Archives quotidiennes : 18 janvier 2012

Pensée du mercredi 18 janvier 2012.


"Parce qu’ils n’ont pas encore appris comment développer les
centres psychiques qui permettent d’entrer en contact avec le
monde invisible, la majorité des humains se sont formé une
philosophie basée uniquement sur les perceptions des cinq sens,
ce qui les conduit à des conclusions erronées. Par exemple,
quel psychiatre, quel psychanalyste admettra que les troubles
psychiques sont dus à la présence en l’homme d’entités
malfaisantes ? Les chercheurs ne les ont pas vues au bout de
leurs appareils, donc elles n’existent pas. Mais qu’ils
réfléchissent : les virus, les bacilles, qui sont des
créatures invisibles à l’œil nu, sont visibles au
microscope ; alors, pourquoi ne pas admettre qu’il pourrait
exister d’autres créatures que nos appareils ne sont pas
encore assez perfectionnés pour détecter ? En tout cas, les
ravages que ces créatures produisent sont aussi visibles que les
ravages produits par les virus ; ça, on ne peut pas le nier.
La science arrivera sans doute un jour à mettre au point des
appareils qui rendront évidente la présence des esprits du
monde invisible. Mais en attendant, il est préférable
d’admettre leur existence, et surtout d’apprendre à se
protéger des esprits ténébreux en menant une vie inspirée par
la sagesse, l’amour et la pureté, qui attirera les esprits
lumineux."

Omraam Mikhaël Aïvanhov

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Faites-moi un bébé aussi vite que possible | Slate


 

Comment une entreprise californienne de maternité de substitution rationalise sa production en implantant, en Inde, les embryons de ses clients dans deux mères porteuses à la fois.

Sawyer-31 / Newborn Baby Boy. CC 2.0 licence by Flickr / Vivid Expressions Photography 2009

- Sawyer-31 / Newborn Baby Boy. CC 2.0 licence by Flickr / Vivid Expressions Photography 2009 -

Le secteur florissant de la maternité de substitution internationale, où les Occidentaux se sont mis à recruter les femmes pauvres de pays en voie de développement pour qu’elles portent leurs enfants, a fait l’objet d’un gros buzz médiatique ces dernières années.

En général, la pratique est décrite comme un accord gagnant-gagnant entre les mères porteuses et ceux qui les embauchent; les couples obtiennent le bébé qu’ils ont toujours voulu tandis que les femmes des pays pauvres gagnent en une simple gestation l’équivalent de plusieurs années de leur salaire habituel.

Dans des histoires bouleversantes, on nous raconte comment des individus stériles, mais aussi des couples lesbiens et gays en mal d’enfants (ayant dû passer sous les fourches caudines de politiques d’adoption discriminantes), ont réussi à former des familles en pouvant se payer, à l’étranger, le recours à des mères porteuses. Le Oprah Winfrey Show a même dépeint la pratique comme un formidable exemple de «solidarité féminine» par-delà les frontières, célébrant ces arrangements comme «la preuve de la proximité réelle entre nos différents pays».

Mais ne vous y trompez pas: il s’agit tout d’abord et avant tout d’un commerce. Et le produit vendu par ce commerce – l’externalisation d’une grossesse – s’accompagne aujourd’hui pour les clients (ie. les futurs parents) de toute une gamme d’options personnalisables, d’assurances et de protections juridiques.

Voyez par exemple l’article du Wall Street Journal (WSJ) daté de décembre 2010 et titré «Assembling the Global Baby» [assemblage du bébé planétaire], qui s’intéressait à la célèbre PlanetHospital, une entreprise spécialisée dans le tourisme médical et basée à Los Angeles, devenue l’un des nombreux supermarchés de la maternité de substitution à l’étranger et se mettant en quatre pour s’attirer des clients. «Nous prenons en charge tous les aspects du processus, comme un service de conciergerie», expliquait au WSJ Rudy Rupak, fondateur de PlanetHospital.

«Service de conciergerie»

L’article du WSJ ne précisait pas vraiment comment les droits des mères porteuses s’inséraient dans ce «service de conciergerie». Mais avec des interviews avec ses dirigeants, des informations encore disponibles sur le site de PlanetHospital avant sa refonte, l’an dernier, et une plaquette «Maternité de substitution: des résultats avant tout» que distribue l’entreprise à ses clients putatifs, on peut commencer à s’en faire une idée plus complète.

La version de la plaquette que PlanetHospital m’a envoyée en juillet assure aux clients que chaque mère porteuse est «bien traitée». Elles passent «toute la durée de leur grossesse dans la clinique, ou dans un centre contrôlé par la clinique» où leurs habitudes, traitements médicaux et régimes alimentaires sont scrupuleusement encadrés et surveillés.

PlanetHospital promet à ses clients que, lorsque les mères porteuses sont d’anciennes fumeuses, «nous faisons en sorte qu’elles n’aient pas subitement envie de se remettre à fumer pendant leur grossesse». Comme de nombreuses autres cliniques et intermédiaires en maternité de substitution, PlanetHospital n’accepte uniquement des mères porteuses qui ont déjà eu des enfants au préalable.

En général, on imagine que ce type de condition prouve qu’une femme est capable de mener une grossesse à terme et en toute sécurité, mais la brochure de PlanetHospital fait aussi remarquer qu’une telle convention garantit qu’elle ne «s’attache pas à votre bébé».

«Quatre tentatives offertes»

En outre, PlanetHospital offre à ses clients un moyen original d’accélérer leur projet familial: une option consistant à implanter leurs embryons dans deux mères porteuses à la fois. L’argument de vente de cette offre (qui s’appelait précédemment le «forfait Inde»): l’implantation simultanée dans deux mères porteuses augmente les chances d’une imprégnation immédiate et diminue le délai d’attente pour un bébé. Comme on pouvait le lire sur le site de l’entreprise:

L’une des innovations de PlanetHospital fut de penser à effectuer régulièrement des FIV sur deux mères porteuses en même temps et d’augmenter ainsi les chances de grossesse de plus de 60%. Aux États-Unis, embaucher deux mères porteuses et leur faire subir une FIV à chacune serait financièrement prohibitif, mais PlanetHospital a négocié ses tarifs avec une prestigieuse clinique indienne, où les couples peuvent non seulement obtenir deux mères porteuses, mais aussi quatre tentatives.

Evidemment, cette méthode peut aussi faire qu’un couple se retrouve avec plusieurs bébés croissant dans les ventres de plusieurs femmes. Il y a encore peu de temps, si les deux mères porteuses tombaient enceintes – ou si l’une d’elle attendait des jumeaux – les clients pouvaient choisir d’avorter la grossesse surnuméraire ou de procéder à une réduction embryonnaire, suivant le nombre de bébés qu’ils désiraient ou qu’ils pouvaient se payer.

Comme on pouvait le lire sur le site de PlanetHospital:

«Pour répondre simplement à cette question, c’est à vous de voir et de décider ce dont vous avez envie de faire. Vous pouvez choisir d’avoir tous les enfants (ce qui vous reviendra un peu plus cher, évidemment…) ou vous pouvez demander une réduction embryonnaire».

Par mail, Rudy Rupak m’a expliqué que son entreprise ne permet plus à ses clients ni les réductions ni les avortements sur avis de ses avocats. Ces derniers craignant que cela ne s’ouvre sur de «vilains débats» car les autorités indiennes envisagent la possibilité de réguler la maternité de substitution dans leur pays. «Si un client veut deux mères porteuses, il devra accepter que les deux tombent enceintes», m’a-t-il écrit.

Des Indiennes «gagnantes»

Selon la grille tarifaire que PlanetHospital m’a fournie, son forfait le plus économique pour une simple grossesse de substitution s’élève à 28.000$ [22.000€]. Pour le recours simultané à deux mères porteuses, les clients doivent débourser tout d’abord 15.500 $ [12.150 €], puis 19.600 $ [15.350€] pour chaque mère porteuse tombant enceinte et menant sa grossesse à terme. (Et si l’une des deux, ou les deux, attendent des jumeaux au final, les clients devront s’acquitter, au minimum, de 6.000 $/4.700 € supplémentaires par jumeau).

Sur ces sommes, PlanetHospital rémunère ses mères porteuses indiennes entre 7.500$ [5.900€] et 9.000 $ [7.000€]. En comparaison, le coût d’une simple grossesse de substitution aux États-Unis peut atteindre 100.000$ (PDF) [78.350€], si l’on prend en compte les frais médicaux, avec environ 20.000$ (PDF) [15.600€] revenant à la mère porteuse.

Rupak a souligné combien les mères porteuses indiennes sortaient gagnantes de cet arrangement. «D’aucuns pourraient hurler à l’exploitation», m’a-t-il écrit dans son mail, «mais gardez à l’esprit que le revenu moyen par habitant d’une [Indienne] s’élève à environ 600$ [470€] par an. Elle se fait ainsi près de 12 fois son salaire annuel en étant mère porteuse».

Il convient, cependant, de voir au-delà des comparaisons économiques pour comprendre comment de telles transactions peuvent altérer les choix des mères porteuses. Par exemple, si l’une des mères porteuses indiennes de PlanetHospital souhaite ne pas mener sa grossesse à terme, tant pis pour elle.

Comme Geoff Moss, le vice-président des affaires générales et du développement commercial de la société, me l’a récemment expliqué: «Si elles n’ont pas envie de mener la grossesse à son terme, elle ne peuvent pas le faire, c’est stipulé dans leur contrat». Et selon lui, même si elles en avaient la possibilité, elle n’en useraient pas: «Elles ont des enfants», a-t-il dit, «elles comprennent donc combien il est important pour ces personnes de devenir parents».

Externalisation

Il est peu probable que l’interdiction que PlanetHospital fait peser sur les avortements décidés par les mères porteuses soit exportable aux États-Unis. George Annas, directeur du département de Droit de la Santé, Bioéthique et Droits de l’Homme au sein de l’École de Santé Publique de l’Université de Boston, m’a dit en mail que, selon lui, «il n’y a pas moyen qu’une femme adulte et intellectuellement apte puisse un jour renoncer à son droit constitutionnel de mettre (ou de ne pas mettre) fin à une grossesse (ou de pratiquer une réduction embryonnaire), sans que cela soit cassé par un tribunal américain».

Il semble donc que les intermédiaires occidentaux en maternité de substitution profitent de l’externalisation de leur activité, non seulement parce qu’il y trouvent un «travail» moins cher, mais aussi parce que certains de leurs arrangements risquent de subir un examen juridique moins strict qu’aux États-Unis.

Moss m’a confirmé que les différences juridiques entre les deux pays faisaient de l’Inde une destination séduisante pour une entreprise de maternité de substitution. «Aux États-Unis, dans de nombreux cas, les mères porteuses peuvent décider sur un coup de tête de garder l’enfant, a-t-il déclaré. En Inde, tout est contractuel».

L’absence de contrôle des mères porteuses sur le cours de leurs grossesses continue jusqu’au jour de l’accouchement. Selon la brochure de PlanetHospital, «Toutes les mères porteuses mettront leur enfant au monde par césarienne». Pour Moss, il y a une raison à cette politique:

«Nous pouvons ainsi programmer l’accouchement et permettre aux futurs parents d’assister à la naissance. Dès lors, si le bébé doit naître le 10 décembre, les parents peuvent préparer leurs formalités de voyage, prendre un avion jusqu’en Inde et être là au moment de la naissance de leur enfant».

La plaquette mentionne une autre raison: les césariennes sont «bien plus sûres pour l’enfant et la mère porteuse». Rupak m’a expliqué que, même si les mères porteuses peuvent refuser la procédure et accoucher naturellement, PlanetHospital a reçu les conseils d’obstétriciens indépendants confirmant qu’un accouchement par césarienne était le choix le plus sûr.

Questions pour la future santé des mères porteuses

Des défenseurs des droits des femmes et des experts en santé féminine pourraient s’inscrire en faux, car pour beaucoup les césariennes sont plus risquées à la fois pour la mère et pour l’enfant, en l’absence d’autres complications.

De plus, cette procédure rend les naissances vaginales ultérieures plus périlleuses et pourrait ainsi mettre en danger les vies de mères porteuses pauvres n’ayant pas accès à des soins hospitaliers lors d’accouchements futurs.

La brochure de PlanetHospital se termine sur une mise en garde destinée à leurs futurs clients et leur conseillant de ne pas faire trop de cas des commentaires négatifs sur l’entreprise qu’ils pourraient croiser sur Internet. «La maternité de substitution est un sujet très sensible», explique la plaquette. «On ne parle pas de l’achat d’une voiture, c’est une vie que vous nous demandez de vous aider à créer».

Mais si nous pouvons probablement tous être d’accord sur le fait que la commande d’un enfant n’a rien à voir avec l’achat d’une voiture, PlanetHospital continue sur une comparaison tout aussi improbable entre son activité et celle d’un célèbre marchand de chaussures en ligne. «Comme Zappos», conclut cette note «nous voulons nous aussi vous ‘livrer du bonheur’ et la part la plus importante de cette mission consiste à maintenir notre intégrité».

Des règles pour le commerce

Les bébés ne sont pas comparables ni avec des chaussures, ni avec des voitures, bien sûr, mais le parallèle est révélateur. Des utérus sont aujourd’hui loués dans ce qui s’apparente à un marché mondial. Et avec l’apparition récente, dans des pays comme le Panama, le Guatémala, la Géorgieet la Grècede nouvelles opérations transnationales de maternité de substitution, le nombre de grossesses impliquant des acteurs multinationaux et des intérêts lucratifs a toutes les chances d’augmenter.

Si les sociétés commerciales continuent à gérer la fabrication d’enfants comme une entreprise d’import-export, alors il est peut-être temps pour les gouvernements de se mettre à les traiter comme telle, en adaptant leurs procédures de protection et de contrôle à toutes les parties en présence. En attendant, en l’absence d’une réglementation efficace, les droits des mères porteuses sont achetés, vendus et font l’objet de renonciations légales.

Douglas Pet

Traduit par Peggy

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Plaidoyer pour Habib Bourguiba le visionnaire | Slate Afrique


Un an après la chute du dictateur Ben Ali, l’héritage du père de l’indépendance tunisienne Habib Bourguiba est menacé par l’avènement au pouvoir des islamistes.

Anniversaire des onze ans de la mort de l’ancien président Habib Bourguiba , Monastir, 6 avril 2011. AFP PHOTO/Fethi Belaid

Un an après la révolution tunisienne, les nouveaux dirigeants semblent vouloir faire table rase du passé en cherchant à effacer la mémoire du premier président de la Tunisie, Habib Bourguiba, qui avait consacré toute sa vie à se battre pour obtenir l’indépendance de son pays. On ne compte pas les procès intentés par la France coloniale et les années de prison qui ont émaillé la vie du leader charismatique. Mais, il avait choisi la voie pacifique avec son esprit visionnaire qui rend aujourd’hui ses discours tout à fait d’actualité.

Ternir le bourguibisme

Le nouveau régime tunisien s’emploie à ternir l’image d’un président qui a, certes, favorisé l’arrivée au pouvoir de Ben Ali. Rachid Ghanouchi, leader d’Ennahda le parti islamiste vainqueur des élections, a été jusqu’à traiter le «combattant suprême» de sioniste dans le cadre de la dialectique arabe. Il déverse sa haine sur l’homme historique alors qu’en homme de religion il sait que l’islam est une religion de pardon. Il s’agissait pour lui de s’attaquer ouvertement [1] à tous ceux qui se réclamaient de cet héritage bourguibien prônant la modernité et l’ouverture à l’Occident, face à l’obscurantisme et l’isolationnisme proposés par le parti Ennahda. Les faiblesses du créateur de la Tunisie moderne, au cours de la fin de sa vie troublée par son âge avancé, et les errements de son successeur Ben Ali, ne peuvent pas faire oublier qu’il avait pris, sur les problèmes sociaux et politiques, des positions très en avance sur son temps.

Habib Bourguiba avait déjà parlé en mars 1961 des rapports de la Tunisie avec l’islam et la démocratie [2]:

« l’État tunisien moderne n’est pas laïc ; c’est un État musulman mais progressiste. On a toujours cru que l’islam était un élément de recul, de stagnation ; la cause en est dans les hommes de l’islam, ceux qui interprètent la loi de l’islam et qui ont l’esprit très étroit, figé, pétrifié. Moi j’interprète les textes religieux de façon très libérale.»

Il est évident que ce langage n’est pas du goût de ceux qui l’ont combattu et qui ont été contraints à l’exil durant des décennies. Ils ne mettent pas en cause l’amour qu’il avait pour son pays mais ils jalousent sa réussite dans la construction d’un pays moderne avec l’accent mis sur la santé et l’éducation. Pour combattre son œuvre, les islamistes veulent effacer de l’histoire de son pays l’homme qui a toujours eu des idées iconoclastes dérangeantes pour la classe politique arabe de son époque.

Partisan du dialogue avec Israël

Sur le problème du Proche-Orient, il était partisan, avec 40 années d’avance, du dialogue israélo-palestinien. Il s’était déplacé dans les camps palestiniens de Cisjordanie, en 1965, pour prêcher la bonne parole. Une seule critique pourrait peut-être lui être proférée, celle de n’avoir pas eu le courage d’être le premier dirigeant arabe, avant Anouar Al-Sadate, à signer la paix officielle avec les israéliens, une paix qu’il appelait de son vœu mais qu’il n’avait pas osé concrétiser. Plusieurs guerres auraient été évitées s’il avait été écouté en 1965, et les palestiniens auraient eu alors un État plus grand que celui qui leur est proposé aujourd’hui.

Dans une interview au journaliste Édouard Sablier [3], après la guerre des Six Jours de 1967, il avait réitéré ses propos sonnants comme une critique acerbe des chefs arabes qui s’obstinaient, selon lui, dans leur refus d’accepter la réalité d’Israël. Alors, les islamistes d’aujourd’hui le traitent de sioniste parce qu’il était pragmatique et peu dogmatique et que sa vision du monde restait réaliste. Ces critiques ignorent cependant qu’il fût le seul dirigeant arabe à accepter sur son sol, en 1982 [4], les palestiniens expulsés du Liban avec Yasser Arafat à leur tête. Les autres pays arabes s’étaient défilés de crainte d’héberger un invité encombrant avec des troupes possédant une capacité de nuisance dangereuse.

Reconnaitre l’existence d’Israël

Habib Bourguiba avait, vis-à-vis du conflit israélo-palestinien, la hantise du dialogue parce qu’il l’avait expérimenté avec la France, son adversaire des mauvais jours. Il prônait d’accepter peu au départ pour étendre les prétentions au fur et à mesure que la confiance s’installait. Il avait signé, contre l’avis de ses amis nationalistes extrémistes, l’autonomie interne qui avait vite débouché sur une indépendance totale. Il avait dû faire face à l’opposition du secrétaire du Néo-Destour, Me Salah ben Youssef, qui devait devenir son opposant farouche. Gravir des étapes progressives restait sa stratégie plutôt qu’exiger tout et ne rien obtenir, en figeant une situation devenant vite explosive.

«Quand je m’adresse au peuple tunisien, je lui dit la vérité. J’essaie d’élever le niveau du peuple pour l’amener à saisir la complexité des problèmes et la nécessité des compromis. Mais les peuples dans le Proche-Orient arabe ne sont pas habitués à ce qu’on leur parle de reconnaitre à Israël l’existence même si cette existence est réduite aux frontières de 1947. Tous les chefs arabes leur ont dit le contraire pendant vingt ou trente ans.»

Son diagnostic avait été sévère et sa lucidité vis-à-vis d’Israël lui vaut aujourd’hui sa qualification de sioniste. Il avait fait ses propositions pour le «retour à une certaine légalité onusienne. Que les pays arabes et surtout les palestiniens admettent comme un compromis la première décision de l’ONU qui a crée un État d’Israël.»

Rachid Ghanouchi semblait vouloir, ces dernières semaines, s’ouvrir aux juifs d’abord et aux israéliens ensuite mais ses derniers actes sont en opposition avec ses propos. Dans une sorte de provocation pour soutenir les islamistes égyptiens, il a ainsi invité en Tunisie Tarek al-Zomor [5], l’instigateur de l’assassinat du président Sadate en 1981, libéré au début de la révolution égyptienne après 30 ans de prison. Ce pied de nez aux partisans du maintien des relations diplomatiques avec l’État juif a pour but de confirmer les préférences politiques du nouveau régime. Il se défend en précisant que «les craintes sur Ennahda sont absurdes. Notre société recèle une partie conservatrice et une autre moderne. L’expression politique du conservatisme, c’est l’islamisme. Vous avez des partis démocrates-chrétiens en Europe, nous avons un parti démocrate islamiste».

Les autres partis semblent pour l’instant tétanisés. Le Congrès pour la république (CPR), n’a de parti politique que le nom. Fondé en 2001 par Moncef Marzouki, il comporte aujourd’hui en son sein des courants qui vont de l’islamisme radical au progressisme laïc. Il avait été fondé pour combattre Ben Ali et les amis de son prédécesseur mais il ne s’était donné aucune idéologie. Avec le départ au gouvernement de son leader, il semble à présent gêné par ses propres contradictions qui l’amènent à vouloir effacer de la mémoire populaire les premières années de l’indépendance tunisienne en se contentant d’appuyer son opposition passée à Habib Bourguiba.

Jacques Benillouche

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Djeha et les brochettes » Ma Planète


 

Ajouté le 01/15/2012 16:28:35 par COSMOS

Djeha et les brochettes

Un jour, Djeha passe devant un marchand de brochettes. Humm! Que cela sent bon! Djeha a faim, mais il n’a pas beaucoup d’argent. Comment faire? Il va acheter un morceau de pain et il revient. Il s’arrête devant le marchand de brochettes.

- "Tu veux acheter des brochettes?" demande le marchand. "Combien en veux-tu?"

- "Non, non, je ne veux rien acheter", répond

Djeha.

- "Alors va-t-en!"

- "Attends un peu", dit Djeha.

Il prend le morceau de pain et le tient au-dessus des brochettes qui cuisent. La fumée monte vers le pain. Le marchand, étonné, demande:

- "Que fais-tu?"

- "Attends un peu" répond Djeha. "Tu vas voir."

Au bout d’une minute, le morceau de pain est couvert de fumée et de graisse qui sent bon. Djeha alors porte le morceau à sa bouche et le mange.

- "C’est très bon!" dit il. "Merci et au revoir."

- "Mais tu me dois de l’argent" crie le marchand en colère.

- "Je ne te dois rien", répond Djeha. "Je n’ai pas mangé tes brochettes, j’ai mangé seulement la fumée."

- "Allons chez le cadi!"

- "D’accord! Alons chez le cadi."

Ils arrivent chez le cadi et expliquent l’affaire. Le cadi demande au marchand:

- "Combien d’argent lui demandes-tu?"

- "Je veux un dinar", répond le marchant.

- "Donne moi un dinar", dit le cadi à Djeha.

Il prend le dinar, le passe sous le nez du marchand, une fois, deux fois, puis il le rend à Djeha.

- "Mais, monsieur le cadi", dit le marchand, "ce dinar est pour moi. Pourquoi est-ce que vous le lui rendez?"

- "Voyons!" répond le juge. "Djeha a senti l’odeur de tes brochettes, et toi tu as senti l’odeur de son argent. Maintenant personne ne doit rien à l’autre."

Mots-clés: COSMOS CONTE

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LE BONHEUR A LA PROVENCALE ! » Ma Planète


 

Ajouté le 01/15/2012 11:56:57 par NOEMIE

Dis pépé Marius, c’est quoi le bonheur ?

 

Le bonheur mon enfant, c’est d’avoir des yeux,


Même en vitrine, sous d’horribles lorgnons.

Pouvoir observer, sur la fleur, un bourdon

Gorgé de nectar, s’arracher vers les cieux.

Le bonheur, mon petit, c’est d’être fasciné

Par une perle de rosée, courant sur le fil de la vierge,

Dans une aube radieuse au soleil qui émerge,

Cordiale promesse d’une belle journée.

 

 

Le bonheur, mon garçon, c’est pouvoir arpenter


La garrigue provençale, ta main dans la mienne :

Balade matinale, avant que ne survienne

Le vent brûlant, au zénith de juillet.

 

 

Le bonheur, mon enfant, c’est quand la pluie est tombée


Et fait que la terre craquelée et agonisante,

Exhale soudain une odeur douce et enivrante,

Pour remercier le ciel de la bienfaisante ondée.

 

 

Le bonheur, vois-tu, c’est, quand finit l’été,


Cueillir une pomme au sein du verger familial,

L’essuyer sur sa blouse, d’un geste machinal,

Puis mordre à belles dents, dans sa chair sucrée.

 

 

Le bonheur, tu sais, il se trouve n’importe où :


Se coucher dans le pré, écouter chanter l’herbe,

Le souffle du Mistral dans le chêne superbe,

Le murmure du ruisseau, polissant ses cailloux…

 

 

Je te souhaite des choses pures, du bonheur !


Point n’est besoin d’honneurs et de richesses.

Qu’un avenir utopique, et de folles promesses,

Ne puissent jamais, ô jamais ! endurcir ton coeur.

 

 

——————

de chez Frizou

Mots-clés: NOEMIE

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Le France un nouveau Paquebot » Ma Planète


 

Ajouté le 01/15/2012 15:06:47 par marcheuse

UN NOUVEAU PAQUEBOT VA NAITRE

Le France devenu Norway a connu un destin sans pareil, qui a suscité émotions et rancœur.

De nombreuses tentatives ont été faites pour le sauver.

Mais le transformer en hôtel, ou en casino, cela aurait-il vraiment été une manière de le sauver ?

Aujourd’hui disparu, sa légende demeure intacte et il restera toujours, dans nos souvenirs, et dans nos cœurs, un fabuleux paquebot.

Et puis, comme une graine que l’on plante pour obtenir une nouvelle fleur, le « nez » du France, (la pointe de l’étrave du navire) est revenu à Paris. Cette ultime pièce qui a pu être sauvée de la démolition a été installée au Port de Grenelle.

De là, un nouveau navire est en train de germer.

Le temps est venu en effet d’offrir à la France un nouveau joyau des mers, un navire exceptionnel par sa modernité, sa différence, tout en en faisant le digne héritier d’une tradition de luxe et de raffinement séculaire.

Vecteur d’émotion et de bien être, le nouveau paquebot France sera l’ambassadeur de l’exception française, le messager de la « french touch ».

Les paquebots qui portaient jadis le pavillon français étaient de tous les superlatifs.

Le Paris, l’île de France, le Normandie, les France (il y en eu quatre qui se sont succédé) se singularisaient par leur ligne élégante et le faste de leur décoration.

Depuis, la France a laissé à d’autres la suprématie dont elle pouvait s’enorgueillir sur les mers. Ironie du sort, c’est en France que nombre de navires parmi les plus prestigieux ont été construits pour le compte de compagnies internationales.

Aujourd’hui, l’existence d’un nouveau pavillon français, juridiquement plus adapté aux exigences de la compétition mondiale, donne un nouvel espoir pour la renaissance de la « croisière à la française ». Exploiter un grand paquebot aux couleurs de la France est désormais possible.

Mais s’il doit naître un nouveau paquebot France, il faut juste qu’il soit exceptionnel.

En rupture totale avec l’architecture actuelle de ses congénères, le nouveau paquebot France crée effectivement son propre style :

Un design moderne associant une finesse des lignes à une ouverture de l’espace.

260m de long, environ 600 passagers : loin de la course au gigantisme que se livrent les compagnies internationales, le nouveau France est néanmoins un grand paquebot, mais sa capacité d’accueil limitée sera un gage de confort et de bien-être.

Une coque élancée recevra deux superstructures qui sont un clin d’œil aux cheminées de l’ancien France ; elles abritent des espaces de vie, des restaurants, des salons, des suites, des lieux de détente et de bien-être, largement déclinés dans une succession de services dédiés au ressourcement du corps et de l’esprit.

Entre ces deux superstructures magistrales, un jardin palmeraie qui s’étend sur plus de 1.500 m2, un peu comme si partir en croisière à bord du France revenait à séjourner sur une île.

Doté des toutes dernières technologies disponibles, le France sera aussi un paquebot écologique, moins consommateur d’énergie, où les formes de carènes alliées à une vitesse maîtrisée minimisent la résistance à l’avancement, le rendant très économique en navigation.

La partie arrière du navire a été dessinée afin de recréer une proximité entre les passagers et la mer: des ponts se succèdent par paliers pour aboutir à une grande plage où les sports nautiques les plus divers pourront être pratiqués.

Un programme de croisières sur des destinations nouvelles et originales.

Ce que le France ne sera pas :

Un parc d’attraction flottant.

Ce qu’il sera :

Un navire permettant de renouer avec une « certaine idée de la croisière », faisant appel à ce que la France a de mieux en termes de talents artistiques, de raffinement, de luxe, et de bon goût.

Si sa vocation sera bien d’offrir évasion et douceur de vivre à ses passagers, il sera aussi le digne représentant de la France sur tous les théâtres d’événements internationaux.

Mots-clés: Marcheuse

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21 janvier 1948 – Un drapeau pour le Québec


 

Un drapeau pour le Québec

Le 21 janvier 1948, le Fleurdelisé devient le drapeau officiel du Québec à l’initiative de l’Assemblée Législative de la province (l’actuelle Assemblée Nationale du Québec).

Comme le Canada, Québec compris, est membre du Commonwealth britannique, ce choix doit être agréé par le roi d’Angleterre. C’est chose faite le 9 mars 1950.

Alban Dignat

De Capet à Québec

Le drapeau de la «Belle Province» (surnom du Québec) rappelle la monarchie capétienne qui régna sur la France pendant huit siècles. D’ailleurs, ce drapeau aux quatre fleurs de lys est adopté le jour anniversaire de l’exécution du roi Louis XVI.

Les fleurs de lys, emblème de la dynastie, sont apparues au XIIe siècle, sous le règne de Louis VII, époux malheureux d’Aliénor d’Aquitaine. Elles ornaient la bannière d’azur brandie par l’écuyer du roi lors des batailles. La croix blanche sur fond bleu que l’on voit sur le drapeau du Québec est apparue sur les navires français au temps de Jacques Cartier et de François 1er.

L’idée d’un drapeau propre au Québec est née à la Saint-Jean du 24 juin 1848, lorsque les habitants ont défilé avec émotion derrière une bannière, le Carillon, qu’aurait brandie Montcalm à sa dernière bataille.

Combinant ces souvenirs, un certain Elphège Filialtrault, curé à Saint-Jude, a conçu la future bannière fleurdelisée le 26 septembre 1902.

En 1977, les Québécois ont complété leurs symboles identitaires en faisant de la Saint-Jean (24 juin) leur fête nationale. Depuis lors, cette journée donne lieu chaque année à de grandes réjouissances sous le signe du Fleurdelisé : défilés, agapes, danses, musique et bien sûr feux d’artifice.

René Castillon.

21 janvier 1948 – Un drapeau pour le Québec

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Non, vous n’êtes pas trop grosse pour être au-dessus pendant l’amour – Sexe & Relations – 7s7


 

Toutes les femmes ont leurs complexes. Pour beaucoup, il s’agit d’une question de surpoids. Les brindilles en couverture des magazines nous mettent mal à l’aise: on arrive à se persuader que c’est ce que les hommes aiment, que la minceur est obligatoire pour être désirable. Résultat: les femmes avec quelques kilos en trop complexent au lit. Certaines n’osent plus se mettre dans la position de l’amazone, de peur que l’homme, en dessous, n’aiment pas la vision de leur corps.

Le magazine YourTango rappelle cependant qu’être au-dessus ne veut pas dire que vous écrasez l’autre avec tout votre poids. Voilà une petite remarque qui peut déjà rassurer les plus angoissées. Ensuite, rappelez-vous que votre homme sait déjà que vous avez quelques kilos en trop, que vous avez de vraies formes de femme et il aime

probablement beaucoup ça. Sinon, il n’aurait pas envie de vous déshabiller et de vous mettre dans son lit.

N’hésitez pas à lui parler de votre problème. S’il vous aime, il devrait savoir vous rassurer. Il trouve de toute évidence que vous êtes ravissante et il a envie de vous faire l’amour. Il devrait trouver les arguments  qui vous permettront de vous lâcher sous la couette.

Dé.L.

16/01/12 16h23

Non, vous n’êtes pas trop grosse pour être au-dessus pendant l’amour – Sexe & Relations – 7s7

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Les capacités cognitives déclineraient dès l’âge de 45 ans


 

Un homme se prête à des tests sur son cerveau (Photo Stephane de Sakutin/AFP/Archives)

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Vendredi 06 janvier 2012, 09h26

Les capacités cognitives de l’homme commenceraient à décliner dès l’âge de 45 ans, soit bien avant l’âge de 60 ans comme cela est généralement admis, selon une étude menée par l’Inserm et l’University College de Londres.

"Notre capacité à raisonner et à comprendre commence à décliner dès l’âge de 45 ans" écrit l’Insern (Institut national de la santé et de la recherche médicale) dans un communiqué qui accompagne la parution, vendredi, d’un article dans le British Medical Journal (BMJ).

Des tests de mémoire, de vocabulaire, de raisonnement et d’expression orale ont été réalisés sur 5.198 hommes et 2.192 femmes âgés de 45 à 70 ans, dans le cadre d’une vaste étude dite "cohorte Whitehall II", de suivi médical sur dix années et basée sur des tests individuels.

"Les résultats montrent que les performances cognitives (sauf pour les tests de vocabulaire) déclinent avec l’âge et ce d’autant plus rapidement que les gens sont plus âgés" écrit l’Inserm.

Sur 10 ans, les performances en terme de raisonnement ont décliné de 3,6% pour les hommes de 45 à 49 ans, et de 9,6% pour ceux âgés de 65 à 70 ans.

Chez les femmes, la baisse est identique (-3,6%) pour la première tranche d’âge et moins accentuée (-7,4%) pour les femmes âgées de 65 à 70 ans.

Selon Archana Singh-Manoux qui a dirigé l’équipe de l’Inserm ayant réalisé l’étude, il est important de "déterminer l’âge auquel le déclin cognitif commence" parce qu’il est "probablement plus efficace" d’agir "dès le début du déclin", avec notamment des médicaments, "pour changer les trajectoires du vieillissement cognitif".

S’il est bien établi que les performances cognitives déclinent avec l’âge, la date du début de ce déclin est controversé. Des études récentes avaient plutôt écarté que le phénomène puisse commencer avant 60 ans, selon l’Insern.

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Planète Québec – Blagues à part!- Plusieurs raisons


 images drôles Bypette écossaise

Voici plusieurs raisons qui font que c’est SUPER d’être un homme…


1. Les conversations téléphoniques ne durent jamais plus de 30 secondes.

2. La nudité dans les films ne s’applique qu’aux femmes.

3. Une seule valise suffit pour une semaine de vacances.

4. Le hockey du samedi soir.

5. Il n’est pas nécessaire de mettre votre nez dans la vie sexuelle de vos amis.

6. La lignée d’attente pour la salle de bain est beaucoup plus courte.

7. Vous pouvez ouvrir tous vos pots de conserves.

8. Vos amis s’en foutent que vous ayez pris ou perdu quelques kilos.

9. Les nettoyeurs et les coiffeuses ne vous volent pas jusqu’à votre dernier dollars.

10. Lorsque vous naviguez sur les postes à la Télé, vous ne vous arrêtez pas sur chaque scène où quelqu’un est en pleurs.

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