Israël: un mur entre bonnes soeurs et moines | Slate


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C’est un schisme un peu particulier qui agite le couvent du Crémisan. La ligne de fracture n’est ni spirituelle, ni théologique mais très concrête. Et elle divise les religieuses d’un côté, les moines de l’autre alors que ceux-ci, tous membres de l’ordre salésien, vivaient depuis 1960 et «jusqu’ici très pacifiquement et côte à côte».

Tout commence en 2006, lorsque le ministère israélien de la Défense, décide de faire passer le mur de séparation entre Israël et les territoires occupés de manière à ce que le couvent se retrouve en Israël mais pas le village palestinien auquel il est rattaché.

Une bonne nouvelle pour les moines dont le gagne-pain est «la production et la vente de vin en Israël principalement. Mais pour les bonnes sœurs qui dirigent une école catholique pour les enfants palestiniens venant des villages de Cisjordanie, c’est une mauvaise nouvelle», raconte Haaretz qui consacre un reportage à cette affaire. «La clôture empêchera les écoliers de venir à l’école, ou en tout cas leur rendra son accès difficile», y explique la mère supérieure, Sœur Adriana, car il y aura nécessairement«un point de contrôle avec des soldats» par lequel les enfants devront passer.

La seule chose sur laquelle bonnes sœurs et moines s’accordent, c’est pour qu’il n’y ait pas de mur de séparation du tout. D’ailleurs, en novembre 2010,le provincial des Salésiens insistait sur ce point en précisant par communiqué que «le gouvernement israélien, pendant la réunion du 16 février 2009 à Kfar Etzion avec le trésorier de Crémisan, a essayé de faire pression pour avoir un consentement explicite des salésiens de faire partie d’Israël (…) (Or) Nous n’avons aucune responsabilité dans les décisions israéliennes concernant le Mur, parce que ce sont des décisions politico-militaires: ce n’est pas aux salésiens d’entrer dans de telles questions et de décider des frontières entre les deux Etats».

Côté Israël, il y a «154.500 chrétiens (…) ce qui représentent 2% de la population totale de l’Etat juif». Ils seraient «11.600 à Jérusalem» selon JSSNews qui est allé fouiller dans les archives d’Etat et dans les statistiques officielles.

Côté palestinien, il y a presque trois fois moins de chrétiens. «Près de 50.000 chrétiens vivent en Cisjordanie, à Jérusalem Est et dans la Bande de Gaza, ce qui représente environ 1,2% de la population totale», annonce un petit guide d’«Orientations à l’attention des chrétiens envisageant un pèlerinage en Terre Sainte».

Si ces touristes chrétiens se rendent prochainement au monastère de Crémisan, il est possible qu’ils le trouvent coupé en deux, par le mur de séparation. Car après cinq années de tergiversations, le ministère israélien de la Défense a suggéré que «la clôture soit érigée au milieu du monastère de telle manière que les bonnes sœurs restent en Cisjordanie, tandis que les moines seront en Israël». Un ordre de démolition de deux anciens bâtiments qui se trouvent au milieu du couvent et qui gêneraient cette construction a déjà été signé.

Photo: Nuns/ David_Jonesvia Flickcc licenceby

Auteur : samychaiban

Licencié ès lettres modernes de « l’Ecole Supérieure des Lettres de Beyrouth » , faculté française dont les diplômes sont dispensés par l’Université Lyon III, je donne des leçons particulières en langue et littérature françaises, je prépare au Bac français et je compose des notes de recherches ou des memoires pour les étudiants des Universités francophones. Contactez-moi au 96170928822 ou au 9614923322 Né le 26 octobre 1947 , à Beyrouth ( Liban ) , j’ai passé ma jeunesse au Sénégal où j’ai vécu de 1951 à 1962.J’y ai fait mes études primaires et complémentaires chez les Pères Maristes à Hann ( Dakar ).Doté de mon BEPC en 1962, je suis retourné au Liban avec mes parents.J’ai fait mes études secondaires chez les Frères Maristes à Jounieh puis à Champville et ma Terminale A au Lycée Franco-Libanais à Beyrouth.J’ai eu ma « Licence ès lettres modernes » de « l’Ecole Supérieure des Lettres de Beyrouth » , faculté française dont les diplômes sont dispensés par l’Université Lyon III.J’ai enseigné la langue et la littérature françaises de 1962 à 2006,dans différents établissements scolaires tout en ayant comme point d’attache « Saint Joseph School »,Cornet Chahwan. J’ai pris ma retraite en 2006 pour des raisons personnelles. Je suis marié et père de famille.Je suis poète à mes moments perdus,romantique et fidèle à mes amitiés.Je suis AMOUREUX FOU DU LIBAN .

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