Pensée du mardi 20 décembre 2011.


« Être humble ne consiste pas à se rabaisser sans cesse en
disant : « Je ne suis rien, je ne vaux rien. » La véritable
humilité, c’est de donner en soi la première place à la
Divinité afin de manifester toutes ses vertus, toutes ses
richesses. Mais combien de gens sont capables de comprendre cette
vérité ? Et comme ils ne l’ont pas comprise, ils finissent
par se dresser devant le Seigneur au point de vouloir se mettre
à sa place. Mais alors c’est là qu’ils se rapetissent et
s’effacent, jusqu’à disparaître.
La grandeur de cette créature tellement imparfaite qu’est
l’être humain, c’est de comprendre que, malgré ses
insuffisances, il peut faire des merveilles à condition de
mettre le Seigneur à la première place dans sa tête et dans
son cœur. Sans le Seigneur, il ne peut pas aller tellement
loin ; quoi qu’il fasse, ce sera humain, médiocre. Voilà ce
que vous devez comprendre et tout faire pour que le Seigneur
pénètre en vous, Se manifeste à travers vous et vous prenne à
son service. C’est cela la véritable humilité ! »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

La Russie est-elle en voie de resoviétisation ? | À La Une | L’Orient-Le Jour


À La Une

Éclairage

La Russie est-elle en voie de resoviétisation ?

Par Samia MEDAWAR | lundi, décembre 19, 2011

Principal élément de l’opposition russe, le Parti communiste a largement participé au mouvement de contestation après les législatives. Mikhaïl Voskresensky/Reuters
Principal élément de l’opposition russe, le Parti communiste a largement participé au mouvement de contestation après les législatives. Mikhaïl Voskresensky/Reuters

Vladimir Poutine a un jour qualifié la disparition de l’URSS de « plus grande catastrophe géopolitique du siècle dernier ». Le passé, le discours politique et les méthodes d’aujourd’hui du Premier ministre-candidat (à la présidentielle russe dans trois mois) poussent certains à redouter un « back to USSR ». Ces craintes sont-elles réelles et surtout fondées ? Deux experts se penchent sur la question.

Il y a tout juste vingt ans, le 21 décembre 1991, l’URSS implosait. Cet éparpillement géopolitique était le résultat d’une volonté d’émancipation et de démocratisation des républiques soviétiques satellitaires de la Russie. Le peuple russe, mené par Boris Eltsine, demandait dès mars 1991 la démission de Mikhaïl Gorbatchev du poste de président de l’URSS et l’indépendance d’une Fédération de Russie démocratique.
Deux décennies plus tard, où en est donc la Russie ? Après des élections législatives fortement contestées et à la veille d’une présidentielle très attendue, tout le monde s’attend à une réélection plutôt facile de Vladimir Poutine, visiblement déterminé à diriger le plus vaste pays du monde d’une main de fer, en contrôlant l’information, notamment le web, et aidé par Dmitri Medvedev, l’autre tête de l’« aigle bicéphale » russe. Si la Russie s’est ouverte au reste du monde après une longue période de stagnation, elle a récemment adhéré à l’OMC, par exemple, les détracteurs du pouvoir estiment qu’elle ne se démocratise toujours pas et contestent les « fraudes » des toutes dernières législatives, surtout via les réseaux sociaux et les manifestations, comme un parfum de printemps arabe…
Y a-t-il aujourd’hui une Russie à deux vitesses, un clash générationnel ? Tatiana Kastouéva-Jean, chercheur à l’Institut français des relations internationales (IFRI), estime que si l’« on entend parfois parler de la “Russie de la télé” et la “Russie d’Internet” », il n’y a pas cependant de « clivage générationnel ». En effet, l’électorat de Russie unie, le parti présidentiel, est « composé autant de personnes âgées qui apprécient l’augmentation des retraites, la stabilité politique, ou encore le rétablissement du prestige international du pays que de propoutiniens, comme le mouvement des jeunes Nashi ou la Jeune Garde ». « Le clivage serait donc plutôt situé entre les autorités et la société dont une partie n’accepte plus le système politique verrouillé » et corrompu.
De même, Philippe Migault, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), estime lui aussi que ce clivage générationnel n’est « pas du tout » présent. Si fossé il y a, c’est surtout au niveau rural/urbain, ou économique. Pour lui, il y a autant de jeunes que de plus âgés qui ne regrettent pas la chute de l’URSS, ou au contraire la déplorent.
En attendant, certains s’obstinent à dénoncer la récurrence d’un discours poutinien aux relents soviétiques, notamment lorsque le Premier ministre accuse certaines puissances étrangères de financer les ONG en Russie pour semer le « chaos », ou encore son attitude quasi paranoïaque en ce qui concerne l’installation d’un bouclier antimissile de l’OTAN en Europe, sans oublier la position russe (et chinoise) concernant la crise syrienne. Pour Mme Kastouéva-Jean, « cette terminologie n’est pas nouvelle. Vladimir Poutine a toujours joué deux cartes en mélangeant le discours “soviétique” avec le discours “impérial”. Le retour du drapeau impérial, de l’hymne soviétique, l’octroi de passeports et de facilités de voyage aux descendants d’émigrés blancs en Occident sont des éléments qui alimentent le discours sur la grandeur de la Russie qui n’a pas à avoir honte de son passé, quel qu’il soit ». Les accusations de financements d’ONG datent de la révolution orange ukrainienne, et le contexte électoral actuel en Russie permet la réutilisation de cet argument. « La carte d’“ennemi extérieur” permet à Poutine de consolider une partie de son électorat. (…) Mais les Russes ne sont pas dupes : plusieurs personnes à la manifestation du 10 décembre à Moscou brandissaient les pancartes “Nous ne sommes pas les agents de la CIA”. »

Postimpérialisme et Eurasie
M. Migault juge, quant à lui, qu’il n’y a aucunement de preuves permettant d’affirmer un retour au discours soviétique et anti-Occident : « Poutine tient un discours anti-USA et anti-OTAN, ce n’est pas du tout la même chose. Que ce soit par rapport au bouclier antimissile ou à la politique étrangère russe, le consensus est partout le même. Russie unie, Parti communiste, ou autres entités de l’opposition, tous s’accordent pour dire que le bouclier n’est nullement dirigé contre l’Iran ; il vise au contraire à asseoir la suprématie américaine en Europe, sans plus. »
Plus encore, lorsque Poutine a lancé l’idée d’une « Union eurasiatique » mettant en scène un espace économique commun entre la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan et l’Ukraine, d’aucuns se sont empressés de crier à une tentative de recréer l’URSS. Si l’on s’en réfère à l’article de Thomas Gomart, expert sur la question, « le dessein de Poutine n’était pas de concurrencer l’UE par le biais d’une nouvelle URSS, d’autant que la Russie n’en avait pas les moyens. En revanche, Poutine souhaitait ardemment que la Russie s’inscrive dans une dynamique postimpériale, de sorte qu’elle puisse peser sur la communauté internationale ». M. Migault et Mme Kastouévan-Jean également s’accordent à dire qu’il serait bien trop simpliste et précipité que de dénoncer une tentative de recréation de l’URSS. Poutine lui-même l’a dit : « Celui qui ne regrette pas l’URSS n’a pas de cœur, celui qui veut la restaurer n’a pas de tête. » La spécialiste s’explique : « Poutine est dans une logique postimpériale, il souhaite structurer cet espace régional autour de la Russie pour asseoir sa crédibilité, prouver la capacité de la Russie d’être un pôle d’attraction positif et de mener son projet d’intégration régionale par comparaison à l’intégration européenne, et marquer le terrain face à la Chine qui est présente et active dans cette région. » M. Migault la rejoint dans cette optique, estimant que Poutine « cherche à recréer des liens avec des républiques qui ont toujours eu, de près ou de loin, des attaches avec la Russie. C’est une réunification entre quatre entités – Russie, Kazakhstan, Ukraine et Biélorussie – qui ont quatre siècles d’histoire partagée ».
D’ailleurs, le projet semble plaire, puisque la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a récemment déclaré trouver l’idée de cette Union eurasienne « intéressante », relevant qu’une « coopération plus étroite entre les pays de la région et la Russie n’exclut pas des liens plus étroits entre ceux-ci et l’Union européenne ».

Juste « influencé »…
Dans ce contexte, il est clair que presque tout dans la politique de Poutine est influencé de près ou de loin par son passé soviétique, sauf la présence d’un communisme d’État (imposé). De même, l’alternance du pouvoir entre lui et Medvedev n’est-elle pas sans rappeler le Parti communiste des années 1990 ? Pour Mme Kastouéva-Jean, « la rotation est une “manière originale” de retourner au Kremlin sans avoir à changer la Constitution (qui interdit de briguer 3 mandats consécutifs) ». Quant à Philippe Migault, il reste catégorique : c’est l’opposition en Russie, notamment le Parti communiste, « qui tient un discours beaucoup plus ouvertement nostalgique de l’Union soviétique et prône ouvertement une “restalinisation” du pays ».
Quant à se demander si ce mouvement de contestation va/peut prendre plus d’ampleur et créer des fissures au sein du pouvoir, malgré le manque évident d’organisation de l’opposition, les deux experts sont d’accord pour affirmer que Vladimir Poutine reste l’homme le plus populaire de Russie et a récemment été désigné comme tel par un sondage. Il pourra donc être facilement réélu en mars lors des présidentielles. Évidemment, l’image de Poutine et de Medvedev est affectée par le mouvement de contestation. Tatiana Kastouéva-Jean le dit : « La Fondation du sondage d’opinion ne va plus rendre publiques les études hebdomadaires de sa popularité, cela veut tout dire… elle doit être en chute libre. La société lui (Poutine) envoie des signaux très forts sur son désir de changements depuis les élections législatives. Son système s’érode. » Quant à Philippe Migault, il estime que le mouvement de contestation « s’arrêtera tout seul. Les gens osent s’exprimer, mais cela ne va rien changer. Ça veut juste dire que la démocratie est en cours, ce qui n’était pas possible il y a quelques années ».

Quand les abeilles domptent les éléphants | Slate Afrique


Qui aurait cru qu’une abeille pouvait effrayer un éléphant? Dans ses derniers travaux la scientifique britannique Lucy King démontre que les abeilles peuvent «dompter» les éléphants. Cette découverte lui a permis de remporter l’Unep/CMS Thesis Prize en Norvège lors de l’assemblée de la Convention Migratory Species (CMS), révèle la United Nations Environment Program (Unep).

La United Nations Environment Program (Unep) coordonne les activités environnementales des Nations unies. La Convention Migratory Species (Convention sur la Conservation des Espèces Migratrices appartenant à la faune sauvage) veille à la conservation des espèces migratoires. Tous les trois ans, l’Unep/CMS Thesis Prize récompense un doctorant dont la thèse porte sur le champ de la conservation.

Directeur de l’Unep, Achim Steiner a tenu a salué le travail de Lucy King:

«Ses recherches montre comment en travaillant avec plutôt que contre la nature, celle-ci peut offrir à l’humanité des solutions aux défis que les pays et les communautés doivent relever.»

Les travaux de Lucy King ont été supervisés par l’université d’Oxford. Cette chercheuse née en Afrique a effectué ses travaux au Kenya. Avec son équipe, elle a démontré que plus de 90% des éléphants fuyaient lorsqu’ils entendaient le bourdonnement des abeilles. Ces derniers ont également observé que les éléphants émettaient un grondement pour prévenir leurs «compères» du danger.

Pour lutter contre l’intrusion des éléphants dans les fermes, des ruches d’abeilles ont été installées sur les clôtures des fermiers. Aujourd’hui cela concerne plusieurs communautés fermières dans trois districts du Kenya. Ces ruches ont une double fonction puisqu’elles permettent également aux fermiers de vendre du miel.

Au cours de ses travaux, King a travaillé avec l’ONG Save the elephants qui lutte pour la protection du pachyderme. Aujourd’hui, la chercheuse souhaite implanter sa technique dans d’autres pays d’Afrique, voire d’Asie, rapporte BBC.

«Je ne suis pas certaine que ça marchera autre part, mais cette découverte peut potentiellement fonctionner en Afrique australe. Cette région abrite la plus grande population d’éléphants et les problèmes entre les hommes et ces animaux se multiplient.»

A mesure que la population africaine augmente, les conflits pour l’espace entre les hommes et les éléphants sont de plus en plus sérieux et font des victimes des deux côtés. Fin septembre, 200 éléphants de la région du Narok ont été transférés vers la réserve nationale du Masaï Mara. Cette décision fait suite à un accident au cours duquel un professeur qui assurait le tour de garde de sa ferme avait été blessé.

Lu sur BBC News

Un conte de Noël » Ma Planète


Un conte de Noël

Ajouté le 12/17/2011 16:40:26 par Nanoo

En ces temps de fêtes, c’est souvent l’occasion pour nous de replonger en enfance et de vivre dans la féérie. J’ai trouvé un très beau conte d’Oscar Wilde où derrière l’aspect merveilleux se cache des évocations évangéliques claires. Un beau moyen pour parler de Dieu à nos enfants et pour aider les grands à réfléchir…. 

 

Oscar Wilde

Le Géant égoïste

 

 

Tous les après-midi, en revenant de l’école, les enfants allaient jouer dans le jardin du Géant. C’était un grand et ravissant jardin avec une douce herbe verte. Çà et là, sur l’herbe, il y avait de belles fleurs qui ressemblaient à des étoiles, et il y avait douze pêchers qui, au printemps, s’épanouissaient en délicates floraisons couleur de rose et de perle, et, en automne, portaient des fruits magnifiques. Les oiseaux, assis sur les arbres, chantaient si joliment que les enfants s’arrêtaient de jouer pour les écouter. “ Comme nous sommes heureux, ici ! ” s’écriaient-ils.

Un jour, le Géant revint. Il était allé visiter son ami, l’Ogre de Cornouailles, et était resté sept ans avec lui. Au tout de sept ans, il avait dit tout ce qu’il avait à dire, car sa conversation était limitée, et il avait décidé de retourner dans son château. Quand il arriva, il vit les enfants jouer dans le jardin. “Que faites-vous ici? ” s’écria-t-il d’une voix très rude, et les enfants s’enfuirent.

 

“ Mon jardin à moi est mon jardin à moi ”, dit le géant; “ tout le monde peut comprendre cela, et je ne laisserai personne d’autre que moi y jouer.” Et il construisit tout autour un mur très haut et mit un écriteau:

 

 

DEFENSE D’ ENTRER SOUS PEINE D’AMENDE

 

C’était un Géant très égoïste.

Les pauvres enfants n’avaient plus d’endroit pour jouer. Ils essayèrent de jouer sur la route, mais la route était très poussiéreuse et pleine de gros cailloux, et ils n’aimaient pas cela. Après avoir appris leurs leçons, ils erraient autour du mur en parlant du beau jardin qui était à l’intérieur. “ Comme nous y étions heureux! ”disaient-ils entre eux. Puis vint le Printemps, et partout dans les champs il y avait de petites fleurs et de petits oiseaux. Dans le seul jardin du Géant Egoïste c’était encore l’hiver. Les oiseaux se souciaient peu d’y chanter, puisqu’il n’y avait pas d’enfants, et les arbres oubliaient d’y fleurir. Un jour, une belle fleur sortit sa tête de l’herbe, mais quand elle vit l’écriteau, elle fut si peinée pour les enfants qu’elle se glissa de nouveau dans la terre et se remit à dormir.

Les seuls satisfaits étaient la Neige et le Gel. “ Le Printemps a oublié le jardin” s’écriaient‑ils, “ de sorte que nous vivrons ici toute l’année. ” La Neige couvrit l’herbe de son grand manteau blanc et le Gel peignit d’argent tous les arbres. Puis ils invitèrent le Vent du Nord à demeurer avec eux, et il vint. Il était enveloppé de fourrures et mugissait tout le jour dans le jardin, et renversait les cheminées. “ Voilà un endroit délicieux ”, dit-il, “ il faut que nous invitions la Grêle. ” Et la Grêle vint. Tous les jours, pendant trois heures, elle crépitait sur le toit du château jusqu’à œ qu’elle brisât la plupart des ardoises, puis elle courait tout autour du jardin aussi vite qu’elle pouvait. Elle était habillée de gris et son haleine était comme de la glace. “ Je ne puis comprendre pourquoi le Printemps tarde tant à venir ” disait le Géant Egoïste, tandis qu’il restait assis près de la fenêtre et regardait son jardin froid et blanc. “ J’espère que le temps va changer. ”

 

Mais le Printemps ne venait jamais, pas plus que l’été. L’Automne donnait des fruits d’or à tous les jardins, mais n’en donnait aucun au jardin du Géant. “il est trop égoïste”, disait‑il. De sorte que L’hiver régnait toujours et que le Vent du Nord, et la Grêle, et le Gel, et la Neige dansaient parmi les arbres.

 

Un matin, le Géant était éveillé dans son lit quand il entendit une musique ravissante. Elle résonna si agréablement à ses oreilles qu’il pensa que ce devaient être les musiciens du Roi qui passaient par là. En réalité, ce n’était qu’un petit linot qui chantait dehors, près de la fenêtre, mais il y avait si longtemps qu’il n’avait entendu` un oiseau chanter dans son jardin que cela lui parut la plus belle musique du monde. Alors la Grêle s’arrêta de danser au‑dessus de sa tête, et le Vent du Nord cessa de mugir, et un doux parfum monta jusqu’à lui par la fenêtre ouverte. `“Je crois que le Printemps est enfin venu », dit le Géant; et il sauta du lit et regarda dehors. Que vit-il ?

 

Il vit le plus merveilleux spectacle. travers un petit trou dans le mur, les enfants s’étaient glissés à l’intérieur’ et ils étaient assis sur les branches des arbres. Dans chaque arbre qu’il pouvait voir, il y avait un petit enfant. Et les arbres étaient si contents de voir les enfants revenus qu’ils s’étaient couverts de fleurs et agitaient doucement leurs bras au-dessus des têtes des enfants. Les oiseaux voletaient et gazouillaient avec délice, et les fleurs regardaient à travers l’herbe verte et riaient.

 

C’était un bien charmant spectacle, mais dans un seul coin c’était encore l’hiver. C’était le coin le plus reculé du jardin, et il y avait là un petit garçon. Il était si petit qu’il ne pouvait atteindre les branches de l’arbre, et il errait tout autour en pleurant amèrement. Le pauvre arbre était encore tout couvert de neige et de givre, et le Vent du Nord soufflait et mugissait au-dessus de lui. “ Grimpe, petit garçon ”, disait l’Arbre, et il abaissait ses branches aussi bas qu’il pouvait, mais l’enfant était trop petit.

 

Et le cœur du Géant s’émut en regardant dehors. “ Comme j’ai été égoïste « , dit‑il; “ maintenant je sais pourquoi le Printemps ne voulait pas venir ici. Je vais mettre ce pauvre petit garçon tout en haut de l’arbre, et je démolirai le mur, et mon jardin sera à jamais la cour de récréation des enfants.” il était vraiment très fâché de ce qu’il avait fait. De sorte qu’il descendit sans bruit l’escalier, ouvrit très doucement la porte et pénétra dans le jardin. Mais quand les enfants le virent, ils furent si effrayes qu’ils s’enfuirent, et le jardin devint de nouveau l’hiver. Seul le petit garçon ne s’enfuit point, car ses yeux étaient si pleins de larmes qu’il ne vit pas le Géant venir. Et le Géant s’avança sans bruit derrière lui, le prit doucement dans sa main et le posa dans l’arbre. Et l’arbre se couvrit aussitôt de fleurs, et les oiseaux vinrent y chanter, et le petit garçon étendit ses deux bras et les jeta autour du cou du Géant, et l’embrassa.

 

Et quand les autres enfants virent que le Géant n’était plus méchant, ils revinrent en courant, et le Printemps revint avec eux. “ C’est votre jardin, maintenant, petits enfants ”, dit le Géant, et il prit une grande hache et fit tomber le mur. Et quand tous les gens allèrent au marché à midi, ils virent le Géant en train de jouer avec les enfants dans le plus beau jardin qu’ils eussent jamais vu. Ils jouèrent tout le jour, et, le soir, ils vinrent dire au revoir au Géant. “ Mais où donc est votre petit compagnon ?  » demanda-t-il, “ celui que j’ai posé dans l’arbre.” Le Géant l’aimait mieux que les autres parce qu’il l’avait embrassé. “ Nous n’en savons rien ”, répondirent les enfants; “ il est parti. ” “ il faut que vous lui disiez de venir demain”, dit le Géant. Mais les enfants répondirent qu’ils ne savaient où il habitait et ne l’avaient jamais vu auparavant; et le Géant en fut très triste. Tous les après-midi, après l’école, les enfants vinrent jouer avec le Géant. Mais on ne revit jamais le petit garçon que le Géant aimait. Le Géant était très bon pour tous les enfants, mais il désirait revoir son premier petit ami et parlait souvent de lui. “ Comme j’aimerais le voir!  » disait-il. Les années passèrent, et le Géant devint très vieux et très faible. Il ne pouvait plus jouer, de sorte qu’il restait assis dans un fauteuil immense, regardait les jeux des enfants et admirait son jardin. “ J’ai beaucoup de belles fleurs ”, disait-il, mais les enfants sont les plus belles fleurs de toutes. ”

 

Un matin d’hiver, il regardait par la fenêtre en s’habillant. il ne détestait plus autant l’hiver, car il savait que c’était simplement le printemps endormi, et que les fleurs se reposaient. Soudain, émerveillé, il se frotta les yeux et regarda fixement. C’était certainement une vue merveilleuse. Dans le coin le plus reculé du jardin, il y avait un arbre tout couvert de ravissantes fleurs blanches. Ses branches étaient toutes dorées et des fruits d’argent y étaient suspendus, et, au-dessous, se tenait le petit garçon qu’il avait aimé. Dans sa joie, le Géant descendit en courant l’escalier et pénétra dans le jardin. Il traversa l’herbe en toute hâte et arriva prés de l’enfant.

 Et quand il fut tout près, son visage rougit de colère, et il dit: “ Qui a osé te blesser ? ” Car sur les paumes de l’enfant il y avait l’empreinte de deux clous, et il y avait aussi l’empreinte de deux clous sur les petits pieds. “Qui a osé te blesser? ” s’écria le Géant; “ dis-le moi afin que je prenne mon grand sabre et que je le tue. ” “ Non !  » répondit l’enfant; “ ce sont les blessures de l’Amour. ” “Qui donc es-tu ? » dit le Géant, et une crainte étrange s’empara de lui, et il s’agenouilla devant le petit enfant. Et l’enfant sourit au Géant et lui dit: “ Tu m’as laissé un jour jouer dans ton jardin, aujourd’hui tu viendras avec moi dans mon jardin, qui est le Paradis. ” Et ce jour-là, quand les enfants coururent au jardin, dans l’après-midi, ils trouvèrent le Géant couché sous l’arbre mort et tout couvert de fleurs blanches.

 

 

Oscar Wilde

 

 

Mots-clés: Nanoo

Les maçons du futur devront manier des robots volants !


 

robots.jpgLes maçons du futur devront manier des robots volants !

 

Cet engin volant qui rappelle le quadri,mini hélicoptère porté par quatre moteurs et doté de cartouches incapacitantes, ne sert pas à assurer la surveillance mais pourrait un jour rendre le métier de maçon vraiment cool et surtout moins physique. A condition que ces derniers apprennent à diriger ces robots volants télécommandés.

Afin de se rendre compte des possibilités offertes par ce petit robot volant, l’espace d’exposition du Frac d’Orléans a ouvert ses portes à la robotique et l’architecture, et le mélange des deux domaines a donné naissance à l’installationFlight Assembled Architecture. Elle est le fruit d’une collaboration entre les architectes suissesFabio Gramazio, Matthias Kohleret l’ingénieurRaffaello D’Andrea. Ils recherchent et développent des ponts pour construire des choses avec l’apport de la robotique, de l’ordinateur et de nouveaux matériaux. Pas cloisonné uniquement dans la sphère artistique, Raffaello D’Andrea, travaille aussi au sein de la société Kiva Systems qui propose de nouveaux outils pour la gestion de l’entreprise en proposant des solutions robotiques.

via spectrum

fluctuat.net

Bonaparte : quand la légende travestit l’Histoire – Histoire de France. Le Blog La France pittoresque


D’après « Gazette anecdotique », paru en 1882

 

En 1882, le colonel Th. Jung publie Lucien Bonaparte et ses Mémoires dont on n’avait donné jusqu’ici que des éditions incomplètes. On trouve dans ces curieux mémoires la rectification de bien des faits admis pour vrais par les annalistes qui se sont occupés de l’Empire, témoin, entre autres, l’histoire de la fameuse montre brisée par Lucien devant son redoutable frère Napoléon au milieu d’une scène qu’on a bien souvent racontée.

 

Or voici, rapprochées l’une de l’autre, deux piquantes versions de ce même fait empruntées l’une à l’Echo des salons de Paris et l’autre, rectifiant la première, aux susdits Mémoires de Lucien :

 

LA LEGENDE (Extrait de l’Echo des salons de Paris depuis la Restauration, tome II)

Un mois avant que Lucien quittât la France, il eut avec Bonaparte un entretien très vif sur son peu de considération et sur les malheurs que son esprit de conquête attirerait un jour sur la France.

 

Bonaparte se fâcha et, s’approchant de la fenêtre, il dit à son frère : « Voyez-vous cette étoile ? » Lucien répondit qu’il ne voyait rien. « Eh bien ! je la vois », lui répliqua Napoléon, et aussi longtemps que je l’apercevrai seul, je ne cesserai d’y avoir confiance ! »

 

Lucien tira sa montre, et, de colère, la jeta sur le parquet devant Bonaparte en lui disant : « Vous serez brisé comme cette montre, et un jour viendra où vous serez malheureux, ainsi que la France et toute votre famille ! »

 

L’HISTOIRE (Lucien Bonaparte et ses Mémoires, tome II, 1882.)

 

« – Ce que vous pensez de moi, citoyen Lucien, parbleu, je suis curieux de le savoir, dites donc vite (c’est Napoléon qui parle).

 

– Je pense, citoyen consul, qu’ayant prêté serment à la Constitution du 18 brumaire, entre mes propres mains, comme président du conseil des Cinq-Cents, et vous voyant la mépriser ainsi, si je n’étais pas votre frère, je serais votre ennemi.

 

– Mon ennemi ! ah ! pour le coup, je vous le conseillerais ! Mon ennemi ! C’est un peu fort! me dit-il en s’avançant sur moi dans l’attitude de me frapper, ce que je rends encore grâce à Dieu qu’il n’ait pas fait, car je n’étais pas disposé à le souffrir patiemment ; mais il s’arrêta en face de la froide immobilité que je lui opposai.

 

– Mon ennemi, toi ! Je te briserais, vois-tu, comme cette boîte ! »

 

Et disant cela , c’était sa tabatière qu’il tenait, il la lança violemment sur le plancher.

 

Illustration : Lucien Bonaparte, par François-Xavir Fabre

Un Facebook entre filles où on note les garçons – Sexe & Relations – 7s7


« Quand Sex and the City rencontre Facebook ». Luluvise est un nouveau réseau social sur la toile, 100% féminin. Les utilisatrices s’y connectent via Facebook. C’est juste un moyen de rendre l’inscription plus facile, Luluvise ne postera pas de lien sur votre mur. Le site vous offre un tas de fonctionnalités basiques, comme envoyer des messages, poster des photos, créer des groupes, etc.

Mais Luluvise a un petit truc en plus, il vous propose de noter vos prétendants. Pour le bien collectif évidemment, histoire d’avertir vos amies virtuelles si vous rencontrez un individu particulièrement désagréable ou au contraire très charmant. Et là on comprend mieux l’inscription via Facebook, puisque quand vous vous inscrivez, vous voyez d’abord les notes de vos amis. Les hommes sont interdits d’accès, et ils ne connaîtront jamais la note que vous leur avez attribuée pour le premier baiser ou la première nuit. À moins de se faire passer pour une femme… (CD)

 

 

16/12/11 11h55

A 44 ans, Pamela ressemble toujours à une sirène – People – 7s7


© photo news

 

A 44 ans, Pamela Anderson semble plus en forme que jamais. Ce weekend, elle est apparue sur une plage d’Hawaii dans un petit bikini noir mettant sa plastique en valeur.

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© photo news

Vous aurez beau chercher, vous n’y verrez ni amas de graisse, ni cellulite, mais au contraire, des jambes fuselées, un ventre plat, des fesses rebondies. Nombreuses sont celles qui rêvent de posséder un tel corps.

La jolie blonde semble ignorer les effets du temps. Son secret? Ses enfants! « Mes enfants me maintiennent en forme. Je pratique tous les sports avec eux – football, basketball, baseball. Je suis toujours à l’extérieur, sur la plage, dans l’eau, je ne suis pas une vraie sportive. Je ne vais pas à la gym, je suis végétarienne, mais je ne me prive de rien » a-t-elle confié récemment.

Pamela profitait de quelques jours de vacances avec son compagnon Jon Rose, un surfeur professionnel. Il est le fondateur de Waves for Water, une organisation qui tente de « fournir de l’eau propre à toute personne qui en a besoin ». (7sur7Sydney/ca)

 

 

19/12/11 03h55

Nouveaux fantasmes féminin – Littérature érotique – Doctissimo


La littérature érotique écrite par des femmes a fait voler en éclats nombre de tabous, les autorisant à « fantasmer » sans réserve… Depuis « la Femme de papier » de Françoise Rey, de nouvelles révolutions sexuelles ont eu lieu. Franck Spengler, éditeur des éditions Blanche, dresse un état des lieux.

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Les femmes se sont emparées d’un territoire jusqu’ici réservé aux hommes : la littérature érotique. Les fantasmes, auparavant confinés dans les secrets des alcôves, s’exhibent aujourd’hui au fil des pages, entre impudeur et audace, faisant fi des tabous. À la clé, une déculpabilisation, une réflexion et pourquoi pas, un passage à l’acte. « Qui n’est pas obligatoire, dans le domaine du fantasme » rappelle Franck Spengler. Un phénomène qui peut se mesurer sur les sites de rencontres à vocation libertine (Netlog, adopteunmec.com, AdultFriendFinder.com, casualdating.fr) où celles-ci ne dédaignant pas un genre prisé par les mâles, s’exposent sans retenue (bas et porte-jarretelles, etc.). Délurées et impudiques ! « S’il n’y a pas de nouveaux fantasmes à proprement parler, certains trustent effrontément le devant de la scène littéraire » a pu observer Franck Spengler. Notre expert nous livre le fruit de ses réflexions sacrément stimulantes !

Le candaulisme, c’est branché !

Fantasmes féminins littératureJusqu’ici la femme-objet soumise aux désirs des hommes, obtempérait et se livrait à la demande expresse de son partenaire, à des ébats torrides avec un autre… sous ses yeux. Aujourd’hui, le candaulisme, pratique sexuelle reposant en partie sur le voyeurisme, et l’excitation de « mater » sa partenaire jouir sous les assauts d’un autre homme, est au coeur des fantasmes féminins. « La femme est l’enjeu du désir de plusieurs hommes, elle le revendique et l’assume » explique Franck Spengler. Sur le papier, la tension érotique provient de l’intensité des joutes sexuelles, souvent plus orgasmiques que celles avec son « régulier ».

Où trouver ce fantasme dans la littérature : « Au bonheur des femmes infidèles » de Sam Carroll, met l’accent sur le désir trouble qui naît du regard de l’autre sur la scène. « Le joyau » de Jacques Monfer, en exalte également les vertus.

Le goût pour le BDSM

Comprenez Bondage Domination Soumission Masochisme… Les femmes semblent s’être appropriée cette pratique aux vertus érotiques avérées, mais sur un mode ludique cette fois. Violence et douleur ne sont plus les ingrédients d’une jouissance aux limites de la perversion. Sur le papier, les fantasmes tournent autour du pouvoir sexuel qu’exercent les liens, ou des menottes autour de graciles poignets, tandis que des fesses charnues s’offrent à la fessée. Tour à tour soubrette facétieuse ou dominatrice… Les rôles se distribuent en fonction de l’humeur, entre maîtres et esclaves. Le switch est de rigueur et le cul n’est pas triste.

Où retrouver ce fantasme : « Le Manoir » (Prix du premier roman érotique de la ville d’Evian) de Emma Cavalie et « Vie d’une Libertine » de Clara Basteh, un roman-catalogue de cette liberté sexuelle que s’octroie les femmes et qui résume bien tout le chemin parcouru depuis 30 ans en terme d’émancipation sexuelle.

La prostitution : fric et jouissance !

Entre amants, se trame en toile de fond un nouveau scénario érotique où l’argent occupe une place de choix. « La prostitution ou le fantasme de se retrouver l’enjeu monétarisé d’une relation sexuelle inspire les fantasmes les plus fous. L’excitation provient de l’échange financier autour de la possession de son corps. Un jeu sexuel qui entraîne un plaisir trouble, dans le cas où il est consenti » explique l’éditeur. La passe peut avoir lieu au bord d’un bois ou dans un hôtel de luxe, peu importe. « C’est toujours le dépassement de la norme qui crée le fantasme » ajoute Franck Spengler.

Où retrouver ce fantasme : Dans « Chaud et vivant », d’Andréa Luccella, l’héroïne met son corps aux enchères. Celle du « Joyau » de Jacques Monfer, raconte ses passes à son mari, excité et jouissant des frasques de son épouse.

La Toute Puissance du Virtuel

L’ère du numérique a entraîné de nouvelles liaisons virtuelles, à hautes teneur érotiques. Le sexe et les nouvelles technologies flirtent sans retenue sur la Toile. Entre chats, webcam, photos et vidéos postées, réseaux virtuels autour de la fessée, l’échangisme… le plaisir devient collectif et les fantasmes vont bon train ! Par écran interposé, tout est permis, « on se chauffe » carrément, la voie aux échanges « hot » est totalement ouverte… Et la toile s’invite sur la page blanche, au coeur des fantasmes des femmes, qui se lâchent et s’éclatent… virtuellement. La quintessence du fantasme, peut-être !

Où retrouver ce fantasme : « Echanges virtuels » de Marie Godard, un texte malicieux et pervers où l’auteur s’imagine au coeur d’une relation triangulaire et virtuelle entre elle, son mari, et son éditeur. Un texte puissant et vrai, fantasmatique et excitant ! Notre coup de coeur !

Catherine Maillard, décembre 2011

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Crise de hoquet‏


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Une bonne sœur va chez le médecin, avec une crise de hoquet qui dure depuis déjà un mois.

– Docteur, j’ai une crise de hoquet depuis plus d’un mois et je n’en peux plus,
je ne dors plus, je ne mange plus et tout mon corps est endolori par toutes ces contractions brusques…

– Étendez-vous sur la table d’examen, ma Soeur ;je vais vous examiner lui dit le médecin

Il l’examine, puis lui dit :
Ma Soeur, vous êtes enceinte !

– QUOI !!! hurle la bonne sœur qui se relève et sort en courant du cabinet de consultation, complètement paniquée.

Une heure plus tard, le médecin reçoit un appel téléphonique de la Mère supérieure du couvent :

– Dites-moi, Docteur, qu’avez-vous bien pu raconter à Soeur Marie ?

– Vous allez tout de suite comprendre, ma Mère : j’ai fait un pieux mensonge. Comme elle avait une forte crise de hoquet, j’ai voulu lui faire peur pour lui faire passer.
Et je suppose que ça aura marché, n’est-ce pas ? lui demande le médecin.

– Oui, la Sœur Marie n’a plus son hoquet, mais le Père Damien s’est jeté du haut du clocher !!!!!!!!!!!!