Pensée du vendredi 9 décembre 2011.


« Celui qui laisse libre cours à son instinct sexuel peut se
rendre compte, s’il est lucide, que ses organes fonctionnent en
quelque sorte indépendamment de sa volonté ; il n’a pas la
possibilité d’arrêter ou de freiner quoi que ce soit : il ne
peut que constater. Il a déclenché un mécanisme et un torrent
tumultueux se déchaîne, emportant tout sur son passage. Quelles
énergies dépensées ! Et ces énergies vont nourrir les larves
et les élémentaux du monde astral.
Tandis que celui qui vit un amour spirituel constate que c’est
lui, c’est-à-dire son âme et son esprit qui dominent la
situation et qui se nourrissent. Les manifestations de cet amour
se sont peut-être limitées à un échange de regards, une
présence, un parfum, mais il est heureux. Il sent que c’est
lui qui a mangé, qui a bu, qui a respiré, et non d’autres
entités à travers lui. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

La création du franc » Ma Planète


La création du franc

Ajouté le 12/07/2011 02:58:21 par lazar_adriana
La création du franc

Le franc, une réussite politique et économique (1360-1380)


Le franc est créé en 1360 sous le règne de Jean le Bon. Cette monnaie en or est surnommée « franc à cheval ». Elle apparaît alors que la France traverse une crise économique et sociale : depuis 1337, la France est en guerre contre l’Angleterre. les premiers francs sont frappés à Compiègne, pour aider à payer la rançon du roi Jean II de France (capturé par les Anglais le 19septembre1356 à la bataille de Poitiers).

Dénommé le franc à cheval, il s’agit en fait d’un écu tiré à 3 millions d’exemplaires, pesant 3,87 grammes d’or fin et valant une livre tournois ou 20 sols. Le roi y est représenté sur un destrier, armé d’un écu à fleur de lys et brandissant l’épée, avec le terme « Francorum Rex» (Roi des Francs). Bien que le mot « franc » signifie « libre », il est plus probable que le nom de la monnaie vienne tout simplement de cette inscription. Par l’apparition de cette nouvelle monnaie, le roi souhaite affirmer que la souveraineté française est restaurée, mais aussi faire disparaître toutes monnaies concurrentes et fonder un système économique plus réaliste.

En 1364, Charles V succède à son père sur le trône. Il créait un franc à son nom, dit « franc à pied ». Cette monnaie symbolise un contrat moral entre le roi et ses sujets. À la fin de son règne, en 1380, l’économie française est redressée et les provinces qui avaient été perdues, appartiennent de nouveau à la France.

Le franc, une monnaie malmenée par l’écu

L’arrivée de Charles VI (1380-1421) sur le trône marque la fin du franc. Il est remplacé par l’écu d’or alors que la guerre entre la France et l’Angleterre reprend. Après la reconquête du royaume, Charles VII (1422-1461) réinstaure le franc à cheval, mais il est vite remplacé par l’écu jusqu’en 1575, lorsqu’Henri III (1574-1589) créé le franc blanc en argent.

Mais, comme il est souvent rogné, il est interdit en 1586, et remplacé par l’écu d’or au soleil. Il ne reste en circulation que les sous-divisions du franc jusqu’en 1641 quand Louis XIII (1610-1643) crée le louis d’or et l’écu pour réformer le système monétaire français, complété par le liard.

De l’essor du franc à sa mort

Dans le contexte de la Révolution française, le franc réapparait en tant que pièce d’or. Il est défini comme unité monétaire de la République en 1795. Il est déclaré en 1803, que la base du système monétaire sera le franc d’argent ou franc germinal. Son succès lui permet d’être choisi comme la monnaie commune d’une partie de l’Europe en 1865.

Mais, sa valeur diminue à la suite de la Première Guerre mondiale quand Raymond Poincaré prend le pouvoir au Parlement. Puis il est déstabilisé par les années 30 et la Deuxième Guerre mondiale. En 1958, le franc est placé sous la tutelle du Fonds monétaire international (FMI), c’est le nouveau franc. En 2002, l’Europe met en circulation l’euro, dont la valeur est estimée à 6,55957 francs pour affirmer l’unité économique du continent.

 

Mots-clés: ADRIANA Histoire

Les États-Unis lancent une ambassade virtuelle en Iran – Le Point


Washington espère briser le « rideau électronique » que tente d’imposer le régime iranien à ses citoyens.

Le lancement d'une ambassade sur le Web va "permettre d'établir désormais un dialogue direct avec les citoyens iraniens", explique Hillary Clinton.Le lancement d’une ambassade sur le Web va « permettre d’établir désormais un dialogue direct avec les citoyens iraniens », explique Hillary Clinton.© Capture d’écran / http://iran.usembassy.govPar Kianouch Dorrani

C’est un événement majeur et une première en diplomatie. Le gouvernement américain a pris l’initiative de lancer une ambassade virtuelle sur le Web. Son but, briser le « rideau électronique » que tente d’imposer le régime iranien à ses citoyens en contrôlant les téléphones portables, Internet et les médias sociaux. À l’occasion du lancement de la cyber-ambassade, les responsables du département d’État ont affirmé que le site visait à établir « un pont d’amitié avec le peuple iranien ».

L’adresse, en persan et en anglais, propose aux citoyens iraniens une série de services consulaires, de voyage, de séjour et d’études aux États-Unis, et affirme que « ce contact via le Net est un moyen pour les peuples américain et iranien de se rapprocher, de dialoguer et de se connaître davantage sans aucune crainte et en dehors des considérations politiques ». Dans un message publié sur le site (http://iran.usembassy.gov), le gouvernement américain, dont les intérêts en Iran sont représentés par la Suisse, rappelle les douloureux événements qui ont suivi la révolution islamique, notamment la prise de l’ambassade américaine à Téhéran.

« Solidarité avec le peuple iranien » (Hillary Clinton)

Cette attaque avait provoqué la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, le 7 avril 1980. Aujourd’hui, si les États-Unis lancent une ambassade américaine sur le Web, c’est avant tout pour envoyer un « signe de solidarité envers le peuple iranien, affirme le département d’État. Dans un message publié sur le site, Hillary Clinton déclare ainsi que les États-Unis « avaient perdu jusqu’à présent beaucoup d’opportunité de dialogue avec le peuple iranien ».

Selon elle, le lancement d’une ambassade sur le Web va « permettre d’établir désormais un dialogue direct avec les citoyens iraniens ». Mais cette démarche de Washington, au moment où le gouvernement d’Obama accentue chaque jour davantage sa pression contre le régime islamique, n’a pas été du goût de Téhéran. Dès l’annonce du projet, en octobre dernier, les autorités iraniennes avaient exprimé leur colère, accusant les États-Unis d’ingérence dans les affaires du pays.

REGARDEZ le message de Hillary Clinton au peuple iranien

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=QGbY5N8q9bU&w=420&h=315]

« Nous redescendrons dans la rue si les acquis de la femme sont mis à l’épreuve », affirme une militante tunisienne | À La Une | L’Orient-Le Jour


À La Une

Interview

« Nous redescendrons dans la rue si les acquis de la femme sont mis à l’épreuve », affirme une militante tunisienne

Par Suzanne BAAKLINI | jeudi, décembre 8, 2011

L’avocate tunisienne Mounia el-Abed.
L’avocate tunisienne Mounia el-Abed.

Mounia el-Abed est une avocate tunisienne, membre du Conseil supérieur indépendant pour l’organisation des élections, présidente de l’Association des femmes juristes. Elle ne cache pas son inquiétude pour les droits de la femme tunisienne, mais évoque la stratégie des nouveaux démocrates pour une Constitution nationale qui reflète les valeurs de la révolution.

TUNIS, de Suzanne BAAKLINI

Quelle est votre analyse du résultat des élections de l’Assemblée constituante et qu’est-ce que cela représente pour le mouvement féministe et les femmes en Tunisie ?
Je pense tout simplement que ceux qui se sont présentés au nom de la démocratie et de la modernité ont échoué. Je crois qu’il y a eu un mauvais départ, une mauvaise organisation. Les démocrates n’ont pas su adapter leur discours à la réalité de la Tunisie. Leur lecture de la situation du pays n’était pas rationnelle. Nous évoquions souvent les disparités entre les régions, mais nous n’avons pas été vers la Tunisie profonde, même si, après la révolution, nous avons été choqués de découvrir l’ampleur de la pauvreté et la corruption qui sévissait à tous les niveaux. Les partis progressistes et le mouvement féministe n’ont pas su trouver les réponses pour rassembler tout ce monde. Au lendemain du 14 janvier, il y a eu un effritement et une multiplication des partis politiques, formés sans grande conviction. Il paraît que c’est normal lors d’une phase de transition.

Que signifie un tel échec d’après vous ?
L’organisation d’élections pour une Assemblée constituante est un grand défi. C’est un point de départ pour une Tunisie qui a porté haut et fort, lors de la révolution, les principes de démocratie, de liberté, de dignité humaine. Il fallait que les élections reflètent les principes qui sont à la base de cette révolution. Or il n’y a pas eu de rassemblement autour d’un pôle démocratique qui défende ces valeurs.

Peut-on parler d’un manque de temps ?
Certainement que le facteur temps a joué contre nous. Mais ce n’est pas une raison pour justifier l’échec. Avant le 14 janvier, la classe politique (qui a fait la révolution) était consciente des enjeux. Mais après cette date, nous avons compris qu’il y avait des divisions au sein même de ce camp politique, dont les causes sont très superficielles selon moi. Ces divisions sont intervenues aux dépens des valeurs et des projets qu’il fallait défendre : les droits, le régime à instaurer, la lutte contre la corruption… Il fallait adapter notre discours à une réalité très complexe. Or notre discours, il faut le reconnaître, était dirigé vers l’élite.

Vous attendiez-vous à ce taux de réussite du parti Ennahda ?
Nous nous attendions à un pourcentage plus ou moins important, mais, franchement, pas à un tel succès. Cela a été un choc… Il faut bien se poser des questions sur tout ce qui s’est passé. On estime que le parti Ennahda a su s’implanter au sein des couches sociales, par des moyens détournés ou légaux. Il a utilisé la religion pour mobiliser des foules dans une situation d’après-révolution assez précaire. Cela dit, si l’on en revient aux statistiques des élections, le taux de participation au scrutin prouve qu’une majorité silencieuse n’a pas voté. Si l’on analyse plus profondément ces résultats, on s’aperçoit que c’est l’effritement des candidats démocrates qui explique la montée du parti Ennahda. Il y a aussi eu d’autres surprises comme la liste de Hechmi al-Hamdi, que personne ne donnait gagnante et qui a fait un bon score. Ce sont des listes indépendantes reliées à cette personnalité qu’il est très difficile de situer, à un moment proche de Ben Ali, à un autre d’Ennahda…

Avez-vous peur pour les acquis de la femme tunisienne aujourd’hui ?
Est-ce qu’on peut parler d’acquis quand la situation n’est pas très claire, et, de surcroît, à une époque où règne le double discours ? Nous éprouvons de l’inquiétude, cela est indéniable. Certaines déclarations de responsables d’Ennahda, dont des femmes comme Souad Abdel Rahim – qui a stigmatisé les mères célibataires –, nous incitent à l’appréhension : ces personnes attaquent, entre autres, l’adoption, les droits des femmes et notre code de statut personnel qui était, jusque-là, avant-gardiste.

Allez-vous opposer une résistance à cette nouvelle tendance en tant que groupes féministes ou dans le cadre de ce que vous appelez les forces démocrates ?
Les groupes féministes doivent savoir qu’ils comptent aujourd’hui des alliés parmi les démocrates. C’est un combat en faveur d’un projet de société. Les femmes doivent s’impliquer dans un processus de défense des droits de manière générale, mais aussi des droits spécifiques des femmes. On ne peut avancer vers un processus démocratique sans une participation massive et effective des femmes. Il faut former des alliances, mais pas contre nature comme celles contractées entre des partis de gauche et un parti islamiste comme Ennahda (en vue d’une majorité à l’Assemblée constituante). Et, surtout, il faut défendre nos acquis. Est-ce que le code de statut personnel est mis à l’épreuve aujourd’hui ? C’est la grande question.

Comment comptez-vous faire face à ce double discours subtil d’Ennahda qui a apparemment porté auprès des électeurs ?
C’est la question que nous nous posons. Tout d’abord, nous comptons nous organiser pour effectuer un lobbying aux niveaux national et international. En tant que forces de la société civile, nous voulons nous rassembler au sein d’une plateforme de participation sur le terrain. Notre ONG, l’Association des femmes juristes, qui a vu le jour après le 14 janvier, a récemment organisé une rencontre sur la bonne gouvernance et le rôle des femmes. Il y a été question des moyens de rédiger une Constitution pour la Tunisie où le rôle de la femme serait pris en considération, ainsi que d’autres grands principes comme la séparation des pouvoirs. Ce dernier principe est le seul susceptible d’empêcher des abus similaires à ceux perpétrés ces dernières années. Nous envisageons également d’être vigilants et d’être toujours présents sur le terrain. À la première réunion de l’Assemblée constituante, la société civile était là. Notre message : il est vrai que l’Assemblée constituante est souveraine, mais la rue est mobilisée.

Êtes-vous prêts à redescendre dans la rue le cas échéant ?
Tout à fait. Le slogan répété à plusieurs manifestations en début d’année reste d’actualité : « Plus jamais peur après le 14 janvier. » Les démocrates, hommes et femmes, n’auront plus jamais peur.

Quelle importance revêtent les derniers développements en Tunisie pour d’autres pays ayant vécu des révolutions récentes ? La Tunisie est-elle un modèle ?
Je ne veux pas parler de modèle. Je dirai à tous ceux qui aspirent au changement en Égypte, en Libye et ailleurs qu’il faut rester vigilants. Il faut être présents sur le terrain et avoir une alternative à proposer. Mais dans aucun cas il ne faut baisser les bras. Il s’agit de réagir ouvertement aux développements tout en écoutant l’« autre », qui qu’il soit. Il est vrai qu’on décèle actuellement des indices très négatifs en Tunisie comme la violence qui prend de l’ampleur dans notre société. On la ressent aujourd’hui dans les rues, dans les espaces publics. Les femmes en sont souvent victimes, mais elles ne remettent pas en question pour autant leur place sur la scène publique. C’est avec beaucoup de courage que les femmes tunisiennes doivent affronter cette crise.

Regardons la prostitution telle qu’elle est | Slate


Quelle femme resterait dans la prostitution à salaire égal? Aucune. Ce n’est pas donc en termes de droit à faire commerce de son corps qu’il faut chercher à adopter une position mais en termes de violence légalisée. Non pas en termes de droit des clients mais en termes de devoir envers les prostituées.

Des prostituées roumaines en Allemagne, en 2009. REUTERS/Hannibal Hanschke

– Des prostituées roumaines en Allemagne, en 2009. REUTERS/Hannibal Hanschke –

Brillant par leur absence de tous les débats depuis toujours, les clients de la prostitution sont aujourd’hui sous les feux des projecteurs grâce aux récentes «révélations»de Claude Guéant sur DSK.

A cette occasion, les attaques verbales fusent, alors que les arguments font défaut: il est parfaitement autorisé en France de recourir à des prostituées, pourvu qu’elles soient majeures. Seuls les faits commis au Carlton de Lille pourraient être reprochés à DSK, mais la présomption d’innocence commande de le considérer innocent face aux possibles accusations de complicité de proxénétisme et recel d’abus de biens, ces faits n’étant à ce jour pas avérés.

Par ailleurs, sa participation habituelle aux soirées libertines n’est plus un secret, et est matière à railleries, alors que le libertinage n’est pas un délit. Ainsi, juridiquement aujourd’hui rien ne peut lui être reproché. Mais bizarrement, les attaques dont il est l’objet semblent plus fortes que l’application du code pénal. Parce que ce n’est pas en sa qualité de citoyen qu’il est attaqué, mais en sa qualité d’homme.

La prostitution n’est pas le libertinage

Un Etat de droit se doit d’être éthiquement neutre, c’est pourquoi le libertinage comme la prostitution sont inattaquables sur le terrain de la morale. Il en est de même de tous les comportements sexuels imaginables, pourvu qu’ils n’atteignent pas aux droits et libertés d’autrui.

Mais s’il est tout à fait justifié de ne pas remettre en cause le libertinage au titre de la liberté sexuelle, s’en tenir au même fondement juridique pour justifier la prostitution serait non seulement faux mais montrerait une indifférence profonde, voire une complicité passive face à ce qui est nécessaire de nommer une violence faite aux femmes. La prostitution est une violence faite aux femmes. Et doit être abolie.

La prostitution est vieille comme le monde et se renouvelle. De l’escorting aux sex tours, en passant par la prostitution estudiantine, elle est même devenue une cause défendue par certains et certaines, au nom de libertés qui sont devenues leur prison, et même pas dorée. La permission de la prostitution prend l’habit de la libération des mœurs alors qu’elle n’est que synonyme de misère et violence.

Au-delà de la lutte contre le proxénétisme, évidemment nécessaire, à maintenir et à développer, c’est le phénomène prostitutionnel en tant que tel dont il est temps de débattre.

Les hommes ont toujours justifié la prostitution par les faits d’un «mal nécessaire», d’un«rempart contre le viol», d’un remède à la misère sexuelle d’une certaine catégorie d’hommes et de son statut de «plus vieux métier du monde».

En somme, la prostitution existe parce qu’elle est d’utilité publique.

«Utilité publique», vraiment?

Et depuis la nuit des temps, c’est en ces termes que les possesseurs de pouvoir donnent à voir la chose, selon un paradigme mettant le corps des femmes au service des hommes, que les petits et grands sont éduqués, et c’est sur ce modèle hautement philosophique que notre société (qui n’est pas la seule) s’est construite.

Pourtant,les séquelles physiques et psychologiques dues à la soumission à des actes sexuels répétés et non désirés que connaissent les personnes qui se prostituent ou qui se sont prostituées sont aujourd’hui connues, mais apparemment ignorées.

Il s’agit d’une violence faite aux personnes, qui entrent dans le cadre des conséquences psychotraumatiques, (conséquences reconnues par la communauté scientifique médicale internationale comme pathognomonique c’est-à-dire comme une preuve médicale de l’existence d’un traumatisme).

Rien de moins que ce que ressentent les victimes de viols. Les prostituées opèrent une dissociation mentale, une «décorporalisation», comme une anesthésie corporelle, et connaissent ainsi par exemple, des seuils très élevés de résistance à la douleur. Et ce n’est qu’un exemple de moyen de défense développé par le corps et l’esprit.

Des souffrances que l’on retrouve chez les personnes torturées

C’est, entre autres, ce qui différencie fondamentalement le «métier» de prostituée d’autres métiers réputés difficiles. L’atteinte à l’intégrité du corps (problèmes immunitaires, troubles cutanées, problèmes gynécologiques et dermatologiques) et de l’esprit (60% à 80% des personnes prostituées souffrent de troubles psychotraumatiques sévères, chiffre semblable aux personnes ayant subi des actes de tortures et aux prisonniers politiques selon le rapport d’information d’avril 2011 précité) est flagrante et ne peut plus être niée en matière de prostitution.

Parmi les pays européens, certains sont abolitionnistes comme la Suède ou la Norvège, d’autres règlementaristes comme les Pays-Bas ou l’Allemagne.

Les Pays-Bas, qui ont choisi en 2000 de règlementer la prostitution, pour disent-ils, accroître et faciliter la surveillance de ce milieu, sont forcés de constater que les chiffres de la traite des êtres humains ont largement augmenté; de plus, un rapport du gouvernement norvégien de 2004, comparant les politiques suédoise et néerlandaise (ministère norvégien de la Justice et de l’Intérieur, Purchasing Sexual Services in Sweden and the Netherlands. Legal Regulation and Experiences, 2004) montre que la légalisation n’a pas empêché le proxénétisme au sein même du secteur légal de la prostitution, et un secteur illégal a même fait son apparition, deux données plus parlantes encore sur l’inefficacité relative de la légalisation.

L’échec hollandais

Un projet de loi a donc été présenté en décembre 2009, poursuivant le but de politique générale de décorrélation entre le proxénétisme et la prostitution, et qui propose, en désespoir de cause, de punir les clients de la traite (avec un système de certificat affiché sur la vitrine de la prostituée). Par ailleurs, le rapport d’information de la commission des lois publié le 11 avril 2011 et préalable à la Résolution débattue le 6 décembre devant l’Assemblée nationale, explique:

«Cette conviction de l’inéluctabilité de la prostitution est si fortement ancrée dans les esprits que Mme Corinne Dettmeijer-Vermeulen, rapporteure nationale sur la traite des êtres humains, a vanté les mérites du modèle néerlandais en matière de lutte contre la traite en indiquant qu’il y avait eu près de 900 affaires de traite depuis 2000, contre environ 50 constatées en Suède, attribuant cette différence à l’efficacité de la politique néerlandaise en la matière. Jamais n’a été évoquée l’idée que la réglementation de la prostitution pouvait constituer un encouragement à la prostitution et à la traite des êtres humains, dans un pays qui compterait pourtant dix fois plus de personnes prostituées que la Suède, pour une population deux fois supérieure.»

Enfin, les incohérences telles que celle portant sur le «Pôle emploi» hollandais, qui ne peut pas proposer d’emploi équivalent car «pas considérés comme appropriés», ou encore l’impossibilité de suivre une formation professionnelle en la matière, prouvent que malgré toute la «bonne»volonté du monde à faire de la prostitution un métier comme un autre, cela ne fonctionne pas.

La réussite suédoise

L’exemple hollandais est aussi parlant par l’échec que la Suède l’est par la réussite. En effet, la prostitution, analysée en violence faite aux femmes, y est interdite (incrimination des clients et des proxénètes, mais pas des prostituées, considérées comme des parties faibles) depuis une loi extra territoriale de 1999.

Un rapport suédois mené par le ministère de la Justice entre 2008 et 2010 sur l’évaluation de la pénalisation de la prostitution, confirme l’efficacité de la loi à plusieurs plans.

D’après le rapport, le nombre de prostituées de rue a diminué de moitié en dix ans, quand le chiffre des pays voisins (Danemark ou Norvège) a triplé. Le proxénétisme semble renoncer à s’installer en Suède au bénéfice de destinations plus «rentables»,et pour l’année 2008, la demande d’achats de services sexuels a presque diminué de moitié, passant de 13,6% à 7,8% parmi les hommes suédois. Au surplus, son taux de viols est stable (ni hausse ni baisse depuis la loi).

Le rapport montre aussi que la loi a contribué à faire évoluer les esprits, à faire prendre conscience aux clients (qui, comme en France, ne sont pas des hommes en détresse affective ou sexuelle, mais en grande majorité des hommes «normaux»,ordinaires souvent en couple et pères), grâce notamment à une grande campagne de sensibilisation à l’interdiction nouvelle comme à ses conséquences pénales, et surtout à l’analyse de base qui fonde l’interdiction: la prostitution est une violence.

Le secret de la réussite de la Suède réside dans la mise en place de moyens financiers colossaux pour faire appliquer la loi et pour financer le volet social.

L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a, quant à elle, adopté le 4 octobre 2007 une résolution sur la prostitution «volontaire». Elle recommande une approche «pragmatique»face à l’inéluctabilité de la prostitution.

Le texte est fondé sur l’approche règlementariste (le rapporteur est hollandais), au point de ne citer que les pays prohibitionnistes et abolitionnistes concernant la prostitution clandestine, cachée, cherchant à montrer que l’absence de règlementarisme en est la cause.

Certaines formules, si candides, feraient sourire si elles ne touchaient pas un problème si grave («… en veillant à ce que les prostitué(e)s aient accès à des pratiques sexuelles sans danger et bénéficient de l’indépendance suffisante pour les imposer à leurs clients»); le cas de la Suède est évidemment mentionné, mais juste mentionné. Le rapport de la commission reste théorique, naïvement subjectif, et part perdant en niant le débat de fond. A l’instar des Pays-Bas.

Ce que peut faire la France

Il ne peut y avoir de prostitution volontaire, comme métier, comme ambition professionnelle, mais qu’une situation de prostitution par défaut.

Défaut d’amour, d’argent, d’ambition, d’estime de soi… Le lien entre prostitution et carences dans l’enfance (maltraitance, abandon, violences, abus…) n’est plus à prouver. Quelle femme resterait dans la prostitution à salaire égal? Aucune. Ce n’est pas donc en termes de droit à faire commerce de son corps qu’il faut chercher à adopter une position mais en termes de violence légalisée. Non pas en termes de droit des clients mais en termes de devoir envers les prostituées.

La France est aujourd’hui face à un choix:

• Soit elle opère un revirement de sa position abolitionniste pour suivre l’exemple hollandais, réglemente la prostitution et ouvre la porte à un proxénétisme décomplexé. Elle cherchera en vain à justifier qu’un proxénète légalisé vaut mieux qu’un proxénète illégal. Mais cette solution paraît heureusement peu probable au vu de la teneur et la coloration abolitionniste du rapport d’information précité.

• Soit elle demeure le pays abolitionniste tel que conçu en 1946, et dans cet immobilisme qui ressemble plus à un refus de choix qu’à un choix, puisqu’à la fois elle tolère la prostitution et les clients, mais empêche ce système prostitutionnel de fonctionner en interdisant le racolage; puisqu’elle dit lutter contre le proxénétisme mais refuse de s’attaquer à sa matière première qu’est la prostitution; enfin, puisqu’elle ignore purement et simplement un pan entier de ses principes juridiques au nom de la protection d’un seul, la liberté individuelle, ainsi que les conclusions médicales qui montrent les prostituées en situation d’immense détresse physique et psychologique.

Car même s’il ne suffit pas d’interdire une pratique pour la voir totalement disparaître, il ne faut pas espérer qu’elle puisse disparaître sans commencer par l’interdire.

Elle permet l’existence d’un marché où l’offre revient à être illicite (par l’interdiction des moyens de se faire connaître) mais pas la demande, sans le justifier socialement, ni philosophiquement, autrement que par un renoncement au débat de fond qui devrait être à l’origine de toute décision politique. Non, la France ne doit pas rester dans cet immobilisme incohérent.

• Soit enfin, la France fait face à ses responsabilités de pays leader de la protection de la personne, de la dignité humaine, de la liberté sexuelle, protectrice du consentement contractuel quand il est donné librement, et reconnaît que la prostitution en tant que telle est avant tout une violence faite aux femmes; et, tout en restant dans la logique abolitionniste, se donne réellement les moyens de lutter contre la traite des êtres humains comme elle s’y est engagée en 1960, en pénalisant les clients de la prostitution, en encourageant la sortie de la prostitution par la mise en place de mesures, forcément provisoires mais réelles, concrètes et crédibles, en expliquant aux adolescents et aux adultes que la prostitution est une violence faite aux femmes, prouvée médicalement, qui s’assimile à une succession de viols, en menant une campagne de sensibilisation suffisamment expressive pour toucher tous les publics concernés (à savoir et avant tout l’homme«ordinaire»), parce que «la prostitution personnelle et privée ne relève que de la conscience et n’est pas un délit»(Convention internationale des Nations unies pour la répression de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui du 2 décembre 1949), elle ne doit pas être punie, mais le système doit faire basculer la charge du risque, de la prostituée vers le client.

Les Pays-Bas qui semblent enlisés dans leur loi, enfermés dans cette légalisation, ne plus pouvoir reculer, auront au moins montré le chemin à ne pas emprunter. La France, elle, peut encore choisir la voie de la démocratie et de l’égalité. Elle en a les moyens. En aura-t-elle le courage?

Jarod Barry

Autoportrait » Ma Planète


Autoportrait

Ajouté le 12/07/2011 02:27:14 par lazar_adriana

Autoportrait
 

En exclusivité pour les internautes de TF1 News, voici les paroles du single de Johnny Hallyday interprêté pour la première fois en public, samedi 3 décembre 2011.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=VvAflC0eY04]

Mots-clés: ADRIANA Musique

Les nouvelles règles du sexe entre amis – Sexe & Relations – 7s7


Mila Kunis et Justin Timberlake dans « Friends with benefits »

Depuis le succès de films tels que « Friends with benefits » ou « No strings attached », on parle de plus en plus du sexe entre amis. Même si le phénomène n’est pas nouveau, les jeunes savent désormais très bien à quoi ils ont affaire, comme le démontre une étude canadienne. Le terme « casual sex » (« sexe décontracté ») couvre en réalité plusieurs types de relations, qui ont chacune leurs règles.

Un « booty call » fait référence à quelqu’un qu’on appelle ou à qui on envoie un sms tard la nuit, seulement pour du sexe. Si l’autre ne répond pas à la proposition, il n’y a pas de sentiment de rejet. On n’ajoute pas un booty call sur Facebook. Par contre, les « friends with benefits » sont déjà de bons amis à la base, il y a plus de respect entre eux. Dans le cadre d’un « one-night stand » (coup d’un soir), on peut terminer la nuit ensemble, mais pas de petit-déjeuner le lendemain matin.

Les friends with benefits, tout comme les one-night stands, peuvent déboucher sur une relation romantique, contrairement aux booty calls, qui restent basés purement sur le sexe. Selon la psychologue Jocelyn Wentland, il est important de définir les règles d’une relation pour savoir à quoi s’attendre et éviter d’être déçu. (CD)

 

 

06/12/11 11h24

 

 
 

La fin de « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants »?

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Natalie Portman et Ashton Kutcher dans « No strings attached »

Plusieurs experts américains affirment qu’Hollywood est en train de tuer le concept de monogamie sur nos écrans, en se basant sur le succès de films tels que « Friends with benefits » ou « No strings attached » et de séries comme « Gossip Girl » ou « Vampire Diaries ». « Hollywood aime le drame, on comprend que les films ou les séries télé se concentrent sur le début des relations amoureuses, parce que c’est le moment le plus excitant », explique Tracey Steinberg sur FoxNews.

Les aventures sans lendemain seraient donc plus sexy et plus vendeuses qu’un mariage durable. Mais Hollywood oublie souvent de décrire les désavantages de telles relations. « Je pense aussi qu’il y a une tendance à promouvoir ce mode de vie en le rendant plus facile à atteindre qu’il ne l’est en réalité. Il n’y a pas assez d’histoires sur les répercussions émotionnelles et physiques des relations sans sentiments », estime le psychologue Jeffrey Gardere.

Selon Jessica Wakeman, auteur du blog TheFrisky, c’est l’art qui imite la vie, et pas l’inverse. « Les ados et les jeunes d’aujourd’hui aiment pouvoir avoir des relations sans s’engager, maintenant plus que jamais au cours de l’Histoire. » L’industrie du spectacle offrirait au public ce qu’il a envie de voir, tout simplement.

Le docteur Marianne Brandon pense tout de même que la manière dont Hollywood décrit les relations amoureuses influence fortement le futur sentimental des jeunes qui y sont exposés. Elle conseille aux parents d’éduquer leurs enfants à ce propos, avant que les médias n’en aient l’occasion. Heureusement, plusieurs séries comme « Modern Family » et « How I met your mother » arrivent à dépeindre le quotidien pas si ennuyeux d’un couple ensemble depuis longtemps. (CD)

 

 

24/11/11 09h10

« Ben Laden n’était plus aux commandes » – Al-Qaïda – 7s7


© reuters

Les documents trouvés dans la maison pakistanaise d’Abbottabad où Oussama Ben Laden a été tué montrent qu’avant sa mort le chef d’Al Qaïda n’avait plus aucun rôle opérationnel, a assuré mercredi une source qui les a consultés.
Selon cette source, les quelques deux cents carnets, cahiers, ordinateurs et clefs USB récupérés sur place par le commando des forces spéciales américaines qui a tué le chef d’Al Qaïda démontrent qu’il « n’était plus depuis longtemps impliqué dans la gestion au jour le jour de l’organisation ».

« Les écrits que nous avons récupérés sont pour la plupart des prises de position générales, du genre ‘Il faut continuer à attaquer les Etats-Unis’ ou ‘Peut-on faire confiance aux shebab somaliens?' », précise-t-elle.

« Dans un petit carnet à couverture bleue, datant de février 2010, il se demande s’il faut promouvoir untel, qui nommer à la place de tel autre tué dans un raid de drones. Mais rien sur la gestion opérationnelle de l’organisation. »

Près d’un tiers des pièces traitent d’affaires privées, comme les efforts par l’une de ses femmes pour trouver un mari à l’une de leurs filles. « De toutes façons, pour des raisons de sécurité il ne recevait des messagers qu’une à deux fois par mois: comment voulez-vous gérer un réseau dans ces conditions? », poursuit la source.

« Le vrai chef opérationnel, le directeur exécutif d’Al Qaïda qui s’occupait de l’animation du réseau au quotidien, c’était Atiyah abd al-Rahman. » Ce Libyen a été victime le 22 août d’une attaque de drone américain dans la zone tribale pakistanaise du Waziristan (nord-ouest). (belga)

08/12/11 01h47

« Pas besoin de faire l’amour plus d’une fois par quinzaine! » – Sexe & Relations – 7s7


© belga

Les médecins généralistes britanniques sont incités à ne prescrire que deux pilules de Viagra par mois aux hommes souffrant de troubles de l’érection.

Selon le NHS (Service National de la Santé britannique), les personnes âgées entre 40 et 60 ans n’ont de relations sexuelles « qu’une fois par semaine », il n’est donc pas nécessaire de prescrire plus de comprimés…

L’accès aux médicaments contre les dysfonctions érectiles est déjà limité par le NHS aux personnes souffrant de maladies comme le diabète, le cancer de la prostate, une lésion médullaire, la maladie de Parkinson, de spina-bifida, la sclérose en plaques et la polio.

Le document du NHS indique également que les patients ne devraient pas être conseillés concernant leurs problèmes sexuels. « L’efficacité des consultations chez les sexologues et les psychothérapeutes étant limitée et donc pas rentable ». Ces documents ont été dévoilés par le magazine « Pulse ».

Des propos qui ont choqué l’opinion publique, nombreux étant ceux affirmant que le NHS ne pouvait pas interdire les prescriptions, mais pouvait « recommander » une limitation aux médecins généralistes. Un porte-parole du NHS a cependant précisé: « Les patients actuels reçoivent des prescriptions de quatre comprimés par mois, mais les nouveaux patients seront traités en conformité avec cette politique ».

Richard Hoey, rédacteur en chef de « Pulse », ajoute: « Demandez à la plupart des médecins et ils vous diront que mener une vie sexuelle satisfaisante est un élément clé de la santé et du bien-être, mais le NHS n’a jamais reconnu cela dans sa politique sur les dysfonctionnements érectiles ».

« Limiter les prescriptions à deux comprimés par mois, c’est traiter le sexe comme un luxe inutile et c’est ne pas reconnaître l’angoisse de certains hommes face à la dysfonction érectile ». (7sur7Sydney/ca)

 

 

08/12/11 02h40

Faut-il prescrire la pilule aux bonnes soeurs? | Slate


Pour prévenir les cancers génitaux auxquels elles sont exposées du fait de leur chasteté, les religieuses catholiques devraient pouvoir bénéficier de contraceptifs hormonaux. The Lancet l’affirme. On attend la réponse du Vatican.

bonnes soeurs

 Des bonnes soeurs en Italie en 2008. REUTERS/Daniele La Monaca –

C’est une proposition doublée d’un paradoxe. La proposition est médicale tandis que le paradoxe est directement destiné à la brillante rhétorique des jésuites: les religieuses catholiques doivent-elles pouvoir bénéficier de pilules oestro-progestatives pour des raisons non pas contraceptives mais médicales?

L’initiative revient à un couple de spécialistes australiens, le Dr Kara Britt et le Pr Roger Short. Ils exercent respectivement à la Monash University et à l’University of Melbourne et signent leur dérangeant argumentaire dans les colonnes de l’hebdomadaire britannique The Lancet qui l’a mis en ligne le 8 décembre. Résumé du raisonnement:

  • 1. Comme toutes les femmes n’ayant jamais accouché (femmes nullipares), les religieuses catholiques ayant fait vœu de chasteté sont exposées à un risque plus élevé que la moyenne d’être atteintes de certains cancers (ceux du sein, des ovaires et du corps –et non du col– de l’utérus ou endomètre).

  • 2. L’usage qui a pu être fait depuis près d’un demi-siècle des contraceptifs hormonaux a permis de démontrer l’existence d’un effet protecteur de la pilule contre certains processus cancéreux, ovariens et utérins notamment.

  • 3. Il est dès lors légitime, soutiennent les auteurs dans le Lancet, de proposer aux religieuses catholiques de bénéficier des propriétés protectrices anticancéreuses (et non contraceptives) des spécialités pharmaceutiques hormonales.

Il y aura bientôt trois siècles (c’était en 1713), un médecin italien, Bernadino Ramazzini, observait que les sœurs catholiques présentaient ce que l’on n’appelait pas encore une maladie professionnelle: il avait noté que ces femmes (ayant fait vœux de célibat, de chasteté et de vie monacale) souffraient avec une fréquence anormalement élevée de cancers du sein.

Ce phénomène devait bien plus tard être statistiquement confirmé outre-Atlantique: en 1969, une équipe publiait dans la revue officielle américaine du cancer une analyse statistique des causes de décès de 31.658 religieuses catholiques survenus entre 1900 et 1954.

Des bienfaits de la pilule

Ces chercheurs concluaient alors à une augmentation statistiquement significative chez ces femmes des morts prématurées dues à des cancers du sein, ou de l’utérus.

En 1970, une autre équipe expliquait dans le bulletin de l’Organisation mondiale de la santé avoir pour la première fois pu établir une corrélation entre la fréquence de ces cancers et le fait que les femmes avaient ou non eu des enfants: tout se passait comme si la gestation avait, ici, un effet protecteur.

Plus précisément, la protection induite par les gestations semblait d’autant plus marquée la femme avait eu plusieurs enfants, qu’elle les avait eus alors qu’elle était jeune et qu’elle les avait allaités. Ces éléments protecteurs ont, depuis, pu être confirmés pour le risque de cancers de l’ovaire et de l’endomètre.

Comment comprendre? Les femmes nullipares ont un nombre de cycles ovulatoires plus élevé que les autres du fait de l’absence, chez elles, des périodes de grossesse et d’allaitement; or il semble acquis que le risque de cancer augmente avec le nombre de ces cycles.

Différentes études épidémiologiques publiées notamment en 1988 et en 1990 l’ont établi pour ce qui est du cancer du sein.

Il en est de même pour les femmes ayant eu précocement (avant l’âge de 12 ans) leurs premières règles. Et ce risque augmente (de 17% tous les cinq ans) avec l’apparition tardive de la ménopause tandis que l’ablation bilatérale des ovaires avant 40 ans est associée à une réduction de ce risque.

Cycles et risques

En 1994, un modèle mathématique a été élaboré établissant un pronostic quant au risque d’apparition de ces différents cancers à partir de différents paramètres (âges des premières règles et de la ménopause, recours ou non à des contraceptifs hormonaux oraux) reflétant le nombre des cycles ovariens de la femme lors de sa période reproductive. Puis, récemment, deux larges études épidémiologiques dont les résultats ont été publiés en 2010 dans le British Medical Journal et dans la revue Contraception. Elles montrent de manière statistiquement parlante que la prise d’une contraception orale n’augmentait pas le risque de cancer du sein et réduisait (de 50% à 60%) ceux de l’ovaire et de l’utérus.

La protection ainsi conférée persiste durant une période de vingt ans. Le taux global de mortalité est d’autre part inférieur de 12% chez les femmes étant sous contraception hormonale par rapport à celles qui ne l’étaient pas.

Il faut en outre, dans ce contexte, tenir compte de l’évolution, en cinquante ans, des procédés pharmacologiques permettant aux femmes de disposer d’une contraception hormonale oestro-progestative.

Cette évolution est caractérisée par la disparition quasi-totale des cycles menstruels durant de longues périodes, ce qui augmente le caractère protecteur «anticancéreux» de ces contraceptifs. Pour autant, il ne doit pas faire oublier d’autres risques, au premier rang desquels certains accidents vasculaires veineux (thromboemboliques) qui interdisent des utilisations systématiques sans examens médicaux préalables.

Et c’est ainsi que l’on en vient à la question qui peut troubler, déranger ou fâcher: pourquoi ne pas faire bénéficier de cette protection des femmes qui sont, plus que d’autres, exposées à des cancers touchant des organes de la sphère génitale et reproductrice?

Cela est-il compatible avec la règle catholique

Le Dr Britt et le Pr Short rappellent que l’Eglise catholique condamne toute forme de contraception dans l’espèce humaine, à l’exception notable de l’abstinence ainsi, dans certains cas, que des méthodes«naturelles».

Ils soulignent d’autre part que cette condamnation est parfaitement explicite depuis les propos tenus par Paul VI dans sa lettre encyclique Humanae Vitae «sur le mariage et la régulation des naissances».

«Si l’Eglise catholique permettait à ses religieuses d’obtenir la pilule contraceptive gratuitement, elle réduirait les risques de cancer des ovaires et de l’utérus, ces deux abominables fléaux –et la détresse des religieuses recevrait enfin la reconnaissance qu’elle mérite», soulignent-ils.

La lettre encyclique de Paul VI a été promulguée en 1968, peu de temps après les premiers développements de la contraception hormonale dans les pays industrialisés et alors que l’évolution démographique planétaire suscitait certaines inquiétudes.

Elle devait faire l’objet de multiples et vives controverses au sein même de l’Eglise, de nombreux responsables remettant en cause à cette occasion le concept de l’infaillibilité papale.

Mais les auteurs du Lancet observent aujourd’hui que le document pontifical ne traitait pas –et pour cause–du cas particulier des religieuses catholiques. Ils rappellent en outre l’existence d’un passage particulier de ce document issu des préceptes de Pie XII formulés en 1953:

«L’Eglise, en revanche, n’estime nullement illicite l’usage des moyens thérapeutiques vraiment nécessaires pour soigner des maladies de l’organisme, même si l’on prévoit qu’il en résultera un empêchement à la procréation, pourvu que cet empêchement ne soit pas, pour quelque motif que ce soit, directement voulu.»

Dont acte. Pour les spécialistes australiens s’exprimant dans l’hebdomadaire britannique rien ne s’oppose donc, en pratique, à ce que des femmes qui ont consacré corps et âme leur vie à l’Eglise puissent bénéficier d’une protection médicale qui a amplement fait ses preuves.

Rien; sauf à imaginer que la haute hiérarchie catholique interprète le risque accru de cancers (et l’espérance de vie réduite qui en résulte) chez des femmes ayant choisi de ne pas procréer comme une forme parmi d’autres de châtiment divin. On attend désormais, à la veille de la Noël 2011, la lecture que fera le Vatican du Lancet.

Jean-Yves Nau

UN PEU D’HUMOUR » Ma Planète


images drôles Crise dans la lingerie

Un jeune homme fait des tractions sur une plage déserte.

Un ivrogne s’approche, le regarde faire et se met à rigoler.

 

Le sportif lève la tête et dit:

-Je ne vois vraiment pas ce qu’il y a de drôle!

 

Le type répond:

-Je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais la fille avec laquelle vous êtes en train de faire l’amour est partie!

lol!

 

 

Alors, c’est une jeune fille qui contourne le petit bois tous les jours pour aller à la fac de Versailles.

Quand un jour, elle est très en retard et décide de traverser le bois maudit.

Bien entendu, un satyre relativement bien monté lui saute dessus et lui fait son affaire.

Tout en se refringuant, l’obsédé lui demande:

« Et bien jeune fille, que vas-tu dire à tes parents? » alors la fille lui rétorque:
« Je vais leur dire que vous m’avez violé 2 fois!

 

 » MAIS C’EST FAUX PETITE GARCE! JE T’AI VIOLE QU’UNE FOIS!

 

 

Et la fille répond:
« Oui mais vous avez bien 5 minutes!

 

 

 

lol!

 

 

Un homme au volant de sa voiture, monte une route de montagne, sinueuse et escarpée.

Une femme, au volant également, descend sur cette même route.
Lorsqu’ils se croisent, la femme sort la tête par la fenêtre et crie:
– COCHON !!!

Aussitôt l’homme sort sa tête de la voiture et répond :
– SALOPE!! »

Chacun continue sa route.
Alors que l’homme passe le virage suivant, il percute un cochon au milieu de la route, et la voiture va s’écraser dans la vallée…

Ah ! Si seulement les hommes écoutaient les femmes !!!…