Pensée du lundi 16 janvier 2012.


« Un jeune homme veut, supposons, devenir ingénieur. Il doit
forcément accepter un programme d’études, et s’il est
vraiment fait pour cette profession, ces études contribueront à
la réalisation du programme qu’il porte inscrit dans son âme.
Malheureusement, sous l’effet de toutes sortes de pressions
extérieures, mais aussi poussés par leurs ambitions
personnelles, beaucoup d’hommes et de femmes sont amenés à
choisir des professions qui ne favorisent pas leur développement
spirituel.
Il est impossible d’échapper aux contraintes imposées par la
famille, la société, mais autant que vous le pouvez, choisissez
une activité qui vous permette de vivre en conformité avec le
programme inscrit dans votre âme. Ce programme est celui que
Jésus a déjà donné il y a deux mille ans : « Soyez
parfaits comme votre Père céleste est parfait. » Se
rapprocher chaque jour davantage de la perfection du Père
céleste, voilà le seul, l’unique programme valable pour tout
le genre humain. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

L’homme qui détient les dernières confidences de Kadhafi | Slate Afrique


 

Mouammar Kadhafi serait-il en train de devenir un business florissant? Propriétaire de la chaîne satellitaire Errai, Michane Djabouri, un ancien député irakien de l’ère de Saddam Hussein réfugié en Syrie, semble vouloir en faire le sien. Jeudi 12 janvier, il a affirmé détenir des enregistrements sonores secrets qui appartenaient au clan Kadhafi. Homme d’affaires proche du pouvoir syrien, celui qui considère Aïcha Kadhafi comme une «soeur» n’en est pas à son premier coup médiatique.

Il s’agit de bandes sonores d’entretiens entre l’ancien dictateur libyen et des chefs d’Etat arabes —présidents et émirs arabes— enregistrés à leur insu, qui pourraient en embarrasser plus d’un. A commencer par le Qatar. Le propriétaire d’Errai soutient posséder des déclarations personnelles de l’émir du Qatar qui pourraient nuire à son image.

Selon le site Maghreb Emergent, Michane Djabouri a indiqué à la radio algérienne Chaîne 3 vouloir éclairer l’opinion sur les pratiques d’un «petit Etat arabe qui se croit grand» ciblant, sans le citer, le Qatar. Il promet d’épargner les autres pays arabes.

Michane Djabouri avait déjà diffusé les derniers messages de Kadhafi, depuis sa fuite de Tripoli le 22 août 2011 à sa mort à Syrte le 20 octobre. A l’émission de la radio «L’histoire en marche», il a accordé l’exclusivité de quelques révélations. Selon lui, Kadhafi avait renoncé à toute prudence dans ses dernières communications téléphoniques.

«Les premiers temps, les messages étaient enregistrés et envoyés par Internet. Mais une fois Internet coupé, Kadhafi, qui se présentait sous le nom d’ « Al Akid » (le colonel), nous contactait directement par téléphone satellitaire Thuraya».

Michane Djabouri a ensuite raconté à l’antenne de «L’Histoire en Marche» comment il en était arrivé à devenir le diffuseur exclusif des messages du leader libyen.

«Je n’avais aucun lien personnel avec la famille des Kadhafi, mais j’ai jugé utile de faire passer leur message à partir du moment où ils combattaient une agression étrangère.»

Il a affirmé détenir le tout dernier message audio de Mouammar Kadhafi, un dernier appel qui selon lui, remonte à la veille de son arrestation et de sa mort, le 20 octobre:

«le contenu était personnel. Il m’a demandé de veiller à préserver quelque chose. Un jour peut-être j’en parlerai.»

Lu sur Maghreb Emergent

L’homme qui détient les dernières confidences de Kadhafi | Slate Afrique

Relance du débat au Liban sur la protection de la femme contre le viol conjugal « Le Phénix Blanc


 

Par Nada MERHI | 13/01/2012

Justice Les responsables libanais ont une drôle de conception du système démocratique dont ils sont fiers et qu’ils vantent tant ! La dernière démonstration « démocratique » remonte à un peu plus d’une semaine, lorsqu’une campagne appelant les membres de la sous-commission parlementaire chargée de réviser le projet de loi pour la protection de la femme contre la violence domestique « à ne pas dénaturer » ledit texte a été interdite sur certaines chaînes télévisées, suite à la pression exercée par certains de ces députés. De plus, les chauffeurs des bus sur lesquels étaient collées des affiches de cette même campagne se sont vu interdire l’accès à la banlieue sud. Ils ont même été brutalisés et menacés, d’après un communiqué de l’ONG Kafa, à l’origine de ce projet de loi et de cette campagne.

Lancée en réaction aux « changements fondamentaux opérés à la version originale du texte de loi, au point de le vider de son sens », la campagne s’adresse nommément aux membres de la sous-commission parlementaire Samir el-Jisr, Nabil Nicolas, Gilberte Zouein, Michel Hélou, Ghassan Moukheiber, Ali Ammar, Imad el-Hout et Chant Chinchinian.

Les raisons de cette pression ne sont pas connues. Il semblerait toutefois que certains de ces députés se sont sentis « victimes d’une violence morale », comme l’a si bien signalé récemment le président de cette commission sous-parlementaire, Samir el-Jisr, interrogé sur le sujet.

« Si des pressions ont été exercées pour interrompre la campagne, ce n’est surtout pas par moi ni par un député de notre bloc parlementaire, mais par les députés de l’autre bord », assure à L’Orient-Le Jour Nabil Nicolas, l’un des membres de la sous-commission. « Personnellement, je ne me suis pas senti visé, bien que je figure au nombre des députés nommés dans la campagne, poursuit-il. Malheureusement, la version originale de ce projet de loi a subi de grandes modifications au point d’être vidée de son sens. Il nous reste encore une ou deux réunions avant de présenter la mouture finale du nouveau texte. Celui-ci n’est pas à la hauteur de nos aspirations, mais je dirais qu’il répondra à 70 % de nos attentes. »

M. Nicolas explique dans ce cadre que trois articles posent un sérieux problème. Les premier et dernier articles en vertu desquels « le projet de loi ne sera plus spécifique à la femme, mais englobera tous les membres de la famille ». Ces deux articles définiront également les instances qui seront appelées à trancher, à savoir les tribunaux religieux, chériés ou civils. En ce qui concerne le deuxième article, il est relatif au « viol conjugal ». « Certaines communautés considèrent qu’on ne peut pas parler de viol au sein de la cellule familiale, mais de droits de l’homme sur la femme avec ou sans consentement », souligne M. Nicolas.

Me Leila Awada, membre de Kafa, affirme pour sa part que « cette campagne n’était pas adressée contre une personne ». Elle constituait un appel à une prise de conscience du fait que le « viol conjugal » est également « un crime ». « Nous ne baisserons pas les bras », insiste-t-elle.

Demain, samedi, l’ONG Nasawiya pour la protection des droits de la femme organise une marche contre la violence sexuelle, sous le slogan « Tout pays qui ne pénalise pas toutes les formes de viol n’est pas digne de confiance ». La marche démarrera à midi du ministère de l’Intérieur et se dirigera vers le siège du Parlement, place de l’Étoile.

Source : olj.com

Relance du débat au Liban sur la protection de la femme contre le viol conjugal « Le Phénix Blanc

L’amour immobile – Chapitre 2 – (7)


 

by petale

Anatoly Jelin

Illustration : Anatoly Jelin

L’amour immobile – Chapitre 2 – (7)

Ils en parlaient bien entendu. Il lui disait si souvent qu’il avait envie d’elle, que c’était pour lui impossible, mais que ce sujet il l’abordait avec le personnel médical qui l’entourait et lui avait assuré qu’il pouvait donner du plaisir à une femme avec ses deux doigts.

Maddy découvrait cet aspect là avec lui et avançait avec précaution dans cet univers quelque peu étrange.

Son coeur lui dictait les actes et elle avait confiance. Elle s’était rarement trompée quant aux gestes à faire ou à rendre pour avoir une relation sexuelle heureuse et satisfaisante. Elle était de nature entreprenante, aimait rire pendant l’amour, et les coquineries elle les adorait. Elle se dit qu’elle pourrait peut être entraîner Mimi dans quelques délires auxquels elle avait réfléchi.

D’un sourire malicieux, elle avait pensé : « Rêve toujours, car tu ne sais même pas ce qui va arriver dans ce domaine. »

Elle s’était concocté des tas de scénari possibles en y souriant d’avance de plaisirs. Elle s’imaginait les caresses qu’elle pourrait lui donner et lui faire découvrir. De cela aussi ils en avaient déjà parlé, et Mimi lui écrivait à chaque fois d’arrêter car elle suscitait chez lui tellement d’envie, ce dont elle était si heureuse.

Un jour il lui avait avoué qu’il avait joui et combien il était heureux. Il ne savait pas par quel miracle il pouvait ressentir cette jouissance, mais elle était bien présente. Pas à pas ainsi elle entrait dans son intimité et lui livrait la sienne.

Les politesses d’usage faites dès son arrivée au papa qu’elle appelait Monsieur et puis le nom de famille, le temps de demander de ses nouvelles, comment il se sentait et essayait ainsi d’établir un dialogue, elle avait embrassé joyeusement Mimi, avait déposé son sac dans le coin à côté de l’armoire qui longeait le lit de l’homme qu’elle aimait, avait pris une chaise et s’était installée la main dans celle de l’homme allongé depuis si longtemps dans ce lit, immobile et prisonnier.

– Nous sommes quelque peu tracassés avec la vétusté du matériel, et lorsqu’il faut remplacer la machine en catastrophe, c’est toujours la galère. Les pouvoirs publics de la ville ne font rien pour améliorer les conditions de vie de ce genre de pathologie, et même le parti socialiste nous fait vivre dans cet immeuble à côté d’un autre complètement vide et délabré, laissé à l’abandon.

– Mais le matériel reprit Maddy n’y a t-il pas moyen d’avoir quelque chose de plus moderne ?

– Si lui dit-il avec un sourire quelque peu ironique mais qui ne lui était pas adressé, mais plutôt vis à vis des instances politiques, il faut de l’argent, et cela nous n’en avons pas.

– Et oui, comme d’habitude. Et n’y a t-il pas moyen de faire autrement, d’alerter d’autres actions en place pour que vous ayez tous les deux un peu plus de confort ? Que de questions restées sans réponses car elles échappaient au commun des mortels qu’ils étaient tous là dans cette pièce.

Jusqu’au repas c’était souvent les mêmes rituels, accompagné du bruit de cette pompe qui fonctionnait au rythme de la respiration de Mimi. A tout cela elle s’était facilement habituée et faisait partie intégrante de lui. Elle essayait juste de trouver des idées pour alléger tout ce poids qu’il devait supporter d’autant d’inconfort auquel il était soumis.

Elle se sentait pousser des ailes de créativité et se dit qu’elle irait aux informations dans ce domaine. Elle ne parla de rien avec Mimi. La fin de la matinée ainsi s’écoula doucement entre la mise au point de divers malentendus qui avaient pu se glisser entre eux depuis le dernier entretien tumultueux. Ils finissaient par en rire ensemble, car autant Mimi qu’elle ne manquaient d’humour. Il avait l’esprit primesautier d’un vrai gamin, cet adolescent qu’il était resté dans son coeur et qui montrait autant de différence entre son esprit et ce physique d’adulte allongé là auprès d’elle.

Ils s’embrassaient souvent comme le font tous les amoureux. Elle avait le dos tourné et ne pouvait donc pas voir le papa qui était dans la cuisine derrière son dos. Une grande baie séparait les deux pièces. Mimi riait souvent de son père en faisant tout bas des réflexions à Maddy quant à l’attitude qu’il avait pendant qu’il préparait le repas, ou bien lorsqu’il intervenait dans leur conversation de manière assez naturelle.

A ce moment là la vie s’écoulait sereinement et Maddy n’attendait qu’une seule chose comme Mimi que l’heure de la sieste sonne pour l’homme qui avait sur ses épaules toutes les responsabilités et la vie de son fils entre les mains. De lui tout dépendait.

Toutefois aborder le sujet qui lui tenait à coeur elle ne pouvait pas en parler. Cela lui semblait impossible dans l’état actuel des choses, c’était trop tôt et elle ne voulait brusquer personne.

Après que le rite du repas fut terminé, d’abord celui de Mimi, où papa lui donnait à manger debout à côté de son lit. Maddy aurait tant voulu tenir cette fourchette et accomplir ce geste d’amour. Mais elle ne pouvait pas le demander juste regarder.

Ensuite elle mangeait son repas d’une baguette de poulet curry crudités, accompagnée de l’eau qu’elle emmenait aussi, sans oublier d’avoir apporter quelques sucreries pour Mimi et son papa. Ils les adoraient tous les deux et puis elle n’arrivait pas les mains vides. Mimi la regardait manger, et tout en avalant avec appétit le repas que Maddy engloutissait avec appétit, il la regardait et ensemble bavardait encore et encore. Papa derrière dans la cuisine mangeait tout seul.

A ce sujet Maddy avait pris la position d’être là auprès de Mimi, de lui rendre visite chez lui certes, mais d’être auprès de l’homme qu’elle aimait et tenait vraiment à le montrer à sa manière. Se laisser aller en toute simplicité à l’amour qu’elle exprimait à Mimi, en l’embrassant devant papa, en lui caressant le bras, lui tenant la main. Pour le reste il faudrait attendre que papa s’endorme.

Sur de telles pensées quelque peu coquines, Maddy souriait en elle-même et trouvait la situation quelque peu absurde. Elle se sentait à son âge, comme une gamine prise en défaut, avec cette présence constante et continuelle, qui n’avait même pas la délicatesse de les laisser tout seul.

Mais là elle comprenait que cela n’était guère possible, car s’il y avait un pépin avec la machine, elle ne pourrait rien faire, absolument rien, et ne pourrait assister qu’impuissante à la mort de Mimi. Car sans air la durée de vie est si courte. Donc elle ne pensa plus à essayer d’envoyer papa faire des courses ne fut ce que cinq minutes, c’était trop risqué. Et pourtant qu’est ce qu’ils en rêvaient tous les deux de cette solitude refusée.

Alors ils s’évadaient dans des délires communs en riant comme des enfants qu’ils étaient redevenus. Surtout Maddy retrouvait avec lui, son insouciance, une autre jeunesse, un amour de vie aussi étrange que cela puisse paraître. Le soleil, la saison y faisait peut être quelque chose, mais être à côté de Mimi s’était une telle leçon de courage à recevoir, de volonté de vivre, de le voir aussi épanoui et heureux, qu’elle ne pouvait que le suivre dans le même état, elle totalement libre de ses mouvements.

Il lui parlait de ses rêves. Il avait peur qu’elle le quitte pour un autre qui pourrait l’emmener danser, lui donner ce qu’il ne pouvait pas, surtout physiquement.

Après ces paroles, Maddy se leva, alla aux toilettes, enleva sa petite culotte de dentelles, et puis revint l’air de rien, avec au creux de la main, le petit morceau de tissu qu’elle mit rapidement dans son petit sac de voyage, le plus discrètement possible. Mimi avait les yeux qui pétillaient alors. Et c’est avec une intense satisfaction intérieure, et une nouvelle liberté qu’elle se rasseyait sur cette chaise devenue presque un symbole d’un lieu où elle avait déjà tant imaginé depuis la dernière fois d’autres caresses à recevoir.

Mimi lui avait raconté ce qu’il apprenait des infirmières. Et cette conversation elle l’avait bien retenue. C’est ainsi qu’elle déposa ses pieds nus sur l’autre chaise devant elle, les bords en bois sous l’assise lui permettait ainsi de lever les jambes légèrement écartées et d’être ainsi plus proches de la main de Mimi nonchalamment déposée sur le drap blanc. Il lui caressait les jambes et de ses deux doigts de la main valide arrivaientt à lui transmettre des frissons comme si tout son corps était caressé par l’ensemble de ses deux bras.

Elle se laissait ainsi glisser à recevoir ce que Mimi souhaitait lui donner. Il lui avait avoué qu’il aimerait tant la voir jouir, lui donner ce plaisir. Maddy n’y avait pas trop pensé, se demandait comment elle allait réagir. Même si son ventre appelait à des caresses, à autant d’envies qui n’étaient que tout à fait normales et humaines. Elle l’aimait et son amour allait de pair avec le désir qu’elle avait de lui, même tel qu’il était immobile, restreint dans ses mouvements.

Non pas qu’elle s’en fichait, mais elle s’adapterait, improviserait et surtout avait l’intention d’en profiter à deux, et d’en faire profiter Mimi aussi. Elle ne savait pas encore comment et ressentait de la timidité soudaine, comme une première fois, comme une jeune fille. C’était un sentiment si nouveau, si pur, si intense, fou, total, sans aucune limite.

Pendant ce temps là Mimi la caressait, et ses doigts arrivèrent ainsi à l’orée de son puits d’amour, de ses lèvres si chaudes, et surprise complètement trempées, déjà ouvertes.

Il la caressait, avec une telle douceur, qu’elle ne pouvait que s’abandonner sous des doigts aussi experts. Elle se laissait aller au plaisir, s’y enfonçait avec délectation, et sentait que celui-ci ne tarderait pas à venir, ce serait pour eux deux la première fois.

Elle se retenait toutefois, pour en profiter encore et encore, pas tout de suite. Elle pouvait gérer cette montée qu’elle ressentait et qu’elle allait devoir taire. Elle regardait Mimi, l’encourageait, car il se posait apparemment quelques questions. Mais l’heure n’était pas aux paroles, mais plutôt aux échanges. L’environnement disparaissait ainsi que la présence de papa. Elle lança tout de même un regard furtif. La voie était libre, elle pourrait plonger dans les délices avec Mimi. Lesquels ? Ils verraient bien.

De ses deux doigts, il la fouillait, et ses pétales luisantes et coulantes réagissaient sans tenir compte de la position inconfortable.

Et pourtant elle avait tellement envie de se laisser aller pour eux deux. Et puis elle ne pouvait que savourer, elle aimait le plaisir, la jouissance. Elle avait écarté ses cuisses, pour faciliter à Mimi l’accès. Pas facile de concilier les apparences. Cela pimentait aussi l’atmosphère, un peu comme deux adolescents accomplissant l’interdit. Et c’est là où elle se disait combien tout cela était absurde.

En rejetant ces pensées parasitaires, elle se coula dans la confiance entre eux qu’il avait créée. Elle le laissait faire de manière quelque peu provocante tout en restant pudique, vu qu’elle n’était tout de même pas toute nue non plus. Cela la fit sourire en ayant des images coquines sous les yeux qui lui venaient ainsi. Elle les raconterait plus tard à Mimi, et il en rirait tellement, elle le savait.

Mimi lui demanda s’il pouvait continuer, s’il ne lui faisait pas mal, il restait inquiet, attentif :

– Non, continue c’est si bon !

… A suivre ….

Hotmail – samichaiban@hotmail.com

JULES CESAR » Ma Planète


 

JULES CESAR

Ajouté le 01/14/2012 07:37:42 par zieuzieu

Jules César

© LL / Roger-Viollet

Hommes PolitiquesItalie

Jules César

 

Homme Politique (12/07/-101 – 15/03/-44)

Jules César est sans doute le général romain le plus mythique. Homme de stratégie politique comme militaire, il gravit tous les échelons jusqu’à se faire proclamer dictateur à vie et conquérir un empire gigantesque jusqu’aux confins du monde connu de l’époque. Son opposition aux membres du Sénat connut son apogée lorsqu’il entra dans Rome avec son armée et mit en fuite Pompée. Elle lui vaudra également sa chute, il sera victime d’un complot organisé par quelques sénateurs dont son fils spirituel Brutus.

Les débuts de sa carrière politique

Caius Julius Caesar naît à Rome le 12 juillet de l’an 101 avant JC. Issu d’une famille patricienne, il prétend être un descendant d’Énée, le fils de Vénus. Le jeune César, qui appartient à la jeunesse dorée de Rome, est un élève brillant. Après une première victoire en Asie, il démarre sa carrière politique, étant successivement questeur, édile et préteur en 63 avant J.C. Il devient gouverneur de la Gaule cisalpine et transalpine alors qu’il est presque ruiné. Les jeux, qu’il a organisés pour se faire aimer du peuple romain, lui ont coûté une fortune. Plusieurs victoires militaires en Espagne lui permettent de devenir propréteur de ce pays et de renflouer ses caisses. Ses ambitions pour arriver à la tête de Rome le pousse à sceller un pacte secret avec Pompée et Crassus, le premier Triumvirat. Le calcul s’avère payant, Jules César devient Consul en 59 avant J.C.

Une série de succès militaires

Entre 58 à 52 avant J.C, César se lance dans une vaste campagne de conquêtes, appelée « la guerre des Gaules ». Il bat les Germains d’Arioviste, les Belges, les Usipètes et les Tenctères. Cependant, Jules César rencontre une assez forte résistance en Auvergne. Vercingétorix, à la tête des résistants, lui tient tête près d’Alésia (Bourgogne) en 51 avant J.C. Le Gaulois finira par s’incliner devant le général romain. Ces grandes victoires confèrent à Jules César une forte popularité auprès du peuple romain. César prendra soin de les raconter dans son remarquable ouvrage, La guerre des Gaules.

Mais pendant ce temps-là, à Rome, la situation politique se détériore. Crassus étant mort dans une expédition contre les Parthes en 53 avant J.C, le triumvirat n’est plus et Pompée en profite pour asseoir son autorité. Jules César refuse d’abandonner la ville aux mains de Pompée. Le vainqueur des Gaules, aimé du peuple, et Pompée, soutenu par les sénateurs, se livrent une guerre d’influence pour devenir le premier homme de Rome. César se présente aux élections consulaires, ce qui l’obligeait selon les règles en vigueur à revenir à Rome et à licencier son armée. Les consuls en fonction avaient l’interdiction de franchir le fleuve Rubicon et d’entrer dans Rome avec leurs troupes.

Un coup de force

Faisant fi des règles, Jules César, à la tête de son armée, marche vers Rome. Le 10 janvier 49, il franchit le Rubicon, et déclare : « alea jacta est » (le sort en est jeté !). Pompée prend la fuite. En 48 avant J.C, César rattrape Pompée en Grèce et défait ses armées à Pharsale. Jules César se fait nommer Consul puis dictateur par le Sénat. Il instaure un régime autoritaire à Rome. Loin de se reposer sur ses lauriers, César se rend en Egypte pour rétablir l’ordre entre le pharaon Ptolémée XIII et sa sœur-épouse Cléopâtre. Le général romain tombe sous le charme de la belle Cléopâtre. Les armées romaines écrasent les troupes du pharaon et César offre le trône d’Egypte à Cléopâtre.

Au sommet de la gloire

César tient le monde méditerranéen sous sa coupe. Prenant les titres de grand pontife, consul annuel, dictateur et d’Imperator, César se couvre de gloire. Il devient un véritable objet d’un culte et apparaît même sur la monnaie romaine. Il prend également des mesures favorables aux plus faibles, amnistiant ses anciens adversaires, introduisant des Gaulois et des Espagnols au Sénat et donnant des terres aux vétérans et aux pauvres.

Mais un groupe de sénateurs, dont Cassius et Brutus font partie, fomentent un complot contre le dictateur. Le 15 mars 44 avant J.C, ils le poignardent en pleine séance du Sénat. Avant de rendre son dernier souffle, César découvre parmi ses assassins Brutus, qu’il aimait comme un fils. Il lance en grec: « Kai su teknon », qui sera traduit en latin populaire par « Tu quoque, mi fili » (« Toi aussi, mon fils »). Son corps sera ramassé par des esclaves et incinéré, comme le veut la tradition, au Champs de Mars. Dans son testament, César a désigné pour héritier son fils adoptif, Octave, futur empereur Auguste. Ce dernier gardera le nom de « César » en hommage à son célèbre père d’adoption. César donnera « kaiser  » en allemand et  » tsar  » en russe.

D’une ambition sans bornes, Jules César s’est bâti un empire qui allait dominer la Méditerranée pendant plus de 500 ans. On ne peut que s’accorder sur son charisme et ses qualités de meneur d’hommes ainsi que saluer ses réalisations d’un point de vue administratif et littéraire. Le mois de sa naissance (quintilius) fut rebaptisé julius en son honneur, et est devenu notre mois de juillet.

Mots-clés: Empereur Homme Politique