Pensée du mardi 17 janvier 2012.


« Chaque activité de la vie quotidienne contient un enseignement
que vous devez méditer. Vous savez par exemple que vous devez
chaque jour consacrer au moins quelques minutes à garder votre
maison propre et en ordre, sinon l’existence deviendrait vite
insupportable. Alors, pourquoi n’avez-vous pas encore compris
la nécessité de nettoyer et de mettre de l’ordre dans votre
for intérieur avec la même patience, la même régularité, la
même ténacité ? Évidemment, si votre maison est devenue trop
sale, ou trop encombrée, ou trop délabrée, vous avez toujours
la possibilité d’aller habiter ailleurs. Mais essayez de
déménager hors de vous-même !
C’est donc chaque jour, infatigablement, que vous devez
visiter votre for intérieur et dire : « Voyons, qu’est-ce
qui ne va pas ? » et ne pas laisser les choses traîner, la
poussière s’accumuler, les ordures s’entasser, sinon il
arrivera un jour où il sera trop tard pour remédier à la
situation. C’est chaque jour, plusieurs fois par jour, qu’il
faut faire le ménage, c’est-à-dire ramener l’ordre, la
pureté, la paix et l’harmonie en soi. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Interdire l`appellation,,Mademoiselle » Ma Planète


 

Ajouté le 01/13/2012 03:21:35 par lazar_adriana

  Interdire l`appellation,,Mademoiselle

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr

C’est le nouveau cheval de bataille de l’association Osez le féminisme : le retrait de la case « mademoiselle » dans les formulaires administratifs. « Ça peut paraître un détail, mais c’est très symbolique des inégalités, explique Julie Muret, membre de l’association. Cela oblige la femme à exposer une situation personnelle et familiale. » Elle note également « la connotation condescendante » du terme, alors que les hommes n’ont pas à choisir entre « monsieur »« damoiseau », voire « jeune puceau ». et

La campagne, lancée mardi 27 septembre, conjointement avec les Chiennes de garde, vise à éliminer cette terminologie dans toutes les démarches administratives et privées. Les femmes sont encouragées à exiger un « madame » dans leurs correspondances, même si elles ne sont mariées. Car, comme le précisent les organisations à l’origine de cette campagne, le choix entre « madame » et « mademoiselle » relève uniquement de l’usage et non pas de la loi. « Le ‘mademoiselle’ n’a aucune valeur légale », confirme  Laurence Waki, auteure du livre Madame ou mademoiselle ?.

Depuis 1972, plusieurs lettres ou circulaires ont demandé la suppression de cet usage très français – l’Allemagne a abandonné la distinction, et le mot « Fräulein » n’est quasiment plus utilisé, note Julie Muret – mais toutes sont restées sans effet.

« Je ne vois pas pourquoi on fait ce distinguo, qui n’a plus aucun sens », regrette Brigitte Grésy, auteure d’un Petit traité contre le sexisme ordinaire, qui épingle les comportements quotidiens qui « infériorisent les femmes ». Et même si elle reconnaît volontiers que cette question est « moins importante que les écarts de salaires, les violences ou les difficultés d’accès à l’avortement », elle n’est pas seulement un simple détail : « Le langage reflète la réalité du monde », insiste cette militante pour la féminisation des métiers. « Implicitement, on vous dit que vous n’êtes pas finie tant que vous n’êtes pas mariée », conclut Laurence Waki.

Rennes a interdit l’appellation Mademoiselle… dès 2008

Rennes a interdit l’appellation Mademoiselle… dès 2008.© Chaunu

Cesson n’est pas la première commune à avoir abandonné l’appellation Mademoiselle. C’est la ville de Rennes qui a été précurseur en France et dès 2008.

La commune de Cesson a décidé d’abandonner l’appellation « Mademoiselle » sur tous les documents administratifs de la ville au 1er janvier 2012, c’est-à-dire à l’état civil, dans les courriers internes et externes, les arrêtés, etc. Cette décision a fait le tour aujourd’hui sur internet et ses réseaux sociaux. Mais elle n’est pas la première, Rennes l’a fait en 2008.

«Ce terme porteur de discrimination»

Elle avait d’ailleurs été la première administration à recevoir le label « égalité professionnelle » qui comprenait en 2008 notamment l’abandon de l’appellation Mademoiselle sur tous les documents administratifs.

Depuis, il peut arriver que certains documents administratifs de la ville comportent encore l’utilisation du mot Mademoiselle. Des consignes sont régulièrement repassées pour évacuer « ce terme porteur de discrimination » La démarche concerne aussi aujourd’hui Rennes Métropole.

Ouest-France 

Mots-clés: ADRIANA Les Moeurs

Convertie puis excommuniée, mon histoire chez les mormons | Rue89


Hélène Crié-Wiesner

Binationale

Un mormon à la Maison Blanche ? Bof, pas pire qu’un George W. Bush, assure notre blogueuse, ex-mormone en France et qui vit aujourd’hui aux Etats-Unis.

Des missionnaires mormons en Argentine, San Fernando, février 2009 (Marcos Brindicci/Reuters)

Je connais bien les mormons, j’ai grandi en France parmi eux. Un mormon président des Etats-Unis ? Bof, ce ne serait pas pire qu’un autre religieux américain ! Il serait plutôt moins extrémiste dans l’application de sa foi que ne l’était Bush, chrétien « born again ».

J’avais 4 ans et demi lorsque deux jeunes missionnaires mormons ont frappé à la porte de mes parents au Mans, en 1960. Mon père, un cheminot électricien, leur a fait bon accueil. Originaire du Nord, enfant chtimi élevé à la dure, il avait quitté l’école à 13 ans après le certif’. C’était un croyant modéré, un autodidacte avide de lectures spirituelles.

Ces jeunes garçons en costume étriqués qu’on appelait « elders » (anciens), qui parlaient avec l’accent des libérateurs de la France, lui ont présenté le « Livre de Mormon » et l’histoire de Joseph Smith, fondateur du mormonisme. Loin de trouver la fable dure à avaler, mon père a aimé que ce type ait douté, cherché, puis trouvé sa propre vérité.

Des smicards qui mangent bio

Par dessus tout, il a adoré la règle de vie imposée aux saints des derniers jours : pas d’excitant, ni cigarette, alcool, café ou thé. Pourtant, lui-même fumait alors pas mal. Mais l’idée de l’effort le séduisait. Il nous a répété des centaines de fois, au cours de notre enfance :

« Une religion qui s’intéresse au corps et à la santé, c’est formidable. »

Cela n’a rien à voir avec l’Eglise, mais, pour donner une idée de qui était mon père, nous mangions bio dès les années 60. Avec leurs petits salaires de smicards, et alors qu’ils reversaient en dîme 10% de leurs paie à l’Eglise, nos parents se fournissaient à La Vie claire et achetaient du pain Lemaire. Nos coreligionnaires mormons n’en faisaient certainement pas autant.

Ma mère bretonne a eu plus de mal à suivre. Catholique convaincue, membre active de la JOC (Jeunesse ouvrière catholique), employée des PTT, elle n’a pu faire autrement que participer à la conversion familiale. Plus tard, elle nous a expliqué :

« A l’époque, une femme se devait de suivre son mari. On avait été éduqués comme ça. »

Verte de rage d’être interdite de scoutisme

Inutile de dire que les deux familles ont protesté ! Aucun pont n’a été coupé, mais je me souviens des réunions familiales occasionnelles, lorsque volaient les piques et les moqueries. Idem avec les collègues de travail, qui s’entendaient pour martyriser mes parents lors des traditionnels pots alcoolisés au boulot.

Nos week-ends étaient consacrés à l’Eglise. La « chapelle » du Mans – en fait une boutique et un trois-pièces à l’étage – se trouvait en centre-ville, alors que nous habitions à la périphérie. Après la naissance de mon second petit frère (j’étais l’aînée) fin 1959, nous avions acheté une 2CV, qui ne servait alors pratiquement qu’à aller à l’église. Mes parents allaient bosser en Solex et en Mobylette.

Le samedi avaient lieu les réunions de prêtrise pour les hommes, de la Société de secours pour les femmes, de la Société d’amélioration mutuelle pour les jeunes à partir de 14 ans, de scoutisme pour les garçons. J’étais verte de rage d’être interdite de scoutisme à cause de mon sexe, mon féminisme a commencé par là.

Plongée dans l’eau par mon père

Ecole du dimanche de 10 heures à midi. Retour à la maison pour déjeuner. Réunion de Sainte-Scène de 16 heures à 17h30. Plusieurs fois par an, les hommes installaient une haute piscine gonflable à l’étage, pour baptiser les nouveaux convertis de l’Eglise ainsi que les jeunes mormons ayant atteint 8 ans, « l’âge de raison ».

J’ai ainsi été plongée dans l’eau par mon père, qui détenait la prêtrise en tant qu’homme. Il a répété l’opération pour mes frères et ma petite sœur, la seule de la famille à être « née dans l’Eglise » et non convertie, ce qui est plus prestigieux.

Le premier dimanche du mois, on jeûnait du samedi soir au dimanche soir – nous les enfants pouvions manger – et il n’y avait qu’un seul office le dimanche, plus long. On appelait ça les « réunions de témoignage ». Personne ne nous forçait, mais chacun, jeune ou vieux, était incité à se lever et monter au pupitre pour « témoigner » de sa foi en l’Eglise.

Trois phrases ou un discours plus élaboré, basé sur les écritures saintes ainsi que sur notre vie quotidienne. J’aimais bien prendre la parole devant tout le monde, j’avais l’impression de m’entraîner à devenir adulte. C’était précisément l’objectif de nos dirigeants : donner confiance à ses membres, forger des mentalités de mormons gagneurs.

Quand on a la société contre soi, on se blinde

Cette religion instille confiance et même arrogance (on est les meilleurs aux yeux de Dieu). Cela dit, depuis que je vis aux Etats-Unis et que je vois comment les enfants sont entraînés à parler en public dès le jeune âge, je pense que c’est plutôt un truc américain qu’un truc mormon.

Rétrospectivement, lorsque nous évoquons notre enfance avec mes frères et ma sœur – tous partis de l’Eglise à l’âge adulte –, nous nous accordons sur un point : loin d’avoir été un lavage de cerveau, notre éducation mormone a fait de nous des individus plus forts.

On avait la société entière contre nous, on était moqués, on traitait nos parents de polygames, on nous confondait avec les Témoins de Jéhovah réputés pour refuser les transfusions sanguines et laisser mourir leurs enfants, on se faisait parfois insulter quand nous accompagnions les elders dans leurs tournées prosélytes… Du coup, on s’est endurcis.

Nous, les jeunes, étions mis en condition pour devenir à notre tour des missionnaires pendant deux ans. Pour avoir envie de partir à 18 ans – les garçons – et à 21 ans – les filles – n’importe où dans le monde, voire en France si on était moins chanceux, pour convertir d’autres nouveaux membres.

De jeunes Américains crevant de faim

Je me souviens de l’inquiétude voilée de mes parents, qui savaient, eux, à quel point les jeunes elders américains que nous connaissions vivaient misérablement lorsque leurs parents n’avaient pas les moyens de leur envoyer assez d’argent.

Certains étaient littéralement affamés, et accueillaient avec gratitude la moindre invitation à dîner chez les membres. Lorsque l’Eglise a fini par leur interdire de fréquenter ainsi les familles, car ils couraient le risque de s’embarquer souvent dans des discussions oiseuses trop françaises, mes parents n’ont pas été loin de se révolter.

En revanche, mes parents et leurs amis mormons rêvaient de voir leurs enfants partir étudier à l’université Brigham Young, en Utah. Ils n’avaient pas la moindre idée des sommes qu’il leur aurait fallu débourser pour payer quatre ans d’études là-bas.

Moi-même, en dépit de mes réticences grandissantes envers les carcans imposés par l’Eglise, j’ai fantasmé sur ce beau campus américain que j’imaginais peuplé de mormons modernes et surtout… américains. Des elders partout, quoi ! mais jouant de la guitare, discutant politique, flirtant et dansant le rock. Tout le contraire de ceux que je connaissais et que je plaignais de tout mon cœur pour ce qu’ils enduraient.

Les Alpes suisses pour baptiser nos morts

En fait, je sais maintenant que Brigham Young University n’est pas terrible comme fac, académiquement parlant. Qu’une misogynie très mormone y est de règle, et que les mormons plus libéraux (de gauche) préfèrent s’inscrire à l’université publique de Utah. C’est la différence majeure entre Mitt Romney et Jon Huntsman, l’autre candidat mormon – et moins conservateur – de ces primaires républicaines.

A la fin des années 60, j’ai eu l’occasion de baptiser les morts de notre famille. C’est une doctrine mormone : pour se retrouver ensemble après la mort, les familles doivent appartenir à l’Eglise, donc être baptisées, fût-ce rétroactivement.

Chaque été, mon père enquêtait sur notre généalogie. Quand une branche d’arbre était correctement reconstituée, nous allions au temple en Suisse, et j’étais plongée dans l’eau par procuration. Ces voyages en Suisse allemande, où ma mère avait une amie pour nous accueillir, sont une des merveilles de mon enfance mormone.

En grandissant, j’ai découvert que je n’aimais pas être mormone, que je n’étais pas d’accord avec sa doctrine raciste – les hommes noirs n’avaient alors pas droit à la prêtrise , et misogyne – les femmes devaient obéir aux hommes et se consacrer exclusivement à leur famille.

Ni maillot deux pièces, ni jean’s

A ce propos, j’ai toujours admiré ma mère qui s’est obstinée, en dépit des pressions de l’Eglise, à conserver son travail « pour la retraite ». Comme en plus elle était syndiquée, et même déléguée du personnel à la CFDT, je la trouvais d’autant plus courageuse face à cette Eglise sur laquelle j’ai commencé à critiquer dès l’âge de 14 ans.

Et puis je commençais à avoir une conscience de classe. Je nous considérais avec fierté comme des prolos, je découvrais les gauchistes et la contre-culture, et j’appartenais à une Eglise qui affichait un anti-communiste spectaculaire. A l’époque, j’ignorais tout de la peur maladive des Etats-Unis envers l’URSS. Les mormons que nous côtoyions étaient avant tout des Américains.

Imaginez : avoir 14 ans en 1970, et un père qui vous interdit de porter des jupes au-dessus du genou ! L’Eglise bannissait les maillots de bain deux pièces et les jean’s pour les filles. C’était insupportable, je ne me laissais pas faire, et mes relations avec mon père et l’Eglise ont commencé à se détériorer.

A 15 ans, j’aurais pu choisir de résister en « tournant mal », comme on disait : garçons, sorties clandestines, abandon de l’école… J’ai envisagé cette option, mais un vieux fond de mormonisme a dû me retenir. En plus, je soupçonnais que la hiérarchie masculine de l’Eglise, que je faisais tourner en bourrique avec mes arguments incessants, espérait justement cela de moi.

La carte de l’entrisme intello

J’ai plutôt joué la carte de l’entrisme intello, fréquentant assidûment toutes les réunions, les camps de jeunes, les « soirées récréatives », les conférences culturelles, argumentant à tout bout de champ, questionnant la logique de la doctrine religieuse et morale, interpellant les autorités sur la guerre du Vietnam et leur condamnation de l’insoumission.

Rapidement, mes parents ne m’ont plus forcée à assister à rien, honteux de mon comportement. L’équipe dirigeante a été plutôt soulagée de me voir disparaître progressivement du paysage.

J’aurais pu en rester là. Mon bac en poche, je me suis installée en ville avec mon copain. Mais quand on a grandi dans une communauté si soudée, on y garde des amis. Des adultes et des copains d’enfance. J’ai continué mon travail de sape, et les dirigeants de l’Eglise ont décidé d’employer les grands moyens.

Excommuniée… et (presque) ravie

J’ai été excommuniée. Officiellement parce que je vivais avec un homme sans être mariée. D’un côté, j’étais ravie. Mais ce motif idiot, qui ne reconnaissait pas la valeur de ma contestation politique, gâchait ma joie.

J’ai protesté devant « le tribunal d’excommunication », arguant que notre « président de branche » d’alors, marié avec des enfants, avait une maîtresse et qu’il n’était pas excommunié, lui.

La réponse – officieuse, bien sûr – vaut son pesant d’or : parce que j’étais une femme, il fallait me préserver du châtiment de Dieu, qui est dur avec les saints des derniers jours ne respectant pas sa loi. Un homme, lui, devrait pleinement répondre de ses actes. D’où ma seule excommunication.

J’avais 19 ans, j’avais gagné contre l’Eglise, vive la vie !

35 000 mormons en France, selon l’Eglise

Plus tard, devenue journaliste dans les années 80, j’ai écrit sur les mormons lorsqu’ils ont commencé à microfilmer les registres d’état-civil en France pour baptiser les morts. La hiérarchie de l’Eglise, cette fois au niveau national, a fait pression sur mes parents, encore membres, pour qu’ils rompent leurs relations avec moi.

Ulcérés, ils se sont éloignés à leur tour, comme l’avaient fait doucement leurs enfants et nombre des enfants de leurs amis, convertis comme eux dans les années 60. Selon les chiffres donnés par l’Eglise, il y aurait 35 000 mormons aujourd’hui dans l’Hexagone. J’ai toujours des amis mormons en France.

J’ai rencontré des mormons ici, aux Etats-Unis. Ils connaissent mon histoire, ils ne sont pas très à l’aise avec elle. Pour eux, je suis une apostate, quelqu’un qui a abjuré sa foi. C’est plus grave que d’être pécheur, apparemment.

Une religion intrinsèquement américaine

La majorité des mormons américains sont comme les catholiques modérés français : croyants, d’obédiences politiques diverses, suivant plus ou moins les préceptes de vie de leur Eglise. La plupart sont très tolérants envers les autres cultes, et même envers les athées.

On n’est pas forcément intégriste parce qu’on est mormon. J’ai l’impression que les intégristes fous, aux Etats-Unis, se recrutent davantage chez les baptistes ou les méthodistes. Mitt Romney est américain et conservateur modéré avant d’être mormon.

Sauf qu’il est mormon, justement, et que les chrétiens plus ordinaires, protestants et catholiques, se méfient de sa drôle de foi chrétienne, qui ajoute un prophète et un livre sacré à la traditionnelle Bible. Le comble, c’est qu’ils la jugent anti-américaine, alors que cette religion est viscéralement, intrinsèquement, américaine.

Mettons que l’élection de Mitt Romney serait du même ordre que celle du Noir Barak Obama : une première qui ne changerait rien au système.

MERCI RIVERAINS !aartaud

Convertie puis excommuniée, mon histoire chez les mormons | Rue89

Djeha, son fils et l’âne » Ma Planète


 

Ajouté le 01/15/2012 16:22:49 par COSMOS

Djeha, son fils et l’âne

 

 

Djeha dit un jour à son fils, alors qu’il atteignait sa douzième année :

– « Demain, tu viendras avec moi au marché. »

Tôt le matin, ils quittèrent la maison. Djeha s’installa sur le dos de l’âne, son fils marchant à côté de lui. A l’entrée de la place du marché, Djeha et son fils furent l’objet de railleries acerbes:

– « Regardez-moi cet homme, il n’a aucune pitié ! Il est confortablement assis sur le dos de son âne et il laisse son jeune fils marcher à pied. »

Djeha dit à son fils:

– « As-tu bien entendu? Demain tu viendras encore avec moi au marché! »

Le deuxième jour, Djeha et son fils firent le contraire de la veille: le fils monta sur le dos de l’âne et Djeha marcha à côté de lui. A l’entrée de la place, les mêmes hommes étaient là, qui s’écrièrent

– « Regardez cet enfant, il n’a aucune éducation, aucun respect envers ses parents. Il est assis tranquillement sur le dos de l’âne, alors que son père, le pauvre vieux, est obligé de marcher à pied! »

Djeha dit à son fils :

– « As-tu bien entendu ? Demain tu viendras de nouveau avec moi au marché! »

Le troisième jour, Djeha et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l’âne derrière eux, et c’est ainsi qu’ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d’eux :

– « Regardez ces deux idiots, ils ont un âne et ils n’en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l’âne est fait pour porter des hommes. »

Djeha dit à son fils :

– « As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché! »

Le quatrième jour, lorsque Djeha et son fils quittèrent la maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l’âne. A l’entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation :

– « Regardez ces deux-là, ils n’ont aucune pitié pour cette pauvre bête! »

Djeha dit à son fils :

– « As-tu bien entendu? Demain tu viendras avec moi au marché! »

Le cinquième jour, Djeha et son fils arrivèrent au marché portant l’âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire :

– « Regardez ces deux fous, il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l’âne au lieu de monter sur son dos. »

Et Djeha-Hoja dit à son fils:

– « As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasses dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer. »

Mots-clés: CONTE KABYLE

CHARLES AZNAVOUR» Ma Planète


 

CHARLES AZNAVOUR

Ajouté le 01/15/2012 07:37:06 par zieuzieu

Charles Aznavour

© Lipnitzki / Roger-Viollet

Charles Aznavour

Le chanteur qui se voyait « en haut de l’affiche »

Musicien (22/05/1924)

Après des débuts difficiles, Charles Aznavour s’est imposé en haut de l’affiche pour ne plus jamais en redescendre. En France comme à l’étranger, il reste l’un des derniers totems de la chanson française.

Les années d’apprentissage

De son vrai nom Varenagh Aznavourian, Charles Arnavour naît à Paris de parents immigrés arméniens. Dès sa plus tendre enfance, il baigne dans une ambiance artistique, auprès d’un père chanteur baryton et d’une mère comédienne. Ces derniers lui donnent très tôt le goût de la musique et du théâtre, et l’inscrivent à seulement neuf ans à l’Ecole du Spectacle. A partir de ce moment, le jeune garçon court les auditions et interprète des rôles d’enfants dans les pièces Emile et les détectives (1933), Beaucoup de bruit pour rien (1935) et L’enfant (1935). Grâce à ses talents d’acteur et ses contrats de figurants, il aide sa famille financièrement. Dans le même temps, Charles rejoint sa sœur aînée, Aida, dans une troupe de variété. C’est son premier contact avec la chanson. En 1939, alors que son père s’engage dans l’armée, Charles met sa carrière entre parenthèses pour remplir le rôle de chef de famille. Puis deux ans plus tard, alors qu’il fréquente le Club de la Chanson, un groupe de jeunes auteurs-compositeurs, Charles Aznavour fait la rencontre de Pierre Roche. Les deux hommes sympathisent et forment le duo Roche et Aznavour.

Au départ, ils chantent tous les deux. Puis, Pierre accompagne Aznavour au piano dans des cabarets. Le tandem fonctionne à merveille. Mais c’est principalement en tant qu’auteurs -compositeurs qu’ils se font connaître. Pierre Roche, pianiste de formation, compose ; Charles Aznavour, parolier, jongle avec les mots. Ensemble, ils écrivent pour de nombreux artistes de l’époque tels que Lucienne Delyle, Les Compagnons de la Chanson, Eddy Constantine et Mistinguett. En 1947, ils remportent le Grand Prix du Disque pour « J’ai bu », interprété par Georges Ulmer. Ils sortent également quelques 78 tours sous le label Polydor, sous la direction de Jacques Canetti mais ces enregistrements connaissent un succès confidentiel. Se produisant régulièrement dans des cabarets, leur carrière prend une nouvelle direction le jour où Edith Piaf assiste à l’un de leurs tours de chant. Aussitôt, elle se lie d’amitié avec Charles Aznavour. Elle engage le tandem pour participer avec elle et Les Compagnons de la Chanson à sa tournée new-yorkaise. Dans leur élan, les deux complices tentent leur chance au Québec. A Montréal, ils enchantent durant quarante semaines consécutives le public du cabaret « Le faisan doré ». Malgré cette reconnaissance, le tandem revient en France pour tenter une nouvelle fois de conquérir le public parisien. Ils se séparent finalement en 1952. Suivant les conseils d’Edith Piaf, Aznavour a compris qu’une carrière se construit seul.

Les débuts difficiles d’une carrière solo

Charles Aznavour débute alors une carrière solo. Les Editions Raoul Breton lui font confiance et le prennent sous contrat. Son talent de parolier est remarqué à la suite de l’interprétation de « Je hais les dimanche » par Juliette Greco, prix de la SACEM en 1952. Dès lors, les artistes du Music Hall, dont Mistinguett, Edith Piaf et Maurice Chevalier, lui demandent d’écrire pour eux. A cette époque, un journaliste clame que « La France est totalement aznavourienne ». Pourtant, le jeune homme n’arrive pas à percer en tant que chanteur. Il subit les critiques acérées de la presse qui n’aime ni son physique jugé « ingrat », ni sa voix, selon eux « inaudible ». Un journaliste de l’époque le compare même à « un produit invendable, parce que difficilement comestible ». Lorsqu’il se produit, il subit les sifflets de la salle et reçoit parfois des projectiles.

Celui qui ne correspond pas aux canons de l’époque a pourtant raison de persévérer. Il part pour une tournée dans les pays du Moyen-Orient et pour la première fois il est acclamé pour sa prestation. Au Casino de Marrakech, Le directeur du Moulin Rouge assiste à son récital et est séduit par l’enthousiasme du chanteur. Il l’engage comme vedette de son cabaret pendant deux semaines. Bruno Coquatrix le remarque alors et le programme à l’Olympia en vedette anglaise. En 1954, son ascension se poursuit à l’Alhambra où il fait salle comble pendant trois semaines. Un an plus tard, il écrit, compose et interprète « Ma jeunesse », « Sur ma vie » et « Après l’amour ». Ce dernier titre fait scandale et est interdit d’antenne. A la suite d’un accident qui l’handicape sévèrement, sa carrière marque un temps d’arrêt et ses engagements sont annulés. Il parvient pourtant à signer avec la firme Barclay. En 1957, selon le classement du Paris Music Hall, il est l’artiste le plus diffusé et le plus vendeur. Mais l’épreuve de la scène est toujours un passage qu’il appréhende. Après une tournée au cœur de la France qui se révèle un échec total, il finit par triompher à l’Alhambra puis à l’Olympia où il affiche enfin sur le fronton son nom en lettres rouges. Le chanteur devient la vedette numéro un de Paris et le succès ne le quittera plus.

La reconnaissance internationale

A la fin des années 50, Charles Aznavour qui n’a pas oublié ses années de comédie fait ses débuts au cinéma dans Paris Music Hall. Son rôle dans La tête contre les murs de Franju est récompensé par le prix d’interprétation masculine du cinéma français. En 1960, il obtient le premier rôle dans Tirez sur le pianiste de François Truffaut. Ce film lui ouvre trois ans plus tard les portes du Carnegie Hall de New York. Ce passage dans la prestigieuse salle new-yorkaise donne un nouvel élan à sa carrière et lui ouvre les portes de l’international. Il part alors pour une tournée mondiale triomphale. Pendant les années 60, Charles Aznavour est un artiste incontournable de la chanson française. Il ne cesse d’enchaîner les tubes. Il enregistre « Je m’voyais déjà » en 1960, « La Mamma » en 1963, « Hier encore » en 1964 ou encore « La bohème » en 1966, chanson extraite de sa comédie musicale Monsieur Carnaval. A l’Olympia, en 1965, il réussit la prouesse d’interpréter 30 titres, pendant 12 semaines. Tout en alternant tournées à l’international et récitals en France, Charles Aznavour vend des millions de disques et accède ainsi au rang de star internationale. Il clôt cette décennie en recevant le prix de La Société Américaine des Auteurs-compositeurs pour sa chanson « Je m’voyais déjà » et la médaille de vermeil de la mairie de Paris.

Pendant les années 70, Aznavour s’installe quelques temps aux Etats-Unis et rédige ses premières mémoires Aznavour par Aznavour. Auteur compositeur prolifique, il n’abandonne pas pour autant la chanson et s’inspire de plus en plus des faits de société pour créer. Il écrit notamment « Mourir d’aimer » à la suite du suicide de Gabrielle Russier, une institutrice condamnée à un an de prison pour avoir fréquenté un de ses élèves de 17 ans. Il chante également d’autres textes difficiles abordant les thèmes tabous de l’homosexualité (« Comme ils disent ») et du génocide arménien (« Ils sont tombés »). En 1973, son 45 tours « Les plaisirs démodés », devient un tube et caracole en tête des hits parades de plusieurs pays. Parallèlement, lors de tournées qu’il joue à guichet fermé à travers le monde, il continue à interpréter d’anciens tubes et de nouveaux enregistrements. Il parvient même à hisser une de ses chansons dans les charts anglais. Le titre « She », qu’il interprète dans la langue de Shakespeare est certifié disque de platine. Les plus grands interprètes internationaux à l’image de Ray Charles, Bing Crosby ou Fred Astaire le reprennent également. Enfin, il fait également des choix cinématographiques audacieux. En 1979, il joue dans le film Le Tambour de Volker Schloendorff, palme d’or du festival de Cannes.

Encore et toujours en haut de l’affiche

Au cours des années 80, l’artiste ne cesse d’alterner enregistrements de nouveaux albums et tournées triomphales. En 1986, il s’essaie à la production d’un scénario de film. Puis, l’année suivante, il part en tournée aux Etats-Unis aux côtés de Pia Zadora. De retour en France, il célèbre ses retrouvailles avec son public français en sortant un nouvel album, Je bois et en se produisant au Palais des Congrès. A la suite du tremblement de terre en Arménie, le 7 décembre 1988, il s’engage dans l’humanitaire en créant la fondation « Aznavour en Arménie ». Avec plus de 50 artistes français, il enregistre le titre « Pour toi arménie ». L’Unesco le nomme même ambassadeur permanent en Arménie. Puis, l’homme reprend sa vie d’artiste. Il sort les albums Aznavour 92 et Toi et moi (1994), partage un spectacle avec Liza Minelli aux Etats-Unis et au Canada, sort un recueil de textes Des mots à l’affiche et tourne pour la télévision.

En 1994, c’est le début d’une nouvelle ère, le moment d’une première rétrospective. Il signe avec EMI qui entreprend la réédition de l’ensemble de ses albums. 1997 est également une année prolifique pour le chanteur. Il reprend les chemins des studios avec l’album Plus bleu, pour lequel il obtient une Victoire de la Musique. Aznavour réalise ainsi son rêve en interprétant la chanson titre de l’album au cours d’un duo virtuel ave Edith Piaf. La même année, le Président de la République Jacques Chirac le décore de l’emblème d’Officier de l’Ordre de la Légion d’Honneur. L’infatigable Aznavour termine le siècle en beauté par quatre semaines de concerts dans le quartier mythique de Broadway, puis en écrivant la comédie musicale Lautrec. Il aborde le nouveau millénaire par une nouvelle rentrée au Palais des Congrès. Puis du 16 avril au 22 mai 2004, il fait un nouveau cadeau à son public. Il fête ses 80 ans au Palais des Congrès entouré de plusieurs artistes. Il enchaîne ensuite une tournée en France et en Belgique jusqu’à la fin de cette année. Dans son dernier album Colore ma vie (2007), il aborde des thèmes actuels : l’immigration, l’intégration, la mort ou encore l’écologie. Ce dernier opus succède à Jazzaznavour (1998), album conceptuel qui mèle le jazz et la chanson, Je voyage (2003) dans lequel il interprétait un duo avec sa fille Katya Aznazour et à Insolitement vôtre (2005), projet qui retrace la vie de Toulouse Lautrec. En 2007, l’artiste fait ses adieux à la scène française et internationale et annonce la sortie prochaine d’un disque de duos inédits.

 

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Trucs et astuces

Notre quotidien est souvent perturbé par de petits contretemps, des détails désagréables qui nous contrarient et pour lesquels nous n’avons pas de solution. Nous avons pensé à vous renseigner de façon hebdomadaire, sur diverses façons de vous faciliter la vie.

Faites découvrir vos trucs et astuces en nous écrivant à l’adresse suivante : trucsetastuces@pense-malin.com

ÉCLAIRCIR L’HUILE DE CUISSON

Les dépôts se formant à la surface de votre huile de cuisson seront faciles à éliminer si vous utilisez la méthode suivante. Faites reposer l’huile deux ou trois minutes et déposez-y prudemment un blanc d’œuf. Ce dernier, en cuisant, attirera à lui les dépôts et autres impuretés. Retirez-le ensuite à l’aide d’une écumoire.

ANTIROUILLE POUR OUTILS

Placer quelques boules de naphtaline dans votre caisse à outils leur évitera d’être envahis par la rouille. Un petit truc simple, efficace et économique!

OUI MON BIJOU!

Vous désirez redonner de l’éclat à vos bijoux, bracelets, bagues ou colliers? Rien de plus facile. Frottez-les soigneusement avec un peu de dentifrice appliqué sur une brosse à dents. Rincez abondamment ensuite et admirez le résultat!

CONTRER LA MAUVAISE ODEUR, ÇA MARCHE!

Une mauvaise odeur émane de vos chaussures? Essayez ce petit truc simple et efficace pour l’enrayer. Versez-y une goutte d’huile essentielle de pin. Vous verrez, ça marche!

DE BELLES DENTS BLANCHES

Vous souhaiteriez avoir des dents plus blanches? Facile… Brossez-les tous les jours avec du jus de citron frais. Une autre solution consiste à utiliser du bicarbonate de soude, mais ce dernier risque d’en abîmer l’émail si on y recourt trop fréquemment.

STRESS = CHOCOLAT

Si le stress vous gagne, prenez une petite pause… chocolat! Ce dernier, grâce à sa teneur en minéraux, en vitamines et en antioxydants, est reconnu comme un excellent agent antistress. Alors, pourquoi s’en priver?

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