Pensée du mercredi 4 janvier 2012.


« Êtes-vous tellement heureux quand vous avez obtenu ce que vous souhaitez ?

 Êtes-vous vraiment satisfait ? Pour un moment,
oui, peut-être. Mais, très vite après, vous ressentez un vide,
il vous manque encore quelque chose. Alors, quelle conclusion
tirer de ces expériences ? Que vous devez nourrir des désirs
irréalisables, c’est ainsi que vous serez toujours dans le
bonheur : à cause de ces désirs. Comment expliquer cela ? Par
le fait que dans ses pensées, dans ses désirs, l’homme a des
possibilités infinies, car dans le monde de l’âme et de
l’esprit il n’y a pas de limites. S’il sent des limites,
c’est qu’il s’est lui-même limité.
Vous devez donc nourrir des rêves irréalisables et, grâce à
votre vie spirituelle, vos désirs et vos pensées deviendront si
purs et lumineux qu’ils s’élèveront très haut dans
l’espace, où ils toucheront des êtres, des éléments
correspondant exactement à leur nature. Peu à peu, vous
attirerez ces éléments à vous et vous serez toujours dans la
joie. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Ces hôtels lyonnais qui abritent l’infidélité


Par Camille Garcia  |  27 décembre 2011 0:50 |

« Tac-tac », « quick » ou « day-use » dans le langage amusé des hôteliers. Comprenez la location de chambre en journée (entre 11h et 17h en moyenne). Un concept vieux comme le monde, repris et « démocratisé » par un petit malin: David Lebée, manager à l’hôtel Amour à Paris. Il a lancé en novembre 2010 le site internet dayuse-hôtels.com. Bilan: 170 hôtels en partenariat sur la France, pour tous ceux qui veulent.

« Travailler, se reposer ou un rendez-vous », dixit le site. Tout en promettant « la discrétion ». Traduction : c’est le marché des couples infidèles qui est visé. Même si David Lebée affirme: « nous avons 10 à 20 % d’hommes d’affaires, 40% de couples fidèles et 40 % d’infidèles ».

A Lyon, seules deux chambres d’hôtes (et un hôtel près de la gare Perrache depuis notre reportage) apparaissent sur l’écran lorsqu’on choisit la capitale des gaules pour destination. La mayonnaise a-t-elle du mal à prendre ?

« C’est une ville qui fait très attention à son image », justifie le directeur de day-use.com. Et la plupart des propriétaires d’établissements hôteliers seraient des femmes. « Elles sont plus réticentes. Ce qui est étrange car 60% des réservations sont effectuées par elles. »

Enquête sur ce nouveau phénomène, à la rencontre d’hôteliers lyonnais qui ont sauté le pas.

Une propriétaire décomplexée…

Première étape à Tassin-la-Demi-Lune, pour rencontrer Marie-Hélène Guyot, propriétaire de la chambre d’hôte l’Orangerie. A peine arrivé, le décor est planté : grande bâtisse bourgeoise, parc luxuriant et piscine à l’arrière. Le tout protégé par de grands murs et un portail électrique derrières lesquels on peut garer son char. Confidentialité assurée. Les clients peuvent disposer d’une des 3 chambres ou de la roulotte (très romantique !) pour 95 euros, de 11h30 à 17h.

C’est en regardant l’émission Capital sur M6 que Marie-Hélène a eu le déclic.

« J’ai trouvé le concept sympa. Pas du tout répréhensible. Si ça devait m’arriver j’aimerais mieux un accueil romantique, confidentiel comme ici, qu’un regard accusateur ailleurs ».

Elle appelle David Lebée « pour le tester ». Convaincue (« c’est très clean, très pro »), elle passe un partenariat et apparait sur le site fin-septembre.

Roulotte à l'Orangerie L’intérieur de la roulotte, goût et discrétion assurés à l’Orangerie. @ Camille Garcia

Day-use.com se charge des réservations sans demander ni numéro de carte bancaire, ni mail de confirmation. Pas de traces, les clients payent en liquide.

« La première fois ça surprend, même si je m’attendais pas à ce qu’ils me laissent un chèque », sourit la propriétaire.

Depuis, elle a eu 6 réservations.

« Le day-use est un plus pour moi, les réservations de longue durée passent avant. C’est rentable car il n’y a pas de petits déjeuner à prévoir. »

Sur les 95, environ 20 euros de commissions sont prélevées sur le compte de Mme Guyot par la jeune start-up.

Côté profil des clients, «je ne suis pas persuadé qu’ils donnent leur vrai nom. J’ai un couple de Lyonnais qui est venu à 3 reprises. Mais j’évite de regarder les plaques d’immatriculations ça fait flicage. » Et d’ajouter: « je ne juge pas leur vie, pas plus que celle de mes clients de nuit. Venir roucouler rapidement, je trouve ça mignon et romantique. Si les gens se sentent bien, je ne cherche pas plus loin ! »

… un autre moins

Un clic sur le site day-use pas cher (variante low-cost), et nous-voici à l’hôtel Val de Saône, à Sathonay-Camp. Le cadre est plus sobre. C’est un hôtel deux étoiles, classique des années 70. Pour 45 euros, les « clients day-use » peuvent occuper la chambre de 10h à 16h. Le propriétaire (qui a tenu à garder l’anonymat) est un peu gêné à l’évocation de son partenariat. Lui aussi a vu une émission à la télé. Et s’est dit :

« pourquoi pas ? J’étais le dernier parmi mes concurrents à m’inscrire sur booking.com (un site de réservations d’hôtels en ligne), cette fois je serai le premier ! » Cela va faire 2 mois maintenant, « et on ne peut pas dire que ça marche. Les lyonnais sont moins friands que les parisiens, ou moins infidèles peut-être. En tout cas pour l’instant ils se comptent sur les doigts d’une main, et encore… »

Mais pas question d’arrêter, c’est un test sur le long terme. D’autant que l’ouverture du pôle régional de gendarmerie juste derrière le Val de Saône devrait marquer « la renaissance d’une commune qui s’est longtemps demandée si elle n’allait pas rester ville morte après le départ de ses bidasses », analyse le Progrès dans un article.

Son image de marque en pâtit-elle ?

« Je reste discret sur le day-use. Les gens qui veulent me trouver passent par le site (…) je ne me suis pas posée la question de la morale. Cela a toujours existé ce genre de pratiques, Internet a formalisé les choses. La différence avec d’autres, c’est que moi je l’affiche ! »

Ses rares clients day-use sont plutôt jeunes, arrivent sans bagages, très discrets et parfois avec une réservation sans nom. « S’ils le font pas ici, ils le feraient ailleurs. Et puis quand on voit ce qui se fait dans les hôtels de luxe et qui font les choux gras de la presse, franchement je n’ai pas honte », se justifie-t-il.

Magouilles à tire-larigot

Troisième étape, en plein centre de Lyon, rue Artaud à l’entrée de la Croix-Rousse et Montée du change, non loin de Fourvière. Sur le site Roomforday.com, concurrent direct de day-use.com (ils se retrouvent de temps à autre devant les tribunaux), le Grèce Spa (120 euros de 12h30 à 16h30) et le Perceval Spa (100 euros, mêmes horaires) proposent des atours alléchants. Une fois sur place, évaporé le spa, envolé le jacuzzi, juste deux résidences d’habitations lambda. Ni l’interphone, ni la boîte aux lettres ne mentionnent le nom des hôtels recherchés.

Après une vaine tentative pour joindre Roomforday, nous tentons de contacter les propriétaires et découvrons qu’il s’agit d’une seule et même personne. Elle accepte de témoigner avant de se raviser. Le lendemain, les 2 établissements ont disparu du site Roomforday. Pour David Lebée, « ce sont des appartements et pas des hôtels ».

Louer un appartement à la journée est pourtant parfaitement légal pour un propriétaire. L’avantage: n’être taxé que sur 30% des revenus en tant que loueur en meublé non professionnel (LMNP). Dans le marché de l’immobilier, c’est l’un des investissements locatifs les plus rentables. A condition de ne pas abriter d’activités illicites.

Gare au proxénétisme hôtelier

La tendance « day-use » favorise-t-elle le proxénétisme « hôtelier » ou « immobilier » ? Rend-elle poreuse la limite entre hébergement d’adultères parfaitement légal et délit de proxénétisme hôtelier, puni par la loi. Jour ou nuit, y-a-t-il une réelle différence ? Difficile d’y répondre car la location de chambre en journée est un bastion de l’hypocrisie hôtelière. Tout le monde le fait, personne n’en parle. (Lire l’article du site L’hôtellerie restauration).

Ancien veilleur de nuit dans un hôtel près de Perrache, un avocat témoigne :

« On appelait les “rouges“ les locations en journée. Tu louais au client la chambre à moitié prix. C’était une vaste magouille car les chambres n’étaient pas toujours inscrites à la comptabilité. La clientèle, c’était en partie des couples illégitimes, mais le reste relevait clairement de la prostitution. »

D’autant qu’à Lyon, la prostitution n’a cessé d’être déplacée de quartier en quartier par la municipalité. Et prend plusieurs visages. Pour le fondateur, Day-use hôtel.com « n’a pas vocation à la prostitution ». Pour s’en prémunir, une charte de qualité sur le site stipule :

« tout incident, accident ou autres événements contraires aux lois et règlements français en vigueur exercés dans la chambre ne sauraient donc concerner juridiquement Day Use (…) Day Use condamne fermement toutes activités illicites (prostitution, pédophilie, trafic de drogues(…) ; et s’engage à coopérer pleinement avec les autorités compétentes si des soupçons de fraudes, trafic… ou autres activités illégales étaient détectées dans le cadre des activités de www.dayuse-hotels.com »

En clair, les hôteliers sont responsables. Ils se doivent de faire la chasse aux prostitué(e)s éventuel(le)s. Un autre site, Tendances hôtellerie propose une série de solutions, parmi lesquelles la mise en place de systèmes de vidéosurveillance, le repérage d’allers-retours incessants (surtout les messieurs « qui rasent les murs »), le contrôle des consommations excessives de linge.

Pour le propriétaire du Val de Saône, réceptionniste à temps complet, « une femme qui viendrait régulièrement avec des hommes différents, je la reconnaitrais et je ne l’accepterais plus. Et puis de toute façon ici il n’y en a pas, elles sont plus vers Gerland ! »

Idem à Tassin la Demi-Lune, à L’Orangerie :

« s’il y a une chose que je ne veux pas, c’est la prostitution. Je mets un point d’honneur à accueillir chaque client. »

Si le site day-use.com fait des débuts hésitants à Lyon, de nouveaux partenariats devraient rapidement voir le jour. Une façon pour les hôteliers de remplir leurs établissements en journée et d’en tirer quelques bénéfices. Leur reste à faire preuve d’une vigilance acérée. Si céder aux sirènes du business de l’adultère peut-être rentable (et légal), céder à celles du proxénétisme est beaucoup plus risqué (et illégal).

Amin Maalouf honoré pour son œuvre littéraire


28 décembre 2011

 

 
 

 

Le célèbre romancier et journaliste libanais Amine Maalouf a obtenu lundi 26 décembre le prix de la fondation culturelle Sultan Bin Ali Owais. Pour sa 12eme édition 2010 / 2011, cette fondation a voulu rendre hommage à une œuvre littéraire foisonnante émergée d’un lot de 162 participants. Une distinction dotée de 120.000 dollars attribuée à un écrivain ayant pour le moins marquer la littérature contemporaine.

Amine Maalouf, incarne « une mémoire féconde qui a tant servi à mettre en lumière des pans entiers de l’histoire de l’Orient, en particulier l’histoire des Arabes et des Musulmans, dans un style narratif fluide et d’une grande pertinence » a déclaré Abdul Hamid Ahmad, secrétaire général de la manifestation.

A travers ses écrits il a jeté autant de passerelles entre l’orient et l’occident. Ses romans les plus connus tels Les croisades vues par les arabes, Le rocher de Tanios, Léon l’Africain, Samarcande, Les jardins de lumière, Les échelles du levant ou encore Origine ont contribué du coup à mieux faire connaître bon nombre des péripéties et faits qui ont jalonné l’histoire du monde arabe et islamique.

Quatre autres lauréats de différentes catégories font aussi partie des gagnants. Mohammad Ali Sahmsul Din, du Liban, pour le Prix de poésie, Radwa Ashour d’Egypte a eu la récompense de dramaturge. Faisal Darraj, de Palestine, s’est distingué dans la littérature et les études de critique, tandis que Abdul Aziz Al Douri, d’Irak, a gagné le prix des études humaines. Les prix seront remis lors d’une cérémonie spéciale qui sera organisé à Dubai.

Yasmine. S.Z. – Source : El Watan

Jeanne d’Arc (1412 – 1431) – Une héroïne universelle


 

1429 ! La France est endeuillée par la guerre que l’on appellera plus tard «guerre de Cent Ans» et sa monarchie est au bord du précipice.

Alors se produit l’incroyable : dans une trajectoire aussi brève que fulgurante, une jeune fille illettrée de 17 ans rend confiance au roi, à ses sujets et à ses chefs de guerre. Elle infléchit le cours de l’Histoire.

Aujourd’hui encore, la ferveur qui entoure Jeanne d’Arc, bien au-delà des frontières de la France, s’explique par cette capacité de la foi à déplacer des montagnes…

Jeanne d'Arc à cheval (miniature de la fin du XVe siècle, musée Dobrée, Nantes)

Jules Michelet conteur sans égal

Héroïne universelle, tant religieuse que patriotique et républicaine, Jeanne d’Arc doit une grande part de sa popularité au récit de l’historien Jules Michelet. «Quelle légende plus belle que cette incontestable histoire ?» écrit-il dans l’épilogue.

Ce récit d’une centaine de pages a été publié en 1841. Il a participé à la redécouverte du Moyen Âge. Nous vous invitons à le lire dans une édition numérique au format pdf (les lecteurs pressés peuvent sauter le premier chapitre) :

Un peuple en attente d’un miracle

Profitant de la folie du roi Charles VI et des querelles entre les membres de son Conseil, le roi d’Angleterre Henri V en a profité pour débarquer sur le Continent. Par le traité de Troyes de 1420, il a obtenu que l’héritier du roi de France soit déséhérité au profit de sa propre descendance.

Après la mort d’Henri V et de Charles VI, tout l’ouest et le nord de la France, y compris Paris, se rallient de plus ou moins bonne grâce à l’enfant-roi Henri VI imposé par les Anglais. La plus riche partie de l’ancien royaume vit sous l’autorité d’un régent anglais, le duc de Bedford.

Doutant de sa propre légitimité et tenaillé par le remords d’avoir fait assassiner dix ans plus tôt son cousin le duc de Bourgogne Jean sans Peur, le dauphin Charles, de nature dépressive, est sur le point de renoncer à ses droits…

Les troupes anglaises et leur alliés bourguignons d’un côté, les mercenaires écossais et gascons de l’autre mettent le pays en coupe réglée. Dans son désespoir, le peuple des campagnes appelle de ses voeux un miracle. C’est alors que sort de l’anonymat une jeune fille qui se dit appelée par des voix célestes à chasser les Anglais du royaume.

Un miracle faute de mieux

Quand Jeanne Darc se présente à Chinon devant le dauphin Charles, que l’on appelle par dérision le «petit roi de Bourges», personne ne semble prêt à parier sur cette paysanne, née dix sept ans plus tôt dans le village de Domrémy, sur les bords de la Meuse (dans le département actuel des Vosges).

Personne sauf sans doute la belle-mère du dauphin, Yolande d’Aragon, femme d’un remarquable sens politique.

Elle a compris le bénéfice politique qu’il y avait à tirer de cette jeune fille intelligente, pleine d’esprit et convaincue qu’elle était mandée par Dieu pour restaurer les droits dynastiques du dauphin.

Les rudes capitaines qui entourent ce dernier se prennent eux aussi d’intérêt pour la nouvelle-venue.

La Trémouille, La Hire, Poton de Xaintrailles ou encore Dunois le Bâtard d’Orléans (fils illégitime de Louis d’Orléans) ne manquent pas de valeur guerrière.

Mais ils se disent que Jeanne pourrait apporter à eux-mêmes et à leurs troupes ce qui leur manque le plus après une série d’humiliantes défaites : la confiance en soi.

La jeune paysanne rend dans un premier temps confiance au dauphin. Elle le convainc de la laisser rejoindre l’armée qui s’apprête à délivrer Orléans, assiégée par les Anglais.

Armée de son étendard, elle entraîne les troupes à l’assaut des bastilles qui cernent la ville. Après ce succès percutant, elle s’octroie une nouvelle victoire en rase campagne, dans la plaine de la Beauce, à Patay, le 18 juin 1429.

Là-dessus, avec un rare sens politique, elle s’oppose aux conseillers de Charles qui voudraient poursuivre leur avantage et convainc le souverain de se faire sacrer sans attendre à Reims pour consolider sa légitimité. Mission accomplie : le «petit roi de Bourges» devient par la vertu de l’huile sainte Charles VII, héritier légitime de la dynastie capétienne.

Jeanne pressent alors que son rôle est terminé mais elle ne se résigne pas à abandonner la partie. Après l’échec piteux d’une tentative de reconquête de Paris, le 8 septembre 1429, le roicommence à se détourner d’elle.

En témoignage de reconnaissance, il l’anoblit ainsi que sa famille le 24 décembre 1429 (son nom, Darc,devient dès lors d’Arc). Il confie la prévôté de Vaucouleurs à son frère Pierre, qui a combattu à ses côtés, et dispense cette châtellenie de l’impôt.

Là-dessus, Charles VII cesse d’écouter Jeanne et décide de reprendre sa liberté d’action. Il est vrai que la Pucelle n’entend plus de voix et si cela était, sans doute  celles-ci recommanderaient-elles une réconciliation entre le souverain et son turbulent vassal le duc de Bourgogne Philippe le Hardi. C’est à cette réconciliation que s’attelle non sans difficulté Charles VII. Elle prendra forme avec le traité d’Arras en 1435.

En attendant, rassemblant une troupe de bric et de broc, Jeanne se lance dans des initiatives solitaires et désordonnées. En tentant de secourir les habitants de Compiègne, qui refusent de retomber aux mains des Bourguignons, elle est capturée par ceux-ci le 23 mai 1430. Les Anglais exercent une très forte pression sur son ravisseur Jean de Luxembourg pour lui racheter sa captive. Ils tiennent absolument à ce qu’elle soit condamnée comme sorcière par un tribunal d’Église afin que soit décrédibilisé le sacre de Reims…

Le procès, chef d’oeuvre d’iniquité et d’injustice, aboutit à ce que l’héroïne est brûlée vive à Rouen, le 30 mai 1431, mais sans que cela altère sa popularité auprès du peuple ni n’arrête la marche victorieuse de Charles VII.

De la réhabilitation à la sainteté

Un quart de siècle après sa mort, en 1456, Jeanne d’Arc est réhabilitée au terme d’un procès en nullité ordonné par le pape Calixte III. Mais elle retombe presqu’aussitôt dans l’oubli et n’en sortira qu’au XIXe siècle.

Le livre de Jules Michelet et la publication des compte-rendus de son procès mettent en lumière son exceptionnelle grandeur d’âme. Elle est béatifiée et proclamée bienheureuse par l’Église le 18 avril 1909 et dix ans plus tard, le 16 mai 1920, est canonisée. La sainte est fêtée depuis lors le 30 mai.

Jeanne Lafont

L’amour immobile – Chapitre 2 – (5)


 

by petale

Illustration : de Paul Laurenzi

L’amour immobile – Chapitre 2 – (5)

Mimi était encore si adolescent dans sa façon de réagir, éclatant de jeunesse dans le coeur et dans l’esprit. Cloué dans ce lit, il ne connaissait rien de la vraie vie, celle qui se passe à l’extérieur. Comment lui en vouloir pour ce non-apprentissage ?  Il avait été entouré par ses parents, par sa maman, et là choyé par un père très aimant certes, possessif aussi. Maddy écoutait les dires de Mimi et se rendait compte combien ce dernier était dépendant de son père. Sa vie même en dépendait.

Elle s’endormait le soir après un petit sms ainsi qu’un autre reçu de là-bas. D’habitude elle éteignait son portable. Un jour, en se levant le lendemain matin, Mimi lui téléphona pour lui annoncer que la machine était tombée en panne et qu’il avait voulu l’appeler mu par tant de stress. Il lui racontait que c’était terrible. De ne plus avoir d’air ou très très peu par la trachée uniquement, de ne pas s’énerver, pendant que papa prenait l’autre machine, enlever les raccords, remettre les autres pour l’autre appareil et ceci avec une précision de métronome que lui seul était à même de pouvoir faire. Mimi raconta combien il avait peur pendant ces moments là. Cela ne pouvait pas excéder deux minutes. C’était si court cette vie ainsi suspendue.

A partir de ce matin là, Maddy promit de s’endormir le soir, son portable allumé sous son oreiller et le confirma à Mimi qui lui répondait avec des mots rempli d’amour. Fort heureusement il ne sonna jamais.

Une autre fois, elle avait été absente de la maison et la même chose s’était produite. En ces moments il regrettait de ne pas avoir le soutien de Maddy pour se libérer du stress que tout cela engendrait.

Le calme retrouvé il se traitait d’idiot, retrouvait son humour, sa gaîté de vivre et puis passait à d’autres échanges. Maddy découvrait cet univers et se disait qu’il avait une chance d’avoir quelqu’un d’aussi dévoué encore à ses côtés, mais aussi qu’elle pourrait faire la même chose, il suffisait de lui apprendre se dit-elle.

Du temps où elle travaillait Maddy alternait pour son habillement, jupe et pantalon de ville. Même si elle ne se trouvait pas belle, elle estimait être totalement présentable pour le travail qu’elle exerçait. Maquillée légèrement, aimant le naturel, c’est ainsi qu’elle continuait. A la maison, elle ne faisait plus guère attention et voilà que l’amour lui donnait envie d’être coquette.

Mimi lui avait posé la question :

– Mets-tu un pantalon ou bien une jupe la fois prochaine lorsque tu viendras la prochaine fois ?

Maddy se dit en ayant des pensées quelques peu coquines, qu’il avait peut être une idée derrière la tête, et toute émoustillée de ces pensées imaginées, elle répondit qu’elle mettrait une jupe. Elle ne portait plus de bas, il faisait trop chaud.

Pour la visite prochaine et suite à des remarques qu’avaient faites le papa de Mimi concernant le fait qu’il ne souhaitait pas la nourrir lorsqu’elle venait, elle en avait été très humiliée et blessée dans son orgueil. Elle avait trouvé qu’il aurait au moins pu ne pas passer par son fils pour lui dire une telle chose aussi rabaissante.

Quelque peu râleuse aussi, elle se dit qu’elle tiendrait tête à cet homme et lui montrerait, lui prouverait qu’elle n’avait absolument pas attendu que Mimi arrive dans sa vie pour pouvoir s’en sortir.

Le papa ne connaissait rien à son passé, Mimi oui. C’est ainsi qu’elle prépara son pic-nic dans un sac approprié à cet effet, apportant boissons et nourriture ainsi que des biscuits et gâteries pour Mimi qu’il pourrait partager avec son papa s’il le souhaitait.

A la visite suivante, qu’ils attendaient tous les deux avec impatience, elle s’en alla comme la dernière fois, en estimant arriver ainsi vers 11 heures du matin au pied de l’immeuble. Elle avait choisi avec soin une jupe évasée, boutonnée à l’avant de haut en bas, fleurie, printanière. Un t-shirt uni, un pull léger et son pic-nic ainsi qu’un livre pour lire dans le train, elle s’apprêtait à refaire le même trajet. Cette fois là dans d’autres conditions même si elle était tout aussi impatiente.

Elle pensait accoudée à la fenêtre, regardant dans le vague le paysage défiler, ce qu’avait bien voulu dire Mimi avec ses mots de jupe, de pantalon. Elle se doutait un petit peu de ce qu’il avait souhaité aborder sans y parvenir. Elle souriait en elle-même de manière coquine, pétillante. Se sentait rajeunie, le soleil aidant toujours pour ces mois de printemps.

Elle avait pris la décision vis à vis du papa de Mimi d’établir avec lui un « gentleman agreement » en lui montrant qu’elle venait rendre visite à son fils, qu’elle respectait que c’était aussi chez lui, mais qu’elle ferait comme si de rien n’était concernant ce que Mimi lui avait transmis comme information nullement vérifiée par elle. Cela aurait été totalement inconvenant de poser directement la question pensait-elle.

Elle avait bien tort, mais ne le su pas à ce moment là. Elle ne souhaitait aucune ombre entre Mimi et elle. Rien.

Elle se retrouva rapidement à côté de l’homme qu’elle aimait. Après être rentrée, elle prit une chaise située à côté de son lit, s’assit dos à la salle à manger contigüe à la chambre, qui avait dû auparavant servir de salon et où tout ce qui concernait Mimi avait été mis en place. Près de la fenêtre donnant sur le balcon, à côté de son lit, l’appareil qui lui envoyait à la fois l’oxygène et de l’humidité pour ses poumons. Elle apprit ainsi que ce mélange était indispensable pour ne pas assécher les poumons. Le reste devenait trop technique, mais elle en comprenait le principe.

Auparavant, elle était entrée dans la pièce avec un grand sourire, et Mimi eut son visage qui s’illumina, un rayon de soleil passa sur son visage tant il était radieux. Le coeur de Maddy se gonfla d’amour en voyant ce visage si heureux. Elle dit bonjour au papa, puis se pencha vers le visage de Mimi pour l’embrasser amoureusement. Il ne pouvait pas la prendre dans ses bras, et il lui dit qu’il le regrettait, qu’il ne pouvait pas, que ce n’était pas possible et s’excusait. Il semblait si démuni, si fragile dans cet aveu. Elle avait entendu et enregistré, ne releva pas, et fit comme si il était quelqu’un de tout à fait normal.

C’est à partir de ce moment là que son attitude ne changea jamais, ni dans son attitude ni dans son coeur. Ce qui suscita bien des déséquilibres entre les deux tourtereaux, vu que ce n’était nullement la réalité.

Elle s’assit confortablement, la main dans celle de Mimi, qui ne pouvait bouger que de cet unique bras. Papa se tenait dans la cuisine dans le dos de Maddy, celui-ci assis à la table face à son fils, et la tête plongée dans son journal. La présence de Maddy s’installait petit à petit.

Ils parlaient de ce dont parlent tous les amoureux de la terre, et surtout de vive voix. Car via l’ordinateur comme c’était différent. Cela confortait Maddy que rien n’était mieux que le réel, et qu’à partir d’un début d’amitié ou d’amour via internet, il valait mieux passer le plus rapidement possible à une connaissance réelle qu’elle soit amicale ou plus profonde. C’est à l’époque ce qu’elle pensait. Elle était libre et indépendante. Donc tout allait bien, elle faisait ce qu’elle voulait. Pour elle c’était pareil pour Mimi.

Elle avait tout faux. Elle apprendrait plus tard pourquoi concernant cette fameuse liberté. Ils se disaient continuellement qu’ils vivaient un amour au-dessus de tout. Que rien ne pourrait les atteindre et que dans ces conditions vu qu’ils étaient libre tous les deux, le monde était à leurs pieds et Maddy ressentait à nouveau ce désir de vaincre les obstacles qui pourraient se dessiner, et se sentait si forte.

Mimi ce jour là lui parla de ses désirs d’elle. Le fait qu’il ose mettre les mots sur ses envies donna des ailes à Maddy. Son coeur se mit à battre un peu plus vite.

– L’adolescent qu’il est dans son coeur se réveille se dit-elle avec amour et tendresse.

Il avait cette maladresse, ces gestes hésitants. A ce moment là Maddy su qu’elle devrait prendre la direction des opérations avec tact et douceur. C’était là toute la difficulté, ne pas heurter l’âme sensible de Mimi et en même temps se protéger elle-même avançant continuellement dans une situation totalement inconnue pour elle.

Maddy avait pris une deuxième chaise qu’elle avait déposée face à elle. Sous cette chaise se trouvaient des bâtons parallèles qui servaient de soutien et de support à l’ensemble. Elle mit ses deux pieds sur le dernier support, ayant ainsi les jambes jointes et quelque peu surélevée. Son corps contre le lit masquait tout ce qui pouvait se passer devant elle.

La main de Mimi glissa doucement le long du drap et vint se déposer sur sa jambe. A ce contact, Maddy frissonna, son coeur s’emballait en même temps, et de longs frissons de plaisirs l’envahissaient. Elle le lui dit. Il souriait heureux.

– Ecarte les jambes murmura Mimi

…..A suivre….

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Trucs et astuces

Notre quotidien est souvent perturbé par de petits contretemps, des détails désagréables qui nous contrarient et pour lesquels nous n’avons pas de solution. Nous avons pensé à vous renseigner de façon hebdomadaire, sur diverses façons de vous faciliter la vie.

Faites découvrir vos trucs et astuces en nous écrivant à l’adresse suivante : trucsetastuces@pense-malin.com

UN SOMNIFÈRE NATUREL

Vous avez du mal à rejoindre le pays des rêves, la nuit venue? Le basilic est tout indiqué pour régler votre petit problème. Préparez-vous une infusion de ce condiment, buvez-la avant de vous coucher et… bonne nuit!

TU L’AS DIT, BOUFFI!

La journée a été difficile, vos yeux sont rouges et gonflés? Voici une solution toute naturelle. Prenez deux sachets de thé à la camomille, humectez-les d’un peu d’eau et appliquez-les sur vos paupières et ce, durant 15 minutes.

DES DOIGTS JAUNIS PAR LE TABAC

Voici une petite astuce que les fumeurs invétérés apprécieront sûrement. Si vos doigts ont jauni, suite à votre mauvaise habitude, frottez-les sur la peau intérieure d’une banane, toute trace disparaîtra, ainsi que l’odeur.

ÇA NE SENT PAS BON… CHAT!

Les mauvaises odeurs émanant de la litière de votre chat vous dérangent? Essayez ce petit truc, simple et efficace. Étalez quelques pages de vieux journaux au fond de celle-ci et les mauvaises odeurs seront ainsi absorbées.

DU POIL… AU POIL!

Vous trouvez les poils de votre chat ou de votre chien un peu ternes? Ajoutez un peu d’huile végétale à la nourriture. Son pelage deviendra doux et luisant!

NETTOYAGE DU FOUR À MICRO-ONDES

Pour vous faciliter la tâche lorsque vous nettoierez votre four à micro-ondes, faites ce qui suit. Faites-y bouillir un volume d’eau dans un grand bol pendant quelques minutes et laissez celui-ci dans le four, de façon à ce que la vapeur s’en dégageant se dépose sur les parois du four. Passez ensuite un coup d’éponge.

LE SUICIDE DES PERSONNES ÂGEES » Ma Planète


Ajouté le 01/02/2012 18:43:28 par Floralia

Un sujet très difficile

le suicide de la personne âgée

Pourquoi et le comment le déceler.

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Malheureusement, la question du suicide chez les personnes âgées, par peur ou par méconnaissance du phénomène, n’est encore que très peu abordée.

Comment ne pas se sentir interpellé lorsqu’une personne âgée nous fait part de sa souffrance, de sa solitude, de sa lassitude de vivre, de ses peurs?

« A quoi bon vivre encore, je ne suis plus bonne à rien, je ne sais plus recevoir mes enfants, ils sont gentils mais je ne leur suis plus utile, je suis trop vieille pour m’occuper de leurs familles, mes amies sont mortes, je n’en peux plus, je voudrais mourir… »

Nombreuses sont les personnes âgées qui nous communiquent leur désolation, leurs terreurs, leur idée d’un « vouloir mourir » face aux différents changements qu’elles subissent. leur univers social et affectif est devenu très limité.

Elle se retrouvent seules face à elles mêmes.

Elles ne se sentent plus considérées comme une personne unique ayant une valeur mais bien comme un vieux ou une vieille dans une cohorte de vieillards.

Parfois, à l’occassion du placement, la famille vit l’heure des réglements de compte et des décisions peuvent être prises sans consulter l’intéressé qui, du coup, a l’impression de n’être plus rien pour les siens, ravalé à la condition d’objet.

Le placement revêt toujours une symbolique particulière pour la personne et sa famille, elle met en scène la séparation ultime que représente la mort.

Face à ces manifestations, très souvent notre première réaction sera de tenter de les apaiser à tout prix sans prendre le temps d’écouter ce qu’elles essayent peut être de nous dire.

En effet, face à ces personnes âgées pour certaines déjà enfin de vie, que pouvons-nous dire? Comment pouvons-nous réagir? Quelles solutions leur apporter?

« Je me suis battue toute ma vie, ici je me retrouve dans un mouroir, rien que des vieux, tous pareils, personne ne sait qui je suis alors ce que je peux encore faire moi même c’est me suicider. »

On voudrait réconforter, mais on reste sans voix.

Face à des personnes qui par leur âge sont plus proches de la fin, nous sommes le plus souvent incapables de soutenir une quelconque discussion sur le sujet.

Quand nous entendons « l’année prochaine, je ne serais plus là »

ou « je suis si fatiguée, le mieux serait que cela se termine » n’avons nous pas tendance à vite trouver des échappatoires pour ne surtout pas discuter de tout cela?

Face à ces l’évocations de la mort, l’angoisse nous saisit et parce que nous ne savons que répondre, nous l’évacuons, avec pour conséquence de laisser ceux qui s’adressent à nous à leur propre solitude, leur propre angoisse.

L’âgé a besoin d’être écouté et quel que soit son état psychique, il est important d lui donner l’opportunité de s’exprimer, de le laisser faire entendre son désir, même s’il n’est pas réalisable ( retourner à la maison, ne pas approuver la décision de placement…) pour qu’il demeure ce qu’il est  : un sujet qui pense et communique, habité par la somme des expériences de toute une vie.

Lorsque des messages de désespoir, de suicide sont énoncés, quelques conseils :

De parler ouvertement de l’envie de mourir de cette personne.

De l’encourager à prendre contact avec un médecin, un psycholoque…

De chercher soi-même, comme aidant, du soutien dans ou hors institution.

Ce qui est déconseillé, par contre :

De banaliser ou dramatiser les confidences reçues.

De juger,tenir un discours moralisateur.

De pousser la personne à vivre pour ces proches.

De donner des recettes de bonheur.

De s’engager au-delà de ses possibilités.

De se laisser enfermer dans le secret.

De porter seul(e) la responsabilité de l’accompagnement.

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Mots-clés: FLORALIA DRAME