Pensée du mardi 3 janvier 2012.


« Créer… Parmi les instincts que possède tout être humain,
créer est certainement l’un des plus puissants. Pourquoi ?
Parce que l’être humain a la vocation de ressembler à son
Père céleste. Et si ce n’est pas à des enfants qu’il veut
donner naissance, cela peut être à des œuvres d’art. L’art
est un des signes que ce désir de devenir créateur ne se limite
pas à la création des enfants, à une simple reproduction pour
la conservation de l’espèce : il se manifeste comme un besoin
d’aller plus loin, de trouver toujours des formes nouvelles,
plus belles, plus accomplies.
Le pouvoir créateur de l’homme réside plus haut que son
niveau de conscience ordinaire. Il se trouve dans une partie de
son âme qui se manifeste à ce moment-là comme une antenne,
avec la faculté d’explorer, de contempler des réalités
situées bien au-delà de lui et d’en capter les éléments.
Quand un être humain est capable de se dépasser, de se
surpasser, c’est à ce moment-là seulement qu’il peut
prétendre créer. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Pourquoi le caca est-il tabou? | Slate


Tout le monde va aux toilettes mais en général, on préfère ne pas en parler. L’anthropologie, l’histoire et la biologie nous indiquent pourquoi.

Un restaurant de Pékin servant des glaces en forme de caca. REUTERS/Nir Elias

 Un restaurant de Pékin servant des glaces en forme de caca. REUTERS/Nir Elias

La merde a mauvaise presse. Personne n’ose l’évoquer sérieusement: ce serait inconvenant. On la cache, on la tait, et quand on la cite, c’est soit par dérision, soit par mépris.

Elle suscite à la fois le rire et la gêne. Son nom est une insulte, un cri de dédain, un mouvement d’humeur. «Film de merde», «remuer la merde»,«ne pas se prendre pour de la merde», «foutre la merde», «oui ou merde?»: rares sont les mots de cinq lettres qui se traînent une aussi sale réputation depuis des siècles.

Elle possède une multitude de noms. Mais qu’on l’appelle étron, caca, purée, boudin, courante, mélange, bréneux, foirade, cigare, pêche, épreinte ou rondin, elle reste aujourd’hui un véritable tabou, un interdit social qui provoque le dégoût. Elle pue et est conspuée en retour.

Pourtant, c’est un sujet de préoccupation quotidien et universel. «Les rois, les philosophes fientent, et les dames aussi», disait Montaigne. «Partout où ça sent la merde, ça sent l’être», ajoutait Antonin Artaud, qui s’y connaissait. Tout le monde est concerné. Pour certains, c’est un enjeu conjugal. Pour d’autres, un métier: en France, d’après les estimations de Martin Monestier, auteur d’Histoire et bizarreries sociales des excréments, environ un demi-million de personnes travaillent directement ou indirectement à des activités qui touchent à l’excrémentiel.

La merde peut-elle sauver le monde?

En dépit de l’omerta qui l’entoure, notre caca a une actualité très riche. Dans certains pays en développement, sa gestion constitue un problème sanitaire de premier ordre. Nous ne sommes pas tous égaux face à la question, comme l’attestent ces cartes basées sur des chiffres de l’OMS et de l’Unicef: dans le monde, 2,6 milliards de personnes vivent sans toilettes dites «améliorées»,c’est-à-dire salubres. Les conséquences en terme d’hygiène et de santé publique sont considérables.

Si bien que des moyens parfois insolites sont inventés pour lutter contre le problème: la designer Noa Lerner a ainsi créé des toilettes portables permettant de transporter ses déjections jusqu’à un centre de collecte qui se chargera de les recycler (voir les photos ici).

Voilà longtemps que les matières fécales sont utilisées comme engrais naturel. Mais leur recyclage connaît en ce moment une seconde jeunesse. En effet, de plus en plus d’initiatives tentent de revaloriser le caca en arguant de ses vertus écologiques. Ainsi, dans les prisons rwandaises, le bois de chauffage qui servait dans les cuisines a été remplacé par du biogaz issus des excréments des prisonniers. Cette technologie, à la fois économique et respectueuse de l’environnement, est même envisagée comme une solution miracle dans un pays où l’accès à l’électricité est très limité et où la déforestation fait des ravages.

Autre exemple: au Japon, contrée particulièrement innovante du point de vue fécal, un constructeur de toilettes a mis au point unmoteur à étroncapable de faire fonctionner une moto. Mieux: dans le même pays, un scientifique a créé une sorte de viande reconstituée à partir de protéines extraites de déjections humaines mélangées à du soja et de la steak sauce. Miam.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=u1N6QfuIh0g&version=3&hl=fr_FR&rel=0]

À quand les caca-burgers disponibles dans tous les bons McDonald’s? Ce n’est pas pour demain. Pour l’instant, le prix de fabrication est dix à vingt fois plus élevé qu’un burger normal. Surtout, l’immense majorité de l’humanité –à l’exception des coprophiles– d’avoir du mal à se faire à l’idée qu’ingurgiter de la merde, fût-elle assainie au cours du processus de fabrication, soit une solution viable au problème de la faim dans le monde.

Un dégoût immémorial

Les scientifiques auront beau se décarcasser, nos étrons susciteront toujours un violent blocage psychologique. Elle était déjà sale et infamante dans l’Antiquité, au Moyen âge (au XIVe siècle, certains des pécheurs décrits dans L’Enfer de Dante sont condamnés à se noyer éternellement dans un «fleuve de merde») et dans les époques qui ont suivi. La répulsion qu’inspire la matière fécale est immémoriale.

Pourquoi? Parce que c’est dégoûtant. Oui, mais pourquoi c’est dégoûtant? La réponse n’est pas si évidente. Elle est multiple et renvoie à la problématique –très riche– du propre et du sale.

Une première piste pour expliquer cette répugnance est l’hypothèse génétique. Du point de vue de la sélection naturelle, il est probable que les êtres humains capables de détecter à l’odorat ce qui n’était pas comestible pour eux (et donc potentiellement dangereux) aient eu un taux de survie plus élevé que ceux qui jugeaient cette odeur alléchante.

Notre dégoût face aux excréments serait donc une réaction génétique «instinctive» de notre système immunitaire face à la multitude de bactéries qu’ils contiennent. C’est sans doute vrai dans une certaine mesure, mais cela ne suffit pas à expliquer entièrement le phénomène de répulsion dont nous sommes tous victimes.

Le sale, ça s’apprend

Car notre attirance, ou au contraire notre dégoût pour une odeur sont, au moins partiellement, le fruit d’un apprentissage social. Remontons à la petite enfance. Entre un an et demi et deux ans, le bébé apprend à faire sur le pot. C’est environ à la même période que débute le stade anal, qui pour les psychanalystes se caractérise par la focalisation de l’enfant sur la région rectale.

Mais c’est aussi le commencement d’une implacable éducation à la propreté. Car l’enfant ne sait pas que son caca est sale, on lui enseigne cette information en créant chez lui une répulsion. Il enregistre ainsi l’odeur et la vue de sa crotte comme mauvais.

Bien plus, le passage au pot constitue en fait notre tout premier contact avec un concept moral. Faire caca dans le pot, c’est bien. Faire caca à côté, c’est mal. Cet épisode déterminant de notre existence s’apparente donc à un véritable rite d’initiation. Il marque le début d’un conditionnement social et culturel qui durera toute la vie.

Car à partir de ce moment et jusqu’à notre mort, nos activités excrémentielles se verront confinées en un lieu clos tenu à l’abri des regards extérieurs: le cabinet de toilette. Tout écart à cette règle se verra immédiatement condamné par la société. Mais il faut bien prendre conscience que cette mise à l’écart de la défécation est une pratique culturelle relativement récente, une norme qui ne va pas nécessairement de soi. Jusqu’au XIXe siècle, il était fréquent de faire ses besoins dans la rue.

Le cinéaste surréaliste Luis Buñuel a mis en scène cette dimension socioculturelle dans une séquence de son film de 1974 Le fantôme de la liberté. Il imagine ainsi une société où les gens se réunissent entre amis pour chier autour d’une table, mais s’éclipsent pour aller manger aux toilettes:

Il n’est pas le seul artiste à s’être intéressé à la question. Le peintre Toulouse-Lautrec s’était ainsi fait photographier en train de démoulerau milieu d’une plage. Là encore, au-delà de la dimension potache du geste, il s’agissait de mettre en évidence, par la transgression, l’existence et la relativité de cet interdit. Citons encore les provocatrices Merdes d’artiste de Piero Manzoni, vendues à plusieurs dizaines de milliers d’euros, et la Cloaca de Wim Delvoye, une machine qui produit littéralement de la merde.

Un caca très symbolique

Aujourd’hui, la défécation est sans doute davantage masquée et taboue qu’à la cour de Louis XIV, où l’on se soulageait en public sans que personne ne soit choqué outre mesure. Dans la société actuelle, ce qui dérange est nié, rejeté, rendu invisible. D’ailleurs, ce qui est valable pour nos déjections l’est aussi pour la mort, qui n’a jamais été aussi masquée.

Il serait facile d’imputer ce déplacement de la pudeur à la découverte de la bactérie, à la fin du XIXe siècle. A cette époque, la propreté s’est vue légitimée par la science, alors qu’auparavant le lien entre maladie et malpropreté n’allait pas de soi. Ainsi, la relégation aux WC ne serait que la conséquence hygiéniste de cette découverte scientifique.

En réalité, cette évolution est liée à des mécanismes beaucoup plus anciens. L’isolement au petit coin n’est que l’ultime avatar d’un refoulement symbolique de nos déchets corporels. Un refoulement très antérieur à l’apparition de la bactériologie puisqu’il se manifeste dès les origines de la civilisation.

L’historien Georges Vigarello explique ainsi dans son ouvrage Le propre et le sale que la propreté reflète«le processus de civilisation façonnant graduellement les sensations corporelles, aiguisant leur affinement, déliant leurs subtilités».L’histoire de la propreté –et donc de la définition de la saleté– est en fait l’histoire du polissage des conduites et celle du poids croissant de la culture sur le monde des sensations immédiates.

Pour l’anthropologue britannique Mary Douglas, qui a étudié la question dans De la souillure, dans toutes les cultures de la planète existent des rites de pureté et d’impureté. Ces rites sont des actes religieux, au sens où ils servent à élaborer des structures symboliques, à donner un sens à des expériences disparates.

Ainsi, quelles que soient ses modalités, et que ce soit chez nous ou chez n’importe quel peuple, la saleté est une offense contre l’ordre social. La faire disparaître est donc toujours un acte moral –ou jugé comme tel par nos semblables, ce qui revient au même.

Au fond, nos excréments représentent ce que la société ne peut tolérer. En l’éliminant, et en la reléguant dans un espace caché, nous nous efforçons d’organiser notre milieu, de le«purifier». D’où, à l’inverse, l’importance culturelle de l’eau. Sur toute la planète, elle est à la fois l’élément qui lave, qui purifie, mais aussi celui qui permet l’oubli.

Deux dimensions que l’on retrouve par exemple dans le mythe du Déluge. Présent dans de très nombreuses cultures, celui-ci a presque toujours une valeur de punition morale.

De là à dire que chaque fois que nous tirons la chasse, nous agissons comme Dieu nettoyant la Terre de ses impuretés, il n’y a qu’un pas que nous nous garderons bien de franchir.

Pierre Ancery

Merci à Sophie Bonnard

«Sex & the City», quand Dakar se libère sur le web | Slate Afrique


Le sexe serait-il la chose qui passionne le plus les internautes sénégalais? Selon une étude du moteur de recherche Google Insight, Facedakar est en tête du top 10 des recherches qui ont le plus progressé au Sénégal durant l’année 2011, rapporte l’Agence de Presse Sénégalaise (APS). Lancé en avril de cette année par le journaliste El Malick Seck, Facedakar est le premier site d’informations spécialisé en informations people, d’actualités et de potins de stars. A peine 8 mois après son lancement, la montée fulgurante du site sur la Toile dénote que la passion des Sénégalais pour l’actualité people.

«Dakar bouge chez nos stars locales. Il fallait un site qui montre le monde du Dakar de la musique, des mannequins, de la beauté, bref le monde de la nuit», a indiqué El Malick Seck, au moment du lancement du site, qui soulignait au passage, que ce site pourrait être parfois «provocateur sans être vulgaire, ni insolent».

Reste qu’aujourd’hui, beaucoup de Sénégalais sont scandalisés par le caractère cru du site, considéré par certains comme pornographique. Des photos de filles nues, des vidéos d’homosexuels ou de lesbiennes en plein ébats, des images de personnes dévêtues dans les boites de nuit, fesses et seins en l’air. Et souvent, les images qui y sont publiées sont prises à l’insu des personnes ciblées. Beaucoup d’internautes ont été surpris de voir leurs photos sur le site de Facedakar, sans autorisation. Le journaliste se contente de visiter les profils dont les photos ne sont pas protégées sur le site et de les y reproduire.

A cela s’ajoute, le caractère très vulgaire des commentaires des internautes aux surnoms qui le sont tout autant. «N…ta mère, pénis, vagin, le baiseur, etc», sont les principaux pseudonymes utilisés. Ce qui pousse bon nombre de Sénégalais à penser que Facedakar est simplement un site pornographique déguisé, qui n’honore pas l’image du Sénégal.

Sur Facebook, un groupe s’est formé pour exiger le retrait du site dakarois de la Toile: Tous contre Facedakar compte 1406 adhérents le 30 décembre 2011.

En réaction aux vives critiques dont il fait l’objet, le propriétaire de Facedakar n’a pas manqué de publier sa défense sur le mur de son profil.

«Nous sommes en démocratie, la liberté recommande à chacun de choisir sa manière de s’informer. Je pense que ce qui doit choquer dans ce pays, ce ne sont pas les belles images des filles, mais plutôt l’argent qu’on a détourné à des fins personnelles. Le problème du pays vraiment ce sont les milliards volés et non Facedakar et les belles femmes qui y sont montrées. Les filles dénudées, cela fait partie de la vie. Qui n’en veut pas?»

Ancien directeur de publication du journal 24H Chrono, El Malick Seck a écopé de neuf mois d’emprisonnement ferme en 2008 à la suite d’un article où il incriminait Abdoulaye Wade, président de la République et son fils, Karim Wade, de blanchiment d’argent provenant du casse de la Banque centrale en Côte d’Ivoire. A sa sortie de prison en 2009, il a tourné le dos aux affaires politiques pour se consacrer à l’information people.

Lu sur APS

Le petit chat


by petale

LE PETIT CHAT

Enfin dans ta chambre chérie
Ayant pénétré malgré toi,
Ta gentille ménagerie
Hier a paru devant moi.
Ton musée, aimable Rosine,
Sans doute n’est pas sans éclat :
Mais le plus joli, ma cousine,
C’est, à coup sur, ton petit chat.

Tu te plains de ce que naguère
Négligeant tes jeunes appas,
Avant mon départ pour la guerre,
De toi je ne m’occupais pas.
Sur le minet d’une voisine,
Si j’ai commis doux attentat,
C’est qu’en ces temps là, ma cousine,
Tu n’avais pas de petit chat.

Pour nous charmer à l’improviste,
En vain tu cachais ces trésors,
Moi, curieux naturaliste,
Pour les voir j’ai doublé d’efforts,
Mais voir est trop peu, j’imagine,
Voir n’amène aucun résultat ;
Ah ! permets-moi, chère cousine,
De caresser ton petit chat

Tu souffres que sur sa parure
Je promène un doigt empressé,
Mais tu veux que de sa fourrure
Le duvet ne soit point froissé.
Vas, ne crains rien pour son hermine,
Mon doigt est fort et délicat,
Vois, il fait faire ma cousine,
Le gros dos à ton petit chat.

Toujours désireux de te plaire,
Ah ! sans lui vouloir aucun mal,
Que j’aimerais à satisfaire,
Ce petit gourmand d’animal.
Si d’un coup de griffe assassine
Je n’avais peur qu’il me payât.
Sois franche et bonne ma cousine,
Dis-moi mord-il ton petit chat ?

Dès qu’entre ses lèvres de rose
Minet sent mon doigt friponner,
Vois le petit gueux comme il ose
Le serrer et l’emprisonner
.
Je veux de son ardeur mutine
Punir le petit scélérat,
Dis-moi sans peine ma cousine,
Fait-on pleurer ton petit chat ?

Quelle délicatesse extrême !
A peine si je l’ai foulé,
Et pour deux coups, forts légers même,
Déjà ses larmes ont coulé.
Mais pour cela chère Rosine
Ne vas pas me faire sabbat,
Car tu jouissais ma cousine
Lorsque pleurais ton petit chat.

EMILE DEBRAUX (1833)

Énigmes, erreurs, mystères dans la peinture : des livres mènent l’enquête | Culture Liban | L’Orient-Le Jour


Culture

Énigmes, erreurs, mystères dans la peinture : des livres mènent l’enquête

samedi, décembre 31, 2011

Chercher l’erreur – Une bougie allumée en plein jour dans un tableau de Jan Van Eyck, des fruits de toutes saisons dans une nature morte de Frans Snyders, un Diderot aux yeux bleus sous le pinceau de Fragonard alors que le philosophe les avait marrons: un livre s’attache à débusquer les incongruités, inexactitudes et anachronismes dans les tableaux.

Les erreurs dans la peinture, publié par les éditions Courtes et Longues, passe en crible 34 chefs-d’œuvre, du XVe au XXe siècle, pour pointer les fantaisies prises par les artistes par rapport à la réalité.

La Grande odalisque d’Ingres, avec ses vertèbres en trop et sa jambe folle, se moque de la vraisemblance anatomique. Dans Un bar aux Folies Bergère, Manet crée des effets miroir improbables.

Laurence Paix-Rusterholtz et Christine Lavaquerie-Klein, auteurs de livres sur l’art, mènent l’enquête, avancent des explications, suggèrent des pistes dans cet ouvrage amusant qui donne aussi à

réfléchir.

(Les erreurs dans la peinture. Éditions Courtes et Longues. 144 pages. 39 euros).

Déchiffrer l’énigme des visages – «Pourquoi peint-on un visage sinon pour inscrire la trace d’un passage sur terre, l’insérer dans l’histoire, arrêter le temps et lutter contre l’inexorable effacement?», s’interroge Gérard-Julien Salvy dans un ouvrage sur le portrait édité chez Hazan.
Avec Cent visages énigmatiques de la peinture, ce titulaire d’un doctorat en esthétique entend démontrer que l’art du portrait, loin d’être anodin, est la discipline picturale qui touche le plus l’au-delà de la représentation et le rapport à la mort.
Depuis les fresques rupestres du néolithique jusqu’au peintre Lucian Freud, décédé cette année, l’auteur décrypte à sa façon cent œuvres. Il scrute l’ Autoportrait au col de fourrure (1500), d’Albrecht Dürer, où l’artiste se crée «à l’image de Dieu». Il se penche sur un tableau de Tischbein de 1787, Goethe dans la campagne romaine, dans lequel le poète allemand, assis dans une position fort inconfortable, semble souffrir de crampes. Il relève « l’abîme de la mélancolie » qui imprègne le Fauteuil gris (1998) de Zoran Music.
M. Salvy est déjà l’auteur de Cent énigmes de la peinture (Hazan).
(Cent visages énigmatiques de la peinture. Éditions Hazan. 360 pages. 200 illustrations. 39 euros).

Mystères sur la toile – La vie des tableaux n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Vols spectaculaires, escroqueries, découvertes inattendues: les journalistes Gilles et Erica Laffon racontent vingt et une «histoires extraordinaires de tableaux français». Un ouvrage grand public, écrit comme un roman policier.
(Mystères sur la toile. Le Papillon rouge éditeur. 250 pages. 19,90 euros).

Vous ne savez pas comment calmer bébé? Demandez au chat! (vidéo) !


chat bébé.jpgVous ne savez pas comment calmer bébé? Demandez au chat! (vidéo) !

Pas toujours facile de savoir comment calmer bébé. Entre les cris et les pleurs, les parents sont parfois désemparés face à leur petit bout.

Pourtant, pour Stewie le chat, tout cela semble fort simple. Quelques caresses, des petits léchouilles et voilà bébé calmé et en train de dormir en même pas cinq minutes. Et pour bien faire comprendre aux parents qu’ils ne sont pas très doués, Stewie leur lance un regard fier. Ben oui, vous êtes bêtes ou quoi?

Le papa, Aaron Grant, 35 ans, du Canada, a en tout cas bien compris la leçon. Mais de là à en faire une généralité pour tous les chats… Est-ce que certains, un peu moins patients, ne risqueraient-ils pas au contraire de sortir les griffes?

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=PWXigjFm4TM]

(7sur7/Sydney/ca)

Les profs sont payés 10 mois répartis sur 12 – Tatoufaux.com


Les congés sont payés même chez ceux qui en ont plein !

 

L’idée que les enseignants ne sont payés que dix mois, répartis sur l’année, est très répandue dans le milieu enseignant, et à tous les niveaux. Comme ils ont des vacances plus importantes, leurs traitements seraient fixés au 10/12 de celui des autres fonctionnaires de grade équivalent…

Or, le décret du 10 juillet 1948 qui fixe le montant de la rémunération des fonctionnaires de l’État ne fait pas ce prétendu calcul. Les professeurs certifiés (ainsi que les professeurs des écoles et professeurs de lycée professionnel) font partie de la catégorie A de la fonction publique de l’État, tandis que les professeurs agrégés font partie de la catégorie A+. Ils ont la même grille de rémunération -exprimée en points d’indice- que les autres corps de ces catégories, c’est-à-dire que leur traitement correspond à la multiplication d’un nombre de points d’indice par la valeur de ce point.

Cette valeur est la même dans toute la fonction publique quels que soient le corps et le grade. La rémunération brute annuelle ainsi calculée est ensuite divisée par 12 afin de donner le salaire brut mensuel du fonctionnaire et ce, pour les enseignants comme pour tous les autres fonctionnaires.

Ce qui explique que la rémunération des enseignants soit moins élevée que beaucoup d’autres catégories d’agents de même grade est qu’ils touchent moins de primes : alors qu’un agent expatrié des Affaires étrangères double son traitement grâce à elles, un professeur des écoles n’en touche aucune.

- Question au gouvernement et sa réponse à propos des 12 mois payés 10 : voir p.3390 (PDF 8.4 Mo).