Pensée du dimanche 18 décembre 2011.


« Au cours de vos activités quotidiennes, il peut vous arriver de
sentir que quelque chose s’éclaire soudain en vous, quelque
chose qui donne à votre existence des dimensions plus vastes et
qui vous aide à persévérer sur le chemin spirituel où vous
vous êtes engagé. Cette sensation ne vous trompe pas : elle
vous dit que vous êtes en train de recevoir la visite
d’entités angéliques.
Si de telles visites sont inattendues, cela ne signifie pas que
les entités angéliques se rendent indistinctement n’importe
où et auprès de n’importe qui. Même si elles sont prêtes à
porter aide, secours et joie à tous les humains, elles vont de
préférence visiter les créatures qui leur préparent des
conditions favorables. Le Maître Peter Deunov disait :
« Chaque idée divine à laquelle vous croyez est soutenue par
des esprits lumineux du monde invisible. Chacun vous apporte son
appui, chacun vous donne un élan pour la réalisation de cette
idée. » »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

La chanteuse Cesaria Evora est morte – LeMonde.fr


Cesaria Evora à Lisbonne en 2006, REUTERS/Nacho Doce

La chanteuse capverdienne Cesaria Evora est morte samedi 17 décembre à l’âge de 70 ans rapporte Le Monde. Les médias de langue portugaise ont été les premiers à relayer l’information, avant que celle-ci soit confirmée par le ministre capverdien de la culture.

Le site Cap-Vert.tv rapporte qu’elle était suivie à l’Hôpital Baptista de Sousa à Mindelo sur l’île de São Vicente au Cap-Vert, ville où elle réside et où elle était au repos complet après une intervention chirurgicale en France. Le site souligne qu’elle était entrée au service d’urgences de l’hôpital dans la matinée du 16 décembre suite à «une insuffisance respiratoire et un oedème pulmonaire». Souffrant de problèmes cardiaques et d’un diabète, elle avait annoncé la fin de sa carrière en septembre dernier, toujours selon Cap-Vert.tv. Elle avait alors déclaréau journal Le Monde:

«Je n’ai pas de force, pas d’énergie. Je veux que vous disiez à mes fans: excusez-moi, mais maintenant, je dois me reposer. Je regrette infiniment de devoir m’absenter pour cause de maladie, j’aurais voulu donner encore du plaisir à ceux qui m’ont suivie depuis si longtemps».

La chanteuse populaire est devenue une artiste reconnue d’abord en France puis dans le monde entier au début des années 1990, alors qu’elle a déjà 50 ans, avec son troisième album, Miss Perfumado, et notamment le titre Sodade:

Elle a ensuite enchaîné les tournées internationales et les collaborations avec des artistes de renom pendant presque deux décennies, sans jamais oublier son Cap Vert natal, comme dans la chanson Petit Pays:

Cesaria Evora a reçu la Légion d’honneur française en 2009 des mains de la ministre de la Culture Christine Albanel, qui lui avait rendu hommage à cette occasion:

«Votre voix, reconnaissable entre mille, a fait le tour du monde, popularisant les coladeras et les mornas de votre Cap Vert natal, exaltant l’âme des habitants de votre archipel, leurs rêves, leurs blessures, leurs joies, et, bien sûr, cette mélancolie, cette solitude, la Sodadeque vous chantez mieux que personne.»

Les Inrocks écrivaient en 1997 à propos de celle qui était surnommée ma diva aux pieds nus:

«En dépit de l’unanimité internationale dont jouit la chanteuse, de son influence dans la reconnaissance de la culture populaire de ce minuscule pays de 400.000 âmes, de l’élan qu’elle a initié dans le domaine de la musique, rien n’a fondamentalement changé: Cesaria reste à jamais cette fille du peuple à qui l’on refusait l’entrée du Grémio, le club sélect de Mindelo, parce qu’elle marchait pieds nus.»

Photo: Cesaria Evora à Lisbonne en 2006, REUTERS/Nacho Doce

La Tunisie ne doit pas oublier Bourguiba | Slate Afrique


La Révolution du jasmin cherche à renier le système nécrosé de Ben Ali. Mais la Tunisie devrait surtout cultiver l’héritage d’Habib Bourguiba, son meilleur atout sur le chemin de la démocratie.

Bourguiba à Mahdia le 11 aout 1967 / Taïeb Haddad via Wikimedia Commons

Mise à jour du 16 décembre 2011. L’écrivain et journaliste anticonformiste Christopher Hitchens (l’auteur de cette chronique) est décédé à l’âge de 62 ans, le jeudi 15 décembre au MD Anderson Cancer Center de Houston dans le Texas.

****

Lors de mon voyage en Tunisie, il y a trois ans, je pensais que son problème principal était assez simple à percevoir. L’État se dévouait publiquement à la modernité, à la laïcité et au développement -ce qu’on appelait, il y a si longtemps l’«occidentalisation»- mais n’avait pas vraiment confiance dans la maturité de ses citoyens. Le pays n’avait eu que deux chefs d’État depuis qu’il était devenu une République en 1957, après avoir gagné son indépendance vis-à-vis de la France, l’année précédente, et le second était arrivé au pouvoir après une révolution de palais.

Ben Ali omniprésent

J’avais écrit que, sans même avoir vu le Président Zine el-Abidine Ben Ali en chair et en os, j’aurais pu réussir un examen portant sur ses caractéristiques physiques superficielles, tant son visage s’étalait partout où l’on pouvait bien tourner la tête. Il était célèbre pour avoir dépassé les 90% des voix lors de son élection; rarement un bon signe. Les policiers étaient visibles dans les web-cafés; encore un symptôme funeste. Selon l’excuse officielle, des mesures spéciales devaient être prises contre les extrémistes musulmans, mais ceux qui adoptent cette charmante ligne oublient ce que Saul Bellow écrivait dans les premières pages d’Augie March (dans son ouvrage Les aventures d’Augie March):

«Tout le monde sait qu’il n’y a aucune finesse ni précision dans l’interdiction; en bloquant une chose, vous bloquez sa voisine.»

Néanmoins, ce n’était pas comme si la Tunisie manifestait une imposante et dispendieuse force militaire, ou si un exorbitant dictateur y avait baptisé tous les monuments en hommage à son propre nom. Quand on le comparait à ses voisins immédiats, la Libye et l’Algérie, le pays s’en sortait relativement bien face aux sommets de despotisme et de culte de la personnalité mégalomane d’un Mouammar Kadhafi, ou à la rage d’une guerre civile (qui, en Algérie, a coûté la vie de quasiment 150 000 personnes ces dernières années). L’atmosphère politique semblait plus constipée et conformiste que véritablement terrifiante.

Peut-être l’une des raisons expliquant la capacité des foules tunisiennes à se mobiliser si vite et à obtenir des résultats si rapides – diviser en quelques jours le commandement militaire et la police – vient tout simplement du fait qu’ils savaient qu’ils le pouvaient. La probabilité de se heurter à une répression absolue et des carnages comparables à, disons, ce qu’avaient subi les émeutiers contre les mollahs iraniens, était assez faible. Ainsi, et malheureusement, il est sans doute trop tôt pour dire si les événements à Tunis présagent de mouvements populaires similaires dans d’autres pays de la région. (Cependant, la réaction démente de Kadhafi à la rébellion, son délire sur l’horrible perspective d’une «révolution américano-bolchévique», est en elle-même encourageante. Il suffit de savoir qu’il transpire…)

Douceur de vie en Tunisie

Je me souviens d’Edward Said me disant que j’allais aimer la Tunisie: «Tu devrais aller là-bas, Christopher. C’est le pays le plus doux d’Afrique. Même les islamistes y sont extrêmement civilisés». Pour sûr, il y avait une sorte de douceur de vie* à demi-trompeuse dans ses rues aux noms français, et sur les places de ses villes et de ses villages méditerranéens, tout comme dans la magnifique cité de Kairouan, capitale multicentenaire des études islamiques, dans ses sites carthaginois et romains qui vous coupaient le souffle, à Tunis même et El Jem, ou encore dans le centre historique juif de l’île de Djerba, au large des côtes sud-orientales. Quand l’antique synagogue de la Ghriba fut la cible, en avril 2002, d’un attentat d’al-Qaida au camion piégé, le gouvernement s’empressa de manifester toute sa solidarité, hâta sa reconstruction, et le parlement tunisien dénotait dans la région avec son sénateur juif. Le long des boulevards, de jeunes couples en jeans se donnaient la main sans aucune gêne, et j’ai rarement croisé une femme portant un foulard dans les cheveux, sans parler d’un tchador ou d’une burqa.

«Enfants de Bourguiba»

J’ai lu avec intérêt, la semaine dernière, l’interview d’une jeune manifestante qui se décrivait elle-même, ainsi que ses amis comme les «enfants de Bourguiba». Le premier président du pays, et le leader tenace de son mouvement d’indépendance, Habib Bourguiba, était fortement influencé par les idées des Lumières françaises. Pour beaucoup, sa contribution est liée à la cimentation de la laïcité comme caractéristique à part entière de l’autonomie gouvernementale. Il rompit publiquement le jeûne du Ramadan, déclarant que des vacances aussi interminables étaient débilitantes pour les aspirations d’une économie moderne. Il évoquait avec mépris la dissimulation des visages des femmes, et appuya une série de lois consacrant leurs droits.

Pendant la Guerre des Six Jours, en 1967, il prit fermement position pour prévenir des représailles contre la communauté juive de son pays, évitant ainsi les scènes révoltantes qu’on a pu voir dans certaines capitales arabes. Bien avant beaucoup d’autres régimes arabes, la Tunisie fit preuve d’un vif intérêt pour un accord de paix durable avec Israël (tout en accueillant l’OLP, après son expulsion de Beyrouth, en 1982).

Sans trop idéaliser Bourguiba -il devint ce que l’on nomme parfois «lunatique», et fut à l’origine d’une bien mal avisée «union» entre la Tunisie et la Libye-, force est de constater qu’il garantit la laïcité de la Tunisie et l’émancipation des femmes, quelque-chose qui fut entièrement le fruit de son travail, pour ainsi dire, et non pas un gage de bonne volonté donné à ses bailleurs de fonds occidentaux. Dans les prochaines semaines, il sera très intéressant de voir comment ses réalisations résisteront au possible discrédit qu’aura jeté sur elles le régime tape-à-l’œil du Perónien Ben Ali.

A quand le retour de l’islamisme?

Pendant mon séjour, j’avais visité l’Université de Tunis, près de la mosquée «Zitouna», ou «mosquée de l’olivier», où j’y avais rencontré une professeure de théologie, Mongia Souaïhi. Elle est l’auteur d’un éminent travail universitaire montrant combien le voile n’a pas la moindre valeur dans le Coran. Une objection a été portée par un islamiste tunisien exilé, Rachid Al-Ghannouchi, qui l’a déclarée kâfir, ou mécréante. Ce qui, comme chacun sait, est le prélude à une vie mise en péril sous prétexte qu’elle est celle d’une infidèle.

J’ai été pour le moins inquiet de voir Ghannouchi et son parti, Hezb Ennahda, décrits dans le New York Times de dimanche comme «progressistes», et d’apprendre qu’il s’apprête à rentrer de Londres. Pour le moment, la révolte a été remarquablement exempte de relents théocratiques, mais à l’époque où je m’entretenais avec Edward Said, le nom d’«Al-Qaida au Maghreb islamique» était encore inconnu, et des atrocités comme celles de l’attaque contre Djerba appartenaient encore au futur. Nous devrions vivement espérer que la Révolution tunisienne finisse par transcender et enrichir l’héritage de Bourguiba, pas qu’elle le renie.

* en français dans le texte

Christopher Hitchens

Slate.com

traduit par Peggy Sastre

Très beau texte — malheureusement, on n’en connaît pas l’auteur‏


Très beau texte — malheureusement, on n’en connait pas l’auteur

 
 
 
 
 

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son coeur;

Sans remords, sans regret, sans regarder l’heure;

Aller de l’avant, arrêter d’avoir peur;

Car, à chaque âge, se rattache un bonheur.

 
 

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec son corps;

Le garder sain en dedans, beau en dehors.

Ne jamais abdiquer devant un effort.

L’âge n’a rien à voir avec la mort.

 

Vieillir en beauté, c’est donner un coup de pouce

à ceux qui se sentent perdus dans la brousse,

Qui ne croit plus que la vie peut être douce

Et qu’il y a toujours quelqu’un à la rescousse.

 

Vieillir en beauté, c’est vieillir positivement.

Ne pas pleurer sur ses souvenirs d’antan.

être fier d’avoir les cheveux blancs,

Car, pour être heureux, on a encore le temps.

 

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec amour,

Savoir donner sans rien attendre en retour;

Car, où que l’on soit, à l’aube du jour,

Il y a quelqu’un à qui dire bonjour.

 

Vieillir en beauté, c’est vieillir avec espoir;

Être content de soi en se couchant le soir.

Et lorsque viendra le point de non-recevoir,

Se dire qu’au fond, ce n’est qu’un au revoir.

 

Pourquoi il est si difficile de trouver des extraterrestres | Slate


Il y a de bonnes chances pour que ET existe. Pourquoi est-il introuvable ?

La Allen Telescope Array du Seti, REUTERS

 La Allen Telescope Array du Seti, REUTERS –

En 2002, dans une université du Herfordshire, un professeur a entrepris de déterminer quelle était la blague la plus drôle au monde. Aidé de la British Science Association— autorité reconnue sur tout ce qui touche à l’humour — il a créé un site web où le public pouvait soumettre et voter pour ses plaisanteries favorites.

«En deuxième place, manquant de peu la couronne, une histoire où Sherlock Holmes et Watson font du camping. La voici, à quelques détails près:

Sherlock Holmes et le docteur Watson vont faire du camping. Ils plantent leur tente sous les étoiles et s’endorment. Au milieu de la nuit, Holmes réveille Watson et lui dit: «Watson, regardez en l’air et dites-moi ce que vous voyez».

Watson répond: «Je vois des millions et des millions d’étoiles».

«Et que pouvez vous en déduire?» demande Holmes.

Watson répond: «Eh bien s’il y a des millions et des millions d’étoiles, et même si quelques-unes seulement ont des planètes, il est probable qu’il existe quelque part des planètes qui ressemblent à la terre. Et s’il existe quelques planètes similaires à la terre quelque part, il se peut qu’on y trouve de la vie».

Ce à quoi Holmes répond: «Watson, espèce d’idiot, on nous a volé notre tente!».

Watson, bouillonnant et éternel faire-valoir de Holmes, a mis le doigt sur la raison principale pour laquelle depuis plus de cinquante ans, une poignée de chercheurs balayent les étoiles dans l’espoir de capter un signal émis par une autre civilisation. Pour y mettre plus de formes, on peut affirmer qu’il existe trois arguments en faveur de la thèse de l’abondance de vie dans notre galaxie et au-delà. En premier, comme l’a fait remarquer Watson, sur 200 milliards et quelques d’étoiles dans la Voie Lactée à elle seule, il doit se trouver un grand nombre de planètes suffisamment hospitalières (on en a d’ailleurs trouvé quelques dizaines). Deuxièmement, rien dans notre propre existence ne suggère que nous sommes uniques. Et troisièmement, certaines formes de vie sont capables de survivre dans les environnements les plus précaires. En d’autres mots, si c’est arrivé ici, ça peut arriver n’importe où.

L’Allen Telescope Array

Il faut être un Watson pour avoir une telle foi dans la possibilité de la vie extraterrestre qu’on est disposé à consacrer du temps et de l’argent à la trouver. Ce sont les Sherlocks qui signent les chèques, néanmoins. Au début de cette année, le SETI Institute — à savoir «Search for Extraterrestrial Intelligence»— a dû fermer boutique, l’état de Californie ayant sabré dans le budget alloué au Allen Telescope Array exploité par SETI pour balayer le ciel à la recherche de signaux en provenance d’autres civilisations (le SETI Institute, en grande partie financé par le privé, a pu collecter suffisamment de fonds pour rouvrir dès le mois d’août).

Un contretemps qui n’a rien d’inhabituel. La NASA a passé quatre ans à préparer le matériel en vue d’une énorme campagne de recherche sur dix ans lancée en 1992. En 1993, le congrès annulait le programme, poussant nombre des scientifiques engagés sur le projet à rejoindre le SETI Institute.

Les télescopes étant à nouveau parés à la manœuvre, 2011 s’annonce comme le début d’un âge d’or dans la chasse aux extraterrestres. Par le passé, les activités de SETI étaient terriblement inefficaces et consistaient à pointer des télescopes en direction d’étoiles situées à proximité puis à tenter de déceler tout signal pouvant suggérer la présence d’espèces développées.

À présent que la sonde Kepler de la NASA a commencé à identifier des planètes ailleurs dans la galaxie — elle en a pour l’instant localisé 1.200, dont 54 semblent présenter des conditions nécessaires au développement de la vie — SETI va se concentrer sur ces objets ressemblant à notre terre, adoptant une approche beaucoup plus ciblée. En dépit du fait que la Maison Blanche ait récemment nié avoir en sa possession des preuves d’intelligence extraterrestre, les chances de trouver une civilisation extraterrestre quelque part dans l’univers sont sur le point d’augmenter considérablement.

Décalage horaire

Reste à savoir de combien, et là, les paris sont ouverts. Le souci, c’est que la recherche d’émissions radio en provenance d’autres civilisations se heurte à un problème insurmontable, quel que soit le nombre de sondes spatiales ou de radiotélescopes mis à contribution. Supposons que Kepler découvre une planète très similaire à la Terre, située à 450 années lumières — une planète où l’on trouverait de l’eau à l’état liquide et toutes les choses qui, selon les définitions actuelles, sont essentielles à la vie.

On va donc diriger nos radiotélescopes (financés par le privé) vers le système solaire en question. Et là, on va tenter de détecter une activité qui aurait eu lieu en 1561, année terrestre. Si l’on veut déceler quoi que ce soit, il faudrait que la civilisation qui existe sur cette planète ait au moins 400 ans d’avance sur nous (de la même façon, s’ils tournent leurs télescopes dans notre direction, ils n’entendront rien du tout, car aucun signal d’origine humaine ne sortait de l’atmosphère terrestre au XVIe siècle).

Il est parfaitement possible que cette civilisation de nos rêves ait 500 ans d’avance sur nous — elle pourrait aussi bien avoir 500 ans ou un milliard d’années de retard ou bien un milliard d’années d’avance. L’univers est vieux d’environ 13 milliards d’années, et l’arrivée de la Terre, voici environ 4,5 milliards d’années ne s’est pas produite à l’occasion d’un instant divin de formation planétaire.

La synchronicité

Il est possible que cette autre planète ait été un jour constellée de florissantes cités extraterrestre, qu’elle ait hébergé une race d’êtres intelligents des millions d’années durant, mais que la vie y ait disparu à l’époque où, sur Terre, la race humaine en était encore à découvrir l’intérêt des pouces opposables. Auquel cas, les signaux en passe d’extinction de notre voisin seraient arrivés jusqu’à nous des millénaires avant qu’on invente les antennes satellites à même de les capter.

Les astronomes ont trouvé un nom pour le phénomène: la «synchronicité», ou les «îlots de vie»,et il semble incontournable, sauf à imaginer le scénario suivant: supposons qu’il y a très longtemps, une civilisation voisine de la nôtre, réalisant sa fin proche — guerre nucléaire imminente, mort de la planète, révolte des robots, etc. — ait construit une balise radio permanente, destinée à lui survivre, un émetteur qui lancerait dans le cosmos une multitude de signaux à même d’être détectés longtemps après que l’espèce qui l’a imaginée aura disparu. L’émetteur est peut-être encore là, attendant qu’on se règle sur sa fréquence. Il ne s’agit pas de science-fiction. De fait, trouver une balise interstellaire semble la meilleure chance dont puisse disposer la Terre de trouver un voisin. Il faudrait simplement savoir où regarder.

* * *

Le physicien Michio Kaku pense apparemment que tout est potentiellement possible, et c’est pourquoi je l’ai appelé pour discuter du concept de phares intergalactiques. Kaku, théoricien respecté de la physique et avocat convaincu de la théorie des cordes, est également le digne héritier de Carl Sagan de par son talent pour la vulgarisation en physique et en astronomie. Son livre, Hyperspace: A Scientific Odyssey Through Parallel Universes, Time Warps, and the 10th Dimension m’avait, élève de seconde, permis d’entrevoir la bizarrerie du fonctionnement de l’Univers. L’un de ses derniers ouvrages montre la faisabilité des champs de forces et de la téléportation, entre autres. C’est, bien entendu, un grand amateur de la série Star Trek.

Capitaine Picard de Star Trek

Justement, Star Trek est immédiatement venu dans la conversation une fois arrivé au sujet de savoir s’il était raisonnable d’imaginer qu’une civilisation avancée puisse élaborer un système de balise pour préserver sa mémoire, une fois disparue toute trace de sa splendeur. Kaku s’est remémoré un épisode de la série La Nouvelle Génération: «Lumière intérieure», dans laquelle un rayon émis par une mystérieuse sonde spatiale assomme le Capitaine Picard, qui se retrouve dans un rêve sur une planète inconnue et lointaine, où il exerce le métier de tisserand, sans conscience de sa véritable identité.

Il mène des jours tranquilles, jusqu’au jour où celle-ci se met à se réchauffer rapidement jusqu’à devenir invivable. Son dernier souvenir, devenu vieux, est le lancement d’une sonde où est recueillie l’histoire de cette civilisation agonisante, afin que ses dernières années soient rejouées dans l’esprit de quiconque elle rencontrera (Picard, ensuite, se réveille et constate qu’il ne s’est écoulé que 25 minutes).

«C’était leur façon de préserver leur mémoire collective», conclut Kaku. «Du coup, il avait été en mesure d’acquérir une connaissance incroyablement intime de cette civilisation».

Nous autres humains trouvons séduisante l’idée de laisser à la postérité une trace de notre existence, de la même façon que nous sommes programmés pour propager nos gènes de génération en génération. Une civilisation extraterrestre évanouie de longue date aurait-elle pu avoir le même réflexe? L’une des «définitions de travail»les plus courantes de la vie la qualifie de «système chimique auto entretenu capable d’évolution darwinienne». On peut penser que des instincts comparables en découlent.

ET veut-il vraiment laisser une trace?

Bien entendu, dans le cercle des astrobiologistes, on considère cette définition comme parfaitement inadaptée, et l’on ne voit aucune raison de penser que des extraterrestres pourraient partager ce désir de laisser un héritage. J’ai soumis l’idée à Paul Davies, professeur à l’Arizona State University, qui fut autrefois à la tête de la commission chargée de définir comment on annoncerait la découverte de vie extraterrestre. Il doute que l’instinct de reproduction persiste dans une espèce au fur et à mesure de son développement technologique.

«Ce besoin de laisser quelque chose à la postérité —c’est quelque chose que nous avons hérité de l’évolution», pense-t-il. «S’il existe quelque part dans l’univers une forme de vie intelligente, il est tout à fait possible qu’elle ait depuis longtemps abandonné ses racines organiques».

L’idée fait peur: penser que depuis tout ce temps, on pointe nos télescopes dans la bonne direction, mais qu’on s’efforce en fait de trouver les traces d’une race d’extraterrestre disparue depuis des lustres sans se soucier d’ériger un grandiose monument à sa mémoire où de laisser ne serait-ce qu’un graffiti galactique à notre attention. Est-il seulement possible à une civilisation de fabriquer une balise capable d’émettre son épitaphe des millions ou des milliards d’années durant? Si nos extraterrestres avaient eu le désir de créer ce genre de dispositif, en auraient-ils été capables?

Que vos instincts évolutifs soient chatouillés ou non par la perspective de laisser derrière vous une pierre tombale, mieux vaut espérer qu’il en est allé de même pour les autres civilisations. C’est la meilleure chance dont nous disposons, en l’état actuel de notre technologie, de découvrir une autre vie dans l’univers. Ce raisonnement peut également être inversé: si cette autre civilisation a eu l’amabilité d’émettre quelques signaux vers nous, nous nous devons d’en faire de même. Il faut construire notre propre balise. Pure courtoisie interstellaire.

* * *

À l’heure où nous mettons sous presse, la planète Terre dispose d’encore cinq milliards d’années avant que notre soleil ne devienne une géante rouge et nous avale probablement par la même occasion. Une multitude d’autres événements sont susceptibles de précipiter notre fin. La lune pourrait se faire télescoper, ce qui modifierait notre axe de rotation, nous pourrions succomber à un super-virus, le réchauffement climatique pourrait carboniser notre planète, à moins que nous ne nous anéantissions tous seuls par le feu nucléaire.

Il y a des chances pour que la race humaine vive ses derniers moments. Ce n’est pas une réflexion mélancolique sur l’humanité. C’est un constat basé sur le caractère aléatoire et insensible de l’univers, sans parler de notre incroyable incompétence à préserver la fine mécanique de notre habitat. Comme le disent les publicités pour les assurances-vie, il n’est jamais trop top pour penser à sa retraite.

Ceci est la première partie d’une série de deux articles consacrés à la mémoire de la Terre et la recherche de la vie extraterrestre. Voici la deuxième partie: Comment aider les extraterrestres à nous trouver.

Chris Wilson

Traduit par David Korn

 

Pense-malin.com – Retrouvez les trucs et astuces


Trucs et astuces

Notre quotidien est souvent perturbé par de petits contretemps, des détails désagréables qui nous contrarient et pour lesquels nous n’avons pas de solution. Nous avons pensé à vous renseigner de façon hebdomadaire, sur diverses façons de vous faciliter la vie.

Faites découvrir vos trucs et astuces en nous écrivant à l’adresse suivante : trucsetastuces@pense-malin.com

LA DOUCHE, LE MIROIR ET LA BUÉE

Vous sortez de la douche et qu’apercevez-vous dans le miroir? De la buée, rien que de la buée! Essayez ce petit truc et vous verrez! Remplissez le lavabo d’eau froide avant d’entrer dans la douche et vous ne verrez plus que vous!

LA CONSERVATION DU PAIN

Insensible à tout changement de température, votre four à micro-ondes est l’endroit idéal pour y ranger votre pain. Tout bonnement génial!

LES TACHES D’URINE D’ANIMAUX DOMESTIQUES

Votre jeune animal domestique a uriné sur la moquette ou le tapis et vous ne savez pas quoi faire pour nettoyer le dégât? Facile! Rincez abondamment les taches à l’eau gazeuse et il ne restera plus aucune trace ni odeur. Vous pouvez également utiliser du vinaigre blanc dilué dans très peu d’eau.

UNE ODEUR POUR LES ODEURS!

On dit que les chats sont indépendants et n’en font qu’à leur tête. Si vous désirez l’attirer vers sa litière pour l’aider à devenir propre, versez-y quelques gouttes d’eau de Javel et il s’y dirigera avec bonheur. Les chats adorent cette odeur.

POUR CONSERVER VOS BANANES

Pour éviter que vos bananes ne mûrissent trop rapidement, emballez-les individuellement dans une feuille de papier journal et disposez-les dans la corbeille à fruits. Ne les rangez surtout pas au réfrigérateur!

DES GLAÇONS PLUS GLACÉS!

Pour empêcher vos glaçons de fondre trop rapidement dans le seau à glace, recouvrez-les d’eau gazeuse. Vos convives apprécieront sûrement cette initiative.

Lalibre.be – Le sapin connaîtrait-il la crise ?


Géraldine Bally

Mis en ligne le 11/12/2011

« On ne fait plus de vrai sapin. Ils perdaient leurs aiguilles et ne se vendaient pas si bien que ça. »

Les deux premières semaines de la période de l’Avant touchent déjà à leur fin. Dans les foyers, les préparatifs vont bon train. Mais qu’en est-il du célèbre sapin garni de boules et guirlandes ? Petite plongée au cœur de ce véritable business du sapin de Noël ! 

Petit mais touffu, grand mais gringalet, des sapins, il y en a pour tous les goûts. Depuis déjà un mois chez certains, seulement cinq jours chez d’autres, ils trônent fièrement dans les devantures ou les arrière-boutiques des magasins. Mais ledit sapin rameute-t-il toujours autant les foules ou serait-il devenu un luxe ?

“L’engouement du sapin est toujours le même. 3600 arbres ont été commandés pour cet hiver, 1500 ont déjà été vendus en 9 jours ” explique Aboubakr, vendeur de sapins chez Ikea. L’entreprise suédoise à bien compris comment attirer les clients : le sapin acheté 19,95€ initialement, peut être rapporté pour être recyclé entre le 2 et le 14 janvier… en échange d’un bon d’achat de 15€. Seule condition : posséder la carte de membre Ikea Family. “Ça attire le client et le fidélise. Ça pousse à la consommation ! ”, rajoute Ismael, second expert du sapin Nordmann d’Ikea.

Les clients semblent en effet ravis, comme nous le témoigne Martine : “En plus de cette offre avantageuse, ils me paraissent très résistants, même si peut-être un peu petits à mon goût ”. Le sapin ne connaîtrait-il donc pas la crise ?

À en croire Noreddine, vendeur de sapins sur les marchés la crise est au contraire bien trop présente : “Les sapins sont plus petits, plus chers et les ventes ne sont pas aussi importantes que l’an passé. Un sapin coûte en moyenne 25€, c’est trop en temps de crise. Alors les gens attendent les tout derniers jours pour acheter leur sapin, lorsqu’on diminue les prix pour liquider les stock s”.

Chez Brico, la solution était toute trouvée : “On ne fait plus de vrai sapin. Ils perdaient leurs aiguilles et ne se vendaient pas si bien que ça. On a plus que du synthétique… et même là les ventes sont loin d’être satisfaisantes ”.

Chez le fleuriste pourtant, tout semble se dérouler comme prévu : “C’est surtout à partir de ce week-end que les ventes risquent de décoller ” se réjoui Laurent. C’est en effet fort probable : tous les magasins sont ouverts ce dimanche et le suivant, marquant le coup d’envoi des achats de Noël. Alors 1, 2, 3… À vos sapins !

Sur les traces du voyage le plus énigmatique d’Arthur Rimbaud » Ma Planète


Ajouté le 12/16/2011 07:35:40 par lazar_adriana

Jamie James enquête sur le voyage de Rimbaud à Java

L’écrivain texan,Jamie James installé à Bali, a ecrit un livre, paru en anglais,sur la periode passee par Rimbaud a l`etranger,surtout en Afrique,Moyen -Orient et Asie; rien trouve d`essentiel sur les mysteres qui plannent pour cette epoque. qui a marque une tournure dans les preoccupations et le destin de ce genial poete.


En 1876, Arthur Rimbaud s’enrôle dans l’armée néerlandaise. Il rejoint l’île indonésienne de Java. Arrivé sur place, il déserte et fuit dans la jungle. Ce qu’il a fait ensuite, nul ne le sait. Cet auteur américain est parti sur ses traces pour tenter de résoudre le mystère.

«C’est comme une histoire de Sherlock Holmes.» Jamie James savait qu’en se lançant sur les traces du voyage le plus énigmatique d’Arthur Rimbaud (1854-1891), il devrait se faire détective. On sait tout, ou presque, des périples du poète français en Afrique et au Moyen-Orient. Il a envoyé de là près de deux cent lettres. Mais on en connaît si peu de cette échappée sur l’île de Java.

Une décision fantasque

«C’est la plus grande énigme de sa vie mouvementée», écrit le critique et écrivain Jamie James dans «Rimbaud in Java: The Lost Voyage» («Rimbaud à Java: Le Voyage perdu»). «Il n’a jamais rien écrit sur Java car c’était un fugitif. Il aurait pu se faire arrêter», explique le Texan, passionné de Rimbaud depuis l’enfance et qui vit dorénavant à Bali.

On peut seulement dire avec certitude que, le 10 juin 1876, à l’âge de 21 ans, Rimbaud embarque pour les «Indes néerlandaises» (l’actuelle Indonésie). Dans une décision fantasque typiquement rimbaldienne, le poète qui a écrit l’antimilitariste «Dormeur du val» vient de s’engager pour six ans dans l’armée coloniale néerlandaise. «C’était l’appel de l’argent et de l’Asie», explique Jamie. Trois cents florins étaient versés à tout engagé. Une petite fortune à l’époque. Rimbaud y aura certainement vu l’occasion de rejoindre enfin cet Orient qui l’attirait tant.

Deux semaines en garnison

Arrivé le 22 juillet à Batavia, l’actuelle Jakarta, Rimbaud et des centaines d’autres pioupious rejoignent leur garnison à Salatiga, un village du centre de l’île de Java accroché aux flancs du Merlabu, un volcan endormi. Jamais «l’homme aux semelles de vent» ne se retrouvera aussi loin de sa mère patrie. L’auteur du «Bateau ivre» aura certainement apprécié que la consommation de gin y fût non seulement autorisée mais encouragée, pour donner courage aux soldats.

Rimbaud ne restera que deux semaines dans la garnison. Le 15 août, il déserte, abandonnant sa fourragère qui sera vendue au profit de l’orphelinat local. On ne retrouve sa trace que le 31 décembre 1876, où il réapparaît chez sa mère, à Charleville- Mézières, dans le nord de la France.

L’histoire des orangs-outans

Entre ces deux dates, demeurent quatre mois et demi de mystère, qui ont suscité toutes sortes de spéculations. Paterne Berrichon, qui s’est catapulté biographe de Rimbaud après avoir épousé sa sœur (bien qu’il n’ait jamais rencontré le poète) assurait que Rimbaud s’était «caché dans la forêt vierge où des orangs-outans lui avaient appris à survivre.» Berrichon n’ignorait que ces grands singes avaient disparu de Java depuis deux siècles…

Les experts de Rimbaud n’arrivent pas non plus à s’entendre sur le moment où le poète a pris le bateau du retour vers l’Europe. La plupart croient en l’hypothèse d’un embarquement, le 30 août, à bord du «Wandering Chief». Un navire écossais qui arrivera en Irlande le 6 décembre 1876. Mais il n’existe aucune preuve de la présence de Rimbaud à bord. «C’est peut-être vrai», se contente de dire Jamie James.

Mystère entier

Durant de nombreux voyages, Jamie James a parcouru Java à la recherche d’indices. Mais «je n’ai rien trouvé de nouveau», admet-il. Le livre n’en demeure pas moins intéressant. «Comme il est impossible de savoir, j’ai décrit l’environnement à cette époque et comment il a été influencé par ses lectures», explique le Texan.

« Ces photographies me représentent, l’une, debout sur une terrasse de la maison, l’autre, debout dans un jardin de café ; une autre, les bras croisés dans un jardin de bananes. Tout cela est devenu blanc, à cause des mauvaises eaux qui me servent à laver. Mais je vais faire de meilleur travail dans la suite. Ceci est seulement pour rappeler ma figure, et vous donner une idée des paysages d’ici. » (Arthur Rimbaud, Harar, le 6 mai 1883)

« Je ne resterais pas longtemps ici (…) je devrai m’en retourner du côté du Soudan, de l’Abyssinie ou de l’Arabie. Peut-être irai-je à Zanzibar, d’où on peut faire de longs voyages en Afrique, et peut être en Chine, au Japon, qui sait où ? » (Le Caire, 23 août 1887)

Drawings: Isabelle Rimbaud, Ernest Delahaye, Hugo Pratt
Music: Leonardo Bignami, Synth Quartet n.



L’écrivain s’est refusé à inventer, «car cela ne réussit presque jamais». Il donne plutôt à voir Java telle que l’île était à l’époque, notamment par l’intermédiaire des écrits des Orientalistes au charme suranné et que Rimbaud a très probablement lu. «Peut-être a-t-il maintenu un journal et qu’il apparaîtra un jour dans un marché aux puces de Paris. Mais cela a autant de chance d’arriver qu’une chute de neige sur Bali.»

Le mystère du «Voyage perdu» reste donc entier. Et c’est peut-être mieux ainsi, estime Jamie James. Dévoilé, «il aurait perdu tout son intérêt mystique»


Athar, sur les traces d’Arthur Rimbaud en Ethiopie, à Djibouti et au Yemen est un film documentaire de 54 min réalisé par Jean-Philippe Perrot en 1998.
Ce film retrace le voyage qu’a fait le réalisateur dans la corne de l’Afrique contemporaine à la recherche d’Arthur Rimbaud.

De 1880 à 1891, le poète Arthur Rimbaud s’est converti aux négoces et à l’exploration. Il est l’un des premiers occidentaux à parcourir cette région de la corne de l’Afrique, souvent dans des conditions difficiles. De 25 à 37 ans, c’est dans l’Abyssinie de l’Empereur Ménélik, sur la cote des Somalis et au Sud du Yémen, qu’il passera le dernier tiers de sa vie.

Mots-clés: ADRIANA Art Et Vie

Gilbert Becaud » Ma Planète


Gilbert Becaud,commemoration

Ajouté le 12/16/2011 08:39:18 par lazar_adriana

Gilbert Becaud,commemoration





http://www.rfimusique.com



Le « Monsieur 100.000 volts » de la chanson française, l’homme aux cravates à pois ! Star dès les années 50, Bécaud a su résister à toutes les modes jusqu’à sa disparition en 2001. Son nom reste attaché à l’Olympia, scène parisienne sur laquelle il est monté trente-trois fois.

C’est sur les bords de la Méditerranée, à Toulon, que naît François Silly, alias Gilbert Bécaud, le 24 octobre 1927. Son père quitte sa famille lorsque François est encore très jeune, mais sans divorcer. Madame Silly ne peut donc pas épouser son nouveau compagnon, Louis Bécaud, que François, son frère Jean et sa sœur Odette considèrent désormais comme leur père.

François s’intéresse à la musique dès ses premières années, et en particulier au piano qu’il pratique brillamment assez vite. A neuf ans, il entre au conservatoire de Nice où il reste jusqu’à ce que la famille quitte Toulon pendant la guerre en 1942. La mère de François, surnommée Mamico, souhaite donner toutes les chances à son fils pour qu’il pratique son art dans les meilleures conditions. En 1943, la famille prend la direction d’Albertville en Savoie sous l’impulsion de Jean, le frère aîné. Jean est alors un membre actif de la résistance dans le Vercors, et François le rejoint quelques temps.



A la fin de la guerre, tout le monde rentre à Paris. François a vingt ans et décroche quelques contrats dans les bars ou les cabarets en tant que pianiste. Il commence aussi à composer quelques musiques de films sous le nom de François Bécaud. La SACEM (Société des auteurs compositeurs) enregistre son nom pour la première fois en 1947. Puis, il va venir à la chanson doucement à travers tout d’abord sa rencontre avec Maurice Vidalin. En 1948, François/Gilbert Bécaud compose pour la chanteuse Marie Bizet qui lui présente un jeune auteur, Pierre Delanoë. Vidalin et Delanoë deviennent des amis proches de Bécaud et ensemble ils écriront d’innombrables tubes inoubliables.


Rencontre avec Edith Piaf en Amérique

En 1950, grâce encore à Marie Bizet, François/Gilbert Bécaud rencontre Jacques Pills, chanteur très à la mode à cette époque. Bécaud devient son accompagnateur, et ensemble, ils entreprennent plusieurs tournées triomphales, en particulier aux Etats-Unis. C’est là qu’il font la connaissance d’Edith Piaf pour qui ils rêvent d’écrire. Ils lui présentent alors la chanson « Je t’ai dans la peau » dont la chanteuse raffole immédiatement. Peu de temps après, Jacques Pills épouse Piaf. La collaboration avec Pills cesse mais Bécaud devient régisseur de Piaf.



En 1952, François Silly prend définitivement le nom de Gilbert Bécaud. C’est aussi à cette époque qu’il adopte quelques habitudes qui ne le quitteront plus, telle sa cravate à pois sans laquelle il ne montera désormais jamais sur scène.

Toujours en 1952, il rencontre celui qui, avec Vidalin et Delanoë, va aussi devenir un de ses paroliers fétiches, Louis Amade. Haut fonctionnaire, Louis Amade se partagera toute sa vie entre ses fonctions officielles et l’écriture. Gilbert Bécaud fait également la connaissance en 1952 d’un jeune compositeur et chanteur débutant comme lui, Charles Aznavour. Comme pour Bécaud, Piaf a ouvert les portes de l’Amérique à Aznavour à la fin des années 1940. Les deux jeunes artistes commencent à composer ensemble, et de nombreuses fois au cours de leurs carrières triomphales, ils se retrouveront pour écrire ensemble.


Enfin en 1952, Gilbert Bécaud épouse Monique Nicolas, dont il aura un fils l’année suivante, Gaya. Tout va très vite désormais pour Bécaud qui possède tous les atouts du succès : son talent de compositeur, des auteurs talentueux, et une solide expérience de la scène acquise durant ses longues tournées avec Jacques Pills.

Monsieur 100.000 volts !

Le 2 février 1953, Bécaud enregistre ses deux premiers titres, « Mes mains », signé Delanoë, et « Les Croix », signé Amade. Son fils Gaya, naît exactement le même jour. A ce moment-là, ce qui va devenir la salle de spectacle la plus célèbre de Paris, l’Olympia est sur le point de rouvrir après vingt-cinq ans d’abandon. Le propriétaire, Bruno Coquatrix, pense à Bécaud pour la toute première affiche en février 54. Bécaud n’est alors que vedette américaine. Mais lorsque le 17 février 1955, il remonte sur la scène de l’Olympia en vedette cette fois, le triomphe est au rendez-vous. A cette occasion, a lieu la célèbre séance en matinée au cours de laquelle quatre mille jeunes, emportés par l’incroyable énergie de Gilbert Bécaud, détériorent une partie de la salle, événement assez inédit pour l’époque. La presse relate largement les faits et Bécaud bénéficie de surnoms tels « Monsieur Dynamite », « Le champignon atomique » ou le plus célèbre d’entre eux, « Monsieur 100.000 volts ».

Cet incident marque en fait le véritable départ de la carrière de Bécaud et surtout son attachement à l’Olympia, dont il reste l’emblème. Le nombre de ses passages dans cette salle est un record (plus de trente fois de 1954 à 1997). Sa fougue, sa jeunesse, sa voix chaleureuse et son tempérament méditerranéen sont autant d’atouts pour établir une complicité avec le public qui ne se démentira jamais.


Le marathonien des galas

Dès 1955, Bécaud consacre une grande partie de son temps aux tournées qui l’emmènent de l’Europe à l’Amérique du Nord en passant par le Maghreb. Chaque année, il donnera parfois jusqu’à deux cent cinquante concerts sur toutes les scènes du monde. De plus, il ne cesse de composer et avec la complicité de ses trois auteurs favoris, il crée et enregistre sans relâche. On peut juste citer en 1956, « La Corrida », en 57 « Les Marchés de Provence » ou en 1958 « C’est merveilleux l’amour ».

Parallèlement à la chanson, Gilbert Bécaud fait ses débuts au cinéma en 1956 dans « Le pays d’où je viens » de Marcel Carné. Il en compose également la musique. Cependant, le Septième Art restera toujours en second plan dans la carrière du chanteur.

En 1957 naît son second fils, Philippe. Fin 1958, disparaissent son père et son beau-père à deux semaines d’intervalle.

Après le démarrage en trombe d’une carrière qui ne fait que commencer, Gilbert Bécaud attaque les années 1960 triomphalement. Vedette internationale, son énergie enthousiasme des publics de toute nationalité. En 1960, il reçoit le Grand Prix du disque. Compositeur curieux, il crée cette année-là une cantate de Noël, « L’Enfant à l’étoile », qui est diffusée à la télévision lors de la soirée du 24 décembre 1960 depuis l’église Saint-Germain l’Auxerrois à Paris.

Et maintenant

1961 est l’année de « Et maintenant », célèbrissime titre de Gilbert Bécaud, signé par Pierre Delanoë pour le texte. Cette chanson sera reprise plus de cent cinquante fois, et la version anglaise « What now my love » fera le tour du monde.

Après sa cantate, Gilbert Bécaud se lance en 1962 dans une nouvelle expérience de taille : un opéra. Déjà en partie composé depuis plusieurs années, l’entreprise est longue et complexe à monter avant cette date du 25 octobre 1962 où enfin, Gilbert Bécaud peut présenter son œuvre, « L’Opéra d’Aran » devant le Tout-Paris réuni pour la première au Théâtre des Champs-Élysées. Dirigé par le chef d’orchestre Georges Prêtre, cet opéra lyrique est joué cent fois. Les critiques sont plutôt bonnes et aujourd’hui encore, le spectacle est repris régulièrement sur des scènes étrangères.

Cependant, c’est dans son rôle de chanteur et d’homme de scène que le public préfère Bécaud. Après l’épuisante expérience de l’Opéra, le chanteur reprend en 1963 ses tournées (le Japon) et ses enregistrements. Le titre phare de cette année-là est « Un Dimanche à Orly », allusion à ses innombrables passages dans l’aéroport parisien.

Dans ce début des années 1960, une nouvelle vague de chanteurs, ceux qu’on appelle les yéyés et qui marquent l’arrivée du rock’n’roll dans le paysage musical français, font une concurrence impitoyable à la génération précédente, dont Bécaud fait partie. Comme Aznavour, Bécaud commence donc à écrire pour ces jeunes chanteurs, dont Richard Anthony ou Hervé Vilard. Le jeune Eddy Mitchell se lance même dans une reprise de « Et maintenant ». Bécaud compose surtout en 1960 « Age tendre et tête de bois » qui devient le générique d’une célèbre émission de télévision pour les jeunes.

Enfin, l’événement national qui marque la France en octobre 1963 est la mort d’Edith Piaf et de l’écrivain Jean Cocteau le même jour. Pour Bécaud, comme pour tous les Français, la mort de Piaf est un choc, mais celle de Cocteau marque la disparition d’un ami qui l’avait encouragé à ses débuts et au moment de ses premiers passages sur la scène de l’Olympia.

Nathalie

1964, c’est l’année de « Nathalie », titre phare de son répertoire et qui atteint en quelques mois des scores de ventes exceptionnels. Gilbert Bécaud l’interprète à l’Olympia pour son dixième passage sur la scène du boulevard des Capucines. Puis, « l’Opéra d’Aran » part en tournée à travers la France et l’Europe. L’année suivante, Bécaud repart en tournée à travers la France, puis s’envole pour l’URSS le 24 avril. De 1965, on retient « Quand il est mort le poète » et « Tu le regretteras », chanson dédiée au Général de Gaulle, et qui fit couler un peu d’encre en cette année d’élections présidentielles. D’ailleurs, Gilbert Bécaud choisira de ne jamais chanter cette chanson sur scène.

Après six semaines de tournée en Allemagne début 1966, Gilbert Bécaud donne un concert en direct à la télévision américaine le 22 avril, avant de s’envoler pour l’Amérique du Sud. Le 8 octobre, il remonte son opéra en Belgique avant d’en effectuer un nouvel enregistrement plus moderne et dans lequel, il s’attribue pour la première fois un rôle.

En 1966, naît son troisième enfant, Anne.

Repris par James Brown, Bob Dylan et Nina Simone

Après l’incroyable succès de « What now my love »(« Et maintenant »), c’est la version anglaise de « Je t’appartiens » (1955), soit « Let it be me », qui devient un succès planétaire en 67. Bob Dylan, Nina Simone, Sonny and Cher ou James Brown, la liste des interprètes de cette nouvelle version demeure impressionnante. En outre, il crée également en 1967 une autre de ses chansons les plus célèbres, « L’important c’est la rose » qu’il chante devant son public lors de son douzième Olympia à partir du 17 novembre.

La fin des années 1960, se termine entre tournées, émissions de télévision et enregistrements. Gilbert Bécaud est désormais un artiste majeur de la chanson française. Certains de ses titres sont des classiques et sa popularité est énorme.

Les années 1970 démarrent avec le très beau titre, « La solitude ça n’existe pas », écrit avec Delanoë. Mais Bécaud a un faible pour « La vente aux enchères » dont le texte est signé Maurice Vidalin. Le chanteur enregistre un peu moins de nouveaux titres, mais ses récitals restent nombreux et sa puissance scénique n’a rien perdu de sa vigueur. Le public l’adore et lors de son Olympia de février 1972, on compte dix-neuf rappels ! Fin 1972, Gilbert Bécaud publie une intégrale en six triples albums ! Cette année-là, il revient également devant les caméras dans le film de Roberto Muller, produit par Claude Lelouch, « Un homme libre ».

En 1973, il joue cette fois dans un film de Claude Lelouch, « Toute une vie ». Mais, après ces deux films, il se replonge dans la chanson et entame son seizième Olympia en octobre. Le rythme effréné de la vie du chanteur depuis une vingtaine d’années finit par se faire sentir. Gilbert Bécaud est fatigué. De plus, il fume beaucoup, et le tabac représente de plus en plus un handicap pour sa voix.

Décoré de la Légion d’Honneur sur la scène de l’Olympia

Comme en 1960, sa cantate de Noël est diffusée à la télévision en mondiovision le 24 décembre 1973. Trois semaines plus tard, le 14 janvier 1974, Gilbert Bécaud est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur. La cérémonie a lieu – fait exceptionnel – sur la scène de l’Olympia et la décoration lui est remise par Louis Amade lui-même, compositeur mais aussi préfet.

1974 et 1975 se déroulent sur fond de tournées internationales. En 1976, il commence à collaborer avec un autre jeune auteur, Pierre Grosz (« Mais où sont-ils les jours heureux ? »).

Toujours en 1976, Gilbert Bécaud épouse une jeune américaine, Kitty St John, dont il a eu une fille, Emily, en 1972. Il a maintenant 5 enfants : Gaya, Philippe, Anne, Emily et Jennifer, née à la fin des années 1960 et fille de Janet Woollacoot. A cette époque, il acquiert en outre une immense ferme dans le Poitou qui représente un des ports d’attache de sa famille très unie.

Une fois encore, Gilbert Bécaud occupe le devant de la scène pour le réveillon de Noël puisque le 24 décembre 1976, il chante « La première cathédrale » en direct du parvis de la cathédrale Notre Dame de Paris, titre écrit avec un autre jeune auteur, Franck Thomas.

L’année 1977 est dominée par la création de « L’Indifférence », co-signée par Maurice Vidalin. Le titre reçoit l’Oscar de la meilleure chanson française. Puis, en cette veille des années 1980, Gilbert Bécaud prend du recul et se fait plus rare.

Si 1979 fut une année silencieuse, 1980 démarre en trombe avec un nouvel album en tout début d’année. Puis les tournées reprennent aussi vite, avant un nouvel Olympia à l’automne pendant cinq semaines. Du Japon au Canada, Gilbert Bécaud est accueilli partout à bras ouverts. Il reçoit la médaille d’or de la SACEM en 1982, pour l’ensemble de sa carrière, et crée cette année-là, « Désirée » qui sera son tube des années 1980.

A partir du 30 septembre 83, Bécaud entame un nouvel Olympia et en profite pour célébrer ses trente ans de carrière. Le titre « Mustapha Dupont » domine sa production 1984 par son sujet très sensible dans la France des années 1980, l’immigration.

Création de « Madame Roza » aux Etats-Unis

C’est en 1986 que se passe un nouvel événement important pour Gilbert Bécaud : la création mondiale de sa nouvelle comédie musicale « Madame Roza ». Inspirée du roman de Emile Ajar (alias Romain Gary), ce spectacle est terminé depuis 1983, mais de nombreuses difficultés ont obligé Bécaud à attendre trois ans avant de voir enfin sa nouvelle création sur une scène. C’est aux Etats Unis que le spectacle est créé. D’abord à Baltimore, puis à Los Angeles avant d’arriver enfin à Broadway le 1er octobre 1987. Le succès est au rendez-vous, mais la pièce devra attendre des années avant d’être jouée à Paris.

En 1988, pour son vingt-deuxième Olympia, Gilbert Bécaud met au point deux séries de concerts, le spectacle rouge et le spectacle bleu, qu’il donne en alternance. A chaque soirée correspond un répertoire différent d’une trentaine de titres. Cette année-là, Gilbert Bécaud quitte sa maison de disques EMI pour intégrer BMG qui rachète la quasi-totalité de son répertoire. C’est donc chez BMG, sous le label Ariola, qu’il publie un nouvel album en 1989, « Fais-moi signe ». Outre des textes de Pierre Delanoë et de Louis Amade, Bécaud est aussi entouré de Claude Lemesle (« Quand la musique s’arrête ») et de Didier Barbelivien (« Après toi c’est la mer »).

En 1991, la mère de Gilbert Bécaud, Mamico, disparaît à l’âge de 100 ans. Cette année-là, le chanteur donne deux cent quarante-neuf concerts à travers le monde, dont à l’Olympia où il s’installe du 1er au 20 octobre, mais il déclare qu’il abandonne la scène. Après la mort de sa mère, puis d’Yves Montand en novembre, Gilbert Bécaud connaît un léger découragement.

Le disque d’une vie

Pourtant, dès 1992, il retrouve le chemin des studios et enregistre une troisième version de son opéra réalisée par son fils, Gaya. En outre, il écrit avec Pierre Delanoë un nouvel album qui, en seize titres, résume la vie du chanteur. Enregistré aux Etats-Unis sous l’égide du producteur Mick Lanaro, « Une vie comme un roman » sort le 2 février 1993, quelques mois après la disparition d’un de ses auteurs fétiches et amis proches, Louis Amade. Du 2 au 24 octobre, Gilbert Bécaud retrouve son public sur la scène du Palais des Congrès.


De 1992 à 1996, Gilbert Bécaud prend du temps pour se remettre en forme. Le tabac est encore un problème et c’est entre la Corse, le Poitou et la péniche sur laquelle le couple s’est installé en 1992 à Paris, que le chanteur se repose. Cela ne l’empêche pas de travailler avec ses auteurs, Delanoë, Claude Lemesle, Pierre Grosz, Franck Thomas ou Jean-Michel Bériat. De plus, on commence à reparler de la comédie musicale « Madame Roza » qui pourrait bien être enfin montée en France. La chanteuse Annie Cordy est pressentie pour le rôle vedette. En 1996, l’auteur dramatique, Didier van Cauwelaert commence à travailler sur une adaptation qui serait mise en scène par Jérôme Savary.

Le 15 novembre 1996 sort l’album « Ensemble » écrit au cours de ces années sabbatiques, avec en outre un titre de Louis Amade.

1997 est l’année de ses 70 ans. Cet anniversaire est célébré lors de son trentième Olympia du 13 au 23 novembre, Olympia d’autant plus exceptionnel puisque Gilbert Bécaud en fait la réouverture après la destruction puis la reconstruction de la célèbre salle. Suite à cette série de récitals, le chanteur repart en tournée à travers la France et le monde, dont le Japon en janvier 1998.

Au mois d’octobre 1998, la saison lyrique du Grand Théâtre de Tours s’ouvre sur l’Opéra d’Aran, de retour sur une scène française. Ce spectacle, qui se passe en Irlande, rassemble 11 rôles principaux, 40 choristes et une cinquantaine de musiciens. Avant de revenir en France, il avait été présenté dans de nombreux pays d’Europe.

Tableau d’honneur

Sûrement pas décidé à prendre sa retraite, Bécaud sort un nouvel album intitulé « Faut faire avec… » en 1999. Il est réalisé par Alain Manoukian l’ex-mentor de Liane Foly et dirigé par Jean Mareska qui a travaillé avec Jean-Jacques Goldman. Le disque est très acoustique et enregistré avec une petite formation. Quant aux textes, Pierre Delanoë signe six d’entre eux dont un impressionnant « Dieu est mort », Didier Barbelivien, deux. Accompagné de sa fille Emily, Bécaud interprète une chanson écrite par Luc Plamondon « la Fille au tableau ». Avec cet album, le chanteur essaie de faire un disque qui n’est pas tourné vers le passé, un disque d’aujourd’hui.

En novembre 1999, Gilbert Bécaud retrouve l’Olympia pour un 33e lever de rideau sur sa scène fétiche. Malade, atteint d’un cancer, il a cependant l’énergie de donner des récitals enlevés et fort réussis. Le public le soutient et l’encourage. Le tout dernier concert de sa carrière a lieu en Suisse à Fribourg le 15 juillet 2000.


Bécaud disparait

Un an plus tard, il enregistre un ultime album avant de décéder le 18 décembre 2001, chez lui, sur sa péniche nommée Aran, près de Paris. Toute la profession lui rend hommage le vendredi 21 décembre lors de ses obsèques en l’église de La Madeleine à Paris.

Son dernier album, sans titre, sort le 19 mars 2002. Son fils Gaya a sélectionné parmi une trentaine de chansons enregistrées, onze d’entre elles sur les thèmes de la mort et de Dieu. Un de ces titres est un duo avec Serge Lama « le Train d’amour ». Sur ce disque, on trouve aussi deux extraits de la comédie musicale « Madame Roza », interprétés par Annie Cordy.


Gaya Bécaud fait paraître en 2005 « Suite », soit 10 titres de son père allant du début de sa carrière à la fin, des titres inédits comme déjà rendus publics. Son but affiché est de faire connaitre aux jeunes générations cet artiste qui semble tomber peu à peu dans l’oubli.


Il faut attendre l’année 2011, année de la commémoration de sa disparition, pour que sorte chez EMI, « Bécaud, le coffret essentiel », recueil de 267 chansons en douze CDs : albums originaux, 45 Tours rares, 38 chansons enregistrées lors de 13 passages à l’Olympia, trente-deux titres inédits en CD, etc.Une compilation de reprises des chansons de Gilbert Bécaud sort aussi à ce moment-là. Elle s’intitule « Et maintenant ». On y retrouve des contemporains de l’artiste comme Johnny Hallyday (« Et maintenant »), Serge Lama (« La rivière ») ou Eddy Mitchell (« Je t’appartiens ») mais aussi des jeunes talents comme Olivia RuizAnggun (« Les tantes Jeanne ») ou Renan Luce (« Dimanche à Orly »). y interprète aussi en anglais « Let it be me ».

Pourtant, le 10-e anniversaire de sa disparition est célébré cette année sur un mode plus mineur que ceux de Charles Trenet (mort en 2001), Serge Gainsbourg (1991), Georges Brassens (1981) ou Yves Montand (1991). Pour Bertrand Dicale, la raison est «historique». La modernité de Bécaud a été presque immédiatement engloutie par la vague yéyé. «C’est un peu ce qui serait arrivé aux Beatles si les Sex Pistols avaient explosé en 1967. Très vite, il n’est considéré que par son passé et chante des chansons pour adultes qui touchent un public sans âge.»

Mots-clés: ADRIANA N`oublions Ceux Qui Ont Touche Notre Ame

« Les Musulmanes ne peuvent plus toucher de carotte et de banane » – Insolite – 7s7


Un dignitaire musulman vient de lancer une interdiction très étrange envers les femmes de confession musulmane.

C’est le site égyptien Bikya Masr qui rapporte l’information, un homme a décidé d’interdire aux femmes musulmanes de toucher aux concombres, aux bananes ou même aux carottes, ces légumes qui ont la forme de sexes masculins.

Selon lui, il n’est pas question de leur interdire d’en consommer. Les femmes devront simplement ne toucher à ces légumes qu’une fois que leur forme ne sera plus aussi suggestive. « Si les femmes musulmanes veulent consommer ces légumes et ces fruits, elles ne le pourront que lorsqu’ils seront coupés en morceaux et cela devra être fait de préférence par leur mari ou leur père », indique ce dignitaire religieux dont l’identité n’a cependant pas été révélée.

Ces propos ont rapidement semé la polémique dans les pays musulmans. De nombreuses personnes se sont idignées sur plusieurs forums en indiquant que cette interdiction est tout simplement ridicule et déraisonnable. (CB)

 

 

16/12/11 16h59

 
 

Une prostituée jugée pour avoir mordu le pénis d’un client

//

Une prostituée a été a jugée au Zimbabwe pour avoir mordu le pénis d’un de ses clients.

Wadzanai Marimo (34 ans) avait rencontré Brian Shumba, un homme de 38 ans, dans une boîte de nuit peu avant les faits, indique le New Zimbabwe. Ils s’étaient retrouvés dans une chambre d’hôtel mais au moment de passer à la « caisse », le client avait refusé de payer. Une bagarre a éclaté au cours de laquelle la prostituée a mordu le pénis de son client au point de l’arracher. Elle a ensuite pris la fuite.

Brian Shumba a été retrouvé, ensanglanté, quelques heures plus tard. Il a été hospitalisé. L’homme a ensuite porté plainte contre la prostituée. Le verdict est attendu la semaine prochaine. (CB)

 

 

16/12/11 17h20

Organes auto-construits – Doctissimo


Transplantation : l’espoir des organes auto-construits

Pour pallier le manque de greffons qui engendre chaque année 500 décès, les chercheurs fondent leurs espoirs sur le développement d’organes auto-construits. Espoirs dont il faudra plusieurs dizaines d’années avant qu’ils ne se réalisent.

//

La lutte contre l’insécurité routière a permis de réduire régulièrement la mortalité sur les routes. Cette bonne nouvelle implique cependant une réduction du nombre de greffons. Face à cette pénurie, les chirurgiens doivent envisager d’autres recours. Lors d’une séance commune des Académies nationales de Médecine et de Chirurgie, les experts français ont fait le point sur les avancées de la recherche sur le développement d’organes auto-construits1.

Organes auto-construits : une alternative à la greffe ?

Organes auto-construitsEn 2010, 4 708 greffes d’organes ont été réalisées. Soit 2,7 % de plus que l’année précédente. Mais cette tendance à la hausse ne suffit pas à combler le fossé entre le nombre de greffons et de patients en attente. Chaque année, plus de 15 600 personnes ont besoin d’une greffe d’organes². Pour pallier cette pénurie d’organes, diverses solutions ont été envisagées, avec un succès très relatif :

  • Les transplantations à partir de donneurs vivants soulèvent encore trop de problèmes éthiques et sont, de toutes manières, limitées à certains organes ;

  • Pendant un temps, les chercheurs ont exploré la voie des xénogreffes, mais face aux problèmes de rejet des organes d’origine animale, ils ont abandonné cette voie ;

  • Les organes artificiels sont également apparus très prometteurs, mais le fait qu’ils se limitent au rein et, dans certaines conditions d’utilisation, au coeur, et surtout qu’ils altèrent considérablement la qualité de vie, a obligé les scientifiques à imaginer d’autres approches.

Depuis quelques années, les chercheurs se penchent sur les auto-constructions d’organes. Le principe : reconstruire un « organe neuf » en se servant de l’organe atteint comme d’une matrice après l’avoir dépeuplé de ses cellules malades pour le recoloniser avec des « cellules neuves ». Pour cela, on utilise des cellules souches capables de se différencier et de donner naissance aux cellules fonctionnelles voulues. Il est également envisageable de créer une matrice de synthèse, qui serait repeuplée de cellules souches.

De nombreux obstacles à l’auto-construction

Aux États-Unis, des essais menés sur des tissus ont été réalisés avec succès, ouvrant la voie à la médecine régénérative : ménisques, cornées, urètres, artères et même vagins ont ainsi été recréés à partir de cellules de patients, a indiqué le Pr Philippe Ménasché, chercheur à l’Inserm (U633 – Thérapie cellulaire en pathologie cardiovasculaire à l’Hôpital Européen Georges Pompidou). Mais du tissu à l’organe il y a un pas, que la science peine à franchir. Car les obstacles sont nombreux :

  • Tout d’abord, l’origine des cellules souches. L’utilisation des cellules souches embryonnaires soulève toujours des problèmes éthiques, même si les lois de bioéthique ont ouvert une brèche lors de leurs révisions en juillet 2011. Il est interdit de « travailler » sur ces cellules sauf en cas de dérogation justifiée par de possibles « progrès médicaux majeurs ».

    Les cellules souches adultes, quant à elles, présentent moins d’intérêt en raison de leurs moindres capacités de différenciation, de maturation et de prolifération.

    Des progrès majeurs ont été récemment obtenus avec ces cellules souches pluripotentes induites dites IPS : il s’agit de cellules ayant les propriétés de cellules souches, produites à partir de cellules déjà matures et spécialisées de notre organisme, comme celles de la peau. Ces cellules présentent l’avantage de ne pas susciter de réactions de rejets immunologiques, provenant elles-mêmes du patient à traiter. Mais là encore, les travaux3, même s’ils sont assez avancés chez l’animal, n’ont pas été appliqués à l’homme. Le risque de prolifération cancéreuse de ces cellules reste également à évaluer.

  • De plus, se pose le problème de la production en grandes quantité de telles cellules : reconstruire des organes requiert un nombre de cellules souches autrement plus important que pour des tissus.

L’auto-construction du foie très prometteuse

Malgré ces difficultés, des avancées considérables ont été réalisées. C’est dans le domaine du foie qu’elles sont les plus prometteuses. Une équipe chinoise a ainsi réussi à développer, en quelques semaines, chez le rat, un organe fonctionnel transplantable par ensemencement d’hépatocytes et d’autres populations cellulaires4, après l’obtention d’une matrice du foie par « décellularisation » de l’organe malade. Pour le Pr Dominique Franco (service de chirurgie digestive et viscérale à l’hôpital Antoine-Béclère à Clamart), cette approche constitue une bonne alternative à la greffe de foie mais aussi à la thérapie cellulaire par transplantation d’hépatocytes, dont les essais chez des patients atteints de cirrhose, d’insuffisance hépatique aiguë ou de maladie hépatique métabolique congénitale se sont révélés infructueux. Toutefois, « le chemin est long pour y parvenir mais l’accélération des connaissances et de la bio-ingénierie permettra peut-être d’arriver à ce traitement plus tôt qu’il n’est possible de l’imaginer » précise le chercheur.

Le rein et le pancréas représentent, en revanche, un plus gros défi pour les chercheurs. La complexité de leur structure et surtout l’hétérogénéité morphologique et fonctionnelle des cellules qui constituent ces organes les rendent en effet extrêmement difficiles à reconstruire. Pour autant, des travaux sont engagés mais « nous sommes encore très loin des applications cliniques », avoue le Pr Jean-Michel Dubernard (service d’urologie et chirurgie de la transplantation à Lyon), connu pour avoir réussi la première greffe de la main en 1998.

Enfin, dernier organe et non des moindres, le coeur. L’auto-construction de cet organe représente un espoir majeur pour la recherche, confrontée à la pénurie d’organes à greffer et aux limites du coeur artificiel. Cependant, « si les techniques de décellularisation sont aujourd’hui bien maîtrisées, les problèmes posés par le choix du type cellulaire capable de générer les différents constituants du tissu cardiaque (cardiomyocytes contractiles, cellules endothéliales, cellules musculaires lisses, myofibroblastes) et par leur mode de transfert optimal ne sont pas encore maîtrisés », explique le Pr Ménasché. Pour le chercheur, « le remplacement complet du coeur par un biomatériau se substituant à la transplantation traditionnelle est une perspective encore incertaine et en tous cas lointaine ». Selon lui, « il est plus réaliste d’espérer, à une échéance sans doute assez proche, des remplacements partiels du coeur (myocarde, gros vaisseaux, valves) par des matrices recellularisées venant renforcer des portions de myocarde défaillant et peut-être même de constituer des substituts aux bioprothèses valvulaires actuelles. »

On l’aura compris, ces travaux de recherche représentent de très belles perspectives d’avenir pour la transplantation mais ils n’en sont qu’à leurs débuts. En attendant, les Académies nationales de Médecine et de Chirurgie ne souhaitent pas aujourd’hui donner de faux espoirs aux patients et appellent à une plus forte mobilisation des citoyens au don d’organes, qui permet chaque jour de sauver des vies.

Amélie Pelletier, le 3 novembre 2011

Sources :

1 – Conférence de presse des Académies nationales de Médecine et de Chirurgie, octobre 2011.
2 – Données de l’Agence de la biomédecine (disponibles sur son site).
3 – Vers l’utilisation des cellules souches adultes iPS pour la thérapie génique, Communiqué de presse de l’Inserm et de l’Institut Pasteur, 12 octobre 2011.
4 – Construction of a portal implantable functional tissue-engineered liver using perfusion-decellularized matrix and hepatocytes in rats. Bao J, et coll., Cell Transplant 2011 ; 20 (5) : 753-66. (étude téléchargeable en anglais).

 
 
 
 

LES FEMMES ONT TOUJOURS LE DERNIER MOT, en tout cas, très souvent!


images drôles Bisoux nours

> >> Un couple se balade en voiture à la campagne. Suite à une discussion
> > plutôt acerbe, ils ne se parlent pas.
> >
> >> Passant devant une ferme où on voit des ânes et des cochons, le mari
> > ose briser le silence et dit : «Tiens, de la famille à toi? »
> >
> >> Son épouse répond du tac au tac : « Oui, par alliance !»
> >
> >> =============================
> >
> >>
> >
> >> Un homme lit le journal et dit à son épouse : – Savais-tu que les
> > femmes utilisent 30.000 mots par jour et les hommes 15.000 ?
> >
> >> La femme lui répond : ‘C’est facile à expliquer, il faut toujours
> > répéter deux fois la même chose aux hommes.’
> >
> >> L’homme se retourne vers elle et dit : ‘Quoi?’

> >> =================================
> >
> >> Un homme dit à son épouse : – Comment le bon Dieu a-t-il pu te faire
> > aussi belle et aussi stupide à la fois ?
> >
> >> Celle-ci répond : – Laisse-moi t’expliquer : Dieu m’a faite belle pour
> > t’attirer. Et il m’a faite assez stupide pour que je te garde.
> >
> >> =================================
> >
> >>
> >
> >> Suite à une dispute, un couple ne se parle plus. Aucun ne veut rompre
> > le silence. Soudain le mari se souvient qu’il doit se lever à 5:00 du matin
> > pour prendre l’avion en vue d’un rendez-vous d’affaires important.
> >
> >> Il prend un bout de papier et écrit : – Réveille-moi à 5 heures, je
> > dois prendre l’avion.
> >
> >> Il le place bien en vue. Le lendemain, il se réveille à 9h; furieux,
> > il se lève et aperçoit un papier sur sa table de nuit sur lequel il lit :
> > ‘Il est 5h, lève-toi.’