Pensée du lundi 2 janvier 2012.


« L’existence est un perpétuel mouvement. Même quand on a
seulement à poursuivre aujourd’hui les activités de la
veille, aucune journée ne se présente dans des conditions
identiques. Du jour au lendemain, combien de choses peuvent
changer ! Dans le travail, dans la famille, dans la société,
il faut toujours s’adapter. Si on n’est pas prêt, voilà les
surprises ! Et on sait les effets produits par les situations
auxquelles on ne s’attendait pas : l’incertitude,
l’agitation, le trouble.f
Chaque jour apporte de nouveaux problèmes à résoudre. Comment
y arriverez-vous si vous n’avez pas tiré au clair ce que vous
avez vécu la veille ? Vous ne pouvez être sûr du lendemain
que si aujourd’hui vous avez su consolider les bases de votre
vie psychique. La manière dont vous ressentirez les événements
extérieurs ne dépend que de vous, de votre capacité à
organiser votre monde intérieur. C’est cette organisation qui
se reflétera sur votre perception des choses : quand arrivera
le lendemain, les événements vous trouveront prêt et
déterminé. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Tour du Monde au choix avec fond musical » Ma Planète


 

Tour du Monde au choix avec fond musical

Ajouté le 12/29/2011 16:12:01 par lazar_adriana

merci,mon amie

SUPER..AVEC UNE PETITE MUSIQUE DE FOND

Voilà de quoi s’occuper pour ceux qui ont le temps. C’est un merveilleux tour du monde !!!!
  C’est un Tour du Monde au choix il suffit de cliquer sur le pays que sur l’on souhaite visiter! Super! Cliquez sur le pays, Puis sur la ville ….. Et c’est merveilleux!
  C’est un des plus beaux mails jamais reçu, le plus intéressant pour voyager en images et en musique. Dans Tous Les Endroits du monde 

On y Peut passer des heures … et des heures! Mais attention, Il Faut bosser un peu aussi .. hein!?
France
Italie

La Prairie

Scandinavie

Bulgarie

Roumanie

Allemagne

Prague

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Canada

Grèce

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Les Caraïbes

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Saint-Pétersbourg

Amérique du Sud

ILE de Norfolk

Ecosse / Oban / Glasgow

Nouvelle Zélande

Écosse

Fidji

Singapour

Israël

Thaïlande

Thailande 2

Ko Samui

Turquie

Chypre

Inde

Chutes du Rhin Suisse

Lac d’Ohrid Macédoine

Bombay

Sri Lanka

Je m`excuse pour les quelques  liens introuvables
                                    ADRIANA

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ADRIANA Relaxer

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15 Bonnes Résolutions pour TOI » Ma Planète


Ajouté le 12/31/2011 11:10:54 par marcheuse

15 BONNES RESOLUTIONS POUR TOI

1. Profiter pleinement du moment présent.

– Ne vous laissez pas déranger par le passé et distraire par ce qui pourrait arriver dans le futur.

La vraie vie se vit maintenant.

2. Prendre la décision d’être sa meilleure amie.

– Soyez aussi indulgente, compréhensive, aidante avec vous-même que vous le seriez avec votre meilleure amie.

3.Ne plus se taper sur la tête.

– On a toutes droit à l’erreur.

Cela ne mène à rien de se blâmer, de se juger,

de s’en vouloir, cela ne fait qu’apporter du mal.

4. S’adapter au lieu de se révolter.

– Que d’énergie nous dépensons inutilement à combattre la réalité.

Ce qui est, est.

À quoi bon vouloir changer des choses hors de notre contrôle.

5. Se centrer sur les aspects positifs de notre vie.

– Il y aura toujours des côtés pénibles à notre existence

mais pourquoi les amplifier en y concentrant toute notre énergie?

6. Accueillir toutes les émotions qui émergent en soi.

– Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises émotions.

Elles font toutes partie de nous.

7. Consacrer à nos inquiétudes un temps défini dans la journée.

– De cette façon, nous ne serons plus submergée par nos inquiétudes

et nous pourrons employer le reste de notre temps de façon constructive.

8. Se féliciter pour chaque bon coup, chaque succès, aussi petit soit-il.

– Il ne faut pas attendre d’accomplir de grandes choses avant de se reconnaître et d’être fière de soi.

9. Observer notre discours intérieur.

Si celui-ci n’est pas juste, le modifier afin qu’il se conforme à la réalité.

– C’est souvent ce qu’on pense et ce qu’on se dit qui nous fait le plus de mal.

10. Laisser tomber nos exigences pour des préférences.

– Lorsqu’on exige une chose, on vit plus de frustration si on ne l’obtient pas

que lorsqu’on la définit comme une préférence.

11. Lâcher prise.

– Ça ne vaut pas la peine de s’entêter à conserver la même attitude

quand une solution s’avère inadéquate.

Pourquoi ne pas garder une ouverture et voir les choses autrement?

12. Faire la liste de ses priorités.

– Cela nous aide à reconnaître ce qui compte vraiment pour nous

et à investir à la bonne place au lieu de s’éparpiller ou de faire comme les autres.

13. Accepter d’assumer ses choix.

– De cette façon, on agit en être responsable et on sort du carcan de la victime.

14. Prendre le temps de vivre, d’aimer, de savourer la vie.

– On ne sait pas combien de temps il nous reste à vivre, autant en profiter au maximum.

15. Modifier son attitude.

– C’est souvent le seul pouvoir qu’on a face à un événement ou une décision que l’on subit et qui nous fait vivre de l’impuissance.

Personne ne peut nous enlever cette capacité

Du site chez maya

Mots-clés: MarcheusePoême

Qui a volé Noël..? » Ma Planète


Ajouté le 12/31/2011 09:59:50 par rejir

LES COMMERCES Y SONT POUR QUELQUE CHOSE AUSSI…BREF, BIEN DES RAISONS EXPLIQUENT QUE L`AMBIANCE DES FÊTES N`EST PLUS LA MÊME…

Qui a volé Noël?

Nathalie Elgrably-Levy

22/12/2011 09h09

 

 

Nathalie Elgrably-Lévy

J’ignore s’il s’agit du fruit de mon imagination, mais j’ai l’impression que la traditionnelle atmosphère des Fêtes disparaît progressivement. J’ai la nostalgie du «bon vieux temps», où l’hyperdécoration et l’omniprésence des chants festifs égayaient les commerces, les restaurants et les rues.

Qui donc a volé Noël? Certains incriminent le multiculturalisme, car à force de vouloir ménager les susceptibilités de l’autre, on en viendrait à s’oublier soi-même. C’est possible, mais cette explication est insuffisante.

Il suffit de consulter n’importe quel livre d’histoire pour noter que le rejet de la religion n’est pas un phénomène récent.

Il remonte à la Révolution tranquille et à la naissance du «modèle québécois» fondé sur l’intervention de l’État. L’ascension de l’État-providence et la chute de l’Église se sont produites simultanément. Simple coïncidence?

DIVERSES FORMES

L’État-providence peut prendre plusieurs formes qui vont des plus autoritaires, comme le communisme et le socialisme, au plus soft comme la social-démocratie. Or, la logique collectiviste bannit la religion. Karl Marx disait d’ailleurs: «Le communisme commence là où l’athéisme commence». Quant à Lénine, sa lutte antireligieuse est notoire. Dans les républiques soviétiques et dans les pays communistes, les hommes en soutane étaient persécutés et emprisonnés, l’enseignement de la religion était interdit, et les fidèles pratiquaient leur culte clandestinement. Pas plus tard que lundi, le gouvernement chinois a réitéré la nécessité d’être athée pour adhérer au Parti communiste.

Cette haine envers la religion n’est pas surprenante. Dans la pensée collectiviste, l’État est une entité supérieure, omnisciente et omnipotente, une sorte de déité. Dans ce type de régime, mais aussi de plus en plus au Québec, ce sont des fonctionnaires qui décident d’une multitude d’aspects du quotidien et qui tentent d’influencer nos décisions. Quel moyen de transport emprunter, quel véhicule conduire, quels pneus installer, quoi manger, combien d’enfants avoir, dans quelle école les inscrire et quoi leur enseigner, quels produits acheter, quelle musique écouter, etc. : ils veulent tout contrôler!

MODE DE VIE IMPOSÉ

Autrefois, les hommes de foi dictaient les comportements au nom du salut de l’âme. Aujourd’hui, les hommes d’État veulent imposer un mode de vie au nom du bien commun et du progrès. Tant que la religion est présente, les directives de l’État passent après celles de Dieu. L’idéologie collectiviste, sous toutes ses formes, est donc incompatible avec sa grande rivale, la religion. L’athéisme devient alors nécessaire à sa survie.

Comprenons-nous bien : imposer une foi est tout aussi condamnable que de forcer l’athéisme. Dans une société réellement libre, croyants et athées peuvent vivre selon leurs convictions, car personne ne peut imposer à l’autre sa vision du monde. Mais qui dit collectivisme et État-providence dit nécessairement limitation des libertés individuelles, y compris de la liberté de religion.

Alors si, comme moi, vous vous interrogez sur l’effritement de l’ambiance de Noël, dites-vous bien que notre État-nounou y est pour quelque chose. La Révolution tranquille a déclaré la guerre à la religion. Aujourd’hui, nos élus s’attaquent également aux traditions. Quel héritage le Québec laissera-t-il donc à la prochaine génération?

Nathalie Elgrably-Levy est économiste senior à l’institut économique de Montréal
elgrably_commentaire@journalmtl.com

Mots-clés: Article Du Journal De Montréal-Noël

N`ayons pas peur de répondre dans notre langue…en français!! » Ma Planète


N`ayons pas peur de répondre dans notre langue…en français!!

Ajouté le 12/31/2011 10:39:50 par rejir

JE SUIS BIEN D`ACCORD AVEC CET ANGLOPHONE BIEN CONNU….

English 101

CHRISTOPHER HALL

16/12/2011 09h14

 
 
 
 

Christopher Hall

Le débat sur la langue refuse de mourir. Je n’ai pas commenté au départ, car en tant qu’anglophone, j’avais décidé de «me garder une p’tite gêne». Mais quand je vois comment la situation évolue, je ne peux m’empêcher de déclarer que… c’est de votre faute !

Désolé pour ma franchise brutale, mais comment peut-on conclure autrement ? De toute évidence, vous êtes gênés par votre langue. J’ignore si c’est un sentiment freudien relié à un complexe d’infériorité envers votre mère (dans ce cas-ci, la France mère patrie).

Mais vous semblez considérer la langue de Tremblay inférieure à celle de Molière et parler une espèce de dialecte de colon bâtard indigne d’une langue officielle ? Force est de constater que vous agissez comme si c’était le cas.

RESPECT

Oubliez la loi 101, la 178, et le Bill 22. Ce ne sont pas les lois qui vont faire en sorte que les gens vont respecter votre langue, mais la façon dont vous respectez votre propre langue.

Dès qu’on s’adresse à vous en anglais, vous «switchez» (je choisis ce mot-là, pour être certain que vous compreniez).

Même si la personne vous parle en français, aussitôt que vous repérez un soupçon d’accent d’ailleurs, vous start speaking english! J’ai même déjà vu un Montréalais se mettre à parler anglais après s’être fait poser une question par un visiteur de Joliette !

Et pourtant, il n’en tient qu’à vous de faire respecter votre langue.

Pas besoin d’être Guy A. Lepage et de menacer la Banque Nationale de retirer votre fortune. Il n’est pas nécessaire de posséder beaucoup d’avoirs pour… être. (Voyez-vous comme votre langue peut être belle ?)

LA LOI DE LA MAJORITÉ

Et c’est facile d’être soi-même et de faire respecter sa langue. Chez le dépanneur, par exemple, quand on vous dit «eighteen ninety five for your beer !» répondez en français : «Alors, vous me dites que ma caisse de 12 me coûte 1,58 $ ?» Vous allez voir qu’il ne vendra pas à perte longtemps, il se mettra à parler français… subito presto !

La décision est la vôtre. Arrêtez de vous en remettre au gouvernement pour qu’il passe des lois.

C’est à vous d’imposer la loi de la majorité… pendant que vous l’êtes encore. Par contre, si vous ne voulez pas assumer votre langue, assumez que vous avez lancé la serviette et apprenez l’anglais. Et ne le faites pas à moitié !

Apprenez le VRAI anglais, celui d’Oxford, et vous aurez un anglais bien supérieur à votre patron à la banque, qui, lui, parle un jargon de Milwaukee.

Et si vous voulez vraiment vous ouvrir sur le monde, oubliez l’anglais, apprenez le cantonais ou le mandarin, les bénéfices seront immédiats… du moins chez le dépanneur.

Mots-clés: Article Journal De Montréal-Christopher Hall

À quel âge une femme se sent enfin bien dans sa peau? – Canal You – 7s7


 

Une étude britannique tente de rassurer les femmes complexées par les diktats de la beauté actuels. Un jour, on se sentira enfin bien dans sa peau, on se regardera dans le miroir en se trouvant plus sexy qu’un ange de Victoria’s Secret, on marchera la tête haute et le corps exultant de confiance débridée. Oui, ce jour viendra pour toutes les femmes. Quand elles atteindront l’âge de 52 ans. En sachant que l’espérance de vie d’une femme belge est estimée à 82 ans, on peut donc se réjouir de ces trente dernières années où on se sentira vraiment bien dans son corps.

L’enquête, sponsorisée par Spécial K, s’est basée sur le témoignage de plus de 3.000 femmes, dont la majorité s’est prononcée en faveur de l’âge de 52 ans, celui où elles estiment qu’elles ont accompli la plupart de leurs buts dans la vie, où elles se sentent les plus sexy et les plus confiantes physiquement. Outre la révélation qu’il va falloir attendre un demi-siècle et probablement une ménopause pour être en paix avec son image, l’étude nous apprend également que les femmes confiantes aiment s’habiller en rouge (tiens, comme la couleur des pubs Spécial K) et que les femmes complexées préfèrent le noir. (CD)

29/12/11 14h37

Nous avons aimé – L’Inquiétude d’être au monde, de Camille de Toledo – Newsletter du Magazine Littéraire


 

29/12/2011 | Critique | Fiction

« Voyez comme plus rien ne demeure » : l’inquiétude, le tremblement se sont emparés du corps des choses et des hommes. Depuis plusieurs années et quelques livres à la frontière de l’essai et du roman, Camille de Toledo décrit le monde pris dans l’oscillation entre la folie meurtrière du XXe siècle et la fureur fictionnelle du XXIe siècle.

Le Hêtre et le Bouleau. Essai sur la tristesse européenne était une « tentative d’adieu au XXe siècle » et à son tas de hontes et de hantises, qui faisait de nous des spectres effrayés par l’idée de retomber indéfiniment dans les trous ensanglantés de ce siècle. L’Inquiétude d’être au monde réagit au risque inverse de voir l’Europe du XXIe siècle combler les trous, consoler les peuples avec «une sédimentation de fictions/ et la prison que nous construisons/ pierre après pierre, dans l’espoir/ de nous libérer du vertige».

Comme les précédents livres de Toledo, celui-ci déborde les genres connus : il est écrit sous forme de vers, évoque Anders Behring Breivik, le tremblement de terre japonais, cite Aimé Césaire et Pascal. Bien plus qu’un essai ou un simple poème, ce pourrait être un discours, puisque le livre a la légèreté – soixante pages en grande partie versifiées – mais aussi la force de la parole prononcée. Après l’avoir lu une première fois au Banquet du livre de Lagrasse, en août 2011, Camille de Toledo le publie aujourd’hui dans un espoir ouvertement politique et poétique, celui « de voir les mots agir sur et dévier l’esprit contemporain de l’Europe ». Il faudrait lire ce livre à haute voix et le faire lire pour comprendre que cette ambition n’est peut-être pas si folle. Et savoir aussi que, cette utopie européenne, Camille de Toledo la poursuit par ailleurs avec l’initiative très concrète de la Société européenne des auteurs, qu’il a créée il y a quelques années et qui entend réunir une communauté d’auteurs et de traducteurs par-delà les langues et les nations.

Le livre commence par une image : le visage d’Anna Magnani dans Mamma Roma de Pasolini. La mère observe son enfant sur un manège, et ne le voit pas disparaître. Pensant qu’il lui a été volé, elle crie son nom, affolée : « Ettore ! Ettore ! » Camille de Toledo figure une inquiétude première, celle de la disparition, l’angoisse de voir les enfants fuir le manège agité du monde. L’inquiétude inverse est celle de ces enfants embarqués sur le manège, orphelins d’une histoire en miettes, dont ils ne peuvent hériter. Dans Vies pøtentielles (2011), Camille de Toledo donne à lire toute une lignée de ce qu’il nomme les « orphelins » du siècle présent : un garçon s’invente un monde de personnages pour survivre ; un homme parle à des murs d’écrans ; une femme se forge une généalogie de déportés juifs… Tous, à leur manière, disent aussi cet « impossible apaisement/ dont nous portons le souvenir ».

Camille de Toledo construit ce nouveau texte comme une généalogie de l’inquiétude, un chant en vers qui avance par à-coups, reprises et reformulations. Les coupures des vers semblent marquer matériellement les césures de l’histoire, inquiétant le rythme de la phrase et des images : cette langue sans repos avance par la mise en concordance d’éclats, d’images-fusées, pour reprendre un terme baudelairien. L’écrivain fait remonter ce récit poétique de l’incertitude du progrès à la Grande Guerre, celle qui a « physiquement tranché», qui a donné naissance à des enfants « à la fois libres et amputés », « gosses d’un savoir fou », « enfants de la dé-mesure ». À sa façon, il poursuit les réflexions de Paul Valéry sur la « crise de l’esprit », quand, en 1919, le poète lançait ce cri si puissant face au désordre mental de l’Europe : « Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. » Camille de Toledo montre combien le tourniquet du réel et du cauchemar n’a pas fini depuis son cycle mortifère. Dernier cauchemar en date : le massacre d’Utøya, île devenue champ de bataille sous les balles « d’un gamin qui se prend pour le diable », qui joue sa partition de « pop-fascism »,c’est-à-dire « une synthèse inédite des fictions américaines/ et des démons européens./ Ou encore : l’histoire monstrueuse de l’Europe/ déportée, puis transformée, puis réimportée à la façon/ du énième tableau d’un jeu de guerre/ hollywoodien ». Le texte de Camille de Toledo est un « Nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes fictionnelles », construites sur un réseau vertigineux de récits, de simulations, à partir de mémoires en lambeaux, de familles éclatées, et de fantasmes d’identité.

L’auteur affronte en effet la réaction politique et philosophique de l’Europe face à ce vertige inquiet. Cette réponse a tenu selon lui dans quelques mots consolateurs, offerts par ceux qu’il appelle les « promettants » : les mots « nations, identités, assurance, médicaments », c’est « l’orgueil fêlé et réarmé dans le cauchemar/ d’une pureté culturelle, entretenue, défendue,/ soutenue par la démagogie quotidienne et la paranoïa ». Inutile de dire que Toledo ne nous donne pas de solution pour nous désinquiéter . S’il y avait une voie à suivre, ce serait d’apprendre à vivre dans ce vertige, vertige des identités, des langues, des fictions, accepter de vivre sans universel, puisque « dans l’entre des langues, there is kein Universel». Camille de Toledo se revendique du « parti de l’entre-des-mots » et retrouve cette idée fixe autour de laquelle tourne toute sa pensée littéraire, celle d’une « école du vertige », qui enseigne à vivre dans un univers de strates de fictions, une pédagogie qui prépare les enfants « au nulle-part où ils sont appelés à vivre :/ Nowhere de las lenguas». « Notre besoin de consolation est impossible à rassasier », écrivait Stig Dagerman. Toledo poursuit : « Il n’y a pas de remède à notre inquiétude. Ne cherchons pas dans le monde la parole, le mot, la figure de consolation. Essayons de nous tenir, dans l’inquiétude, sans nous soumettre. » Quand le messie super-héros frappe à sa porte pour vendre la libération de l’inquiétude, le poète lui offre à boire, dans l’espoir de le saouler une fois pour toutes.

Par Victor Pouchet