Pensée du vendredi 23 décembre 2011.


« Dans tout ce que nous entreprenons, et quel que soit le domaine,
matériel ou spirituel, ce qui compte ce sont nos efforts. Le
Ciel ne considère jamais le succès, mais seulement les efforts.
Le succès, c’est Lui qui en décide, car tout ce que nous
faisons s’inscrit dans un ensemble et doit donc servir les
plans de Dieu, être en accord avec eux ; et peut-être
n’est-il pas du tout prévu que les projets auxquels nous
sommes en train de travailler se réalisent comme nous le
souhaitons. Seuls les efforts nous appartiennent, pas la
réussite.
Laissez donc les êtres d’en haut décider du moment où vos
efforts seront couronnés de succès. Quoi qu’il arrive, vous
devez vous dire : « Pour l’instant, c’est vrai, mon
travail ne donne pas tellement de résultats visibles, tangibles,
mais en réalité je sais qu’aujourd’hui déjà il porte des
fruits. » Même si on ne les voit pas, il y a toujours des
résultats dans votre cœur et dans votre âme. Rien ne reste
inerte ou stagnant. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Mystérieux phénomènes naturels en Corée du Nord après la mort de Kim Jong-il – Le Point


Le jour du décès du dictateur, la glace du lac Chon sur le mont Paektu s’est brisée dans un bruit assourdissant tandis qu’une tempête de neige se levait. Très officiellement.

Lorsque Kim Jong-il est mort samedi, la glace du lac Chon sur le mont Paektu s'est brisée dans un bruit assourdissant. Très officiellement.

Lorsque Kim Jong-il est mort samedi, la glace du lac Chon sur le mont Paektu s’est brisée dans un bruit assourdissant. Très officiellement.© Ahn Young-joon / AP/Sipa

Dame Nature a-t-elle salué la mémoire du dirigeant nord-coréen Kim Jong-il ? C’est en tout cas ce qu’affirme l’agence de presse du régime communiste jeudi. Lorsque Kim Jong-il est mort samedi, la glace du lac Chon sur le mont Paektu s’est brisée dans un bruit assourdissant tandis qu’une tempête de neige se levait, a assuré KCNA.

Le mont Paektu est situé dans les confins septentrionaux de la Corée du Nord, près de la frontière chinoise. Il est considéré comme sacré par les Nord-Coréens, car le fondateur du pays, Kim Il-sung, père de Kim Jong-il, y avait établi un camp de guérilla antijaponaise du temps de la colonisation de la Corée par le Japon. L’historiographie officielle du régime assure que Kim Jong-il est né sur cette montagne en 1942. D’après les historiens étrangers, le dirigeant mort la semaine dernière naquit en réalité en Sibérie, où son père avait dû fuir les troupes japonaises.

« Merveille de la nature »

Selon KCNA, la tempête de neige s’est arrêtée brusquement mardi matin, laissant le soleil levant illuminer le sommet enneigé. À ce moment, « la signature de Kim Jong-il est apparue sur la montagne, indiquant Mont Paektu, montagne sacrée de la révolution« , a narré l’agence pour qui le phénomène a duré jusqu’en fin d’après-midi. Elle a ajouté qu’une lueur avait été aperçue sur le sommet lundi pendant une demi-heure, après l’annonce de la mort du dirigeant au pays.

KCNA a raconté une autre « merveille de la nature » intervenue autour d’une statue du fondateur du pays, Kim Il-sung, dans la ville de Hamhung (nord-est). « Mardi vers 21 h 20, une grue de Mandchourie a volé trois fois autour de la statue avant de se poser sur un arbre. La grue y est restée assez longtemps, la tête courbée, avant de s’envoler vers Pyongyang », la capitale, d’après l’agence nord-coréenne. KCNA a conclu : « Voyant ce phénomène, le directeur du site révolutionnaire de Hamhung et d’autres ont tous dit que même cette grue semblait attristée par la mort de Kim Jong-il, fils du ciel. »

Le fondateur du pays et son fils font l’objet d’un culte de la personnalité qui les élève quasiment au niveau divin. Ils ont créé la première dynastie communiste au monde, perpétuée avec la désignation du fils de Kim Jong-il, Kim Jong-un, comme nouveau dirigeant de la Corée du Nord. L’agence de presse officielle a assuré, mercredi, que cinq millions d’habitants de Pyongyang avaient rendu hommage à Kim Jong-il en 24 heures. La Corée du Nord compte 24 millions d’habitants.

Miss Black France, «du militantisme esthétique»? | Slate Afrique


Face au manque d’intérêt des médias et de la mode, de plus en plus d’initiatives sont lancées pour mettre en valeur les femmes noires de France.

Les candidates des sélections finales de Miss Black France © Mario Epanya, tous droits réservés.

Ce jour là, le 19 novembre, se tiennent, à l’espace Georges V de Paris, les sélections finales de la première édition du concours Miss Black France. Les 28 candidates présentes font un rêve qui peut en surprendre plus d’un: représenter la beauté noire en France.

Miss Black vs. Miss France

Lancé à l’initiative du journaliste Frédéric Royer, Miss Black France entend célébrer la beauté black sous toutes ces formes. Toute jeune femme noire âgée d’au moins 16 ans est en droit de participer à cette élection.

Qu’elles soient françaises ou étrangères, elles ont toutes la possibilité de tenter leur chance. Les jeunes candidates doivent néanmoins se présenter devant le jury avec leurs cheveux naturels.

Interrogées avant le début du concours, la plupart des jeunes candidates ont entendu parler de Miss Black France grâce au réseau social Facebook. Peu présent dans les autres médias, le concours s’est essentiellement fait connaître grâce à Internet et au bouche à oreille. Les sélections finales constituent la deuxième étape de l’élection. A l’issue de cette phase, les 20 filles sélectionnées se retrouveront en 2012 pour la finale du concours.

Frédéric Royer explique les raisons qui l’ont poussé à lancer ce concours:

«L’élection de Miss France n’est pas du tout représentative de la population française d’aujourd’hui. Il n’y a quasiment que des blanches parmi les candidates, et quand il y a une ou deux noires, elles sont métisses.»

«Il y a beaucoup d’autres élections de ce genre, mais elles ne sont pas assez médiatisées. Mon but est de faire une élection qui bénéficie d’une bonne couverture médiatique et qui engloberait tous ces concours.»

Depuis la création du concours Miss France, en 1920, cinq femmes noires ont été sacrées: Véronique de la Cruz (1993, Guadeloupe), Sonia Rolland (2000, Bourgogne), Corinne Coman (2003, Guadeloupe), Cindy Fabre (2005, Normandie) et Cholé Mortaud (2009, Midi Albigeois Midi-Pyrénées). Parmi elles, les deux ex-Miss Guadeloupe sont les seules «vraies noires», les trois autres lauréates étant métisses.

Brenda, jeune femme de 20 ans, est également métisse. La candidate raconte au jury que dans les élections dites «classiques» la beauté noire n’est pas toujours considérée à sa juste valeur:

«J’ai fait Miss Oise, j’étais la seule fille de ‘couleur’, je me sentais isolée. Le maquillage n’étais pas adapté à ma couleur de peau.»

Un témoignage appuyé par celui d’Harmonie, 21 ans, étudiante en communication:

«Quand j’étais petite, je n’avais pas de modèle en France. Je n’arrive pas à m’identifier aux élections de Miss.»

Harmonie Mauya © Mario Epanya, tous droits réservés.

Black is beautiful

Du Sénégal au Cameroun, en passant par les Antilles, Madagascar ou encore Cap-Vert, la femme noire est représentée dans toute sa diversité dans ce concours. Diversité des origines mais également des physiques. L’absence de critères permet de voir défiler sur le podium des grandes, des petites. Certaines candidates affichent une taille fine là où d’autres présentent plus de formes.

Devant le jury, les filles se succèdent et ne se ressemblent pas. En revanche, le discours, sur le fond, évolue peu:

«Je veux casser les clichés et montrer la diversité de la diaspora.»

Ou encore:

«Je souhaite être l’ambassadrice de la beauté et de la culture black.»

Sur la forme, plusieurs candidates parviennent à se démarquer des autres concurrentes. En rappelant que «les Antillaises sont aussi Africaines», Fanta, 27 ans, chef de projet informatique, marque des points auprès du jury.

Dans un autre registre, Prescilla, lycéenne d’origine antillaise, a aussi marqué les esprits. Victime d’une entorse, elle se présente devant le jury en béquilles. La personnalité enjouée de cette amatrice de théâtre séduit les juges.

Miss Black France n’est pas qu’un physique. Une bonne partie des candidates poursuit de brillantes études. Quand l’une étudie à Sciences-Po Rennes, une autre est en Maths-Sup Maths-Spé. La lauréate du concours doit aussi être au fait de la culture noire. Cela suppose, par exemple, de connaître les intellectuels qui ont contribué au rayonnement de cette culture.

Etudiante à Paris-Dauphine, université spécialisée dans les sciences économiques, Tia, 21 ans, est imprégnée de la littérature noire. Ainsi lorsque cette dernière évoque l’écrivain Maryse Condé, le jury apprécie. A l’inverse, en affirmant ne pas connaître Léopold Sédar Senghor, une autre candidate perd énormément de crédit.

Mais Miss Black France est avant tout un concours de beauté. L’occasion pour ces jeunes femmes d’aborder le sujet de la représentation de la femme noire dans l’Hexagone.

«Miss Black France permet aux noires de se montrer»

En France, la représentation de la beauté noire, notamment dans les médias ou la mode, est encore bien trop faible. Si le problème est souvent évoqué dans ces mêmes médias, les choses peinent à évoluer. Pour ces jeunes femmes, l’élection est un moyen de s’affirmer:

«Miss Black permet aux noires de se montrer», confirme Gloria, 19 ans, étudiante en éco-gestion, originaire du Togo.

Dialika a 26 ans. Sénégalaise, elle vit en France depuis 2003. Pour elle, Miss Black France n’est pas qu’un simple concours:

«Les filles qui ont le teint foncé et les cheveux naturelles ne sont pas mises en valeur. J’espère que ma candidature fera avancer les mentalités. C’est du militantisme esthétique», déclare-t-elle au jury.

Dialika Sané © Mario Epanya, tous droits réservés.

Mario Epanya est le photographe du concours Miss Black France. En 2000, il quitte son pays, le Cameroun, et s’installe en France. Après avoir exercé divers métiers dans le milieu de la mode, il s’oriente vers le milieu de la photographie.

«Fred Royer m’a contacté via Facebook et m’a parlé de son projet. J’ai tout de suite adhéré. Depuis plusieurs années, je mène un combat pour faire une petite place à la femme noire dans les médias en général. […] Il y a une vraie communauté noire en France qui est souvent ignorée par les médias, les politiques, etc…»

«Je veux donner une autre image de la femme noire. Très souvent, dans les médias, elles sont associées à la pauvreté, la misère, la prostitution. Il n’y a pas que ça».

Ambitieux, le photographe a décidé, en 2009, de lancer Vogue Africa, édition africaine du prestigieux magazine de mode américain. Déterminé à concrétiser son projet, il réalise même de fausses couvertures:

«J’ai rencontré les responsables de Condé Nast (éditeur du magazine américain). Je leur ai parlé de mon projet de créer une édition noire de Vogue qui s’adresserait à toutes les communautés noires, des Etats-Unis à l’Afrique. J’ai demandé à obtenir une licence, ils m’ont dit non. Le marché africain ne les intéressait pas. Ils m’ont fait comprendre qu’il ne fallait pas espérer voir un jour la création d’un Vogue noir, ça ne les intéressait pas du tout.»

Aujourd’hui, le photographe est impliqué dans un nouveau projet: Winkler, le partenaire de Miss Black France. Bientôt disponible en version papier, ce magazine crée en mars 2011 s’inscrit dans la continuité de ce que souhaitait faire Mario Epanya avec Vogue.

«J’essaie de garder la même ligne éditoriale et artistique que sur le projet de Vogue Africa. Je mets en valeur la culture noire dans son ensemble.»

«Il faut donner un peu d’espoir à ces jeunes qui se battent, qui essaient de faire quelque chose dans le milieu de la mode et qui ne sont pas du tout représentés. Ils déposent leur CV ou leur book dans des agences et on leur dit tout le temps non. Cela pousse très souvent au communautarisme.»

Un repli communautaire?

Le concours Miss Black France a quelques détracteurs. D’aucuns critiquent le concept du concours qui ne s’adresse qu’à des noires. Que n’aurait-on dit si un concours réservé exclusivement à des femmes blanches avait été organisé? Mario Epanya considère que la communauté n’est pas une mauvaise chose en soi:

«Les communautés existent, c’est une évidence. Il y a une communauté juive, une communauté arabe, une communauté chinoise, une communauté blanche, une communauté noire. A chaque fois que des noirs (ou autres) se mettent ensemble pour faire quelque chose pour la communauté noire, on les taxe de communautaristes», déclare Mario Epanya.

Mais pour le photographe, un autre concours devrait être pointé du doigt:

«De façon symbolique, Miss France est communautaire. Très souvent, on n’y voit que des blondes aux yeux bleus.»

Un avis partagé par Frédéric Royer qui considère que ce «débat n’a pas lieu d’être».

 Katia Bumba © Mario Epanya, tous droits réservés.

Katia, 21 ans, est étudiante en école de commerce. Plus tard, elle souhaite travailler dans l’industrie de la mode et l’évènementiel. Si la candidate dit comprendre les interrogations que peut susciter une telle élection, cette dernière préfère privilégier l’essentiel:

«Je peux comprendre que certains trouvent ce type de concours un peu communautariste. Mais Miss Black France délivre, d’abord et avant tout, un message positif».

Jacques-Alexandre Essosso

La villa Médicis dévoile une « Salle des oiseaux » restaurée | Culture Liban | L’Orient-Le Jour


Culture

La villa Médicis dévoile une « Salle des oiseaux » restaurée

jeudi, décembre 22, 2011

La « Salle des oiseaux », pavillon niché dans les splendides jardins de la villa Médicis à Rome, a été dévoilée le week-end dernier par le ministre français de la Culture Frédéric Mitterrand venu inaugurer l’œuvre fraîchement restaurée.
Redécouverte en 1985 sous un badigeon gris uniforme, la voûte de la « Stanza degli uccelli » transforme le Pavillon de Ferdinand de Médicis, petit édifice construit au XVIe siècle, en une sorte de volière, véritable encyclopédie de la faune et de la flore de cette époque.
Hérons et pélicans, aigles, dindons et hiboux, mais aussi serpents ou petits lapins s’y côtoient dans des décors ocres, roses et verts peuplés de fruits et de feuillages automnaux, réalisés par Jacopo Zucci et ses collaborateurs entre 1576 et 1577.
Une première restauration avait été réalisée au moment de la découverte de la voûte, mais des taches d’humidité avaient assombri l’œuvre. Les nouveaux travaux, réalisés du 15 juin au 9 décembre avec de nouvelles techniques, ont permis de retrouver de nombreux détails invisibles, comme certains détails des scènes du bestiaire.
Le financement de cette restauration, d’un coût total de 200 000 euros, a été supporté à parité par le ministère de la Culture et la Fondation Total.
À l’occasion, Frédéric Mitterrand a souligné que la France, comme l’Italie, avait « un patrimoine gigantesque qu’on a du mal à entretenir ». Le secteur privé peut intervenir dans ce domaine, « encore faut-il qu’on le laisse faire, avec sagesse et sans galvauder le patrimoine », a-t-il déclaré à quelques journalistes, dont l’AFP.
M. Mitterrand, qui avait été appelé au ministère de la Culture par Nicolas Sarkozy alors qu’il dirigeait justement la villa Médicis, devait signer dans la soirée « une déclaration commune » avec son homologue italien, Lorenzo Ornaghi, pour renforcer leur collaboration dans le secteur musical.
Cet accord « se traduira par une plus grande diffusion des œuvres musicales françaises et italiennes en Italie et en France, une incitation à la production musicale et l’accroissement des collaborations entre écoles et conservatoires », a indiqué l’ambassade de France.

L’amour immobile


 

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L’amour immobile

PROLOGUE

Maddy vivait seule dans un appartement de 70m2 qu’elle venait de louer assez récemment après quelques déboires amoureux et professionnels. Elle vivait dans un quartier quelque peu au sud d’une ville en Europe, où elle avait accès facilement, à tous les commerces et transports en commun.

Son moral était au plus bas. Sans travail, elle essayait tant bien que mal de survivre dans cette société qui avait évoluée dans le sens où le pouvoir était de plus en plus donné au patronat et qu’il fallait considérer qu’à quarante-cinq ans, elle n’avait plus guère de chance de se trouver un emploi.

Elle avait déjà cherché dans son domaine qui était à la fois le juridique et les finances dans un secrétariat général qui lui conférait un statut d’autonomie qui lui plaisait beaucoup. Depuis qu’elle travaillait elle avait eu cette chance et cette liberté de pouvoir choisir les places où elle souhaitait exercer et avoir ce statut d’indépendance tout en assurant le travail qui lui était demandé en tant que secrétaire générale.

D’allure classique au travail, aimant les responsabilités, ayant travaillé dans un monde d’hommes, où elle avait pu assurer avec le sourire et avec grande fierté, sa place au sein d’une équipe quelque peu machiste. Cacher derrière cette activité professionnelle qui lui tenait à coeur, sa personnalité réelle trop sensible, trop tournée vers les autres, ce qui lui avait valu certaines retombées qu’elle avait assumées dans sa vie privée.

Elle venait d’emménager dans cet appartement et avait pu y placer tous les meubles qu’elle possédait. Sa musique et ses livres étaient pour elle, matériellement parlant ses seuls trésors.

Elle avait deux enfants qui n’habitaient pas très loin, une maman aussi, mais ce petit monde familial, elle le sentait si éloigné. C’est dans ce contexte assez morose qu’elle survivait au jour le jour avec un budget très serré, vu que son chômage n’était pas très élevé. Après avoir tout payé, il lui restait 9 euros pour manger par jour. Alors elle se débrouillait.

Elle avait aussi une autre passion l’informatique. Elle en avait appris les dérives, les points chauds, ce qu’il fallait éviter, profitait aussi du système, et considérait son pc comme une grande encyclopédie ouverte sur le monde.

Cela faisait plusieurs années qu’elle avait un ordinateur et en tant qu’autodidacte avait appris elle-même à se dépanner toute seule au niveau logiciel. Quant à ouvrir sa bécane oh ! que non, dans ce domaine elle ne préférait pas s’y aventurer.
Son logement quoique modeste possédait tout le confort. chauffage central, salle de douche, pas de vis-à-vis ni avant, ni à l’arrière. Elle aimait lorsqu’elle était assise dans son salon regarder le petit parc privé en face de chez elle, depuis son petit balcon situé au premier étage, et qui lors de l’été lui laissait entendre le son des oiseaux. Pas une voiture ne passait dans cette ruelle quelque peu à l’écart de la circulation de la chaussée principale.

L’amour immobile – Chapitre 1 – (1)

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Andrzej Malinowski

CHAPITRE I.

Maddy pianotait sur son clavier, les yeux rivés sur son écran. Les lettres dansaient sous ses yeux, virevoltaient au gré de ses dix doigts qu’elle utilisait à l’aveugle. Allant de ci de là entre sa boîte aux lettres et quelques groupes au hasard, il lui prit soudain l’envie d’aller aux informations sur cette immense étendue de la technologie du vingt et unième siècle.

Comme elle se sentait seule, immobilisée chez elle pour des raisons financières. Faisant régulièrement des aller-retours entre la CCAS, l’ANPE, ainsi que d’autres institutions pour d’autres dossiers administratifs, elle si dit qu’il était temps d’aller explorer un groupe d’entraide pour des personnes en difficultés familiales ou autres.

Elle se rendit donc dans des groupes d’une messagerie très connue et trouva vite un groupe d’entraide virtuel. Elle lut les conditions, inscriptions et puis il n’y avait plus qu’à attendre dans cette boîte pas si remplie que cela, que les mails arrivent. L’apprentissage commençait de ce nouvel univers qu’elle ne connaissait pas. Une petite présentation, quelques retours. Elle s’installa.

Maddy découvrait des univers différents auxquels petit à petit elle finit par s’habituer quant aux différentes histoires de vie exposées ainsi sur la toile en tout anonymat.

A l’arrière devait se trouver un « responsable » aidant les uns et les autres. Elle comptait sur lui pour la guider mais il ne se montrait pas. Tout le monde semblait bien le connaître, l’appelait Mimi. Elle continuait à intervenir, faisait connaissance, en se demandant pourquoi ce personnage restait aussi mystérieux. En souriant elle se dit que se devait être une tactique pour se rendre plus intéressant. Comme une bonne femme se dit-elle ironiquement.

Les jours passaient et ce Mimi restait aussi invisible. Présent que le soir à partir de 18 heures. Tout cela était déjà très intriguant. Quelqu’un qui avait fondé un groupe et n’était pas très souvent « actif », lui semblait quelque peu inhabituel quant au bon suivi, tout virtuel soit-il de ces personnes qui n’attendaient que de l’aide temporaire ou sur la durée.

Elle arrivait là-dedans comme un pion dans un échiquier et commença à avoir quelques affinités entre quelques femmes. Il y avait des personnes de tous âges, des jeunes, des moins jeunes, des célibataires, mariées et divorcées. Les échantillons habituels de tous les problèmes qui peuvent exister dans la vie réelle se déroulaient sous ses yeux sous forme de mails.

Un thème de débat était ouvert régulièrement sur des sujets plus pointus et lancé par Mimi, du style : Dans quelle situation manquez-vous le plus de confiance en vous ? Ou bien de manière plus marrante et ceci avant un week-end : Qu’est ce que vous préférez le sucré ou le salé ?

Le petit groupe commençait à s’animer ainsi uniquement par mails et tout cela en privé. Maddy était arrivée sur ce groupe au printemps, l’odeur de ses fleurs préférées lançaient des fragrances qui lui chatouillaient les narines. Elle vaquait la journée et surtout le matin à ses occupations administratives, mettait le haut-parleur lorsqu’un mail rentrait, y répondait et était donc disponible constamment sur ce groupe pour aider les autres le reste du temps.

De Mimi, pas grand chose. Elle était vraiment intriguée.

L’amour immobile – Chapitre 1 – (2)

by petale

Peintre Alexandre Cabanel

L’amour immobile – Chapitre 1 – (2)

Les jours passaient ainsi à l’observer, à essayer de s’intégrer au fil des échanges des mails, d’essais de compréhension. C’était le printemps, et puis ce fut l’été. Les journées étaient belles et ensoleillées.

Maddy était en permanence connectée par msn avec les membres du groupe. Pendant la journée et en cas de présence, elle pouvait répondre aux appels à l’aide ou autres. Mimi lui ne se connectait que le soir. Elle ne comprenait pas encore pourquoi, elle mettait sa curiosité en mode patience et se disait qu’elle finirait bien par savoir.

Ce qu’elle ne savait pas, c’est ce vers quoi elle allait et ce qu’elle allait découvrir. Petit à petit, ils échangeaient en privé par mails sur telle ou telle autre personne. Ensemble ils ne parlaient par écrit que du groupe et de rien d’autre. Elle se surprit bientôt à attendre ses échanges trop courts dans la durée, puisqu’elle apprenait ainsi qu’il n’était pas comme les autres.
« Je suis handicapé dit-il un jour ».

Maddy se dit que puisqu’il tapait sur son clavier, qu’il échangeait ainsi avec elle, lui ayant avoué qu’il avait fait des études à la maison d’aide aux personnes en difficultés, écrivant sans aucune faute, elle se posa la question de savoir de quel handicap il pouvait souffrir. Elle n’aimait pas poser de telles interrogations, préférait que l’autre se confie naturellement. C’était tellement délicat ce genre de conversation qu’elle ne savait pas comment l’aborder. Et puis elle ne voulait pas en parler. Non ce n’était pas à elle de le faire.

C’est avec toutes ces questions irrésolues, que les relations virtuelles continuaient ainsi au fil des jours. Les débats lancés régulièrement, dont le thème de l’handicap montrait à Maddy que ce sujet était sensible à cet homme et qu’il cherchait des réponses.

Puis un jour, elle avait oublié comment et quand, ils commencèrent à échanger par msn, de manière plus privée. Petit à petit, la relation devint plus personnelle, même au-travers d’un écran interposé.

C’était au mois d’avril qu’elle était arrivée sur ce groupe, et en ce moment il lui parlait de sa petite amie, de sa vie privée. Elle l’écoutait. Consciente du privilège qu’il lui accordait de ses confidences. Ils habitaient tous les deux le même pays, et quelques kilomètres les séparaient l’un de l’autre.

Il se confiait et lui parlait de celle qu’il disait aimer. Maddy le croyait et était heureuse pour lui. Il lui avait confié qu’il avait perdu sa maman cinq années auparavant d’une tumeur cérébrale. Les nombreux maux de tête de Maddy l’inquiétait ainsi, et il lui demandait d’aller faire faire un contrôle. Il avait raconté qu’il ne pouvait plus compter que sur son papa qui s’occupait si bien de lui. Mais qu’est ce que c’était : Bien s’occuper de lui ? Elle n’osait pas lui demander de peur de le froisser.

Elle trop discrète, trop silencieuse et si bavarde à la fois. Quelle antithèse ! Education bourgeoise oblige, sa mère lui avait bien appris de ne pas poser trop de questions, c’était si mal élevé.
De l’autre côté de son écran, Maddy enregistrait le plus d’informations possibles au sujet de Mimi, de ce qu’il écrivait sur le groupe. Comme une fonctionnaire de police, qu’elle n’était pas, elle pistait et décortiquait les mots, les lignes. Elle avait l’habitude à force d’échanger avec les autres et d’analyser les maux, d’en parler. Les phrases sont parfois si lourdes de sens, même écrites. Elle-même n’y échappait pas, elle le savait.

Puis lors de leurs conversations privées, c’est enfin lui qui aborda le sujet. Elle laissait les mots se taper sur le clavier, à l’affût des moindres lettres qui s’imprimaient sur l’écran.

Légendes, croyances, superstitions. Origine contes de fées. Perrault et Grimm. Fées, ogres, magiciens, Petit Poucet. Histoire, patrimoine et ancêtres


(D’après « Revue de philologie française et provençale : recueil
trimestriel consacré à l’étude des langues, dialectes
et patois de France », paru en 1893)

Publié le dimanche 4 décembre 2011, par LA RÉDACTION

A la fin du XIXe siècle, le linguiste et indianiste Paul Regnaud, avant de prendre l’exemple du Petit Poucet, entreprend de montrer d’une façon générale et à la suite du célèbre médiéviste Gaston Paris, que tous les contes où figurent les personnages typiques des contes de Perrault et de Grimm sont d’origine indo-européenne et ont leur source dans les anciens chants liturgiques des peuples de ces contrées, les fées symbolisant les liqueurs prophétiques, le magicien celui qui instrumente, les ogres personnifiant l’enfer

La plupart des contes de Perrault et de Grimm reposent, par leurs traits les plus importants, sur une conception du monde où les fées, les magiciens et les ogres jouent un rôle prépondérant et caractéristique. Il y a là comme une religion sui generis, tout à la fois fantastique et athée, en ce sens qu’elle semble ignorer le nom des dieux, une religion systématique dans sa bizarrerie et signalée par une physionomie trop particulière pour qu’on puisse en faire le domaine banal de n’importe qui.

La fée Berliquette donne une baguette magique à Brimborion

La fée Berliquette donne

une baguette magique à Brimborion

A bien y regarder, on s’aperçoit bien vite avec le célèbre médiéviste et philologue romaniste du XIXesiècle Gaston Paris que nos contes de fées, ceux qui ont circulé de tout temps en Europe, ou bien encore, ce qui revient au même, les récits que les mères-grands de nos villages racontent depuis des siècles aux bambins qu’elles élèvent, sont d’origine indo-européenne, c’est-à-dire qu’ils appartiennent au groupe ethnique dont les principaux rameaux sont devenus les Hindous, les Perses, les Grecs, les Latins, les Slaves, les Germains et les Celtes, et qu’ils remontent à une période antérieure à la cause quelconque qui a brisé l’unité primitive de ces peuples.Les contes dits populaires, et qui le sont devenus en ce sens qu’ils se conservent surtout parmi les vieilles femmes de nos campagnes, n’avaient rien de populaire à l’origine. En pareille matière, les grand-mères n’inventent rien et la perpétuité de ces contes sous des formes à peu près invariables, en est le sûr indice. Ajoutons que toute tradition ancienne, qui n’est que tradition pure, a eu, même sous ses aspects les plus humbles, la religion pour point de départ, elle seule ayant eu l’autorité doctrinale suffisante pour donner le branle aux enseignements, quels qu’ils soient, que les générations des illettrés se sont depuis lors indéfiniment transmises ; dans tel village où ce qu’on appelle le folklore sera resté vivant, personne n’aura gardé, le souvenir traditionnel de l’histoire de ce même village s’il s’agit seulement de remonter à soixante ou quatre-vingts ans.

En fait, les contes du genre de ceux de Grimm et de Perrault sont des restes de la religion (ou de la mythologie, ce qui est tout un) indo-européenne. Chez les peuples en question, aux époques qui ont précédé de plus ou moins loin et suivi de près leur séparation, toute la liturgie était dans le sacrifice, c’est-à-dire dans l’entretien au sein de chaque famille d’un feu perpétuel considéré comme sacré et qu’on alimentait avec des essences inflammables (huile, beurre, alcool ou résine). A ce feu étaient adressés des hymnes dans lesquels on célébrait en langage métaphorique l’union des liquides sacrés et des flammes qu’ils nourrissaient, l’éclat de ces flammes, leurs crépitements, leur développement, non sans adresser des objurgations à toutes les circonstances qui pouvaient retarder ces effets de la cérémonie.

Dans la phraséologie des hymnes, en vue d’en amplifier et d’en animer les détails, on personnifiait d’ailleurs les différents phénomènes que présentait l’allumage du feu sacré. Les flammes assimilées à des êtres vivants servirent de base à l’idée des dieux (les brillants), leurs crépitements devinrent les vois divines considérées comme omniscientes et prophétiques à mesure que la notion des dieux acquit des caractères merveilleux et mystiques, leur expansion fut comparée à des édifices resplendissants, à des parures magnifiques, à des objets de métal précieux. Quant aux obstacles imaginaires qu’on s’amusait à regarder comme retardant la manifestation des splendeurs et des enchantements du sacrifice, on les symbolisa sous la forme d’êtres malfaisants localisés dans les parties basses et obscures de l’autel, au sein des liqueurs sacrées que le feu n’avait pas encore atteintes ; ce ténébreux séjour fut le prototype des enfers, comme ses habitants fictifs furent ceux des démons.

Les hymnes liturgiques, avec tous les développements dus à la rhétorique qui leur était propre, devinrent naturellement la base et la matière même de la tradition religieuse sous toutes ses formes ; c’est d’eux que sortit toute l’efflorescence mythologique de l’Inde, de la Grèce et de toutes les contrées que peuplèrent les Indo-Européens. Mais le privilège des choses religieuses est de pénétrer partout. La mythologie des hymnes ne fut pas seulement l’objet des brillantes variations auxquelles la soumirent les poètes qui, comme Homère et Hésiode en Grèce, tirèrent leurs chants des anciens documents sacrés.

Grâce aux incantateurs de bas étage, aux prêtres de condition inférieure qui devinrent les sorciers, les formules liturgiques avec leur cortège habituel de tours proverbiaux, d’expressions énigmatiques ou paradoxales, de récits pleins d’invraisemblances, descendirent dans le peuple dont elles constituèrent tous les souvenirs traditionnels et l’équivalent de la littérature des classes instruites. C’est ainsi que les hymnes amorcèrent les contes de fées, cette monnaie de la mythologie, et dont la ressemblance avec elle s’explique si bien par la communauté des sources originelles. Cette esquisse succincte des rapports du folklore indo-européen avec les monuments primitifs de la religion de nos pères rendra facile maintenant l’identification des principales figures typiques des contes qui s’y rattachent avec leurs antécédents liturgiques, c’est-à-dire avec les éléments et les phénomènes du sacrifice que les hymnes ont commencé à personnifier.

Dornröschen, version des frères Grimm du conte de La Belle au bois dormant de Perrault

Dornröschen, version des frères Grimm du conte de

La Belle au bois dormant de Perrault

Les fées (fat-va, celle qui parle, qui révèle ; cf. fat-um, le destin considéré comme la révélation de l’avenir, -fans dans infans, celui qui ne parle pas, fa-ri, parler, etc.) qui résident auprès des fontaines sont les sœurs des nymphes, fatidiques comme elles, et qui, comme elles aussi, sont les habitantes des eaux. Les unes et les autres symbolisent les liqueurs du sacrifice et les crépitements prophétiques qu’elles font entendre quand elles se transforment en flammes sacrées.Le magicien (dont le radical est apparenté à celui de stratagème et de ce qui instrumente, machine, édifie, construit) est, dans les contes qui nous occupent, l’équivalent ou le substitut du déva (ou dieu) des hymnes védiques. A l’instar des dévas, les magiciens développent, à l’aide de leur baguette d’or (figure du feu sacré), toutes les merveilles qu’il leur plaît d’évoquer. Dans la mythologie grecque, le prototype par excellence du magicien des traditions populaires est Héphaistos (dieu du feu, des forges et des volcans), l’artisan sans pareil qui fabrique toutes les choses admirables ou merveilleuses dont les dieux ont besoin. Le même rôle est rempli dans les hymnes védiques soit par Tvastar (le fabricant), soit par le déva Varuna. Du reste, c’est comme magiciens suprêmes que, dans l’une et l’autre mythologie, les dieux sont considérés comme les créateurs du ciel et de la terre, images primitives du sacrifice dont ils sont les inventeurs.

Les ogres (latin Orcus, l’enfer personnifié ; cf. Hadès qui, dans la mythologie grecque, désigne à la fois l’enfer et le dieu des enfers) correspondent traits pour traits aux Raksas ou Raksasas des Védas (la racine est peut-être la même), les reteneurs ou les empêcheurs (du sacrifice). Ogres et Raksasas (dans la mythologie postérieure de l’Indre) sont des êtres horribles, aux formes monstrueuses, qui se nourrissent de chair humaine, voyagent la huit (dans l’obscurité des sacrifices non allumés), et que le héros qui personnifie le feu sacré triomphant des obstacles, est prédestiné à tuer au moment de sa radieuse expansion sur l’autel.

Le rapprochement de tous les détails des contes de fées qui coïncident avec les données de la mythologie des nations d’origine indo-européenne, prise à leur source dans les hymnes védiques, demanderait un volume. Ceux que nous venons d’indiquer sont assez caractéristiques, à mon avis, pour dispenser d’une comparaison plus étendue ; ils suffisent du moins pour permettre-de localiser avec certitude dans le domaine indo-européen l’ensemble de ces contes, surtout si au parallèle général qui précède nous ajoutons l’examen analytique, d’après la même méthode, d’un conte particulier choisi parmi les plus répandus de la série dont il s’agit, soit le Petit Poucet.

Ce récit célèbre nous est connu par deux versions principales assez différentes l’une de l’autre, dont la première est celle de Perrault, tandis que là seconde, dont les variantes sont innombrables, a été l’objet d’un remarquable travail de Gaston Paris, qui a paru d’abord dans les Mémoires de la Société de linguistique de Paris.

1° Le Petit Poucet de Perrault
Agni, le dieu-feu, avant de briller sur l’autel, est caché ou perdu dans l’obscurité que suppose l’absence du sacrifice, si l’on n’a que lui en vue et qu’on le considère (c’est très souvent le cas dans les hymnes) comme la lumière, le jour, le soleil, ou le ciel par excellence.

Il y est petit, pareil à un fœtus, disent et redisent les textes, il ne sera grand qu’une fois allumé et qu’il se dressera devant le sacrificateur sous la forme d’une flamme brillante.

Il est sage ou savarit (vidvan), par emploi régressif en quelque sorte de l’épithète à laquelle il a droit quand il brille, quand il est éclairé et qu’il fait entendre sa voix omnisciente.

Les libations qui le contiennent en puissance et auxquelles il est identifié si souvent sont au nombre de sept – elles sont sœurs (ou frères quand on les personnifie au masculin). La forêt où le Petit Poucet se perd avec ses frères et la maison de l’Ogre où il trouve un abri pendant la nuit sont deux figures différentes d’un même objet, l’obscurité du non-sacrifice.

L'ogre s'apprête à tuer ses filles. Illustration par Gustave Doré pour Le Petit Poucet

L’ogre s’apprête à tuer ses filles. Illustration par Gustave Doré pour Le Petit Poucet

Le Petit Poucet tue l’ogre comme Agni tue le Raksas. Celui-ci et celui-là s’emparent alors des richesses de leur victime, qui ne sont autres que les eaux abondantes et nourricières des libations auxquelles ils doivent la vigueur et l’éclat.

2° Le Petit Poucet d’après les versions recueillies par Gaston Paris
Ici, au lieu de conduire ses frères, Poucet dirige, soit des bœufs, soit des chevaux, soit un chariot, soit une charrue. Rien de plus fréquent dans le Rig-Véda que les vaches (ou bœufs)-libations, ou les chevaux, ou les chars, figures des flammes du sacrifice, qui traînent ou portent les libations sous la conduite d’Agni.

D’ailleurs comme il s’agit du petit Agni, d’Agni-fœtus, il est encore invisible et caché, tantôt à l’intérieur des vaches-libations, tantôt dans le ventre du loup, tantôt enfin dans l’oreille du cheval ou du bœuf. Il y fait entendre sa voix qui représente ses crépitements et qui est généralement le signal de sa délivrance : on ne l’entend qu’au moment où il va échapper à l’obstacle et sortir de l’obscurité.

Pour se rendre compte de la circonstance d’après laquelle le Petit Poucet serait le guide des sept bœufs de la Grande-Ourse, il suffit de se rappeler qu’en pareil cas, comme dans beaucoup d’autres du même genre, la mythologie indo-européenne : s’est transformée en astronomie, où plutôt celle-ci a emprunté à celle-là sa nomenclature primitive. Les sept bœufs de la Grande-Ourse ont passé du ciel du sacrifice au ciel réel, à la faveur surtout du double sens (ours et chose lumineuse) du mot sanscrit Riksa.

Ainsi, nos contes de fées ne sont ni une sorte de proles sine matre creata (progéniture engendrée sans mère), comme certains folkloristes ont voulu le croire, ni d’éternels vagabonds dont le pèlerinage a commencé on ne sait où. On pourrait encore montrer que, parmi les contes considérés à la fois comme « ethniques » et peu anciens, un grand nombre ne doivent cette apparence qu’à la mise en oeuvre, avec quelques détails nouveaux inspirés par le lieu de l’époque où la refonte s’est produite, de vieux thèmes légendaires, dont la véritable origine remonte aux hymnes liturgiques du genre de ceux que les Védas nous ont conservés.

Et ceci explique comment tel conte de l’Inde peut avoir son correspondant en Occident (exemple : la légende de Purûravas et d’Urvaçi auprès de la fable de Psyché et celle de Mélusine) sans qu’il y ait eu influence directe d’une version sur l’autre. L’hypothèse, justifiée par tant de faits de la communauté d’origine à une très haute époque et sous une forme extrêmement rudimentaire, explique les ressemblances de tel récit du Pancatantra avec tel fabliau développé par les jongleurs, sans qu’il soit besoin d’admettre d’intermédiaires quelconques.

Pense-malin.com – Retrouvez les trucs et astuces


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Trucs et astuces

Notre quotidien est souvent perturbé par de petits contretemps, des détails désagréables qui nous contrarient et pour lesquels nous n’avons pas de solution. Nous avons pensé à vous renseigner de façon hebdomadaire, sur diverses façons de vous faciliter la vie.

Faites découvrir vos trucs et astuces en nous écrivant à l’adresse suivante : trucsetastuces@pense-malin.com

DES GLAÇONS PLUS GLACÉS!

Pour empêcher vos glaçons de fondre trop rapidement dans le seau à glace, recouvrez-les d’eau gazeuse. Vos convives apprécieront sûrement cette initiative.

PRENEZ DU POIS!

Votre taux de cholestérol dépasse légèrement le seuil recommandé et vous aimeriez rétablir la situation sans trop vous casser la tête? Voici une petite astuce qui mystifiera votre médecin. Prenez un petit pois dur tous les matins et bonne journée!

DU JUS D’ORANGE MOINS ACIDULÉ

Vous aimez bien le jus d’orange, mais vous préféreriez que son côté acide soit moins prononcé? Et surtout, sans y ajouter de sucre? Ajoutez-y un peu de jus de carotte et votre souhait sera exaucé.

PLUS DE CHAIR, MA CHÈRE!

Vous hésitez entre deux volailles, ne sachant laquelle choisir? Optez pour la plus grosse des deux! Le poids du squelette étant pratiquement le même chez chaque espèce, vous aurez ainsi plus de chair à déguster.

LA FINE FLEUR DU SOMMEIL

Votre enfant a parfois de la difficulté à trouver le sommeil? Préparez-lui une tisane à base de fleurs de coquelicots, édulcorée d’une cuillère à café de miel. Faites-vous cette fleur et passez une belle soirée!

DES FLEURS À L’EAU CLAIRE

Des fleurs dans un vase transparent, c’est beau! Mais beaucoup moins lorsque l’eau se brouille avec le temps. Pour y remédier, déposez simplement un petit morceau de charbon au fond du vase et vous verrez clairement le résultat!

Un garçon dans l’équipe de pom-pom girls: une présence qui choque – Société – 7s7


Brandon Urban a 14 ans et fait partie de l’équipe de pom-pom girls de son école. Il est le seul garçon de la troupe mais ça ne pose aucun problème aux directeurs de l’établissement scolaire, ni aux joueurs de football qu’il encourage. « Ils m’ont juste dit que si j’avais des problèmes, je devais leur faire savoir », explique Brandon.

Reste que la tolérance et l’ouverture d’esprit ne sont pas des valeurs qui circulent chez les adultes: la Michigan High School Athletic Association a disqualifié l’équipe de cheerleaders de Brandon lors d’un concours parce qu’il est un garçon.

Le règlement des concours sponsorisés par la MHSAA interdit en effet aux garçons de participer à la compétition. Et le jury s’en est tenu au règlement, parce que c’est tellement plus facile que de prendre position…

Brandon a été « dévasté », quand il a découvert la raison de l’élimination de son équipe. Sa maman est scandalisée. Elle envisage de porter plainte contre ceux qui ont mis son fils de côté et qui refusent de revoir les règles établies.

Dé.L.

 

 

20/12/11 11h51

Échographies foetales en 3 D : nouvelle mise en garde des obstétriciens


lundi 05 décembre 2011

Le Collège des gynécologues-obstétriciens de France (CNGOF) s’insurge contre la réalisation d’échographies médicales « commerciales », réalisées en dehors de toute indication médicale. Ils mettent en garde contre les risques liés à l’exposition ciblée aux ultrasons de certaines zones du foetus (cerveau, oeil et appareils génitaux), et appellent une nouvelle fois les autorités sanitaires à réagir.

Les échographies "spectacles" inutiles et dangereuses

 

« Les échographies foetales commerciales n’ont pas de sens et peuvent même être délétères !« . Dénonçant un « scandale sanitaire », le Pr Jacques Lansac, ancien président du CNGOF et actuel président de la Commission nationale d’Échographie Obstétricale et Foetale, s’indigne de l’inertie des autorités de santé alertées de ce problème dès 2004.

A l’occasion d’une conférence de presse organisée en amont du congrès annuel du CNGOF, le Pr Lansac a rappelé que les échographies dites commerciales, réalisées en dehors des indications médicales, « n’ont aucune finalité médicale mais sont finalement destinées à donner aux parents une vidéo anténatale de leur enfant« .

Ces échographies sont très différentes des échographies diagnostiques dans le sens où elles exposent le foetus aux ultrasons pendant près d’une demi-heure ; et surtout, alors que le faisceau ultrasonore est constamment déplacé lors des échographies des 1er, 2ème et 3ème trimestres de la grossesse pour limiter au maximum l’exposition de certaines zones particulièrement sensibles du foetus, notamment la face (oeil et cerveau) et les organes génitaux, il est au contraire focalisé sur ces zones lors des échographies « commerciales », a expliqué le spécialiste.

Or, a-t-il poursuivi, « il a été démontré que les ultrasons produisent sur les tissus humains un effet thermique et un effet mécanique. Les risques d’exposition prolongée aux ultrasons ne sont pas nuls, tout particulièrement sur le cerveau et l’œil du foetus, surtout au premier trimestre, ou si la patiente a de la température« .

En octobre 2004, l’Académie de médecine avait conforté l’avis du comité technique d’échographie en donnant un avis défavorable concernant cette pratique. Environ 8 mois après, l’Afssaps recommandait de son côté aux femmes enceintes de « ne pas exposer inutilement leur foetus aux ultrasons« . Pour autant, la pratique perdure. L’ex-président du CNGOF s’interroge sur l’inertie des autorités sanitaires. « C’est grotesque ! Les femmes s’inquiètent de risques non avérés des téléphones portables mais là où il existe des arguments en défaveur d’une pratique, rien ne bouge…« . Il en appelle donc au bon sens des futures mamans pour préserver au mieux la santé de leur futur bébé.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous réalisé une échographie en 3D de votre bébé sans que cela vous ait été recommandé ? Venez en parler avec d’autres mamans sur notre forum.

Amélie Pelletier

Source

Conférence de presse du CNGOF, le 2 décembre 2011.

Planète Québec – Blagues à part! – Le lait


images drôles Je suis sur que le gars va faire expres de perdre  afin de se faire faire un petit face sitting

Un Newfie consulte un ramancheur car il a des boutons dans la bouche. L’homme lui dit:
-Maladie tropicale trés rare. Un seul remède connu… du lait de femme, mais il faut boire au sein, car aussitôt que le lait prend l’air, il perd sa valeur curative.
Je connais une femme dont le mari est à la Baie James et qui allaite son bébé. Je suis certain qu’elle acceptera si vous lui offrez un bon prix.

Après quelques hésitations la femme accepte et, le lendemain matin, le Newfie cogne à sa porte.
-Bonjour madame, je viens pour mon traitement.
-Entrez Monsieur, si vous voulez passer dans la chambre pour plus de commodité.

Le femme s’installe et le gars commence à téter. Aprés quelques minutes, la femme, dont le mari était absent depuis 4 mois, commençe à se tortiller sur le lit et demande toute haletante et en sueur :
-Vous…vous ne voudriez pas prendre quelque chose en plus?
-Ben répond le Newfie, j’aimerais bien des biscuits village avec mon lait.