendant tout de
lui, ils le paralysent, il ne peut rien pour eux et ils restent
stériles. Mais qu’ils travaillent, qu’ils se préparent :
au moment où ils seront prêts, ils recevront de l’aide. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Kumari,la deesse vivante de Nepal » Ma Planète


 

Ajouté le 01/12/2012 03:47:18 par lazar_adriana
Kumari,la deesse vivante de Nepal

 

Une Kumari est une jeune fille vénérée tant par les bouddhistes que par les hindouistes, comme une déesse vivante au Nepal.La tradition des Kumaris (vierges en népalais) date du XVII-e siecle. Elle consiste à isoler de très jeunes filles pour les adorer. Ces déesses vivantes sont l’incarnation vivante de la déesse hindou Dourga représentée par des petites filles prépubères.

Des petites filles, dès 4 ans, sont choisies parmi des milliers de candidates par un comité de prêtres bouddhistes, sur des critères physiques très précis : ne posséder aucune cicatrice, avoir de grands yeux ronds.. Chacune d’entre elles est sélectionnée au moment où elle perd sa première dent de lait et doit démissionner au moment de la puberté, pour revenir à la vie normale, tout en recevant une rente annuelle permanente.

Une superstition énonçait que le mari éventuel de ces jeunes femmes devrait mourir dans les six mois suivant le mariage; mais la plupart des anciennes kumaris sont mariées et mères de famille.Il y a aujourd’hui au Nepal 7 kumaris, la plus vieille a 14 ans.Mais la plus importante est toujours issue de l’ethnie Newar.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=lxCbhJve6Ks]
Ces jeunes filles doivent respecter différentes traditions en rapport avec leur statut. Elles ne doivent pas marcher sur le sol, considéré comme impur, ne doivent s’habiller que de rouge, symbole des déesses, et porter toujours une parure constituée du collier du cobra (symbole) et d’un trait au khol noir, qui selon la tradition éloignerait les démons. Le moindre de leurs gestes est observé et analysé, de ce fait, elles ne montrent que très rarement leurs émotions. Un sourire, ou des pleurs sont considérés comme de mauvais présages.

Chaque année en septembre, lors du festival Indra Jatra, les jeunes déesses participent à un rituel au cours duquel elles donnent au monarque régnant le pouvoir de gouverner pour l’année entière.

Il est important d’évoquer aussi l’avenir de ces jeunes filles : en effet, dès qu’elles atteignent l’âge de la puberté, c’est-à-dire leurs premières règles, elles ne sont plus considérées comme déesses vivantes et doivent revenir à une vie normale.

Ce retour est généralement extrêmement difficile, puisqu’elles ont été adorées et servies pendant des années. La plupart n’ont jamais mis de chaussures, leurs pieds ne devant pas fouler le sol impur.

Jusqu’à il y a quelques années, elles n’allaient pas à l’école. Depuis peu, grâce à l’action de différents associations pour les droits de l’homme, elles bénéficient d’une éducation lors de leur « règne » afin d’avoir des diplômes et de pouvoir accéder à une meilleure vie.

L’État leur verse une allocation mensuelle de l’ordre de 14 000 euros (soit 120 années de salaire moyen népalais) pour « service rendu à l’état ».

Néanmoins, elles trouvent rarement un compagnon. En effet, une légende raconte que se marier avec une kumari entrainerait la mort dans l’année qui suit.

La kumari vit dans son temple, le luxueux Kumari Ghar, situé tout près du Palais Royal. Elle reçoit tous les hommages et tous les égards que l’on peut faire à une divinité.
Dans un des pays les plus pauvres de la planète, son existence est plus que confortable. Mais elle vit là comme on vit dans une cage dorée. Entourée de ses nounous et de petites filles issues de sa caste, elle est coupée du reste du monde et ne voit jamais sa famille. Son éducation se limite à des cours de népalais et de mathématiques. Ses sorties, rares, correspondent toujours à des cérémonies religieuses, treize fois par an. La plus importante de toutes a lieu en septembre, lors du festival Indra Jatra. C’est le moment où les kumaris du pays se réunissent afin de donner au roi le pouvoir de gouverner l’année suivante. Le but, non avoué de ces cérémonies, est d’attirer les touristes.



Un livre sur ce sujet

Mots-clés: ADRIANA Les Moeurs

Chine : elle se prostitue pour défendre les travailleuses du sexe | Rue89


 

Global Voices Online

En français

Après avoir été le témoin d’une récente descente de police dans une maison de passe dans la province de Guangxi, Ye Haiyan, blogueuse réputée et activiste féministe, également connue sous le nom de Liumang Yan (Hooligan Sparrow), avait décidé de proposer, le 11 janvier, ses services sexuels aux travailleurs ruraux en signe de soutien aux droits des travailleuses du sexe.

Censurée par Weibo, le Twitter chinois

Liu a raconté sa journée de prostitution sur son compte Weibo le 12 janvier, compte rendu qui a été supprimé par les employés mêmes de ce site, mais repris sur son compte Qzone, un site de journaux intimes qui appartient à la compagnie Tencent.

Ye Haiyan dans un sex-shop des quartiers pauvres, Chine (Qzone)

Son récit rend compte de la vie des travailleuses du sexe dans les plus basses classes sociales en Chine. Vous trouverez ci-dessous une compilation de ses articles supprimés sur Weibo et publiés sur Qzone :

« Aujourd’hui, j’ai mené une enquête dans un sex-shop qui facture la passe à 10 dollars et j’ai assisté à l’arrestation d’une sœur. Ces sœurs sont payées entre 10 et 20 yuans [entre 1,50 et 2,50 euros, ndlr] pour avoir des relations sexuelles avec leurs clients. Elles travaillent parmi les franges les plus défavorisées de la population. Je souhaiterais que la police fasse preuve de plus de discrétion et ne les exploite pas durement à coup d’amendes. Je souhaiterais également que les gens s’opposent à ce pillage légal dont nos sœurs sont victimes. L’arrestation a eu lieu à Bobai dans la province de Guangxi. »

« Arrêtez les descentes chez les travailleuses pauvres du sexe »

« Cette sœur est une grande travailleuse. Elle gagne assez d’argent pour payer son loyer et se préparait à rentrer chez elle pour le Nouvel An. Elle allait se laver les cheveux quand des officiers de police l’ont appréhendée ; je me demande si de tels raids sont faits au nom de la justice ou de la sécurité publique. Les travailleuses du sexe répondent aux besoins sexuels des travailleurs ruraux en déplacement en même temps qu’elles règlent par leurs propres moyens leurs problèmes de survie. Qu’a fait le gouvernement chinois pour les aider ? »

« A l’attention de maître Meng Jianzhu [Meng est le ministre de la Sécurité publique de la République populaire de Chine, ndlr] : j’espère que vous pouvez comprendre la souffrance des plus démunis. Ne profitez pas des travailleuses du sexe, en particulier les plus pauvres, en leur infligeant des amendes. Je souhaiterais que le bureau de la sécurité publique puisse publier une note interne et demander aux officiers de police d’arrêter de faire des descentes chez les travailleuses pauvres du sexe, particulièrement à l’approche du Nouvel An. Ceci est une humble demande de la part de Ye Haiyan, défenseure des droits des femmes chinoises les plus pauvres. »

« Il m’a demandé si 10 yuans suffisaient »

« A partir de maintenant, j’ai décidé de proposer mes services sexuels aux travailleurs ruraux émigrés dans les villes. Premièrement, je fais cela afin de les empêcher d’être arrêtés et légalement dépouillés par la police. Deuxièmement, je le fais pour répondre aux besoins sexuels des plus pauvres et pour aider à faire redescendre la tension sociale. Troisièmement, je veux souligner le contraste entre mon amour pour les couches sociales les plus démunies et la cruauté du gouvernement. J’espère qu’ils seront touchés par mon action, qui prendra fin demain. »

« Pour mon premier service sexuel, j’ai eu affaire à un garçon âgé de 18 ans qui venait d’un village de campagne. Il hésitait devant la porte du bordel avant de me demander combien ça coûtait. Je lui ai demandé combien il pouvait payer et il m’a demandé si 10 yuans suffisaient. Je lui ai demandé son âge, il m’a répondu qu’il avait 18 ans. Je lui ai demandé pourquoi il venait là, et s’il était vierge. Il n’a pas eu l’air de comprendre ma question et a voulu partir. Je lui ai dit d’entrer et que je le ferai pour rien. Je l’ai aidé à mettre un préservatif et lui ai rappelé d’en avoir à l’avenir toujours un avec lui, dès qu’il avait besoin de ce genre de services sexuels. »

« Avec ma jolie peau blanche… »

« J’ai répondu aux besoins de quatre personnes. L’une d’entre elles avait la cinquantaine. Il pleuvait ; il portait des vêtements et des bottes de pluie et avait le visage ridé. Je lui ai dit que c’était gratuit. A la vue de ma jolie peau blanche, il a demandé pourquoi et se demandait où était le piège. Je lui ai dit que j’avais été envoyée par Beijing. Cette société est tellement remplie d’inégalités. Au niveau de l’origine familiale, des opportunités, des droits, du développement… et même au niveau du sexe. »

« Tous les gens des basses classes veulent du sexe. Il peut se l’offrir pour 10 yuans, ça ne va pas affecter sa vie ou la société. Les hommes comme lui n’ont pas les moyens d’avoir une femme, mais ils peuvent au moins satisfaire leurs besoins sexuels grâce aux travailleuses du sexe. Et vous voulez leur prendre 3 000 yuans [environ 374 euros] ? D’abord vous les poussez dans les retranchements les plus sombres et vous voulez toujours les voler ? N’est-ce pas cruel ? »

« Un vrai client ou une taupe de la police »

« Cette sœur, qui s’apprêtait à retrouver sa famille pour le Nouvel An, a été relâchée hier après avoir payé une amende de 3 000 yuans. Ce qui veut dire qu’il lui faudra trouver 150 clients pour rembourser cette somme. Je me sens tellement mal de n’avoir rien pu faire quand j’ai vu la police commettre ce vol. »

« Je vous en prie, essayez de comprendre leurs peurs et leurs angoisses. Elle voulait juste gagner 20 yuans, mais son porte-monnaie est scruté à chaque instant, histoire de lui soutirer 3 000 yuans. Comment peut-elle être heureuse ? Les missions d’infiltration les font vivre dans la peur, ne sachant jamais si l’homme qui se présente est un vrai client ou une taupe de la police, et si elle va gagner 20 yuans ou en perdre 3 000. »

« Je les traite comme des rois »

« Qui peut se permettre une passe à 10 dollars [7,8 euros] ? Les riches viendront-ils ici pour les vieilles prostituées ? Ils ne viendront jamais dans un endroit aussi crasseux, ils les prennent de haut. Il n’y a que les paysans qui viennent ici. Le travailleur paysan que j’ai eu comme client portait des vêtements tout usés. Je me suis sentie tellement triste quand je l’ai pris dans mes bras. Il n’a donc même pas le temps de repriser ses vêtements ? »

« Les hommes m’ont dit que j’étais la femme la plus douce du sex-shop. En fait, je n’ai fait que les respecter et les considérer comme mes frères, comme ma famille. Je ne les regarde pas de haut, je les traite comme des rois, peu importe l’état de leurs vêtements et de leur propreté. Je les prends dans mes bras et les soulage, leur laissant sentir que quelqu’un les aime encore. »

Oiwan Lam – Traduit par Stéphanie Camus.

Chine : elle se prostitue pour défendre les travailleuses du sexe | Rue89

CONTE DU MOYEN AGE-01 » Ma Planète


Ajouté le 01/17/2012 15:48:17 par COSMOS
CONTE DU MOYEN AGE-01



En ce temps-là, Sochaux était un petit groupe de maisons au bord de la plaine de l’Allan creusée de sablières. Des cabanes de pêcheurs étaient construites sur des monticules de terre et parmi celles-ci la cabane de la vieille « Genache ».

Elle vivait principalement de la pêche aux grenouilles, surtout au printemps. Elle en prenait de grandes quantités qu’elle allait vendre au marché. Les méchantes langues disaient que ce pouvaient aussi bien être des cuisses de crapauds car elle vendait aussi des crapauds vivants aux gens qui voulaient se débarrasser des limaces de leur jardin. Les pêcheurs jaloux disaient qu’elle les caressait car le crapaud passait pour la bête du démon.

 

Il faut dire qu’elle était aidée par un « fouletot » (farfadet) qu’elle avait découvert à la mort de son mari alors qu’elle se lamentait sur le sort de misère qui l’attendait.

Comme son mari était pêcheur et qu’elle l’aidait parfois, elle décida de continuer dans ce métier. Et chaque matin, le fouletot était là qui poussait les poissons dans son filet.

 

Pour la pêche aux grenouilles, ils y allaient la nuit. Les yeux du fouletot étaient si brillants que les grenouilles, attirées par la lueur, sautaient dans le panier de la vieille. En toute saison elle avait donc de quoi vendre au marché.

 

On chuchota qu’elle était une genache : une sorcière, et un pêcheur qui la côtoyait au marché fit courir le bruit que ses poissons étaient empoisonnés à la bave de crapaud. On la convoqua devant le seigneur mais les habitants de Sochaux vinrent la soutenir : le fouletot avait secrètement agi en ce sens.

Mais le pêcheur, jaloux, continua sa calomnie, alors le fouletot décida d ‘agir pour le calmer. Il alla remplir à ras bord le filet du méchant qui se trouva accusé à son tour de sorcellerie.

 

Il fut obligé d’avouer que c’était lui qui avait été le principal accusateur de la vieille dame. Sa punition fut simple : il redevint le pêcheur malheureux d’autrefois car le fouletot avait délaissé ses filets…





sur le net

Mots-clés: COSMOS CONTE

« Contes érotiques » d’un Charles Corm visiblement inspiré | Culture Liban | L’Orient-Le Jour


Culture

Vient de paraître

« Contes érotiques » d’un Charles Corm visiblement inspiré

Par Zéna ZALZAL | mercredi, janvier 18, 2012

Charles Corm comme vous ne l’auriez jamais imaginé ! Rassemblé dans un petit livre intitulé « Contes érotiques »*, un bouquet de chroniques amoureuses, de « Variations sur le mode sentimental », révèle une autre facette, plus intime et sensuelle, de l’auteur de « La Montagne inspirée ».

Ce sont de courts récits d’émois juvéniles, un bouquet de petites histoires d’un jeune homme de 18 ans qui conte fleurette à toutes les belles plantes qu’il croise, aussi bien dans les salons mondains de Beyrouth que dans les montagnes – inspiratrices! – du Liban, les rues de Paris où celles de New York…

Nous sommes en 1912 et Charles Corm n’est pas encore l’auteur nationaliste de La Montagne inspirée (son plus célèbre ouvrage publié en 1934), ni le fondateur de la première maison d’édition francophone libanaise «La Revue Phénicienne» (relancée aujourd’hui, après des années d’interruptions dues à la guerre, par son fils David), mais un tout jeune homme qui vient de quitter les bancs du Collège des pères jésuites et de se lancer dans le commerce, pour les besoins duquel il fait ses premiers voyages.

C’est une période de découverte de la vie, de la séduction et du charme de «l’éternel féminin» que le futur grand poète va consigner sur un cahier d’écolier sous le titre éloquent de Variations sur le mode sentimental (suivi, déjà, de cette étonnante mention qui accompagnera toutes ses publications ultérieures, «traduit du libanais». Et qui signifie, selon son fils, «pensé et réfléchi en libanais»).

Des écrits de jeunesse sous forme de petits récits d’aventures amoureuses, vraies ou fantasmées, et qui, par leur style et certains accents patriotiques, constituent les «prémices d’une œuvre poétique colossale», comme le signale la quatrième de couverture.

Défilent, ainsi, au fil des pages, les portraits, parmi d’autres, des Yasmine, Magda, Margot, Najla, Lisette, Carrie, Habbouba, Madeleine, Juliette, Peggy, (deux) Marie, Marguerite, Nazira, Ginette, Claire, Cile ou encore l’étonnant(e) Geamal, qui ont croisé le chemin des vertes années de Charles Corm.

Ces chroniques au charme désuet, «jetées dans un tiroir, puis dans une des caisses où avaient été consignés, durant les événements, les notes, papiers, cahiers et autres manuscrits de mon père, ont été redécouvertes il y a un an, indique David Corm, à la tête des Éditions de le Revue Phénicienne. C’était amusant de publier ces histoires gentiment coquines, alors qu’un an plus tôt, nous avions édité dans un recueil de même format un autre genre de contes qu’il avait écrits, Les miracles de la Madone aux sept

douleurs.»

Un recueil, petit format, de Contes érotiques à la couverture éloquemment illustrée d’une photographie de La Libanaise. En effet, ce beau nu féminin en marbre, œuvre du sculpteur Youssef Hoyek, ami de Charles Corm, et qui trône dans le jardin de son ancienne demeure – devenue aujourd’hui le siège des Éditions de la Revue Phénicienne – résume, au mieux, la convergence des passions féminines et patriotiques qui se dégagent de ces premiers textes du chantre de la libanité!

* Disponible en librairie.

Mâcher du chewing gum rendrait plus intelligent !


 

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Mâcher du chewing gum rendrait plus intelligent !

 

Et dire que les profs nous ont interdit de mâcher pendant toutes ces années passées dans des salles de cours…

 

Ils étaient à côté de la plaque. C’est ce que vient de prouver une équipe new-yorkaise à travers une étude publiée dans le journal Appetite : mâcher du chewing-gum rend intelligent !

Serge Onyper, professeur en psychologie, a réparti 224 étudiants en trois groupes qu’il a soumis à des exercices écrits.

 

Le groupe qui avait mâché du chewing-gum 5 minutes avant le test a obtenu de meilleurs résultats que le groupe qui a eu à en mâcher pendant, ainsi que celui qui n’en a eu recours.

En conclusion… Les plus performants avaient mâché du chewing-gum pendant 5 minutes, montrant ainsi la capacité de celui-ci à augmenter les capacités intellectuelles.

 

A quoi cela est-il dû ?

Ce n’est pas dans la composition de la gomme qu’il faut trouver une explication.

 

En fait, la mastication produirait un afflux de sang vers la tête et donc le cerveau, améliorant ainsi les capacités de celui-ci.

L’apport de sang supplémentaire déclenché par ce petit effort physique mettrait le cerveau en marche, explique Futura-sciences.

 

Par contre, le fait de mâcher pendant le test n’a pas montré beaucoup d’effet… Ce qui voudrait dire qu’on est quand même assez « limité » : « On ne pourrait pas mâcher et penser de manière efficace en même temps ! Ceci étant vrai pour pas mal d’autres activités, d’ailleurs ! »

 

lepost.fr

Insolite

Il y a 150 ans, l’Église reconnaissait les apparitions de la Vierge à Lourdes | L’Orient-Le Jour


Ici et Ailleurs

Religion

Il y a 150 ans, l’Église reconnaissait les apparitions de la Vierge à Lourdes

mercredi, janvier 18, 2012

À Lourdes, plus de 10 000 mètres cubes d’eau de la source dite « miraculeuse » sont consommés chaque année (fontaine, robinets, piscines) et 700 tonnes de cierges brûlées. Photo AFP

À Lourdes, plus de 10 000 mètres cubes d’eau de la source dite « miraculeuse » sont consommés chaque année (fontaine, robinets, piscines) et 700 tonnes de cierges brûlées. Photo AFP

Depuis 1884, plus de 7 000 cas de guérisons inexpliquées ont été enregistrés, mais moins de 1 % d’entre elles ont bénéficié d’une reconnaissance officielle.

Le 18 janvier 1862, l’Église catholique authentifiait les 18 apparitions de la Vierge à Lourdes relatées par Bernadette Soubirous, ouvrant la voie à des manifestations de piété désormais suivies chaque année par quelque six millions de pèlerins du monde entier. Le 150e anniversaire sera célébré aujourd’hui par une messe solennelle dans les sanctuaires qui s’étendent autour de la petite grotte où la jeune bergère affirmait avoir vu la Vierge.

Aujourd’hui, environ 70 nationalités sont représentées dans les pèlerinages organisés dans le sanctuaire marial (dédié à Marie, la mère du Christ) le plus célèbre du monde où des cas de guérisons miraculeuses ont été rapidement signalés. Contrairement aux autres lieux d’apparition reconnus par l’Église catholique (Fatima au Portugal, Guadalupe au Mexique…), ces pèlerinages ont été « internationaux » dès le début, souligne l’évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Jacques Perrier.

À la première chapelle, bâtie en 1871, se sont ajoutés une trentaine d’autres lieux de culte comme la basilique Saint-Pie X (1958) pouvant accueillir plus de 20 000 fidèles.

« Nous jugeons que l’Immaculée Marie, mère de Dieu, est réellement apparue à Bernadette Soubirous le 11 février 1858 et jours suivants » dans la grotte de Massabielle, et que « cette apparition revêt tous les caractères de la vérité », proclamait le 18 janvier 1862 Mgr Bertrand-Sévère Laurence, l’évêque de la petite ville de Tarbes. Cette officialisation a permis au clergé de se joindre aux processions de fidèles qui avaient déjà lieu à la grotte, rappelle l’évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Jacques Perrier. L’authenticité des apparitions, a précisé Mgr Perrier, n’est pas « un article de foi » auquel le fidèle est tenu de croire, elle est seulement « hautement crédible et recommandée par l’Église ». Entre les apparitions et leur « authentification », plus de trois ans se sont écoulés. Une commission d’enquête a vérifié la permanence de leur impact spirituel, la santé mentale de Bernadette et la solidité des guérisons observées à Lourdes.

Depuis 1884, plus de 7 000 cas de guérisons inexpliquées ont été enregistrés, mais moins de 1 % d’entre elles ont bénéficié d’une reconnaissance officielle : seules 67 guérisons miraculeuses ont été reconnues.

Aujourd’hui, outre les pèlerins individuels et les petits groupes, quelque 500 pèlerinages officiels convergent chaque année vers la Cité mariale, qui sert de cadre à quelque 450 processions chaque année. En 2008, pour les 150 ans des apparitions, un record de neuf millions de personnes se sont pressées sur les 52 hectares des sanctuaires. Plus de 10 000 mètres cubes d’eau de la source dite « miraculeuse » sont consommés chaque année (fontaine, robinets, piscines) et 700 tonnes de cierges brûlées. Car l’une des caractéristiques de Lourdes, souligne Mgr Perrier, réside dans le lien très fort avec les malades qui affluent dans l’espoir de guérison physique ou spirituelle. Le pape Jean-Paul II a même décrété le 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, « journée mondiale des malades ».

Lourdes est aussi le seul lieu d’apparition de la Vierge qui ait permis de conforter un dogme à peine adopté par l’Église catholique : celui de l’Immaculée conception de la Vierge Marie qui serait née sans la marque du péché originel, contrairement aux autres humains, selon le dogme promulgué en 1854 par le pape Pie IX. Car la Vierge aurait dit à Bernadette dans le patois local : « Que soy era immaculada councepciou » (« Je suis l’Immaculée conception »).

(Source : AFP)

Animal – Un compagnon de toujours


 

Un compagnon de toujours

Au début, tout allait bien, toutes les créatures vivaient en paix dans les jardins de l’Éden. Puis Ève eut la mauvaise idée de goûter le fruit défendu et tout s’écroula : l’harmonie primitive disparut, et l’homme et l’animal se retrouvèrent en compétition pour survivre.

Cette cohabitation n’a cessé d’évoluer, de la guerre au partage du canapé. Ne compte-t-on pas aujourd’hui dans un pays comme la France plus d’animaux de compagnie que d’habitants ?

Isabelle Grégor

Joshua Bowles, Miss Jane Bowles, 1775, Wallace Collection, Londres.

Familiers et effrayants

Notre imaginaire est habité par l’animal. Il suffit pour s’en convaincre d’observer les premières représentations peintes sur les murs des grottes, il y a 16.000 à 18.000 ans : le bipède est absent, insignifiant face aux grandes cavalcades de chevaux, de taureaux ou de mammouths.

Tapisserie de La Dame à la licorne. La vue, fin du XVe s., Paris, musée national du Moyen Age.La mythologie gréco-latine est encore riche d’exemples : pensons à Bellérophon, le héros grec, qui trouve un fidèle compagnon dans le cheval ailé Pégase, ou encore à la louve qui a nourri les jumeaux Rémus et Romulus.

Dans les manuscrits du Moyen Âge, nous croisons un bestiaire richement peint et mis en scène, avec, à côté de Messire Renart ou Goupil et ses amis, des créatures fantasmagoriques plus improbables (griffons, licornes…).

Au XIIe siècle, Chrétien de Troyes envoie Yvain combattre les ennemis de la Table ronde aux côtés d’un fidèle mais curieux allié, un lion. Trois siècles plus tard, des tapissiers flamands représentent une jeune femme et une licorne : la complicité entre ces deux personnages est un des mystères de la tenture La Dame à la licorne.

La religion n’est pas en reste. Trois évangélistes sont associés à un animal (le lion pour Marc, l’aigle pour Jean et le taureau pour Luc) ; Matthieu, associé à un ange, fait exception. On sait moins que saint Corbinien utilisait un ours comme monture et saint Brendan une baleine.

L’homme et l’animal, une relation immémoriale

On observe à l’Âge de pierre, dans les contrées froides de l’hémisphère nord, une véritable civilisation du mammouth, tant cet animal, disparu il y a 7 à 8000 ans, a pu être utile aux premiers hommes : nourriture, ustensiles, armes et objets décoratifs en os…

Cave canem, mosaïque de la maison du Poète tragique, Ier s. ap. J.-C., Pompéi.Mais les premières traces de domestication apparaissent seulement 10.000 ans avant JC dans les villages de chasseurs du Mont Carmel (Israël), avec le chien.

Celui-ci, ou plutôt son ancêtre le loup, traquait tout comme l’homme les troupeaux d’herbivores. Les deux compères ont fini par s’associer jusqu’à devenir les plus grands amis du monde.

La domestication a pu commencer quand des femmes ont recueilli des chiots et se sont dévouées pour les nourrir au sein. Ce comportement se retrouve encore aujourd’hui dans certaines régions du monde, avec chiots, faons, oursons, singes…

Les hommes vont attendre trois mille ans avant de domestiquer un nouvel animal : la chèvre. Bœufs, moutons, porcs et poules rejoignent à leur tour le cercle des animaux domestiques.

Peu à peu, les hommes vont découvrir leurs potentialités et en tirer profit par la sélection génétique. Ainsi les poules vont-elles pondre des œufs à un rythme quotidien et les vaches donner plusieurs milliers de litres de lait par an. Ainsi ces espèces vont-elles évoluer plus ou moins vite jusqu’à devenir dépendantes de leur condition domestique. La plupart de nos actuelles races de chiens seraient par exemple bien en peine de survivre à l’état sauvage.

Compagnons de notre vie

Dès les premiers temps de l’humanité, l’animal familier est perçu sous plusieurs aspects. C’est d’abord l’aspect utilitaire : le mouton pour sa viande et sa laine, le chien pour chasser puis garder les troupeaux… C’est ensuite l’aspect religieux, qui n’est pas à négliger, des peintures de Lascaux au culte du chat chez les Égyptiens ou à celui de l’ours chez les Aïnous de l’archipel nippon.

C’est enfin l’aspect ludique : l’oiseau pour égayer les journées, le chien pour les jeux, le chat pour la tendresse… C’est dans cette dernière catégorie que se situe à proprement parler l’animal domestique, c’est-à-dire attaché à la maison («domus» en latin).

Dès l’Antiquité, l’homme aime s’entourer de créatures pour lui apporter prestige ou tendresse. Si l’on en croit l’historien Suétone, l’empereur romain Caligula a envisagé de conférer à son cheval Incitatus la dignité de consul ! Mais l’écrivain a peut-être exagéré en parlant à son propos d’une écurie en marbre et d’avoine pailletée d’or.

On dit aussi que le cruel Néron ne fondait que devant Phoebée, une belle tigresse qu’il aimait convier à ses banquets. Plus tard, c’est aussi la force et la beauté qu’admirait François Ier chez le léopard qu’il aimait avoir à portée de main.

Gaston Phoebus, Livre de chasse, « Folio du chien courant et de toute sa nature », 1389, Paris, BNF

Codex Manesse, « Le repos du fauconnier », 1305-1340, bibliothèque de l'université de Heidelberg.

Partenaire de chasse, le chien est l’objet d’une passion dévorante de la part des seigneurs, au Moyen Âge.

Il n’est que de voir le soin apporté par Gaston Phoebus à la description des différentes races de chiens dans le Livre de chasse rédigé au XIVe siècle.

Il est concurrencé dans cette fonction par le faucon, auxiliaire des chasseurs en Occident comme dans la plupart des civilisations aristocratiques, de la Chine du grand Khan à l’Arabie actuelle.

La carpe du roi

Les archives conservent le souvenir de la passion qu’éprouvait Louis XIV pour les poissons ! Il aménage au château de Marly toutes sortes de cascades pour leur agrément. Il y fait installer de grandes vasques de marbre pour accueillir ses plus beaux spécimens et y admirer la reine de ce royaume, une carpe géante, bien entendu de couleur dorée. Il vient la nourrir, l’observer, lui susurrer des mots doux. Un jour, la promenade si attendue tourne au drame : «la Dorée» a disparu ! Qu’à cela ne tienne ! Immédiatement les bassins sont vidés, les poissons recomptés.

La découverte de la favorite à écailles, morte au fond du bassin, a un effet désastreux : le roi s’enferme dans son cabinet, refusant d’accueillir les visiteurs, étonnés d’être sacrifiés pour une carpe ! Quelques vers délicieux gardent la mémoire cet incident :

«À Marly paraît un courrier


Que l’on devait expédier,

Mais l’huissier qui garde la porte

Lui dit : «Retirez-vous d’ici !

La carpe favorite est morte,

On ne voit personne aujourd’hui.»

 

 

L’animal domestique se démocratise au XIXe siècle. Ce ne sont plus les seules courtisanes que l’on voit jouer avec leurs chiens «de manchon» (que l’on fourre dans la manche) à l’exemple de Ninon de Lenclos et son minuscule terrier.

Aujourd’hui, près de la moitié des foyers hébergent un Titi, un Bubulle ou un Panpan, récemment rejoints par des créatures plus exotiques connues sous le nom de NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) : furets, iguanes, mygales et autres boas !

L’animal, homme ou machine ?

Frida Khalo, Autoportrait avec singe et perroquet, 1942.

Les rapports étroits tissés avec nos compagnons à plumes, à poils ou à écailles ont conduit très tôt les penseurs à s’interroger sur leur statut. Fallait-il considérer les animaux comme de simples objets ou des êtres sensibles, voire pensants ?

Pythagore, au VIe siècle avant JC, s’inquiétait du sort réservé à ces créatures qui, selon sa théorie de la métempsycose, auraient pu accueillir l’âme d’un ancêtre.

Sans accorder foi à cette théorie, les gens du Moyen Âge percevaient chez les animaux une faculté de discernement et, donc, les tenaient pour responsables de leurs actes.

Certains en firent les frais, telle cette truie qui, en 1396, en Normandie, soupçonnée d’avoir tué un nourrisson, fut jetée en prison, jugée en bonne et due forme avant d’être vêtue, torturée et exécutée en place publique.

Dans un sens autrement plus souriant, saint François d’Assise exprime sa foi en Dieu dans l’affection qu’il porte aux animaux et à la Création dans son ensemble. Dans la basilique construite à Assise en son honneur, le peintre Giotto le représente prêchant aux oiseaux ou apprivoisant le loup de Gubbio.

Ces bons sentiments prennent fin avec le Moyen Âge. L’animal est abandonné à son sort et le philosophe René Descartes peut développer sa théorie mécaniste de l’animal-machine sans choquer personne.

George Stubbs, Singe vert, 1798, Walker Art Gallery.

On observe un revirement de l’opinion au XVIIIe siècle – siècle par excellence de la sensibilité -.

Le nouvel intérêt porté à la condition animale conduit à la création en Angleterre, en 1830, de la Société royale pour la prévention de la cruauté avec le soutien de la jeune reine Victoria. En France, en 1845, le docteur Étienne Pariset fonde la Société protectrice des animaux (SPA). En 1850, le général Jacques Delmas, comte de Grammont, fait passer une loi punissant «les personnes ayant fait subir publiquement des mauvais traitements aux animaux domestiques».

Aujourd’hui dans le Code civil, qui différencie personnes et meubles, l’animal est considéré comme un «bien meuble» sur lequel s’exerce un droit de propriété.

Il n’en profite pas moins d’une protection grâce aux efforts des législateurs de ces dernières décennies. Ce n’est toutefois pas de sitôt que l’on verra un porcin sur le banc des accusés.

C comme chien, chat, cheval

– du chien de chasse au chien de salon

Malade comme un chien, une vie de chien, un chien fou… Nom d’un chien ! Le chien a inspiré les expressions familières ! Il est vrai que depuis plus de 12000 ans il est à nos côtés tour à tour chasseur, protecteur ou clown.

Edwin Landseer, Chien en deuil du vieux berger, 1837, Londres, Victoria and Albert Museum

Animal aux multiples visages, il est à la fois rejeté dans les fonds de basse-cour et installé à quelques mètres du lit des rois, comme à Versailles où Louis XIV fait aménager un «Cabinet des chiens» pour ses favoris à quatre pattes.

Depuis l’Antiquité, les souverains de tous horizons se sont entichés de leurs compagnons de chasse et appliqués à mieux les connaître.

Mais le chien royal n’est pas toujours un grand sportif : prenons pour exemple la petite Courte, la chienne adorée de Charles IX, qui paradait dans des habits de velours et mangeait les friandises sur la table de son maître. A sa mort, elle fut transformée en paire de gants pour le souverain puis immortalisée dans les vers de Pierre Ronsard :

«Courte, ainsi, morte et vive a fait


À son Roy service parfait».

 

 

Animal de compagnie par excellence, le chien est apprécié pour sa beauté et prend place sur les portraits aux pieds des plus grands. Mais pour le peuple il est longtemps resté un compagnon de travail, allant jusqu’à servir de bête de trait pour aider le facteur ou le docteur dans leurs tournées, au XIXe s.

Et c’est logiquement qu’il a été choisi en 1957 pour devenir le premier être vivant à tourner en orbite autour de la Terre : si la petite Laïka n’a pas survécu à son voyage, son nom est entré dans l’histoire et sa statue, à Moscou, rend hommage à travers elle à cet animal aux multiples facettes !

Attelage de chiens, carte postale ancienne.

«Les Bons chiens» selon Charles Baudelaire (Petits Poèmes en prose, 1869)

Arrière la muse académique! Je n’ai que faire de cette vieille bégueule. J’invoque la muse familière, la citadine, la vivante, pour qu’elle m’aide à chanter les bons chiens, les pauvres chiens, les chiens crottés, ceux-là que chacun écarte, comme pestiférés et pouilleux, excepté le pauvre dont ils sont les associés, et le poète qui les regarde d’un œil fraternel.

Fi du chien bellâtre, de ce fat quadrupède, danois, king-charles, carlin ou gredin, si enchanté de lui-même qu’il s’élance indiscrètement dans les jambes ou sur les genoux du visiteur, comme s’il était sûr de plaire, turbulent comme un enfant, sot comme une lorette, quelquefois hargneux et insolent comme un domestique! Fi surtout de ces serpents à quatre pattes, frissonnants et désœuvrés, qu’on nomme levrettes, et qui ne logent même pas dans leur museau pointu assez de flair pour suivre la piste d’un ami, ni dans leur tête aplatie assez d’intelligence pour jouer au domino!

A la niche, tous ces fatigants parasites!

Qu’ils retournent à leur niche soyeuse et capitonnée. Je chante le chien crotté, le chien pauvre, le chien sans domicile, le chien flâneur, le chien saltimbanque, le chien dont l’instinct, comme celui du pauvre, du bohémien et de l’histrion, est merveilleusement aiguillonné par la nécessité, cette si bonne mère, cette vraie patronne des intelligences!

Je chante les chiens calamiteux, soit ceux qui errent solitaires, dans les ravines sinueuses des immenses villes, soit ceux qui ont dit à l’homme abandonné, avec des yeux clignotants et spirituels : «Prends-moi avec toi, et de nos deux misères nous ferons peut-être une espèce de bonheur !»

– Sacré chat

Théophile Alexandre Steinlen, Prochainement. Tournée du Chat Noir avec Rodolphe Salis, 1896, Paris, musée de la Publicité.Les momies égyptiennes nous rappellent que c’est dans la vallée du Nil que les premiers chats furent domestiqués pour participer à la lutte contre les rongeurs de blé.

Vers 2000 avant JC, le félin commence à occuper une place à part. Il devient animal sacré. C’est au point que la mort d’un chat entraîne le deuil au sein des familles, comme le raconte le voyageur Hérodote, étonné de ce culte inconnu en Grèce.

Notre matou va rapidement conquérir l’Europe, l’Asie puis le reste du monde. La cohabitation se passe sous les meilleurs auspices avant que les gens du Moyen Âge ne commencent à regarder d’un mauvais œil cette créature jugée gloutonne, hypocrite, paresseuse et trop indépendante. Mais surtout, on craint ses liens avec les esprits : ne peut-elle pas prévoir le temps, d’un simple coup de patte derrière l’oreille ? N’est-elle pas le compagnon préféré des sorcières ?… Il n’est pas rare que des chats soient alors jetés vivants au bûcher.

Le XVIIe siècle n’est cependant pas insensible à son charme, au point de faire venir des espèces de fort loin, de Perse par exemple. Les Anglais succombent à leur tour, n’hésitant pas à ouvrir des chatières dans les portes des belles demeures. Moncrif écrit au Siècle des Lumières une Histoire du chat, y gagnant le titre d’ «historiogriffe» de la part de Voltaire et ses collègues.

Louis Léopold Boilly, Gabrielle Arnault, début du XIXe s., Paris, musée du Louvre.Les siècles suivants, les hommes célèbres deviennent les principaux avocats de l’animal : Victor Hugo l’installe sous un dais rouge, Edgar Poe en fait le héros de ses nouvelles, Charles Baudelaire lui consacre ses poèmes :

«Dans ma cervelle se promène,


Ainsi qu’en son appartement,

Un beau chat, fort doux et charmant».

 

 

Il devient le compagnon des artistes qui aiment, à la façon de Colette ou Jean Cocteau, se faire immortaliser à ses côtés.

Les mistigris et minettes de tous poils ont ainsi se rendre indispensable par leurs manifestations de tendresse tout en gardant leur indépendance.

Dans un autre registre, celui de la malice, Tom, Grosminet et Garfield sont devenus des stars.

– Le cheval, «plus noble conquête de l’homme»

Anatomie et pathologie du cheval, Kitâb al-baytara (Traité d'hippiatrie), 1766, Paris, BNF.Venu d’Amérique par le détroit de Béring, le cheval passe du statut d’animal sauvage à celui d’animal domestique sur les bords du Dniepr, en Ukraine, vers 4000 avant JC. Il est chassé pour sa viande mais aussi apprécié pour la guerre. Vers 3500 avant JC, à Sumer, au sud de la Mésopotamie, apparaissent les premiers chars tirés par des chevaux.

Les hommes ne commencent à monter les chevaux qu’au premier millénaire avant notre ère. Certains peuples retournent alors au nomadisme et, comme les Mongols, conquièrent grâce à lui d’immenses territoires.

Son statut d’auxiliaire de guerre vaut au cheval un grand respect de la part de ses maîtres. La chronique rapporte que Vercingétorix et ses hommes, affamés par les assiégeants romains à Alésia, préférèrent libérer leurs montures plutôt que les manger.

Au VIIe siècle, les Francs empruntent aux nomades l’étrier, une invention qui confère au cavalier une remarquable stabilité. Leur cavalerie va dès lors acquérir une irrésistible suprématie sur l’infanterie et la chevalerie, regroupant l’ensemble des guerriers à cheval, va devenir en Occident, pour de longs siècles, la classe dominante.

Le cheval, que le naturaliste Buffon qualifie de «plus noble conquête de l’homme», fait l’objet, au XVIIIe siècle, d’un quasi-culte. À Chantilly, les princes de Condé lui aménagent des écuries dont la splendeur surpasse bien des palais.

Edmond Granjean, La place Clichy à Paris en 1896, 1896, Paris, musée Carnavalet.

Théodore Géricault, Tête de cheval blanc, 1810, Paris, musée du Louvre.Le cheval devient le modèle favori des peintres, tels Théodore Géricault, qui lui-même meurt à 33 ans des suites d’une chute de cheval, ou Edgar Degas, fervent adepte des champs de course. L’école de dressage du Cadre noir de Saumur, créée en 1825, cultive ses qualités de sportif et d’acrobate.

Le XIXe siècle est celui du cheval-roi. Il est partout, dans les rues, les fermes, jusqu’au fond de la mine. Dans le Paris du XIXe siècle, il vaut mieux être prudent si l’on ne veut finir sous les sabots d’un équidé ! La ville est en effet envahie par près de 100000 chevaux, qui font la richesse des marchands de fourrage puisqu’ils utilisent 40 millions de tonnes de bottes de paille par an, sans compter le foin et l’avoine.

C’est à cheval que les dandies remontent lentement les Champs-Élysées ; les élégantes empruntent les nombreux fiacres qui sillonnent la ville et les bourgeois modestes se satisfont des voitures hippomobiles de la Compagnie des omnibus. N’oublions pas les brigades à cheval qui concourent avec la maréchaussée au maintien de l’ordre.

Au XXe siècle, loin de disparaître, le cheval retrouve une seconde jeunesse avec le développement des courses et de l’équitation de loisir.

Bucéphale, le cheval conquérant

Baron Antoine Jean Gros, Alexandre domptant Bucéphale, Paris, musée du Louvre.«Tête de boeuf» : drôle de nom pour le cheval d’un roi ! Il augurait un sacré caractère pour un animal qui sut pourtant trouver son maître, le futur Alexandre le Grand.

Voici leur rencontre, racontée par Plutarque : «Alexandre, s’en courant vers le cheval, le prit par la bride et le retourna, la tête vers le soleil, s’étant aperçu, comme je crois, que le cheval se tourmentait à cause qu’il voyait son ombre, laquelle tombait et se remuait devant lui à mesure qu’il se mouvait ; puis en le caressant un peu de la voix et de la main, […] laissa à la fin tout doucement tomber son manteau à terre et, se soulevant d’un saut extrêmement léger, monta dessus sans aucun danger ; […] puis quand il vit qu’il eut jeté tout son feu de dépit et qu’il ne demandait plus qu’à courir, alors il lui donna carrière à toute bride en le pressant encore avec une voix plus âpre que son ordinaire et un talonnement des pieds» (Plutarque, Vies des hommes illustres, IIe s. ap. J.-C.).

Chevauchant le fidèle Bucéphale, Alexandre part à la conquête de l’Asie, aventure où son cheval laisse la vie. C’est après la bataille de Hydaspe en 326 avant JC. En hommage à son fidèle compagnon, Alexandre fonde la ville de Bucéphalie sur la rivière Jhelum, au Pakistan.

Bibliographie

Georges Clairin, Portrait de Sarah Bernhardt,1876, Paris, musée du Petit Palais.Pour cet article, nous nous sommes inspirés des documents suivants :

Revue L’Histoire, «Des Animaux et des hommes», n°338, janvier 2009.

Laurence Bobis, Les Neuf vies du chat, Gallimard (Découvertes), 1991.

Jean-Pierre Digard, Le Cheval, force de l’homme, Gallimard (Découvertes), 1994.

Fernand Méris, Les Animaux célèbres, Denoël, 1964.

Michel Pastoureau, Les Animaux célèbres, Paris, Arléa, 2008.

Pascal Picq, Jean-Pierre Digard, Boris Cyrulnik et Karine Lou Matignon, La plus belle histoire des animaux, Paris, Seuil, 2000.

Hippocrate,père de la médecine » Ma Planète


Ajouté le 01/17/2012 16:07:51 par lazar_adriana
Hippocrate,père de la médecine


Hippocrate est considere la plus grande figure de la médecine antique,meme s`il ne créa pas la médecine; il était en fait le descendant d’une longue lignée de médecins enrichis par les observations médicales de plusieurs siècles. La légende a jeté Hippocrate dans le monde des grands hommes; certains font remonter sa généalogie aux dieux de l’Antiquité : à Hercule par sa mère et à Esculape par son père. Il aura pour maîtres les plus grands hommes de son époque, le plus illustre est Démocrite qu’il traitera plus tard de fou. Il est en correspondance avec les puissances de la terre, les rois et les philosophes : Platon et Aristote sont parmi ceux-ci

Bien davantage que le « père de la Médecine, » il en est le réformateur: dans le traité de« L’ancienne médecine », il déclare que depuis longtemps la médecine est en possession de toutes choses, mais il y attaque ceux qui veulent faire reposer la science médicale sur des hypothèses.

Sa vie aussi bien publique que privée ne nous est pas parfaitement connue; beaucoup d’historiens ont romancé cette vie que chacun voulait parfaite et exemplaire. L’ histoire cependant est tenue de se montrer plus sévère dans son jugement, plutôt que de recourir aux fictions dans le but d’instruire les hommes.

On s’accorde à penser qu’Hippocrate est la première année de la quatre-vingtième olympiade, vers 460 avant Jésus-Christ sur l’île de Cos, une île de la mer Egée, en Asie Mineure, au temps de la splendeur d’Athènes, dans le grand siècle de Périclès, dans une famille vouée au culte d’Asclépios, le dieu grec de la médecine, qui y avait un temple.

Hippocrate apprend la médecine sacerdotale et l’anatomie auprès de son père, Héraclite

 

Il quitte très jeune son île natale. Il eut l’occasion de s’instruire au cours d’un voyage durant douze années à travers le monde,l se met au service de sa patrie bien que le roi de Perse lui offre de nombreux présents pour l’attirer dans sa cour. Un document de la bibliothèque nationale (n° 7028) indique qu’Hippocrate, arrivé à Athènes décima la peste en faisant allumer de grands feux par toute la ville et en ordonnant de suspendre partout des fleurs odorantes, il aurait remarqué que les forgerons et toux ceux qui travaillent avec le feu étaient exempts de la maladie pestilentielle. qui le mène à Athènes pour y étudier auprès de Gorgias, puis en Thrace, en Thessalie et auprès de Perdiccas roi de Macédoine, les îles de la mer Egée, l’Asie Mineure, l’Egypte , l’Italie. Après avoir rencontré les hommes les plus distingués et les plus illustres de l’époque dans toutes les branches de la connaissance humaine; il rentre à l’île de Cos, ayant appris qu’une épidémie de peste sévissait à Athènes.

S’il existe de nombreux récits à la gloire d’Hippocrate, il était inévitable que d’autres récits peu crédibles tentent de discréditer l’image du personnage. Ainsi certains lui imputèrent l’incendie de la bibliothèque de Cnide, ainsi que celle de Cos non sans en avoir auparavant recopié tous les documents intéressants pour son usage personnel.

Sa réputation commença à s’établir pendant la guerre du Péloponnèse entre 431 et 404 av. J.C. Au moment de la guerre du Péloponèse, au IVe siècle avant JC, les médecins sont encore pour certains organisés avec les prêtres autour d’établissements de soins, les asclépeions. Il s’agit de temples dédiés aux malades. Mais ces lieux ont une démarche contraire à celle souhaitée par Hippocrate, car irrationnelle, fondée sur la croyance dans les miracles et témoignant de la forte imprégnation psycho-somatique, voire parfois hystériforme du peuple grecque.

Les médecins gagnent alors leur vie en offrant leur service à de riches marchands, ou à des hommes politiques. Dans le même temps ils prodiguent leurs soins aux esclaves, aux pauvres et aux soldats.

Vers l’an 420 avant Jésus-Christ il fonde son école. Il tenait, selon la tradition, ses consultations sous le platane de la ville de Cos (en réalité, la ville semble avoir été fondée après sa mort…). Le Maître de Côs a fondé (ou tout au moins profondément modifié) dans son île natale, un centre médical, lieu de rencontre et d’enseignement, qu’il dirigera jusqu’à sa mort.

La grandeur du personnage apparaît à travers le portrait qu’il dresse du médecin:

« On le reconnaît à son extérieur simple, décent et modeste. Il doit être grave dans son maintien, réservé avec les femmes, affable et doux avec tout le monde. La patience, la sobriété, l’intégrité, la prudence, l’habileté dans son art sont ses attributs essentiels » (De Decenti Habitu).

« Guérissez quelquefois gratuitement en ayant comme seul espoir la reconnaissance et l’estime des autres. Si l’occasion se présente, secourez l’indigent et l’étranger car, si vous aimez les Hommes, vous aimerez votre Art. Lorsque vous serez appelés à disserter sur votre travail, n’employez jamais de grands mots et bannissez les discours pompeux Si une maladie vous offre le choix entre plusieurs moyens de guérison, choisissez toujours le plus simple et le plus pratique à appliquer, c’est la voie que doit prendre tout homme éclairé qui ne cherche point à en imposer « . La profession se fonde sur le concept de compétence médicale, concept rapportée par Socrate.

Hippocrate tient l’un des premiers rangs parmi les écrivains de l’Antiquité. Ses œuvres suscitent encore l’admiration enthousiaste, les attaques passionnées, les commentaires les plus divers.
Il n’est pas moins à la fois un grand philosophe et un habile médecin. La réputation commence dès son vivant. Socrate déjà le donne en exemple à ceux qui veulent devenir de bons médecins. Sa renommée est telle qu’elle efface presque tous les autres médecins si bien que beaucoup d’écrits de ses prédécesseurs (ou de ses contemporains) et même de ses successeurs sont confondus et inscrits sous son nom.

L’œuvre écrite d’ Hippocrate, à laquelle on a donne le nom de Collection hippocratique représente actuellement 45 ouvrages . Elle a le mérite de présenter l’état des connaissances médicales à la fin du V ème siècle et au début du IV ème siècle avant Jésus-Christ. Ses écrits montrent qu’il avait une assez bonne connaissance de l’ostéologie mais qu’il ignorait presque tout de l’organisation anatomique du corps humain.

Après avoir été regroupés par les savants et bibliotécaires de la Bibliothèque d’Alexandrie sous le nom « d’Ecrits de la Petite Tablette », les écrits d’Hippocrate furent encore maltraités, en particulier, sous le règne d’Adrien.

La profession médicale s’organise ainsi autour de règles: l’obligation morale de la connaissance et transmission du savoir,
– l’égalité de la prise en charge des hommes face à la souffrance et à la maladie,
– la défense de la vie,
– la défense du secret professionnel, qui ne constitue par un privilège de la profession, mais un droit fondamental du malade.

L’art d’être médecin est depuis lors guidé par d’une part l’instruction des règles et,
– d’autre part l’expérience personnelle. Cette expérience est décrite comme devant reposer sur l’interrogatoire et l’examen du malade.

Serment d’Hippocrate
« Je jure par Appolon, médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l’engagement suivants : je mettrai mon maître de médecine au même rang que les auteurs de mes jours, je partagerai avec lui mon avoir et, le cas échéant, je pourvoirai à ses besoins. Je tiendrai ses enfants pour des frères et, s’ils désirent apprendre la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement. Je ferai part des préceptes, des leçons orales et du reste de l’enseignement à mes fils, à ceux de mon maître, et aux disciples liés par un engagement et un serment suivant la loi médicale, mais à nul autre. Je dirigerai le régime des malades à leur avantage, suivant mes forces et mon jugement, et je les écarterai de tout mal et de toute injustice. Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion. Semblablement, je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif (condamnation de l’avortement). Je passerai ma vie et j’exercerai mon art dans l’innocence et la pureté. Je ne pratiquerai pas l’opération de la taille, je la laisserai aux gens qui s’en occupent (L’interprétation de cette partie du texte est délicate, peut être Hippocrate voulait-il refuser la castration) . Dans quelque maison que j’entre, j’ y entrerai pour l’utilité des malades, me préservant de tout méfait volontaire et corrupteur et surtout de la séduction des femmes et des garçons, libres ou esclaves. Quoi que je voie ou entende dans la société pendant l’exercice ou en dehors de l’exercice de ma profession je tairai ce qui n’a jamais besoin d’être divulgué, regardant la discrétion comme un devoir en pareil cas. Si je remplis ce serment sans l’enfreindre, qu’il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais parmi les hommes, si je le viole et que je me parjure, puissé-je avoir un sort contraire ! »

Hippocrate eut de nombreux disciples qu’il initiait à son Art. Par contre, il exigeait d’eux un Serment qui porte maintenent son nom, et appartient probablement à l’Ecole de Cos ou en tout cas à des contemporains. Le Serment est, par la beauté de la forme et par l’élévation des idées, un des plus précieux monuments de la littérature grecque.

C’est aujourd’hui le Serment que prêtent les étudiants en médecine lors de la soutenance de leur thèse. Il instaure la confraternité entre médecins, l’égalité des hommes devant la maladie, la défense de la vie avant tout et le respect du secret médical.

 

La méthode hippocratique est donc une méthode pragmatique qui se distingue alors nettement des méthodes religieuses ou magiques faites d’incantations.

Au moment de la mort d’Hippocrate en 377 environ avant JC, la médecine s’est donnée ses propres repères et éléments de réflexion, indépendant des croyances religieuses.


Plus qu’à tout autre ouvrage, c’est sans contredit aux « APHORISMES » (« sentence d’un grand sens énoncée en peu de mots ») qu’Hippocrate doit sa grande popularité. « La vie est courte, l’art est long, l’occasion est prompte à s’échapper, l’empirisme est dangereux, le raisonnement est difficile. Il faut non seulement faire soi-même ce qui convient, mais encore être secondé par le malade, par ceux qui l’assistent et par les éléments extérieurs ». (Aphorismes 1ere section, 1)

:  » Pour les maladies extrêmes, ce sont les traitements d’une rigueur extrême qui ont la meilleure efficacité. » (Aphor. 1ere section, 6) »Les vieillards sont en général moins sensibles aux maladies que les jeunes gens; mais les maladies chroniques qui leur surviennent ne finissent le plus souvent qu’avec eux. »

-« de deux douleurs, la plus forte obscurcit l’autre », (Aph, 2ème section, 46) « A la suite d’une perte , un spasme ou la lipothymie sont de mauvais signes. »
« Quand une femme n’a pas conçu et que vous voulez savoir si elle peut devenir féconde, enveloppez-la d’un manteau et faites-lui des fumigations par en bas. Si l’odeur vous paraît arriver à travers son corps jusqu’à ses narines et à sa bouche, sachez que ce n’est pas d’elle que dépend la stérilité. »
– « Les gonflements et les douleurs sans plaie dans les articulations, les ruptures (fractures?) sont généralement soulagés par d’abondantes affusions d’eau froide qui diminuent la tuméfaction et amortissent la douleur; un engourdissement modéré a la propriété de dissiper la douleur « (Aph, 5ème section, 543)

Mots-clés: ADRIANA Histoire

Seneweb Blogs : Sécheresse vaginale : Comment activer la lubrification de l’organe sexuel femelle ?


Posté par: Serigne Samba Ndiaye| Jeudi 05 janvier, 2012 03:39               

Par le Pr. Serigne Samba Ndiaye

Enseignant Chercheur Phytothérapeute                                                                           

Libellé des Questions / Réponses  

Bonjour Docteur, moi j’ai des douleurs à la pénétration et mon vagin est souvent sec. Qu’est ce qui explique cette sécheresse ?

Bonjour. L’explication est simple. Vous savez que la lubrification se manifeste par un écoulement transparent plus ou moins abondant qui tapisse toute sa paroi et la fente vulvaire. Cette “sudation”, signe de l’excitation féminine, est indispensable pour permettre la pénétration et faciliter les mouvements du pénis. Elle est donc à la fois une protection et un activateur de plaisir. Or, si la paroi vaginale ne s’humidifie pas suffisamment, cela entraîne chez la femme ce qu’on appelle une sécheresse vaginale. Cette sécheresse peut être source de douleurs lors de la pénétration ou même d’impossibilité d’avoir des rapports sexuels. En outre, le comportement sexuel du couple est aussi à surveiller. Par exemple : la rapidité ou l’absence de préliminaires, la rareté des rapports sexuels, l’absence de désir, la peur des rapports sexuels, une mésentente… L’inhibition sexuelle, la méconnaissance de son corps peuvent aussi participer les difficultés.

Bonjour Professeur, d’où vient cette humidité du vagin ?

Bonjour. Le corps sécrète des lubrifiants, comme la synovie contenue dans les capsules articulaires, ou la cyprine dans le cas de la lubrification du vagin pour l’acte sexuel. En effet, l’excitation d’une femme se manifeste par une lubrification. Le désir peut être là et ne pas se transformer encore en excitation physique. Il peut rester dans le mental ou l’émotionnel. Les préliminaires, eux, sont utiles, mais seulement s’ils sont efficaces pour augmenter ou déclencher une excitation, ce qui n’est pas toujours le cas.

Bonjour Professeur, moi j’avais une bonne lubrification qui se raréfie ces jours-ci. Comment vous expliquez cela.

Bonjour, ce n’est pas difficile à comprendre car l’intérieur du vagin a une humidité qui lui confère une texture douce et élastique régulée par des facteurs génétiques, médicamenteux ou psychologiques. Cependant, cette humidité varie en fonction des hormones, du désir sexuel et d’autres paramètres tels que : préliminaires, tabac, médicaments, ménopause, etc.

En outre, l’excitation sexuelle se manifeste physiquement par une érection chez l’homme et une lubrification chez la femme, qui correspond au même phénomène, un gonflement de tissus dans la zone génitale. Cette lubrification vaginale rend la pénétration indolore car minimise et diminue presque à zéro la douleur causée par le frottement de la verge contre les parois musculaires du vagin.

Bonjour Professeur, est ce que c’est seulement le manque de lubrification qui cause souvent les rapports sexuels douloureux ?

Bonjour. Bien sûr que non, il y a d’autres facteurs que sont :

Des cicatrices vaginales douloureuses, par exemple, à la suite d’une épisiotomie ou d’une agression sexuelle.

Une dysfonction, appelée vaginisme, qui fait contracter involontairement les muscles du vagin à cause de souvenirs subconscients de rapports sexuels antérieurs douloureux.

Des infections, des réactions allergiques aux spermicides, aux condoms de latex ou à un diaphragme, l’amincissement de la paroi vaginale se produisant avec le vieillissement ou la cicatrisation du dôme vaginal qui se produit parfois après une hystérectomie.

On peut citer d’autres causes de dyspareunie sont : des mycoses vaginales à répétition, une infection du col utérin, ou une déchirure du périnée.

Notons aussi que les rapports sexuels douloureux peuvent aussi être le résultat de facteurs psychologiques, notamment d’expériences et d’émotions désagréables sur le sexe et la sexualité, qui font obstacle à l’excitation sexuelle. Chez la femme, des douleurs profondes peuvent être ressenties dans le vagin supérieur ou des douleurs superficielles peuvent être ressenties autour de l’orifice du vagin. Enfin, des rapports sexuels douloureux peuvent aussi être la conséquence des pratiques sexuelles elles-mêmes. Une activité sexuelle « effrénée » peut provoquer de petites lésions sur le pénis, qui créent des douleurs. Certaines positions peuvent provoquer une douleur chez la femme, variable d’ailleurs en fonction de son cycle et en fonction des femmes. La taille du sexe de l’homme peut aussi être en cause. Les femmes se plaignent rarement, contrairement à une angoisse masculine très répandue, d’un pénis de taille moyenne. En revanche, un pénis trop volumineux peut être inconfortable.

Bonjour Docteur, ne pensez-vous pas aussi que le couple doit communiquer, se rapprocher afin d’entretenir le désir ?

Bonjour. Tu as parfaitement raison. Prendre le temps de se regarder, de se toucher, d’avoir de petites attentions pour l’autre, c’est pourtant vital pour un couple et pas forcément compliqué. S’approcher lentement de l’autre, le regarder un moment avant de le surprendre en glissant ses bras autour de son cou, même la façon de se déplacer peut en dire long.

Si l’on veut avoir une vie amoureuse et sexuelle épanouie, il faut en effet s’en occuper. Le désir ne tombe pas du ciel tous les jours. Il faut l’entretenir et aller le chercher, en sachant se rendre disponible dans sa tête, répètent les spécialistes. Les imprévus de la vie, comme une maladie, une opération ou la perte d’un emploi, peuvent venir jouer les trublions. Mais, là encore, les couples qui ont su cultiver une bonne complicité s’en sortent mieux.

Bonjour Professeur, quel dernier conseil donnez-vous à ceux qui souffre de sécheresse vaginale.

Bonjour. Tout d’abord leur dire de se lubrifiez ! L’huile ou le gel, en permettant à vos doigts de toujours glisser sur les parties sensibles de son corps vous évitera beaucoup de maladresses et rendra la caresse deux fois plus agréable pour elle et pour vous. Gardez le flacon à portée de main, cela peut tout à fait lui donner des idées.

Demandez aussi à votre épouse de décrire point par point tout ce qu’elle ressent lorsque vous la touchez. C’est une pratique très difficile et pas toujours romantique, mais elle est indispensable à la bonne appréhension du corps de votre partenaire. Avec un peu d’entraînement, vous arriverez certainement à transformer ce discours en incitations extrêmement excitantes…

De même Les aisselles sont sexy et surtout érogènes. La peau très douce et facilement stimulée. Alors courez-y, les filles raffolent des hommes qui n’oublient pas leurs aisselles.

En outre, Ayez de l’imagination et utilisez à bon escient toutes les parties de votre corps.


Par exemple, les cils….  Si fins si doux, ils peuvent servir à réveiller les moindres recoins du corps. Maniez vos cils telle une aile de papillon…Avec délicatesse et rythme à la fois.

 

 

En fin, les rapports sexuels commencent avec des préliminaires (dans le meilleur des cas) et se terminent par la pénétration (sauf si vous avez été trop mauvais). Alternez-les.

Serigne Samba Ndiaye : Phytothérapeute : site : http://www.sambamara.com, skype : sambamara  Facebook: serigne samba Ndiaye

JE SOUSIGNE PENIS » Ma Planète


images drôles j'ai le noeud qui se defait  aide moi

 

Ajouté le 01/17/2012 16:27:30 par COSMOS

Je soussigné Pénis, demande une augmentation de salaire pour les raisons suivantes:

(1) Je fais un travail physique.

(2) Je travaille à de grandes profondeurs.

(3) Je plonge tête première dans tout ce que je fais.

(4) Je n’ai jamais de fins de semaine libre ou de congés statuaires.

(5) Mon milieu de travail est humide.

(6) Mon temps supplémentaire n’est pas rémunéré.

(7) Mon milieu de travail est mal éclairé et a une ventilation déficiente.

(8) Je travaille a de hautes températures.

(9) Mon travail m’expose à des maladies contagieuses.

 

Salutations,

Pénis

…..

 

Cher Pénis,

Après étude de votre requête , et, avoir pris connaissance de vos revendications, l’administration a rejeté votre demande pour les raisons suivantes:

1. Vous ne travaillez pas 8 heures consécutives.

2. Vous tombez endormi à votre poste après de brèves périodes de travail.

3. Vous ne suivez pas toujours les directives de l’équipe de supervision.

4. Vous ne restez pas toujours à votre poste désigné et visitez souvent d’autres endroits.

5. Vous ne prenez aucune initiatives – nous avons constamment besoin de vous stimuler pour commencer le travail.

6. Vous laissez votre environnement de travail dans un état lamentable à la fin de votre quart.

7. Vous ne respectez pas toujours les règles de sécurité élémentaires comme, porter les vêtements protecteurs appropriés.

8. Nous ne croyons pas que vous atteindrez votre âge de retraite de 65 ans.

9. Vous êtes incapable de faire les quart de travail double.

10. Vous quittez quelquefois votre position désignée avant d’avoir terminé

votre travail.

11. Et, pour compléter nous vous voyons toujours entrer et sortir des lieux

de travail avec deux sacs d’apparence louche.

 

Sincèrement

La direction

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