Cheetah, le singe ami de Tarzan, est mort à 80 ans | Slate


Cheetaz entre Johny Weissmuller et Maureen O'Sullivan dans le film Tarzan l'homme singe, en 1932.

Le célèbre singe comique Cheetah, compagnon de Tarzan interprété à l’écran par le champion olympique de piscine Johny Weissmuller, vient de mourir le samedi 24 décembre à l’âge très avancé de 80 ans, rapporte l’agence de presse américaine Associated Press, relayée par le site d’information Salon. Ce chimpanzé, né en 1932, a vécu plus du double de l’âge moyen des animaux de la même espèce.

Vingt-sept ans après son partenaire dans Tarzan et sa compagne (1934), Cheetah est décédé d’une insuffisance rénale en Floride dans la réserve pour primates Suncoast de Palm Harbor où il passait sa «retraite».Selon Debbie Cobb, la directrice de la réserve, Cheetah, singe toujours très ouvert, aimait «peindre avec les doigts» et regarder les gens rire.

Imaginées par l’écrivain américain Edgar Rice Burroughs, les multiples aventures de Tarzan, l’homme élevé dans la jungle par une tribu de orangs, font parties des œuvres de fiction les plus connues au monde.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=6Ml6-P0LruU&w=420&h=315]
Photo: Cheetaz entre Johny Weissmuller et Maureen O’Sullivan dans le film Tarzan l’homme singe, en 1932.

2011, année insolite !


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2011, année insolite !

L’année a débuté avec des pluies d’oiseaux qui tombent du ciel et se conclut avec la découverte «scientifique» d’une cure miracle pour soigner la gueule de bois. L’univers parallèle de l’insolite a été riche en nouvelles étranges, en bizarreries divertissantes et en phénomènes farfelus. Voici, triées sur le volet, 10 nouvelles qui ont marqué l’actualité insolite de 2011.

1. Une pluie de Doritos pour des funérailles croustillantes

Le 1er octobre, le créateur des Doritos, Archibald West, mort à 97 ans, a été inhumé avec quelques-uns des triangles salés qu’il a créés.

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2. Le planking s’étend

Les Australiens ont déclaré le 25 mai «Journée internationale du planking», nouvelle activité parfaitement inutile qui consiste à s’allonger face au sol, droit comme un piquet, avec les orteils pointés et les bras le long du corps. Hélas, cette nouvelle tendance a fait une première victime: un homme de 20 ans est tombé d’un septième étage, lors d’une séance de planking sur un balcon de Brisbane.

3. Un homme cache des homards dans son short

En septembre, un résidant du sud du Mississippi a été accusé d’avoir essayé de sortir d’une épicerie sans payer pour les produits qu’il avait cachés dans son short, dont deux homards vivants.

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4. Hangover Helpers: la découverte du siècle?

En décembre, la société Hangover Helpers, créée par deux jeunes diplômés américains, annonçait sa découverte d’une cure pour aider les victimes de la gueule de bois. Pour une poignée de dollars par personne, ils se proposent de livrer des burritos et des boissons énergisantes pour faire passer le mal de tête et apaiser les estomacs. Ils débarrassent aussi les chambres d’étudiants des morceaux de verre, bouteilles vides et autres traces laissées par les invités.

5. Fausse alerte à la «banane carnivore» au Mozambique

Une fausse alerte à la «banane carnivore» a fait plonger les ventes sur les marchés du Mozambique et obligé le ministère de la Santé à diffuser un message rassurant à la télévision nationale. «Les travaux menés par les ministères de l’Agriculture, de la Santé, du Commerce et de l’Industrie permettent de conclure qu’aucune banane contaminée n’est entrée sur le territoire», ont indiqué les autorités.

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6. Il pleut des oiseaux

Au début de l’année, des milliers d’oiseaux sont tombés du ciel, dans le sud des États-Unis. Quelques jours plus tard, la découvert de 50 à 100 oiseaux dans une petite ville du sud-ouest de la Suède a lancé des rumeurs folles sur les causes de cette hécatombe… pas si exceptionnelle que ça, semble-t-il finalement.

7. Un orignal ivre coincé dans un pommier

En septembre, un Suédois a eu la surprise de découvrir un orignal apparemment ivre pris dans un pommier. L’animal totalement confus aurait mangé des pommes fermentées, ce qui expliquait son état.

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8. Un fromage à 100$ la tranche

En novembre, un fromager britannique a commercialisé un bleu de Stilton à la feuille d’or comestible et aux pétales de Schnapps à la cannelle et à l’or véritable, vendu à 993$ le kilo. Ce fromage offert en quantité limitée pendant le temps des Fêtes est le plus cher du Royaume-Uni.

9. Poisson d’avril de WestJet

Le 1er avril, WestJet annonçait son intention d’implanter un moyen révolutionnaire pour réduire ses dépenses en carburant: afin d’alléger ses appareils, le transporteur allait ajouter de l’hélium dans la cabine par le système de ventilation. Il s’agissait évidemment d’un poisson d’avril.

10. Un étudiant entre dans un McDo et se fait à manger

Dans une nuit de novembre, un étudiant a pénétré dans un McDo d’une petite ville de l’Iowa et s’est préparé tranquillement à manger. L’homme qui s’est fait un steak et des frites s’est rendu lui même à la police, après avoir vu des images de son larcin passer à la télé locale.

Sylvie St-Jacques

(La Presse/cyberpresse.ca)

Elle se fait tatouer le nom d’un rappeur sur… le front


elle-se-fait-tatouer.jpgElle se fait tatouer le nom d’un rappeur sur… le front

En hommage à son rappeur favori, le canadien Drake, une jeune femme s’est fait tatouer « DRAKE » sur tout son front. Le réveil a été difficile…

Tu t’es vue quand t’as bu ? Version tatouage cette fois. Une jeune femme, visiblement sous l’emprise de la drogue, s’est fait tatouer le nom de son rappeur préféré pour lui rendre hommage.

Pour faciliter le travail de Kevin Campbell, le tatoueur, la jeune femme s’est rasée les sourcils et a coupé ses cheveux au ras du crane. L’artiste a assuré que la fan est arrivée dans son studio avec au préalable une idée très précise du style de police qu’elle voulait. Selon lui, elle aurait eu l’air d’être sûre de son choix, jusque vers la fin du tatouage, où elle aurait peu à peu perdu son enthousiasme. L’effet des drogues s’estompant.

Même si le nom de la fan n’a pas été communiqué, nul doute qu’elle ne passera plus inaperçue…

mcetv.fr

Insolite : 4 000 oiseaux s’écrasent sur un parking


Insolite : 4 000 oiseaux s’écrasent sur un parking

Le 24 décembre 2011 à 13:00

Surprise dans une ville de l’Utah, où près de 4 000 oiseaux se sont écrasés contre un parking

Près de 4 000 oiseaux ont été retrouvés mort dans un parking a Cedar City (Utah). Ces grèbes migraient en direction du Mexique afin de passer l’hiver, sans jamais arriver à destination. En effet, les oiseaux ont été victime d’une malheureuse méprise à cause du parking d’une grande surface Wal-Mart. « Ils ont été plus de 4000 volatiles à piquer et à s’éclater le bec à 56 km/h contre ce parking » raconte le site fluctuanet.fr.

La raison? Les oiseaux ont confondu la surface du parking avec celle d’un lac. Un membre du département en charge de l’environnement pour l’Etat de l’Utah, Teresa Griffin explique que la météorologie est à l’origine de ce carnage : « les nuages sombres au-dessus des lumières de la ville lui ont donné (au parking, ndlr) l’apparence d’un cours d’eau idéal : assez plane pour atterrir et où se reposer ». Ce type de cas ne serait pas arrivé depuis une quinzaine d’années.

La plus petite femme du monde mesure 62,8 cm !


plus_petite_femme_du_monde-.jpgLa plus petite femme du monde mesure 62,8 cm !

Jyoti Amge est une Indienne tout juste âgée de 18 ans, une lycéenne. Comme les autres ? Pas tout à fait ! Elle vient d’être inscrite au Guinness des Records en tant que plus petite femme du monde.

Et pour cause : elle ne mesure que 62,8 cm.

« Elle mesure 62,8 centimètres. Elle a été mesurée trois fois au cours des dernières 24 heures, car la taille peut légèrement varier au cours d’une journée », a expliqué une personne chargée de vérifier les opérations.

Jyoti Amge a été mesurée debout et couchée, et une moyenne a été établie pour inscrire une taille précise dans le Guinness.

Comment expliquer cette petite taille (celle d’un bébé de 4 mois environ) ?

La jeune Indienne souffre d’achondroplasie, une maladie des os très rare.

A n’en pas douter, un record qui n’est pas près de tomber.

par Shun-rei

miwim.fr

Déodorants à l’aluminium : jamais sur peau lésée


mardi 22 novembre 2011

 

Les autorités sanitaires déconseillent l’utilisation des déodorants contenant des sels d’aluminium sur peau lésée, en raison des risques osseux, hépatiques, rénaux et neurotoxiques.

Les déos aux sels d'aluminium déconseillés

 

Elle recommande par ailleurs aux industriels de limiter à 0,6 % la teneur en aluminium de ces produits. Elle exclut en revanche tout risque de cancer.

Ces recommandations de l’Afssaps sont le résultat d’une auto-saisine de l’agence sanitaire décidée après qu’un rapport sur les risques liés à une exposition à l’aluminium eut souligné « le manque de données pertinentes quant à l’absorption cutanée de l’aluminium contenu dans les produits cosmétiques« .

On sait que l’exposition chronique à l’aluminium par voie parentérale (intraveineuse) a des effets toxiques chez les insuffisants chroniques sous dialyse et les prématurés alimentés par sonde, chez qui elle provoque une neurotoxicité, une atteinte osseuse ou une anémie. Mais on ignore le devenir de l’aluminium après exposition par voie cutanée.

L’Afssaps a donc analysé les résultats d’une étude in vitro menée sur peau humaine par les industriels du secteur cosmétique et d’une synthèse des données toxicologiques issues d’un avis émis en 2008 par l’Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments (EFSA). Il apparaît qu’une peau normale exposée quotidiennement à un antitranspirant contenant 20 % de chlorhydrate d’aluminium (soit 2,5 % d’aluminium) en absorbe 0,5 % ; un taux qui s’élève à 18 % lorsque la peau est lésée, par une microcoupure de rasage par exemple.

Par ailleurs, « des cas d’irritations cutanées liés à des produits cosmétiques contenant des composés chlorés de l’aluminium ont été rapportés chez l’Homme« , souligne l’Afssaps pour qui « des données complémentaires seraient nécessaires« .

L’agence sanitaire souligne en revanche que « les données épidémiologiques ne permettent pas d’établir un lien concluant entre l’exposition cutanée à l’aluminium et l’apparition d’un cancer.« 

Sur la base de ces résultats, elle recommande donc de :

– Restreindre la concentration d’aluminium dans les produits antitranspirants ou déodorants à 0,6 %,

– Ne pas utiliser les produits cosmétiques contenant de l’aluminium sur peau lésée. Elle estime nécessaire d’informer le consommateur à ce sujet.

Amélie Pelletier

Source

Évaluation du risque lié à l’utilisation de l’aluminium dans les produits cosmétiques. Rapport d’expertise – 17 novembre 2011 (téléchargeable sur le site de l’Afssaps).

Qui est le chef ici ? Mmm ?!


images drôles Chacun son tour pour les cadeaux

by P@T

J’aimerai remettre au goût du jour une petite blague que j’ai reçu il y a quelques années par une collègue de travail… (retrouvée sur ce blog). Comme vous pourrez l’imaginer, cette histoire amusante s’applique un peu partout dès qu’il y a une organisation diverse, mais pas d’offense pour mes amis dirigeants ! C’est un moyen de rigoler de certaines aberrations… 🙂

Bien qu’elle se base sur le système de fonctionnement du corps humain, j’appellerai cette histoire

Commandant à tout prix

Quand le corps humain fut créé :

Le CERVEAU disait : « Puisque je contrôle tout et que je pense pour tout le monde je devrais être le chef. »
Les PIEDS disaient : « Puisque nous transportons le corps là ou il le désire et lui permettons aussi de faire ce que veut le cerveau, nous devrions être le chef. »
Les MAINS disaient : « Puisque nous faisons tout le travail et que nous gagnons de l’argent pour entretenir le corps, nous devrions être le chef. »

Et ainsi de suite pour le COEUR, les YEUX , les OREILLES et les POUMONS.

Ensuite le TROU DU CUL se fit entendre et demanda à être le chef.
Les autres parties du corps éclatèrent de rire à l’idée que le TROU DU CUL puisse être le chef.

Le TROU DU CUL se mit en colère.
Il se referma sur lui-même et refusa de fonctionner.
Bientôt le CERVEAU devint fiévreux, les YEUX se croisèrent et devinrent vitreux, les PIEDS trop faibles pour marcher, les MAINS pendaient sans force et le COEUR et les POUMONS luttaient pour survivre.

Ainsi tous supplièrent le CERVEAU de se laisser fléchir et de permettre au TROU DU CUL d’être le chef.

AINSI FUT FAIT. Toutes les parties du corps faisaient leur travail tandis que le TROU DU CUL dirigeait tout le monde et s’occupait principalement de la merde comme tout chef digne de ce nom.

MORALITÉ :

Il est nullement nécessaire d’être un cerveau pour devenir CHEF…
Un simple TROU DU CUL d’ailleurs a nettement plus de chances.
REGARDEZ AUTOUR DE VOUS POUR EN ÊTRE CONVAINCU.

Bonne journée 😉

Pensée du jeudi 29 décembre 2011.


« Nous travaillons pour l’avènement du Royaume de Dieu, nous travaillons pour l’avènement de la fraternité parmi les humains, mais en même temps nous ne devons pas nous faire d’illusions : nous aurons encore beaucoup d’obstacles à affronter, et chaque fois ce doit être pour nous l’occasion de manifester des qualités dont, dans des circonstances plus favorables, nous n’aurions pas pu faire preuve. Oui, regardez : chaque fois que les puissances du mal se sont déchaînées, des êtres se sont levés pour faire entendre la voix de la justice et du bien, en trouvant en eux-mêmes des ressources insoupçonnées. Ce sont les obstacles qui nous poussent à lutter, à faire des efforts : ils nous obligent à nous montrer plus courageux, plus décidés que nous ne croyions en être capables. Vous dites que c’est difficile. Évidemment, mais c’est la seule manière intelligente de réagir. Alors, au lieu de se plaindre et de se révolter, il faut dire : « Merci Seigneur, grâce à ces difficultés je me fortifierai, je me dépasserai. » Et quelle joie de remporter des victoires que nous n’aurions pas osé espérer ! » Omraam Mikhaël Aïvanhov  

Le printemps arabe va-t-il se retourner contre les femmes ? | Rue89


Claire Le Nestour
étudiante en journalisme

Mis à jourle mardi 27 décembre 2011 à 12h55

Article mis à jour suite au jugement de la Cour du Caire ordonnant l’arrêt des tests de virginité sur les femmes détenues.

Les « tests de virginité » pratiqués par les militaires egyptiens sont désormais interdits. C’est grâce à Samira Ibrahim Mohammed, 25 ans, que la Cour d’Etat a rendu ce jugement ce 27 décembre. La jeune femme avait voulu porter plainte pour elle et « toutes les Egyptiennes ».

Le 9 mars, elle a été arrêtée sur la place Tahrir avec dix-sept autres militantes. Accusée de vandalisme et d’insultes à un représentant de l’ordre, Samira a été torturée par les militaires. Elle a été électrocutée, humiliée et les officiers lui ont fait passer un test de virginité. L’ONG Human Rights Watch a recueilli son témoignage.

Le 20 décembre, elle faisait partie des quelques 2 000 femmes rassemblées sur la place Tahrir pour dénoncer les violences perpétrées par le pouvoir militaire.

Elles ont notamment réagi à la vidéo qui a ému la communauté internationale : on y voit une femme voilée, deshabillée, frappée et trainée sur la chaussée par des soldats.

Manifestation des femmes

Le 20 décembre (en anglais)

Dans un communiqué publié quelques heures après la manifestation, l’armée a assuré qu’elle prendrait « toutes les mesures légales pour que les responsables de ces atteintes rendent des comptes ». Mais certains remettent en cause la véracité des images.

« La révolution ne fait que commencer »

Le 10 décembre, trois militantes ont reçu le prix Nobel de la paix : la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, sa compatriote Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakkul Karman, figure de proue du printemps arabe.

Elles sont nombreuses à s’être mobilisées au cours des manifestations. Mais près d’un an après le début des révoltes arabes, la condition de la femme est au centre des interrogations.

Au Yémen, pour deux femmes qui témoignent dans un article de La Croix, :

« La révolution ne fait que commencer, elle va durer des années »

Elles rêvent encore d’aller boire un café ou de pouvoir courir dans la rue sans s’attirer les railleries des passants.

Au Maghreb, les craintes d’une dégradation de la condition des femmes sont renforcées par les victoires des partis islamistes aux récentes élections en Tunisie et en Egypte.

En Egypte, aucune femme n’a été intégrée dans le comité nommé en février pour amender la constitution. Les autorités militaires égyptiennes ont imposé à l’ensemble des partis politiques de proposer au minimum une candidate sur leurs listes.

Mais ils n’exigent pas que les femmes soient bien placées. La participation des femmes a la vie politique n’est donc pas garantie.

« Respecte ma prière, respecte ma bière »

A Tunis, la faculté des lettres de la Manouba est devenue l’emblème de l’opposition entre laïques et salafistes. Des islamistes ont fait le siège de l’université début décembre. Ils revendiquent la création d’une salle de prières dans l’université, et l’autorisation du port du niqab pour les étudiantes.

Fadila Laouani, interrogée par l’AFP, rétorque :

« On ne va pas engager des fonctionnaires pour regarder le visage des filles à l’entrée de chaque salle de classe. Pas question d’accepter le niqab. »

A Tunis, deux enseignantes ont été molestées par des élèves, leurs tenues vestimentaires étant jugées indécentes. Des faits similaires ont été recensés dans d’autres universités.

Chaïma et Rima, étudiantes à Gamès, interviewées par Le Point, ont protesté avec une pancarte :

« Respecte ma prière, respecte ma bière, respecte mon voile, respecte ce que je dévoile. »

L’arrivée des islamistes pourrait mettre en péril le statut des femmes dans la société tunisienne, en partie acquise grâce à Habib Bourguiba. Peu de temps après son arrivée au pouvoir en 1956, le père de l’indépendance et chantre de la laïcité a proclamé le code du statut personnel, un ensemble de lois progressistes qui abroge la polygamie, la répudiation et légalise le divorce.

Le féminisme, combat trop occidental ?

Pour Maryam Alkhawaja militante des droits de l’homme au Bahrein, interrogée par le Huffington Post, un « sentiment anti-Occident » empêchera le féminisme de se diffuser au Moyen-Orient :

« Nous devons être capable de créer un mouvement propre à nos sociétés qui dit que les femmes sont égales aux hommes. Ce sera plus difficile si c’est perçu comme une notion occidentale importée et imposée aux habitants du Moyen-Orient. »

Amnesty International a publié une tribune sur son site dans laquelle ils dénoncent des changements qui tardent à venir :

Peut-être ne devrions-nous plus être surpris par la lenteur avec laquelle sont concrétisées les promesses concernant les femmes dans les situations de conflit.

Même lorsque l’on parle des viols commis en temps de guerre, sans doute la question relative aux droits des femmes prêtant le moins à controverse, la communauté internationale et les Etats, à titre individuel, traînent des pieds.

Beaucoup prennent l’exemple de l’Iran pour émettre des doutes sur les bienfaits, pour les femmes, du Printemps arabe. Le droit de vote a été accordée aux femmes en 1963, mais le renversement du Shah a laissé place à une stricte réglementation du statut des femmes.

Clients de prostituées : la rue, leur « jardin secret » | Rue69


Léa Lescure
Journaliste

A fléau complexe, solution simpliste ? La pénalisation de tous les clients est présentée par ses défenseurs comme un moyen de lutter contre la prostitution forcée, celles des réseaux dont sont principalement victimes les étrangères.

La prostitution de rue est la première visée par la proposition de loi. Après les bars à hôtesses et les peep-shows, écoutons ceux qui font la prostitution de la rue.

En accord avec les personnes interrogées, aucun tarif n’est indiqué afin de ne pas donner de références aux souteneurs en herbe.

Le proxénétisme, des chiffres au terrain

Côté loi, c’est l’embrouillamini. A l’Assemblée nationale, une majorité de députés de gauche et de droite défendent une « position abolitionniste » – venir à bout de la prostitution – sans aller jusqu’à pénaliser l’acte, chacun pouvant disposer de son corps : la prostitution n’est pas illégale, contrairement au proxénétisme et au racolage.

Samantha, 29 ans, travaille sur le boulevard des Maréchaux. Elle résume :

« Ton propriétaire, ton colocataire, ton petit ami, un copain qui t’héberge voire qui te donne des préservatifs en connaissance de cause : tous sont des macs potentiels aux yeux de la loi. »

Entre les personnes visées par la définition légale du proxénétisme et les « vrais » souteneurs et réseaux, les travailleurs et travailleuses du bitume font la différence et s’organisent. Chloé, 30 ans dont deux à la Porte Dauphine, raconte :

« Au début chacune conquiert son territoire, et les filles se testent en s’envoyant des clients. Deux conditions sont non-négociables pour être acceptées : ne pas être sont “sous proxo”, et toujours utiliser des capotes. »

Au bois de Vincennes, Marylise, 49 ans, confirme :

« Il y a une hiérarchie : tu travailles en camionnette ou debout, sur les routes les plus visibles ou dans les arbres.

On renvoie les filles exploitées le plus loin possible : on ne veut pas de ça, et elles cassent les prix parce que leurs macs les obligent à ramener une certaine somme. »

« Les proxos font tout pour les isoler »

Les filles des réseaux de traite proposent les tarifs les moins chers. Mais, selon Pascal, 37 ans, client de Samantha, l’argument économique ne peut pas être le seul attrait :

« Les filles qui sont là contre leur gré, que ce soit sous l’emprise d’un réseau, de la drogue, d’une “mama” ou d’un homme, ça se sent et ça sent le glauque. Leurs clients sont des prédateurs. Comme les policiers, ils savent où les trouver. »

Camerounaises de Marcadet-Poissoniers, Roumaines des arrêts de bus du XIXe… : impossible de discuter avec les filles de ces réseaux. Et au sein de la communauté ? Chloé déplore :

« Une fois que tu les as approchées, les proxos font tout pour les isoler. Alors que dans la rue, il y a une transmission des savoirs sécuritaires et sanitaires. »

Au bois de Boulogne, Samira, 24 ans :

« Les seuls qui peuvent vraiment entrer en contact avec les putes soutenues, ce sont la BRP [brigade de répression du proxénétisme, ndlr] et quelques associations. Avec la pénalisation, elles se cacheront encore plus et ça compliquera la tâche au Bus des femmes pour les trouver et les aider. »

La rue, fantasmes et réalité

La prostitution de rue est particulièrement stigmatisée. Pourtant, Chloé préfère ce cadre :

« Entre les caméras de surveillance, les autres filles et les agents du RER, je me sens en sécurité.

Les escorts sur Internet se déplacent dans des appartements sans savoir qui et combien de personnes les attendent : tout le monde peut se cacher derrière un ordinateur ou un téléphone. Ici on se voit, on se parle, je refuse ceux que je ne sens pas. »

Dans la camionnette de Marylise, j’évoque la cinquantenaire qui travaillait au pied de l’immeuble de mon enfance. Au cœur de la vie de quartier, elle assumait à l’occasion les fonctions de nounou, concierge et messagère. Sa présence constante rassurait les parents quand l’école finissait tard.

Marylise commente :

»Il y a encore des accords tacites avec les riverains. Mais comme on est reléguées en masse et loin du centre, ils ont changé.

Au bois, on ne travaille pas les après-midis le mercredi et le week-end, pour éviter les enfants qui viennent jouer. Sauf qu’à être de plus en plus cachées, les risques sont plus grands. »

Les violences sont surtout policières

Samira m’assure que les violences viennent très rarement des clients :

« Eux ont peur de se faire dépouiller ou agresser en venant ici. Le danger pour nous, ce sont les voitures de quatre mecs bourrés qui viennent casser de la pute.

Tant qu’on ne tapine pas seule et dans le noir, les autres filles viennent nous défendre. Par contre, face aux violences policières, on ne peut rien faire. »

La prostitution étant légale, il faut bien trouver un délit à verbaliser. Chloé raconte l’arrestation « classique » :

»Les flics te chopent avec le client et le font chanter : « On ne te colle pas pour délit d’exhibitionnisme si tu balances la fille pour racolage, et ça ne remonte pas jusqu’à ta femme. » Il est libéré et toi tu pars au poste. »

Emilio, 35 ans, officie discrètement gare du Nord. Il souligne :

« On est précaires : trans [transsexuels, ndlr], sans-papiers, camés. Les flics ont déjà plein d’options pour racketter les putes ; la pénalisation en sera une de plus. Ils savent très bien où on travaille, mais descendent par périodes. »

« On leur offre une présence, un dialogue »

Si la proposition Bousquet est mise en œuvre, Chloé affirme :

« Les clients pauvres vont se retrouver désœuvrés, les riches se tourneront vers d’autres formes de prostitution. S’ils ne cherchaient que le rapport sexuel, il y a tellement de clubs de cul qu’ils ne viendraient pas vers nous.

Venir monnayer du sexe pour de l’argent n’est pas une démarche simple. On leur offre une présence, un dialogue. »

Autre terrain pour Samira, soutif et culotte bien remplis, en attente de vaginoplastie :

« Ils viennent chercher du fantasme : du transsexuel, pas une personne. Aller retour au scooter en dix minutes. »

A la gare, Karim, 40 ans, est venu donner un billet à Emilio « pour les fêtes », sans consommer, avant son Noël familial en province. Il raconte :

»Je suis marié, père de famille. Il est mon petit jardin secret. Je préfère le voir lui que de rencontrer des mecs qui pourraient, après, interférer dans ma vie. S’il faut craindre la police, on se cachera encore plus. »

Michael, 62 ans, vient à Vincennes « avec la bénédiction » de sa femme : elle ne veut plus faire l’amour. D’après Marylise :

« C’est fréquent. Un client qui divorce c’est un client perdu : il va aller draguer, et non paye. »

Michael se désole :

»Personne d’autre que ma femme ne sait que je viens ici, c’est mal vu. J’ai signé anonymement des pétitions sur Internet contre la pénalisation.

Je ne vois pas pourquoi je deviendrai un voyou pour l’Etat, alors que je suis un bon citoyen, en règle. C’est difficile pour les clients de se mobiliser, parce que ça expose au jugement sévère de la société. »

L’amour immobile – Chapitre 2 – (1) « petale


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L’amour immobile

CHAPITRE 2 – (1)

CHAPITRE II.

A partir de cette unique phrase, c’est comme si les flots des mots s’écoulaient du coeur de chacun, peut être si longtemps contenus. De sms en sms, en cours des journées, des conversations téléphoniques sur les portables, et via internet, les jours s’écoulèrent au début dans une douce euphorie toute printanière. Ils étaient heureux, disaient qu’ils s’attendaient, qu’ils s’étaient enfin trouvés.

Eternelles paroles jamais les mêmes et pourtant identiques. Ils naviguaient ainsi sur le fleuve Amour avec délice et enthousiasme, se laissant porter par leurs sentiments, en une sorte de jeunesse retrouvée de part et d’autre. Deux adolescents qui se retrouvaient, qui se découvraient à l’aube d’une vie nouvelle qui tel un tapis rouge se déroulait pour eux deux à leurs pieds. Ils se sentaient forts, au-dessus de tout, et pensaient que rien ne pourraient jamais les atteindre, plus rien du tout.

Maddy eut tout de même comme réflexion qu’il lui semblait bien étrange que Mimi lui fasse une telle déclaration, quinze jours avec le décès de cette jeune personne pour laquelle et en direct le soir et la nuit, elle avait été à côté de lui pour le soutenir via l’ordinateur, seul lien possible à distance. Parfois certaines pensées venaient interrompre les moments où elle planait vraiment en redescendant quelque peu sur terre et en réfléchissant à ce brusque revirement.

Elle n’osait pas aborder le sujet. Elle avait peur de faire du mal et d’être si indiscrète. Après réflexion, elle se dit qu’il était tout à fait inutile de revenir sur cet évènement, fut-il vrai ou faux. Elle gardait sur elle cette impression bizarre que peut être s’il s’était inventé cette vie, elle se dit : Tant pis, après tout cela le
regarde !

Ce qui est concret, c’est ce qui se passe aujourd’hui. Elle aurait toujours le temps d’en parler plus tard. Elle ne souhaitait pas que son plaisir soit gâché par des pensées négatives, et ne voulait pas mettre d’ombre au tableau. Surtout pas lui faire part de ce genre de soupçon, elle connaissait Mimi déjà un petit peu pour savoir combien il était susceptible. Elle aurait certainement un jour la réponse et se dit qu’avec la patience, elle en aurait l’explication. Elle oublia donc cet évènement.

Elle était totalement habituée au son de cette voix métallique qu’elle chérissait par dessus tout. Au début ce fut étrange, mais ensuite cela faisait partie de lui, de sa personnalité, de ce qu’il était devenu bien malgré lui. Elle savait qu’il était au lit, allongé avec un tube dans sa trachée artère relié directement à une machine, d’après Mimi, un si vieil appareil, mais qui lui donnait l’air nécessaire pour respirer. Toute l’installation était vieillotte lui avait-il raconté, mais grâce à son père qui veillait sur lui jour et nuit ainsi que le personnel médical qui venait quotidiennement lui rendre visite, cela l’aidait à le rassurer. Et cela depuis presque vingt ans. Il lui avait raconté qu’il tapait avec un bout de canne à pêche sur son clavier.

Ils en avaient d’abord beaucoup ri ensemble, vu que Maddy ne comprenait pas très bien le système qu’il utilisait pour pouvoir taper avec ce bout de canne à pêche et ne pouvait pas l’imaginer ne l’ayant pas vu à l’oeuvre. Finalement elle éludait, et mettait cela au second plan, c’était en final pensait-elle pas très important. C’est ce qu’elle croyait naïvement. Alors elle ne posait plus de questions parce qu’elle ne savait pas comment aborder ce sujet.

Ils avaient eu leur première dispute, comme des gamins, et elle avait versé toutes les larmes de son corps. En sanglotant elle avait téléphoné à Rachel pour lui parler de ce qui se passait entre elle et Mimi, de leur différend. Elle en était malade.

Rachel compréhensive, à l’écoute lui mettait du baume sur le coeur. Bien plus tard, elle su que Rachel servirait constamment de tampon entre les deux amoureux en essayant de calmer et Maddy et Mimi fragiles, trop sensibles, écorchés vifs et dont le passé nullement innocent pour chacun rejaillissait l’un sur l’autre. Rachel lui disait :

– Mimi est dans son coeur et dans sa tête un adolescent. Il a peur de te perdre, alors il utilise les premières armes de “mec” ou de “macho” sur toi. Et toi tu plonges tête baissée parce que tu es aveuglée par l’amour que tu lui portes, laisse lui le temps de s’habituer à sa nouvelle situation, à des sentiments qu’ils ne gèrent pas du tout et qu’il découvre.
Comme Rachel avait raison. Et à maintes reprises cela se reproduisit. Mais ils finissaient souvent avant d’aller dormir de se réconcilier et de se redire des : “je t’aime” des milliers de fois par sms avant de s’endormir.

Ils évoquaient ensemble l’arrivée de Maddy sur le groupe, des réponses à bien des questions que chacun échangeait, se rappelait.

Elle écoutait dans son oreille cette voix toujours si surprenante, mais irremplaçable.

Le matin un sms pour dire bonjour, dans la matinée il l’appelait pour lui parler avant l’arrivée du corps médical ainsi que des soins nombreux et multiples.

Elle rentrait dans le monde de Mimi fait de tant de contraintes, complètement lié à ce lit et à une machine avec pour merveilleux outils cet internet véritable ouverture pour lui, coupé du monde, vers l’extérieur, puis la télé, les films, les documentaires, le sport. Il avait pu faire des études avait-il raconté supérieures, les avait réussi, et avait des entretiens psychologiques vu qu’il était aidant sur un groupe. Il prenait vraiment tout cela au sérieux.

Il rêvait souvent qu’il volait et qu’il voyageait ainsi de par le monde. A d’autres moments il parlait de sa maman, de sa culpabilité, de la religion, de Dieu dont il ne voulait plus entendre parler. Bien des sujets étaient abordés et surtout la vie dans la ville où il habitait, les services sociaux ainsi que l’aide aux handicapés qui pour lui et son papa étaient en-dessous de tout. La politique s’en mêlant, il était certain que la vie n’était guère rose.

Et pourtant il restait étonnement si joyeux, rempli de courage et en distribuait encore aux autres qui venaient sur ce groupe demander de l’aide, de parler en privé avec certains inscrit(e)s de choses privées dont il ne partageait pas les entretiens avec Maddy. Elle trouvait cela tellement normal, cela ne la regardait pas et ne souhaitait d’ailleurs pas savoir.

Ce début d’histoire d’amour coulait au gré des jours comme pour tous les amoureux, à une grande différence près c’est qu’il ne s’était encore jamais vus. Maddy en parlait souvent, Mimi aussi. Il disait vouloir préparer son papa très proche de lui, qui le couvait comme une nounou. Un papa jaloux aussi de l’intrusion dans la vie de son fils, d’une femme. Et c’est là où Maddy posait des questions concernant cette autre personne si soudainement décédée. Mimi lui racontait que son père ne l’avait jamais supporté, qu’il ne l’aimait pas. Mimi avait ainsi été tiraillé entre les deux. Puis elle était partie avec son ex petit-ami, était revenue. Maddy écoutait. Ne disait rien. Elle comprenait ou du moins essayait de comprendre.

…. à suivre ….

Les Chinois luttent contre le stress… à coups d’oreillers !


article_oreillers.jpgLes Chinois luttent contre le stress… à coups d’oreillers !

Un tourbillon d’oreillers portant les noms de chefs de bureau ou de professeurs s’envole dans les airs, projetés par des centaines de Chinois réunis à Shanghai pour évacuer leur stress dans une gigantesque bataille de polochons.

Cet événement annuel, organisé pour la cinquième fois, a connu un tel succès cette année que les organisateurs avaient prévu deux soirées avant Noël, et en préparent une troisième pour le 30 décembre.

« Parfois, nos patrons, nos enseignants ou les examens nous imposent de fortes pressions, alors aujourd’hui on peut se lâcher. Tout le monde peut écrire sur un oreiller le nom de son chef, de son professeur ou la matière d’un examen, et se faire plaisir en se défoulant au maximum », explique Eleven Wang, fondateur du rassemblement.

« Après avoir libéré le stress, nous pouvons revenir dans la joie à notre vie de tous les jours. »

Durant la bataille, les oreillers fusent en tous sens, la plupart des combattants choisissant de s’en servir comme de projectiles plutôt que comme de massues.

Quelques-uns, dépassés par la tournure des événements, essaient d’en tenir le plus possible sur leur tête pour se protéger, mais la plupart se jettent joyeusement dans la mêlée.

« J’ai trouvé ça très libérateur. Je travaille tellement (au bureau) et je n’ai jamais l’occasion de me défouler, du coup c’était vraiment agréable », se félicitait ensuite Chen Yi, 24 ans.

D’autres ont tout autant apprécié, mais remarquent qu’ils ont plus été cibles qu’assaillants dans la bataille.

« Je ne sais pas qui m’a poussé, mais tout à coup j’étais dans une pile d’oreillers, où beaucoup de gens m’ont visé. J’ai été battu par toutes sortes de gens », déplorait Zhu Shishan, qui étudie à l’université. « C’était très révélateur. »

Gregory Schwartz

reuters

Oeuvres en sucre, en diamant… Vik Muniz propose un art contemporain populaire


Oeuvres en sucre, en diamant....jpgOeuvres en sucre, en diamant… Vik Muniz propose un art contemporain populaire

De loin, on croit voir des Picasso, Monet, Cézanne, des portraits de Freud ou Dietrich. De près on découvre puzzle, confettis, chocolat et diamants… les oeuvres en forme de « casse-tête » du Brésilien Vik Muniz s’exposent à la collection Lambert en Avignon.

« Il réinterprète des oeuvres » souvent très connues dans l’imagerie populaire, créant « un monde à la fois familier et différent de l’original », explique le galeriste d’art contemporain Yvon Lambert. « Il a envie que les gens s’intéressent à l’art, et nous aussi ».

Pari réussi pour ce « musée imaginaire » qui se veut à la portée « du directeur comme du gardien », confie, en français, l’artiste, venu présenter son travail à l’occasion de la première grande rétrospective qui lui est consacrée en France.

« Je ne viens pas de ce monde-là. La première fois que mes parents sont entrés dans un musée, c’était pour voir une de mes expositions, je garde toujours ça en tête et n’imagine jamais un public spécialisé », poursuit-il, regrettant « une espèce d’élitisme » de l’art contemporain.

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Né en 1961 dans une famille modeste de Sao Paulo, sous la dictature militaire qui forgera son caractère, Vik Muniz passe son enfance à griffonner. Son père est garçon de café, sa mère standardiste. Sa grand-mère est « fascinante ». « Elle avait appris à lire toute seule, elle vivait dans le chaos des signes » dont elle lui transmet l’amour.

« A l’âge où les enfants arrêtent d’être artistes et abandonnent le rapport direct au monde visuel à force d’être exposés au langage écrit, moi j’ai commencé à dessiner. J’étais l’enfant qui faisait les caricatures de profs, les affiches de l’école ».

A 14 ans, une bourse lui permet d’étudier le dessin, le soir après les cours. Il apprend l’art loin des musées, via des reproductions dans des magazines, où les couleurs tantôt criardes tantôt passées lui donnent le goût des images à multiples facettes.

Mauvais élève, le Brésilien abandonne vite les études, pour la publicité. Jusqu’au jour où il croise le chemin d’un « type très riche », dont il sauve la vie lors d’une bagarre. « Il m’a acheté un billet d’avion pour aller aux Etats-Unis, je devais y rester six mois pour apprendre l’anglais, depuis je n’ai plus quitté New York ».

« J’absorbais la culture par immersion, je rencontrais des artistes, visitais des petites galeries ». Entre « mille petits boulots », il tâtonne et peu à peu met au point la méthode qui fera son succès: projeter une oeuvre sur le sol avec un vidéoprojecteur, la reproduire avec des matériaux solides ou liquides, et enfin photographier l’installation.

Parmi les 110 oeuvres exposées à l’hôtel de Caumont, figurent des portraits d’enfants en sucre, Pollock et Freud en chocolat, des prisons imaginaires en épingles et fils, une Joconde en confiture, les divas d’Hollywood en diamants, des monstres en caviar…

L’apparente simplicité cache souvent des prouesses techniques. Pour « La Japonaise » d’après Claude Monet, Vik Muniz raconte avoir manié le pigment rouge, « véritable poison », avec masque et gants pendant six mois. Là, « cela fait deux ans que j’essaie de faire une image en acier liquide. La température est si élevée qu’il faut photographier à travers un miroir très épais », souligne l’artiste.

Dans un registre social, une salle permet de découvrir les portraits de trieurs de détritus dans une immense décharge à ciel ouvert de Rio, réalisés par les intéressés eux-mêmes avec des capsules de bouteilles, vieux plastiques et autres déchets. Une aventure racontée dans le documentaire « Waste Land », nommé aux Oscars et projeté à Avignon.

A découvrir aussi, du haut d’une passerelle installée dans l’église des Célestins, un paysage de branchages, fleurs séchées et aromates, sur le modèle d’un chef d’oeuvre de Van Gogh. Point de vue garanti.

« Le Musée imaginaire », Vik Muniz. Jusqu’au 13 mai.

http://www.collectionlambert.fr/

linternaute

La vérité sur les soupirs des femmes pendant l’amour – Sexe & Relations – 7s7


Une étude récente s’est intéressée au sujet sexy des « vocalisations copulatoires ». Derrière ce terme scientifique se cachent les bruits, les gémissements, les soupirs de plaisir que les femmes expriment pendant qu’elles font l’amour. Les chercheurs ont voulu déterminer si ces soupirs étaient volontaires ou déclenchés par un orgasme, en interrogeant un échantillon de 72 femmes actives sexuellement et hétérosexuelles, d’un âge moyen de 22 ans.

Sur la question de l’orgasme d’abord, les femmes déclarent qu’elles y arrivent en premier lieu grâce à la masturbation, seule ou avec leur partenaire, puis par le sexe oral, et enfin la pénétration est la manière la moins fréquente d’avoir un orgasme. Ensuite, l’étude démontre que la femme gémit généralement avant et pendant l’orgasme de son amant et non pendant le sien.

Une découverte qui renforce l’idée selon laquelle le sexe est encore associé à un scénario idéal. Les femmes et les hommes agissent en fonction de ce qu’ils supposent que l’autre attend d’eux plutôt qu’en fonction de leurs propres désirs. D’une certaine manière, la femme encourage son partenaire à jouir en exprimant son plaisir, réel ou non. (CD)

26/12/11 12h55