Pensée du mercredi 21 décembre 2011.


« Le Créateur nous a donné un corps physique et ce corps est un
résumé de l’univers. C’est pourquoi nous devons
l’étudier, le respecter, nous émerveiller devant lui, et
grâce à lui, apprendre à entrer en relation avec le monde
divin.
Les Initiés du passé, qui possédaient la véritable science
de l’être humain, avaient découvert des correspondances entre
les différents organes et parties de son corps et les
constellations célestes. Ainsi, la tête est liée au Bélier,
le cou au Taureau, les bras aux Gémeaux, l’estomac au Cancer,
le cœur au Lion, les reins à la Balance, les organes génitaux
au Scorpion, les cuisses au Sagittaire, les genoux au Capricorne,
les mollets au Verseau et les pieds aux Poissons. Vous-même,
exercez-vous à lier par la pensée votre corps au grand corps
cosmique. Devant vos efforts et votre bonne volonté, la Mère
nature, Isis, dira : « Cet être est attentif, il m’aime, il
me respecte, je vais me montrer à lui. » Et la grande Déesse
se découvrira peu à peu à vous. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Twitter à l’école: quand Internet donne le goût de lire et d’écrire | Ici et Ailleurs | L’Orient-Le Jour


Ici et Ailleurs

Reportage

Twitter à l’école: quand Internet donne le goût de lire et d’écrire

mardi, décembre 20, 2011

Une forêt de doigts levés pour la lecture à haute voix et pour les exercices d’écriture… Seul Twitter suscite de telles réactions chez les enfants d’une école de Seclin, dans le nord de la France, l’une des premières du pays à utiliser le site de micro-blogging. «Sur Twitter, il y a l’image, le son, mais ça ne leur enlève pas l’intérêt pour l’écriture, au contraire», sourit Céline Lamare, institutrice d’une classe pour des enfants de 7 ans de l’école privée de l’Immaculée Conception. Depuis septembre, elle intègre aux cours des séances de «tweets», ces courts messages instantanés de 140 caractères maximum, parfois accompagnés de photos et de vidéos, que s’échangent les abonnés à Twitter.
Chaque matin, l’institutrice allume le tableau interactif, sorte d’écran d’ordinateur géant connecté à Internet, qui remplace depuis la rentrée le traditionnel tableau noir. Les tweets d’autres classes, françaises, belges et canadiennes s’affichent. Presque tous sont volontaires pour les lire à haute voix. La photo d’un paysage enneigé postée du Canada suscite l’enthousiasme des enfants, qui tentent de traduire la phrase en anglais qui l’accompagne. «Pendant la journée, s’il se passe quelque chose d’intéressant sur Twitter, on prend dix minutes pour l’expliquer», si cela ne perturbe pas le fonctionnement normal de la classe, explique Mme Lamare. Les enfants se mettent ensuite à rédiger des messages pour leurs correspondants, ou à leur préparer des dessins. Des activités très classiques pour des élèves de 7-8 ans, mais qui prennent une nouvelle dimension grâce à Twitter.
D’abord écrits à la main sur un cahier, les messages ne sont envoyés qu’une fois toutes les fautes d’orthographe corrigées. Des phrases simples et courtes («Bonjour, je m’appelle Élise, j’habite à Seclin et j’ai 7 ans»), parfaites pour le micro-blogging. «Les 140 caractères de Twitter correspondent très bien à leur niveau», explique Mme Lamare. La classe entre ensuite en effervescence, le temps de taper les messages sur l’iPhone de l’institutrice, ou en salle informatique. Twitter «donne du sens» aux apprentissages traditionnels, note Mme Lamare, car les élèves écrivent en pensant à ceux qui les liront. Même pour les élèves les plus en difficulté, «Twitter permet de libérer l’écriture». «On peut discuter avec d’autres classes, donc on s’applique plus», confirme Valentine, petite blonde au sourire canaille.
Les premiers projets scolaires liés à Twitter ont vu le jour il y a deux ans, au départ pour des lycéens. 124 projets, de la primaire à l’université, sont désormais recensés par le site Twittclasses. Loin de remplacer les cours, Twitter s’y «insère» très facilement, souligne Mme Lamare. Selon elle, le micro-blogging ne déconcentre pas les élèves, «ce sont des “digital native” (natifs du numérique)! Au contraire, quand il n’y a pas d’écran, ils n’écoutent pas». Même à sept ans, les écoliers ne sont pas des novices du numérique. «Il y a quelques années, j’aurais fait un cours pour maîtriser la souris, mais là pas besoin», constate l’enseignante. Presque tous ont Internet à la maison et amènent les photos destinées à Twitter sur une clé USB. Quant aux parents, après une phase d’inquiétude liée à la mauvaise réputation des réseaux sociaux, «ils parlent maintenant du plaisir des enfants à venir à l’école», assure Céline Lamare.
(Source : AFP)

La lingerie canadienne fait un tabac dans le monde arabe | Ici et Ailleurs, L’Orient-Le Jour


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Insolite

La lingerie canadienne fait un tabac dans le monde arabe

mardi, décembre 20, 2011

Les clientes de La Vie en rose en Arabie saoudite, au Koweït ou aux Émirats arabes unis portent la même lingerie que les Canadiennes ou les Françaises. Michel Viatteau/AFP
Les clientes de La Vie en rose en Arabie saoudite, au Koweït ou aux Émirats arabes unis portent la même lingerie que les Canadiennes ou les Françaises. Michel Viatteau/AFP

La seule différence notable concerne les chemises de nuit, plus longues pour la région.

La marque canadienne de lingerie La Vie en rose, pariant sur le fait que les goûts des femmes arabes pour les sous-vêtements confortables et sexy ne diffèrent pas de ceux des Occidentales, connaît un succès impressionnant dans plusieurs pays musulmans, y compris en Arabie saoudite.
Sous leur stricte abaya, les clientes de La Vie en rose en Arabie saoudite, au Koweït ou aux Émirats Arabes Unis portent la même lingerie que les Canadiennes ou les Françaises, froufrous sexy compris. «La seule différence notable concerne les chemises de nuit, plus longues pour le monde arabe, au dessous du genou», indique le vice-président de la société canadienne chargé des activités internationales, Luc Poirier. Aujourd’hui, 10% environ du chiffre d’affaires de La Vie en rose (de 150 millions de dollars pour l’ensemble des ventes) est réalisé dans neuf pays de la région: Arabie saoudite, Émirats, Liban, Koweït, Jordanie, Algérie, Égypte, Maroc et Kazakhstan. Et dans deux ou trois ans, il y aura autant de points de vente à l’international qu’au Canada, prédit M. Poirier.
Aujourd’hui, La Vie en rose compte 55 points de vente franchisés à l’étranger, dont 29 en Arabie saoudite, contre 150 boutiques au Canada. Quand, il y a six ans, trouvant les possibilités de croissance au Canada épuisées et celles aux États-Unis médiocres, les patrons de la société ont regardé vers l’étranger, une consultante leur a parlé de l’Arabie saoudite et les a dirigés vers le groupe al-Hokair, qui est devenu leur partenaire dans le royaume. L’Arabie saoudite semble un marché difficile pour la lingerie féminine: la tradition religieuse interdit toute exposition de corps féminin au regard, la publicité est impensable. Pis, dans les magasins, le personnel est exclusivement masculin et il n’existe pas de cabines d’essayage. Mais les choses commencent à changer, se réjouit M. Poirier. Les Saoudiennes pourront non seulement voter, mais aussi, depuis l’été dernier, leur accès au monde du travail commence à s’améliorer, ce qui devrait faciliter l’embauche de vendeuses. Et on voit déjà d’autres signes encourageants: jusqu’à présent, on ne pouvait pas vendre de maillots de bain. Or, à la saison prochaine, à la demande des partenaires locaux, des maillots seront disponibles à titre d’essai dans certains magasins. Malgré les difficultés, les clientes saoudiennes sont «très au fait de la mode», relève l’homme d’affaires.
Dessinés à Montréal, fabriqués en Chine, en Inde, au Bangladesh ou au Vietnam, les produits destinés à l’exportation ne passent pas par le Canada, mais atterrissent directement dans un centre de distribution dans la zone franche de Jebel Ali, près de Dubaï. L’expansion continue: les prochains pays à voir La Vie en rose pourraient être la Tunisie et la Corée du Sud. Pas intimidée par la concurrence de géants tels que Victoria’s Secret, Aubade ou
Triumph, la société canadienne ne rencontre qu’un obstacle de temps en temps, lié à son nom : dans certains pays, tel le Mexique, la marque Vie en rose est réservée, en raison notamment de la chanson d’Édith Piaf et du film sur elle portant le même titre, sorti en 2007. Des problèmes analogues ont surgi dans un pays scandinave.
(Source : AFP)

j’adhere!


 On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s’être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre…
> > > > Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l’on sera mieux quand ils le seront.
> > > > On est alors convaincu que l’on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape..
> On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances,&nb sp;
quand on sera à la retraite…
> La vérité est qu’il n’y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent.
> Si ce n’est pas maintenant, quand serait-ce?
> La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer.
> Il est préférable de l’admettre et de décider d’être heureux

maintenant qu’il est encore temps.
> Pendant longtemps, j’ai pensé que ma vie allait enfin commencer, ‘ La Vraie Vie! ‘Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu’il fallait résoudre en premier, un thème non terminé,
un temps à passer, une dette à payer.
> Et alors la vie allait commencer ! ! ! !

> Jusqu’à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie.
> Cette perspective m’a aidé à comprendre qu’il n’y a pas un chemin qui mène au bonheur.
> Le bonheur est le chemin..
> Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore :
quand on partage ce moment avec quelqu’un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et, que l’on se rappelle que le temps n’attend pas.
> Alors, il faut arrêter d’attendre de terminer ses études, d’augmenter son salaire, de se marier, d’avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l’été, l’automne ou l’hiver, pour décider qu’il n’y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.

LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION
!
> Il n’en faut pas beaucoup pour être heureux.
> Il suffit juste d’apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l’un des meilleurs moments de sa vie.

> La source de ce poème est inconnue, il apporte de la chance à qui le
transmet. Ne le garde pas….


> Donne-le simplement à tes amis à qui tu souhaites de la chance

Les femmes pensent plus au suicide que les hommes – Société – 7s7


En France, où presque un décès sur 50 est un suicide, 5,5% des 15-85 ans déclarent avoir déjà fait une tentative au cours de leur vie, les femmes étant deux fois plus nombreuses que les hommes, révèle une enquête du Baromètre santé 2010.

Des chiffres sous-estimés

Le nombre de suicides est connu grâce à l’analyse des certificats de décès, même s’il est sous-estimé, mais les tentatives de suicide ne font pas l’objet d’enregistrements systématiques. Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publie mardi une série d’études, dont chacune « est une pièce de plus au puzzle qui vise à mieux connaître cette catastrophe en miettes et quotidienne », souligne le professeur de psychiatrie Jean-Louis Terra dans un éditorial.

En 2009, 10.464 décès par suicide ont été enregistrés par le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) de l’Inserm, un chiffre en diminution régulière ces dernières années, mais qui reste très élevé par rapport aux voisins européens de la France.

Une étude du CépiDc publiée par le BEH conclut à une sous-estimation de 9,4% du nombre officiel de décès. Les hommes représentent les trois-quarts des décès par suicide (7.739 décès masculins contre 2.725 décès féminins).

En revanche, les tentatives et les pensées suicidaires sont davantage le fait des femmes, montre l’enquête du Baromètre santé, conduite par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) auprès de 27.000 personnes. Elles sont plus nombreuses à avoir déjà fait une tentative au cours de leur vie (7,6% contre 3,2%) et à avoir tenté de se suicider au cours des 12 derniers mois (0,7% contre 0,3%).

Cet apparent paradoxe s’explique en partie, souligne l’équipe de François Beck (Inpes), par les méthodes mises en oeuvre, plus meurtrières chez les hommes (pendaison, arme à feu…).

Les femmes y pensent plus souvent que les hommes

Les femmes sont aussi plus nombreuses que les hommes à avoir pensé au suicide (4,4% contre 3,4%). La survenue d’idées suicidaires est maximale entre 45 et 54 ans (5%), tranche d’âge qui enregistre le plus gros effectif de décès par suicide (2.246 en 2009).

Le facteur de risque le plus important dans la survenue des pensées suicidaires comme des tentatives de suicide est le fait d’avoir subi des violences (sexuelles ou non). Les autres facteurs associés sont le fait de vivre seul, le chômage, un faible niveau de revenu et la consommation de tabac, et, chez les femmes, une consommation d’alcool à risque chronique.

Une autre étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) chiffre à environ 90.000 le nombre annuel des hospitalisations pour tentatives de suicide entre 2004 et 2007, les femmes représentant 65% des séjours. Moins de la moitié des tentatives adressées aux urgences seraient ainsi comptabilisées, soulignent les auteurs de l’étude qui ont estimé à environ 220.000 le nombre de passage aux urgences pour tentative de suicide en 2007.

Les médicaments ont la cote

L’absorption de médicaments était de loin le mode opératoire le plus fréquent, avec une prédominance féminine. Un « pic » est observé dans les taux d’hospitalisation chez les adolescentes, « reflet de l’importance du phénomène suicidaire dans cette population particulièrement exposée ».

L’étude de l’Inpes montre d’ailleurs une prévalence des tentatives de suicide au cours des 12 derniers mois plus élevée chez les femmes entre 15 et 19 ans (2%). Ce BEH donne « un bon point de départ épidémiologique » au Programme national d’actions contre le suicide lancé en septembre par le gouvernement, « avec l’ambition de passer enfin sous la barre des 10.000 décès annuels », estime le Pr Terra. (afp/dl)

 

 

13/12/11 12h35

Jeanne d’Arc, récit actions de la Pucelle par Jules Quicherat, historien, historiographie johannique. Histoire, patrimoine et ancêtres


(D’après « Revue historique », paru en 1877)

Publié le mercredi 7 décembre 2011, par LA RÉDACTION

Premier historien rassemblant au milieu du XIXe siècle de manière quasi-exhaustive l’historiographie johannique, cependant que nombre d’écrits avaient été produits depuis le XVe siècle, Jules Quicherat profite en 1877 de l’occasion offerte par la mise au jour d’un récit des actions de la Pucelle depuis son arrivée à la cour de Charles VII jusqu’à sa mort, pour faire le point sur les éléments dont on dispose alors concernant l’épopée de Jeanne d’Arc

Lorsque je publiai à la suite des procès de Jeanne d’Arc le recueil des témoignages rendus sur elle au XVe siècle, écrit Jules Quicherat – grande figure de l’archéologie française et auteur du Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d’Arc en 5 volumes, 1841-1849 –, j’espérais que le temps amènerait la découverte de documents nouveaux et que l’on arriverait à combler en partie, sinon en totalité, les lacunes que présentait encore cette merveilleuse histoire, ajoutant que malgré l’intérêt toujours croissant qui s’est attaché au personnage et l’éveil donné à tous ceux qui compulsent les archives et les manuscrits, malgré tant de recherches accomplies de tous côtés pour l’avancement de l’histoire du Moyen Age, ce qui s’est produit sur la Pucelle depuis le milieu du XIXe siècle se borne à trois ou quatre indications de valeur.

Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d'Arc, par Jules Quicherat

Procès de condamnation et de réhabilitation
de Jeanne d’Arc
, par Jules Quicherat

Notre historien rapporte la découverte d’un extrait fait au XVIe siècle de l’un des registres depuis longtemps détruits de l’Hôtel de Ville de La Rochelle : Extrait de la matricule des maires, eschevins de la ville de La Rochelle, contenue au Livre Noir estant en parchemin, dans lequel sont incérez les choses qui sont survenues de remarque et dignes de mesmoire en chacune mairie, commencent en l’an mil cent quatre-vingt dix-neuf, maire Robert de Montmiral. Le sujet du morceau est un récit des actions de la Pucelle depuis son arrivée à la cour de Charles VII jusqu’à sa mort. Il ne faut pas s’attendre à y trouver une histoire suivie. Beaucoup de faits importants ne sont que mentionnés ; d’autres ont été passés sous silence ; mais plusieurs points sont traités avec une véritable ampleur et présentent des détails tout à fait nouveaux.Il n’y a pas de doute possible au sujet de l’auteur. Ce fut le greffier de l’Hôtel de Ville de La Rochelle en exercice pendant les deux années où se renferme la carrière de Jeanne d’Arc. Son témoignage est celui d’un contemporain, mais non pas d’un témoin oculaire. On discerne parmi les éléments de sa relation des choses de provenance officielle, et d’autres qui ont le caractère de simples on-dit, de sorte qu’il a fait un égal usage des rapports qui venaient au bureau de la ville et des propos qui circulaient dans le public. Evidemment il n’a pas enregistré les événements à mesure qu’ils arrivaient à sa connaissance. De fréquentes erreurs quant à la coïncidence des jours de la semaine avec le quantième du mois prouvent que la rédaction a été faite a posteriori et de mémoire.

De ce qu’elle a été conduite jusqu’à la mort de Jeanne, il ne serait pas légitime de conclure qu’elle ne fut entreprise qu’après cet événement. Les apparences sont plutôt que le travail fut exécuté après la tentative infructueuse de l’armée française sur Paris, au mois de septembre 1429, et qu’il faut tenir pour une addition postérieure les deux derniers paragraphes, dont l’un ne concerne plus la Pucelle, dont l’autre est un résumé, sans proportion avec le reste, de tout ce qui se passa entre la catastrophe de Compiègne et celle de Rouen. Je pense d’après cela, précise Quicherat, que la relation rochelaise peut prétendre à figurer comme la première en date dans la série des chroniques relatives à Jeanne d’Arc.

Il n’est pas inutile de mettre en évidence les données importantes que ce document fournit à l’histoire, poursuit l’historien. Nous ignorons quelle fut l’apparence de Jeanne. Elle était belle, au jugement d’un contemporain ; un autre a témoigné que son visage était riant ; enfin un moine italien qui a eu l’occasion de parler d’elle soixante-dix ans après sa mort, atteste qu’elle eut les cheveux noirs. Rien de plus que ces trois indications.

La circonstance des cheveux noirs est précieuse pour les artistes qui ont à créer cette glorieuse image. Ils sont instruits par là que leur conception doit s’exercer en dehors du type de la femme blonde. Mais l’auteur qui a dit cela a parlé de Jeanne plutôt en romancier qu’en historien. Mérite-t-il plus de confiance sur ce trait de conformation physique qu’à l’égard des faits controuvés dont il a surchargé son récit ? La chose a pu faire doute jusqu’à présent : la chronique rochelaise la mettra désormais hors de toute contestation. Elle affirme en effet que la Pucelle eut les cheveux noirs, « noirs et ronds » dit le texte, c’est-à-dire coupés suivant une mode du XVe siècle qui fit de la chevelure comme une calotte posée sur le crâne.

A ce renseignement sur la couleur des cheveux s’en joint un autre sur celle de l’habillement avec lequel Jeanne se présenta pour la première fois à Charles VII. Il était noir et gris des pieds à la tête. C’est là un détail qu’il n’est pas superflu de signaler, si mince qu’en soit l’importance, parce que les peintres pourront en faire leur profit.

Au sujet de l’étendard de Jeanne, la relation nous fournit un renseignement de plus de prix. L’étendard a joué un grand rôle dans l’histoire de la Pucelle. C’était l’insigne du commandement qu’elle était venue réclamer au nom de la puissance céleste. La couleur de l’étoffe et les figures peintes dessus lui avaient été, disait-elle, révélées par ses voix ; elle le préférait à tout le reste de son attirail de guerre, et le plus souvent on la vit s’engager dans la mêlée sans avoir autre chose à la main. Rien ne causait plus d’effroi aux ennemis, qui tenaient cet innocent drapeau pour un talisman renforcé de toutes les conjurations de l’enfer. Du plus loin qu’il apparaissait il les mettait en fuite ; aussi des milliers d’hommes qui l’avaient vu, faute de l’avoir osé regarder, étaient incapables de dire ce qu’il représentait.

Jeanne d'Arc au siège d'Orléans. Peinture de Jules Eugène Lenepveu

Jeanne d’Arc au siège d’Orléans.

Peinture de Jules Eugène Lenepveu

Dans le cours du procès, Jeanne fut interrogée à deux reprises sur ce point. Elle ne varia pas dans ses réponses. L’étendard était semé de fleurs de lis et sur le fond se détachaient, en deux endroits différents, la représentation de Dieu assis entre deux anges et la devise Jesus Maria. Mais la seconde fois qu’elle eut fait cet aveu, comme si elle voulait arrêter sur les lèvres de ses juges une question qu’elle pressentait de leur part, elle ajouta qu’elle n’avait jamais eu qu’un seul étendard.Comment put-elle penser qu’on lui demanderait si elle avait eu deux étendards ? Il y a là une obscurité que dissipe le témoignage de notre relation, combiné avec celui d’un court extrait publié pour la première fois dans la belle édition de la Jeanne d’Arc de Henri Wallon. Outre les fleurs de lis, l’image de Dieu et les mots Jesus Maria, il y eut sur l’étendard un autre objet dont Jeanne se dispensa de parler. C’était un écusson, qui fut d’abord d’une façon, et plus tard d’une autre.

Dans les usages militaires du XVe siècle l’étendard, qui était le signe du commandement général, était couvert d’emblèmes au choix du capitaine à qui il appartenait, et ces emblèmes n’étaient point assujettis aux lois du blason ; dans un coin seulement étaient figurées les armoiries du personnage. Jeanne, paraît-il, se conforma à cette coutume. Elle composa des armoiries pour son étendard, ou, pour parler plus juste, elle fit peindre sur ce drapeau des armoiries dont le dessin lui avait été suggéré par ses voix. Ni marque nobiliaire, ni aucun des emblèmes consacrés de la chevalerie ne figuraient sur l’écusson. C’était un Saint-Esprit d’argent en champ d’azur, l’oiseau tenant en son bec une banderole sur laquelle étaient écrits les mots : « De par le roy du ciel. » Voilà ce que nous apprend notre relation.

L’extrait publié par Henri Wallon parait provenir de l’un des mémoriaux de la Cour des Monnaies ; il a donc l’autorité d’un document officiel. Il constate que le 2 juin 1429, près d’un mois après la délivrance d’Orléans, Charles VII étant à Chinon donna à Jeanne « pour son estandart et pour soy décorer » des armoiries dont le devis répond de point en point au blason qui a été celui de la famille d’Arc depuis son anoblissement : une couronne soutenue par une épée entre deux fleurs de lys. Ces armoiries de concession royale accompagnèrent-elles ou remplacèrent-elles les autres qui étaient déjà figurées sur l’étendard ? Il faut qu’elles les aient remplacées pour qu’il soit venu à l’esprit de Jeanne qu’elle pouvait être soupçonnée d’avoir changé d’étendard. Le drapeau étant toujours le même, un écusson fut substitué à un autre.

Mais pourquoi cette préoccupation d’une chose qui n’était pas en question ? Pourquoi son silence au sujet des armoiries figurées sur l’étendard ? Pourquoi ses dénégations quand on lui demanda si elle avait eu des armoiries ? Pourquoi enfin sa persistance à soutenir que les armes, que nous savons maintenant avoir été octroyées à elle, l’avaient été seulement à ses frères, et non pas sur sa requête ni par le fait de ses révélations ?

Il y a toute apparence que là-dessous se cache un de ces douloureux dissentiments que l’intrigue ne cessa de susciter entre Charles VII et la Pucelle, en déduit Jules Quicherat. Jeanne n’avait accepté que malgré elle le changement du blason de son étendard ; devant ses juges, elle ne voulut convenir de rien qui aurait pu leur faire comprendre que pour obéir à son roi elle avait enfreint l’une des prescriptions de la voix céleste par laquelle elle se guidait, et d’autre part elle en dit assez pour se dégager de la responsabilité d’avoir imaginé des armoiries d’un caractère purement héraldique : ce qui eût justifié l’accusation de vanité portée contre elle. C’est ainsi qu’une circonstance de peu de valeur par elle-même en acquiert beaucoup par le rapport qu’elle a avec l’un des points obscurs du procès.

Au sujet de l’épée qui fut découverte dans l’église Sainte-Catherine de Fierbois sur les indications de Jeanne, la chronique rochelaise offre, avec le témoignage de Jeanne elle-même tel qu’il est consigné au procès, une petite divergence où il ne faut peut-être voir qu’un enjolivement ajouté par la rumeur publique. Il est bon toutefois d’en tenir compte : une critique plus éclairée que la mienne verra s’il y a lieu d’en tirer parti. L’aveu de la Pucelle fut que cette épée, dont elle avait appris l’existence par la révélation de ses voix, s’était trouvée en terre, à peu de profondeur, derrière l’autel de l’église ; mais, se reprenant sur cette dernière circonstance, elle ajoute qu’elle ne saurait dire au juste si c’était derrière ou devant l’autel ; qu’il lui semblait bien se souvenir que dans la lettre écrite sous sa dictée pour faire faire la recherche, il y avait derrière l’autel.

Notre document, écrit Quicherat, dit que l’épée fut tirée d’un coffre qui n’avait pas été ouvert depuis vingt ans, lequel coffre était enfermé dans l’autel même. L’épée dans ce cas aurait été une relique, et l’autel un de ces autels en forme de cage, comme il y en eut beaucoup au XIVe et au XVe siècle.

Tous ceux qui ont lu l’histoire connaissent la lettre que la Pucelle, avant de commencer la guerre, adressa aux Anglais pour les sommer d’évacuer le territoire. Le procès de condamnation et plusieurs chroniques françaises nous ont conservé cette pièce sous une forme qui n’est pas tout à fait la même des deux côtés ; mais, l’une et l’autre rédaction ne diffèrent que par l’interversion de quelques phrases qui ne changent absolument rien au sens. Il importe de recueillir toutes les versions nouvelles du mémo texte qui pourront se -rencontrer, parce que Jeanne, lorsqu’on lui en donna lecture dans l’un de ses interrogatoires, désavoua plusieurs expressions. Cinq textes de toutes les provenances que j’ai réunis dans mon édition du procès, précise Jules Quicherat, contiennent cependant les mêmes expressions. On les trouvera encore dans un sixième texte que le rédacteur rochelais a couché sur son registre d’après un original conforme à celui dont se sont servis les chroniqueurs. français.

Jeanne d'Arc au sacre du roi Charles VII

Jeanne d’Arc au sacre

du roi Charles VII

Un des griefs élevés contre Jeanne dans son procès fut d’avoir refusé de traiter avec le capitaine de Jargeau, qui était le comte de Suffolk. Il faut savoir que la proposition de l’Anglais était de rendre la place dans quinze jours, et cela lorsqu’il était instruit qu’une armée de secours, formée en toute hâte par son gouvernement, arriverait avant ce terme sur les bords de la Loire. La Pucelle se contenta de répondre à ses juges qu’elle aurait traité, si les Anglais avaient consenti à s’éloigner immédiatement de Jargeau, la vie sauve et en laissant leurs armes ; qu’elle les avait avertis qu’en cas de refus de leur part, elle allait enlever la ville d’assaut : ce qui eut lieu en effet.Il est si clair qu’elle avait fait là ce que tout autre général aurait fait à sa place, qu’on s’étonne de voir pareille chose devenir un chef d’accusation ; mais c’est que les Anglais éprouvèrent à cette occasion un crève-cœur que l’on ignorait et dont le mystère est dévoilé par notre document. Pendant que la Pucelle poussait avec vigueur les approches de la place, le bâtard d’Orléans, posté d’un autre côté, avait consenti au traité de dupe qui aurait donné au gouvernement anglais le temps de secourir Jargeau. Il faut croire que le bâtard d’Orléans avait le droit de négocier de son chef avec l’ennemi, puisqu’il accepta les propositions de Suffolk ; mais il n’eut pas le pouvoir d’obtenir l’approbation de Jeanne ; et ainsi les Anglais, qui s’étaient vus un moment hors de peine, grâce à la générosité du bon prince, furent contraints d’essuyer, par le fait de la Pucelle, un nouvel échec, qui fut suivi de beaucoup d’autres.

Le comte de Suffolk fut fait prisonnier à la prise de Jargeau. Nous trouvons dans quatre chroniques françaises un même récit d’après lequel ce seigneur, se voyant appréhendé au corps par un homme d’armes qui n’était pas chevalier, n’aurait rendu son épée qu’après s’en être servi pour conférer la chevalerie à son vainqueur. Plusieurs témoignages qui dérivent manifestement l’un de l’autre n’en font qu’un. C’est le cas de nos quatre chroniqueurs qui se sont copiés successivement à partir du premier en date, lequel écrivit après 1450. A un auteur si postérieur en date, je préfère, écrit notre historien, le greffier de l’Hôtel de Ville de La Rochelle qui, l’année même de l’événement, écrivait ceci :

« Quand le comte vit la prise de la ville, parce que Monseigneur d’Alençon, qui y était, et d’autres seigneurs le voulaient prendre prisonnier, il dit qu’il ne se rendrait point à eux, dût-il mourir, en criant à haute voix : Je me rends à la Pucelle, qui est la plus vaillante femme du monde et qui nous doit tous subjuguer et mettre à confusion. Et de fait vint à la Pucelle et se rendit à elle. »

Voilà une jolie scène, et toute nouvelle. Quant à l’autre, celle de l’homme d’armes fait chevalier dans la mêlée, on peut la maintenir, moyennant qu’on en changera l’un des acteurs. William Pole, comte de Suffolk, fut secondé dans la défense de Jargeau par ses deux frères John et Alexandre Pole. Alexandre fut précipité du pont dans la Loire où il se noya ; rien ne s’oppose à ce que John Pole soit le lord qui tint à ne rendre son épée qu’a un chevalier.

Le récit de la réduction de Troyes est ce qu’il y a de plus étendu dans la relation rochelaise. Le rôle actif de l’évêque pour disposer les habitants en faveur de Charles VII y est mis clans tout son jour, et celui de frère Richard le cordelier prend une importance que rien ne laissait soupçonner dans les chroniques, mais qu’il était possible d’entrevoir d’après le procès de condamnation.

Frère Richard fut un prédicateur de l’ordre de saint François qui accomplissait en 1429 une mission dans la partie de la France soumise aux Anglais. Ses sermons eurent une vogue extraordinaire ; sa réputation fut celle d’un saint. Il se trouvait à Troyes lorsque l’armée française parut devant cette ville. Les habitants, sommés de se rendre par la Pucelle, le députèrent pour savoir de lui ce qu’il fallait penser de cette femme. Jeanne elle-même a raconté leur première entrevue dans l’un de ses interrogatoires. Le moine ne s’avançait qu’avec appréhension ; il faisait des signes de croix et des aspersions d’eau bénite. Elle lui cria plaisamment : « Avancez hardiment, je ne m’envolerai pas. »

Ses juges auraient voulu lui faire dire autre chose, qu’elle ne dit pas et que cependant ils tinrent pour dit ; car sa réponse telle quelle fut alléguée plus tard comme preuve de l’article du réquisitoire qui lui imputait de s’être fait adorer. Que s’était-il donc passé ? La chose est tout au long dans notre document, écrit Quicherat. Frère Richard, subjugué par la voix qu’il venait d’entendre et par le regard de Jeanne, s’agenouilla à quelque distance devant elle. Celle-ci, qui ne voulait pas de ces démonstrations (elle l’a toujours soutenu devant ses juges, et nous en avons ici la preuve), se jeta elle-même à genoux, pour détourner l’idée qu’elle fût l’objet d’un pareil hommage, en faisant comme si elle se fût unie avec le saint homme dans un acte commun de dévotion. Lorsqu’ils se furent relevés, ils eurent ensemble un long entretien, à la suite duquel frère Richard rentra dans la ville, enthousiasmé pour la cause de Charles VII, et ne prêchant plus que pour la faire triompher.

Au moment où le roi se remet en route pour gagner Reims, le rédacteur rochelais raconte, comme s’il parlait d’après le témoignage des habitants de Troyes, un incident qui remplit ceux-ci de surprise. Tandis qu’ils avaient les yeux fixés sur l’armée qui s’éloignait de leurs murs, ils virent des milliers de banderoles blanches, arborées aux lances des hommes d’armes, apparaître et disparaître comme par miracle. Jeanne fut obsédée de questions, dans l’un de ses interrogatoires, au sujet de ces banderoles qui étaient une chose très connue, à ce qu’il paraît, et qu’on avait vues ailleurs qu’à Troyes. On ne put rien tirer d’elle, sinon que les banderoles étaient de satin blanc, et qu’elle n’était pas maîtresse de ce que faisaient les gens d’armes. Notre document ne donne donc pas encore l’explication du fait ; mais il est permis de conjecturer qu’il se rapportait à quelque exercice de piété introduit dans l’armée par la Pucelle, et dont l’accusation cherchait à faire une pratique superstitieuse.

Aperçus nouveaux sur l'histoire de Jeanne d'Arc, par Jules Quicherat

Aperçus nouveaux sur l’histoire de
Jeanne d’Arc
, par Jules Quicherat

Le récit du sacre se présente dans la relation avec quelques circonstances qui ne se trouvent point ailleurs ; mais rien de nouveau sur la Pucelle. De la cérémonie de Reims on passe brusquement à la tentative dirigée sur Paris dans les premiers jours de septembre. Ici notre auteur, par la faute des rapports qui lui ont été faits ou par la mauvaise interprétation qu’il leur a donnée, commet de graves inexactitudes. Il croit que Charles VII se montra devant Paris, quand il est avéré qu’il fut impossible de le faire avancer d’un pas en deçà de Saint-Denis ; il admet que les Français avaient réussi dans leur attaque jusqu’au point de pénétrer dans la ville, et que c’est dans une rue que Jeanne fut blessée, lorsqu’il résulte de tous les témoignages qu’il n’y eut de forcé que la bastille ou redoute qui était devant la porte Saint-Honoré, et que Jeanne fut atteinte d’un trait d’arbalète pendant qu’elle faisait combler le fossé entre la redoute et le mur de ville.Il est mieux informé lorsqu’il raconte que les boulets lancés par l’ennemi venaient tomber aux pieds des assiégeants ou, s’ils les atteignaient, ne leur causaient que des meurtrissures sans gravité. Le même fait est attesté par Perceval de Caigny. Il prouve que Paris manquait de poudre et qu’on ne mettait pas aux pièces la charge suffisante pour rendre les projectiles dangereux.

Les deux auteurs se montrent également d’accord sur le peu de gravité de la blessure de Jeanne, sur la certitude du succès pour peu que l’attaque eût été continuée, sur le petit nombre de Français qui furent mis hors de combat. Quant à ce dernier point la relation va jusqu’à dire qu’il n’y eut qu’un homme tué, et que ce fut un bourgeois de La Rochelle. On sent la note officielle dans la dernière phrase où il est expliqué que la retraite de devant Paris fut rendue nécessaire par le manque de vivres, mais que le roi. en s’éloignant eut soin de laisser de fortes garnisons pour continuer la guerre contre ceux qui détenaient sa capitale. C’est là ce que l’on dut dire aux Français des provinces éloignées, qui comptaient sur la réduction immédiate de Paris d’après l’assurance que la Pucelle en avait donnée tant de fois ; mais avec les populations placées sur le théâtre de la guerre et qui en souffraient, il fallut se servir d’un autre prétexte ; on les leurra de l’espoir d’une paix prochaine qui exigeait la suspension des hostilités.

Nous possédons aujourd’hui la preuve authentique de cette manœuvre au sujet de laquelle je ne pus émettre que des soupçons, précise Quicherat, lorsque je composai mes Aperçus nouveaux sur l’histoire de Jeanne d’Arc (1850). Pendant que Charles VII, sous la pression de Jeanne et de l’armée, s’acheminait vers Paris, que les Anglais, résignés à la perte de cette ville, en avaient livré la garde au duc de Bourgogne et retiré leurs troupes qu’ils jugeaient nécessaires pour défendre la Normandie, des ambassadeurs français concluaient avec le mémo due de Bourgogne une trêve de six mois – l’acte a été publié pour la première fois dans la Revue de la Normandie, en 1866.

La suspension des hostilités devait s’étendre non seulement à la totalité de l’Ile-de-France, mais encore à la Normandie ; et comme le misérable gouvernement qui condescendait à de tels accords reconnaissait son impuissance à empêcher l’attaque de Paris par la Pucelle, il avait fait une exception pour Paris, non pas afin de réserver au roi de France le droit de reconquérir sa • capitale ; mais afin d’assurer au duc de Bourgogne la faculté de défendre Paris contre ceux qui voudraient « faire guerre ou porter dommage » à cette ville. Ce sont les termes mêmes du traité passé à Compiègne le 28 août 1429.

L’entreprise de Jeanne sur Paris ayant été ainsi désavouée par anticipation, on conçoit que Charles VII n’ait eu garde de se produire de sa personne pendant cette action où cependant sa présence aurait été décisive. Il était à Saint-Denis, et il y resta obstinément avec une partie de ses troupes, laissant le reste, qui avait été entraîné par Jeanne, s’épuiser en efforts pendant une journée entière, envoyant l’ordre de battre en retraite lorsqu’il était possible de tenter encore un assaut, s’autorisant de l’échec essuyé pour défendre de recommencer la tentative, enfin donnant bientôt le signal de la retraite pour retourner au-delà de la Loire.

Par là le prestige de la Pucelle reçut une atteinte dont on lui ôta sans beaucoup de peine la possibilité de se relever. De ce moment, elle n’eut plus rien à faire qu’à user dans des entreprises stériles le reste de son ascendant compromis. Voilà comment le cours des succès les plus assurés fut interrompu pour faire place à une combinaison louche qui ne rapporta aucun des fruits qu’on s’était varié d’en faire sortir. On croyait tenir la paix au terme de la trêve, et l’on eut, au lieu de paix, vingt nouvelles années de guerre sur le territoire : autant qu’on en avait subi depuis le commencement des troubles.

On avait compté sur une prompte et honorable réconciliation avec le duc de Bourgogne, et l’on n’avait rien fait que préparer pour le souverain l’humiliation de s’avouer l’assassin d’un de ses sujets et de racheter son crime par un démembrement de sa couronne. Mais le résultat non avoué, celui qui était dans les vœux du plus grand nombre des politiques, avait été atteint : on avait mis fin à une fièvre d’enthousiasme qui faisait peur ; on avait commencé à ternir une gloire importune dont l’éclat éclipsait toutes les autres. L’intrigue servie par la médiocrité envieuse et par l’ingratitude a fait de ces coups-là dans tous les temps.

Maquillage de fêtes: et si on osait les paillettes? (vidéo) – Beauté & Bien-être – 7s7


Le réveillon sera pailleté ou ne sera pas. Les sequins, strass et paillettes ont envahi les magasins, au rayon déco, mode et produits de beauté. Vous venez de craquer pour un fard pailleté de toute beauté? Après nos conseils mode pour éviter de ressembler à une boule à facettes, voilà de quoi vous donner quelques idées maquillage. À Noël ou au Nouvel An, c’est l’occasion de se lâcher un peu et de tenter quelque chose d’original. Et que ce soit niveau coiffure ou maquillage, YouTube déborde de tutoriels en tous genres.

Dans celui-ci, Tanya, une maquilleuse professionnelle, nous présente un maquillage de Noël dans les tons dorés. Ses conseils? Un teint unifié, un premier fard cuivré posé sur toute la paupière, un deuxième plus foncé dans le coin externe, des paillettes dorées sur le milieu de la paupière, un trait d’eye liner au ras des cils et beaucoup de mascara. N’oubliez pas d’estomper vos fards au pinceau pour un résultat plus joli. Si vous voulez vous la jouer glamour jusqu’au bout, vous pouvez aussi tenter les faux cils et le rouge à lèvres rouge. (CD)

 

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16/12/11 16h01

Le Viagra féminin, pas pour demain – Sexe & Relations – 7s7


Le « LibiGel » est présenté comme un Viagra au féminin, un gel destiné aux femmes ménopausées en panne de libido. Le producteur, BioSante, espérait le lancer sur le marché l’année prochaine. Mais deux essais cliniques ratés compromettent ce plan marketing. La bonne nouvelle, c’est qu’il a été prouvé que le LibiGel n’était pas cancérigène. Seulement, le produit, à base de testostérone, n’a pas procuré aux testeuses plus d’excitation sexuelle qu’un placébo.

Cela fait plusieurs années déjà que l’industrice pharmaceutique tente sans succès de développer un équivalent féminin du Viagra. L’année dernière, un autre médicament du même genre avait été rejeté par la FDA, parce que ses risques surpassaient ses bénéfices. Déçue de ces deux échecs, la société BioSante ne désespère pas de trouver un jour le remède miracle. (CD)

 

 

16/12/11 15h01

Migraine et grossesse : comment gérer les crises ? Doctissimo


La plupart des femmes migraineuses voient leurs crises diminuer, voire disparaître, pendant leur grossesse. Un phénomène encourageant qui n’exclut pas une prise en charge médicale adaptée à cette pathologie vasculaire. Le point avec le Pr Hedon, gynécologue obstétricien, chef du pôle naissance et pathologies de la femme au CHU de Montpellier.

Pendant sa grossesse, Marie, 31 ans, est passée d’une crise de migraine par mois contre près de trois en temps normal. Un phénomène qui s’explique par la stabilité hormonale qu’engendre l’état de grossesse.

Enceinte, les crises se manifestent en terrain déjà migraineux

« Ce sont les variations hormonales qui déclenchent les migraines. Avant et pendant les règles, les migraines sont davantage présentes car il y a une chute hormonale. Pendant la grossesse, même si le taux hormonal est très fort (environ 10 fois supérieur au taux hormonal habituel), il reste stable, sans variations », explique Pr Hedon. La diminution des fréquences des crises serait alors très aléatoire selon les femmes mais la constante serait à l’amélioration.

Migraine et grossesseLa crise migraineuse apparaitrait plus volontiers pendant la grossesse chez les femmes déjà prédisposées à cette pathologie vasculaire. Autrement dit, un terrain migraineux préexiste à l’état de grossesse. « Si on n’a pas de migraine avant de tomber enceinte, on n’a aucune raison d’en avoir pendant la grossesse », précise le Pr Hedon. C’est en effet le cas de Marie qui, depuis la puberté, souffre de crises de migraines. A 20 ans, les épisodes s’accélèrent. Entre six et huit par mois, à raison de trois jours à chaque fois. Traitement de fond (dose faible d’antidépresseur et prise d’un antiépileptique) associé à un traitement de crise (anti-inflammatoire et antimigraineux de la classe des triptans) lui ont permis d’espacer de moitié les crises, passant à 2-3 par mois grâce à une prise en charge médicale au centre spécialisé migraines et céphalées de l’hôpital Lariboisière à Paris. Mais l’envie de concevoir un enfant a remis en cause ce double traitement, incompatible avec l’état de grossesse. « J’ai eu une grande appréhension de rentrer dans cette phase », raconte Marie.

Migraine : Quel traitement pendant la grossesse ?

Le paracétamol est l’antidouleur de premier choix conseillé par les médecins pendant la grossesse. « On va préférer le paracétamol aux anti-inflammatoires« , explique Le Pr Hedon. C’est le cas de Marie qui s’est vu prescrire du codoliprane comme seul médicament. « Ça n’a servi à rien, seul le sommeil, l’homéopathie et les séances d’acupuncture m’ont aidée à gérer les crises et leur intensité », raconte la jeune femme.

« Si ça ne suffit pas, on va aller vers les antimigraineux type sumatriptans qui sont des vaso-constricteurs efficaces pour gérer l’orage vasculaire et compatibles avec la grossesse », conseille le Pr Hedon.

Le tout est finalement, au regard du parcours et du vécu de chacune, de refaire le point avec son médecin en partant du traitement existant avant la grossesse.

Attention à l’apparition de céphalées chroniques en cours de grossesse

« Si la femme n’a pas de terrain migraineux particulier auparavant et qu’en cours de grossesse, des céphalées apparaissent, c’est-à-dire un mal de tête sourd, permanent, qu’elle se lève avec et qui la tient toute la journée et dans tout le crâne, il faut faire des examens », avertit le spécialiste.

Dans ce cas, un examen clinique et obstétrical devra être effectué de façon à prendre la tension artérielle en diverses positions pour dépister l’hypertension artérielle chronique, à l’origine de complications vasculaires potentielles : crise d’éclampsie (crise de convulsions), hématome rétro-placentaire, syndrome toxémique. « Là, on est dans la pathologie de la grossesse. On donne des vaso-dilatateurs qui ont pour effet d’accélérer le débit sanguin en périphérie et de faire baisser la tension artérielle afin de mieux vasculariser le placenta et donc de mieux nourrir le bébé et de parer aux accidents », explique-t-il. Attention donc à l’apparition de céphalées qui, moins embêtantes que la migraine au niveau des symptômes, peuvent révéler un état vasculaire de fond bien plus grave.

Les conseils pour prévenir les crises de migraine

Pour prévenir les crises, veillez à soigner votre hygiène de vie, plus particulièrement votre sommeil et votre l’alimentation, et gardez une activité physique régulière. Les facteurs de bruit, lumière ou stress peuvent être des facteurs déclenchant. A chacune de s’écouter davantage pour gérer au mieux la survenue des crises. N’hésitez pas non plus à vous accorder du repos et pratiquez un accompagnement à la grossesse type relaxation ou méditation.

Isabelle Frenay, mars 2011
Mis à jour le 7 décembre 2011

Sources :

– Interview de Marie, maman migraineuse
– Interview du Pr Bernard Hedon, gynécologue obstétricien, chef du pôle naissance et pathologies de la femme du CHU de Montpellier.

A l’hôpital


Deux bébés viennent de naître à l’hôpital.
L’un dit à l’autre:
– T’es une fille ou un garçon ?
– Je suis une petite fille… et toi ?
-Moi, je ne sais pas…
– Baisse ton drap, je vais te dire ce que tu es.
Il baisse son drap….
– Baisse plus bas, je ne vois pas !!!
Il baisse encore plus bas et la petite fille dit :
– Oh, ben t’es un petit garçon,t’as des chaussons bleus !!!…..

Un petit garçon annonce à sa mère :
– J’ai décidé de ne plus aller à l école !
– En quel honneur ?
– Aux infos, ils ont dit qu’on avait abattu quelqu’un en Italie parce qu’il en savait trop !