Pensée du lundi 19 décembre 2011.


« Dans l’Apocalypse, saint Jean rapporte comment il fut
transporté en esprit devant le trône de Dieu. « Autour du
trône se tenaient quatre êtres vivants remplis d’yeux devant
et derrière ; le premier était semblable à un lion, le second
à un taureau, le troisième à un homme et le quatrième à un
aigle. »
Ces quatre êtres vivants – on les appelle aussi les quatre
Animaux saints – qui se tiennent devant le trône de Dieu sont
les Séraphins. Ils représentent les quatre principes de la
matière, les quatre éléments : le feu (le lion) ; la terre
(le taureau) ; l’air (l’homme) et l’eau (l’aigle). Les
Séraphins sont les anges des quatre éléments. On peut donc
dire que les racines de la matière sont en Dieu, dans la
séphira la plus haute : Kéther. Mais il ne faut pas se laisser
tromper par les mots : à ce degré de pureté, la matière est
presque indissociable de l’esprit. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Le dictateur nord-coréen Kim Jong-il est mort – Le Point


Son fils, Kim Jong-un, a été désigné pour prendre sa succession, ont annoncé, lundi, les médias officiels du régime communiste.

Le dictateur nord-coréen Kim Jong-il, le 4 décembre dernier.

Le dictateur nord-coréen Kim Jong-il, le 4 décembre dernier.© Photoshot / Abaca

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-il est mort samedi d’une crise cardiaque, léguant à son fils Kim Jong-un, désigné pour sa succession, un pays parmi les plus fermés au monde, doté de l’arme nucléaire, mais isolé au plan diplomatique, ainsi qu’une économie moribonde. Kim Jong-il, dont la santé s’était rapidement dégradée après un accident cérébral en 2008, était âgé de 69 ans, selon sa biographie officielle. Il dirigeait d’une main de fer depuis la mort de son père, Kim Jong-sung, en 1994, la République populaire démocratique de Corée (RPDC), unique dynastie communiste de l’histoire où règnent culte de la personnalité, censure, exécutions et internements arbitraires dans des camps considérés comme des mouroirs par les ONG.

Son plus jeune fils, Kim Jong-un, moins de 30 ans, a été désigné pour prendre sa succession, a annoncé l’Agence centrale de presse coréenne (KCNA), canal privilégié du régime pour chanter la gloire de ses dirigeants et menacer ses ennemis, Corée du Sud, Japon et États-Unis en tête. Ces derniers ont immédiatement fait savoir qu’ils surveillaient la situation « de près » en soulignant que Washington souhaitait la « stabilité » dans la péninsule coréenne. « Nous surveillons de près les informations sur la mort de Kim Jong-il. Le président (Barack Obama) a été mis au courant, et nous sommes en contact étroit avec nos alliés en Corée du Sud et au Japon », où les États-Unis possèdent des bases avec des milliers d’hommes stationnés, a affirmé un porte-parole de la Maison-Blanche dans un court communiqué.

« Épuisement mental et physique »

« Nous restons engagés à la stabilité dans la péninsule coréenne, et à la liberté et la sécurité de nos alliés », a-t-il ajouté. La mort de Kim Jong-il survient alors que Washington et Pyongyang avaient relancé leurs consultations directes ces derniers mois au sujet du nucléaire nord-coréen. À Séoul, le gouvernement sud-coréen a annoncé une réunion en urgence de son Conseil de sécurité national. Les deux Corées restent techniquement en état de conflit armé depuis l’armistice précaire signé à l’issue de la guerre de Corée (1950-1953). Le Japon, ancienne puissance coloniale en Corée (1910-1945), a également annoncé une réunion d’urgence du gouvernement.

Né officiellement le 16 février 1942, Kim Jong-il est décédé le samedi 17 décembre à 8 h 30, heure locale (le 17 décembre à 0 h 30) d’un « infarctus du myocarde sévère et une crise cardiaque » dans son train au cours d’un de ses traditionnels déplacements sur le terrain, selon l’agence nord-coréenne. Kim, dont la biographie officielle et panégyrique souligne le sacrifice permanent de sa vie pour son pays, « a succombé à un grand épuisement mental et physique », a-t-elle souligné. Une présentatrice en pleurs a également annoncé sa mort à la télévision d’État nord-coréenne, rappelant les scènes d’hystérie – pour partie orchestrées, soulignent les détracteurs du régime – qui avaient accompagné la mort de Kim Il-sung.

Douze jours de deuil officiel

Promu ces dernières années aux plus hautes fonctions militaires et politiques, le futur leader nord-coréen, Kim Jong-un, est largement énigmatique. Il accède à la tête d’un État parmi les plus pauvres du monde, doté de l’arme nucléaire mais sous-équipé, en proie à des famines meurtrières récurrentes et à d’importantes pénuries énergétiques, sans n’avoir rien laissé transparaître de sa personnalité, ni de ses intentions. Les médias officiels ont appelé les Nord-Coréens à le reconnaître comme leur nouveau leader. « Tous les membres du Parti (des travailleurs, NDLR), les militaires et le public devraient suivre fidèlement l’autorité du camarade Kim Jong-un et protéger et renforcer le front uni du parti, de l’armée et du public », a-t-elle exhorté. Les funérailles nationales de Kim Jong-il ont été fixées au 28 décembre à Pyongyang. Les autorités de l’État stalinien ont décrété un deuil du 17 au 29 décembre.

L’ancien président tchèque Vaclav Havel est mort | Slate


Vaclav Havel lors de l'avant-premiè-re de son film "Leaving" à Prague, 22 mars 2011

Le dramaturge et ancien président tchèque Vaclav Havel est mort à l’âge de 75 ans des suites d’une infection pulmonaire, a annoncé la télévision tchèque, une information confirmée par son assistant puis par des sources officielles.

Figure de l’opposition à la République socialiste tchécoslovaque, il a été le grand artisan de la «Révolution de velours» anti-communiste de 1989 puis président de la République fédérale tchèque et slovaque de 1989 à 1992 et de la République tchèque de 1993 à 2003.

Interrogé en 2008 par France 24 à l’occasion du quarantième anniversaire du Printemps de Prague sur son retour au théâtre après une longue carrière politique, il déclarait:

«Je suis plus heureux d’avoir pu retourner à mon métier d’origine. La tâche qui m’a été donnée, celle de faire de la politique, a été une tâche que j’ai assumée parce que j’ai été poussé par un sentiment de responsabilité; mais ce n’était pas une activité dans laquelle je trouvais plus de plaisir que dans le théâtre.»

Le Monde écrivait de lui le 8 décembre dernier:

«Eminemment passionné par les arts et les idées, élevé dans les valeurs d’honnêteté, d’ouverture et de partage chères au président-fondateur de la Tchécoslovaquie, le philosophe Tomas Garrigue Masaryk, il ne pouvait que se heurter au régime communiste étouffant.»

Le site de la radio tchèque retrace ainsi sa jeunesse:

«Issue d’une riche famille d’entrepreneurs dans le bâtiment, de Prague, Vaclav Havel a connu une enfance harmonieuse dans un milieu cultivé. Tout change après le putch communiste de 1948. Il ne peut pas étudier comme il le souhaite. En 1961, il entre au théâtre, Na Zabradli, comme accessoiriste, pour lequel il écrit ses premières pièces, influencées par le théâtre de l’asburde. Il écrit pour des revues artistiques, devient président du Club des écrivains indépendants… L’écrasement du Printemps de Prague par l’armée soviétique et ses alliées, en 1968, et la normalisation qui s’en suit, obligent Vaclav Havel à quitter le champ de la culture officielle.»

Dans cette vidéo du Center for a free Cuba de Washington de 2008, Vaclav Havel parle du régime communiste de Cuba et de son combat pour la liberté des peuples:

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=C1si3jBduCI&version=3&hl=fr_FR&rel=0]

Photo: Vaclav Havel lors de l’avant-premiè-re de son film « Leaving » à Prague, 22 mars 2011

Pour ne pas mourir, Gulnaz est résignée à épouser son violeur | À La Une | L’Orient-Le Jour


À La Une

Afghanistan

Pour ne pas mourir, Gulnaz est résignée à épouser son violeur

OLJ/Agences | dimanche, décembre 18, 2011

Gulnaz dit avoir
Gulnaz dit avoir « 20 ou 21 » ans. Capture d’écran/CNN

Emprisonnée deux ans pour « adultère », la jeune femme a été graciée début décembre.

Tout juste libérée de prison, où elle a passé deux ans pour « adultère » après avoir été violée, Gulnaz, une jeune Afghane, est désormais menacée de mort par ses propres frères et résignée à se marier avec son agresseur pour pouvoir continuer à vivre.

Graciée début décembre, sous la pression d’une pétition signée par 5.000 personnes réclamant sa libération, Gulnaz, qui dit avoir « 20 ou 21 » ans, est finalement sortie de prison mardi. Mais elle vit à nouveau recluse, cachée dans un refuge pour femmes, placé sous l’autorité du ministère afghan des Affaires féminines et gardé secret, où l’AFP l’a rencontrée samedi.

En prononçant sa grâce, les responsables judiciaires afghans avaient recommandé qu’elle épouse son violeur, pour lui éviter d’être en danger après sa libération, en raison de la stigmatisation qui frappe les femmes victimes de viols en Afghanistan.

« Je dois me marier avec lui, j’ai besoin d’un père pour mon enfant, besoin de quelqu’un qui s’occuppe de ma fille et nous donne un foyer », explique Gulnaz à propos de son agresseur, toujours en prison. La jeune femme a refusé d’être photographiée ou filmée. « Je n’ai nulle part où aller, mes frères ont menacé de nous tuer, moi, mon agresseur et ma fille », ajoute-t-elle, alors que sa fillette, fruit du viol, qu’elle a élevée durant deux ans dans sa prison, joue à ses pieds.

Son agresseur est le mari de sa cousine. C’est en portant plainte auprès de la police qu’elle a été arrêtée, assure-t-elle.

« J’ai porté plainte et demandé au gouvernement d’arrêter cet homme, mais ils m’ont arrêté moi. Pourquoi ai-je été emprisonnée alors que je suis innocente?« , demande-t-elle. « Je ne sais pas quel sorte de gouvernement nous avons, ils n’ont même pas pitié d’une pauvre femme. J’ai dénoncé ce qui était arrivé pour obtenir justice, mais on m’a mise en prison ».

En raison des différents appels, Gulnaz et son agresseur ont été jugés trois fois, et par trois fois condamnés tous les deux. Une première Cour d’appel avait fait passer la peine de Gulnaz de trois à 12 ans de prison, la même que son agresseur, condamné à 16 ans en première instance. En dernier ressort, elle a écopé de trois ans de prison, son agresseur de sept.

En prononçant la grâce de Gulnaz, le président afghan Hamid Karzaï et les autorités judiciaires ont reconnu que les victimes de viol ne devaient pas être poursuivies, estime l’avocate américaine de Gulnaz, Kimberley Motley, basée partiellement à Kaboul. « Malheureusement, la culture (afghane) veut souvent que même si une femme est violée ou une victime, la meilleure façon pour elle de se protéger est d’épouser son agresseur« , a-t-elle expliqué à l’AFP.

« Les femmes sont souvent traitées comme des citoyens de seconde classe et n’ont pas voix au chapitre. La meilleure solution pour elles est d’avoir une figure masculine pour les protéger et je pense que Gulnaz se débat actuellement avec toutes ces questions », a-t-elle ajouté. Selon elle, Gulnaz « essaie de savoir quelle est la meilleure façon de se protéger et de protéger sa fille ».

Dix ans après la chute du régime ultra-rigoriste des islamistes talibans, chassés du pouvoir par une coalition emmenée par les Américains, la condition des femmes afghanes a évolué, surtout dans les villes, mais la société afghane reste fortement traditionaliste et patriarcale, et des pratiques telles que les mariages forcés et les « crimes d’honneur » restent monnaie courante.

L’ONU soulignait dans un récent rapport qu’aucune statistique officielle n’était disponible en Afghanistan sur les cas de violences contre les femmes, et que la plupart n’étaient pas signalés.

Selon l’ONG Oxfam, 87% des Afghanes disent avoir subi « des violences physiques, sexuelles ou psychologiques ou avoir été obligées de se marier de force » et de nombreuses filles tentent de se suicider pour échapper à ces traitements.

Comment aider les extraterrestres à nous trouver | Slate


 

Si l’on n’arrive pas à trouver les extraterrestres, construisons une balise interstellaire.

Les pyramides de Gizeh en 2006, REUTERS/Goran Tomasevic– Les pyramides de Gizeh en 2006, REUTERS/Goran Tomasevic –

 


Quelque part dans le cosmos, à 36 années lumières de notre planète, en direction de la constellation d’Hercule, une série d’ondes électromagnétiques s’étalant dans l’espace sur 45 millions de km transporte un message de la Terre. Chacun des 1.679 signaux qui la composent se répartit en deux fréquences— c’est un signal en modulation de fréquence qui se traduit par un ensemble de uns et de zéros.

Ce message date de 1974. Il fut diffusé depuis le radiotélescope d’Arecibo, à Porto Rico, pour commémorer les travaux de rénovation de l’installation. Ce qu’espéraient les auteurs du message, Carl Sagan et Frank Drake, fondateur de SETI, c’est que d’éventuels extraterrestres captant le signal remarqueraient que 1.679 est le produit de deux nombres premiers, 23 et 73 et qu’en arrangeant les zéros et les uns dans un tableau à 23 colonnes et 73 lignes, on obtient unesérie d’images simplifiées façon ASCII, parmi lesquelles une double hélice et une représentation schématique d’être humain. Qu’une civilisation extraterrestre arrive ou non à décoder le signal, ils ne pourraient manquer de noter quelque chose d’inhabituel dans ces signaux: leur intensité est dix millions de fois plus grande que le bruit de fond de notre soleil.

Mais les petits hommes verts n’ont aucune chance. La transmission d’Arecibo était dirigée vers un système distant de 25.000 années lumières, qui aura depuis longtemps quitté la zone visée par le signal lorsque celui-ci arrivera à proximité. Comme je l’ai mentionné dans la première partie de l’article, les probabilités que deux civilisations existent parallèlement, ne serait-ce que partiellement, sont extrêmement faibles. Quand bien même on laisserait le radiotélescope d’Arecibo gazouiller jusqu’à épuisement de ses ressources en énergie ou rouille du matériel, il n’y a quasiment aucune chance que les signaux arrivent où que ce soit, ou subsistent suffisamment longtemps pour être vus ou entendus. La seule façon d’entrer en contact serait de fabriquer une balise émettrice capable de fonctionner des millions ou des milliards d’années après notre disparition.

* * *

La pratique consistant à envoyer des signaux destinés à d’éventuels voisins extraterrestres est appelée active SETI ou METI (Messaging Extraterrestrial Intelligence). En 1999, puis de nouveau en 2003, un scientifique russe du nom d’Alexandre Zaitsev a de son propre chef entrepris d’émettre un signal de forte puissance en direction de systèmes stellaires voisins, au moyen d’un émetteur radio ultra puissant basé en Ukraine. Une initiative qui ne fut pas du goût de nombreux collègues considérant peu judicieux de se présenter au cosmos — plus que par les fuites de communications radio déjà existantes — alors qu’on n’a aucune idée des éventuelles intentions d’une civilisation extraterrestre.

Des extraterrestres malveillants?

À en croire les mises en garde de Stephen Hawking, on pourrait se trouver dans une situation à la Christophe Colomb découvrant l’Amérique, avec la Terre dans le rôle des Amérindiens. Michio Kaku souligne le fait qu’il n’a fallu à Cortez, doté d’une avance technologique d’environ mille ans, que deux ans pour conquérir l’intégralité de l’empire aztèque. À supposer qu’une bande d’extraterrestre débarque sur Terre, on peut imaginer un fossé technologique entre eux et nous d’une magnitude bien plus importante.

J’accepte pleine et entière responsabilité au cas où la Terre serait rayée de la carte par les extraterrestres, mais je ne crois pas qu’Hawking ou Kaku aient beaucoup à craindre de notre Russe. Ses émissions sont sporadiques, et les probabilités qu’il se trouve quelqu’un au bon endroit pour les détecter sont proches de zéro. Tant qu’on n’aura pas mis au point un signal capable d’être répété pour l’éternité, on ne court en pratique aucun risque de la part d’une éventuelle race de créatures assoiffées de slimevenues de l’espace.

Bien entendu, il ne sert à rien de se mettre inutilement en danger. Si nous ne cherchons qu’à perpétuer l’héritage de la Terre, plutôt qu’à entrer en contact avec une autre civilisation du vivant de notre espèce, il existe une façon d’éviter le problème: faire de notre balise une sorte de réveil interplanétaire. On programmerait l’appareil de façon à rester silencieux tant qu’il reçoit depuis la Terre des communications à intervalles réguliers (un peu comme la touche «snooze» sur un réveil). Le jour où il constate que la planète est silencieuse depuis, disons, 500 ans, il se met en route.

Une telle machine paraît absurde, et les physiciens avec lesquels j’ai discuté ne sont pas d’accord sur la question de savoir si nous disposons ou non de la technologie nécessaire à la construction d’un système suffisamment robuste et économe en énergie pour subsister sur une telle durée. J’ai dîné voici quelques semaines avec des physiciens des plasmas qui pensaient que ce serait possible dès aujourd’hui, pourvu que le financement soit accordé. D’autres considèrent qu’on n’a pas encore le savoir-faire nécessaire — la plupart admettent qu’on pourrait l’acquérir au fur et à mesure des travaux —mais reconnaissent que le dispositif ne transgresse aucune loi de la physique. Quoi qu’il en soit, un groupe de scientifiques des plus sérieux a déjà entrepris de s’attaquer aux problèmes posés par l’élaboration d’une balise émettrice à ultra-long terme.

Une balise cyclique

Les efforts les plus fructueux figurent sur le blog Centauri Dreams, affilié à une fondation dédiée à la promotion des voyages interstellaires. À sa tête, deux frères jumeaux, les physiciens James et Gregory Benford (ce dernier est également auteur de science-fiction) qui approchent la question des émissions en direction des extraterrestres depuis un point de vue économique. Dans un article paru dans le journal Astrobiology, ils expliquent comment on pourrait construire un tel dispositif sans y consacrer l’intégralité de notre PIB. Selon eux, on ne disposera pas à court terme de technologies nous permettant d’émettre des signaux suffisamment puissants toutes les minutes et des millénaires durant.

On peut néanmoins trouver le moyen de rendre notre balise plus efficace, en se restreignant aux systèmes stellaires où la vie semble plus probable et en les ciblant tour à tour, selon un cycle se répétant sur une période de quelques mois. L’idée, c’est qu’une civilisation un tant soit peu curieuse interceptant une transmission orientera ses télescopes en direction de ce point précis jusqu’à l’arrivée de la prochaine partie du message. Cette approche plus pragmatique — une sorte de norme Energy Star pour SETI — permettrait des économies d’énergies suffisantes pour faire fonctionner notre émetteur sur des millions d’années.

La question de la quantité d’énergie pouvant être fournie à l’émetteur, toutefois, dépend en grande partie de l’endroit où on l’installe. J’en ai parlé avec Gregory Benford, qui propose de placer ce «bûcher funéraire» en orbite large autour du soleil, selon un rayon équivalent environ à la moitié de la distance avec la Terre. Cela fournirait une énergie abondante aux panneaux solaires de la balise, sans que la chaleur ne mette le matériel en danger. Ce niveau d’énergie solaire serait probablement suffisant pour le fonctionnement d’une balise telle que l’envisage Benford, mais on peut également imaginer de renforcer les panneaux solaires avec un générateur similaire à celui de la sonde Voyager 2, qui produit de la chaleur à partir de la désintégration radioactive. Il servirait de système de sécurité, indique Benford. «On s’efforce toujours d’éviter les points individuels de défaillance.»

Quand bien même la balise dispose d’assez de jus pour émettre jusqu’en l’an 100 millions, elle devra affronter la menace constante et récurrente des micrométéorites et des débris spatiaux d’origine humaine. Il serait possible de se prémunir contre ce risque en installant des systèmes robotisés avancés — qui n’existent pas encore— capables de réparer les dommages subis par les panneaux solaires et de remédier à l’usure des pièces mécaniques. Il est certain qu’aucun dispositif imaginable ne pourrait protéger notre balise en cas de grosse collision, mais c’est le risque encouru dès qu’on envoie quelque chose dans l’espace.

Défi technique

Les probabilités jouent de toute façon en faveur des objets de petite taille. Si l’on considère le fait que la planète Terre n’a eu à subir que quelques impacts catastrophiques sur une durée de vie de 4,5 milliards d’années (bien qu’étant, il est vrai, dotée d’une atmosphère capable de griller des astéroïdes potentiellement dangereux), une balise de petite taille a de bonnes chances d’éviter les problèmes.

Selon l’astronome du SETI Seth Shostak, nous devrions disposer de la technologie nécessaire à la construction d’une balise du genre de celle que propose Benford d’ici quelques décennies, et non des siècles. «C’est de toute évidence un défi technique. Mais ce devrait être à notre portée».

Du fait du climat géopolitique actuel, toutefois, les perspectives de voir entrepris un tel projet sont maussades. Mais des pyramides d’Égypte aux statues de l’île de Pâque, la notion de monuments destinés à survivre à notre civilisation n’est pas neuve. On pourrait la qualifier de syndrome d’Ozymandias, en l’honneur du poème de Percy Bysshe Shelley. Le danger de ce genre de projet, c’est à l’instar du pharaon décrit par Shelley, de céder à l’hubris et ne laisser derrière nous que les ruines d’une statue à notre gloire, «deux énormes jambes en pierre, dépourvues de tronc».

C’est pourquoi j’ai laissé de côté la question du contenu du message destiné aux extraterrestres. Le contenu de tout signal émis par notre balise devra faire l’objet d’intenses négociations internationales. Faire court n’est pas obligatoire — quand on parle de milliers de millions d’années, on peut prendre le temps qu’il faut pour dire ce qu’on a à dire. Pour ma part, franchement, je m’en fiche un peu. C’est l’idée de ce silence absolu qui m’effraie. Et pour rompre ce silence, il suffirait juste de dire: «Bien le bonjour de la Terre».

Chris Wilson

Traduit par David Korn

La vraie histoire du père Noël… » Ma Planète


La vraie histoire du père Noël…

Ajouté le 12/17/2011 17:01:08 par Nanoo

L’origine du Père Noël

Le Père Noël aurait pour origine Saint Nicolas. On retrouve dans sa représentation toute la symbolique de St Nicolas (barbe blanche, manteau rouge…).
Le père Noël voyage dans un traîneau tiré par des rennes, Saint Nicolas voyageait sur le dos d’un âne. Malgré la réforme protestante du XVIe siècle qui supprima la fête de St Nicolas dans des pays d’Europe, les Hollandais gardèrent leur Sinter Klaas (nom hollandais pour Saint Nicolas) et sa distribution de jouets.

Lorsqu’ils s’installèrent aux États-Unis, Sinter Klass devint Santa Claus. Santa Claus subit des transformations vestimentaires et culturelles pour se transformer en un Père Noël plus convivial.

 

Clement Clarke MOORE

Clement Clarke MOORE écrivit en 1821 un conte de Noël pour ses enfants intitulé « The night before Christmas » (La nuit d’avant Noël ) dans lequel le Père Noël apparaît dans son traîneau tiré par des rennes.

Ce même auteur rédigea un texte intitulé « A Visit From St Nicholas » (la visite de St Nicolas) qui parut dans le journal « Sentinel » de New York le 23 décembre 1823. Ce texte parlait de lutins qui distribuaient des cadeaux aux enfants par la cheminée et se dépaçaient dans une carriole tirée par 8 rennes (répondant aux noms de Blitzen, Dasher, Dancer, Comet, Cupid, Donder, Prancer et Vixen).

Un neuvième renne fut rajouté en 1939 : Rudolf, qui fut chargé d’éclairer le chemin du père Noël grâce à son « nez rouge lumineux ». Le récit fut traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.

 

La ‘naissance’ du Père Noël

En 1863 « Harper’s Illustrated weekly », le journal New-Yorkais, rêva Santa Claus d’un costume garni de fourrure blanche et portant un large ceinturon de cuir. Le dessinateur Thomas NAST en fut l’auteur.
Pendant près de 30 ans, Thomas NAST représenta, dans ce journal, Santa Claus ventru et jovial, à la barbe blanche et accompagné de rennes.

C’est en 1885 que l’illustrateur de ce journal dessina le parcours du Santa Claus qui va du pôle Nord aux Etats-Unis; sa résidence était ainsi officiellement établie …
Un an plus tard, l’écrivain Georges P. WEBSTER précisa que la manufacture de jouets ainsi que la maison du père Noël « étaient cachées dans la glace et la neige du Pôle Nord » confirmant par cette affirmation les dessins de NAST.

 

Il aura fallu attendre 1931 … et Coca Cola !

La firme Américaine a eu le génie de demander à Haddon SUNDBLOM de dessiner ce vieux bonhomme (dont la renommée grandissait la-bàs) en train de boire du Coca Cola pour reprendre des forces pendant la distribution de jouets. Ainsi les enfants seraient incités à en boire durant l’hiver.

Le dessinateur l’habilla aux couleurs de la célèbre bouteille de Coca Cola : rouge et blanc. Ce nouveau look et la renommée que lui valut la publicité, firent du vieux bonhomme le maître planétaire de la nuit magique, le Père Noël.

Il y eu bien quelques mouvements de protestation de la part des Catholiques contre cette envahissante popularité, la nuit du 24 au 25 décembre étant à l’origine celle de l’enfant Jésus. Certaines manifestations allèrent même jusqu’à brûler l’effigie du Père Noël, mais tout rentra dans l’ordre au fil du temps.

Noël vu par Coca-Cola – (Haddon SUNDBLOM – 1964) –

 

Quoiqu’il en soit, l’arrivée du Père Noël reste magique pour tous et symbolise tout notre attachement à notre famille et à nos proches …

Un lien d’affection en quelque sorte .

 

Mots-clés: Nanoo

Faut-il planifier le sexe? – Canal You – 7s7


Pressé par le temps, les responsabilités, le stress, on délaisse parfois sa vie sexuelle. La question se pose alors: faut-il planifier ses relations sexuelles, leur accorder une place dans notre agenda comme on le fait pour la réunion au boulot avec le boss?

Selon le magazine The Frisky, il ne fait aucun doute que c’est la meilleure solution pour avoir une vie intime épanouie. Ce n’est pas la première fois que l’idée est avancée. En 2009, une étude réalisée auprès de 1000 adultes américaines constatait que 45% des répondants planifiaient leurs ébats à l’avance.

Evidemment, réagir de la sorte équivaut à rayer toute spontanéité de notre lit double. Mais selon le Dr. Eli Coleman, directeur du programme de sexualité humaine à l’Université du Minnesota, programmer et prioriser le sexe peut redonner du pep’s à une romance, une fois l’excitation des débuts retombée.

Cependant, elle avertit: si les couples ne se sentent pas d’humeur au moment où ils sont pourtant censés s’envoyer en l’air, ils ont l’autorisation de ne pas le faire. « Psychologiquement, ce n’est pas érotique de se sentir forcé. Ce n’est pas érotique de passer à l’action quand votre esprit et votre coeur n’y sont pas. »

Dé.L.

 

 

13/12/11 11h08

Comment refuser un verre à Noël – Société – 7s7


Une étude menée par le « Medical Research Council » a démontré que bon nombre d’adultes se sentaient mal à l’aise au moment de refuser un verre en société.

Outre le célèbre et incontestable « Je ne peux pas, je conduis », The Guardian a dressé une petite liste loufoque d’excuses pour appuyer le refus. On y trouve, entre autres, « Non merci. Je deviens raciste après quelques verres » ou « Je sais que je ne les fais pas mais j’ai 15 ans. C’est une longue et pénible histoire… »

Car, refuser un verre est un droit et ce, peu importe vos raisons personnelles (pas envie, ancien alcoolique, début de grossesse…). Voici une petite liste que nous avons dressée pour refuser poliment et fermement un verre.

– Non merci, je n’en ai pas envie. (On a le droit!)
– Auriez-vous plutôt de l’eau? ou Je t’accompagne au jus d’orange.
– Non merci, je suis sous traitement médicamenteux. Un verre de plus ne serait pas compatible avec la prise de médicaments.
– Quand je bois trop d’alcool, j’ai la diarrhée. Je préfère m’arrêter là.
– Je ne peux pas boire plus d’un verre d’alcool par jour, selon ma diététicienne.
– Si je bois trop, je risque de m’endormir.
– Je suis barbouillé(e), je préférerais boire un soft.
– J’ai mal à la tête, je préfère arrêter là, merci.
– Evitez en demandant: « où sont les toilettes? »
– Je ne peux pas, j’ai une course cycliste demain. (peu plausible toutefois si vous n’êtes absolument pas sportif/ve).

L.C.C.

 

 

15/12/11 15h05

« Les escaliers sont plus rapides que l’ascenseur » – Canal You – 7s7


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Selon une étude canadienne, les personnes gagneraient 15 minutes par jour en optant pour une montée à pied.

Outre l’exercice physique effectué lors de la montée des escaliers, il serait plus rapide de monter des marches au lieu d’attendre dans un ascenseur.

L’étude, menée par des médecins de l’hôpital de Saskatchewan au Canada, conclut qu’il faut deux fois plus de temps pour se rendre à un étage par ascenseur que par la marche.

La différence tient principalement à l’attente de l’ascenseur, souligne le co-auteur de l’étude, Dr Thomas Wilson. Il serait ainsi possible d’économiser 15 minutes par jour en ne prenant plus l’élévateur.

Le Dr Wilson indique au Calgary Herald: « Et, vous pourriez probablement faire quelque chose de plus utile avec ce temps que d’attendre la venue d’un ascenseur! »

Pour appuyer leurs dires, les médecins ont effectué différents tests. Au final, 56 déplacements à pieds ont été effectués et 336 trajets en ascenseur comptabilisés. « Nous n’avons pas couru dans les escaliers », précise le docteur. « Nous n’avons marqué aucun temps d’arrêt et, à la fin de chaque montée, nous pouvions parler. »

L.C.C.

 

 

15/12/11 11h16

Kim Kardashian la star la plus vulgaire de l’année 2011 – People – 7s7


© reuters

 

La Ligue américaine des Junior Cotillions a dévoilé sa liste des personnalités les plus élégantes et celle des stars les plus vulgaires et c’est Kim qui a remporté cette deuxième catégorie.

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© photo news

Cette année, c’est donc Kim qui aura été la plus scandaleuse aux yeux de la Ligue, agissant sans aucune classe. Pour quelles raisons? « Le fait d’avoir lavé en public son linge sale et d’avoir manqué de respect envers l’institution du mariage ».

La directrice de la Ligue, Elizabeth Anne Winters, a expliqué son choix dans un communiqué. « Nos sélections annuelles sont basées sur la démonstration de la dignité, de l’honneur et du respect. » Des qualités qui semblent faire défaut à la jeune femme de 31 ans…

C’est ce que pensent également les membres de la famille de Kris Humphries, son futur ex-mari, qui ont tout de suite vu d’un mauvais oeil cette relation. Pour eux, il est clair que Kris était amoureux, mais qu’il a été aveuglé par son amour pour Kim, refusant de voir qu’il était manipulé par la jeune femme.

Du côté des célébrités les plus élégantes, on retrouve la jeune épouse du prince William. Kate représente, selon la Ligue, parfaitement l’équilibre et la dignité. « Elle a été choisie pour son comportement exemplaire, avant et après son mariage avec le prince William ».

Justin Bieber, 17 ans, a lui été plébiscité pour faire constamment preuve de courtoisie envers ses fans. (7sur7Sydney/ca)

 

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© reuters

Renouvellement de lunettes – Comment faire renouveller ses lunettes – Doctissimo


Les délais pour consulter un ophtalmologiste varient de quelques semaines à plus de six mois selon les régions. Depuis 2007, plusieurs dispositions favorisent pourtant la délégation d’actes vers les autres professionnels de la filière visuelle. Le renouvellement de lunettes, notamment, a été facilité.

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Entre deux consultations ophtalmologiques, il est aujourd’hui possible, sous certaines conditions, de faire renouveler ses lunettes par un opticien. Le point sur les nouvelles règles en vigueur et les évolutions souhaitées au regard de leurs résultats.

L’ophtalmologiste, de moins en moins accessible

Renouveler lunettesSelon un récent sondage, l’ophtalmologiste est le spécialiste qui se fait le plus désirer1. Dans certaines régions, le Nord-Pas-de-Calais notamment, il est en effet courant de patienter plus de six mois pour obtenir un rendez-vous de consultation2.

Depuis 2007, plusieurs dispositions3,4,5,6,7 ont pourtant été prises pour répondre aux demandes ne nécessitant pas les compétences particulières de médecins ophtalmologistes et ainsi diminuer les délais d’attente. Le renouvellement de lunettes s’en trouve facilité.

Renouveler ses lunettes sans délai

Les règles concernant le renouvellement de lunettes sont entrées en vigueur avec les décrets d’avril 20074,5. Elles permettent aux personnes de plus de 16 ans de se rendre directement chez l’opticien pour faire renouveler leurs verres correcteurs et montures grâce à une ordonnance de moins de trois ans. L’opticien, qui peut adapter la correction des verres, est tenu d’en informer le prescripteur initial.

Ces dispositions s’appliquent à toutes les amétropies : myopie, astigmatisme, hypermétropie, presbytie comprise, sous réserve que l’ophtalmologiste ait prescrit la première correction de ce trouble. La nouvelle paire de lunettes est prise en charge par la Sécurité sociale.

Le renouvellement à l’identique n’est pas soumis à restriction. L’ophtalmologiste peut toutefois s’opposer à l’adaptation de la correction grâce à une mention portée sur l’ordonnance. La présence d’une forte myopie, d’un glaucome, d’une cataracte, etc., de pathologies comme le diabète ou une hypertension artérielle mal contrôlée, ainsi que la prise au long cours de certains médicaments nécessitent en effet un suivi médical rapproché.

Philippe Verplaeste, président de l’Association des Optométristes de France (AOF) précise que 47,2 % des Français déclarent souffrir d’un trouble de la réfraction, donc sont potentiellement en attente d’une correction optique. Seuls 3,8 % déclarent souffrir d’une autre maladie ophtalmologique8.

Les lentilles de contact ne sont pas concernées par ces mesures.

Des mesures aux effets mitigés

Premiers visés par les décrets d’avril 2007, les opticiens y voient d’abord la reconnaissance de leur capacité à réaliser un examen de vue et déterminer la correction correspondant aux besoins de la personne. Président du Syndicat des Opticiens sous Enseigne (Synope), Christian Romeas précise : « C’est l’une des première choses qu’on apprend ! Légalement, nous avons aussi toujours été autorisés à vendre des lunettes correctrices, avec ou sans ordonnance. Dans les faits cependant, plus de 95 % des ventes ont lieu sur prescription, autorisant la prise en charge par la Sécurité sociale et, le cas échéant, la mutuelle ».

Ces dispositions ont-elles favorisé le renouvellement ? « En 2007, le taux de renouvellement a augmenté de 5 points, passant à 12 %, note Alain Gerbel, président de la Fédération Nationale des Opticiens indépendants de France (Fnof). Mais depuis, il stagne ! ». En cause, selon l’opticien, le manque d’information : « Les pouvoirs publics, associations, ophtalmologistes même… communiquent peu sur le sujet. » Pour Bertrand Roy, président de l’Association Nationale pour l’Amélioration de la Vue (Asnav), le problème est aussi culturel : « Dans l’esprit des Français, l’ophtalmologiste reste le premier référent en matière de santé visuelle9. C’est vers lui qu’ils se dirigent, quels que soient les examens. »

Par voie de conséquence, les délais d’attente de consultation n’ont pas diminué. Le Dr Jean-Bernard Rottier, président du Syndicat National des Ophtalmologistes de France (Snof), s’y attendait : « Chaque année, les ophtalmologistes reçoivent environ 7 millions de patients pour une demande liée aux lunettes. Parmi eux, 2 millions n’en ont pas besoin (la consultation permet cependant le diagnostic d’une autre pathologie ou la prescription de rééducation…) et, sur les 5 millions restants, la moitié a une autre demande. Au mieux, ce décret n’épargne donc que 2,5 millions de consultations, soit moins de 10 %, et parmi les moins chronophages ».2

Au total, le renouvellement par l’opticien permet surtout de satisfaire les demandes pressantes, mais souvent inutiles, de consultations ophtalmologiques en cas de perte, casse, ou désir de changement.

Lunettes, quelles solutions pour demain ?

Si l’ensemble de la filière s’accorde sur l’intérêt de faire appel aux opticiens pour bénéficier rapidement d’un examen de vue ou faire renouveler ses lunettes, certains professionnels aimeraient aller plus loin.

Christian Roméas estime que la durée du renouvellement de l’ordonnance devra être étendue au-delà de trois ans pour toute personne de plus de 16 ans. Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, le projet de loi Lefebvre10 pourrait concrétiser cette attente.

Philippe Verplaetse remarque à ce propos que le médecin traitant est autorisé à prescrire des lunettes : « Il suffit de passer d’abord chez l’opticien pour déterminer la formule de ses verre11. Les opticiens savent le faire, a fortiori les opticiens optométristes. Ces derniers sont aussi formés au dépistage et, face à la moindre anomalie, ils doivent diriger la personne vers un ophtalmologiste ».

Jean-Bernard Rottier souligne que, dans leurs premiers stades, encore accessibles aux traitements, les pathologies sévères sont le plus souvent silencieuses, indécelables par une simple mesure de l’acuité visuelle réalisée par l’opticien. Par exemple, un tiers des tumeurs cérébrales sont dépistées par des signes oculaires.

En juin 2011, la Haute Autorité de Santé (HAS) a d’ailleurs édité des recommandations12 rappelant que « le contrôle de la vue réalisé par un opticien ne remplace pas une consultation médicale ». Elle conseille aux porteurs de lunettes de continuer à consulter régulièrement leur ophtalmologiste, voire directement devant certains symptômes.

Les professionnels de la filière optique

Les trois « O » traditionnels

L’ophtalmologiste : médecin spécialiste, il dépiste, diagnostique et prend en charge l’ensemble des troubles visuels, qu’il s’agisse de pathologies oculaires ou des manifestations ophtalmologiques secondaires de maladies touchant l’ensemble de l’organisme.

L’orthoptiste : auxiliaire médical, il réalise des actes de dépistage, d’exploration de la vision, de rééducation et de réadaptation…, sous la responsabilité de l’ophtalmologiste.

L’opticien : auxiliaire médical et commerçant, il mesure l’acuité visuelle et délivre l’équipement optique (lunettes et lentilles de contact correctrices). Il bénéficie de plus en plus souvent de formations complémentaires. Parmi elles, l’optométrie.

Vers une quatrième profession ?

L’optométriste : opticien spécialisé, il bénéficie de trois ans d’études supplémentaires lui permettant de compléter ses compétences en matière d’adaptation de lunettes, de lentilles et de dépistage. Contrairement à d’autres pays, la France ne reconnaît pas l’optométrie comme une profession.

Audrey Plessis, novembre 2011.

Sources :

– Interview de Philippe Verplaetse, opticien optométriste, président de l’Association des Optométristes de France (AOF), syndicat emblématique des optométristes créé en 1974.
– Interview de Christian Roméas, opticien, président du Syndicat des Opticiens sous Enseigne (Synope) et vice-président de l’Association Nationale pour l’Amélioration de la Vue (Asnav).
– Interview de Alain Gerbel, opticien et président de la Fédération Nationale des Opticiens de France (Fnof).
– Interview de Jean-Bernard Rottier, médecin ophtalmologiste et président du Syndicat National des Ophtalmologistes de France (Snof)

Autres sources :

1. Les Français disent attendre 103 jours en moyenne pour obtenir un rendez-vous de consultation non urgente. L’Observatoire d’accès aux soins – Enquête auprès de Français et des professionnels de santé. Sondage Ifop réalisé pour Jalma en octobre 2011 (Téléchargeable sur le site du JDD).
2. Les besoins en ophtalmologistes d’ici 2030 – Projection des départs, besoins en nouveaux ophtalmologistes, aspects nationals et régionaux, professions paramédicales associées et coopérations. Snof, mars 2011 (Téléchargeable sur le site du SNOF).
3. L’article 54 de la Loi n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007 fixe les règles concernant le renouvellement de lunettes (Disponible en ligne).
4. Décret n°2007-551 du 13 avril 2007 relatif à la prise en charge des dispositifs médicaux prescrits par les infirmiers ou adaptés par les opticiens-lunetiers et modifiant l’article R.165-1 du code de la sécurité sociale (Disponible en ligne).
5. Décret n°2007-553 du 13 avril 2007, relatif aux conditions d’adaptation de la prescription médicale initiale de verres correcteurs dans le cadre d’un renouvellement et aux règles d’exercice de la profession d’opticien-lunetier (Disponible en ligne);
6. Décret n°2007-1671 du 27 novembre 2007 fixant la liste des actes pouvant être accomplis par des orthoptistes et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaires). (Disponible en ligne).
7. Article 51 de la Loi n°2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (Disponible en ligne).
8. Les ophtalmologues : densités géographiques et tendances d’évolution à l’horizon 2020, Études et Résultat n°83, septembre 2000. Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) (Téléchargeable sur le site du ministère de la Santé).
9. Baromètre de la santé visuelle 2011, sondage Opinion Way réalisé pour l’Asnav.
10. Projet de Loi Lefebvre, renforçant les droits, la protection et l’information des consommateurs, adopté par l’assemblée nationale, enregistré à la présidence du Sénat le 11 octobre 2011. Une disposition prévoit de supprimer le délais de trois ans. Les modalités d’allongement de durée seraient déterminées par décret.
11. Ce procédé est toutefois réprouvé par le conseil de l’Ordre des médecins qui demande que le médecin réalise ou délègue sous sa responsabilité l’examen pour lequel il établit la prescription.
12. Renouveler ses lunettes de vue, mode d’emploi. Document d’information destiné aux usagers, Haute Autorité de Santé, mars 2011. (Téléchargeable sur le site de la HAS)

Ameli.fr, notamment la page sur les lunettes et lentilles.
– La Haute autorité de santé (HAS), notamment les recommandations Troubles de la réfraction : délivrance de verres correcteurs par les opticiens dans le cadre d’un renouvellement et le mode d’emploi destiné aux usagers.
Acuité.fr, portail de l’optique comprenant de nombreux articles d’actualité concernant la filière, voir en particulier le débat vidéo sur les apports du décret de 2007 et l’article sur ce que changerait le projet de loi Lefebvre pour les opticiens.
Choisir ses lunettes.com, pour l’article Nouvelle réglementation pour la vente de lentilles et de lunettes sur Internet publié le 11 octobre 2011.
– L’association nationale pour l’amélioration de la vue (Asnav) qui sensibilise l’ensemble de la population au travers de campagnes d’information et de prévention, comme les Journées de la vision au cours desquelles les Français peuvent gratuitement faire contrôler leur vue chez les opticiens partenaires.
– L’institut des sciences de la vision qui vise à faire reconnaître l’optométrie en France, notamment la page sur les relations entre optométristes et ophtalmologistes en France.

LE PÈRE NOËL…


images drôles Le roi de la bidouille

 

Une femme était en train de pleurer sur le trottoir quand tout à coup, le Père Noël passa par là.

– Qu’est-ce qui te fait pleurer de la sorte?

– C’est que je me suis fait voler mon auto, mon mari m’a quitté et j’ai perdu mon emploi et le tout, la veille de Noël.

– Mon enfant, retourne chez toi, tu trouveras une Ferrari dans ton entrée de garage, ton mari t’attendra fou d’amour et ton employeur de donnera une promotion… c’est la magie de Noël !!

– Oh! Je n’en reviens pas… comment puis-je vous remercier?

– Mon enfant, j’ai vraiment tout ce que je veux dans la vie, mais si tu tiens vraiment à me faire plaisir, tu peux toujours me faire une petite pipe.

Après un moment de recul, elle se dit qu’un moment de honte est vite passé avec ce brave Père Noël à qui elle doit tant. Elle s’exécute donc, et quand c’est terminé le Père Noël s’apprête à partir. Alors qu’il devait être à environ 20m de la demoiselle il s’exclama:

– Quel âge as-tu, mon enfant ?

– 23 ans, Père Noël.

– Et à ton âge, tu crois encore au Père Noël ?

(merci à LOUIS pour cette farce)