Pensée du dimanche 1 janvier 2012


 

En ce premier jour de l’année, vous aimeriez n’entendre de moi que des promesses de succès et de bonheur. Eh bien, non, comme l’existence est une longue chaîne de moments qu’il faut vivre consciemment les uns après les autres, je ne peux vous dire que la vérité : votre bonheur futur est dans le travail de chaque jour. Tous les efforts que vous faites chaque jour s’inscrivent en haut dans le Livre de la Vie. Et grâce à ces efforts, que de bénédictions se préparent pour vous ! Quand vous les recevrez, vous vous demanderez : « Pourquoi tant de cadeaux ? » et il vous sera répondu : « Parce que, par votre travail, vous vous êtes élevé jusqu’aux régions de la lumière, et vous avez aussi apporté la lumière et la paix à des êtres qui étaient dans la détresse et l’obscurité. »Je ne peux rien vous dire de plus. Continuez, marchez sur le chemin de la lumière. Qu’y aura-t-il au bout de ce chemin ? Vous le découvrirez en arrivant, et vous serez ébloui.

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Les hommes sont plutôt câlins, les femmes plutôt sexe. Foutaises | Slate


De l’imprécision des études sur la sexualité humaine.

Un couple s'enlace Sabrina Campagna via Flickr CC License by

Un couple s’enlace Sabrina Campagna via Flickr CC License by

Depuis la fondation du Kinsey Institute (un centre de recherche américain sur la sexualité), les conservateurs ne cessent de l’accuserd’être un instrument de dépravation et de mener des croisades anti-chasteté.Mais voilà que la dernière étude de cet institut est présentée comme un hymne aux valeurs familiales. Selon les médias, cette étude, publiée dans la revue Archives of Sexual Behavior, montre que la promiscuité sexuelle rend triste, que l’engagement rend heureux, et que les hommes préfèrent l’amour et les câlins. Y a-t-il du vrai là-dedans? Observons les chiffres.

1.Les hommes aiment les câlins.C’est ce qui a le plus retenu l’attention des médias. «Les hommes ont davantage besoin de câlins que les femmes», titre par exemple le L.A. Weekly. «Ce sont les mecs qui préfèrent les câlins», affirme de son côté MSNBC. «Les câlins sont la clé des relations heureuses… pour les hommes», souligne encore CBS News.

Je n’en mettrais pas ma main à couper. L’étude n’a pas mesuré les besoins et les aspirations de chacun. Et sur la question des câlins, la différence entre les hommes et les femmes était en fait faible.

Les hommes dont les relations se caractérisaient par un nombre important de bisous et de câlins étaient environ 12% de plus que les autres hommes à se dire heureux dans leur couple (voir le tableau 6). Dave Johns, un de mes collègues de Slate, en est un parfait exemple. Les femmes souvent câlinées et embrassées étaient, elles, 9% de plus que les autres femmes à se dire heureuses dans leur couple.

Si dans les articles qui ont été publiés, il semble y avoir un fossé entre les hommes et les femmes sur cette question du câlin, c’est parce que leurs auteurs combinent dans leur analyse les câlins et les caresses. Ils soulignent que ces deux éléments – que le communiqué de presse de l’institut résume sous le mot «tendresse» -augmentent la probabilité de se dire heureux dans son couple à peu près deux fois plus chez les hommes que chez les femmes.

Mais dans le questionnaire utilisé pour l’étude, les «caresses» relèvent de la sphère sexuelle. On vous demande combien de fois vous avez été sexuellement «touché» et caressé par votre partenaire. (Voir le tableau 1). C’est plus que de la tendresse. Un bisou, ce n’est qu’un bisou, mais une cuisse c’est une cuisse.

D’autre part, alors que dans le questionnaire, les caresses viennent du partenaire de la personne interrogée, le câlin est formulé comme une activité mutuelle: «Mon partenaire et moi nous embrassons et nous câlinons l’un l’autre». Quand les hommes qui se disent heureux dans leur couple câlinent leur partenaire, c’est donc peut-être parfois la conséquence de leur bonheur, pas la cause.

2.Rester longtemps ensemble rend heureux. Selon le communiqué de presse, «plus les personnes interrogées étaient ensemble depuis longtemps, plus elles se disaient heureuses – hommes comme femmes». Les médias en ont quasi tous déduit que les «hommes et les femmes sont d’autant plus heureux dans leur couple qu’ils sont ensemble depuis longtemps». Aucune de ces affirmations n’est strictement vraie. Chez les femmes, le niveau de bonheur moyen décline durant les 15 premières années de la relation et ne commence à remonter qu’à partir de la vingtième année. (Voir la figure 1).

Les enfants pourraient expliquer en partie cela – 90% des couples interrogés en avaient. Mais la question la plus épineuse est: pourquoi, chez les femmes, la courbe du bonheur dans le couple décline pendant 15 ans, mais pas la courbe de la satisfaction sexuelle?

Souvenez-vous que cette étude porte sur les couples. Si votre relation se détériore et que vous vous séparez ou divorcez, vous ne faites plus partie de l’échantillon. A mesure que les couples comme le votre sortent du champ d’étude, la population interrogée devient donc, en moyenne, de plus en plus heureuse.

Observons le tableau des divorcesdu Bureau du recensement américain. Environ 40% des mariages se terminent avant la quarantième année – la moitié de ceux-ci échouent avant la quinzième année, l’autre moitié après. (Voir le tableau 2 du rapport du Bureau du recensement.) Quinze ans, c’est donc grosso modo le moment où le divorce moyen intervient. Et c’est à ce moment que la courbe du bonheur dans le couple commence à remonter pour les femmes.

La courbe de la satisfaction sexuelle est différente. Elle augmente pour les femmes tout au long de leur relation. (Voir la figure 3.)

Mais est-ce parce que les relations sexuelles s’améliorent, comme en a déduit le Los Angeles Times, ou parce que les femmes deviennent plus faciles à satisfaire?

Selon l’étude, une femme a 40% de chances d’être sexuellement satisfaite la première année de sa relation, 86% la quarantième année.

Après 40 ans de mariage, les femmes sont toutes ménopausées. En résumé, les femmes sont donc d’autant plus satisfaites que leur libido diminue et que leur partenaire vieillit. «Il se peut que la satisfaction des femmes augmente avec le temps parce que leurs attentes changent», admet l’auteur qui a coordonné l’étude, Julia Heiman, qui dirige le Kinsey Institute.

3.La promiscuité sexuelle rend malheureux. Les auteurs expliquent que «plus les hommes ont eu de partenaires dans leur vie, moins ils sont susceptibles d’être satisfaits sexuellement». Dans les dents, les coureurs de jupon! «Désolé Charlie Sheen», glousse un journaliste.

Mais cette étude ne concerne ni les hommes célibataires ne les jeunes mariés. Elle porte sur les couples ensemble depuis longtemps.

Les hommes interrogés avaient entre 39 et 70 ans, l’âge médian étant de 55 ans. Il ne s’agissait donc pas d’étudier les hommes dans leur période de chasse, mais leur satisfaction ultérieure, une fois engagés dans une relation, par rapport à leur phase de chasse.

Plus ils étaient heureux à l’époque –plus ils étaient satisfaits sexuellement– moins ils ont de chances d’être satisfaits dans la vie sexuelle monogame dans laquelle ils sont désormais confinés. Est-ce alors un réquisitoire contre la promiscuité sexuelle ou contre la monogamie?

On peut aussi interpréter les choses dans l’autre sens: les hommes qui changent de partenaire se comportent ainsi parce qu’ils sont difficiles à satisfaire. Ils sont donc encore moins satisfaits une fois engagés.

«La recherche de meilleures partenaires ou de meilleures expériences sexuelles peut s’expliquer par un manque de satisfaction», remarque l’auteur. «Mais avoir plus de partenaires peut aussi venir d’exigences différentes, issues d’une plus grand expérience.» Ou, pour le dire moins joliment, des exigences supérieures.

4.Les hommes qui se préoccupent du plaisir de leur partenaire sont plus heureux. Selon les auteurs, «les hommes qui tenaient le plus à ce que leur partenaire atteigne l’orgasme étaient aussi ceux qui se disaient les plus heureux dans leur relation de couple». Mais on n’a pas demandé aux hommes de l’étude si l’orgasme de leur partenaire comptait pour eux. On leur a posé une question légèrement différente: «A quel point le fait que votre partenaire atteigne l’orgasme est-il important lorsque vous avez une relation sexuelle?»

Pour les hommes, qui ont compris qu’il s’agissait d’évaluer l’importance, la réponse était évidente. Tout le monde le sait, vous êtes supposé dire que votre partenaire est importante. Sur une échelle de 1 à 10, où 10 marque l’importance maximum, les femmes ont estimé à 7,96 l’importance de l’orgasme de leur partenaire, les hommes à 8,53. (Voir le tableau 2.)

Pourquoi certains ont-ils donné une évaluation inférieure à 10? Peut-être parce qu’ils estimaient que la satisfaction de leur partenaire n’est pas si importante.

Mais plus probablement parce qu’ils minimisaient l’importance de l’orgasme en général. La décomposition des résultats hommes/femmes confirme cette hypothèse: alors que les femmes étaient moins nombreuses à dire que l’orgasme de leur partenaire était important, elles étaient aussi moins à estimer que leur propre orgasme comptait.

Pourquoi minimiseriez-vous l’importance de l’orgasme? Peut-être parce que votre partenaire éprouve des difficultés à l’atteindre, à cause de l’âge, de la santé ou d’un autre facteur. C’est si le cas, c’est sans doute cette difficulté sous-jacente qui explique que vous êtes moins satisfait de votre relation, pas le fait que vous n’ayez pas donné un «10» à l’importance du plaisir de votre femme.

Le lien de causalité peut aussi être inversé, comme pour les câlins: plus vous êtes heureux avec votre femme, plus vous vous préoccupez de son plaisir.

5.Les hommes veulent de l’amour, les femmes du sexe. «Un sondage montre que les hommes ont besoin de câlins et que les femmes aiment le sexe», titre le magazine Time. «Les hommes cherchent les câlins, les femmes la satisfaction sexuelle»,trouve-t-on du côté du Boston Globe. «La satisfaction sexuelle est plus importante pour les femmes», explique MSNBC.

Mais l’étude ne mesure pas ce que les femmes aiment ou cherchent. Elle mesure leur degré de satisfaction. Plus d’hommes que de femmes s’estiment heureux dans leur couple, alors que plus de femmes que d’hommes se disent satisfaites de leur vie sexuelle. Ce qui ne signifie pas que les femmes accordent plus d’importance au sexe, cela pourrait en fait vouloir dire le contraire.

Explications. Dans des études précédentes, les auteurs avaient conclu que «les hommes se disaient habituellement plus satisfaits par leur vie sexuelle que les femmes, et, ce, peu importe le contexte socioculturel.» Ce que cette étude ne confirme pas.

En quoi est-elle différente? «C’est la première étude internationale sur des individus en couple qui se concentre sur des hommes et des femmes d’âge avancé, ensemble depuis une durée médiane de 25 ans».Bref, les hommes et les femmes interrogés étaient tous engagés dans des relations longue durée.

Supposons qu’en moyenne, les hommes accordent plus d’importance au sexe que les femmes, alors que les femmes accordent plus d’importance à l’amour que les hommes. Célibataires, les hommes auraient donc plus tendance à rechercher le sexe que les femmes, et donc plus tendance à obtenir ce qu’ils veulent. Ils seraient donc plus susceptibles de s’estimer satisfaits sur le plan sexuel.

Mais si nous enfermons ces mêmes hommes et femmes dans des relations exclusives, le résultat est différent. Dans chaque couple, le plus petit dénominateur commun l’emporte. L’homme ne peut avoir plus de sexe que la femme ne veut lui en donner. Celle-ci ne peut avoir plus d’amour que l’homme ne lui en donne.

Résultat: un taux plus élevé de satisfaction sexuelle chez les femmes que chez les hommes, et un niveau de satisfaction de la relation de couple plus élevé chez les hommes que chez les femmes. Alors même que les premières accordent plus d’importance à l’amour et les seconds au sexe.

Chacune des théories que j’ai exposées ici peuvent être remises en cause. Mes interprétations cyniques des chiffres pourraient ne pas résister à un examen approfondi. Mais je pense que l’interprétation toute rose des médias n’y résisterait pas non plus. L’amour et le sexe sont bien trop compliqués. Les hommes et les femmes aussi.

Par William Saletan

Traduit par Aurélie Blondel

Le clitoris


Le clitoris

Le clitoris en fleur, que jalousent les roses,
Aspire sous la robe, à l’invincible amant ;
Silence, vent du soir ! taisez-vous, cœurs moroses !
Un souffle a palpité sous le blanc vêtement.

Béatrix, Héloïse , Eve, Clorinde , Elvire ,
Héroïnes d’amour, prêtresses de l’art pur,
Chercheuses d’infini, cachez-vous de l’azur !

D’astre en astre montez, aux accents de la lyre
Loin des soupirs humains ; plus haut, plus haut encor,
Volez, planez, rêvez parmi les sphères d’or !

Le printemps fait jaillir les effets hors des causes ;
La lune irrite, ô mer ! ton éternel tourment,
Et le désir en flamme ouvre amoureusement
Le clitoris en fleur qui jalouse les roses.

HENRI CANTEL (1869)

Un phallus en argent de 38 cm de long vendu 4 709 € aux enchères !


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Un phallus en argent de 38 cm de long vendu 4 709 € aux enchères !

Phallus de 38 cm, préservatif en boyaux et autres objets érotiques insolites ont été vendus dans une vente aux enchères à l’hôtel Drouot-Richelieu

Une vente aux enchères d’une collection de plus de 900 objets érotiques a récolté 650 000 € lundi. Organisée à l’hôtel Drouot-Richelieu par la maison de vente E.V.E-Leroy, c’est un collectionneur amateur d’objets érotiques qui a décidé de se séparer de ses biens. Parmi les objets insolites récoltant un vif succès, un phallus en argent de 38 cm de long a été acheté pour 4 709 €. Les amateurs d’art érotique anciens ont été gâtés. Un acquéreur s’est offert un préservatif en boyaux datant de l’époque Restauration pour la somme de 4 337 €.

Le record de l’enchère a été réalisée par un dessin érotique à la mine de plomb de Hans Bellmer vendu 27 262 €, soit six fois son estimation.

mcetv.fr

L’amour immobile – Chapitre 2 – (4)


 

L’amour immobile – Chapitre 2 – (4)

by petale

Illustration : Nathalie Picoulet

L’amour immobile – Chapitre 2 – (4)

Le lendemain bien entendu, ils se téléphonèrent et Mimi lui dit ceci :

– Lorsque tu es rentrée tu es devenue livide.
– Ah oui ? à ce point ?
– Je t’ai fait peur ?
– J’ai tout simplement dû m’habituer à ce que je découvrais. Tu m’avais caché par coquetterie certaines choses te concernant.
– J’avais si peur de te perdre si je t’avouais tout. Que tu ne viendrais pas.
– Mais non lui dit elle en souriant, cela ne pouvait pas se faire, avec tant d’assurance dans la voix.

Maddy se posa la question si elle se serait déplacée. Mais en fait elle se dit que non. Elle était amoureuse.

– Non Mimi, je comprends tes peurs, c’est tellement normal.

Elle se souvenait maintenant de lui, de son regard, de ses sourires éclatant qui illuminaient son visage. Elle savait qu’il était resté dans son coeur qu’un grand adolescent ne connaissant rien de l’existence. A son contact, elle-même devenaient aussi une jeune fille.

Maddy ressentait ce sentiment de renaissance de jeunesse, lorsqu’elle était amoureuse. Elle en connaissait tous les chemins de l’amour. Pour elle une catastrophe. Et pourtant elle y plongeait parce que ce n’était que comme cela qu’elle pouvait vivre. L’amour ou du moins l’idée qu’elle en avait était pour elle le vecteur de son existence, le moyen d’avancer, elle qui n’en avait pas reçu de ses parents. Un grand vent de fraîcheur l’envahissait aussi. Elle fit la comparaison avec d’autres rencontres passionnées toutes différentes. La passion elle aimait cela.

Et pourtant il faisait ses griffes d’adolescent sur elle. Il la tournait en bourrique déjà avant cette première rencontre. Rachel lui disait la vérité, le connaissant mieux et étant une amie extérieure à cette autre symbiose en formation.

Maddy pourtant connaissait tous les rouages du danger de ce genre d’échanges et plongeait à deux pieds dans l’engrenage dans lequel ils allaient tomber ensemble.

Deux ultra sensibles, elle aurait dû se méfier. Deux écorchés vifs par la vie, elle aurait dû partir. Mais là impossible de faire une telle chose pour elle. La vie bercée par les élans de son coeur lui avait montré combien elle s’était trompée, mais elle ne regrettait rien, assumant ses mauvais choix. Et là elle recommençait à espérer quelque chose d’autre et s’y engageait à fond.

D’ailleurs elle ne pouvait pas faire autrement. Non pas que c’était fatal, c’était pour elle tout simplement vivre. Un mot merveilleux qu’elle aimait décliner de bien des façons en profitant de l’existence. Après tout elle était célibataire, ne devait rien à personne que de suivre son chemin, celui qu’elle voudrait bien emprunter. Et ce nouvel amour en effet, l’entraînait vers d’étranges chemins.

Les jours s’écoulaient ainsi au rythme de cet amour qui se mettait en place à distance. Elle ne pouvait pas aller lui rendre visite comme elle le souhaitait. Alors elle lui avait suggéré question budget pour elle, d’aller lui rendre visite une fois par mois. Elle lui cachait ses difficultés financières. Il savait qu’elle était au chômage, et elle lui avait dit que prendre le train était cher sans rien dire d’autre. Elle ne lui dit jamais qu’elle épargnait pour ce voyage. Il ne su jamais qu’elle se privait pour aller le voir. Elle était trop fière pour cela.

Elle avait son indépendance même dans les difficultés et souhaitait tout assumer pour elle-même et ne rien devoir à personne, surtout financièrement. Cela avait toujours été sa ligne de conduite principale et elle s’en sortait. Même si pour le moment c’était quelque peu la galère, elle bouclait ses dossiers administratifs les plus importants. Elle se déplaçait tous les jours au Centre d’Aide Sociale pour cela. Elle avait dû ravaler sa fierté pour aller demander de l’aide pour certains papiers, mais elle avait pu le faire et avait ainsi rencontré d’autres personnes dans les mêmes difficultés qu’elle, et bien pire encore. Alors elle se disait qu’elle avait encore de la chance.

Un jour elle demanda à Mimi, ce qu’avait dit son père de cette première visite. Il lui répondit qu’il n’avait pas fait de commentaires. Elle était restée dubitative, et puis comme d’habitude ne pas s’attarder et continuer. Ils se heurtaient souvent par écran interposé ou par téléphone. C’était orageux et elle finissait en sanglotant. Tant de malentendus, de disputes d’amoureux pour des peccadilles, et elle se laissait emporter malgré elle, alors qu’elle avait déjà vécu ce genre de relation explosive précédemment et s’était encourue pour préserver sa santé.
Mais ici elle oscillait entre bonheur, félicité et puis pour elle quelques accrochages qui finiraient bien par s’arranger pensait-elle.

Les visites

C’est ainsi que débuta pour eux deux un début d’échanges oscillant entre amour sublimé, chamailleries et les suites de cette première visite. Elle voulait le meilleur pour lui, et avançait un peu à l’aveuglette dans la vie de tous les jours rythmée par ce budget si serré, la peur de ne pas pouvoir y arriver. Cette rencontre transformait la vie de Maddy, l’embellissait. Elle ne pouvait se confier qu’à Rachel qui les comprenait tous les deux.

Après cette première visite lors de conversations téléphoniques, elle apprit une chose étrange qui devait lui rester dans le coeur pour toujours. Ce qui suit n’en est que l’ébauche, la suite s’avèrera douloureuse. Le père de Mimi aurait fait une allusion assez évasive de ce qu’elle était au chômage et qu’il se méfiait. Maddy se souvenait qu’elle avait été invitée au repas de midi de manière non protocolaire. Elle n’était d’ailleurs pas venue pour cela mais pour découvrir l’homme que Mimi était. Depuis cette visite elle était heureuse, Mimi aussi. Toutefois Papa émettait des réticences déjà. Tout cela nageait dans un vague on ne peut plus flou. Il aurait fait allusion au repas offert, alors que Maddy n’était pas arrivée les mains vides.

Déjà il était question de se revoir le plus vite possible. Maddy devait annoncer à Mimi qu’hélas elle ne pourrait pas lui rendre visite comme elle le souhaitait. Il fallait qu’elle épargne. Ce fut dit sans aucune arrière-pensée. Et c’est ainsi que cela se déroula. Cependant Mimi souhaitait l’aider, mais il ne se rendait pas compte, même en habitant avec papa, que pour lui rien n’était simple. Il rêvait et entraînait dans son univers Maddy qui y plongeait, buvant ses paroles, mais en restant prudente.

Elle se rendait très bien compte de ce qui se passait, mais pas au point qu’elle aurait pu imaginer du moins ce qui lui serait reporté par la suite de la bouche de Mimi même.

Ce dernier lui parlait parfois de sexualité. Elle l’écoutait ne sachant comme en parler avec lui, du moins en ce qui le concerne. Elle avait appris que de ce côté là il n’était pas rester invalide, c’était tout. Elle se disait coquinement que c’était tant mieux pour lui si il pouvait ressentir quelque chose dans le bas de son ventre et avoir au moins ce plaisir là dans l’existence en plus des petits autres plaisirs aussi infimes soient-ils.
Il lui racontait que des infirmières ou assistantes familiales, aidantes aux handicapés venaient parler de sexualité à ces personnes alitées ayant des désirs comme n’importe quel autre être humain. Il dit aussi à Maddy que grâce à son bras valide il pouvait donner du plaisir et qu’il l’avait fait avec son ex-amie.

Maddy pouvait parler de sexualité librement. Là elle se sentait quelque peu à l’étroit dans les mots à utiliser et essayait de rester la plus naturelle du monde. Jamais ne lui venait l’idée qu’il était invalide, allongé. Elle le considérait étrangement comme un être totalement normal, et échangeait avec lui comme s’il n’était pas allongé et immobilisé par ce terrible tuyau dans la gorge.

Il savait s’y prendre le bougre pour susciter les questions qu’il se posait quant à sa sexualité lui demandant si elle accepterait de recevoir de ses caresses. Ah ! cette conversation n’eut pas lieu du jour au lendemain, ce fut au gré des jours et des échanges par internet. Par micro, impossible papa était là, ils manquaient tous les deux de la plus stricte intimité élémentaire pour en parler. Et ce sujet, ils préféraient tous les deux l’aborder de vive voix, c’était trop important.

… A suivre …

Lamartine, toujours d’actualité, au cœur de « La question d’Orient » | Culture Liban | L’Orient-Le Jour


Culture

Vient de paraître

Lamartine, toujours d’actualité, au cœur de « La question d’Orient »

Par Edgar DAVIDIAN | samedi, décembre 31, 2011

Un livre qui jette un éclairage neuf, sans qu’il soit vraiment méconnu, de Lamartine, galérien des lettres. Sous le titre « La question d’Orient » (éditeur André Versaille, 405 pages), Sophie Basch et Henry Laurens ont groupé les articles et discours politiques de l’auteur de « La chute d’un ange ». Un document intéressant, loin de toute poésie ou romantisme, mais avec une élégance littéraire extrême, même si elle est caduque, pour parler du processus de modernisation des sociétés orientales. Un sujet toujours d’une brûlante actualité.

Sophie Basch, professeur de littérature française à la Sorbonne, et Henry Laurens, professeur d’histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France, ont entrepris de ressusciter la voix de Lamartine. Celle d’un brillant orateur et d’un homme politique chevronné, mais que le commun des mortels et la plupart des lecteurs connaissent davantage pour le lyrisme de ses poésies et la luxuriance de sa prose musicale, fleurie, dentelée.
Avec Volney, Nerval, Delacroix, Chassériau, Chateaubriand, Flaubert et Loti, Alphonse de Lamartine a subi l’appel de l’exotisme oriental et fut un des pionniers d’un mouvement littéraire (ou pictural) venu, entre sable et soleil, quêter inspiration, volupté, couleurs et images nouvelles.
Poète, romancier, dramaturge (même si la postérité ne se rappelle plus ses levers de rideaux), prosateur, Lamartine, écrivain prolifique, fut aussi une figure de proue du romantisme en France, tout en assumant des fonctions de député et de conseiller général et municipal.
De ses obédiences royalistes, il glisse vers le républicanisme. Et son regard, après un long voyage en Orient, lui qui croyait au progrès et écrivait pour l’harmonie et la paix, ne pouvait rester indifférent devant une région qui se devait de secouer le joug de la servitude de l’Empire ottoman qui devint, d’ailleurs, la cible préférée de sa plume incisive et acérée. Politiquement, bien entendu! Car pour les harpes du cœur et les épanchements passionnels, le registre a des tonalités et des effusions bien plus lyriques et différentes.
Hanté depuis 1821 par le projet d’une grande épopée, en prise déjà avec la rédaction de eJocelyne, Lamartine entreprend un voyage aux lieux saints afin de raffermir sa foi et enrichir son inspiration épique. De la Grèce au Liban (les cèdres et une rue portant son nom à Mar Mikhaël à Beyrouth en témoignent), en passant par le Saint Sépulcre, l’Orient est sujet d’observation, de narration, d’analyse, de commentaire, d’étude. Souvenirs, impressions, pensées et paysages remplissent les pages et se fondent dans l’encre d’une plume qui n’en finit pas de crisser.
Mais le présent volume réunit tous les discours et articles relatifs à la «question d’Orient» qui a monopolisé toute l’attention du XIXe siècle. Acteur de la vie politique française, certes, mais Lamartine est aussi un poète qui ne saurait être hors de la Cité, et son horizon ne s’est pas arrêté à l’Hexagone. Le Voyage en Orient reste au cœur de ses préoccupations politiques et reflète son combat pour le démembrement de l’Empire ottoman dont un retentissant discours a inauguré sa carrière de député. Mais, curieusement, ce combat qui a duré plus de trente ans n’est pas sans mea culpa spectaculaires et revirements courageux. En avouant, sans ambages et avec une pompe cicéronienne, erreurs de parcours et jugements.
À peu près deux siècles plus tard, en ce printemps arabe si chaud, si turbulent, si porté à jeter aux orties toutes les tutelles, le poète aurait sans doute son mot à dire. Prémonitoires ces discours où la liberté est si ardemment appelée, si clairement désignée, si farouchement défendue? Et dire que l’Algérie, les maronites et la Syrie figuraient déjà en bonne place.
Loin de la sensiblerie de la bleuette de Graziella, loin des récriminations de Géthsémani après la mort de sa fille, loin des œuvres historiques alimentaires après la vente du domaine de Milly, loin des poèmes d’amour poitrinaire au bord d’un lac, on retrouve dans ces textes, virulents et érudits, un Lamartine surprenant de poigne et d’autorité. Il use toujours le verbe avec brio et virtuosité, mais ici sans lamento ni larmes. Il en use cette fois sans emphase émotive, pour donner vie à un orateur doublé d’un chroniqueur politique avisé.

Le Respect SVP‏


Va-t-il falloir qu’on se cache, si nous voulons prier?

On nous a demandé d’enlever les crucifix dans nos écoles, on aimerait bien aussi nous interdire de décorer pour Noel. Un sapin pour moi c’est un sapin. On a dévêtu nos prêtres et nos nonnes! On nous brime de nos droits dans notre pays et regardons ceux qui nous entourent! Des boudins de chaque côté de la tête, des hommes avec des grandes robes, des femmes voilées, des turbans, des kirpans ect….

Et nous, on ne peut plus passer la tondeuse à cause de nos voisins juifs qui fêtent leur Nouvel An! Vont-ils dire que nous sommes racistes, en plus?

 

 

 

Le Respect S.V.P.

Merci à cet homme loyal et de bonne volonté

Un homme, comme le maire de Saguenay au Québec,

ne craint pas de dire ce qu’il pense.

Priez si vous voulez!»

Amis, c’est cette année que nous RE-prenons en main Notre Chez-Nous !
********* SoyonsPrêts*********

Lisez-le et faites-le suivre chaque fois que vous le recevez ..
Nous ne pouvons pas renoncer à cet objectif.

Je ne crois pas au Père Noël, mais je ne poursuivrai pas quelqu’un pour avoir chanté une chanson Ho-Ho-Ho en Décembre.

Je ne suis pas d’accord avec Darwin, mais je ne suis pas sorti de la classe et je n’ai pas engagé un avocat quand mon professeur nous a enseigné sa «théorie de l’évolution.»

La vie, la liberté ou votre quête du bonheur ne sera pas compromise de quelque façon que ce soit si quelqu’un dit une prière de 30 secondes avant une réunion du conseil municipal.
Alors, où est le problème?

Ce n’est pas comme si quelqu’un lisait toute la Bible. Ils parlent simplement à un Dieu en qui ils croient et lui demandent de leur accorder la sagesse nécessaire pour prendre les bonnes décisions.

«Mais c’est une prière chrétienne,» diront certains.

«Oui, mais nous sommes chez-nous, dans un pays fondé sur des principes chrétiens. Presque tous nos ancêtres ont été baptisés et éduqués dans cette religion.
Que voulez-vous de nos délégués ?

Qu’ils chantent Hare Krishna?»

Si j’allais à une réunion publique à Jérusalem,
Je m’attendrais à entendre une prière juive.

Si j’allais à un match de football à Bagdad,
Je m’attendrais à entendre une prière musulmane.

Si j’allais à un match de ping-pong en Chine,
Je m’attendrais à entendre quelqu’un prier Bouddha.

 

Et je ne serais pas offensé. Cela ne me dérangerait pas du tout.

Quand on est à Rome …..On vit comme les Romains!

Mais que veulent tous ces gens?

Pourquoi nous harassent-ils ?


Personne ne leur demande d’être baptisés. Nous n’allons pas leur passer la quête. Gardons notre sens de l’humour. «Si c’est trop vous demander, d’écouter 30 secondes de prière, portez un baladeur ou une paire de bouchons dans les oreilles. Allez aux toilettes. Ou, simplement, exercez votre droit de quitter la place !

Malheureusement, un ou deux appelleront leur avocat.
Un ou deux diront à des milliers ce qu’ils peuvent et ne peuvent pas faire.

Je ne crois pas qu’une courte prière au début d’une réunion publique secoue les fondations du monde .
Nos tribunaux nous dépouillent peu à peu de tous nos droits.
Nos parents et nos grands-parents nous ont appris à prier avant de manger, à prier avant d’aller dormir.
Notre Bible nous dit «priez sans cesse».
Maintenant, une poignée de personnes et leurs avocats nous disent de cesser de prier.
Allons-nous les laisser faire ?


« Seigneur, aidez-nous. »

La majorité a trop longtemps gardé le silence.

Il est temps de dire à ces deux ou trois qui crient assez fort pour être entendu que la grande majorité ne se soucie plus de ce qu’ils veulent!

Il est temps que la majorité reprenne sa place et soit respectée!
Il est temps de leur dire: «Vous n’avez pas à prier »

« Vous n’avez pas à croire en Dieu ou à assister à des services qui l’honorent. »

C’est votre droit, et nous respecterons votre droit;


Mais bon sang, ne nous privez pas de nos droits.
Dieu nous les a donnés, nous vous demandons de les respecter.

Que Dieu nous bénisse tous et toutes …

Faisons de 2012, l’année où la majorité silencieuse sera entendue.

Reprenons Dieu comme fondation de nos familles et de nos institutions.


Continuons à regarder vers l’avenir avec espoir.


SI VOUS SUPPRIMEZ CE MESSAGE

Cela contribuera à nous garder dans le pétrin où nous sommes, car nous avons choisi de laisser tout cela arriver sans rien dire !