Pensée du mardi 13 décembre 2011.


« D’après l’usage que l’on fait du mot « maître » dans
la vie courante, on se rend compte qu’il peut avoir plusieurs
sens. Il y a le maître qui transmet son savoir à des
élèves… le maître qui exerce son pouvoir sur des domestiques
ou des esclaves… le maître qui excelle dans une discipline,
domine une matière, que cette matière soit physique,
intellectuelle, artistique.
Mais un Maître spirituel ne cherche pas à devenir un expert en
quelque matière que ce soit ; c’est uniquement lui-même, sa
propre matière, qu’elle soit physique ou psychique, qu’il
cherche à dominer, maîtriser. Il ne s’impose pas à ses
disciples, il lui suffit d’être ce qu’il est. C’est aux
disciples de découvrir comment recevoir son amitié, sa
protection, sa lumière, car il ne se tient jamais loin d’eux,
il les accompagne et il parle à chacun une langue qu’il peut
comprendre. Quelle est cette langue ? L’exemple. Il dit :
« Aimez », et lui-même donne l’exemple de l‘amour
désintéressé. Il dit : « Travaillez », et lui-même
travaille. Il dit : « Supportez les souffrances », et
lui-même accepte, sans se révolter, toutes les douleurs de
l’âme et du corps. S’il est poursuivi ou accusé
injustement, il ne cherche pas à se venger. Au mal il répond
par le bien. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Les étudiants libanais de France peinent à obtenir un permis de travail | À La Une | L’Orient-Le Jour


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Émigration

Les étudiants libanais de France peinent à obtenir un permis de travail

Par Anne-Marie El-HAGE | lundi, décembre 12, 2011

Depuis la mise en application de la circulaire Guéant, les étudiants libanais de France désespèrent d’entamer là-bas leur vie professionnelle. À moins d’un assouplissement d’une mesure controversée.

Après avoir terminé leurs études en France dans une grande école ou à la faculté, ils ont décroché un emploi intéressant, en conformité avec leurs qualifications. Ils s’appellent Nayla, Robert ou Amro et sont libanais. Mais ils se sont vu refuser des permis de travail ou attendent de longs mois durant, jusqu’au découragement, une réponse à leur demande de changement de statut. Telle est la situation, aujourd’hui, de nombre d’étudiants libanais qui remuent ciel et terre pour démarrer leur vie professionnelle en France. Un tremplin pour certains, un pas vers l’émigration pour d’autres. Mais l’Hexagone ne l’entend pas de cette oreille. En cette période de sévère crise économique, la France est touchée par un chômage record qui pourrait bientôt franchir la barre symbolique des 10%. En octobre dernier, elle comptait 2814900 chômeurs, son plus haut niveau depuis 11 ans.

Réduire l’immigration professionnelle
Maîtriser l’immigration professionnelle est l’un des moyens préconisés par le gouvernement de François Fillon pour lutter contre le chômage en France. C’est dans cet objectif que les ministres français de l’Intérieur et du Travail, Claude Guéant et Xavier Bertrand, ont cosigné une circulaire, le 31 mai 2011, donnant des directives aux préfets de région et de département. Mieux connue sous le nom de circulaire Guéant, cette mesure entend réduire de manière drastique le flux d’étrangers entrant légalement en France pour motif professionnel. La réduction souhaitée est de 10%, soit de 20000 personnes sur 200000 chaque année. Cette mesure limite aussi l’accès à l’emploi d’étudiants étrangers diplômés des grandes écoles et universités françaises. Il devient désormais extrêmement difficile, voire quasiment impossible pour un étudiant d’obtenir un changement de statut, donc d’obtenir un permis de travail et une carte de séjour, une fois ses études achevées. À moins d’exercer un métier figurant dans la liste des 14 métiers dits «en tension», autrement dit souffrant de difficultés de recrutement. Liste publiée le 12 août 2011 par les autorités françaises, en remplacement de celle établie en 2008, qui comportait alors 30 métiers.
Le cas de l’ingénieur libanais Amro el-Khatib en témoigne. Embauché en France par Air Liquide le 1er juin 2011, en CDI (Contrat à durée indéterminée), après cinq années d’études à l’Université de technologie de Compiègne (UTC), le jeune homme s’est vu refuser un visa de travail par la préfecture de l’Isère, parce qu’il est étranger. Son cas a défrayé la chronique en France et les syndicats se sont mobilisés en sa faveur, dénonçant les conséquences de la circulaire du 31 mai 2011. Résultat, le jeune homme, âgé de 25 ans, a fini par recevoir une autorisation de travailler, en octobre dernier. Il a été réembauché par Air Liquide, qui avait été contrainte de le licencier, à l’expiration de sa carte de séjour. Il est désormais autorisé à séjourner en France. Mais jusqu’à quand?

La crainte de l’expulsion
Nombre de jeunes Libanais n’ont pas eu la chance de voir leur histoire médiatisée et continuent de subir, sans recours possible, les conséquences de la circulaire Guéant. Comme Nayla (dont nous avons changé le prénom) qui a décroché un contrat de travail en CDI, dans les ressources humaines, en septembre dernier, dans une grande entreprise cosmétique. Et ce, après un stage de six mois et un master dans une faculté parisienne. «Un poste à responsabilités doté d’un salaire qui me permettra de rester en France», souligne-t-elle, fascinée par les perspectives d’épanouissement dans ce pays. Grâce à l’intervention de l’entreprise qui l’a embauchée, la jeune femme a réussi à prolonger de trois mois son statut d’étudiante, qui l’autorise à travailler en CDD (Contrat à durée déterminée), en attendant d’obtenir son changement de statut.
Mais la réponse de la préfecture se fait attendre. Quant au visa de Nayla, il expire en janvier 2012. «J’ai à peine plus d’un mois pour profiter de Paris, m’engager dans des activités et surtout essayer de donner le maximum au boulot», dit-elle, redoutant «une nouvelle période de stress et d’instabilité». En pareille situation, difficile pour la jeune femme de ne pas craindre la menace d’expulsion. «On se sent rejeté et on n’arrive pas à se projeter dans le temps», regrette-t-elle, tout en craignant de se retrouver au chômage comme quelques-uns de ses compatriotes, «malgré leur contrat de travail».
Certains parlent pourtant d’un prochain assouplissement de la circulaire Guéant, comme l’ex-Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, premier vice-président du Conseil national de l’UMP, qui avait récemment promis de faire des propositions dans ce sens au gouvernement. « Il faut assouplir cette circulaire et je crois que le ministre de l’Intérieur est d’accord. J’ai eu des entretiens avec lui à ce sujet et je lui fais confiance », avait-il dit le 24 novembre sur LCI. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Laurent Wauquiez, indiquait, de son côté, toujours à propos de la circulaire Guéant, que le gouvernement a «tiré les leçons de ce qui n’avait pas fonctionné». Cité par
Le Point.fr, il a évoqué des «difficultés d’application » de cette circulaire et mentionné des « cas parfois absurdes».
D’autant que les critiques fusent à l’encontre de Claude Guéant. De la part du Collectif du 31 mai, qui rassemble des diplômés étrangers des universités et grandes écoles de France. De la part de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF). Mais aussi et surtout de la part des grandes écoles et universités françaises qui craignent une désaffection des étudiants étrangers et l’annulation de leurs partenariats avec les grandes universités étrangères.

Assouplissement ou annulation ?
Les promesses d’assouplissement seraient-elles à l’origine du déblocage soudain de la situation de Robert, cet ingénieur diplômé de l’ESIB et de l’Essec (dont nous avons également changé le prénom) qui vient tout juste d’obtenir son permis de travail après plus de cinq mois d’attente ? Ce jeune homme de 26 ans avait été embauché à Paris par un bureau de conseil international, à la suite d’un stage. Mais il n’avait toujours pas d’autorisation de travail, ni de carte de séjour. Tout juste des récépissés lui permettant de prolonger son séjour en France d’un mois ou deux en attendant la clôture de son dossier.
Robert s’attendait donc à un refus ferme, comme le lui avait laissé entendre la direction du travail et commençait à envisager de retourner au Liban ou de se rediriger vers Dubaï, après avoir désespéré d’obtenir permis de travail et carte de séjour. Habité par la « frustration et la colère », contraint de rembourser un prêt bancaire alors qu’il n’avait toujours aucune rentrée, il estimait «absurde» que les universités françaises ne puissent profiter des capacités des étudiants qu’elles ont formés. Sans compter que «les étudiants étrangers contribuent au rayonnement de la France dans le monde». Mais le dossier du jeune ingénieur a finalement été réétudié, comme 400 autres dossiers de demandes de changement de statut, selon certaines indications.
L’affaire est cependant loin d’être terminée. Selon des sources citées par Robert, l’ingénieur libanais, le Sénat devrait étudier en janvier une motion d’annulation de la circulaire Guéant, sur proposition du Parti socialiste. De quoi redonner espoir aux étudiants libanais de France, peu pressés de retourner au pays.

Comme j’aimerais avoir tort | Slate


On n’a fait à Bruxelles que se donner un peu de temps, pour passer les élections de 2012 en France. Pendant ce temps, les mêmes vont s’enrichir, les mêmes vont payer.

A Bruxelles. REUTERS/Francois Lenoir
– A Bruxelles. REUTERS/Francois Lenoir –

Laccord de Bruxelles a été approuvé par tous. Et c’est un extraordinaire exploit duprésident de la République Française et de la Chancelière allemande que d’avoir réussi, (après avoir eux-mêmes enfin pris la mesure des risques à court terme sur la survie de l’euro), à faire partager cette prise de conscience par 26 pays sur 27; et d’avoir commencé à prendre les mesures nécessaires pour le sauver. De plus, quelques phrases éparses dans cet accord montrent aussi que les gouvernants ont compris qu’aucune solution à la crise de la dette publique en Europe n’est possible sans une dynamique d’investissement, qui passe par le lancement de nombreux chantiers continentaux de la libération de la croissance.

Par ailleurs, les décisions simultanées de la Banque centrale européenne, (qui tout en prétendant le contraire, a en fait décidé d’inonder les banques commerciales de toutes les largesses possibles), pourraient faire redémarrer une économie continentale, dont le financement menaçait d’etre asphyxié à trés court terme.

Pourtant, bien des obscurités subsistent dans cet accord; et si on ne les clarifie pas, on peut en avoir une toute autre lecture, que les événements pourraient imposer, si les dirigeants ne s’en occupent pas au plus vite.

De fait, à lire de près les textes, voici ce qui semble avoir vraiment été décidé:

1. Les Etats solides de l’Eurozone garantissent, à partir d’aujourd’hui, les prêts des banques commerciales aux Etats fragiles, mis a part la Grèce.

2. Les banques commerciales empruntent à taux trés bas à la BCE (grâce justement à la garantie donnée par les Etats sur les dettes publiques) et elles prêtent à taux trés élevés aux mêmes Etats, ce qui leur permet de faire d’énormes profits.

3. Les banques commerciales ne sont soumises, en contrepartie, à aucune obligation d’augmenter leur capital, de supprimer ou au moins de réduire leurs bonus et leurs dividendes, ni même de diminuer leurs opérations spéculatives, qui restent plus rentables que les prêts a l’économie.

4. Les Etats devront débourser ou garantir immédiatement des sommes importantes pour établir le Mécanisme Européen de Stabilité (plus de 100 milliards pour la France en garantie et 3 milliards en déboursement budgétaire)

5. Les Etats devront réduire les dépenses publiques et augmenter les impôts pour se plier à une règle d’or qui reste à proposer par la Commission, et qui sera beaucoup plus stricte que celle qui est sur la table en France aujourd’hui.

6. Décidée en 2011, signé au printemps par l’actuel président de la République, ratifié par le parlement qui sortira des élections de Juin, le prochain traité, et la règle d’or qui en découle, ne s’appliquera qu’en 2013, qui que ce soit qui soit aux affaires, et ne s’appliquera pas au budget 2012, dont pourtant tout dépend.

7. Aucun financement européen n’est mis en place pour les programmes de croissance (en particulier pour le fonds européen des brevets) dont on a pourtant annoncé à grands sons de trompette qu’on allait en décider au cours de sommets mensuels de l’Eurozone dès le mois prochain.

Au total, on ne fait que se donner un peu de temps, pour passer les élections de 2012 en France. Puis on cherchera à passer celle de 2013 en Allemagne. Pendant ce temps, les mêmes vont s’enrichir, les mêmes vont payer.

Mais, naturellement, une fois de plus, je ne souhaite que me tromper. Et j’espère ardemment recevoir, sur chacun de ces points, les démentis les plus formels et les plus précis.

Jacques Attali

Cet article est également publié par L’Express

Le Monde.fr : Liseuses : la lecture réinventée


 

Une femme consulte un livre électronique

Une femme consulte un livre électroniqueAP/Michael Probst

Elle a longtemps hésité mais elle a fini par succomber à la tentation : pour son anniversaire, Sylvie Sagnes, qui tient un blog littéraire, s’est offert une liseuse électronique. « Elle n’est pas fun, elle n’est pas jolie mais c’est un vrai livre !, s’enthousiasme cette femme de 44 ans qui lit plusieurs ouvrages par semaine. Elle est légère, le confort de lecture est total, et au bout de quelques pages, on oublie complètement l’appareil. J’habite en banlieue, je passe beaucoup de temps dans le train et je peux me balader avec une bibliothèque en poche : des contes de Dickens si j’ai dix minutes devant moi, ou un gros Stephen King en anglais que je lis en consultant le dictionnaire électronique intégré. »

Sylvie Sagnes est une pionnière, mais après Noël elle se sentira sans doute moins seule : si l’on en croit les experts, la liseuse pourrait devenir « le » cadeau électronique des fêtes de fin d’année. L’institut GfK, qui recensait à peine 30 000 achats de liseuses en France en 2010, estime qu’ils pourraient, cette année, frôler les 100 000 achats. A l’approche de Noël, les fabricants semblent s’être donné le mot : la plus grande librairie en ligne du monde, Amazon, a lancé son Kindle en français, Bookeen son Cybook Odyssey, et la Fnac son Kobo. « Le marché va exploser », prédit le directeur de Virgin, Jean-Louis Raynard. « Quand Amazon débarque dans un pays, il y a un avant et un après », ajoute un porte-parole de Bookeen.

Pour ses premiers pas en France, Amazon a opté pour une liseuse dernière génération à 99 euros. Le Kindle tient dans la poche, il pèse à peine 170 grammes et il peut contenir 1 400 ouvrages. « Cet appareil n’est pas un gadget, il est fait pour lire des textes dans la durée », précise le directeur général France, Xavier Garambois. Sur le site d’Amazon, le lecteur peut télécharger 45 000 titres en français, 900 000 en anglais. Les nouveautés coûtent environ 20 % de moins qu’un livre en papier mais les classiques, qui sont libres de droit, sont plus intéressants encore : les oeuvres complètes de Victor Hugo valent 2,99 euros et les 20 volumes des Rougon-Macquart, de Zola, 1,99 euro. Les Fleurs du mal, les Fables de La Fontaine ou Le Rouge et le Noir sont même gratuits.

Pour assurer l’illusion d’une lecture traditionnelle, Amazon a déployé des trésors d’imagination. Grâce à l’encre électronique, la page du Kindle ressemble à s’y méprendre à une page en papier : même format, même fond blanc, même absence de reflets. Le Kindle n’est pas un écran d’ordinateur rétroéclairé dont la lumière fatigue les yeux : comme un livre, il peut se lire en plein soleil ; comme un livre, il doit être approché d’une lampe lorsque la nuit tombe. Pour éviter toute analogie avec un écran d’ordinateur, Amazon a doté son Kindle d’une large autonomie : au rythme d’une demi-heure de lecture par jour, la liseuse peut tenir un mois – l’équivalent de longues vacances d’été où le chargeur est malencontreusement resté à la maison.

Amazon a tout fait pour que les utilisateurs du Kindle retrouvent les petits plaisirs de la lecture papier. Vous cornez les pages que vous aimez ? Si vous le souhaitez, le Kindle dessine un petit triangle en haut à droite de la page électronique. Vous aimez surligner des passages et ajouter des notes ? Il peut tracer un trait et vous proposer un clavier pour rédiger quelques mots dans la marge. Vous placez un marque-page, le soir, avant de vous endormir ? Le lendemain, le Kindle s’ouvre à la dernière page lue. L’allure du livre papier est ainsi respectée : même couverture, même typographie, même mise en page, même quatrième pour clore la lecture – ou, parfois, la commencer.

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A ces plaisirs hérités du livre papier, la plupart des liseuses ajoutent des agréments qui relèvent, cette fois, du monde de l’électronique. Les presbytes peuvent grossir les caractères ou modifier la police, les esthètes inventer des mises en page en jouant sur les blancs ou la taille des interlignes. La recherche par mot-clé – quand a-t-on parlé de ce personnage pour la dernière fois ? – et le recours au dictionnaire électronique intégré sont rapides, le téléchargement aussi : une requête par genre ou par auteur sur le site de la boutique, et vous recevez votre livre en moins de soixante secondes.

Malgré ces atouts, cet appareil qui promet de révolutionner le monde de la lecture fait le désespoir de tous ceux qui regrettent déjà le « petit tas de feuilles sèches » dont parlait Jean-Paul Sartre. « J’aime l’idée que chaque livre est unique et que tous les livres ne sont pas uniformisés dans un même support, explique au Point l’écrivain Frédéric Beigbeder. NovöVision, d’Yves Adrien, n’a pas la même odeur que Splendeurs et misères des courtisanes, de Balzac. Un livre donne un plaisir sensuel : c’est tactile, les pages ont un parfum. Alors qu’un écran ne sent que le métal, le verre et le plastique. Moi, je préfère que les gens aillent dans une librairie fureter, traîner, feuilleter, humer, palabrer au lieu de cliquer, zapper, chatter, bloguer… »

Roger Chartier, professeur au Collège de France et historien des pratiques culturelles, est moins nostalgique, mais il reconnaît que le livre numérique constitue une « rupture radicale ». « Avec l’imprimerie, au XVe siècle, nous sommes passés de la copie manuscrite à la reproduction mécanique, et maintenant, nous entrons dans l’ère du texte électronique. Cette mutation technologique s’accompagne d’une mutation morphologique : l’écrit, qui s’est d’abord affiché sur des rouleaux, puis dans les pages des codex (parallélépipède constitué de feuilles reliées), se lit maintenant sur écran. C’est la synchronie de ces deux mutations qui fait du livre numérique une révolution sans précédent. »

Car l’histoire de l’écrit est aussi l’histoire des objets sur lesquels il se déploie. Au début était le rouleau : inventée environ 3 000 ans avant Jésus-Christ, la feuille de papyrus alignait les colonnes de texte, en parallèle. « Malgré les qualités du papyrus, qui en feront le livre par excellence pendant trois millénaires, le fait que celui-ci soit enroulé sur lui-même en un volume imposera de sérieuses limitations à l’expansion de l’écrit« , constate Christian Vandendorpe, professeur de lettres à l’université d’Ottawa, dans Du Papyrus à l’hypertexte. Essai sur les mutations du texte et de la lecture. (La Découverte, 1999). Le lecteur, qui avait besoin de ses mains pour dérouler le papyrus, pouvait difficilement se promener dans le texte comme on picore dans un livre : privé de repères, il devait lire le document dans l’ordre proposé par le rouleau.

Apparu au début de notre ère dans le monde romain, le codex signera une vraie révolution : la page est née, avec son cortège de codes de lecture et d’inventions typographiques – numérotage des pages, création de chapitres, ajout d’illustrations, invention de la table des matières, de l’index et de la bibliographie. « Ainsi organisé dans l’ergonomie du codex, le texte n’est plus un fil linéaire qu’on dévide, mais une surface dont on appréhende le contenu par des approches croisées « , résume Christian Vandendorpe. Le lecteur n’est plus prisonnier de la lecture progressive imposée par le rouleau : il peut sélectionner un chapitre, commencer par la fin ou repérer des passages grâce à un index.

L’e-book inaugure une autre histoire : le livre numérique n’est plus un objet mais un fichier informatique stocké dans un « nuage » informatique. « Cette révolution bouleverse l’immédiate perception classificatoire de la culture écrite, estime M. Chartier. Aujourd’hui, il suffit de regarder un ouvrage pour comprendre le genre de son texte et les usages auxquels il est destiné. La couverture, le format, la police de caractères offrent des données immédiates de repérage : même dans une langue étrangère, on distingue facilement un livre universitaire savant d’un roman à l’eau de rose. Ce n’est pas le cas avec le numérique, car les textes y ont la même apparence. On ne peut plus repérer en un coup d’oeil ce que l’on peut attendre de tel ou tel livre et, en particulier, la confiance que l’on peut avoir dans son exactitude scientifique. »

Constitution de bibliothèques, circulation des ouvrages, propriété des oeuvres : la dématérialisation du livre bouscule en profondeur nos habitudes de lecture. « Avec le numérique, le lecteur achète une licence d’accès, pas un objet, souligne Vincent Monadé, directeur du MOTif, l’Observatoire du livre et de l’écrit en Ile-de-France. Il n’est donc pas vraiment propriétaire du texte qu’il a téléchargé sur sa liseuse. Il ne peut pas prêter l’ouvrage ni le transférer sur une autre machine et, s’il quitte un jour Amazon, il ne peut pas partir avec sa bibliothèque sous le bras, comme un lecteur qui emporte ses caisses lorsqu’il déménage. »

L’ère numérique engendre souvent une peur confuse du chaos : chaos des textes, qui figurent désormais côte à côte sur le Net, sans hiérarchie ni repères. Mais aussi chaos du fragment, qui permet de consulter un passage sans lire l’ensemble du livre. « Le lecteur n’a évidemment pas attendu la liseuse pour sélectionner des extraits, remarque le professeur Roger Chartier. Mais le numérique, qui permet de retrouver facilement des fragments de texte par le biais des recherches par mots-clés et par thèmes, encourage une lecture éclatée et discontinue, alors que le papier impose, ne serait-ce que par sa forme, un minimum de contextualisation. Il devient de plus en plus difficile de percevoir un livre comme une oeuvre cohérente, singulière et originale. »

Les libraires, eux aussi, sont inquiets. Ils redoutent la concurrence des librairies en ligne, bien sûr, mais aussi le « silo vertical » du livre numérique, qui interdit tout vagabondage : le Kindle vous emprisonne à jamais dans la librairie en ligne d’Amazon, le Kobo dans l’univers numérique de la Fnac. « C’est un système fermé, regrette Jean-Noël Orengo, chargé du numérique au Syndicat des libraires. Les librairies représentent le contraire : c’est un endroit ouvert où l’on peut flâner, feuilleter, se faire conseiller, découvrir au hasard d’une table un auteur qu’on ne connaissait pas. Les 2 500 librairies de France constituent un espace irremplaçable de liberté et de diversité. »

Ces inquiétudes font sourire l’écrivain François Bon, qui a créé un site, Le Tiers livre (Tierslivre.net), et Publie.net, une maison d’édition numérique. Il admet sans difficulté que nous sommes désormais confrontés à l’instable : instabilité des supports, qui n’ont plus grand-chose à voir avec la majesté des livres imprimés ; instabilité des repères d’écriture, qui font du blog, des notes ou du livre un long continuum ; instabilité des « traces », qui font disparaître la distinction entre l’oeuvre et le brouillon ; instabilité de la lecture, perpétuellement distraite par les mille et une tentations du Web. « Mais c’est toujours de lire qu’il s’agit », insiste-t-il. Nous devons donc désormais rêver aux « formes denses que ces usages sont susceptibles d’engendrer et qui ne se révéleront à notre imaginaire qu’à mesure que nous les expérimentons. »

L’expérience en est encore à ses balbutiements : le livre numérique commence tout juste à faire ses premiers pas. Aux Etats-Unis, le pays le mieux équipé du monde – en mai, 12 % des adultes y possédaient une liseuse -, l’e-book est encore marginal : selon l’Association des éditeurs américains, il représentait 6,4 % du marché du livre en 2010 (13,6 % de la fiction pour adultes). L’explosion du marché est cependant spectaculaire : au cours des trois dernières années, le nombre de livres numériques vendus outre-Atlantique a augmenté de 1 040 %, atteignant 114 millions de titres en 2010… En Grande-Bretagne, pays qui a largement profité de l’effort de numérisation engagé aux Etats-Unis, le livre numérique commence aussi à s’implanter : en 2010, il représentait 6 % du marché.

En France, où les liseuses arrivent à peine et où l’offre éditoriale est un peu plus maigre, la « grande conversion numérique », selon le mot de l’intellectuel Milad Doueihi, est encore embryonnaire : en 2010, le livre numérique représentait moins de 1 % du chiffre d’affaires, selon le Syndicat national de l’édition. Les premiers frémissements se font cependant sentir : selon une enquête Ipsos réalisée en mars, plus de 60 % des sondés ont entendu parler du livre numérique et 8 % en ont déjà lu un. « Si le numérique s’impose à l’école, si les usages s’instaurent dès le plus jeune âge, cela aura des effets, à terme, sur les pratiques de lecture, prédit Cécile Moscovitz, responsable des études au MOTif. Le livre papier subsistera mais le livre numérique pourrait se développer assez rapidement. »

Les premières études sur la lecture numérique sont plutôt positives. En 2010-2011, le MOTif a prêté des liseuses à 160 usagers de sept bibliothèques franciliennes : tout en regrettant la perte de contact avec le papier, beaucoup se sont dits agréablement surpris par le confort de lecture, la légèreté de l’appareil et sa simplicité. Parmi ces gros lecteurs, 80 % pensent que, dans quelques années, ils liront autant sur liseuse que sur papier, en fonction de l’ouvrage et surtout des circonstances – numérique en déplacement-papier à la maison ou numérique pour l’utilitaire-papier pour le plaisir.

Contrairement à ce qu’on pense souvent, la liseuse ne semble pas décourager la lecture : selon une étude menée aux Etats-Unis auprès de 1 200 propriétaires de liseuse, 58 % déclarent lire autant qu’auparavant, 40 % affirment même lire plus. Pour satisfaire cet appétit grandissant, les éditeurs français tentent, avec plus ou moins de bonheur, de numériser leurs titres : en 2011, plus d’un roman et d’un essai best-seller sur deux était disponible sur des sites de téléchargement, selon le MOTif. Dans le domaine de l’édition jeunesse, un tiers des titres best-sellers sont désormais numérisés.

Il est sans doute trop tôt pour savoir si la liseuse bouleversera un jour le paysage littéraire, mais les Cassandre prédisant un dépérissement des oeuvres de qualité semblent, pour le moment, se tromper : à première vue, le « Top 100 » du livre numérique ressemble beaucoup à celui du papier. Parmi les meilleures ventes d’Amazon figurent – outre le manuel pratique du Kindle ! – les oeuvres complètes de Maupassant, Zola et Hugo, mais aussi Indignez-vous !, de Stéphane Hessel ou Suicide Run, de Michael Connelly – des livres qui s’affichent également dans les classements « libraires ». Sur le site de la Fnac, Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan, caracole en tête, suivi du prix Goncourt des lycéens, Du domaine des murmures, de Carole Martinez, et du Goncourt 2011, L’Art français de la guerre, d’Alexis Jenni.

Un principal de collège mis en examen pour viols – L’Express


Par LEXPRESS.fr, publié le 09/12/2011 à 12:30

Les faits qui lui sont reprochés ont eu lieu dans la sphère familiale mais le principal, âgé de 57 ans, a été « suspendu à titre conservatoire »

Le principal d’un collège de Poissy (Yvelines), âgé de 57 ans, a été mis en examen et écroué mercredi pour des viols sur des membres de sa famille, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Le chef d’établissement, qui était à la tête de ce collège depuis 2009, a été en outre « suspendu (de ses fonctions) à titre conservatoire » après sa mise en examen, selon l’inspecteur d’académie des Yvelines, Jean-Michel Coignard. « C’est une affaire totalement d’ordre privé qui s’est déroulée dans un contexte familiale et hors des Yvelines », a affirmé ce dernier.

L’affaire a démarré en avril quand une jeune fille de 17 ans reçoit des textos de la part de son grand oncle lui disant notamment qu’il « a envie d’elle », a précisé la même source, confirmant une information du Parisien. La jeune fille alerte deux de ses cousines qui ont reçu le « même type » de message du quinquagénaire, ainsi que son père, qui décide de convoquer une réunion de famille.

Des faits commis dans la sphère familiale

Au cours de cette réunion, où le mis en cause n’était pas présent, un quadragénaire a révélé avoir été abusé par cet homme quand il avait onze ans, en 1979. Trois nièces ont dénoncé des faits qui se sont déroulés quand elles avaient entre 14 et 18 ans, entre 1992 et 2000. Des plaintes ont été déposées dans le sud-ouest de la France, où vit une partie de la famille, donnant lieu à l’ouverture d’une enquête et d’une information judiciaire.

Interpellé en début de semaine par la sûreté départementale des Yvelines, le principal « ne reconnaît pas les faits », selon la source judiciaire. « Pour l’instant, rien ne permet de penser que des faits ont été commis en dehors de la sphère familiale », a poursuivi cette source, précisant que les faits datant de 1979 pouvaient être frappés par la prescription.

Avec

Impossible d’échapper au blues de fin d’année – Canal You – 7s7


Tout le monde sait que la magie de Noël est une illusion inventée par les marchands de sapins. Les experts s’accordent à dire que la période des fêtes de fin d’année est particulièrement propice au stress et à la dépression. USA Today vient de publier la liste des risques du blues de Noël, pas très optimiste, puisqu’on est tous plus ou moins susceptibles d’y être sensible.

Associer les vacances aux problèmes de famille et aux souvenirs douloureux. Penser que l’on est supposé être heureux. Développer des attentes irréalistes ou se souvenir des mauvaises choses qui sont arrivées cette année. Boire trop d’alcool pendant les fêtes.

Pour résumer, si on est un être humain avec des sentiments, il y a de fortes chances qu’on déprime un petit peu à Noël. Les recommandations des experts pour chasser le blues? Faire plaisir à nos proches, passer du temps avec ceux qu’on aime, pas forcément au cours des fêtes en famille obligatoires, profiter de bons repas, ou même changer d’air et partir en voyage, loin de tous nos repères trop familiers. (CD)

 

 

09/12/11 11h59

La bataille d’El-Alamein » Ma Planète


La bataille d’El-Alamein

Ajouté le 12/11/2011 05:44:11 par COSMOS

LA BATAILLE D’EL-ALAMEIN

 

 

Le 23 octobre 1942, à El-Alamein (Égypte), l’Afrikakorpsdu maréchal Rommelrecule devant la VIIIe armée britannique du général Montgomery.

C’est le premier coup d’arrêt infligé à l’armée allemande après une guerre éclair qui lui a valu d’occuper la plus grande partie de l’Europe continentale et du bassin méditerranéen. Il a été rendu possible par l’héroïque résistance d’une brigade française à Bir Hakeim, au sud du dispositif britannique.

 

Dès décembre 1940, les Anglais lancent une offensive contre la Libye, colonie italienne, depuis leur protectorat égyptien. Ils mettent trois divisions italiennes hors de combat et s’avancent jusqu’à Tobrouk. Les Italiens appellent leurs alliés allemands à l’aide. C’est ainsi que le général Erwin Rommel débarque à Tripoli, capitale de la Libye, en avril 1941, avec une division légère et une division blindée.

Officiellement sous les ordres du commandant en chef des forces de l’Axeitalo-allemand enAfrique, le maréchal italien Cavallero, il réussit à expulser les Anglo-Saxons de Libye, mise à part une division canadienne assiégée dans le fort de Tobrouk.

À l’automne 1941, profitant de ce que Hitler concentre ses efforts sur l’invasion de l’URSS, les Anglais reprennent l’offensive et délivrent Tobrouk.

Rommel repousse une nouvelle fois les Britanniques en décembre 1941 et, le mois suivant, convainc Hitler de lui accorder les renforts indispensables en chars et en hommes. Il engage en mai 1942 une troisième offensive vers le Nil avec ses alliés italiens. Elle lui vaut le titre de maréchal…

Les forces en présence sont à ce moment plus ou moins équivalentes. 125.000 hommes et 740 charschezles Alliés ; 113.000 hommes et 570 chars pour les forces de l’Axe. Mais la VIIIe armée britannique, commandée par le général Claude Auchinlek, est prise au dépourvu par l’audace de Rommel et menace à tout moment de se disloquer.

BIR HAKEIM

 

Les Britanniques sont sauvés par la résistance héroïque autant qu’inattendue d’une petite troupe de Français qui ont répondu à l’histoire/evenement.php?jour=19400618″>Appel du général de Gaulle et rallié les Anglo-Saxons dans la guerre contre Hitler.

Ces 5.000 hommes placés sous les ordres de Pierre Koenig (44 ans) constituent la première Brigade Française Libre (BFL).

Au sud du dispositif allié, ils ont mission d’empêcher toute manoeuvre d’encerclement par les forces de l’Axe et se sont installés depuis le mois de février 1942 au pied d’un ancien fortin turc en plein désert, Bir Hakeim.

Le 27 mai 1942, leur position est attaquée une première fois par la division blindée italienne Ariete. À l’abri dans des tranchées entourées de mines, les Français résistent à l’assaut et l’ennemi doit se retirer en laissant 40 chars sur le terrain.

Les assiégeants reviennent plusieurs fois à l’attaque, chaque fois sans succès. À une offre de reddition, Koenig répond : «Nous ne sommes pas ici pour nous rendre !»Les Français sont ravitaillés opportunément par un détachement du Train qui réussit à forcer le siège et à introduire trente camions à Bir Hakeim.

Le 10 juin, les Britanniques, n’ayant plus besoin de l’appui de Bir Hakeim, donnent à la Brigade la permission de se replier. Dans lanuit, les Français rejoignent les lignes britanniques avec leurs blessés. Ils laissent derrière eux 127 morts et 814 disparus mais ils ont infligé aux ennemis des pertes trois fois supérieures et surtout, ils ont offert à la VIIIe armée les deux semaines indispensables à son regroupement sur sa seconde ligne de défense, devant l’oasis égyptienne d’El-Alamein.

EL ALAMEIN

 

Le 30 juin 1942, les blindés de Rommel arrivent à l’oasis d’El-Alamein, sur la côte méditerranéenne, à une centaine de kilomètres seulement à l’ouest d’Alexandrie et du delta. C’est là que vont se briser les attaques italo-allemandes, au terme de deux batailles.

La première bataille d’El-Alamein voit s’affronter les troupes de Rommel et la VIIIe Armée britannique. Elle s’achève le 27 juillet sans vainqueur ni vaincu. Les deux armées s’enterrent dans des tranchées dans l’attente de renforts. Churchill confie le commandement de l’ensemble des troupes d’Afrique au général Harold Alexander et place le général Bernard Law Montgomery à la tête de la VIIIe Armée.

La seconde bataille d’El-Alamein débute le 30 août 1942. Rommel tente de déborder les Britanniques par le sud mais se heurte aux champs de mines. Il renouvelle une tentative par le nord où il est aussi bloqué dès le 6 septembre. Les forces de l’Axesont très vite affaiblies par le manque de ravitaillement, la marine et l’aviation britanniques les ayant coupées de leurs arrières.

La situation étant devenue propice pour une contre-offensive britannique, Montgomery déclenche celle-ci le 23 octobre 1942, à un moment où Rommel, pour raisons de santé, a dû regagner Berlin et confier le commandement de ses troupes au général Stumme.

Le 2 novembre, Rommel demande à Hitler le droit de se retirer. Mais le Führerle lui refuse et lui ordonne de résister coûte que coûte. Le maréchal, fort de son prestige, prend sur lui de désobéir au dictateur. Le 3 novembre 1942, il donne l’ordre de battre en retraite et ramène son armée en bon ordre et presque intacte vers la Tunisie. Quelques jours plus tard, les Anglo-Américains histoire/evenement.php?jour=19421108″>débarquent enAfriquedu Nord.

À Londres, devant la foule en joie, histoire/evenement.php?jour=19400511″>Winston Churchill exulte : «Ce n’est pas la fin, ni même le commencement de la fin ; mais c’est la fin du commencement». Le Premier ministre britannique a compris que cette bataille était le tournant décisif de la Seconde Guerre mondiale. Il constatera plus tard : «Avant El-Alamein, nous n’avons jamais eu de victoire, après El-Alamein, nous n’avons jamais eu de défaite !»

À la fin de l’année 1942, l’Axe germano-italien est chassé d’Afrique à l’exception de la Tunisie. Pendant ce temps, à l’autre bout de l’Europe, une autre armée allemande est prise au piège sur les bords de la Volga, dans la ville de histoire/evenement.php?jour=19430131″>Stalingrad, son général ayant obéi à Hitler qui lui intimait de ne pas reculer quoi qu’il arrive.

 

 

Rommel, le Renard du désert

Très populaire auprès des jeunes Allemands et de l’armée, le maréchal Erwin Rommel avait été surnommé le «Renard du désert»après ses premiers succès sur le sol africain. Il est rappelé en Allemagne six mois après la bataille d’El-Alamein, avant que son armée ne soit complètement chassée d’Afrique par les troupes de Montgomery.

Affecté au front de l’Atlantique, Rommel se rend compte que l’Allemagne a perdu toute chance de gagner la guerre. Il s’associe alors aux officiers qui complotent contre le Führer mais il est démasqué après l’histoire/evenement.php?jour=19440720″>attentat raté du 20 juillet 1944 et doit s’empoisonner. Hitler lui accorde des funérailles nationales.

Le héros de Bir Hakeim, Pierre Koenig,morten 1970, a été élevé à la dignité de Maréchal deFranceà titre posthume par décret du 6 juin 1984.

 

MICHEL DALAN


D’APRES HERODOTE


Mots-clés: Cosmos Guerre

Le remède ultime anti-gueule de bois – Santé – 7s7


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Des scientifiques américains affirment avoir mis au point le remède ultime contre la gueule de bois. Une dose de Blowfish permettrait d’éradiquer tous les symptômes pénibles d’une nuit d’ivresse en seulement quinze minutes. La pilule, qui contient de l’aspirine, de la caféine et un antiacide, est déjà disponible en ligne. La boîte de douze est vendue au prix de 11,99 dollars, celle de 50 à 49,99 dollars.

La formule de Blowfish a été trouvée par Brenna Haysom, une ancienne financière diplômée de Harvard, qui a essayé de nombreuses méthodes avant de créer la pilule effervescente en collaboration avec un laboratoire. « La plupart des sociétés pharmaceutiques ne veulent pas être associées aux gueules de bois.
Blowfish est à base d’ingrédients naturels », explique-t-elle.

Brenna Haysom considère qu’il n’y a pas de raison d’avoir honte d’une gueule de bois mais elle affirme que Blowfish n’encourage pas une consommation exagérée d’alcool. D’autres scientifiques déclarent que les remèdes à base de paracétamol restent les plus efficaces, ils recommandent aussi de boire de l’eau avant de se coucher et pendant la journée pour se réhydrater. (CD)

 

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09/12/11 14h18

Le calendrier du bonheur


ptite bite

C’est une histoire qui se passe dans un fort de l’armée américaine, du temps des cowboys et des indiens.

Un beau jour, alors qu’ils sont en train d’uriner dans les toilettes du fort, le capitaine du camp ne peut s’empêcher de voir le zgeg monstrueux du caporal que l’on avait l’habitude d’appeler  » ptite bite « .

Le capitaine lui dit :
– Dis-donc ptite bite, qu’est-ce qui s’est passé, c’est incroyable ! On t’a toujours appelé ptite bite, mais je vois qu’il va falloir te donner un autre surnom.
– Je vais vous expliquer pourquoi mon capitaine. Il y a deux jours, je faisais ma patrouille de surveillance à quelques miles d’ici, au nord. Lorsque, alors que je passais sous un chêne incroyablement haut, je vois un génie posé sur une des branches de l’arbre.
Alors le génie me dit :  » Je suis un génie. Je peux exaucer un de tes voeux si tu le désires. Je t’écoute ! « . Alors moi je lui ai demandé un sexe comme mon cheval.
Depuis le temps qu’on me surnommait ptite bite, je n’attendais que ça… Voila l’histoire.

Le même jour, le capitaine prend son cheval, et va en direction du nord.
Arrivé près du grand chêne, il trouve effectivement le génie… et les militaires étant ce qu’ils sont, il ne trouve pas d’autre voeu à formuler que celui de son caporal :
– Génie, puisqu’il paraît que tu peux réaliser un voeu, j’aimerai avoir un sexe de la taille de celui de mon cheval !

Une heure plus tard, le capitaine rentre au fort en hurlant :
– QUEL EST L’ABRUTI QUI M’A SELLÉ UNE JUMENT ?